Étiquette : Environnement

  • Écolabels : comment reconnaître les produits certifiés écologiques ?

    Écolabels : comment reconnaître les produits certifiés écologiques ?

    La situation climatique actuelle nous pousse à repenser nos habitudes et à privilégier une consommation plus responsable. Afin d’y parvenir, nous pouvons nous fier aux labels présents sur les étiquettes de nos achats. Mais qu’est-ce qu’un écolabel ? Quelles sont les garanties ? On fait le point pour vous aider à consommer plus responsable.

    1 Qu’est-ce qu’un écolabel ?

    Les écolabels, ou labels écologiques, servent à identifier les produits et services qui ont un impact réduit sur l’environnement et la santé, tout au long de leur cycle de vie (de la conception au recyclage). Ils garantissent la qualité écologique des produits, mais également leurs bonnes performances d’utilisation. L’objectif des écolabels est d’encourager la prévention des déchets et la protection de l’environnement.

    2 Ecolabel Européen, NF environnement : se fier aux labels officiels

    En France, il existe deux labels officiels auxquels vous pouvez vous fier : l’Écolabel européen et NF Environnement. Lorsque vous achetez un produit certifié par ces labels, vous avez la garantie qu’il a un impact moindre sur l’environnement, tout en étant aussi performant qu’un produit non labellisé.

    L’écolabel européen, créé en 1992 par la Commission européenne, est le seul label écologique officiel européen utilisable dans l’ensemble des États membres pour permettre aux consommateurs d’identifier les produits les plus respectueux de la santé et de l’environnement tout au long de leur cycle de vie (conception, fabrication, commercialisation, recyclage). Cet écolabel peut apparaître aussi bien sur de la lessive, qui ne contient pas de substances nocives pour la santé, que sur un pantalon composé de fibres durables, par exemple. Vous pouvez retrouver la liste des produits concernés par l’écolabel européen sur le site de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

    Le label NF Environnement, créé en 1991, repose sur les mêmes principes que l’écolabel européen, mais il s’applique uniquement sur le territoire Français. NF Environnement garantit, par exemple, que vos meubles sont fabriqués avec du bois issu de forêts durables ou que la peinture de vos murs contient très peu de métaux lourds et de substances nocives pour votre santé. La liste des produits labellisés est disponible sur le site du label.

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    Bon à savoir

    Quelle est la différence entre Écocert et Écolabel européen ?

    L’écolabel Écocert impose l’utilisation d’ingrédients biologiques dans la composition de ses produits. L’écolabel européen, lui, est moins exigeant, car il ne restreint pas l’utilisation de certaines substances nocives et polluantes (OGM, parfums de synthèse, colorants, etc.).

    3 Ecocert : le label des produits alimentaires et cosmétiques

    On retrouve la certification Ecocert sur beaucoup de cosmétiques, mais vous pouvez également le retrouver sur des produits alimentaires, textiles et détergents, comme indiqué sur le site officiel du label. Si vous souhaitez acheter des cosmétiques respectueux de l’environnement et de votre santé, vous pouvez vous tourner vers les produits labellisés Ecocert, qui s’appuie sur une liste d’ingrédients naturels. Le cahier des charges Ecocert offre la garantie d’un produit sans OGM, sans colorant, sans parabène, sans parfum de synthèse et contenant au moins 10 %(1) d’ingrédients biologiques. Pour les produits ménagers, le label certifie qu’ils contiennent 5 %(1) maximum d’ingrédients de synthèse. Il interdit, par ailleurs, l’utilisation du plastique et encourage fortement les écorecharges.
     

    Écolabels : comment reconnaître les produits certifiés écologiques ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Un écolabel garantit qu’un produit ou un service est respectueux de l’environnement et de la santé.
    • Ecolabel Européen et NF environnement sont les deux écolabels officiels.
    • Ecocert garantit qu’un produit intègre des composants et un contenant respectueux de l’environnement et de la santé.

    (1) Écoconso, À quels labels reconnaît-on un cosmétique écologique ?, 2020

  • Vacances d’hiver : comment skier plus écolo ?

    Vacances d’hiver : comment skier plus écolo ?

    Le ski vert, ça n’existe pas. Tout comme les stations de ski écologiquement irréprochables. Certaines d’entre elles enneigent artificiellement les pistes pour pallier la fonte des neiges, soit en faisant venir des tonnes d’or blanc par camion ou avion, soit en investissant dans des installations de neige de culture. Des solutions ni écologiques ni viables économiquement sur le long terme, le coût de la production de la neige artificielle étant très élevé. D’autres stations, en revanche, ont entamé des démarches pour limiter leur impact sur l’environnement. Un petit pas écolo que vous pouvez soutenir en adoptant un comportement plus écoresponsable au ski.

    1 Tout schuss vers le « Flocon Vert » ou le Green Globe

    Commencez par opter pour une station aux bonnes pratiques environnementales : tri et ramassage des déchets, transports en commun sur place et vers les gares, utilisation d’énergies renouvelables. Pour les trouver, faites confiance au
    Flocon Vert
    : ce label, décerné par l’association Mountain Riders, identifie les stations de ski qui répondent à un cahier des charges formalisé par plus de 70 acteurs du tourisme et du développement durable en montagne. Elles sont encore peu nombreuses, mais la liste s’allonge d’année en année. Châtel ou Chamonix dans les Alpes (74), Les Rousses dans le Jura (39) ou La Pierre Saint-Martin dans les Pyrénées-Atlantiques (64) comptent ainsi parmi les bonnes élèves.

    Un autre label, international celui-là, récompense les établissements et stations engagés dans une démarche écologique : le Green Globe. En France, les stations du Grand Massif et Tignes-Val d’Isère détiennent ce sésame qui valide là aussi de bonnes pratiques en matière d’énergie, de tri des déchets, de gestion de l’eau ou de réductions des émissions carbone.

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    2 Les stations écolos, ces étoiles des neiges

    Choisir une station écolo, ça change quoi ? Pour obtenir le précieux Flocon Vert, les stations sont évaluées sur une liste de 67 critères d’abord environnementaux comme la production d’énergies locales, une bonne gestion des déchets de A à Z ou encore la protection de la biodiversité. Elles doivent aussi proposer une activité durable sur les quatre saisons. Vous allez donc pouvoir y planter vos bâtons sans (trop de) scrupules.

    Le saviez-vous ?

    500 l d’eau, donc de neige, peuvent être pollués par 1 seul mégot de cigarette. (1)

    3 Être blanc comme neige

    Troisième pilier du skieur ayant une conscience écologique : avoir un comportement irréprochable. Évidemment, ne jetez pas vos déchets dans la nature, et pensez à les trier de retour au studio. Louer son matériel de ski ou l’acheter d’occasion permet aussi de limiter la production de nouveaux objets.

    Vous hésitez entre deux doudounes ? Choisissez la qualité, plus durable et au final plus économique. Certaines marques d’équipements et de vêtements offrent de meilleures garanties en termes de développement durable que d’autres (matériaux bios ou recyclés, par exemple). On les repère à certains labels comme OEKO-TEX 100, GOTS, EU Écolabel ou encore Ecocert.

    Enfin, soyez respectueux de la faune et de la flore locales. Le ski hors piste n’est pas seulement dangereux pour vous, il est dérangeant pour les animaux qui nichent au sol et dans les sapins, et il ravage les jeunes arbustes. Pour l’amour des marmottes (entre autres), restez sur les parcours balisés !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    (1) Source : Mountain Riders, Bientôt une montagne zéro déchet ?, 2019.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une station labellisée Flocon Vert.
    • En station, utilisez les transports en commun mis à disposition.
    • Ne jetez pas vos déchets dans la nature et triez-les.
    • Louez votre matériel et ne skiez pas hors piste.
  • 3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    S’ils vous rendent la vie plus facile, les appareils électroménagers peuvent aussi plomber votre porte-monnaie et polluer la planète. Alors comment acheter malin pour rendre votre maison plus « verte » ?

    1 Référez-vous à l’étiquette énergie des appareils électroménagers

    L’étiquette énergie est une fiche que vous trouverez apposée sur les appareils électroménagers neufs, qui renseigne leurs performances énergétiques. Elle est obligatoire sur les réfrigérateurs, les lave-linges, les téléviseurs et les climatiseurs, par exemple.

    Depuis le 1er mars 2021, l’étiquette énergie de certains appareils a évolué pour améliorer sa compréhension par les consommateurs. Ainsi, figurent dessus des informations comme la classe d’efficacité énergétique pouvant aller des lettres A (la plus optimale) à G (gourmande en énergie), anciennement représentée par les lettres A+++ à D, la consommation d’énergie annuelle en kWh, la consommation annuelle d’eau pour les lave-linges ou encore l’émission acoustique pour les réfrigérateurs.

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’ancienne et la nouvelle étiquette énergie 2021.

    Bon à savoir

    Choisir des appareils électroménagers moins gourmands en énergie pourrait vous permettre d’économiser 150 euros(1) en moyenne par an, selon l’Ademe(1). Ce n’est pas tout, cela permettrait une économie d’énergie de 38 TWh/an à l’échelle européenne d’ici 2030.

    2 Jetez un œil à l’indice de réparabilité

    L’indice de réparabilité est un dispositif obligatoire depuis le 1er janvier 2021 pour les produits électriques et électroniques. En affichant une note de 1 à 10, il vous indique le caractère plus ou moins réparable de votre appareil. Plus l’indice est proche de 10, plus c’est facile à réparer ! L’idée est d’inciter à recourir davantage à la réparation en cas de panne pour donner une seconde vie à ses appareils et préserver les ressources naturelles nécessaires à leur production.

    3 Privilégiez les labels écologiques

    Les écolabels sont attribués aux produits qui ont un impact réduit sur l’environnement pendant leur cycle de vie, de leur conception à leur utilisation. Parmi eux, vous pouvez vous référer aux écolabels NF environnement et Écolabel européen, qui permettent d’identifier les appareils électroménagers à la fois performants et respectueux de l’environnement. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un professionnel pour savoir si le produit que vous convoitez est labellisé.

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

    3 astuces écologiques pour bien choisir ses appareils électroménagers

     

     

     

     

    L’écolabel européen et NF environnement.

    LES DÉCHETS DANS LA NATURE VOUS FONT HURLER ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Référez-vous à l’étiquette énergie pour connaître la consommation d’énergie de l’appareil.
    • Préférez un indice de réparabilité proche de 10.
    • Optez pour des appareils labellisés, garants d’un moindre impact environnemental.
    • Demandez conseil auprès d’un professionnel avant d’acheter un appareil.

    (1) Ademe, Révision de l’étiquette énergie : qu’est-ce qui a changé ?, 2021

  • Ni maison, ni appart, le futur du logement ?

    Ni maison, ni appart, le futur du logement ?

    C’est un ensemble d’habitations aux allures de grande maison, dans un quartier pavillonnaire de Romainville (93). Anne-Laure, Hélène, Laurent et les autres vivent depuis quelques mois dans six logements individuels, répartis en deux bâtiments sur une unique parcelle. Ici, chacun se sent « comme à la maison ». Les grandes pièces à vivre sont dotées de longs balcons, chacun peut profiter d’un jardin avec option barbecue et potager, mais aussi d’un garage. 
    Pourtant, il s’agit bien d’un logement collectif : la rangée de boîtes aux lettres en atteste. L’architecte du projet, Félix Mulle, a repris de nombreux codes de la maison individuelle. Pour le premier bâtiment, qui a pignon sur rue, on retrouve le toit pentu et la mansarde. Deux familles y vivent. Le deuxième édifice, en fond de parcelle, évoque quatre maisons mitoyennes, avec chacune leur entrée individuelle en rez-de-chaussée et leur étage : il abrite quatre autres familles. Les treize adultes et enfants des lieux se partagent le jardin et le garage, de même que la terrasse avec vue panoramique sur le paysage francilien. Ils mutualisent également une buanderie, une chambre d’amis, et une salle dédiée aux soirées et aux évènements festifs.

    Cette hybridation entre logement collectif et individuel, souvent nommée « habitat intermédiaire » se développe aux quatre coins de l’hexagone, encouragée par la pression foncière et financière, et par la préférence inébranlable des Français pour l’habitat individuel. Ce renouveau est plutôt récent, mais des expérimentations s’observaient déjà au début du XXe siècle, sous l’impulsion d’industriels souhaitant rassembler leurs ouvriers à proximité des moyens de production, en des logements décents et peu coûteux. La tendance s’est renforcé dans les années 1970, comme une réponse aux critiques adressées aux grands ensembles fonctionnalistes, puis est tombée en déshérence face à l’essor des zones pavillonnaires, avant de connaître un renouveau ces dernières années. 

    Habitat intermédiaire : des règles d’urbanisme à respecter

    Le code de l’habitation et de la construction considère la superposition de plus de deux logements comme une caractéristique de l’habitat collectif : qu’il s’agisse d’un immeuble de 25 étages ou d’un bâti abritant deux foyers avec toit pignon, c’est donc la même réglementation des immeubles collectifs qui s’applique. Mais si le terme « d’habitat intermédiaire » renvoie à des réalités architecturales très diverses, une circulaire de 1974 en a précisé les principaux critères, faisant office de définition officielle : il se caractérise ainsi par « la possession d’un accès individuel, d’un espace extérieur privatif égal au quart de la surface du logement et d’une hauteur maximale rez-de-chaussée plus trois étages ».

    Une définition à laquelle répond parfaitement le petit ensemble HLM conçu par l’architecte Sarah Bitter, dans le quartier parisien de La Villette, finalisé en 2017. La densité parisienne exclut la réalisation d’habitats individuels. Mais chaque logement est doté de balcons, terrasses, loggias ou patios privés, mais aussi d’une entrée directe avec un pas-de-porte individuel, grâce à un système de coursives et d’escaliers extérieurs. Par ailleurs, les hauteurs de plafond et la disposition en duplex apportent une réelle sensation d’espace et une liberté du regard qui fait défaut à de trop nombreux appartements. Enfin, la limitation de la hauteur à trois étages préserve la petite échelle du lieu. L’architecte a souhaité que les résidents trouvent ici à la fois un confort individuel et collectif. « Cela passe par la sensation d’espace et par la possibilité de pouvoir profiter du dehors. Pas besoin de vivre dans le sud pour avoir envie de s’asseoir sur quelques marches devant chez soi ! », défend Sarah Bitter.

    Au-delà de ces seuls critères de hauteur réduite, d’espace extérieur privatif et d’entrée individuelle, l’habitat intermédiaire offre souvent une reprise des caractéristiques formelles de l’habitat individuel : le toit pointu, le perron, mais aussi la différenciation physique du logement à travers des volumes ou des matériaux qui permet aux habitants de « repérer » en un clin d’œil leur propre logement, à rebours du cliché des rangées de fenêtres anonymes des grands ensembles. C’est aussi la présence de pièces annexes, souvent absentes des appartements, telles que le cellier et le dressing, qui est défendue dans ce type de logement, et qui fait une réelle différence de confort pour l’usager. 

    Lire aussi : Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    L’habitat partagé, des atouts humains et environnementaux

    Les défenseurs de « l’habitat intermédiaire » mettent également en avant la mixité sociale et générationnelle permise par ces bâtis hybrides : parce qu’ils se prêtent à des typologies variées, ils favorisent une hétérogénéité des résidents (jeunes couples, retraités, familles, célibataires…). Par ailleurs, en mutualisant certains espaces tels que les stationnements, les espaces verts et les espaces de jeu, ils favorisent l’échange et la rencontre. Autre atout, et pas des moindres : les coûts de construction et de gestion sont réduits par rapport à une maison individuelle. Enfin, l’habitat intermédiaire est mieux accepté socialement que des opérations de grands ensembles. « On arrive dans le quartier avec une forme d’urbanité, de politesse ; l’idée n’est pas de s’imposer » confirme Félix Mulle, qui a à cœur de conserver la « mémoire pavillonnaire », et dont la réalisation à Romainville s’inscrit harmonieusement au côté des maisons voisines. L’habitat intermédiaire permet en effet de densifier en douceur des quartiers pavillonnaires, ou a contrario d’apporter une respiration bienvenue à des quartiers très verticaux.

    Mais surtout, ce type de logement apparaît comme une alternative vertueuse au tout individuel, en permettant de limiter l’étalement urbain créé par le développement de l’habitat pavillonnaire classique. Parce que moins gourmand en matières premières, en énergie, en ressources foncières, il participe d’une ville moins carbonée. Compromis fertile ? L’argument séduit certains habitants : « Cela permet d’avoir davantage d’espace que quand on est seul, mais surtout, c’est plus convivial et plus écolo que de vivre chacun entouré de son jardin et sa clôture », confirme Anne-Laure, dans sa « maison » de Romainville. 

    Lire aussi : Et si l’architecture low-tech permettait des villes plus durables ?

  • « J’ai testé 3 mobilités alternatives pour aller au boulot »

    « J’ai testé 3 mobilités alternatives pour aller au boulot »

    Je ne suis pas une accro de la voiture. C’est même plutôt tout le contraire… Première confession : j’ai toujours un peu peur sur la route malgré mes 11 années passées à tenir un volant. Deuxième confession : je trouve que la voiture a tendance à faire ressortir ce qu’il y a de plus moche dans la nature humaine (agressivité, incivilité, nervosité, et j’en passe). Troisième confession : cela fait deux ans que j’ai adopté un mode de vie éco-friendly, autant pour la planète que pour mon budget. Du coup, voiture ne rimant pas vraiment avec environnement, ça provoque chez moi un cas de conscience. Seulement voilà, la voiture ça reste pratique et confort, surtout quand on vit dans la banlieue lyonnaise et qu’on travaille dans une autre ville, mais aussi quand on a deux enfants en bas âge.

    J’ai donc souvent pensé à laisser tomber ma voiture. A minima pour aller travailler puisque c’est mon compagnon qui amène le « grand » à l’école et que moi, je dépose le « petit » à la crèche à pied avant de partir bosser. Mais de la conviction à l’action, il y a la routine et ses bonnes excuses…

    Et puis un matin, trop en retard, trop pressée, trop stressée, j’ai eu un accrochage sur mon trajet Villefranche-sur-Saône-Écully. Plus de peur que de mal mais ça m’a servi de déclic. Je tente l’expérience du « sans voiture » pour aller travailler pour voir (si je survis) en alternant différentes mobilités chaque semaine, histoire d’avoir un peu de recul.

    1 Une semaine pour tester le covoiturage

    J’ai cherché des plateformes de covoiturage. Bonne surprise ! Il y a du choix, de quoi trouver une solution qui matche à votre localisation, vos besoins, mais aussi vos convictions, comme Rezo Pouce, un dispositif solidaire qui met en relation conducteurs et passagers de zones rurales. Je me suis inscrite en quelques clics sur un site spécialisé dans les trajets domicile-travail entre particuliers avec des annonces sur Lyon. J’ai consulté les offres dispos, les prix proposés et les avis laissés sur les différents conducteurs. J’ai rapidement trouvé une proposition de trajet correspondant à mon lieu de départ et de destination, sur mes dates. J’ai réservé et payé en ligne (2 euros par trajet). Il est aussi possible de publier une annonce avec vos critères si vous ne trouvez pas d’offres vous correspondant. Quelques heures après, j’ai reçu un SMS me confirmant que le conducteur avait validé ma réservation.

    Chaque matin, 8 h 30, j’étais au point de rencontre avec le conducteur. Paul, un quadra très sympa, correctement masqué et à la voiture propre (soulagement). Il m’a déposé à 5 minutes à pied du bureau, à l’heure, mais surtout moins stressée et moins fatiguée que lorsque je conduis. On n’a pas mal échangé avec Paul. Il travaille dans une entreprise à côté de la mienne et a choisi de faire du covoiturage pour amortir sa voiture et pour rencontrer des gens.

    Bilan : Le covoiturage, c’est simple, moins fatigant, plus économique et plus écolo que de se déplacer seul(e) avec sa propre voiture, mais pas plus rapide. Le temps peut même paraître long si vous tombez sur un conducteur avec qui il n’y a ni échange ni feeling, mais ce ne fut pas mon cas. On a beaucoup parlé avec Paul, c’est très sympa et intéressant de partager mes trajets avec lui.

    Vous souhaitez essayer les nouvelles mobilités ?

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    Renseignez-vous !

    2 Une semaine pour tester le scooter électrique

    Je me renseigne sur le prix d’un scoot électrique neuf, les frais d’assurance, et le montant du bonus écologique alloué pour l’achat d’un véhicule propre en 2020. Certaines régions, départements et communes offrent aussi des aides aux acquéreurs d’un véhicule électrique qui sont cumulables avec celles de l’État. Je voulais m’assurer que cette solution était économiquement viable pour moi.

    Pour cette nouvelle semaine de test, j’ai loué, pour une centaine d’euros les 7 jours, un modèle 50 rouge bien brillant qui peut se conduire sans permis. On m’explique que le kilométrage est illimité mais pas l’autonomie (environ 100 km), et que l’assurance et l’entretien sont inclus. On me fournit même un casque et un antivol. J’étais à la fois angoissée et excitée par cette nouvelle aventure en deux-roues.

    Angoissée car je ne suis déjà pas à l’aise dans une voiture alors sur un scooter ! Je me suis sentie plus exposée au risque d’accident, mon scooter étant peu visible (bien que rouge) et silencieux donc peu repérable par les automobilistes comme pour les piétons. J’ai quand même mis en sourdine mes angoisses jusqu’au vendredi et j’ai rechargé mon scooter (comptez 4 heures en moyenne pour charger la batterie à 80 %, et 6 heures pour être à 100 %) au milieu de la semaine. Il n’était pas à court de « jus », mais j’ai préféré être prudente.

    Excitée car la dernière fois que je suis montée sur un deux-roues, j’avais 16 ans et c’était une mobylette. Ça me rappelait ma jeunesse et c’était grisant !

    Bilan : J’ai gagné environ 5 minutes sur mon trajet habituel, et une dizaine de minutes quand ça roulait mal car j’étais moins impactée par les bouchons sur mon scoot. J’ai été impressionnée par la différence de prix pour recharger son véhicule en carburant et en courant (10 euros en moyenne d’essence et 50 centimes d’électricité pour faire 100 km). Petit bémol : j’ai eu mal aux poignets. Un scooter électrique, c’est lourd… surtout pour quelqu’un qui a les poignets fins, pas l’habitude de manier un scoot et qui plus est, électrique donc qui pèse plus lourd que les modèles à essence.

    Le saviez-vous ?

    Rouler en deux-roues représente 22 fois plus de risques d’accident mortel qu’en voiture (1) . Raison pour laquelle il est nécessaire d’être bien équipé. Des applications qui permettent de maintenir la sécurité et le confort des motards existent, à l’instar de Liberty Rider Premium de la Macif.

    3 Une semaine pour tester le vélo électrique

    Mes copines me disaient que le vélo électrique, c’est le vélo du feignant(e). Perso, mon trajet boulot-dodo s’élève à quasi 10 km. Je ne suis pas du tout sportive et je n’envisage pas d’arriver au bureau la blouse trempée de sueur. Aller au boulot à vélo sans assistance était donc inenvisageable. Le premier jour, j’ai voulu emprunter un vélo en libre-service. Une galère ! Aucun vélo électrique à vue près de chez moi. J’ai dû marcher (longtemps) pour en trouver un aux abords du centre-ville de Lyon et je suis bien sûre, arrivée en retard au travail et pas de bonne humeur. Le free-floating, c’est une super idée mais il faut bien regarder si l’offre est présente près de chez soi. En revanche, j’ai été surprise par les efforts à fournir sur un vélo électrique. