Étiquette : Environnement

  • Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Beaucoup de chaudières ont des performances énergétiques très moyennes. Renouveler votre installation peut permettre de faire des économies conséquentes. De plus, certains équipements utilisant des sources d’énergies renouvelables donnent droit à des aides ou à des crédits d’impôt, parfois cumulables à certaines aides régionales.

     

    Chaudière à basse température

    Elle permet entre 12 et 15 % d’économies d’énergie en fonctionnant à une température plus basse que les chaudières classiques. Son installation nécessite cependant un tubage des conduits de cheminée.

     

    Chaudière à condensation

    Elle est encore rare en France, mais représente jusqu’à 80 % des matériels posés aux Pays-Bas. La condensation générée par les gaz brûlés permet de récupérer de l’énergie. Elle est donc plus performante de 15 à 20 % suivant le modèle.

     

    Chaudière à bois

    Trois principes de combustion sont possibles, lesquels dépendent du système de ventilation qui optimise plus ou moins la combustion du bois. Évitez les bois de récupération : ils génèrent de fortes doses de polluants. En revanche, les bûches, les granules et les copeaux de chauffage sont destinés à cet usage. Choisissez une installation portant le label Quali’Bois.

     

    Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

    Ce matériel est aujourd’hui fiable et a une bonne durée de vie. Des capteurs solaires transmettent de l’énergie à votre installation afin d’avoir une eau chaude en permanence. Un système d’appoint vient pallier les irrégularités d’ensoleillement. Vous pouvez réaliser jusqu’à 70 % d’économies sur le chauffage de l’eau. Enfin, choisissez une installation portant le label Quali’Sol.

    Quelle chaudière choisir pour bénéficier d’un crédit d’impôt* ?

    • Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

      Les + :
      une énergie propre et renouvelable et une longue durée de vie.
      Les – :
      nécessite un chauffage d’appoint.

    • Chaudière à condensation (sous réserve de caractéristiques techniques et de critères de performances minimales)

      Les + :
      performante, peut être reliée à des panneaux solaires.
      Les – :
      son coût élevé et sa taille imposante.

    2 Se chauffer autrement : diversifiez les énergies

    La pompe à chaleur (PAC)

    Elle utilise la chaleur qui se trouve à l’état naturel dans le sol, l’air ou l’eau souterraine, pour augmenter sa propre température et la restituer dans le logement. La PAC peut être de trois types :

    • géothermique
    • aérothermique
    • ou sur eau de nappe.

    Son installation nécessite donc un jardin et se révèle certes un peu coûteuse (de 70 à 200 euros le m²), mais permet ensuite d’économiser jusqu’à 75 % sur la facture de chauffage grâce à une énergie propre et renouvelable.

     

    Le puits canadien ou puits provençal

    Le principe est proche de celui de la pompe à chaleur, à la différence qu’il fonctionne sans assistance électrique. Le puits agit grâce à un système de tuyauterie qui permet de ventiler la maison avec un air plus chaud en hiver, plus froid en été.

    Son coût initial est plutôt faible (300 euros environ) et permet d’économiser 10 à 20 % sur le chauffage en hiver. Il est donc un bon régulateur thermique qui sert à diminuer les besoins énergétiques, mais ne peut remplacer totalement un système de chauffage.

     

    Le solaire thermique

    À privilégier dans les régions à fort ensoleillement, l’installation de panneaux solaires, posés généralement sur le toit, transmet la chaleur au circuit classique de chauffage de l’habitation.

    Cette énergie « gratuite » à long terme (compter tout de même 8 300 euros d’investissement pour une maison de 100 m²) permet de réaliser jusqu’à 70 % d’économie sur le chauffage. Sa combinaison est possible avec les chaudières et permet ce que l’on appelle le « système solaire combiné ».

     

    Le chauffage au bois

    Vous pouvez optimiser votre cheminée ouverte en y installant un insert au rendement énergétique beaucoup plus performant. Les inserts fonctionnent avec des bûches ou des granulés de bois, qui restent les combustibles les moins chers du marché !

    En raison des normes d’installation très strictes, faites appel à un professionnel et privilégiez le label Quali’Bois. Vous pouvez également opter pour des poêles en acier ou en fonte. Ces derniers sont plus chers, mais plus performants : ils peuvent restituer jusqu’à 85 % de la chaleur produite.

     

    Les 3/4 des logements en France

    affichent une mauvaise qualité thermique se traduisant par des consommations de plus de 150 kWh par m2 et par an.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     

    3 Adoptez les bons réflexes

    • C’est une évidence : vérifiez et renforcez votre isolation !
       
    • Installez un programmateur dans votre logement pour choisir précisément la température désirée.
       
    • Évitez la surchauffe ! Adaptez la température aux pièces et aux heures d’occupation. Dans les pièces de vie : 19 °C la journée quand vous êtes là et 16 °C la journée en votre absence et durant la nuit.
      Pour les chambres, ne dépassez pas 19 °C.
      À partir de 19 °C, chaque degré en plus, c’est 7 % de consommation supplémentaire !
       
    • Utilisez un thermostat à régulation automatique : vous bénéficiez d’un crédit d’impôt pour l’achat de ce type de régulateur. Ce système peut faire diminuer de 25 % la consommation de la chaudière.
       
    • Faites entretenir une fois par an votre chaudière ou votre chauffe-eau : vous pourrez économiser de 8 à 12 % d’énergie.
       
    • Faites régler la température du ballon d’eau chaude à 50 °C, c’est largement suffisant. Et adaptez la taille du ballon : une personne utilise en moyenne 50 litres par jour.
       
    • Les gestes malins en hiver : pour la nuit, fermez les volets et tirez des rideaux épais. N’installez rien devant les radiateurs (rideau, meubles…) et n’oubliez pas de les purger régulièrement.
    * D’autres équipements peuvent bénéficier de crédit d’impôt. Consultez le guide Ademe – Aides financières 2019

    L’Essentiel de l’article

    • Investir dans une chaudière de nouvelle génération, plus performante.
    • Diversifier les sources d’énergie.
    • Installer un programmateur ou un thermostat régulateur pour optimiser sa consommation.

    Ademe (2015) et CNL (2017)
  • Génération climat : bullshit ou révolution ?

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

    Jeter de la soupe sur un chef d’œuvre de Van Gogh, bloquer des axes routiers ou faire un die-in (s’allonger par terre et feindre la mort) pour dénoncer l’inaction climatique… Ces actions non violentes sont souvent utilisées par la jeunesse militante du monde entier, de plus concernée par les enjeux climatiques.

    79% des jeunes

    se disent intéressés par la thématique du réchauffement climatique.(1)

    Pour autant, peut-on considérer que les jeunes méritent leur surnom de « génération climat » ? Peuvent-ils supporter seuls l’action écologique, si les autres générations ne l’ont pas fait avant eux ? La génération climat est-elle une véritable révolution ou un concept « bullshit » ? C’est la question qui a été débattue lors du TGF. Un débat animé qui a vu défiler à la barre de la Bellevilloise Agnès Sinaï, directrice de l’Institut Momentum et enseignante à SciencesPo, Bertrand Caltagirone, porte-parole du mouvement écologiste Dernière rénovation et Anne-Fleur Goll, consultante climat, qui s’est fait connaître lors d’un discours à l’occasion de sa diplomation à HEC.

