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  • Des « forêts urbaines » pour sauver les villes ?

    Des « forêts urbaines » pour sauver les villes ?

    Les milieux urbains, peu propices à la balade ? S’il est rare de ralentir le pas dans les métropoles, où le bruit se mélange à la pollution atmosphérique, c’est peut-être en partie par le manque de végétation.

    Pour l’organisation mondiale de la santé (OMS), il faudrait au moins 9 m² d’espaces verts par habitant, avec un idéal de 50 m² à moins de 300 mètres de chaque habitation (1). Paris arrive tout juste à ce seuil, avec 9 m² de végétation par habitant, et la ville de Grenoble atteint quant à elle les 17 m².

    « Malgré des périodes plus favorables à la nature urbaine que d’autres, les XIXe et XXe siècles ont été peu propices au développement d’une importante naturalité en ville car ils sont marqués par l’hygiénisme et le fonctionnalisme : les arbres devaient être bien taillés et agencés dans des espaces verts ou le long des grands boulevards au nom de la santé publique. Et jusqu’à la loi Labbé de 2017 qui interdit les produits chimiques dans l’espace public, et les premières actions municipales, la ville était, dans la réglementation, encore considérée comme un espace stérile pour la biodiversité », retrace Hugo Rochard, doctorant en géographie à l’Université Paris Cité.

    C’est donc à partir de ce constat qu’Enrico Fusto et Damien Saraceni ont fondé en 2016 l’association Boomforest. L’idée : recréer des écosystèmes forestiers en ville via la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki : « Nous voulions recréer des espaces autonomes et plus sauvages, souligne Damien, l’un des fondateurs. Car les plantations ornementales, les villes savent déjà bien le faire. » Après un voyage au Japon, Enrico se lance, avec l’aide de Damien et plusieurs groupes de citoyens, à la création de différentes mini-forêts en Ile-de-France. « En 2017, nous avons débuté notre premier projet de plantation Porte-de-Montreuil, sur un talus du boulevard périphérique dans le 20e arrondissement à Paris. Aujourd’hui, nous pouvons suivre cinq projets par saison entre 500 à 900 mètres de surface, dont un à Lyon porté par la municipalité », abonde Damien.

    Lire aussi : Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

     

    La ville comme territoire d’expérimentation

    Au sein de l’équipe de Boomforest, des gens passionnés qui tentent collectivement d’agrader – améliorer la qualité d’un sol ou d’un milieu, par opposition à ce qui le dégrade – leur environnement, mais pas n’importe comment : « Les endroits que nous avons choisis à Porte-de-Montreuil et aux Lilas avaient des sols dégradés et pauvres en biodiversité», se rappelle Damien.

    Le botaniste Akira Miyawaki a montré qu’une restauration rapide du couvert forestier et du sol était possible, même sur des sols très dégradés, ce qui en fait une technique idéale pour les milieux urbains. Cette méthode, qui a permis de reboiser de nombreux sites – notamment en Inde et autour de la Méditerranée (2) – consiste à planter plusieurs espèces locales de manière très rapprochée en s’inspirant d’un écosystème forestier à son stade final.

    Avant de pouvoir planter, Damien et Enrico ont réalisé un minutieux travail de recherche pour retrouver les espèces d’arbres et d’arbustes naturellement présentes dans la région. « Nous nous sommes d’abord renseignés sur les essences d’arbres qui poussent dans les bois de la région, y compris ceux de Boulognes et de Vincennes, puis nous avons croisé ces informations à des sources historiques. » C’est donc des hêtres, des chênes, des érables, des ormes mais aussi des sureaux, des aubépines et des groseilliers, ainsi que plusieurs arbres fruitiers comme le pommier sauvage et le noisetier qui ont été plantés sur les différents sites parisiens. Ensuite, viennent l’attente, et un long travail de vigilance d’environ trois ans – pour s’assurer de la survie des jeunes plants. « Nous avons vraiment limité les passages pour qu’il y ait le moins de piétinements possibles », précise Damien. Les bénévoles interviennent donc seulement quelques fois dans l’année, pour l’arrosage et la coupe de certaines herbes.

    Une forêt dense aux multiples vertues

    Une fois arrivés à maturité, ces espaces ont de nombreuses vertus pour les riverains : diminution des températures, augmentation de la biodiversité, amélioration de la qualité de l’air et du bien-être. Pour se rendre compte de l’augmentation de la biodiversité, le géographe Hugo Rochard a réalisé des relevés de la flore avec l’écologue Marion Brun sur les sites de l’association. Sur un mètre carré de terrain, les deux scientifiques ont comparé la diversité des micro-forêts à celles des sites adjacents : « Un an après la plantation, on observe une densité de trois à quatre arbres par mètre carré. Une flore spontanée s’est également développée tout autour des arbres : elle vient enrichir la diversité des espèces présentes – qui est environ deux fois plus importante sur ces sites par rapport à ce que l’on trouve sur les talus à proximité, où le gazon est fauché au moins deux fois par an en moyenne », explique le chercheur.

    Malheureusement, pour l’association Boomforest, le manque de suivi scientifique des différents projets ne permet pas de dire si la qualité des sols s’en voit améliorée. Damien constate toutefois de façon empirique la présence d’insectes : « Lorsque nous avons planté près du périphérique au Lilas, il y avait des déchets plastiques dans le sol et aucun insecte. Un an plus tard, il a suffi de creuser un peu le sol pour y trouver des vers de terre et plein d’autres organismes vivants. »

    Lire aussi : Quiz : Quelles menaces sur la biodiversité et comment la protéger ?

    Pour Michaël Belluau, chercheur spécialisé dans les questions de plantations urbaines au laboratoire de recherche canadien PaqLab, les bénéfices d’une mini-forêt urbaine pourraient même aider à lutter contre l’érosion : « Le principal problème en ville, c’est le tassement du sol : le milieu urbain le rend sec et dur et cela complique l’infiltration de l’eau par le sol. En revanche, avec la présence des racines, le sol est aéré. Et même en bord d’autoroute, ces forêts les maintiennent. »

    En effet, les bois, les haies ou même de simples talus permettent déjà d’intercepter l’eau de surface. Ces micro-forêts ont aussi pour avantage de demander peu d’entretien : « L’objectif est de rendre ces espaces autonomes, c’est le cas pour le moment de notre projet à Porte-de-Montreuil quatre ans après la plantation », partage fièrement Damien Saraceni.

    Le défi n’était pourtant pas simple à relever, car aucune initiative similaire n’avait eu lieu en France jusqu’alors… ou presque : « Le mouvement de “renaturation” des villes n’est pas totalement nouveau, précise Hugo Rochard. Les premières politiques cohérentes en ce sens datent, en France, d’une quinzaine d’années, avec, dans le cas de l’afforestation, le projet de “forêt linéaire nord” et “sud” à Paris. Ici, ce qui est nouveau, c’est qu’il s’agit d’une initiative citoyenne qui vise à la création d’un écosystème et non plus la protection d’un seul arbre remarquable. C’est un projet collectif à tous les niveaux. »

    Ce désir de créer des écosystèmes – qui remplaceraient les arbres isolés dans du béton en ville – vient aussi des récentes découvertes scientifiques : « Depuis une dizaine d’années, nous avons pris conscience du niveau de communication des arbres dans les forêts : certaines espèces s’entraident. Les arbres sont plus résistants lorsqu’ils peuvent communiquer avec d’autres végétaux. Et les micro-forêts ont le même potentiel », conclut Michaël Belluau.

