1 Idée reçue n° 1 : l’air est plus pur à la campagne
Et non ! Enfin, pas toujours. D’abord parce que certains milieux comme les forêts ou les vallées montagneuses ont la fâcheuse tendance à retenir les polluants. Résultat, en ce qui concerne la pollution à l’ozone, la forêt de Fontainebleau (77186) a connu 25 jours de dépassement des normes en 2018, contre 20 à Paris (1)…
Autre point, la campagne est elle-même source de nombreux polluants liés notamment à l’épandage d’engrais et de pesticides. Sans oublier que l’élevage bovin produit un effet bœuf sur la qualité de l’air ! Ce n’est bien sûr pas une raison pour bouder les week-ends chez votre mamie, mais au moins, vous saurez.
Bon à savoir
Airparif et Atmo France pour vérifier la qualité de l’air
Comment vérifier la pollution près de chez vous ? Parisiens et Franciliens, consultez la carte de la pollution en temps réel sur Airparif. En région, le site Atmo-France.org, agréé par l’État, vous permet de retrouver toutes les informations et cartes de la pollution locale.
2 Idée reçue n° 2 : il ne faut pas aérer chez soi en cas de pic de pollution
Encore perdu ! Quand la pollution sévit à l’extérieur, il est tentant de se calfeutrer chez soi le temps que le pic retombe. Pourtant, c’est une mauvaise idée ! Mobilier, revêtements de sol et muraux, chauffage, tabac, produits ménagers, moisissures… l’air intérieur des logements en France serait 5 à 10 fois plus mauvais à inhaler que l’air extérieur (2).
En cause, 60% des logements ne seraient pas équipés d’un dispositif de ventilation et de traitement de l’air permettant son renouvellement. Il est donc important d’aérer quotidiennement son logement, quitte à faire entrer un peu de particules fines…
7 millions
c’est le nombre de personnes qui décèdent chaque année dans le monde des suites de la pollution, autant dire que c’est un enjeu de santé publique qui nous concerne tous ! (3)
3 Idée reçue n° 3 : les piétons sont plus exposés à la pollution que les automobilistes
Toujours pas ! C’est même l’inverse : le système de ventilation importe les gaz d’échappement des autres voitures, qui se retrouvent bloqués dans l’habitacle. Résultat, on baigne dans un joyeux cocktail de particules fines, de monoxyde de carbone et d’émanations des plastiques et tissus d’habillage (si en plus vous avez un sapin à la fraise accroché au rétro…).
À Paris, les taux de dioxyde d’azote peuvent ainsi être 4 à 5 fois supérieurs au niveau extérieur, voire 15 fois plus élevé dans un tunnel autoroutier congestionné (4)… Les piétons, qui marchent à l’écart de la chaussée, sont moins directement exposés. Moralité, n’hésitez pas à ouvrir la fenêtre de temps en temps pour respirer (sauf en trafic dense), ou mieux encore, laissez votre voiture au garage.
1 Fournitures scolaires écologiques : une tendance qui s’installe progressivement
En 2018, 9 % des parents ont placé le respect de l’environnement en tête des critères de choix des fournitures scolaires (1). La plus grosse part d’entre eux (35 %) privilégie le rapport qualité/prix des marques de distributeurs, 18 % recherchent avant tout les petits prix, et 15 % préfèrent les grandes marques (1). Les fournitures écolos ont donc encore du chemin à parcourir pour conquérir les cartables, même si la demande progresse comme en témoigne une offre de plus en plus diversifiée.
Pour autant, ce rituel d’achat en famille est un moment de choix pour évoquer la question environnementale : 87 % des parents profitent de la rentrée pour sensibiliser leurs enfants à une consommation plus responsable(1). D’ailleurs, 18 % des familles adoptent sans forcément le savoir une attitude écolo en recyclant les fournitures scolaires d’une année sur l’autre ou pour un autre usage. Au final, seul un foyer sur deux (1) achète la liste complète des fournitures demandées par l’école !
194 €
C’est le prix moyen de la rentrée scolaire pour un élève de 6e en France. 75 % de ce budget de rentrée est consacré à l’achat de fournitures et de papeterie. (2)
2 Une agrafeuse en plastique recyclé ? oui, ça existe !
Toutes les fournitures scolaires ou presque se déclinent en version écologique. La plupart des marques proposent des gammes ou des produits écologiques. À noter que la plupart des marques de distributeurs disposent elles aussi d’alternatives écoresponsables. La « green attitude » concerne toutes les catégories de fournitures : cahiers et classeurs en papier/carton recyclé, agrafeuse en plastique recyclé, crayons de couleur en bois issu de forêts durables, gommes sans PVC, colle à base d’ingrédients naturels, stylos rechargeables ou biodégradables, ruban adhésif sans solvant…
Côté cartable, c’est moins évident, même si on trouve quelques modèles en coton bio. Bien qu’encore minoritaires dans l’offre, l’accessibilité des fournitures « vertes » n’est pas vraiment un problème. On les trouve en grandes surfaces généralistes ou spécialisées en ligne ou en magasins et dans la plupart des papeteries.
