16 100 hectares de forêt sont partis en fumée en 2016 (1) et chaque année, près de 2 500 incendies sont à déplorer. Contrairement aux idées reçues, les incendies estivaux ne sont pas une fatalité, due à la sécheresse ou au vent, mais ont pour la plupart du temps une origine humaine.
1 La main de l’homme
Par accident, négligence ou malveillance, l’homme est à l’origine de 95 % des incendies (2).
Les mises à feu volontaires sont estimées à 40 % des causes. Il peut s’agir d’individus pyromanes ou de personnes malintentionnées qui, par vengeance ou volonté de nuire, déclenchent des incendies.
Près de la moitié des feux de forêt sont dus à l’imprudence : un mégot de cigarette mal éteint et jeté au sol, un barbecue mal maîtrisé, des travaux en extérieur non sécurisés, etc. C’est pourquoi, des consignes portant sur les gestes dangereux sont régulièrement diffusées au sein de la population, dans les régions à risque notamment. Autres causes d’incendie : les accidents de voiture ou les incidents aux abords de transformateurs électriques.
La foudre et les orages secs sont les seules causes naturelles de départs de feu. Selon les départements, ils sont à l’origine de 4 à 8 % des incendies. Dans ce cas, pas grand-chose à faire pour prévenir les incendies, si ce n’est un débroussaillage régulier.
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(1) Chiffres 2017 – Ministère de l’Intérieur – DGSCGC.
Julien Pilette, présidente de l’association World CleanUp Day – France : Le World CleanUp Day est né d’un projet estonien baptisé Let’s do it * lancé en 2008 pour nettoyer la nature. Il a mobilisé du premier coup 4 % de la population sur l’opération, avec 10 000 tonnes de déchets collectés. Vu son succès, l’idée a été essaimée en Europe de l’Est, par exemple en Slovénie où 14 % de la population a participé !
En 2018, 10 ans après la première opération, les organisateurs à travers le monde souhaitent donc se coordonner pour une journée mondiale du nettoyage de l’environnement : le World CleanUp Day, qui aura lieu le 15 septembre. Pour la France, ce sera la première tentative de réunir la population à grande échelle autour d’un projet de ramassage des déchets durant cette journée du recyclage. L’objectif est vraiment de passer à l’action dans un esprit positif et décontracté : on sait que la planète est sale, alors on arrête de réfléchir et on ramasse ! On souhaite provoquer la prise de conscience et faire évoluer les habitudes.
* Au boulot !
63 000
tonnes de déchets sont jetés chaque année dans la nature en France.*
2 Comment va s’organiser le World CleanUp Day ?
J.P. : L’originalité de cette initiative est que chacun peut se l’approprier à son échelle : on peut décider de participer à titre individuel, avec un petit groupe d’amis, ou organiser soi-même un ramassage entre voisins, dans sa commune, via une école ou son entreprise… Tout est possible !
L’association World CleanUp Day – France est là pour soutenir ces initiatives locales avec des conseils et des outils, notamment de communication. Sur notre site, les organisateurs de collecte peuvent télécharger des kits adaptés à leurs besoins : des bannières pour Facebook, YouTube ou Twitter ou encore des affiches à personnaliser et à imprimer. Il y a aussi des conseils sur les points « techniques » : comment trier les déchets collectés, les assurances nécessaires, les demandes d’autorisation en mairie, etc.
En parallèle, nous allons assurer la promotion de cette journée sur les réseaux sociaux et à travers 5 événements majeurs, qui seront organisés sur 5 sites emblématiques en France.
L’objectif est vraiment de passer à l’action dans un esprit positif et décontracté : on sait que la planète est sale, alors on arrête de réfléchir et on ramasse !
Julien Pilette, coordinateur du World CleanUp Day – France
3 Concrètement, où peut-on ramasser des déchets ?
J.P. : Absolument partout ! En ville, dans les parcs, à la montagne, dans la mer (certains le font en paddle !), sur le littoral… Il est aussi possible de se tourner vers les associations locales qui agissent sur ces sujets pour leur proposer une action conjointe le 15 septembre. Il n’y a pas une seule bonne façon de faire, en fait, chacun fait ce qu’il veut et comme il peut. L’essentiel, c’est de participer !
Pour ceux qui le souhaiteront, il sera possible de consulter une liste d’initiatives locales sur le site pour prendre part à celle de leur choix. Il est aussi possible de créer directement un événement sur le site pour « recruter » des participants. Pour se tenir au courant régulièrement, vous pouvez laisser votre mail sur le site pour recevoir la newsletter ou vous abonner à notre page Facebook. Il y a aussi des soirées de présentation du World CleanUp Day qui se déroulent régulièrement partout en France. C’est ouvert à tous : pour participer il suffit de consulter l’agenda sur le site.