    (1) WIT Transactions on Ecology and The Environment

    (2) Ranjan, V., Sen, P., Kumar, D. et al. A review on dump slope stabilization by revegetation with reference to indigenous plant.

  • Quelles sont les technologies pour rouler vert ?

    Quelles sont les technologies pour rouler vert ?

    1 Des voitures « vertes »

    Les voitures électriques

    Les constructeurs proposent aujourd’hui de plus en plus de modèles fonctionnant avec un moteur électrique. La question la plus importante au moment de l’achat réside dans l’autonomie du véhicule. Il faut alors vous demander quels types de parcours vous serez amené à réaliser avec votre voiture électrique. Sachant qu’il y a une différence entre l’autonomie annoncée par le constructeur et l’autonomie réelle.

    L’autre élément à prendre en considération tient à la recharge. Deux choses à regarder de près : le chargeur embarqué à bord de la voiture (plus il sera puissant plus le temps de charge sera court) et la présence d’un connecteur rapide (qui permettra de pouvoir recharger jusqu’à 80 % d’énergie en 30 minutes sur une borne adaptée) indispensable pour des trajets longs. Bien que l’usage de ce type de véhicules se démocratise peu à peu, les prix restent encore élevés.
     

    Les voitures hybrides

    Les véhicules hybrides sont composés de deux moteurs : le principal est un moteur à essence classique et le secondaire est électrique. Ce dernier est actif lorsque la voiture roule à faible allure. Ainsi, en dessous de 50 km/h, la voiture ne consomme pas de carburant et n’émet pas d’émanations polluantes. Le moteur électrique peut également assister le premier au moment des accélérations.

    La batterie électrique qui fournit l’électricité nécessaire se recharge pendant les phases de freinage et de décélération, grâce au moteur électrique capable de jouer ponctuellement le rôle de dynamo.

    Certains modèles hybrides sont désormais rechargeables sur une prise de courant. Ils possèdent une batterie de plus forte capacité et peuvent ainsi parcourir entre 20 et 50 kilomètres en mode électrique.

    Ce sont les voitures « vertes » les plus abordables aujourd’hui.
     

    Les voitures à l’hydrogène

    Ce sont des véhicules électriques fonctionnant grâce à une pile à combustible (PAC). Les véhicules à PAC ne rejettent que de l’eau. Ils présentent plusieurs atouts pratiques. Leur rechargement en hydrogène est aussi rapide qu’un plein d’essence : 3 à 5 minutes, et leur autonomie est similaire à celle d’un véhicule diesel : un plein d’hydrogène permet de parcourir jusqu’à 600 kilomètres.

    Néanmoins, le prix de ces véhicules est pour l’heure prohibitif, et il existe très peu de stations permettant de les recharger. Mais de nombreux industriels investissent dans cette technologie.

    103 G DE CO2

    Les véhicules neufs vendus en France en 2022 émettaient en moyenne 103 g de CO2/km. En 2010, ce total s’élevait à 130 g de CO2/km.  (1)

    2 Et des équipements « verts » comme les pneus écologiques

    Les pneus basse consommation

    Ils permettent de consommer moins d’essence (et donc de rejeter moins de CO2), sachant que les pneus sont responsables de 20 à 30 % de la consommation d’un véhicule (2). En jouant sur les mélanges de gomme et des sculptures originales, les pneus basse consommation limitent la perte d’énergie due au frottement entre les roues et la route. Ils offrent ainsi les mêmes conditions de sécurité et de longévité qu’un pneu classique, tout en permettant de réaliser des économies de carburant de l’ordre de 7,5 % pour un pneu de classe A. Les informations sur la performance énergétique d’un pneu neuf sont mentionnées sur leur étiquette.

    Mais aussi…

    Les équipementiers développent des solutions pour rendre les véhicules toujours moins polluants et énergivores. Les deux plus prometteuses : un récupérateur de chaleur perdue à l’échappement et transformée en énergie (EHPG) et une solution d’hybridation des moteurs thermiques, le moteur étant assisté dans les situations les plus consommatrices (48V).

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    * Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    L’Essentiel de l’article

    • Trois modèles dominants de véhicules verts : électriques, hybrides et à l’hydrogène.
    • Un équipement incontournable : les pneus basse consommation.

    (1) Ademe, Évolution du taux moyen d’émissions de CO2 en France 
    (2) Commission européenne, Guide du consommateur pour des pneus économes en énergie
  • Comment bien trier ses déchets ?

    Comment bien trier ses déchets ?

    Si trier ses déchets est devenu une démarche soutenue par nombre de Français, il peut parfois être difficile de se saisir des bons gestes. On fait le point.

    1 Tri sélectif : les déchets classés en différentes familles

    Les déchets ménagers peuvent être classés en cinq grands groupes :

    • les encombrants (électroménager, literie, meubles…), les déchets dangereux (peintures, solvants, pesticides, médicaments, piles…) ;
    • les déchets de jardin (feuilles, herbe, branches…), les déchets de la voiture (huiles de vidange usagées, batteries, pneus…) ;
    • les ordures ménagères (verre, papier, emballage carton, bouteilles en plastique…). Pour mieux les recycler, il convient de connaître à quelle famille correspondent vos déchets afin de les jeter au bon endroit.
       
    • Lire aussi : Quiz : êtes-vous incollable sur le tri ?

    Chiffre-clé

    89 %(1) des Français trient leurs emballages, dont 51 % systématiquement.

    2 Poubelles de tri sélectif : des codes couleurs pour se repérer

    Si la couleur des poubelles peut varier d’une ville à une autre, reste que de manière générale, les codes couleurs sont harmonisés : le bac vert est dédié aux emballages en verre. Facile à retenir !

    La poubelle jaune est destinée à déposer en vrac les emballages en acier et en aluminium, comme les boîtes de conserve, les canettes de soda et de bière, certains aérosols, les boîtes d’aliment pour animaux, les bouteilles en plastique (d’eau, de soda, de lait…), les flacons en plastique (PET, PEHD ou PP) de produits d’hygiène, de beauté et d’entretien, les boîtes et emballages en carton, les briques alimentaires, les journaux, les papiers…

    La poubelle grise ou noire est réservée aux ordures ménagères, ou le reste des déchets qui ne peuvent être accueillis par les autres compartiments. Face à un doute, n’hésitez pas à contacter votre mairie !

    Plus rares, vous pouvez aussi avoir, selon votre commune, une poubelle bleue dédiée au papier, journaux et prospectus, et une poubelle marron ou rouge pour les déchets non recyclables type cartouches d’encres d’imprimantes.

    3 Que faire des autres déchets ?

    Vous pouvez aussi donner une seconde vie à vos vêtements. Dans un état correct, ils pourront être utiles à d’autres personnes. Apportez-les à des associations caritatives comme Emmaüs ou le Secours Populaire. Les affaires trop usées peuvent, elles, être déposées dans un conteneur le Relais, une référence en revalorisation de textile.