    La première génération touchée par l’urgence climatique ?

    Le concept de génération climat s’est popularisé ces dernières avec la montée en popularité des marches pour le climat et de leur figure de proue Greta Thunberg. Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau. Qu’il s’agisse des avancées sociales de mai 1968, les manifestations de 2005 dans les banlieues françaises ou les grèves de 1995 contre le plan Juppé sur les retraites, les jeunes ont toujours été sur le devant de la scène militante. La jeunesse est intrinsèquement plus révoltée.

     

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

     

    Pour autant, Bertrand Caltagirone considère qu’il existe bien une génération climat. « À d’autres époques, les militants pouvaient potentiellement se tourner vers un avenir assez sombre mais lointain alors qu’aujourd’hui, nous vivons déjà les conséquences de la catastrophe climatique. Face à l’urgence, on n’a pas le temps de faire des réunionites, ça nous engage à davantage de sacrifices », lance-t-il. Pour ce représentant du mouvement Dernière rénovation, le militantisme écologiste a aussi changé de dimension. « Les précédentes générations de militants avaient une vision plus philosophique, avec une critique de la société de la consommation que nous pouvons certes reprendre, mais ce qui nous anime, c’est la peur de mourir », ajoute-t-il.

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

     

    Sur ce point, le premier orateur de la soirée est vite rejoint par Agnès Sinaï. « Ces jeunes sont touchés charnellement par la crise écologique contrairement aux lanceurs d’alerte des années 1970. Les enjeux se répètent mais la situation actuelle est sans comparaison », acquiesce-t-elle. Toutefois, elle préfère relativiser le concept de « génération climat ». « Il y a quelque chose de novateur dans cette idée de génération climat, on a envie de croire qu’elle est massivement mobilisée mais je suis nuancée sur ce terme. Toutes les générations sont des générations climat car nous sommes tous embarqués dans la machine infernale du dérèglement, peu importe notre âge », continue-t-elle.

    Lire aussi : L’engagement des jeunes pour sauver le climat

     

    Une génération précurseuse ?

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

     

    En effet, parler de génération climat fait reposer une responsabilité assez forte sur la jeunesse. Comment changer les législations nationales et internationales sans embarquer la génération X, qui occupe une bonne partie des postes à responsabilité ? La militante Anne-Fleur Goll a fait le choix de travailler avec des grandes entreprises pour les aider à passer le cap de la transition écologique.

    « Je pense que mon rôle est de monter le niveau de radicalité dans des pièces où auparavant, il n’y avait personne pour parler de ces sujets. En revanche, j’entends souvent dire qu’il faut que les jeunes apportent leurs compétences aux entreprises et je ne suis pas d’accord. Les jeunes peuvent impulser, mais il faut que les personnes au pouvoir se forment à leur tour et agissent », argumente-elle devant l’auditoire de la Bellevilloise.

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

     

    D’ailleurs, les jeunes ne sont pas les seuls à crier leur mécontentement dans la rue, rappelle Agnès Sinaï. « Je ne vois pas de cloisonnement générationnel. Dans les actions ou les manifestations, il y aussi des retraités ou des boomers qui ont l’habitude des manifestations par exemple ».

    Une génération de bourgeois ?

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

     

    Pour autant, les jeunes écologistes représentent-ils vraiment leur génération ? Pas vraiment, si l’on en croit l’Observatoire international climat et opinions publiques(2), qui a interrogé des citoyens de 30 pays différents. « 62 % des jeunes jugent très importante la question de l’écologie mais ce n’est pas leur première préoccupation. Il y a aussi les violences faites aux femmes (pour 77 % des jeunes), le racisme (67 %), le terrorisme (66 %) ou encore la faim dans le monde (66 %) », rappelle le sociologue Olivier Galland, interviewé par le procureur de ce TGF dans le cadre d’une « pièce à conviction ».

    Autre conclusion de cette étude : « partout dans le monde, l’environnement est davantage une préoccupation des catégories favorisées ». Chez les foyers possédant de faibles revenus, l’environnement n’est qu’à la sixième place, derrière le coût de la vie, la pauvreté, le chômage, le système de santé et la corruption. Une réalité qui renforce l’idée selon laquelle les causes environnementales ne sont portées que par un certain profil sociologique. « En outre, on peine à distinguer une génération climat au niveau mondial. En dehors de l’occident, il n’y a pas de différences générationnelles », conclut Olivier Galland.

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

     

    Anne-Fleur Goll a été interpellée à ce sujet lors du TGF par le procureur. « A-t-on raison de voir en vous une révolution en marche alors que vous étiez prédestinée statistiquement à vouloir la faire ? », a-t-il lancé. Après quelques instants de réflexion, la militante a finalement répondu simplement. « Je n’ai jamais réfléchi à ma vie comme ayant un destin. Si je ne suis pas une anomalie statistique, alors c’est tant mieux, cela veut dire que les personnes qui doivent agir le font ».

    Un retour à la radicalité

    Plutôt que de parler de « génération climat », Agnès Sinaï préfère parler de « retour à la radicalité ». Pour elle, il y a eu 4 phases dans l’évolution des militantismes, à commencer par les lanceurs d’alerte dans les années 1960 et 1970. « Ces années ont été portées par le rapport Meadows et une écologie politique assez radicale. Ensuite, on a connu une phase d’institutionnalisation à partir des années 1990 avec de nouveaux traités (Sommet de Rio, COP) pour concilier environnement et économie sous le sigle du développement durable. Au début des années 2000, les mouvements décroissants et altermondialistes se sont emparés de la question de la mondialisation, qui s’est un peu éclipsée aujourd’hui. Et enfin, plus récemment, on a une écologie des villes en transition, de la permaculture, avec un retour à une écologie plus radicale et territorialisée (Les ZAD et Soulèvement de la Terre) », détaille-t-elle durant la conférence.

    Lire aussi : Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ?

    Cette radicalité, constitutive de l’écologie moderne, est aussi une réponse à l’urgence de la situation climatique. « Il y a un risque d’extinction de notre espèce donc il faut être radical car aujourd’hui, le consensus autour du climat est plutôt mou. Tout le monde est plus ou moins d’accord avec le constat mais peu assument cette radicalité dans l’action », constate Bertrand Caltagirone, le porte-parole de Dernière Rénovation.

    Verdict Final

    Alors la Génération Climat : Bullshit ou Révolution ? Cet argument de la radicalité a peut-être été décisif dans le verdict de ce Tribunal des Générations Futures. Sur les 5 voix du jury, 3 ont estimé que la génération climat était une révolution.

    Génération climat : bullshit ou révolution ?

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    (1) Ipsos 2021

    (2) Obs’COP 2022

  • Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

    Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

    La pollution de l’eau, qu’est-ce que c’est ?