3 Le point sur les labels écoresponsables
À quelles étiquettes se fier ? Voici un bref rappel des principaux labels écoresponsables que vous pourrez trouver au rayon des fournitures scolaires :
les labels PEFC et FSC signalent les produits utilisant du bois issu de forêts en gestion durable et transformé selon des normes strictes ;
le label NF environnement, qui garantit des produits fabriqués avec moins de produits chimiques et dans un souci d’économie d’énergie ;
l’Écolabel européen, qui certifie les produits respectueux de l’environnement sur l’ensemble de leur cycle de vie ;
l’anneau de Moebius indique les produits recyclables ou constitués d’au moins 65 % de matières recyclées ;
le label Ange Bleu (Blue Angel), certifie les papiers 100 % recyclés et ne contenant pas de matières toxiques ou d’agents blanchissants ;
le label APUR est appliqué sur les papiers et cartons fabriqués d’au moins 50 % à base de matières recyclées.
4 L’achat groupé et l’occasion, pour des fournitures écolos à petits prix
Bonne nouvelle, ces fournitures écolos ne sont pas significativement plus chères que les fournitures classiques (2). Si vous souhaitez malgré tout économiser, optez pour les achats groupés, très en vogue en période de rentrée. Ce process d’achat est souvent proposé par les établissements scolaires eux-mêmes ou les associations de parents d’élève (PEEP, FCPE).
Dans ce cas, vous n’aurez pas le choix des modèles proposés, mais rien ne vous empêche de suggérer des alternatives écologiques pour les rentrées suivantes… Enfin, pour trouver des fournitures à petits prix, pensez aussiaux achats d’occasion, notamment pour les grosses pièces comme les cartables ou les calculatrices.
L’Essentiel de l’article
Les fournitures scolaires écoresponsables sont disponibles en grandes surfaces et sur Internet.
Pour faire votre choix, tournez-vous vers les labels écoresponsables.
Les fournitures scolaires écolos ne sont pas forcément plus chères que les fournitures classiques.
Ça va de soi ! Que vous soyez promeneur ou plaisancier, les règles élémentaires de propreté s’appliquent en bord de mer, pour la protection du littoral, comme partout ailleurs. S’il n’y a pas de poubelle à proximité de votre lieu de balade ou de pique-nique, remballez vos déchets et jetez-les (après les avoir triés) une fois rentré chez vous.
2 Ne laissez pas voler les petits papiers
En bord de mer ou en bateau, le vent souffle ! Même si vous êtes de ceux qui ramassent scrupuleusement leurs déchets, vous pouvez éviter les pollutions accidentelles en bannissant les sacs en plastique légers, serviettes en papier et autre vaisselle jetable qui s’envolent trop facilement. Soyez chic : si vous voyez un sac en plastique qui traîne dans l’eau, même si ce n’est pas le vôtre, ramassez-le. Ces sacs génèrent une importante pollution de l’eau et sont dangereux pour les animaux qui les avalent.
8 MILLIONS DE TONNES DE PLASTIQUE
sont déversées dans les océans chaque année, soit l’équivalent d’une benne entière à chaque minute. (1)
3 Utilisez un cendrier de poche
Ce n’est pas un détail ! Outre qu’il ne faut pas jeter ses mégots dans la nature (ils mettent 1 à 5 ans à se dégrader (2)), ils peuvent aussi causer des incendies si on les jette négligemment à la poubelle. Si vous fumez, l’utilisation d’un cendrier de poche métallique est donc vivement conseillée.
4 Respectez plantes et animaux
Certaines zones du littoral sont protégées : respectez les règles indiquées sur les panneaux à l’entrée des sites et le long du parcours. Certaines sont interdites d’accès, dans d’autres, il est interdit de cueillir des fleurs ou de ramasser des plantes… Dans tous les cas, ne dérangez pas les animaux si vous en voyez, et n’approchez pas les oiseaux qui nichent au sol. En mer, restez à distance des dauphins, des phoques et des autres mammifères marins, même s’il est tentant de s’en approcher. Avant de partir, pensez à vous munir d’une paire de jumelles pour les observer à distance sans les déranger !
5 Pêchez avec discernement
Vous aimez pêcher en mer ? Pas de problème ! La pêche maritime, qu’elle soit à pied, en bateau ou sous-marine, est autorisée sous certaines conditions, et ne nécessite pas de permis.
Respectez les tailles minimales de capture des différentes espèces
Si vous pêchez des poissons, des coquillages ou des crustacés trop petits, vous mettez en danger le renouvellement naturel des espèces et vous épuisez les réserves. Ne pêchez que ce qui est nécessaire à votre consommation du jour et respectez les quantités autorisées par jour et par personne. Ces réglementations dépendent des départements, avec des spécificités sur certaines zones.
pas d’arme à projectiles propulsés par un gaz comprimé autrement qu’à la main ;
pas de bouteilles de plongée. Seule la pêche sous-marine en apnée est autorisée.
Pêcher pour le plaisir
Attention, certaines espèces (par exemple le bar) peuvent être pêchées mais doivent être relâchées : pas question d’en faire un festin au dîner ! Là encore, renseignez-vous auprès de la préfecture du département pour connaître la réglementation locale.
Vendre sa pêche : interdit !
Il est strictement interdit de vendre ce que vous pêchez. Afin d’éviter la vente illégale, le pêcheur amateur doit marquer certaines espèces en coupant la partie inférieure de la nageoire caudale dès leur capture, sous peine d’amende. Pensez donc à emporter une paire de ciseaux avec vous.