    Il existe, par ailleurs, des dispositifs dédiés aux déchets spéciaux comme les ampoules, les piles et les cartouches d’imprimantes. Les commerçants ou grandes surfaces qui en vendent sont dans l’obligation de reprendre celles qui sont usagées. Une fois collectées, les matières qui composent vos ampoules et vos piles sont récupérées et revalorisées.

    Pour tous vos objets dangereux (solvants, peintures, détergents, pesticides…), vos encombrants, vos matériels électriques et électroniques ainsi que vos déchets verts, rendez-vous en déchèterie où des bennes et conteneurs leur sont dédiés. Sur place, des agents vous aiguilleront pour bien les trier. Pour vos médicaments (périmés ou non), déposez-les à la pharmacie proche de chez vous.

    Comment bien trier ses déchets ?

     

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Chaque année, des milliers d’actions solidaires, citoyennes et utiles au quotidien sont proposées par la Macif.

    L’Essentiel de l’article

    • Identifiez les différentes familles de déchets.
    • Les poubelles de couleurs permettent de mieux trier.
    • Les objets volumineux ou dangereux sont à déposer à la déchèterie.
    • Pour vos vêtements, des solutions de recyclage existent.

    (1) CITEO, Les chiffres clés du tri et du recyclage des emballages ménagers en 2020

  • Tourisme durable, l’équation impossible ?

    Tourisme durable, l’équation impossible ?

    Clap de fin pour les paquebots de tourisme de plus de mille tonnes à Venise : depuis 2019, ils sont interdits d’accès au centre historique de la Sérénissime. En cause, les dégâts environnementaux générés par les quelques 600 bateaux de croisières accostant chaque année, avec leurs lots de touristes et d’émissions d’oxyde de soufre et d’azote.

    « Cette décision illustre un point de bascule intéressant. Venise est un cas extrême et très emblématique de saturation touristique. La ville a atteint un point de non-retour, qui l’oblige à considérer le tourisme comme une activité exigeant un contrôle, et non plus seulement comme une ressource potentielle », analyse Julien Rochette, de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).

    Signe des temps ? De l’Adriatique à la baie de Maya, en Thaïlande, fermée au public depuis 2018 pour permettre au système écologique de se régénérer (les allers et venues quasi incessants de bateaux de vacanciers menaçaient les récifs coralliens), des initiatives de régulation s’observent ici ou là. Le chantier est vaste : le tourisme, première industrie mondiale, connaît un essor alarmant.

    Lire aussi : Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    En 2018, 1,4 milliard de touristes internationaux (c’est-à-dire passant au moins une nuit hors de leur pays) ont arpenté la planète (1). Ils étaient 25 millions en 1950. D’ailleurs, « la croissance du tourisme international reste supérieure à celle de l’économie mondiale », claironne l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) dans son dernier rapport. Mais si ce dynamisme a généré 1 700 milliards de dollars de recettes, son coût écologique est colossal.

    Avec la pandémie mondiale, le tourisme international a drastiquement chuté. En 2021, il a progressé de 4% par rapport à 2020, mais est resté 72% inférieur à 2019, l’année d’avant la pandémie.(2)  En 2022, la reprise est lente mais bel et bien en cours.

    Il faut dire qu’au-delà d’une empreinte carbone considérable (8% émissions mondiales de gaz à effet de serre) (3), l’industrie touristique accentue l’artificialisation massive des sols et notamment des littoraux, provoque une diminution drastique de la biodiversité dans de nombreuses régions du globe et participe de la pollution des océans… Ainsi, l’environnement marin et côtier de la Méditerranée, qui concentre près d’un tiers du tourisme mondial, avec 350 millions de visiteurs annuels, paie un lourd tribut.

    « Le développement rapide et la construction d’infrastructures (…) ont engendré de graves problèmes d’érosion et de pollution en de nombreux points du pourtour méditerranéen », observe Greenpeace. « Les projections tablent sur une fréquentation touristique annuelle de 600 millions, dès 2025 : en l’absence de régulation, on se dirige dans certains sites déjà très fréquentés vers une destruction de la biodiversité et un chaos le plus total », abonde Julien Rochette.

    Tourisme durable : ne plus être « touriste »

    En réaction à ce constat accablant, un tourisme plus responsable se développe depuis une vingtaine d’années, pour tenter de promouvoir d’autres manières de voyager. Tourisme vert, responsable, équitable…

    Derrière la pluralité sémantique, un objectif commun, défini par l’OMT : « tenir pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ».

    Vaste programme, qui trouve localement des applications concrètes, comme à la basse Kinabatangan à Bornéo, en Malaisie, que la géographe Clotilde Luquiau a étudié de près. Dans cette zone forestière, une dizaine d’opérateurs touristiques locaux se sont engagés en faveur de l’écotourisme en établissant une charte avec WWF Malaisie, se traduisant par la création d’un budget commun finançant la protection de l’environnement, et luttant entre autres contre le braconnage.

    D’autres actions sont également mises en place, comme le programme Home Stay, qui propose à des locaux d’accueillir des touristes chez eux, une formule moins impactante pour l’environnement que l’hôtellerie classique et permettant un bénéfice social local, ou encore comme la plantation d’arbres par les touristes : une proposition qui resterait anecdotique si elle n’était relayée par le financement d’équipes locales pour mener à grande échelle la reforestation. Cet écotourisme n’est pas forcément réservé aux plus aisés, défend Clotilde Luquiau : nuits chez l’habitant, jumelages associatifs, échanges de maison… de nombreuses possibilités plus respectueuses de l’environnement sont aussi moins onéreuses que des vacances « classiques ».

    Mais si la géographe se félicite de ces initiatives locales, elle reste réservée quant au développement d’un tourisme durable à l’échelle mondiale.

    « Aujourd’hui, c’est une illusion. Pour que cela advienne, il faudrait que l’environnement global, législatif, économique, s’engage, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »

    Clotilde Luquiau

    Face à des pratiques prédominantes inchangées, qui continuent de croître, et à l’heure où une classe moyenne désireuse de voyager émerge en Asie, le tourisme durable reste une niche. Et il a aussi ses limites.

    « La présence humaine, même respectueuse, perturbe le milieu naturel. Et si le développement économique local permis par l’écotourisme a des aspects positifs, il contribue à augmenter les moyens d’une population qui va consommer davantage, et donc avoir un impact environnemental plus élevé… » précise la géographe Clotilde Luquiau.

    Surtout, par le seul fait de prendre l’avion, le vacancier alourdit considérablement son empreinte carbone : un unique aller-retour Paris-Chicago suffit à atteindre le quota individuel d’émission de Co2 annuel qui permettrait de limiter le réchauffement planétaire à 2° d’ici la fin du siècle, explique l’ingénieur et auteur Jean-Marc Jancovici (4).

    Taxer davantage les vols peut être une solution, mais elle soulève une question de justice sociale. Pour résoudre l’équation, des pistes sont avancées ici et là, telles que celle proposée par le Committee on Climate Change, Haut Conseil pour le Climat du Royaume-Uni : alors que 15% de la population britannique est responsable de 70% des vols, la mise en place d’une taxe proportionnelle à la distance parcourue dans les airs sur les dernières années permettrait de pénaliser les plus gros consommateurs, sans exclure du ciel les vacanciers occasionnels, statistiquement moins aisés.