4 Et après le 15 septembre, on fait quoi ?
J.P. : On continue ! Soit individuellement ou avec des proches, des amis, des collègues, ou avec des associations. Par exemple Zéro Waste France ou l’association Surfriders, qui font un excellent travail toute l’année autour du ramassage des déchets, du recyclage et de la lutte contre la pollution. Le World CleanUp Day a aussi vocation à être une caisse de résonances pour toutes ces structures qui sont déjà à l’œuvre au quotidien.
Vous voulez organiser une opération de ramassage des déchets ou rejoindre une initiative existante ?
Retrouvez toutes les actions près de chez vous et inscrivez-vous sur Diffuz.com.
L’Essentiel de l’article
Le World CleanUp Day aura lieu le 15 septembre 2018 partout dans le monde.
Pour participer, on peut s’inscrire à une action organisée sur le site du World CleanUp Day, organiser soi-même un ramassage ou s’y mettre individuellement.
Pour les organisateurs de ramassage, un kit de communication est téléchargeable gratuitement sur le site du World CleanUp Day.
On ne naît pas locavore, on le devient ! Pour François comme pour beaucoup d’autres, le choix s’est imposé progressivement, pour plusieurs raisons.
« J’avais l’envie de mieux manger malgré des moyens limités, et aussi l’envie de contourner les circuits classiques, notamment la grande distribution », se souvient François Poisbeau.
« Je me suis donc rapidement tourné vers les AMAP [Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr] qui émergeaient à ce moment-là et proposaient exactement ce que je cherchais : des aliments bios, locaux et accessibles. Je m’y suis donc intéressé d’abord en tant que simple acheteur, mais rapidement je me suis impliqué aussi comme bénévole, en participant aux activités de l’association. »
41 %
des Français achètent souvent, voire très souvent, des produits locaux, contre 20 % qui en achètent rarement ou jamais.*
2 Des circuits courts pour voir plus loin
Il faut dire que François avait le profil du parfait locavore : des études tournées vers le développement agricole en France et à l’étranger et la conviction que beaucoup de choses restent à faire pour rendre plus accessible une alimentation durable et responsable. Ce qui l’a conduit au locavorisme.
« J’ai donc décidé de monter un projet à Nantes, dont je suis originaire. J’ai dans un premier temps rejoint le projet Micromarché.fr : une coopérative qui propose des paniers de produits locaux et bios, commandés directement auprès des producteurs, sans abonnement et modulables à volonté », explique-t-il.
« Les paniers étant achetables en ligne, il nous a aussi fallu trouver une solution technique capable d’absorber le nombre grandissant de commandes. Nous avons donc noué un partenariat avec Open Food France, une association de développeurs bénévoles spécialistes dans les solutions logicielles pour les AMAP et épiceries solidaires et soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif. Grâce à eux, nous avons pu ouvrir deux points de distribution supplémentaires et surtout élargir notre offre : nous avons maintenant plus de 400 produits référencés ! »
3 Locavores et gourmets
En parallèle, François ouvre un bar-restaurant, La Grande Barge, pour donner de la visibilité au projet global et valoriser les producteurs partenaires.
« Nous avons la chance d’avoir une grande variété de cultures et d’élevages dans la région : tous nos menus sont donc concoctés à partir de leurs ingrédients bios et locavores, et ça marche ! Ça prouve que les circuits courts ont leur place dans nos habitudes de consommation, pas seulement quand on fait ses courses, mais aussi au restaurant. »
Et ça n’intéresse pas que les consommateurs : les professionnels de la distribution et de la restauration prennent conscience qu’ils peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.
« C’est la condition sine qua non pour aborder les problèmes d’agriculture durable et plus globalement de réchauffement climatique », conclut François.
Un enjeu mondial qui se joue en grande partie à l’échelle locale.
La Fondation Macif soutient les initiatives sociales et solidaires !
Les circuits courts intéressent les consommateurs, mais aussi les professionnels de la distribution et de la restauration qui peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.
François Poisbeau
L’Essentiel de l’article
Un « locavore » privilégie les circuits courts et les produits locaux dans son alimentation.
Les circuits courts promeuvent une agriculture durable et des produits de qualité, souvent bios.
De plus en plus d’épiceries et de restaurants locavores ouvrent en France.