6 Naviguez écolo
Homme libre, toujours tu chériras la mer… Lorsqu’on largue les amarres, il est important d’avoir en tête les règles élémentaires de respect des fragiles écosystèmes marins qu’on aime tant parcourir !
Équipez si possible votre bateau de cuves à eaux noires et évitez d’utiliser vos toilettes marines près du rivage. Vidangez les cuves uniquement dans les emplacements portuaires prévus à cet effet.
Quand vous faites le plein, allez-y doucement pour ne pas renverser de carburant dans l’eau. En cas de « loupé » sur le pont, nettoyez avec des produits non polluants.
D’une manière générale, préférez le nettoyage de votre bateau à l’eau claire. En cas de besoin, optez pour des produits biodégradables et sans chlore.
Le nettoyage des carénages doit obligatoirement s’effectuer sur des aires prévues pour la récupération des eaux de lavage. Pour éviter l’application de peintures antisalissures polluantes, préférez les nettoyages mécaniques comme le décapage manuel ou le sablage.
Enfin, choisissez des moteurs dont les normes garantissent le respect de l’environnement en termes de bruit et de rejets.
Le continent de plastique existe-t-il ?
Oui et non… 10 % du plastique produit dans le monde finit dans les océans. Portés par les courants et dégradés par la mer, ces déchets se transforment en fragments de petite taille qui flottent entre la surface et jusqu’à 30 mètres de profondeur. Il ne s’agit donc pas de masses solides mais plutôt de « soupes » de plastique dérivant au gré des courants maritimes.
Les déchets sauvages vous font hurler ?
Rejoignez les opérations bénévoles de ramassage des déchets près de chez vous. Renseignements et inscriptions sur Diffuz.com.
L’Essentiel de l’article
Évitez les pollutions accidentelles liées aux plastiques et aux papiers qui s’envolent.
Utilisez un cendrier de poche.
Respectez les règlements quand vous pêchez.
Évitez les produits d’entretien polluants sur les bateaux.
Ne vidangez que dans les endroits prévus à cet effet.
1 Règlement paddle en mer et océan : prudence est mère d’amusement
Le stand-up paddle est le mariage parfait entre la pirogue et le surf. Il consiste à tenir debout sur une longue planche et à naviguer tranquillement à l’aide d’une pagaie. Il permet alors de s’éloigner de la plage en toute tranquillité. Au-delà de la promenade, il est également possible de surfer et de réaliser des figures à l’aide de sa pagaie. D’apparence paisible, cette pratique nécessite toutefois quelques précautions.
Pour les personnes possédant déjà un certain niveau et souhaitant s’aventurer en eaux profondes, en plus des indications classiques, comme vérifier la météo et porter un leash (le cordon de sécurité reliant la cheville à la planche), il ne faut jamais partir sans prévenir un proche et il est déconseillé de naviguer seul.
Afin d’assurer sa sécurité, voici l’équipement qu’il est conseillé de posséder :
un gilet de sauvetage et, éventuellement, une combinaison pour des raisons thermiques ;
un repérage lumineux étanche, comme un flash attaché au gilet de sauvetage ou un bracelet à LED ;
une trousse de secours et un moyen de communication (emportez votre smartphone dans un étui imperméable).
Si l’épopée ne dépasse pas les 300 mètres de distance avec la côte, les règles sont moins drastiques. Elles concernent principalement les vagues et sont les mêmes que pour le surf : respect des zones de bain et des priorités, ne prendre que des vagues adaptées à son niveau, privilégier les spots peu fréquentés et port du leash obligatoire.
S’il ne s’agit que de naviguer dans un rayon de 300 mètres, un engin de plage fera l’affaire. En revanche, pour s’éloigner jusqu’à 2 milles (3,7 km) de la côte, la planche doit mesurer au minimum 3,5 m de long.
2 Le SUP en eaux douces : règles moins strictes, règles quand même
Plus adapté aux niveaux débutants et intermédiaires, le stand-up paddle en eaux intérieures (lacs, canaux, fleuves et rivières) est lui aussi réglementé. À l’instar de la pratique en mers et océans, il est recommandé de toujours naviguer au moins à deux. Le port du gilet de sauvetage ainsi que l’information de son départ sont aussi fortement indiqués.
Obligatoire pour le SUP en lacs et canaux (sans courant), le leash est toutefois interdit pour la pratique en rivière et sur les fleuves, où le courant est parfois fort. En effet, puisqu’il traîne dans l’eau, il pourrait par exemple se coincer sous un rocher et vous empêcher de remonter à la surface. Il est en revanche indiqué de naviguer avec une paire de chaussures étanches.
L’Essentiel de l’article
Port d’un leash : c’est obligatoire en mer, océan, lac et sur les canaux, mais interdit en rivière et sur les fleuves.
Ne naviguez jamais seul.
Portez un gilet de sauvetage et/ou une combinaison thermique.
Bien préparer votre peau au soleil va vous permettre de bronzer plus vite, et donc d’avoir besoin de moins de crème (mais il faudra en mettre quand même !). Quatre à cinq semaines avant de vous exposer, faites une cure de vitamines A (dérivée du bêta-carotène) et E, qui jouent un rôle important dans la résistance de la peau aux UV. Vous pouvez utiliser des compléments alimentaires vendus en pharmacie ou en supermarché, ou tout simplement choisir des aliments naturellement riches : carottes, mangue, tomates, abricots pour le bêta-carotène, huile de tournesol ou de colza, amandes et germes de blé pour la vitamine E.
2 Choisissez une crème solaire non polluante
La crème solaire est responsable d’une part importante de la pollution des eaux marines et serait notamment impliquée dans la disparition des coraux (1). Pourtant, difficile de s’en passer… Le mieux est donc de choisir des formules respectueuses de l’environnement, idéalement bios, même si la réglementation européenne n’a pas encore créé de label spécifique concernant la protection des mers : la crème parfaite n’existe pas encore… Il faut donc s’en remettre aux étiquettes et choisir celles qui font état d’un certain degré de biodégradabilité ou d’absence de nocivité pour les coraux et l’environnement en général. Évitez par exemple les produits contenant du benzophénone-2 (BP-2) qui va tuer les coraux ou du dioxyde de titane (TiO2) qui empêche le phytoplancton de se développer ; or le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire marine.
de crème solaire sont diluées chaque année dans les océans par les baigneurs (2).
Le bio c’est bien, à condition…
Choisir une crème solaire bio peut être un bon geste, car les formules sont allégées en produits chimiques et donc potentiellement moins nocives pour l’environnement. Elles peuvent pourtant contenir des nanoparticules et de l’oxyde de zinc nocifs pour les coraux (3). Avant d’acheter une crème bio, lisez bien la liste des composants pour vous assurer qu’elle n’en contient pas.
3 Laissez pénétrer la crème solaire
Puisqu’on ne peut pas vraiment l’éviter, autant appliquer sa crème solaire de façon à impacter le moins possible l’environnement. Pour ça, laissez-lui le temps de bien pénétrer la peau avant de vous baigner, en l’appliquant une dizaine de minutes avant d’aller dans l’eau.
Conseillés pour les enfants à qui il est parfois difficile de mettre de la crème, les vêtements anti-UV offrent une protection efficace et sans impact sur l’environnement. Mais attention, comme ils ne couvrent pas l’ensemble du corps, vous devrez quand même courir après votre progéniture pour lui crémer le bout du nez, les mains et les jambes. Avec une crème écolo et bio bien sûr !
5 Restez à l’ombre
Rester à l’ombre reste le meilleur moyen de se protéger des méfaits du soleil sans nuire à l’environnement. Un arbre, un coin de mur, un parasol, tout est bon pour barrer les UV. Et si vous n’avez pas de refuge, n’hésitez pas à porter un chapeau à large bord ou une casquette, un tee-shirt ou une robe de plage entre les baignades.
L’Essentiel de l’article
Préparez votre peau au soleil avant de partir avec une cure de vitamines A et E.
Choisissez une crème solaire qui s’engage pour le respect de l’environnement.
Laissez pénétrer la crème avant de vous baigner.
Préférez l’ombre et choisissez des vêtements de plage anti-UV pour les enfants.
Vendues en supermarchés bio et en parapharmacie, ces lotions sont formulées à partir de produits naturels, idéalement bios, sans danger pour la santé et l’environnement. Elles mobilisent généralement les classiques de la lutte antimoustiques comme la citronnelle, l’eucalyptus et le géranium, et ont la praticité des insecticides classiques. Un pschitt, et vous voilà protégé sans arrière-pensée. Vous trouverez même sur Internet des recettes pour fabriquer votre propre lotion, le plus souvent à base d’huiles essentielles. Dans ce cas, attention aux allergènes et au procédé de fabrication.
Les insecticides, nocifs pour la santé et l’environnement
Une étude de l’Inserm (1) a mis en évidence la toxicité de certains insecticides domestiques et agricoles pour la santé humaine, en particulier chez les enfants. Un taux élevé dans les urines serait en effet lié à des pertes cognitives significatives comme les capacités de compréhension verbale et la mémoire de travail. De nombreuses autres études ont également mis en évidence la nocivité des insecticides chimiques industriels pour l’environnement et la biodiversité.
3 Les vêtements et bracelets antimoustiques
De plus en plus en vogue, notamment pour les enfants, les bracelets imprégnés d’actifs antimoustiques offrent une protection facile qui vous suit partout sans y penser. Vendus en pharmacie ou en grande surface, leur prix varie selon les modèles : jetables ou rechargeables, en silicone, en plastique ou en fibres naturelles, waterproof ou pas… Ils sont efficaces plusieurs jours, parfaits donc pour les vacances ou un usage quotidien. Pour une approche écolo, préférez les modèles certifiés naturels et écologiques.
Particulièrement plébiscités par les randonneurs et les pêcheurs, les vêtements antimoustiques sont vendus en magasins spécialisés sports et loisirs. Pour être efficaces, ils sont parfois traités aux huiles essentielles naturellement répulsives ou sont tout simplement fabriqués en mesh, un tissu qui combine légèreté et protection.
4 La citronnelle sous toutes ses formes !
En bougie, en lotion, en huile essentielle, en spray, en roll-on… La citronnelle est l’un des actifs antimoustiques les plus utilisés. Son odeur forte dérange les moustiques qui la fuient sans se retourner, vous assurant une bonne nuit de sommeil. Et si vous choisissez des produits issus de l’agriculture biologique, c’est encore mieux !
5 La moustiquaire
Écolo, non toxique et durable, la moustiquaire est un accessoire indispensable sous les tropiques… et qui peut se révéler fort utile aussi sous nos latitudes. Il en existe plusieurs types :
les moustiquaires à installer sur les portes et sur les fenêtres, qui empêchent les importuns d’envahir votre maison : rigide ou souple, en rideau, en store enroulable ou en cadre fixe, permanente ou amovible, demandez conseil pour choisir celle qui convient le mieux à vos besoins.
les moustiquaires mobiles, idéales pour protéger les lits : à suspendre, veillez à les choisir assez grandes pour qu’elles couvrent bien l’ensemble de la literie tout en tombant à terre. Mais il existe aussi des modèles de type « pop-up » – semblables à une tente igloo – qui se déploient autour du lit en un geste.
Votre stratégie antimoustiques a échoué et vous voilà piqué ? Le premier réflexe est surtout de ne pas gratter pour éviter d’aggraver la sensation de démangeaison et l’inflammation. Si vous n’avez pas de crème apaisante (vendues en pharmacie), appliquez une compresse imbibée d’un mélange de vinaigre et d’eau ou de vinaigre pur si vous supportez l’odeur. Vous pouvez aussi utiliser une petite goute d’huile essentielle de lavande appliquée en massage sur la piqûre, sauf pour les jeunes enfants (moins de 3 ans).
L’Essentiel de l’article
Préférez les antimoustiques naturels aux insecticides chimiques.
La citronnelle, le géranium et la plupart des plantes aromatiques sont des répulsifs naturels.
Les bracelets antimoustiques sont pratiques pour les enfants.
La moustiquaire est un moyen simple de se protéger des moustiques.
Un locavore, c’est quelqu’un qui mange essentiellement des produits cultivés dans un rayon de 50 à 100 km autour de chez lui. Et c’est une tendance de fond, puisque 80 % des Français achètent des produits locaux, et 4 sur 10 déclarent même en acheter souvent (1). Les raisons de ce choix ? D’abord, la traçabilité : pour près d’un quart des consommateurs (23 %), le fait qu’un produit soit vendu en direct par son producteur est ce qu’il y a de plus rassurant quant à sa qualité. Mais c’est aussi, pour la quasi-totalité d’entre eux (97 %), un excellent moyen de soutenir l’économie locale !
Le locavorisme a d’autres avantages : les exploitations tendent à être plus petites, donc plus facilement cultivées en bio ou en agriculture raisonnée. Et bien sûr, le transport des marchandises – donc les émissions polluantes – est réduit.
Comment devenir locavore ?
Pour devenir locavore, rendez-vous sur les marchés de votre commune : vous y trouverez des producteurs locaux. De plus en plus de grandes surfaces proposent également des produits régionaux, regardez bien les étiquettes ! Enfin, pensez aux « paniers » hebdomadaires des structures de types AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture de proximité) ou « ruches », qui proposent aussi des produits locaux.
des achats alimentaires en France sont faits localement via des marchés et magasins de producteurs, des AMAP et des ruches(2).
L’occasion : stop au gaspillage et à la surproduction
Acheter d’occasion, c’est moins cher ! Mais ça sert aussi à ne pas gaspiller en ne jetant pas ce qui peut encore servir. Ça limite aussi les déchets à traiter et le besoin en produits neufs, donc les émissions de CO2 liés à la fabrication, au transport et au recyclage. Un constat partagé par les consommateurs français, qui sont 9 sur 10 à penser que l’occasion est un bon moyen de prolonger la vie des objets et donc de contribuer à protéger l’environnement (3). Deux bonnes motivations qui expliquent que 65 % des Français ont déjà acheté ou vendu un objet d’occasion (3).
L’achat d’occasion n’a jamais été aussi simple grâce aux sites et applications web dédiés comme Le Bon Coin (4e site le plus visité en France (4)), le site d’enchères eBay, ou encore Vinted (qui a doublé son trafic entre 2017 et 2018 (4)) pour la mode. On peut bien sûr aussi se tourner vers les vide-greniers et brocantes autour de chez soi, et visiter les boutiques solidaires d’Emmaüs ou les recycleries et ressourceries (magasins de réparation et revente d’objets d’occasion).
des Français ont acheté au moins un vêtement d’occasion en 2018, soit deux fois plus qu’en 2010 (5).
3 La consommation collaborative : économies et partage
Louer la voiture de son voisin, troquer, vendre et acheter d’occasion, prêter ou donner… Tout ça, c’est « l’économie de partage », une tendance qui prend, elle aussi, de l’ampleur.
Deux tiers de Français la considère avant tout comme un moyen de faire des économies (6). Mais c’est aussi, pour la moitié des sondés, une façon de rencontrer des gens et donc de renforcer le lien social. L’aspect environnemental est également un moteur du développement de l’économie de partage : 30 % des consommateurs y sont sensibles, et ils sont 1 sur 4 à considérer que ce modèle peut contribuer à rendre le monde meilleur (6).
Et ils ont raison ! Partager, réutiliser ou revendre des objets permet de limiter les productions inutiles et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec. L’idée générale est d’adapter son niveau de vie pour préserver les ressources naturelles limitées : éviter leur épuisement et mieux répartir leur disponibilité entre les sept milliards d’êtres humains. C’est gagnant-gagnant, puisqu’au passage, on peut faire pas mal d’économies…
L’Essentiel de l’article
La consommation responsable est plébiscitée par les Français.
40 % des Français achètent souvent des produits locaux (1).
65 % des consommateurs pratiquent l’achat d’occasion.
2 Français sur 3 considèrent que l’économie collaborative permet de dépenser moins.
Votre première solution en tant que locavore urbain pour consommer local : produire vous-même ! Pour vous lancer dans l’aventure du jardinage et si vous ne disposez pas d’une grande terrasse, optez pour le jardin partagé ou communautaire, développé par de nombreuses municipalités ! On peut faire pousser des herbes aromatiques (basilic, coriandre, thym…), des légumes de saison et des fruits. Et les fraises, groseilles ou autres framboises pourront vous servir à faire vos propres confitures !
Sinon, voyez s’il est possible de faire votre propre potager sur le toit de votre immeuble ou d’installer des jardins suspendus si vous avez un balcon. Mais oubliez le minibac dans votre cuisine ou sur le rebord de votre fenêtre avec lequel vous ne produirez que quelques maigres tomates cerises…
En ville, vous devez veiller à bien dimensionner votre potager, car cela peut être très chronophage à entretenir et le but n’est pas de se décourager. Commencez par exemple par cultiver 20 mètres carrés la première année.
Comment préparer le terrain ? À quelle période faut-il planter ses petites graines ? Comment bichonner ses jeunes pousses ? Pour éviter les erreurs de débutants (comme planter les tomates avant les Saints de glace), il existe des applications pour se faire coacher. Et on pense écologie et économie, en récoltant l’eau de pluie pour arroser ses plantations. Il suffit pour cela d’installer un réservoir extérieur sous le toit de votre immeuble. Celui-ci sera alimenté par un collecteur d’eau de pluie, relié aux gouttières (1).
Cultiver en milieu urbain implique de petites surfaces. Il est donc important de densifier au maximum grâce aux techniques de la permaculture.
Karen Yvan, coordinatrice de la ferme urbaine Le Champ des possibles, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif.
2 Défi n° 2 : faites du troc de légumes entre voisins ou copains
Pour mener à bien votre mission commando, créez des alliances ! Un chou contre une salade, des concombres contre des courgettes… Un jardin produit bien souvent plus que ce que l’on peut ou veut consommer. Alors, pour ne pas se retrouver à manger du gratin de courgettes ou des tomates farcies du lundi au dimanche, on pense au troc entre voisins ! Une bonne solution pour éviter le gaspillage, mais aussi pour créer du lien social !
D’après une étude de l’Observatoire de la consommation responsable Mes courses pour la planète réalisée en 2017, près d’un Français sur quatre est locavore. Le local est donc central dans leur vie quotidienne et leurs choix de consommation (2).
Défi n° 3 : fournissez-vous directement auprès de producteurs locaux
Faites un tour au marché
Pour adopter la démarche « du producteur au consommateur », autre solution : rendez-vous au marché de votre ville. Bien souvent, des petits producteurs ou des jardiniers locaux y vendent leurs récoltes. L’avantage ? On consomme de saison et on peut discuter avec eux de leurs pratiques. Certains proposent même des recettes ! Ça a du bon quand on ne sait que faire d’un chou romanesco !
Inscrivez-vous dans une AMAP
Pour embrasser pleinement la démarche du locavorisme, tournez-vous vers une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) près de chez vous. L’objectif est de créer un lien direct entre les producteurs paysans et les consommateurs. Les paysans sont par ailleurs payés par avance à un prix équitable.
Si d’aventure vous quittez le centre-ville pour vous rendre sur les routes de France, certains producteurs vendent aussi directement aux particuliers au sein de leur ferme. Levez le nez du volant et vous apercevrez des panneaux comme « Ici vente de fraises ou de pommes de terre ». Le principe est de cueillir soi-même ses fruits et légumes, vendus au kilo. C’est local et sympa ! Et là aussi on peut trouver de quoi faire ses confitures !
…ou en magasin
Quand vous entrez dans une grande surface, bannissez les produits suremballés provenant de contrées lointaines. Bien heureusement, certaines grandes surfaces et épiceries mettent en avant des producteurs locaux.
Mieux manger avec la Macif !
Les ateliers Nutrition vous conseillent pour adopter une alimentation plus saine. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !
Défi n° 5 : fabriquez votre propre miel
Installer une ruche sur le toit de son immeuble afin de produire son propre miel, c’est une autre belle idée pour consommer local ! Une aubaine pour récolter un produit sain, qui pourra remplacer le sucre dans certaines de vos préparations culinaires. Il est indispensable de se renseigner auprès de votre mairie au préalable car, certaines, en plus des normes nationales, mettent en place des arrêtés préfectoraux spécifiques.
Le saviez-vous ?
La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des AMAP. Renseignez-vous !
6 Défi n° 6 : élevez des poules pondeuses
Des œufs frais toute l’année, ça vous donne envie ? Aménagez sur le toit de votre immeuble un poulailler pour élever des poules pondeuses. En zone urbaine, il est vivement déconseillé de prendre un coq pour leur tenir compagnie ! Son chant matinal risque de vous mettre tout le voisinage à dos ! Sans regret aucun, car les cocottes n’ont pas besoin de coq pour pondre.
L’Essentiel de l’article
Être citadin et locavore, c’est possible ! Des solutions simples existent.
Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre copropriété pour effectuer certains aménagements (poulailler, ruche, etc.).
Être locavore permet de manger local, de saison, et aide les producteurs à mieux vivre de leur métier.
1 Comment les nouvelles mobilités bousculent-elles le partage de l’espace public en ville ?
Madeleine Masse, architecte-urbaniste :« L’arrivée rapide de nouveaux modes de transport comme les trottinettes oblige à repenser l’organisation des circulations. Traditionnellement, la voirie s’organise sur le modèle : un mode de déplacement = un aménagement. Une gare pour les trains, une pour les cars, une voie pour les voitures, une pour les bus, une pour les vélos… Idem pour les espaces de stationnement.
Or, cette organisation est extrêmement consommatrice d’espace et peu efficace : elle sépare trop les modes de déplacement, ce qui est peu pratique pour l’usager. En plus, elle ne permet pas de s’adapter rapidement aux nouvelles mobilités comme on le voit aujourd’hui. Il faut donc inventer des espaces plus hybrides dans leur fonction. Par exemple, nous réfléchissons en ce moment sur le sujet des gares routières : quelle fonction leur donner en dehors des heures de pointe ? Nous proposons d’en faire des lieux qui vivent toute la journée, par exemple en accueillant des flottes de vélos en libre-service, des aires de covoiturage ou même accueillir un marché pendant les week-ends. C’est le principe des centrales de mobilité et des pôles d’échanges multimodaux qui se développent de plus en plus dans les centres-villes comme dans les nouveaux quartiers. »
Strasbourg est numéro 1 des villes de plus de 200 000 habitants en termes d’aménagements cyclables (km de pistes cyclables, anneaux de stationnement, zones tampons au niveau des carrefours, etc.), selon le Baromètre des villes cyclables 2017. Grenoble (38), Illkirch-Graffenstaden (67), La Flèche (72) et Sceaux (92) se classent également parmi les meilleures. Retrouvez le baromètre complet sur Parlons-velo.fr.
La multiplication des voies dédiées ne serait donc pas la solution ?
Madeleine Masse : « En effet, c’est le même problème sur la chaussée : il n’est plus possible aujourd’hui d’envisager une voie pour les bus, une pour les vélos, une pour les trottinettes… D’abord parce que c’est trop compliqué, et on aboutit vite à des aménagements sous-dimensionnés : de nombreuses pistes cyclables sont aujourd’hui trop petites parce qu’elles ont été conçues pour rogner a minima sur l’espace des voitures.
Il faut donc sortir de cette logique pour aller vers des aménagements qui encouragent la cohabitation entre plusieurs modes en fonction de leur importance et de leur rythme. La question de la place accordée à la voiture est centrale : dans les centres-villes, on se rend compte qu’elle est inadaptée. On recherche des modes plus agiles, adaptés aux courtes distances, plus économiques et moins polluants et sans problème de stationnement.
L’idée générale est donc de réfléchir à la priorisation des différents modes de transport en fonction du contexte et de l’espace à aménager. Les réponses en termes d’aménagement vont par conséquent être très variables selon l’environnement dans lequel on se trouve. La part de la voiture va se réduire dans les centres urbains, mais restera importante dans zones interurbaines ou peu denses, avec des pistes cyclables mieux séparées et plus sécurisées. Les cyclistes seront protégés des voitures via des aménagements tels qu’un îlot séparateur en granit ou des voies « en Lincoln », c’est-à-dire un trottoir intermédiaire, entre les piétons et la chaussée. »
Le saviez-vous ?
La Macif, membre du Movin’On Lab, s’engage en faveur des mobilités durables, innovantes et collaboratives.
Des innovations technologiques au service de la ville
Side Walk Labs, la filiale d’Alphabet (Google), imagine aussi la ville de demain au travers d’innovations technologiques. Demain, la ville pourra être connectée et interagira avec le véhicule autonome. Les limitations de vitesse pourront s’adapter à la congestion du trafic en temps réel. Les chaussées bénéficieront de marquages au sol plus visibles grâce à des revêtements éclairés. Le mobilier urbain pourra être mobile et les voies de circulation pourront même changer de direction (dans un sens le matin, et dans l’autre le soir pour faciliter l’entrée et la sortie des véhicules en heures de pointe).
3 Y a-t-il d’autres façons de « pacifier » les relations entre les différents utilisateurs de la voirie ?
Madeleine Masse :« Oui, en réduisant la vitesse, tout simplement ! On constate que plus les vitesses sont basses, notamment celles des voitures, plus la cohabitation avec les vélos et les autres modes de transports se passe bien. Le meilleur exemple est celui des contresens cyclables : leur côté déstabilisant pour les automobilistes les amène à ralentir, et au final, ce sont des aménagements qui fonctionnent bien. Il existe d’autres aménagements efficaces pour apaiser la circulation en ville, comme de réduire la largeur des chaussées ou faire des carrefours rehaussés « en plateau » où les piétons sont prioritaires. Cette question de la vitesse est aussi valable hors des centres-villes. Nous avons par exemple des projets prospectifs sur le devenir des autoroutes en Île-de-France à horizon 2030-2050. L’une des pistes que nous proposons est la baisse de la vitesse sur ces routes afin de pouvoir les partager avec d’autres formes de mobilités. Nous proposons par exemple l’aménagement d’une piste cyclable sur l’A86 ! »
4 Et les piétons dans tout ça ?
Madeleine Masse : « C’est vrai qu’il ne faut jamais perdre de vue l’espace réservé aux piétons. Nous travaillons beaucoup sur l’analyse des flux piétons et l’ergonomie des espaces qui leur sont dédiés. L’idée est d’une part de « sanctuariser » l’espace piétonnier, qui ne peut être partagé avec d’autres modes de transports plus rapides, et de permettre des déplacements simples et efficaces : se repérer sur la voirie, trouver son bus, accéder aux vélos partagés, etc. Cette question est cruciale partout et particulièrement autour des gares, qui concentrent un trafic piéton et multimodal particulièrement dense car ce sont par définition des lieux de transition entre plusieurs modes de transport. »
Madeleine Masse :« En termes d’urbanisme et d’environnement, la trottinette est plutôt une chance parce qu’elle contribue justement à repousser la voiture en dehors de ces zones en accélérant la multimodalité quotidienne. Il y a peu de temps, on prenait sa voiture, le bus ou le métro pour aller travailler, et on n’envisageait pas de changer de mode en cours de route. Aujourd’hui, il est de plus en plus courant de combiner : la voiture jusqu’à un parking périurbain, puis une trottinette – voire un mix transport en commun/trottinette – pour le dernier kilomètre. L’offre de mobilités douces, partagées et agiles permet ainsi de s’adapter beaucoup plus facilement. Et comme les publics sont de plus en plus sensibles à la question environnementale, il y a aujourd’hui une prise de conscience qui amène une véritable opportunité de repenser nos mobilités et nos villes pour donner sa place à chacun et réduire considérablement la pollution. »
Et pour en savoir plus…
Rendez-vous au Pavillon de l’Arsenal (Paris XIIe) pour assister à l’exposition Les Routes du futur, du 6 juin au 31 août 2019.
L’Essentiel de l’article
Les nouvelles mobilités obligent à repenser l’aménagement urbain.
Il faut réfléchir à un rééquilibrage entre les différents modes de transport.
L’abaissement de la vitesse est souhaitable pour apaiser le trafic.
Les nouvelles mobilités contribuent à réduire la pollution en ville.
Une PIEC (pièce issue de l’économie circulaire) est une pièce automobile de réemploi. Elle provient d’entreprises de déconstruction et de recyclage des véhicules hors d’usage qui constituent une profession réglementée
Ces pièces répondent aux mêmes exigences que les pièces d’origine neuves en termes de qualité, d’endurance et de sécurité.
On trouve sous forme PIEC : des vitres, des pièces de carrosseries amovibles (ailes, portières, pare-chocs…), des pièces de garnissage intérieur et de la sellerie (sièges, garniture de porte planche de bord…), les vitrages non collés, des optiques de phare, mais aussi des pièces mécaniques ou électroniques à l’exception de celle faisant partie des trains roulants, des éléments de la direction, des organes de freinage, des éléments de liaison au sol qui sont assemblés, soumis à une usure mécanique et non démontables.
1,3 million
de véhicules sont traités dans les centres VHU (véhicule hors d’usage) chaque année en France (1).
2 Quels sont les avantages et les inconvénients d’une PIEC ?
En acceptant de faire réparer votre véhicule avec des pièces issues de l’économie circulaire, votre démarche permet de :
promouvoir le recyclage des véhicules retirés de la circulation,
réduire la consommation de matière première et d’énergie nécessaire à la fabrication de pièces neuves
contribuer à la réduction de l’impact écologique et économique des sinistres automobiles (les PIEC sont moins chères que les pièces neuves)
Comme les PIEC sont remises en état et sécurisées, il n’y a en fait aucun inconvénient pour l’utilisateur, à part la question de la disponibilité : il n’est en effet pas toujours possible de trouver « au pied levé » la bonne pièce disponible rapidement. Les pièces peuvent être repeintes pour correspondre à la couleur du véhicule. Les PIEC émanant de centres VHU certifiés sont garanties par ces derniers, tout comme les pièces neuves sont garanties par le constructeur.
Vous n’êtes toutefois pas obligé de choisir l’option PIEC et restez libre de préférer une pièce neuve.
3 Comment y avoir accès ?
Depuis le 1er avril 2019, les garagistes ont obligation de vous proposer en priorité une PIEC quand celle-ci est disponible. Pour le vérifier, il se connecte aux bases de données qui recense toutes les PIEC disponibles sur le marché français. Vous n’avez donc rien à faire ! Bien sûr, si aucune PIEC correspondant à votre besoin n’est disponible, une pièce neuve vous sera alors proposée.
Attention, les PIEC ne peuvent pas être proposées dans le cadre d’un rappel de véhicule ou de la garantie contractuelle de votre véhicule.
Les PIEC viennent de centres auto de traitement des véhicules hors d’usage (centres VHU) agréés par l’État, ou sont des pièces remises en état par les fabricants dans le cadre d’échanges standards.
Le réemploi de ces pièces permet de limiter la production de nouvelles pièces.
Elles sont aussi sûres et moins chères que les pièces neuves.