    « L’ensemble des acteurs et opérateurs touristiques doivent introduire des notions de durabilité dans les services qu’ils proposent. S’il faut encourager le marché du tourisme durable à se développer, c’est surtout sur le tourisme dit de masse qu’il faut agir, car c’est là qu’est la plus grande incidence sur l’environnement, »

    appelle pour sa part Julien Rochette

    Nous en sommes encore loin : malgré les déclarations d’intention, la plupart des pays posent encore aujourd’hui la question touristique en termes financiers. « C’est la logique de chiffres qui domine », regrette l’expert.

    « Le modèle qui a prévalu depuis cinquante ans n’est plus acceptable d’un point de vue social et environnemental. Tout est à réinventer, » conclut-il. Y a plus qu’à.

    (1) OMT, rapport annuel, édition 2019

    (2) OMT, rapport annuel, édition 2022

    (3) Lenzen, M., Sun, Y., Faturay, F. et al. The carbon footprint of global tourism. Nature Clim Change

    (4) Extrait de cours de Jean-Marc Jancovici à l’École des Mines de Paris, Mai 2019

  • Trottinettes électriques : la sécurité avant tout !

    Trottinettes électriques : la sécurité avant tout !

    1 Quels sont les dangers en trottinette électrique ?

    Alors que 900.000(1) trottinettes électriques ont été vendues en France en 2021, cette mobilité alternative n’est pas sans risque. Particulièrement plébiscitée dans les grandes villes, où la circulation est souvent dense, elle rend ses usagers tout aussi vulnérables que les cyclistes. Si le danger peut venir des autres (changements de directions des voitures sans vérifier les angles morts, piétons qui traversent sans toujours faire attention ou hors des passages piétons…), il peut aussi venir de l’usage qu’on en fait.

    En effet, plus lourdes qu’une trottinette classique, les trottinettes électriques peuvent être difficiles à manier, augmentant le risque de chute. Des chutes qui, selon la vitesse et la situation dans laquelle on se trouve, peuvent être particulièrement graves.

    2 Apprendre à conduire une trottinette électrique

    Veillez à choisir un modèle de trottinette en fonction de l’utilisation que vous comptez en faire et du revêtement que vous allez emprunter le plus souvent. Préférez des roues larges et hautes pour les revêtements non lisses, type pavés ou gravillons par exemple. Si vous roulez sur du bitume, vous pouvez vous permettre tout type de roue.

    La première étape avant de commencer à conduire une trottinette électrique est de découvrir et comprendre comment elle fonctionne. N’hésitez pas à lire le manuel d’instructions et à vous familiariser avec les différentes commandes. Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre mairie ou d’organisations agréées pour savoir si des sessions d’initiation sont organisées. Il est également important de veiller à ce que la trottinette soit en bon état général et que les freins fonctionnent correctement.

    Une fois que vous vous sentez à l’aise, vous pouvez commencer à rouler. Il est recommandé de conduire pour la première fois dans un environnement calme et sécurisé, à l’abri de la circulation (zones sans voiture, zone piétonne si c’est autorisé, pistes cyclables, parking, allées…). Cela vous permettra de prendre vos marques et de gagner en stabilité. Aussi, n’hésitez pas à demander de l’aide à quelqu’un ayant de l’expérience. Il/Elle saura vous mettre à l’aise et vous montrer comment bien vous positionner, freiner ou prendre des virages serrés par exemple.

    Quoi qu’il en soit, commencez par rouler au pas et augmentez progressivement la vitesse jusqu’à ce que vous vous sentiez à l’aise. À noter que la vitesse maximum autorisée est de 25 km/h. Ensuite, vous pourrez vous insérer dans la circulation, en commençant par un trajet où le trafic n’est pas trop dense. N’oubliez pas les règles de base :

    • regardez toujours devant vous (ne regardez pas vos pieds !)
    • veillez à votre environnement et surveillez les autres usagers de la route (voitures, cyclistes…)
    • soyez particulièrement attentif aux piétons, qui peuvent surgir de nulle part et qui ne vous entendent pas forcément arriver sur votre trottinette.
    • respectez le Code de la route et les panneaux de signalisation/feux de circulation.
       
    • Lire aussi : Trottinettes électriques : comment contredire les haters* ?
       
    Trottinettes électriques : la sécurité avant tout !

    Bon à savoir

    La trottinette électrique fait partie des Engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). À ce titre, l’assurance responsabilité civile est obligatoire, en cas d’accident avec une autre personne. Des garanties complémentaires existent et vous permettront d’être indemnisé en cas de vol ou de casse de votre trottinette.

    3 Quels sont les équipements obligatoires pour rouler avec une trottinette électrique ?

    Comme les cyclistes, les motards ou encore les piétons, les utilisateurs de trottinette électrique sont considérés comme des usagers vulnérables car peu – ou pas – protégés dans la “jungle urbaine”. C’est pourquoi, le Code de la Route impose certains équipements pour rouler avec une trottinette électrique comme :

    • des feux avant et arrière ;
    • de dispositifs réfléchissants à l’avant et à l’arrière ;
    • un avertisseur sonore (klaxon) pour pouvoir prévenir en cas de danger ;
    • un système de freinage en bon état de fonctionnement ;
    • un gilet rétro-réfléchissant la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante.
       

    D’autres équipements ne sont pas obligatoires, néanmoins ils sont indispensables pour vous aider à rester en sécurité :

    Chiffre-clé

    Selon le dernier bilan de la sécurité routière, le nombre de blessés en trottinette, motorisé ou non, a augmenté de 120 %(2) entre 2019 et 2021, en agglomération.

    Bon à savoir

    Ce que dit la loi sur la trottinette électrique

    • Vous devez être âgé d’au moins 12 ans pour utiliser une trottinette électrique.
    • La vitesse est limitée à 25 km/h et une seule personne est autorisée par trottinette.
    • Les trottinettes électriques doivent circuler sur les pistes cyclables. En l’absence de pistes cyclables, il est autorisé de circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h, et sur les aires piétonnes (à condition de rouler à une allure modérée (6km/h) et de ne pas gêner les piétons).
    • La circulation sur les trottoirs est interdite (sauf autorisation du maire). 
    • Concernant le stationnement, il est autorisé sur les trottoirs sous réserve de ne pas gêner les piétons (et sauf interdiction spéciale du maire).

    4 Comment entretenir sa trottinette ?

    Comme pour n’importe quel moyen de transport (vélo, scooter, voiture…), il est important de veiller au bon entretien de votre trottinette électrique. Une défaillance électrique ou autres pannes mécaniques pourraient vous mettre en danger. Il est donc recommandé de faire un état général de votre trottinette au moins une fois par mois et de vérifier que tout est en état de fonctionnement avant chaque sortie. Cela va passer notamment par :

    • contrôler le bon fonctionnement de tous les éclairages et feux directionnels
    • vérifier que les freins fonctionnent correctement
    • tester le système de pliage de votre trottinette (ouverture / fermeture)
    • contrôler la pression des pneus et l’état des amortisseurs
    • vérifier l’état de la batterie

    De manière plus périodique, il est important de resserrer de temps en temps les vis et écrous pour votre confort et votre sécurité, mais également de nettoyer et lubrifier les différents éléments de votre trottinette électrique pour préserver ses performances et la protéger de la rouille et du gel. En cas de doute, n’hésitez pas à faire réparer votre trottinette électrique chez un réparateur spécialisé.