Les ampoules LED consomment 10 fois moins d’énergie que les ancêtres à incandescence : on sent tout de suite la différence sur la facture (de 30 à 80 € par an) et la nature vous dit merci ! Elles ont aussi une longévité exceptionnelle (en moyenne dix à vingt ans, beaucoup plus que les fluocompactes), qui fait vite oublier un prix d’achat d’environ 5 € l’unité pour les modèles standards.
Que signifie LED ?*
a) Lampe à énergie diminuée. b) Low energy device (équipement faiblement énergivore). c) Light-emitting diode (diode lumineuse). d) Lumière en direct.
2 Utilisez des produits d’entretien écologiques
Lessive, liquide vaisselle, produits pour les sols, la salle de bain, les vitres, etc. Tous existent aujourd’hui en version écologique biodégradable. Et comme leur efficacité et leur prix sont comparables aux produits des marques les plus courantes, il n’y a pas vraiment de raison de s’en priver ! Les puristes pourront même remplacer ces produits écolos par des solutions naturelles comme le vinaigre blanc, très efficace contre le calcaire (et ça se sent).
3 Installez des mousseurs et une chasse d’eau 3-5L
Les mousseurs se posent très facilement à la sortie des robinets pour réduire le débit sans perte de confort. Ils s’achètent en grande surface de bricolage pour un prix très raisonnable (autour de 5 €) qui sera rapidement amorti par les économies d’eau : jusqu’à – 50 % pour la consommation liée aux robinets.
Autre moyen simple, efficace et peu coûteux de réduire sa consommation d’eau : installer un système de chasse d’eau à double capacité (environ 30 €, également en grande surface de bricolage).
4 Baissez le chauffage et installez un thermostat
Baisser le chauffage d’un petit degré réduit votre consommation d’énergie (donc votre empreinte environnementale et votre facture) de 7 % (1). Installer un thermostat programmable et connecté permet aussi d’optimiser votre consommation en l’ajustant au plus près de vos besoins. Si vous avez un chauffe-eau ou un ballon d’eau chaude, vous pouvez aussi appliquer cette baisse à la température de l’eau : il est inutile d’avoir une eau trop chaude que vous devez systématiquement couper à l’eau froide sous peine de vous brûler. Une température située entre 50 et 60°C suffit à éliminer le risque bactérien et à assurer le confort en toutes circonstances.
5 Renouvelez votre électroménager (et éteignez les appareils)
Certains équipements sont particulièrement gourmands en énergie, à commencer par le réfrigérateur et le congélateur. Si votre appareil est ancien, il peut donc être avantageux de le remplacer par un modèle récent de classe énergétique A+ à A+++. Vous devriez diviser votre consommation sur ce poste d’énergie par deux, voire trois, et gagner 25 € (2) par an sur votre facture.
Puisqu’on parle de réfrigérateur, pensez à le dégivrer régulièrement : ce geste simple évite une surconsommation d’électricité de 30 % (1). C’est aussi l’occasion de le nettoyer à fond, c’est donc plus hygiénique.
Attention également aux équipements en veille. Box internet, console, télévision… On en compte de 15 à 50 par foyer, et ils peuvent peser jusqu’à 10 % de nos factures d’électricité. Faire la « chasse aux lumières rouges » est donc responsable et rentable.
8 FRANÇAIS SUR 10
trient occasionnellement leurs déchets.**
6 Triez les déchets
Seul un Français sur deux trie systématiquement ses déchets, notamment les petits emballages et le verre (3). Il y a donc encore de gros progrès à faire, bien que ce soit obligatoire dans de nombreuses communes…
Les déchets dans la nature vous font hurler ?
Rejoignez les opérations bénévoles de ramassage des déchets sauvages près de chez vous. Renseignements et inscriptions sur Diffuz.com.
7 Limitez les petits trajets en voiture
Avez-vous vraiment besoin de prendre votre voiture pour aller chercher le pain ou retirer un colis à la poste ? Si vous pouvez remplacer la voiture par la marche ou le vélo pour les petits trajets, autant ne pas s’en priver. Non seulement c’est écolo, mais c’est aussi bon pour la santé et pour le moral ! Et pour les déplacements plus longs, préférez autant que possible les transports en commun.
8 Buvez l’eau du robinet
En France, la qualité de l’eau du robinet est contrôlée en permanence pour répondre à un cahier des charges très exigeant. Sauf contre-indication ou avis contraire d’un médecin, vous pouvez donc la boire sans arrière-pensée et économiser non seulement le prix de l’eau embouteillée, mais aussi le volume de plastique correspondant. Quand on sait qu’un million de bouteilles plastiques sont vendues chaque minute dans le monde, et que seulement 7 % sont recyclées (4), ça compte !
25 MILLIONS
C’est le nombre de bouteilles en plastique jetées tous les jours en France.***
*Mini-quiz – réponse : c
L’Essentiel de l’article
Mettez des LED à la place des ampoules fluocompactes.
Utilisez des produits d’entretien écologiques, dégivrez régulièrement votre frigo.
Remplacez votre électroménager et installez des mousseurs sur les robinets.
1 Écotourisme, agrotourisme, tourisme durable : de quoi parle-t-on ?
Le tourisme « durable » ou « responsable » englobe toutes les formes de tourisme qui cherchent à minimiser leur impact sur l’environnement tout en contribuant au développement des communautés concernées. L’écotourisme se concentre sur l’approche écologique, le tourisme équitable sur le développement économique durable et le tourisme éthique sur le respect de la nature et des hommes.
Bien que ces tendances soient en augmentation (+ 20 % par an), le tourisme responsable ne représente encore que 1 % du tourisme en France. Pourtant, avec sept Français sur dix intéressés par le phénomène, il y a fort à parier que le touriste de demain sera majoritairement « responsable »(1). On ne peut pas en dire autant du touriste d’aujourd’hui, qui, lui, a une belle marge de progrès…
38 %
des Français préfèrent une résidence de vacances écologique, et 27 % privilégient les hôtels labellisés écoresponsables.*
2 L’hébergement : écolo, mais pas trop
Sur le volet hébergement, les nouvelles pratiques en la matière portent avant tout sur le fait de pouvoir opter pour des hôtels, des résidences, des gîtes ou des campings mettant en œuvre une politique respectueuse de l’environnement : approvisionnement énergétique, circuits courts, gestion des déchets…
Hébergement responsable peut-être, mais les vacanciers hexagonaux sont moins exigeants avec eux-mêmes : 72 % déclarent renouveler quotidiennement leurs serviettes lorsqu’ils sont à l’hôtel, contre 55 % pour les Allemands(2). Utiliser les serviettes plusieurs jours de suite, comme on le fait chez soi, permet pourtant de limiter les lessives, de faire « tourner » moins de machines à laver et donc de consommer moins d’eau et d’électricité.
Autre indicateur signifiant : au niveau mondial, la climatisation dans une chambre d’hôtel fait partie, pour 63 % des voyageurs, des équipements indispensables ; sans cela, ils risquent de ne pas choisir l’établissement(3). De nos jours, le confort en vacances prime encore sur l’écologie !…
3 Transports : la route est encore longue
Les déplacements touristiques en Europe représentent 8 % des émissions de gaz à effet de serre. Principaux responsables : les longs trajets en avion et en voiture, qui émettent 13 et 10 fois plus de gaz à effet de serre qu’un trajet en train(4).
Le covoiturage serait-il l’alternative qui mettrait tout le monde d’accord ? Pas si sûr, puisqu’un Français sur cinq seulement y a déjà eu recours pour ses vacances, contre un sur quatre pour se rendre au travail. Note positive pour l’avenir : les Millennials (la génération née entre 1980 et la fin des années 1990), sont, quant à eux, 31 % à choisir le covoiturage pour leurs vacances, 39 % pour partir en week-end et 34 % pour aller travailler(5).
Les labels du tourisme responsable
Label Clef verte
Un écolabel international qui certifie les qualités environnementales des hébergements et de la restauration.
Ecogîte®
Label de Gîtes de France, qui certifie les gîtes conçus ou restaurés selon des techniques ou matériaux ayant un faible impact sur l’environnement.
Label ATR
Atteste de l’engagement des opérateurs de voyage souhaitant agir pour un tourisme responsable.
4 Restauration : locavores* dans l’âme
En revanche, côté gastronomie, les Français ont un budget alimentation qui compte pour 35 % des dépenses liées aux vacances(6). Pas de problème pour manger local, au contraire, ils adorent ! Ils sont même 46 % à choisir leur destination en fonction des spécialités culinaires. Selon la même étude, 87 % d’entre eux se lancent dans un véritable marathon pour goûter le plus de spécialités locales possible, et quatre Français sur dix se disent prêts à manger comme les habitants(7).
En France, si le bio est encore sous-représenté dans l’offre de restauration, la création du label « Fait maison » devrait satisfaire l’amour des touristes (y compris étrangers) pour les petits plats mijotés sur place.
* Néologisme formé des mots « local » et « omnivore » pour désigner le fait de consommer principalement des denrées sourcées localement.
5 Nature : peuvent mieux faire…
Une autre étude pointe une tendance peu flatteuse chez les vacanciers : si neuf Français sur dix disent faire des efforts pour préserver l’environnement durant l’année, ils sont nettement plus relâchés en été… Exemple pour le tri sélectif : 65 % le pratiquent pendant l’année, contre 57 % sur le lieu de vacances(7).
Sur le respect de la nature, là encore les comportements détonnent par rapport aux attentes : 90 % des touristes se disent sensibles à la beauté des paysages traversés sur la route des vacances ; ils sont pourtant un sur cinq à jeter des mégots par la fenêtre de leur voiture, et un sur quatre à se débarrasser des déchets organiques (trognons, restes divers…) de la même façon(8).
Résultat : près de 5 000 tonnes de déchets (soit 258 camions-bennes) sont ainsi collectés chaque année le long des autoroutes(8).
57 %
des Français pratiquent le tri sélectif sur leur lieu de vacances, contre 65 % chez eux.**
L’Essentiel de l’article
Les Français se disent sensibles au sujet du tourisme responsable, mais dans les faits, c’est plus compliqué…
La voiture reste le moyen préféré des Français pour partir en vacances.
Les Français en vacances sont de grands amateurs de spécialités culinaires locales !
Sources :
(1) Harris Interactive, Le tourisme durable, les chiffres clés en France, avril 2017.
(2) Enquête Opodo menée auprès de 1 700 Français, Allemands, Britanniques et Italiens, 2014.
(3) Ipsos MORI pour TripBarometer de TripAdvisor, octobre 2015.
(4) Groupe de travail sur le tourisme durable de la Commission européenne, cité par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
(5) Ipsos pour VINCI, 2015.
(6) Sondage Onepoll/Travel, 2015.
(7) Sondage Ipsos/VINCI Autoroutes, juillet 2017.
* Enquête Opodo menée auprès de 1 700 Français, Allemands, Britanniques et Italiens, 2014.
1 Qu’est-ce qui distingue la permaculture de l’agriculture traditionnelle ?
Karen Yvan, membre de la ferme Le Champ des possibles. La permaculture est une agriculture agroécologique : elle ne détruit pas l’environnement et n’épuise pas les sols comme les productions classiques. Mais en plus, elle agit de manière à ce que ceux-ci soient résilients, c’est-à-dire capables de s’enrichir et de se régénérer par eux-mêmes. En somme, l’enjeu est de mettre en place des systèmes imitant l’écologie naturelle.
Nous devrions également obtenir le label bio cet été. Nos produits auront ainsi une traçabilité qui est très importante pour les consommateurs.
2 Comment peut-on produire sans impact sur l’environnement ?
K. Y. Nous récréons des écosystèmes qui fonctionnent au plus près de ce qui se passe dans la nature. Ils sont donc durables et résistants quels que soient les aléas climatiques ou les maladies.
Concrètement, nous travaillons beaucoup sur les sols : ils doivent être vivants pour bien assurer leur fonction nourricière sans apport extérieur. Nous évitons donc le labour pour ne pas tuer les vers et autres « habitants » qui œuvrent à sa régénération permanente. On paille les sols pour garder la fraîcheur naturelle en été, et on laisse sur place. Avec la décomposition, de la matière organique vient enrichir le sol. Ça nous permet aussi d’économiser l’eau et d’éviter au maximum le désherbage, qu’on fait manuellement.
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3 Quels sont les freins à la mise en œuvre des principes de la permaculture ?
K. Y. La difficulté principale est qu’il faut beaucoup expérimenter, car il faut tester toutes les interactions entre les plantes, les animaux, le climat, la terre… Les espèces doivent se protéger entre elles. Il y a aussi le travail manuel : comme on limite l’utilisation des machines fonctionnant aux énergies fossiles, le travail se fait « à l’huile de coude ».
50 €/m2
C’est le chiffre d’affaires constaté en permaculture bio lors d’une étude de l’INRA en 2016.*
4 Comment se passe l’intégration d’une ferme dans le tissu urbain ?
K. Y. Cultiver en milieu urbain implique de petites surfaces, 7 000 m2 pour nous. En revanche, nous densifions au maximum, avec une biodiversité optimisée : plantes aromatiques, fruits, légumes, fleurs… Car on l’oublie souvent, de nombreuses fleurs peuvent être mangées ! Bref, tout l’inverse de la monoculture : nous pratiquons un maraîchage diversifié, à échelle humaine, avec des débouchés locaux.
C’est très important dans notre approche, car notre objectif est aussi d’encourager la diversité alimentaire auprès de nos publics. Deux fois par semaine, nous faisons des ventes à la ferme et nous avons un partenariat avec une AMAP et des commerçants locaux.
À terme, nous espérons vendre aussi à des restaurants de la région pour toucher un maximum de gens. Toutes ces interactions sont nécessaires pour promouvoir la permaculture et détricoter le mythe que ce serait une alimentation de « bobos ».
Beaucoup de gens découvrent avec bonheur qu’il est très facile de faire une soupe !
Karen Yvan, coordinatrice de la ferme urbaine Le Champ des possibles
5 En plus des fleurs et des légumes, vous cultivez donc aussi le lien social ?
K. Y. Tout à fait ! Nous animons des ateliers culinaires pour réapprendre aux consommateurs à cuisiner simplement les légumes et leur en redonner le goût en montrant comment ils sont cultivés, d’où ils viennent, etc.
C’est une approche qui marche très bien dans les quartiers, car on privilégie l’appropriation personnelle : qu’est-ce que je peux faire avec ces légumes en fonction de mes goûts et de mes capacités ? Beaucoup de gens découvrent avec bonheur, par exemple, qu’il est très facile de faire une soupe ! Nous nous amusons à comparer ensuite avec des soupes achetées en supermarché : que ce soit sur le goût comme sur le prix et la composition, le verdict est sans appel ! Changer l’agriculture passe aussi par le changement des comportements alimentaires et la façon dont on achète ce qu’on mange. Tout est lié…
6 La permaculture serait-elle l’avenir des villes ?
K. Y. Il faut en effet changer le visage des villes pour les reconnecter à la nature. Nos usagers peuvent venir cueillir eux-mêmes leurs fruits et légumes près de chez eux. C’est une expérience qu’ils apprécient, adultes comme enfants. Nous accueillons aussi des groupes scolaires à la ferme pour leur faire découvrir ce grand jardin productif.
C’est un lieu humain, beau, où l’on a envie d’être, tout simplement ! En ville, ça ne va pas de soi… C’est aussi une façon d’éveiller des vocations chez les jeunes : être maraîcher en ville n’a rien à voir avec le métier d’agriculteur au sens traditionnel, à la campagne. C’est une nouvelle pratique du métier qui est très attractive. Installer des fermes en ville est capital pour toutes ces raisons.
L’Essentiel de l’article
La permaculture est une agriculture durable.
Elle recrée artificiellement des écosystèmes aussi proches que possible de la nature.
L’utilisation des machines motorisées est limitée au strict minimum.
Un bilan carbone mené par Mountain Riders sur plusieurs stations a permis d’établir que les transports sont responsables de 60 % des émissions de gaz à effet de serre en montagne.
Le premier geste écologique à appliquer est donc de limiter autant que possible l’utilisation de la voiture. Ça veut dire venir de préférence en train ou « remplir » au maximum la voiture grâce au covoiturage, par exemple. Et une fois sur place, privilégier les transports en commun ou les moyens de locomotion « doux » mis à disposition : navettes, calèches, véhicules individuels électriques (vélos, scooters…).
Le label Flocon Vert, qui signale les stations les plus écolos, prend en compte cette offre de transports propres.
2 Mollo sur le chauffage !
Le second geste à appliquer pour protéger la montagne concerne le chauffage. Les appartements sont souvent surchauffés, ce qui d’une part n’est pas utile, mais conduit souvent à ouvrir les fenêtres même en plein hiver pour rafraîchir. Individuellement et collectivement (à l’échelle des copropriétés), il est donc important de veiller à chauffer suffisamment, mais pas trop !
3 En montagne aussi, je trie
Le troisième geste concerne le tri des déchets : en vacances, on a souvent tendance à se relâcher, par manque d’habitude ou parce qu’on ne sait pas où sont les poubelles de tri !
Pourtant, il est important de continuer à trier ses déchets : même si votre logement n’est pas équipé de poubelles adaptées, des containers et bennes sont à disposition dans la plupart des communes et stations pour vous permettre de trier. Certaines proposent même des systèmes de compostage !
30%du territoire de France métropolitaine est montagneux.*
4 Pas d’ordures dans la poudreuse
La montagne est si belle, respectons-la ! Cela passe, évidemment, par ne pas jeter ses ordures dehors. Ça paraît évident et pourtant, chaque année, 30 tonnes de déchets sont encore ramassées au bord des pistes et des chemins…
Il faut donc le rappeler : chaque papier ou emballage jeté se retrouve dans les rivières, les nappes phréatiques et dans les espaces naturels, ce qui impacte la faune, la flore et la santé des habitants. S’il n’y a pas de poubelle sur votre lieu de pique-nique, remballez vos déchets et jetez-les une fois redescendu en station.
5 Do not disturb**
Enfin, et c’est surtout valable pour ceux qui s’éloignent des pistes et sentiers balisés : ne vous aventurez pas dans les zones naturelles sensibles qui hébergent des espèces végétales et animales protégées (chamois, lagopèdes, tétras lyre…).
Comme ces zones ne sont pas toujours signalées sur les cartes, il est important de se renseigner en amont à l’office de tourisme pour savoir où elles se situent et ainsi les éviter. Elles permettent aux animaux d’hiberner et d’élever leurs petits en toute tranquillité, ne les dérangez pas !
6 La jouer local
Une dernière bonne idée ? Consommer local. D’abord, parce que ça limite les émissions carbone liées au transport des marchandises, mais aussi parce que vous contribuerez ainsi activement au développement de la région. Fromages, charcuteries, confitures, miel et autres productions locales vous régaleront pendant votre séjour. La montagne, c’est tout un art de vivre à découvrir !
Bon à savoir
L’association Moutain Riders propose des programmes d’éducation au développement durable en montagne. Elle touche en priorité les jeunes, les enfants et les familles qui fréquentent la montagne, mais aussi les collectivités et les professionnels.
L’association a mis en place le label Flocon Vert qui signale les stations les plus performantes sur le plan environnemental, économique et social afin d’encourager les touristes à intégrer le critère développement durable dans le choix de leur lieu de vacances.
Vous voulez en savoir plus sur les bons gestes pour protéger l’environnement ?
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L’Essentiel de l’article
Venez en train ! À défaut, covoiturez en tant que passager ou conducteur pour limiter le nombre de véhicules sur les routes.
Économisez le chauffage.
Triez vos déchets et ne jetez pas vos ordures dans la nature.
Respectez les zones sensibles qui abritent des espèces protégées.
Bienvenue à Solignat, une jolie petite commune du Puy-de-Dôme, perchée à 850 mètres d’altitude. C’est là que Guillaume et sa femme, Isabelle, viennent d’emménager il y a quelques mois dans leur belle maison neuve, de près de 200 m², aux volumes résolument contemporains. Signe particulier : sa conception bioclimatique, qui la rend presque autonome en énergie.
1 Consommation d’énergie : ça suffit !
« Je n’y connaissais pas grand-chose moi-même, avoue Guillaume, mais quand on commence à s’y intéresser, on se rend compte que c’est avant tout une affaire de bon sens. Finalement, les surcoûts éventuels sont rapidement couverts par les économies réalisées. Une maison bioclimatique, c’est d’abord une maison bien orientée, compacte dans ses volumes, bien isolée et qui tire parti des énergies disponibles. Si le bâtiment est bien conçu, il peut s’autosuffire en consommation d’énergie. C’est un investissement de départ qui se rentabilise rapidement. »
2 Plein sud !
C’est sur un terrain orienté plein sud et offrant une vue dégagée sur la vallée que Guillaume et Isabelle ont choisi d’implanter leur maison. Grâce à cette exposition optimale, la bâtisse a été pensée pour récupérer un maximum de chaleur venue du soleil grâce à de grandes surfaces vitrées.
« C’est un triple vitrage, très isolant, mais qui permet l’hiver de gagner en degrés dès les premiers rayons et l’été de nous protéger de la chaleur grâce aux brise-soleil. »
Pour maximiser l’implantation, des panneaux photovoltaïques ont aussi été installés sur le toit.
« Il y en a 60 m2, précise Guillaume, ce qui nous permet de produire notre électricité et de la revendre à EDF pour amortir l’équipement sur environ dix ans, soit 22 000 euros. »
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60%
des Français envisagent de faire des travaux pour améliorer le confort énergétique de leur habitation.**
3 Une isolation en béton !
Pour gagner en énergie, encore faut-il ne pas en perdre ! Là encore, la maison a été pensée sur mesure pour minimiser toute déperdition.
« En plus du triple vitrage, le choix a été de recouvrir les façades sud en ossature bois et laine de bois. En revanche, les murs exposés est, ouest et nord sont construits en béton cellulaire. Ce sont des blocs de 36 cm de profondeur, composés d’air à 80 % et qui sont capables de résister douze heures durant aux amplitudes thermiques », explique Guillaume.
4 Et que ça chauffe !
Côté confort, on économise là encore ! Pour les sanitaires, c’est le chauffe-eau solaire qui approvisionne une grande partie de l’eau chaude. Pour la température d’ambiance, un poêle à granulés installé au rez-de-chaussée assure pour le moment le chauffage de toute la maison, mais Guillaume a déjà le projet de passer dès l’année prochaine à une pompe à chaleur air-air.
« C’est un procédé qui sert à récupérer les calories de l’air extérieur, permettant de refroidir l’air chaud intérieur en été et de réchauffer l’air tiède intérieur en hiver, et qui peut donc même servir de climatiseur », explique-t-il.
Un luxe 100 % écolo !
* Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).
Bon à savoir
Vous envisagez des travaux de rénovation énergétiques ? Des aides existent !
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)
Il permet de déduire des impôts une partie des dépenses occasionnées par des travaux d’amélioration énergétique.
L’éco-prêt à taux zéro
Pour financer la rénovation énergétique de votre logement sans faire d’avance de trésorerie et sans payer d’intérêts. Disponible jusqu’au 31 décembre 2018.
La prime coup de pouce économie d’énergie
C’est une aide financière pour améliorer la performance énergétique de vos équipements (ex : chaudière). Sous conditions de ressources et jusqu’au 31 décembre 2010.
TVA à 5,5 %
Pour les travaux de rénovation énergétique, bénéficiez d’une TVA à taux réduit. Sous réserve d’éligibilité des matériaux et équipements.
Le programme « Habiter mieux »
Mis en place par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), il prévoit des aides financières pour améliorer l’isolation thermique des logements. Soumis à plafond de revenus.
Chèque énergie
Destinée aux personnes modestes, cette aide peut servir à régler les factures d’énergie, mais aussi certains travaux de rénovation énergétique.
La précarité énergétique concerne près d’un foyer français sur cinq, soit près de 12 millions de personnes, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique. Il s’agit de cas où, par manque de ressources, à cause d’un logement « passoire » ou d’équipements anciens, les ménages concernés ne peuvent assurer leurs besoins excessifs en électricité. Au-delà de l’inconfort subi (logement humide et mal chauffé), et des difficultés financières qu’il peut engendrer, l’état de précarité énergétique pèse aussi sur l’environnement.
150 euros
C’est le montant moyen du chèque énergie attribué aux ménages les plus modestes pour régler leur facture d’énergie.* Cette aide de l’État, en vigueur depuis 2018, remplace les anciens tarifs sociaux de l’énergie et devrait concerner près de 4 millions de foyers.*
2 Une bonne énergie pour tous
C’est pour tenter de remédier à ce problème que Les Amis d’Enercoop, une association soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, s’engage depuis 2008 dans la transition énergétique et a lancé le programme Énergie Solidaire.
« Notre ambition est de rendre la transition énergétique accessible à tous. Il n’est pas normal que les plus fragiles soient tenus à l’écart de ce passage d’une énergie chère et polluante vers une énergie maîtrisée et respectueuse de la planète », explique Kevin Chaplais, directeur de l’association.
3 Le micro-don pour favoriser l’action
Grâce au micro-don sur la consommation des ménages, une initiative singulière mise en place par Enercoop, de nouveaux liens de solidarité se créent entre consommateurs d’énergie. Elle permet notamment aux clients d’Enercoop, fournisseur à 100 % en énergie renouvelable, coopérative et locale, de donner 1 centime d’euro par kilowatt-heure consommé au bénéfice du fonds de dotation Énergie Solidaire.
Pour donner un exemple, un ménage consommant 3 000 kWh par an fera don de 30 euros. Ce projet de collecte citoyenne propose également le don d’énergie ou la possibilité pour les producteurs autonomes, professionnels et particuliers, de reverser une partie de l’énergie produite au profit d’Énergie Solidaire.
Grâce au fonds de dotation Énergie Solidaire, Les Amis d’Enercoop soutiennent les initiatives locales et préventives les mieux à même d’agir efficacement contre la précarité énergétique. En fonction des situations, cette aide visera entre autres à apporter un accompagnement social et technique aux personnes concernées en vue de la rénovation thermique de leur logement, à leur fournir un électroménager plus performant ou à les former aux principes d’une consommation énergétique plus raisonnée. Un vrai défi !
Avancer ou reculer les aiguilles de nos montres, en été et en hiver, est profitable en termes de gain d’énergie.
Ce décalage horaire nous permet en France d’économiser chaque année près de 440 GWh, soit l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages, ce qui réduit en outre l’émission de carbone (environ 4 000 tonnes de CO2 ainsi évitées).
En place depuis 1975, cette mesure n’a pourtant pas la faveur des Français, qui y restent opposés à 54 % !
À savoir également : si vous êtes en déplacement en Europe au moment du changement d’heure, pas de souci, puisque tous les pays de l’Union européenne passent à l’heure d’été ou d’hiver en même temps.
Mais le changement à l’heure d’été pourrait prochainement disparaître : le Parlement européen a voté en faveur de cette mesure le 8 février dernier. La question n’est pour autant pas tranchée, puisque la résolution doit maintenant être soumise aux 28 États membres de l’Union européenne.