    Quand on pense pollution de l’eau, ce sont souvent immédiatement les océans qui viennent à l’esprit. Pourtant, les rivières, les lacs et les nappes phréatiques sont aussi impactés par la pollution. Celle-ci provient notamment des déchets jetés dans la nature, des rejets industriels ou agricoles, et de l’eau sale des caniveaux. Une eau polluée est une eau qui a été « salie », et cela signifie que l’on y trouve des matières qui ne devraient pas être présentes, qui ne sont pas adaptées à ce milieu, et qui peuvent se révéler dangereuses pour les humains, la faune et la flore. 

    Cette pollution peut prendre des formes différentes, mais les éléments permettant de la reconnaître sont : 

    • la présence de produits chimiques ;
    • une teneur en oxygène plus faible (qui entraîne une mortalité élevée des espèces) ;
    • des algues qui prolifèrent ;
    • des bactéries ou virus présents ;
    • une eau qui devient plus opaque.

    Toutes ces modifications du milieu aquatique ont des conséquences directes et souvent irréversibles sur tout l’écosystème.

    72% de la surface de la Terre est recouverte d’eau (2).

    Quelles sont les causes de la pollution de l’eau ?

    La vie quotidienne, l’agriculture ou le travail des industries : autant de vecteurs de pollution des eaux. Voici les quatre principales sources de pollution des eaux :

    La pollution domestique

    La vie quotidienne a un impact direct sur l’état de l’eau : les eaux usées (l’eau de vaisselle ou de la douche par exemple), les produits d’entretien (détergents, lessives, etc.) ou d’hygiène (savons, gels douche), les peintures, les solvants, ou encore les huiles de vidange, se retrouvent rejetés dans l’eau, la rendant impure.

    La pollution industrielle 

    Les rejets industriels contiennent de nombreuses substances toxiques : les hydrocarbures, le PCB (polychlorobiphényle), des métaux lourds parmi lesquels le mercure, le plomb. Tout cela, ainsi que les eaux usées des usines, vient se mélanger aux cours d’eau, perturbant grandement la faune et la flore aquatiques. 

     

    Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

     

    La pollution agricole 

    L’agriculture est la cause première de la pollution de l’eau (1). Dans le monde, elle est à l’origine du contaminant chimique le plus retrouvé dans les nappes souterraines : le nitrate, issu des engrais. L’agriculture moderne décharge dans la nature des quantités importantes de matières organiques mais aussi de produits agrochimiques, de pesticides, de solutions salines… Parmi les produits phytosanitaires (fongicides, herbicides, etc.) couramment utilisés se trouvent des molécules soupçonnées d’entraîner des perturbations endocriniennes. Elles s’éliminent très difficilement, et même les stations d’épuration ont des difficultés à les traiter. On retrouve aussi des agents pathogènes (bactéries, virus) venant du bétail, et tout cela finit par polluer les eaux.

    La pollution accidentelle

    La pollution accidentelle peut venir du déversement de produits toxiques au sein du milieu naturel, ou de catastrophes et d’événements naturels, notamment les crues, les pluies diluviennes ou les tremblements de terre. Avec le réchauffement climatique qui tend à augmenter autant la puissance que la fréquence de ces phénomènes, les pollutions accidentelles qui en résultent devraient malheureusement elles aussi augmenter.

    Buvons !

    En connaissant tous les problèmes liés à la pollution de l’eau, on pourrait avoir peur de consommer celle du robinet ! Mais les traitements de potabilisation sont là pour supprimer les substances toxiques présentes dans l’eau. Et s’il est impossible de les éliminer, l’eau n’est pas distribuée. De plus, les stations de traitement des eaux sont soumises à des directives strictes, européennes. Ainsi, aucun lien ne peut être fait entre la qualité des ressources en eau et celle de l’eau du robinet. 

    Quelle solution pour lutter contre la pollution ?

    Lutter contre la pollution organique de l’eau

    L’eau peut contenir des bactéries et des virus, entraînant une pollution microbiologique et un vrai risque pour la santé. Ces derniers proviennent de la décomposition naturelle d’excréments d’animaux (sauvages ou d’élevage), de végétaux pourris, d’animaux morts, du rejet des ordures ménagères végétales, etc. Certaines pollutions organiques peuvent aussi être dues à des phénomènes naturels ou à la dissolution de matières organiques présentes dans le sol. 
    Les principaux moyens de lutte contre la pollution organique se jouent principalement au niveau des pouvoirs publics et des collectivités locales : mise en place de stations d’épuration, réglementation sur le traitement des effluents agricoles, collecte des déchets, entretien des caniveaux, etc.

    Lutter contre la pollution chimique de l’eau

    Là encore, les moyens de lutte sont surtout collectifs : réglementations sur les rejets industriels, mise en place du principe « pollueur-payeur » (les industries sont taxées pour prendre en charge une partie des coûts générés par la pollution), par exemple. Mais on peut aussi agir au niveau individuel avec quelques gestes antipollution simples (voir plus bas).

    9 cours d’eau sur 10 sont pollués par des pesticides (3).

    Quelles sont les conséquences de la pollution de l’eau ?

    Un manque d’oxygène dans l’eau

    On appelle hypoxie le fait que l’oxygène soit trop rare dans l’eau. La vie des espèces animales et végétales est alors menacée. L’anoxie est le stade fatal, où il n’y a plus d’oxygène, ou plus suffisamment, pour maintenir la vie. Ces deux phénomènes agissent directement sur la biodiversité ; plantes, poissons et autres espèces en subissent les conséquences, avec une mortalité accrue et la disparition des plus fragiles.

    La prolifération de végétaux « toxiques » 

    Certains végétaux impactent négativement le milieu aquatique. En consommant l’oxygène utile aux autres espèces aquatiques, ils perturbent l’écosystème. C’est le cas notamment des algues vertes, qui représentent un danger pour l’écosystème marin lorsqu’elles prolifèrent. Or, comme elles se nourrissent de nitrates, comme ceux présents en grande quantité dans les engrais et eaux usées rejetées dans l’eau, leur croissance est hors de contrôle dans certaines zones côtières des régions agricoles.

     

    Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

     

    LA MACIF S’ENGAGE À AGIR POUR LA PRÉSERVATION DU CLIMAT

    Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    Comment lutter contre la pollution ? 11 gestes à adopter

    Si cette pollution extrêmement préoccupante est un enjeu de taille pour l’avenir, la bonne nouvelle est que chacun peut agir à son échelle. Et chaque petit geste compte ! On se dit parfois que ce n’est pas ce petit détail qui changera la donne, et pourtant, mis bout à bout, nos actions quotidiennes ont un impact. Voici une liste de bonnes habitudes à prendre, à la maison et lors des sorties.

    À la maison 

    Réduire sa consommation d’eau : une utilisation excessive participe grandement à la pollution de celle-ci. Plus on en utilise, plus on crée de rejets, qui eux-mêmes mettent à mal l’écosystème. Minimiser sa  consommation d’eau est donc le premier réflexe à avoir : ne lancer le lave-vaisselle que quand il est plein, privilégier des douches courtes, couper le robinet quand on se brosse les dents, installer des pommeaux de douche ou des toilettes économes en eau par exemple.

    • Privilégier des produits d’entretien (lessives, liquide vaisselle, etc.) naturels ou certifiés biologiques. Et utiliser la juste dose, pas besoin d’en rajouter !
    • Jeter ses lingettes, cotons-tiges et tampons et serviettes hygiéniques dans la poubelle, et surtout pas dans les toilettes. Retenir que dans les toilettes, tout ce qui est jeté – autre que du papier toilette – entraîne des dysfonctionnements dans les stations d’épuration de l’eau.
    • Être attentif à la composition de ses savons, gels douche, shampoings… Comme ils terminent dans les eaux usées, autant qu’ils soient sans ingrédients nocifs ou toxiques pour la nature. 
    • Aller à la déchetterie pour jeter les produits chimiques (peintures, solvants, ammoniac, etc.). Il ne faut surtout pas les jeter dans l’évier ou dans les toilettes : ils causeraient – même en petite quantité – des dommages irréparables pour la nature (et vos installations). 
    • Réduire l’utilisation des plastiques. Déversés dans les rivières et les océans, ils se retrouvent en quantité colossale dans l’eau, la rendant impropre à la consommation et invivable pour les plantes aquatiques et les animaux. Gardez à l’esprit que les sacs, bouteilles et autres objets du quotidien en plastique peuvent bloquer les égouts, et ils ont aussi des effets irréversibles sur l’écosystème marin, tuant de nombreuses espèces (certaines tortues de mer et des baleines se retrouvent avec des pailles dans le nez, des sacs dans l’estomac…). 

    Dans le jardin

    • Désherbants, pesticides, insecticides… ces produits phytosanitaires sont les pires ennemis de nos eaux. Désherber manuellement (sans produit) et/ou choisir des produits naturels est la bonne solution. Vous pouvez fabriquer votre désherbant naturel vous-même en mélangeant du vinaigre, du bicarbonate de soude et de l’eau. 
    • Abandonner le nettoyage de la voiture du dimanche dans le jardin et se rendre dans une station de lavage. Non seulement le traitement des eaux usées y suit les normes, mais cela permet aussi de consommer près de moitié moins d’eau (les stations sont équipées de matériels qui régulent le débit pour éviter le gaspillage). 

    Dans la nature 

    • Ramasser les excréments de vos animaux et s’en débarrasser à la poubelle, car ils polluent le milieu naturel  
    • Garder ses détritus (masques et mouchoirs jetables, canettes, bouteilles, mégots de cigarettes, chewing-gums, emballages, tubes de crème, etc.) avec soi et les jeter à la maison, dans une vraie poubelle.
    • En camping-car ou en bateau, vidanger les eaux usées dans les aires de stationnement (spécialement conçues pour les bateaux ou les camping-cars) à disposition à cet effet dans les communes et les ports.
    • En rendant nos petits gestes du quotidien plus responsables, la question de la pollution de l’eau… coulera de source dans la conscience collective !
       
    • Lire aussi : Le World Clean’Up Day :  comment participer à ce grand nettoyage de la nature ?

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    L’Essentiel de l’article

    • L’eau se pollue de manière organique ou chimique.
    • Les enjeux autour de la pollution de l’eau concernent aussi bien la santé publique et l’écologie que l’économie. 
    • Avec de petits gestes, chez soi ou dehors, on peut limiter la pollution de l’eau et ses dégâts pour la planète. 

    1. Food and Agriculture Organization et Institut international de gestion de l’eau
    2. Centre d’information sur l’eau
    3. Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
  • Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

    Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

    La fast fashion, qu’est-ce que c’est ?

    La fast fashion est un terme désignant un mode de consommation dans lequel les consommateurs achètent en grande quantité des vêtements à petit prix, souvent fabriqués à l’autre bout du monde. Elle est caractérisée par une production rapide de nouveaux vêtements et une forte rotation des collections. La fast fashion est née dans les années 1990 avec l’arrivée sur le marché de grandes chaînes de vêtements à bas prix.

    Elle s’est popularisée dans les années 2000 avec l’essor des achats en ligne et la multiplication des marques proposant des collections inspirées des dernières tendances de la mode. Si, d’un point de vue économique, elle a contribué à démocratiser la mode en rendant les vêtements plus accessibles, la fast fashion a malheureusement de nombreux impacts négatifs sur l’environnement.

    Le saviez-vous ?

    Fabriqués majoritairement en Asie, 87 % des vêtements vendus en France doivent être acheminés en avion et en camion. Un jean peut parcourir jusqu’à 65 000 km avant d’arriver jusqu’à vous (5) !

    Le poids de la fast fashion sur l’environnement et le climat

    La production de vêtements nécessite beaucoup de matières premières, d’eau et d’énergie, ce qui entraîne des émissions de gaz à effet de serre, un épuisement des ressources et la pollution des sols et des eaux (1). Chaque année, l’industrie de la mode émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre (GES), soit environ 2 % des émissions globales (1). À titre de comparaison, c’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. D’ici 2050 et en poursuivant ces tendances de consommation, le secteur textile émettrait même 26 % des émissions globales de gaz à effet de serre (1).

    De plus, les vêtements produits dans le cadre de la fast fashion sont souvent de qualité moindre et avec  une durée de vie courte, ce qui encourage les consommateurs à les jeter après seulement quelques mois. Ce ne sont pas moins de 4 millions de tonnes de textiles dont on se débarrasse en Europe chaque année (1), dont 80 % sont jetés dans la poubelle pour ordures ménagères (1) et finissent par être enfouis ou incinérés, polluant toujours un peu plus.

    Le polyester, fléau des mers

    La matière première la plus utilisée pour fabriquer les vêtements est sans conteste le polyester. La consommation mondiale est estimée à environ 40 millions de tonnes par an. Ce sont près de 1 270 kg chaque seconde (2).

    Le polyester est un tissu en plastique fabriqué à partir de produits pétroliers, une ressource fossile limitée. Il est utilisé dans de nombreux vêtements bon marché car il est facile et peu coûteux à produire.

    Cette matière synthétique représente un problème pour l’environnement puisqu’à chaque lavage, elle se décompose et libère des microplastiques qui se retrouvent dans les océans et contaminent la chaîne alimentaire marine. Chaque année, 500 000 tonnes de microparticules de plastique sont ainsi relâchées dans les océans dans le monde, soit l’équivalent de 50 milliards (1) de bouteilles plastiques jetées en mer. 

    Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

     

    Le coton, gros consommateur de pesticides

    Le coton est une autre fibre majoritairement utilisée dans la fabrication des vêtements issus de la fast fashion : plus de 17 millions de tonnes par an (1). Malheureusement, le coton est une matière dont le procédé de fabrication est très gourmand en eau. La culture coton est également la principale consommatrice de pesticides dans le monde et représente 4% des engrais à base d’azote et de phosphore à l’échelle globale (1). Or, ces pesticides finissent par s’infiltrer dans les nappes phréatiques et les cours d’eau, favorisant la prolifération d’algues au détriment des autres formes de vies aquatiques. 

    Une industrie gourmande en produits chimiques

    De nombreux vêtements bon marché sont traités avec des produits chimiques pour les teindre ou les rendre plus résistants. Non seulement ces produits sont toxiques pour ceux qui les fabriquent et pour les consommateurs (3), mais ils le sont aussi pour l’écosystème aquatique qui les reçoit lorsque les habits sont lavés. À titre d’exemple, 20 % de la pollution des eaux dans le monde serait due aux teintures du secteur textile (1). Des produits chimiques qui fragilisent encore un peu plus les écosystèmes aquatiques. 

    Surconsommation et gaspillage vestimentaire 

    Un récent sondage international sur les habitudes d’achat a révélé que les consommateurs achètent beaucoup plus de vêtements qu’ils n’en ont besoin (4), et même qu’ils n’en utilisent. Certains vêtements ne sont portés qu’une dizaine de fois avant de s’en débarrasser, ce qui représente un montant de 460 milliards de dollars par an (1).

    En Europe, on se débarrasse chaque année de 4 millions de tonnes de textiles mais seulement 10 à 12 % sont revendus en seconde main (1). À l’échelle nationale, chaque Français achète en moyenne 9,2 kilos de textiles et chaussures par an, et n’en trie que 3,2 kilos (1). Des chiffres qui montrent l’ampleur de ce gaspillage et l’importance de changer les habitudes de consommation de chacun, pour acheter moins et favoriser le recyclage.

    70 douches en équivalent d’eau sont nécessaires pour produire 1 tee-shirt en coton (1)

    BON À SAVOIR

    Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    Fast fashion : des conseils pour agir à votre échelle

    Vous souhaitez agir pour une mode plus durable ? Plusieurs actions pour réduire l’impact de la fast fashion sur l’environnement sont à votre portée. Il existe par exemple des filières de recyclage pour les textiles, qui peuvent être transformés et réutilisés (sous forme de fibres pour la confection de nouveaux vêtements, de papier, de matériaux isolants, etc.).

    Changez vos habitudes de consommation

    Le monde en général utilise beaucoup plus de vêtements qu’il y a vingt ans. Et si la première chose à faire était d’acheter moins mais mieux ? C’est d’abord se poser systématiquement la question « en ai-je vraiment besoin ? » avant un achat. Vous verrez qu’en réalité, beaucoup d’achats peuvent être évités, ou au moins reportés !  Il y a aussi de bonnes habitudes à prendre pour choisir des vêtements qui dureront plus longtemps :
    –    Si vous avez le choix, préférez des matières naturelles (laine, coton bio, lin, etc.)
    –    Pourquoi ne pas miser sur les « basiques » qui se démodent moins vite ? Cela permet de ralentir le rythme d’achat pour suivre les tendances
    –    Misez sur les produits durables : deux tee-shirts à 9 euros que vous ne portez que pendant une saison coûtent au final plus cher qu’un tee-shirt à 20 euros qui tient au moins deux ans.

    Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

     

    Devenez adepte de la seconde main 

    Plus que jamais l’achat de seconde main séduit, et c’est une bonne nouvelle pour l’environnement et pour votre porte-monnaie (car c’est bien moins cher que du neuf) !

    Il existe aujourd’hui de nombreuses friperies et boutiques de dépôt-vente où chiner les bonnes affaires, mais aussi des e-shops de seconde main. Des sites qui encouragent le tri, vous permettant d’acheter mais aussi de donner une seconde vie à vos vêtements. 

    Réparez plutôt que jeter 

    Un trou dans un pull, une fermeture éclair cassée, et vous voilà à deux doigts de jeter ces vêtements que vous considérez comme importables. Et pourtant, avec un bon tuto et quelques bases de couture, rien ou presque n’est irréparable. Bon à savoir : la broderie redevient très tendance ! Elle permet de réparer vos vêtements tout en les personnalisant avec des motifs géométriques, des fleurs colorées, etc.

    Pensez aussi à des solutions toutes simples : transformer un jean déchiré en short pour l’été, camoufler un trou sous un patch thermocollant, décolorer façon « tie-dye » un tee-shirt qui a déteint, etc.

    Optez pour le recyclage

    Il existe plusieurs moyens pour recycler vos vêtements : 

    • s’ils sont en bon état : vous pouvez leur donner une deuxième vie par la revente en ligne, en dépôt-vente, en vide-grenier ou en brocante. Vous pouvez aussi les donner à des associations qui les redistribueront à des personnes dans le besoin ou les revendront pour récolter des fonds ;
    • s’ils sont usés, troués, tachés : déposez-les dans un point de collecte de tri (container) proche de chez vous. Les vêtements collectés pourront ainsi servir de matières premières pour fabriquer de nouveaux vêtements, papiers ou accessoires. 

    En consommant moins mais mieux, il est possible de réduire l’empreinte écologique de la fast fashion
     

    Consommer moins mais mieux a un nom : la slow fashion, à l’opposé de la fast fashion

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    L’Essentiel de l’article

    • Chaque année, l’industrie textile émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre.
    • Des études récentes ont montré que 90 % des microplastiques trouvés sur les rivages de Suède étaient constitués de fibres textiles synthétiques.
    • Pour produire un t-shirt, il faut l’équivalent en eau de 70 douches ! 

    (1) ADEME
    (2) Global Industry Analysts
    (3) Ministère de l’économie et du budget
    (4) Fondation Ellen MacArthur, A new design for the future of fashion industry (page 36)
    (5) Oxfam, L’impact de la mode : drame sanitaire, social et environnemental

  • Comment construire sa maison éco-responsable ?

    Comment construire sa maison éco-responsable ?

    Réduire son empreinte carbone en construisant un logement durable, c’est possible ! Il convient pour cela de s’organiser et bien se renseigner.

    Échangez avec des professionnels de l’éco-construction

    Avant de vous lancer, pioche à la main, dans votre projet d’éco-construction, pensez-le ! Renseignez-vous en amont auprès de professionnels (les conseillers de l’ADEME ou un cabinet d’architectes) qui seront à même de vous présenter une démarche globale de l’habitat durable. Tournez-vous vers les fédérations professionnelles du secteur du bâtiment (par exemple la Fédération Française du Bâtiment ou les Compagnons du Tour de France) : elles organisent des visites de chantiers et des journées portes ouvertes consacrées à l’éco-construction. Certains proposent aux intéressés de mettre la main à la pâte lors de chantiers participatifs. Un bon moyen d’acquérir des techniques de construction et de former sur le tas ! Prenez aussi conseils auprès de particuliers ayant eux-mêmes bâti une maison respectueuse de l’environnement. 

    Informez-vous sur le cadre législatif

    Règles à respecter, normes en vigueur, dispositifs d’aide à la construction éco-responsable… Renseignez-vous en amont sur le contexte législatif. Des espaces d’information dédiés existent, notamment l’ADEME et l’ADIL. Vous pourrez ainsi entrer en contact avec des experts qui vous guideront en matière de réglementation. Cela vous évitera les arnaques et les faux-pas, et vous permettra de bénéficier de dispositifs financiers. 

    Optez pour un terrain qui présente des avantages écologiques

    Avant d’imaginer la couleur des volets, choisissez le terrain adéquat. Le principe de l’éco-construction est d’intégrer et d’adapter l’habitation à son environnement, et non l’inverse. Il est alors essentiel d’opter pour  un terrain qui présente des atouts écologiques. Cela induit d’étudier la nature du terrain, la végétation avoisinante, l’écoulement des eaux, l’exposition au soleil et au vent pour bénéficier de ressources naturelles. Objectifs : optimiser votre confort et limiter la consommation énergétique. 

    Bon à savoir

    Depuis le 1er janvier 2022, la nouvelle réglementation environnementale (RE 2020) impose une limite d’émissions de GES (gaz à effet de serre) de 4 kgCO2eq/m²/an pour les maisons individuelles. Une performance qui passe notamment par l’interdiction du chauffage au gaz dans les constructions neuves.

    Faites faire, faites avec, ou faites vous-même !

    Pour voir votre rêve d’habiter dans votre maison éco-responsable se réaliser, vous pouvez confier l’intégralité de votre projet à un professionnel, ou lui déléguer certaines étapes et vous charger du reste. Là encore, l’essentiel est d’être bien informé (et formé aux bases) afin d’avoir des échanges fructueux avec la maître d’œuvre et les artisans. Enfin, si vous vous sentez de taille, vous pouvez aussi faire tout vous-même et partir à l’aventure de l’auto-construction (sous réserve d’obtention d’un permis de construire et du respect des règles en vigueur).

    Choisissez les bons matériaux

    Le terrain choisi, place aux matériaux. Bois, chanvre, sable, paille, terre crue… il convient de choisir des éco-matériaux qui répondent aux exigences de la construction durable, de prendre un temps de réflexion pour trouver les meilleures solutions à votre maison pour optimiser la performance énergétique. Pour répondre aux principes du développement durable, un éco-matériau se doit notamment de présenter des qualités techniques et des performances durables dans le temps. Il doit être sain et aussi sûr qu’un matériau classique. Il peut, par exemple, être issu de la biomasse végétale (céréales, oléagineux, plantes à fibres) ou animale à l’instar de la laine de mouton. 

    5% de diminution des émissions de GES des logements entre 1990 et 2017*

    ENVIE D’AMÉLIORER LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DE VOTRE LOGEMENT ?

    Macif Service travaux vous propose un simulateur de travaux de rénovation énergétique et la mise en relation avec des professionnels pour vous accompagner dans la réalisation de vos travaux et pour vos demandes de subventions.

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous et formez-vous avant de vous lancer
    • Prenez connaissance du cadre législatif
    • Choisissez soigneusement le terrain et les matériaux de construction
    • N’hésitez pas à déléguer les travaux les plus exigeants.

    * Notre-environnement.gouv.fr

  • Comment calculer son empreinte carbone ?

    Comment calculer son empreinte carbone ?

    Au quotidien, que ce soit lors de vos déplacements, au travail ou encore à la maison, vous faites des gestes simples qui ont pourtant un impact important sur le climat. Que ce soit individuellement ou par le biais des entreprises qui fabriquent vos biens (vêtements, voiture, électroménager, alimentation…), vous émettez des gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement climatique. Heureusement, l’empreinte carbone est un outil qui permet de mesurer votre impact environnemental et ainsi de revoir vos habitudes.

    1 Comment calculer son empreinte carbone ?

    En analysant vos gestes du quotidien, vous pourrez connaître approximativement votre empreinte carbone, exprimée en équivalent CO₂ (CO₂e). Le calcul repose notamment sur 4 grands axes :

    • L’alimentation : mangez-vous des aliments de saison et plutôt locaux ? Des produits d’origine animale ou végétale ? Limitez-vous au maximum le gaspillage ? Voici quelques questions à vous poser pour découvrir si vous pouvez réduire votre empreinte carbone à table.
       
    • Les transports : quels moyens utilisez-vous pour vous déplacer et à quelle fréquence ? Privilégiez-vous plutôt le train à l’avion ? Le vélo à la voiture ?
       
    • La maison et l’énergie : votre logement est-il construit avec des matériaux écologiques ? Quelle est sa performance énergétique ? Quel type de chauffage utilisez-vous ?
       
    • La consommation et le style de vie : avez-vous des appareils électroniques à la maison ? À quelle fréquence les utilisez-vous ? Sont-ils gourmands en énergie ? Achetez-vous vos vêtements plutôt de seconde main ou préférez-vous des produits neufs ? Êtes-vous un adepte du zéro déchet ?
       
    Comment calculer son empreinte carbone ?

    Le saviez-vous ?

    Un Français émet en moyenne entre 8,2 tonnes de CO₂e par an(2) ! Nous sommes donc encore très loin de l’objectif de neutralité carbone pour 2050, fixé par l’Accord de Paris lors de la COP21(3) en 2015. Raison de plus pour agir vite !

    2 Quel calculateur utiliser pour mesurer son empreinte carbone ?

    Le calcul des émissions de CO2 correspond à la quantité que vous consommez multipliée par le facteur d’émission (transport, logement, consommation, alimentation). Rassurez-vous, il existe différents outils en ligne qui permettent de calculer automatiquement votre empreinte carbone :

    • Nos gestes climat de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) : un simulateur simple d’utilisation et public qui permet d’évaluer votre empreinte carbone individuelle sur une année, le tout par grandes catégories (alimentation, transport, logement, services publics, numérique…).
       
    • Le calculateur d’empreinte écologique WWF : grâce à un questionnaire à choix multiples, vous pouvez définir votre empreinte carbone, le tout ponctué de quelques conseils et astuces pour réduire votre empreinte écologique personnelle.
       
    • Le calculateur CO2 Reforest’Action : il s’appuie sur les données fournies par l’ADEME et se divise autour de trois grands axes (transports, habitation, consommation). Le plus ? Vous pouvez contribuer financièrement pour le climat en convertissant votre empreinte carbone en crédits carbone, qui serviront à financer un projet de solidarité internationale.
       
    • L’empreinte écologique de Footprintcalculator : grâce à un questionnaire simple, découvrez quel est votre “jour personnel du dépassement”. Le jour du dépassement est le jour de l’année où l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut régénérer en un an. En 2021, par exemple, ce “dépassement” a eu lieu le 29 juillet.
       
    • Le diagnostic voyage ou annuel de Good Planet : en quelques clics vous pouvez évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées à un voyage ou à vos consommations et déplacements annuels.
       
    • D’autres outils existent pour connaître votre empreinte écologique, comme CoolClimate, Selectra

    LE SAVIEZ-VOUS ?

     La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    L’Essentiel de l’article

    • Le calcul de l’empreinte carbone repose sur 4 grands axes : l’alimentation, les transports, la maison et l’énergie, la consommation et le style de vie.
    • Différents calculateurs existent pour calculer son empreinte carbone individuelle.
    • L’empreinte carbone s’exprime en CO₂e.

    (1) United Nations Climate Change, L’Accord de Paris

    (2) Ministère de la transition écologique, Estimation de l’empreinte carbone de 1995 à 2020, 2021

    (3) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021

  • Réparation, don, recyclage d’objets : que faire des appareils défectueux ou obsolètes ?

    Réparation, don, recyclage d’objets : que faire des appareils défectueux ou obsolètes ?

    Mis à jour le 01/03/2021

    1 Un espoir ? Je répare

    Les ateliers de réparation solidaires

    Parce que tout le monde n’est pas mécanicien ou électronicien, les ateliers de réparation solidaires se multiplient pour vous aider à donner une seconde vie à vos objets. Une cafetière qui fait pschitt, un smartphone plus très smart, un aspirateur qui tousse ? Passez, faites-vous aider, c’est réparé ! Il vous suffit d’apporter votre matériel usagé dans ces ateliers et, encadré par des bénévoles, vous apprendrez à le réparer. Certains ateliers ont leur propre spécialité, comme l’organisation d’ateliers de réparation de vélos : plus d’excuse pour laisser la bicyclette de Mamie rouiller dans le garage ! Ces ateliers existent partout en France, renseignez-vous sur Internet ou auprès des associations.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    2 Électroménager, électronique, informatique, vélos… : si ça fonctionne, je donne

    Les réseaux solidaires

    Pas envie ou pas le temps de poster une annonce pour vendre votre grille-pain ? Offrez-lui quand même un avenir grâce aux réseaux solidaires partenaires d’Eco-systèmes. Ceux-ci assurent la collecte des appareils en état de fonctionnement, garantissant un réemploi dans le respect des principes du développement durable. Emmaüs, Fédération Envie et des dizaines de structures locales constituent un réseau de 193 points de collecte. Il y en a forcément un près de chez vous !

    342 MILLIONS

    de tonnes de déchets sont produites chaque année en France. (1)

    3 Faire débarrasser la cave ou son grenier gratuitement, c’est possible !

    Emmaüs

    L’association Emmaüs se déplace pour les dons volumineux (parce qu’il y a beaucoup de choses ou parce qu’il s’agit de gros objets). Contactez la structure la plus proche de chez vous par téléphone pour discuter avec eux des modalités de collecte.

    Les ressourceries

    Ces structures (associations, coopératives, etc.) récupèrent vos objets inutilisés quels qu’ils soient (électroménager, vêtements, jouets, bibelots, écrans, etc.). Ils sont alors remis en état et généralement revendus à bas prix. Lorsqu’ils ne sont plus utilisables, ils sont envoyés vers un partenaire recycleur. Si vous avez une grande quantité d’objets à donner, les ressourceries peuvent organiser un rendez-vous à domicile pour les collecter. Il y des ressourceries dans toute la France, trouvez la vôtre sur Ressourceries.fr.

    4 Objets KO ? Jeter, c’est OK !

    En déchetterie

    En rapportant vos appareils, meubles, déchets verts, gravats et autres déchets à la déchetterie, vous vous assurez qu’ils seront traités dans les meilleures conditions environnementales possible, et qu’ils seront recyclés lorsque c’est possible. La plupart des communes sont aujourd’hui équipées d’une déchetterie. Pour y accéder, vous devrez généralement vous inscrire sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile.

    Aux encombrants

    Votre commune organise probablement des tournées régulières de ramassage des déchets encombrants. La régularité dépend des communes, voire des quartiers. Renseignez-vous auprès de la mairie.

    Auprès d’un revendeur

    Si vous achetez un nouveau lave-linge parce que le vôtre a rendu l’âme, sachez que le vendeur (si c’est un professionnel) a pour obligation de reprendre votre ancien appareil au moment de la livraison du nouveau. Et depuis 2015, les revendeurs d’électroménager d’une surface de vente supérieure à 400 m2 sont également tenus de reprendre vos petits appareils électroménagers (moins de 25 cm de côté) sans obligation d’achat. Vous pouvez donc vous rendre en magasin pour les déposer.

    88% des Français change de smartphone alors que l’ancien fonctionne encore. (2)

    5 Smartphones, ordinateurs et tablettes : recycler pour ne pas polluer

    Smartphones, ordinateurs et tablettes contiennent de nombreuses matières très polluantes : plastiques, verre, métaux lourds. Il est donc très important de ne pas s’en débarrasser n’importe comment et de s’assurer qu’ils seront intégrés dans un circuit de traitement ou de recyclage adapté. L’association Emmaüs reprend et répare ces matériels lorsqu’ils sont encore en état de fonctionner. Sinon, déposez-les en points de collecte chez les revendeurs, en déchetterie ou aux encombrants. À noter : il faut au moins « 5 ans d’utilisation pour que l’impact environnemental de l’usage du smartphone soit équivalent à celui de sa fabrication » selon l’ADEME.

    Appareil électroménager en panne ?

    Plutôt que de jeter, privilégiez la réparation avec l’option Panne électroménager du contrat Assurance Habitation de la Macif.*

     

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Au lieu de jeter, pensez à réparer ! Des ateliers d’aide à la réparation se multiplient pour tout type de matériel.
    • Les objets en état peuvent être donnés aux associations comme Emmaüs.
    • Les ressourceries récupèrent tous types d’objets.
    • Les objets inutilisables doivent être jetés en déchetterie.

    (1) Ademe, Déchets-Chiffres-clés, 2022
    (2) Ademe, L’impact des smartphones, 2020
  • Réduction des déchets : 4 écolos donnent leurs tips pour un quotidien plus vert

    Réduction des déchets : 4 écolos donnent leurs tips pour un quotidien plus vert

    Sous l’effet cumulé de l’urbanisation et de l’augmentation de la population, la Banque mondiale prévoit que la quantité de déchets produits chaque année s’élèvera à 3,4 milliards de tonnes d’ici 2050, soit une hausse de 70 % (1) ! Face à cette perspective déprimante, la résistance s’organise.

    72 %

    C’est la part de déchets ménagers recyclés en France en 2022, en hausse sur tous les types de matériaux. (2)

    1 Pour le ménage : une bonne dose d’huile de coude

    Charlotte, 29 ans. « Je fais mes produits ménagers moi-même. Simplement avec du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, je nettoie toutes les surfaces. En plus, j’ai trouvé une astuce pour aromatiser le vinaigre : faites-y infuser vos pelures d’orange. Comme ça, ma maison a une odeur sympa après le ménage ! »

    2 À bat le plastique, vive le vrac !

    Loïc, 30 ans. « J’essaie d’avoir un mode de vie zéro plastique. Je fais très peu de tri, puisque j’achète tout sans emballage. On imagine souvent que ce sont seulement les produits solides, comme les pâtes, les céréales ou le riz qui sont vendus en vrac. En réalité, on trouve aussi des produits d’entretien, du savon noir, du vin, des épices ou encore de l’huile. Dans ma salle de bains, je me sers de dentifrice, de shampoing, de savon et de déodorant solides. »

    80 000 tonnes de plastique

    se perdent dans la nature tous les ans en France. (3)

    3 Exit les objets à usage unique

    Anna, 37 ans. « J’évite tout ce qui est jetable, comme les lingettes démaquillantes ou les serviettes hygiéniques. Je préfère les solutions réutilisables ou lavables. D’ailleurs, j’utilise des couches lavables pour mon bébé. Quant aux éponges pour entretenir la maison, je les ai remplacées par des vieux torchons. »

    4 Un compost trognon

    Emmanuelle, 40 ans. « Avec mon mari, nous ne jetons plus rien d’organique à la poubelle. On en fait du compost ! Et puis nous récupérons également les graines et les noyaux des fruits et légumes. Ces graines nous permettent de faire notre propre potager, au sein de la copropriété. La terre vient du compost, les graines de notre consommation. Résultat, nous n’avons pas mis les pieds dans une enseigne de jardinerie depuis 2 ans ! »

    L’Essentiel de l’article

    • Faites le ménage juste avec du vinaigre blanc et du bicarbonate soude.
    • Achetez en vrac pour réduire vos déchets plastiques.
    • Dites au revoir aux objets à usage unique.
    • Valorisez vos déchets organiques grâce au compost.

    (1) Banque mondiale, Selon un nouveau rapport, la production mondiale des déchets augmentera de 70 % d’ici 2050 si rien ne change rapidement, 2018

    (2) CITEO 2022

    (3) WWF, Chaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée, 2019.

  • Économiser l’eau : 5 conseils pour préserver la planète et le budget

    Économiser l’eau : 5 conseils pour préserver la planète et le budget

    1 S’en remettre au ciel

    Toute l’eau que vous utilisez n’a pas forcément besoin d’être potable (arrosage, lavage de voiture), et loin du robinet, une ressource tombée du ciel fera tout à fait l’affaire : l’eau de pluie. Pour cela, il vous suffit d’investir dans un récupérateur d’eau hors sol, à installer sous la gouttière et qui offre des capacités de collecte de 200 à 10 000 litres selon les modèles. Renseignez-vous dans les magasins de bricolage ; en plus, c’est plutôt simple à installer.

    150 à 200 litres d’eau

    consommés en moyenne pour un bain.**

    2 Prélèvement à la source

    Équiper ses robinets pour réduire sa consommation d’eau ! Installez sur vos robinets et pomme de douche des réducteurs d’eau (également appelés économiseurs ou mousseurs). Leur système, qui mélange air et eau, permet de réduire de près 40 % le débit d’eau, sans perte de confort. Autre astuce : le pommeau de douche intelligent, qui change de couleur quand la douche s’éternise…

    70 à 120 litres d’eau

    consommés en moyenne pour un lave-linge.**

    3 La chasse au gaspi

    Sachez que 20 % de notre consommation d’eau provient des toilettes, soit plus de 12 000 litres consommés par personne et par an pour la chasse d’eau… Pour baisser la facture, équipez-vous d’une chasse à double commande (ou éco-chasse) qui stoppe le débit d’eau sitôt le bouton relâché. L’installation d’éco-plaquettes dans la cuve de remplissage (ou tout simplement une brique) qui réduit la quantité d’eau expulsée offre également de bons résultats.

    200 litres d’eau

    consommés en moyenne pour un lavage de voiture.**

    4 Ne rien laisser fuiter

    Un petit goutte-à-goutte, ça coûte… Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un robinet qui fuit pourrait coûter jusqu’à 100 euros par an. Inutile de prendre votre loupe : fermez tous les robinets le soir venu et relevez votre compteur d’eau. Si le lendemain, celui-ci a bougé, cherchez l’erreur et changez les joints !

    5 Les gestes qui coulent de source

    Ils sont connus, mais sont à mettre en pratique ! Fermez le robinet d’eau pendant le brossage de dents, privilégiez la douche au bain, lancez le lave-vaisselle ou le lave-linge quand ils sont pleins, optez pour des cycles « éco », arrosez le jardin le soir venu (pour éviter que l’eau s’évapore rapidement) ou encore réutilisez l’eau de la maison (celle qui a servi au lavage de légumes, à la cuisson des aliments) pour des usages extérieurs.

    L’Essentiel de l’article

    • Récupérez l’eau de pluie.
    • Équipez vos robinets de réducteurs d’eau.
    • Limitez le débit de la chasse d’eau.
    • Stoppez les fuites !

    * Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement 2020

    ** Source : Actions Planète Propre, La consommation d’eau des ménages

    *** Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

  • Le World CleanUp Day : comment participer à ce grand nettoyage de la nature ?

    Le World CleanUp Day : comment participer à ce grand nettoyage de la nature ?

    1 World CleanUp Day : la nature vous dit merci !

    Partout dans le monde, les déchets sauvages souillent les villes et les milieux naturels. Il suffit de se promener autour de chez soi pour le constater : emballages, pneus, gravats, mobilier usagé et ordures diverses sont régulièrement jetés dans l’espace public. Pour lutter contre ce fléau, les associations du World CleanUp Day organisent, chaque année, une journée mondiale de collecte des dépôts sauvages, à laquelle chacun peut participer. Vous aussi, vous pensez que la nature n’est pas une poubelle ? Mobilisez-vous !

    2 Monter sa team* pour envoyer les ordures

    Collecte niveau débutant

    Pour participer, c’est simple ! Montez une équipe en comptant sur les bonnes volontés de votre entourage : famille, amis, voisins, etc. Choisissez ensuite votre champ d’action : les espaces verts du quartier, une décharge sauvage derrière l’hypermarché, les berges d’une rivière, une plage, un terrain vague… Retrouvez toutes les informations pratiques : tenue recommandée (gants, bottes, gilets de sécurité), un modèle de décharge à faire signer aux participants, etc. sur le site du World CleanUp Day. Déjà plusieurs centaines de personnes ont relevé le défi. Qu’attendez-vous !

    *Équipe

    Vous souhaitez participer à une journée de collecte des déchets ?

    Rendez-vous sur Diffuz, la plateforme citoyenne de la Macif, pour vous inscrire ou lancer un défi pour la prochaine journée du World Clean Up Day.

    Collecte niveau expert

    Vous souhaitez créer un événement de plus grande envergure et mobiliser un large cercle de bénévoles ? La bonne idée : promouvoir votre opération en relayant l’événement sur vos réseaux sociaux comme l‘a fait Diffuz sur sa page Facebook ou en organisant une soirée de présentation, par exemple.

    Seul(e) ? Pas de problème !

    Vous n’avez pas le temps de créer votre propre équipe ? Rejoignez un groupe de bénévoles près de chez vous. Rien de plus facile, le site permet de faire une recherche géographique de toutes les actions organisées pour cette journée événement.

    Plus de 8,7 millions de mégôts

    ont été ramassés en France lors du World CleanUp Day 2021. (1)

    3 Ramassez, triez, recyclez, soufflez !

    Prêts pour la collecte ? Félicitations ! Avant de vous lancer, gardez en tête que vous devrez trier les déchets sauvages. Mieux vaut donc anticiper la nature et le volume de ce que vous allez récolter, et prévoir plusieurs bacs ou types de sacs : un pour les emballages, un pour les déchets non recyclables, un pour les métaux, etc.

    Dans la mesure du possible, programmez un ou plusieurs passages à la déchetterie la plus proche pour vous débarrasser définitivement des fruits de votre ramassage. L’idée n’est surtout pas d’encombrer vos poubelles, mais que les déchets retrouvent leur place dans le circuit de collecte, pour des paysages dépollués.

    L’Essentiel de l’article

    • Le World CleanUp Day est une journée mondiale de collecte des déchets sauvages.
    • Tout le monde peut participer.
    • Les déchets ramassés doivent être triés et remis dans le circuit de collecte et recyclage.

    (1) worldcleanupday.fr