    Aussi, pour garder votre trottinette en bon état de fonctionnement le plus longtemps possible, il est recommandé de la stocker à l’abri de l’humidité et d’éviter de garder la batterie pendant une très longue période sans l’utiliser.

    ÊTES-VOUS UN.E ADEPTE DE LA TROTTINETTE ÉLECTRIQUE ?

    Soyez couvert en cas de vol ou de casse avec l’assurance trottinette électrique Macif.

    L’Essentiel de l’article

    • 900 000 trottinettes électriques vendues en France en 2021.
    • Les utilisateurs de trottinette électrique sont considérés comme des usagers vulnérables.
    • La sécurité en trottinette électrique passe – entre autres – par l’utilisation des bons équipements.

    (1) Fédération des professionnels de la micro mobilité (FP2M)

    (2) Observatoire national interministériel de la sécurité routière, Accidentalité routière 2021 – données provisoires au 31 janvier 2022

  • L’écomobilité, c’est quoi ?

    L’écomobilité, c’est quoi ?

    1 L’écomobilité, qu’est-ce que c’est ?

    Aussi appelée “mobilité douce” ou “mobilité durable”, l’écomobilité désigne tous les modes de transport alternatifs respectueux de l’environnement. Cela inclut les transports publics, le covoiturage, la marche, le vélo, la trottinette, la voiture électrique… C’est une démarche qui a pour objectif de limiter l’impact des transports sur l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique. Au fil du temps, de plus en plus de villes mettent en place des offres de déplacements et des infrastructures favorables à l’écomobilité :

    • augmentation du nombre de pistes cyclables (17 500 km en 2019, soit une multiplication par 2,5 en 5 ans selon le Ministère de la transition écologique) ; – développement des zones de covoiturage ;
    • développement des services de transport en commun (bus, train, tram, métro…) ;
    • mise à disposition de vélos / trottinettes et autres mobilités douces en libre-service.

    Si les collectivités accélèrent la cadence côté écomobilité, les particuliers ont eux aussi changé progressivement leurs habitudes. Bien que la voiture reste le mode de transport personnel le plus utilisé (75 %)(2), de plus en plus de Français adoptent des modes de transport plus respectueux de l’environnement. En effet, près de 2,8 millions(3) de vélos ont été vendus en France en 2021. Les trottinettes électriques ont elles aussi rencontré un franc succès avec plus de 900 000(3) exemplaires vendus sur l’année. Les voitures hybrides ont également enregistré une hausse de 60,5 %(4) de leurs ventes la même année.

    L’écomobilité, c’est quoi ?

     

    2 Quels sont les enjeux de l’écomobilité ?

    Les enjeux liés à l’écomobilité sont nombreux :

    • un enjeu environnemental : afin de tenir la stratégie Nationale Bas-Carbone, qui a pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050(5), il est nécessaire de réduire considérablement les gaz à effet de serre sur les prochaines années. Or, les transports représentent 31 %(1) des émissions de CO2 en France. En privilégiant l’écomobilité et donc les modes de transport émettant peu ou pas de gaz à effet de serre (tels que la marche, le vélo, les transports en commun, etc.), vous pouvez réduire votre empreinte carbone et lutter – à votre échelle – contre le réchauffement climatique.
       
    • un enjeu de santé publique : Les effets de la pollution de l’air extérieur sur la santé humaine ne sont plus à démontrer et provoquent environ 48 000 décès(6) chaque année en France. Il est donc primordial d’agir pour préserver la santé de tous. Aussi, le manque d’activité physique augmenterait de 20 à 30 %(7)les risques de décès. L’écomobilité pourrait donc être une réponse à ce phénomène de sédentarité, grâce à des modes de transports alternatifs doux comme la trottinette ou le vélo. Par exemple, faire 30 minutes de vélo par jour réduirait de 30 %(8) les risques de maladie. – un enjeu économique : D’après l’Insee, les Français dépensent en moyenne 13,6 % de leur revenu pour se déplacer. L’écomobilité est par définition écologique et économique. Si vous avez la possibilité de remplacer la voiture par le vélo, par exemple, notamment pour les courts trajets, vous pouvez réduire votre consommation de carburant et donc vos frais de transport. Une bonne option pour soulager votre budget !
       
    • Lire aussi : Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail

    Le saviez-vous ?

    Pour favoriser l’écomobilité, un outil a été mis en place auprès des entreprises : le Plan de Mobilité employeur, autrefois appelée plan déplacement entreprise (PDE). Il permet aux entreprises de diminuer le nombre de déplacements en voiture individuelle et de favoriser les modes de transport alternatifs tels que le covoiturage (via la mise en place d’une plateforme de mise en relation des covoitureurs), les transports en commun (en remboursant le titre de transport au-delà des 50 % réglementaires), le vélo, etc.

    3 Comment adopter l’écomobilité au quotidien ?

    Adopter une mobilité durable au quotidien passe par le fait de changer quelques-unes de vos habitudes. Vous pouvez ainsi :

    • Prendre les transports en commun plutôt que de prendre la voiture pour vous déplacer.
    • Faire du vélo ou marcher, surtout pour les courtes distances.
    • Utiliser les applications de covoiturage pour mutualiser le nombre de trajets en voiture.
    • Troquer votre voiture thermique pour un modèle hybride.
    • Privilégier les produits locaux et les circuits courts pour réduire les trajets en transport de vos biens (avion, camion, porte-conteneurs…)
       
    • Lire aussi : Quelles sont les technologies pour rouler vert ?

    Bon à savoir

    Depuis 2020, il existe un forfait “mobilités durables” pour les trajets domicile-entreprise. Il s’agit d’un abonnement mensuel qui permet aux utilisateurs de bénéficier d’un tarif préférentiel pour l’utilisation de modes de transport alternatifs aux voitures particulières, tels que les bus, les trains, les tramways et les vélos.

    L’Essentiel de l’article

    • L’écomobilité désigne tous les modes de transport alternatifs respectueux de l’environnement.
    • Les enjeux de l’écomobilité sont à la fois écologiques, économiques et de santé publique.
    • Des aides sont mises en place pour favoriser l’écomobilité au quotidien.

    (1) Notreenvironnement.gouv, Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports

    (2) Ipsos, 48 % des Français reconnaissent que leur mode de déplacement quotidien n’est pas écologique, 2022

    (3) Union Sport & Cycle, Observatoire du Cycle 2021 – Résultats, 2022

    (4) L’Association des constructeurs (ACEA), 2022

    (5) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021

    (6) notre-environnement.gouv, Pollution de l’air extérieur et santé, 2019

    (7) OMS, Activité physique, 2020

    (8) sports.gouv, infographie

  • Tout savoir sur l’empreinte carbone

    Tout savoir sur l’empreinte carbone

    1 Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?

    L’empreinte carbone est un indicateur qui permet de mesurer l’impact de vos activités du quotidien sur l’environnement. Il s’agit d’évaluer la quantité de gaz à effet de serre que vous émettez, liés à vos déplacements, votre alimentation, votre logement ou encore votre consommation de biens & services.

    Pour simplifier son calcul, l’empreinte carbone est exprimée en dioxyde de carbone équivalent, dont le symbole est CO2e. Ainsi, tous les gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique sont rassemblés autour d’une seule et même valeur rapportée au CO2.

    2 Quelle est l’empreinte carbone moyenne en France ?

    Alors que depuis 1995, l’empreinte carbone de la France restait stable, depuis 2019, on observe une baisse de 9 %(1), notamment liée à la diminution des déplacements et au ralentissement de l’économie pendant la crise sanitaire. En 2020, on estimait l’empreinte carbone moyenne d’un Français à 8,2 tonnes(1) de CO2e, contre 9 tonnes(1) en 2019. Une baisse encourageante mais qui reste insuffisante pour viser la neutralité carbone collective d’ici 2050, comme s’y est engagée l’Union Européenne(2). Mais alors, quelles sont les catégories qui représentent la plus grande part de notre empreinte carbone moyenne ?
     

    L’empreinte carbone des transports

    31 %(3) des émissions françaises de gaz à effet de serre proviennent des transports. Un Français émet en moyenne 2,6 tonnes de CO2 par an(4) via ses déplacements, notamment via l’utilisation majoritaire de la voiture (72 %). En effet, une voiture émet en moyenne 190 g d’équivalent CO2 par km(5), alors qu’un métro émet seulement 3 g et un TGV 2 g(5) pour la même distance.

    Toutefois, on peut espérer des chiffres à la baisse sur les prochaines années grâce au développement des nouvelles mobilités (autopartage, covoiturage, vélo, trottinette électrique…), et des énergies pour rouler vert (biocarburants, voitures/bus/scooter électriques…).
     

    L’empreinte carbone de son logement

    Le logement est également un gros poste de dépense énergétique. C’est le deuxième en termes d’émission de gaz à effet de serre (18 % du total national)(3), notamment à travers les sources d’énergies présentes au sein de l’habitation pour chauffer / cuisiner / se laver / s’éclairer (électricité, gaz, fioul, etc.). Image 03 (corps texte) Texte alternatif : Une femme règle son chauffage. Title : L’empreinte carbone d’un logement dépend du mode de chauffage, de l’électroménager, de la production d’eau chaude et de la cuisine en général.
     

    Tout savoir sur l’empreinte carbone

    La consommation et le style de vie

    Qu’il s’agisse de meubles, d’électroménager, d’équipements électroniques, de vêtements… l’achat de biens et services est aussi à l’origine de 18 %(3) des émissions de gaz à effet de serre en France. Si l’industrie de la mode se place en tête de liste côté bilan carbone avec 2 %(6) des émissions de gaz à effet de serre mondiales, l’achat de biens et services numériques augmente drastiquement ces dernières années. Les sources d’émissions de gaz à effet de serre sont diverses : lors de leur fabrication, lors de leur usage (consommation électrique associée / piles polluantes…), mais aussi lors de leur destruction (incinération, mise en décharge, etc.).

    L’empreinte carbone de son alimentation

    Selon l’Ademe, l’alimentation représente environ 24 % de l’empreinte carbone des ménages français (en comptant les émissions de gaz à effet de serre liées à la production agricole et au transport des aliments). L’une des causes ? Leur consommation importante de viande. En effet, chaque Français mange en moyenne 86 kg(7) de viande par an. Or, 100 grammes de protéines de bœuf (c’est-à-dire environ 400 g de steak) entraînent en moyenne la libération de l’équivalent de 50 kg de CO2(8) dans l’atmosphère. Pour l’agneau, c’est environ 20 kg d’équivalent CO2, pour le porc 7,6 kg eq CO2 et pour la volaille 5,7 kg eq CO2. Pour une même quantité de protéines, le tofu, par exemple, génère seulement 2 kg eq CO2 et les légumes secs entre 0,4 et 1,2 kg eq CO2.

    Le mauvais bilan carbone de la viande s’explique d’abord par l’impact sur la biodiversité des cultures, comme les céréales, pour nourrir les animaux. Ensuite, la consommation d’énergie au sein des élevages, ainsi que les émanations de fumier et de lisier augmentent l’empreinte carbone. Enfin, les ruminants comme le bœuf et le mouton, produisent naturellement du méthane qu’ils rejettent dans l’air et qui participe au réchauffement climatique.

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat.

    Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    3 Comment se calcule l’empreinte carbone d’un produit ou d’un service ?

    Connaître l’empreinte carbone d’un bien ou d’un service, c’est se donner l’opportunité de choisir une option plus respectueuse de l’environnement et devenir éco-responsable. Mais alors, comment calculer leur empreinte carbone ? Il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble du “cycle de vie” du produit, de sa phase de recherche et développement à sa destruction ou son recyclage en fin de vie.

    Pour ce faire, on additionne toutes les émissions de gaz à effet de serre produits par :

    • L’extraction des matières premières nécessaires à sa réalisation ;
    • La manière dont il a été transformé ;
    • Son type d’emballage ;
    • Le mode de transport utilisé ;
    • Sa consommation lors de l’utilisation ;
    • Sa fin de vie (recyclage ou destruction de l’objet).
       

    Un calcul qui n’est pas toujours simple au quotidien. Alors pour choisir des produits plus responsables, vous pouvez vous référer à des éléments facilement identifiables sur les produits comme :

    • L’étiquette énergétique que l’on retrouve sur les appareils électroménagers neufs, et qui permet de savoir si le produit est plus ou moins énergivore ;
    • Le lieu de fabrication (plus le produit viendra de loin, plus les émissions de gaz à effet de serre liées à son transport seront importantes) ;
    • Les matériaux utilisés, comme le plastique qui est particulièrement polluant dans sa fabrication et dans sa destruction ;
    • Le recyclage, de son emballage au produit lui-même.

    4 Comment réduire son bilan carbone personnel ?

    Calculer son bilan carbone permet non seulement de mesurer l’impact de ses activités du quotidien sur l’environnement, mais aussi d’identifier d’où viennent ses émissions de gaz à effet de serre, dans le but de les réduire. Les éléments à prendre en compte pour réduire votre bilan carbone sont :

    • L’alimentation : pour réduire votre empreinte carbone à table, vous pouvez limiter votre consommation de viande, privilégiez des produits locaux et de saison, et limitez le gaspillage alimentaire.
    • Les transports : covoiturage, achat d’une voiture électrique, limiter ses voyages en avion au profit de voyages en train… Il existe différents moyens de limiter son empreinte carbone côté transports.
    • Le logement : si certains optent pour des maisons autonomes et durables, d’autres petits gestes peuvent considérablement réduire les émissions de gaz à effet de serre (remplacer les ampoules par des LED, éteindre ses appareils électriques plutôt que de les mettre en veille, etc.)
    • La consommation et le style de vie : afin de limiter votre empreinte carbone, vous pouvez privilégier l’achat de seconde main plutôt que du neuf, optez pour des produits à faible consommation d’énergie, procéder au tri sélectif ainsi qu’au recyclage au quotidien…

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Chaque année, des milliers d’actions solidaires, citoyennes et utiles au quotidien sont proposées par la Macif.

    5 Calcul et réduction de l’empreinte carbone

    Afin de pouvoir prendre conscience de votre impact écologique et mettre en place les bons gestes pour la réduire, il est important de savoir calculer votre empreinte carbone. Rassurez-vous, différents simulateurs existent pour simplifier vos calculs. C’est le cas notamment de “Nos gestes climats” de l’Ademe, “Le diagnostic voyage ou annuel” de Good Planet, “Le calculateur d’empreinte écologique” de WWF et bien d’autres. Un geste simple qui permet de prendre conscience de votre impact sur l’environnement pour changer certaines de vos habitudes !

    L’Essentiel de l’article

    • L’empreinte carbone est un indicateur qui permet de mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement.
    • Elle s’exprime en dioxyde de carbone équivalent (CO2e).
    • Les transports, le logement, la consommation et l’alimentation sont les catégories qui représentent la plus grande part des émissions des gaz à effet de serre.

    (1) Ministère de la transition écologique, Estimation de l’empreinte carbone de 1995 à 2020, 2021 (2) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021
    (3) Notreenvironnement.gouv, Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports
    (4) MyCO2, Empreinte carbonne moyenne en France en 2019
    (5) ADEME, Mon impact transport, consulté en 2022
    (6) Greenpeace, Mode éthique ou fast-fashion ?
    (7) FranceAgrimer, La consommation de viande en France en 2019, 2020

    (8) (Poore, 2018) J. Poore, T. Nemecek – Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers – Science – 01 Jun 2018 : 987-992

  • 10 conseils pour une conduite éco-responsable

    10 conseils pour une conduite éco-responsable

    1 Pour les petites distances : métro, vélo… ou à pied

    Comme le moteur a besoin de chauffer pour tourner normalement, l’accumulation de courts trajets peut l’abîmer. Pour les déplacements de moins de dix minutes en voiture, faites un peu d’exercice : allez-y à pied ou à vélo ! Autre possibilité : empruntez les transports en commun s’ils sont disponibles.

    2 Privilégiez les nouvelles mobilités

    Trottinette ou vélo électrique, voire même overboard, autant d’alternatives pour circuler sans se fatiguer (ou presque) mais surtout sans consommer d’essence ! De nombreuses villes ont signé des partenariats avec des entreprises de free-floating pour permettre aux habitants de louer ces engins au quotidien. Vous pouvez aussi bénéficiez d’aide de l’état pour acheter un vélo à assistance électrique, renseignez-vous ! 1

    Vous souhaitez acheter un vélo électrique ?

    La Macif vous aide à financer votre achat de vélo et de trottinette électrique !

    3 Mettez la pédale douce

    Lorsque vous êtes en ville, une conduite sportive peut entraîner une hausse de la consommation de carburant de 40 %. Évitez donc les à-coups en anticipant au mieux les mouvements du trafic ; n’accélérez pas subitement pour vous arrêter au feu rouge 50 mètres plus loin, par exemple.

    Roulez également à la bonne vitesse en vous repérant au régime moteur signalé au compteur (nombre de tours par minute) : si vous êtes trop haut dans les tours, votre consommation augmente de façon significative.

    4 Vitesse : pas d’excès !

    Ne pas respecter les limitations de vitesse est non seulement dangereux et interdit, mais en plus cela ne fait pas gagner de temps ! Adopter une conduite apaisée, c’est aussi consommer moins d’énergie (donc faire des économies) et produire moins d’émissions de CO2. D’après l’Agence internationale de l’énergie, baisser sa vitesse de 10 km/h sur l’autoroute pourrait même permettre d’économiser 430 000 barils de pétrole chaque jour (environ 1% de la consommation mondiale quotidienne actuelle)2.

    5 Couper le moteur pour une conduite éco-responsable

    Bon à savoir : si le moteur reste plus de trente secondes au ralenti, il consomme plus d’énergie que s’il est stoppé puis redémarré. Mieux vaut donc l’arrêter lorsqu’il tourne inutilement. De nombreux constructeurs automobiles équipent d’ailleurs leurs véhicules neufs d’un système “Stop and start” (Arrêt et redémarrage automatiques).

    40% d’économie de carburant peut être réalisée en adoptant l’écoconduite*.

    6 La clim’ avec modération

    La climatisation augmente elle aussi la consommation de la voiture. Utilisez-la ou coupez-là à bon escient ! Pas besoin de descendre à 19 °C quand la température extérieure est de 30 °C, ce n’est d’ailleurs pas conseillé. Un honnête 23 °C (ou même 25 °C) suffit à garder une sensation de fraîcheur !

    7 Pensez à réviser

    Carburateur ou allumage déréglés, pot catalytique fatigué… : de nombreux facteurs de surconsommation peuvent être éliminés simplement en surveillant de près votre véhicule. Faites donc réviser celui-ci régulièrement.

    8 Soyez gonflé

    Évitez de conduire avec des pneus sous-gonflés : c’est dangereux et cela accroît la consommation de carburant. Jetez un œil à la pression de vos pneus tous les 500 kilomètres environ et, si possible, à froid.

    9 Restez (aéro)dynamique !

    Ajouter des équipements à votre véhicule, même vides, augmente la consommation, car cela freine l’aérodynamisme, en plus de l’alourdir. Un porte-vélo génère une surconsommation de 35 %, une barre de toit de 28 %, un coffre de toit de 17 %3.

    10 Voyagez… à plusieurs !

    Vous souhaitez alléger votre bilan carbone ? Passez au covoiturage ! Cela permet de réaliser des économies de carburant, mais aussi de diminuer les embouteillages et la pollution. 

    Une autre solution ? L’autopartage, où vous êtes copropriétaire d’un véhicule, ce qui vous permet d’en partager l’usage et les frais. Il existe des sociétés d’autopartage dans toute la France. Renseignez-vous auprès du réseau Citiz, par exemple, également partenaire de la Macif.

    L’Essentiel de l’article

    • Conduisez sans à-coups, en respectant les limitations
    • Évitez les très courts trajets
    • N’abusez pas de la clim’
    • Passez au covoiturage !

    1 Prime vélo – Ministère de l’économie, des finances et de la relance 2021

    2 IEA 2022

    * ADEME 2012

    3 ADEME, 2016

     

  • Écologie : comment donner une seconde vie à vos vêtements ?

    Écologie : comment donner une seconde vie à vos vêtements ?

    Plus de 100 milliards(1) de vêtements sont vendus chaque année dans le monde. Et en moyenne, on achète 60 %(1) de vêtements de plus qu’il y a 15 ans. Reste que chacun peut agir pour avoir un dressing plus responsable.

    1 Faites du tri dans vos placards

    La première étape pour consommer la mode de façon responsable est de vider votre placard pour trier vos vêtements en trois piles : une pour ceux que vous voulez garder, une autre pour ceux que vous souhaitez donner à des associations et la dernière pour ceux que vous pouvez vendre en ligne.

    Pour vous séparer de vos vêtements plus facilement, commencez par trier vos habits hors saison. Pensez aussi à les essayer pour garder seulement ceux qui vous vont ! Autre astuce : demandez-vous si vous pouvez composer au moins 3 ou 4 tenues avec ce vêtement pour être sûr de le porter.

    2 Faites des dons à une association caritative

    Vous pouvez faire don de vos vêtements, en vous tournant vers des associations caritatives comme la Croix-Rouge, Emmaüs, le Secours Populaire… Rien de plus simple ! Il vous suffit de vous rendre au point de collecte de vêtements le plus proche de chez vous. Si vous avez des vêtements professionnels, vous pouvez les donner à La Cravate Solidaire qui collecte chemises et costumes pour les redistribuer à ceux qui en ont besoin. Pensez aussi aux Ressourceries et autres Relais, des structures de valorisation des déchets textiles permettant de créer des emplois, ou directement dans une boutique solidaire.

    Certaines applications ou sites, comme Geev ou Donnons.org par exemple, permettent aussi de poster des petites annonces pour faire don de vos vêtements à d’autres particuliers. N’hésitez pas non plus à contacter votre mairie pour connaître les initiatives locales en la matière.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    3 Revendez les vêtements que vous ne portez plus

    Vinted, Le Bon Coin… Il existe plusieurs plateformes de vente en ligne réputées où les vêtements que vous ne portez plus pourront trouver preneurs. Privilégiez la mise en vente d’habits de saison et de basiques qui ne se démodent pas : petite robe noire, chemise blanche, vestes, trenchs, pulls en maille, etc. Veillez également à fixer un prix de vente raisonnable et à soigner votre annonce (description complète, photos de qualité…). Pour assurer une vente, ne lésinez pas sur les conseils et réponses aux questions des potentiels clients.

    4 Transformez vos vieux vêtements

    Afin de limiter votre consommation de textile, vous pouvez aussi réparer vos vieux vêtements pour les porter à nouveau ! Adhésif thermocollant, fermetures éclair, du fil et une aiguille… Pas besoin d’être diplômé en couture pour raccommoder vos pièces abîmées. Autre option : la customisation ! En ajoutant quelques broderies, des boutons voire en découpant un morceau de tissu, votre vêtement prend une toute nouvelle allure. Et en prime, vous avez une pièce unique !

    Pour donner une seconde vie aux vêtements que vous ne portez plus, vous pouvez aussi les donner, quand c’est possible, à vos proches ou à vos amis. Le plus jeune de vos enfants peut aussi reporter ceux de ses aînés, s’ils sont à son goût bien sûr et que l’usure est minimale !
     

    Écologie : comment donner une seconde vie à vos vêtements ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Faites du tri dans vos placards à chaque nouvelle saison.
    • Pensez à faire des dons aux associations caritatives au profit des plus démunis.
    • De nombreux e-shop de seconde main existent pour revendre ses vêtements.
    • Optez pour la réparation ou la customisation pour reporter vos anciennes pièces.

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    (1) Ademe, La mode sans dessus-dessous, consulté en 2022

  • Étudiants : astuces pour devenir éco-responsable avec un petit budget

    Étudiants : astuces pour devenir éco-responsable avec un petit budget

    « J’ai conscience que la planète sera probablement en très mauvais état quand je serai plus âgée donc pour moi, c’est logique d’essayer de limiter les dégâts dès maintenant », lance Camille, 20 ans, étudiante en agroalimentaire. Comme elle, Antoine, 23 ans, étudiant en pharmacie, a conscience de l’importance de s’engager pour préserver la planète et les générations futures. Et de rappeler que « beaucoup d’actions qui appellent juste au bon sens peuvent être menées par chacun d’entre nous ».

    1 Consommer de manière raisonnée

    Vêtements, chaussures, objets… Les deux étudiants prônent l’achat utile et raisonné. « Mon téléphone n’a pas des performances optimales, mais il fonctionne encore donc j’attends avant d’en acheter un nouveau », explique Camille. Même son de cloche pour Antoine : « Dans mon armoire, j’ai les vêtements qui me suffisent. Pas plus. Et je ne fais jamais les soldes car c’est un piège pour surconsommer » explique-t-il.

    2 Encourager le réemploi

    Autre action éco-responsable qui porte ses fruits : favoriser le réemploi. « Je revends sur des plateformes dédiées ou je donne les objets et vêtements que je n’utilise pas », indique l’étudiante. Antoine fait, lui, don des habits qu’il ne porte plus. « Je ne jette jamais mes vêtements encore en bon état, je les dépose chez Emmaüs ou je les donne à mon petit-cousin ». Des initiatives simples qui peuvent vous permettre de limiter l’impact de l’industrie textile sur l’environnement.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires pour préserver l’environnement. Renseignez-vous !

    3 Se déplacer sans énergie

    Dès que la possibilité s’offre à elle, Camille se déplace « à pied, vélo ou skate » pour limiter son empreinte carbone. « Pour certains trajets, je prends le train ou le car et quand je n’ai pas le choix, j’utilise ma voiture, mais je propose toujours de faire du covoiturage » explique-t-elle. Antoine privilégie aussi les mobilités douces (vélo électrique, trottinette, marche à pied…) ou les transports en commun à chaque fois qu’il le peut. Outre la vertu écologique, cela permet de faire des économies sur votre budget.

    4 Adapter sa consommation alimentaire

    Pour réduire son empreinte environnementale, Camille a décidé de ne plus manger de viande. « Cela demande une sacrée motivation, mais c’est une des actions individuelles qui a le plus d’impact sur le réchauffement climatique, car l’élevage représente 14,5 %(2) des émissions de CO2 dans le monde. Et ça me permet aussi de moins dépenser », explique-t-elle. Autre geste éco-responsable que vous pouvez adopter : acheter des produits de saison et en circuits courts. De son côté, Antoine « ne consomme plus d’avocats ni de produits contenant de l’huile de palme, dont la production participe à la déforestation. »

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

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    5 Des gestes numériques éco-responsables

    Côté numérique, Camille privilégie les appareils reconditionnés (c’est-à-dire remis à neuf pour être réutilisés). « Je ne possède pas plus d’appareils que je n’en ai besoin, soit un smartphone et un PC portable », précise-t-elle. Elle utilise également un moteur de recherche éco-responsable dont les bénéfices servent à lutter contre la déforestation. Un geste très simple et accessible à tous !

    Autres actions pour protéger l’environnement ? Se tourner vers des appareils économes en énergie et durable. Ce sont là aussi des b.a.-ba pour Antoine. « Je me fie aux labels comme l’Ecolabel européen ou la certification TCO, pour être sûr que mon appareil aura une durée de vie raisonnable, tout en me permettant de réduire ma facture d’électricité », explique-t-il.

    Le saviez-vous ?

    Selon l’Ademe, la pollution numérique est responsable de 2,5 %(3) des émissions de CO2 en France et 4 %(3) dans le monde.

    L’Essentiel de l’article

    • Veillez à consommer de manière raisonnée.
    • Préférez donner une seconde vie à vos objets.
    • Adaptez votre consommation alimentaire.
    • Pensez à réduire votre empreinte numérique.

    (1) Crédoc, Environnement: les jeunes ont de fortes inquiétudes mais leurs comportements restent consuméristes, 2019

    (2) Greenpeace, Élevage industriel : un effet bœuf sur l’environnement, 2017

    (3) ADEME, La face cachée du numérique, 2019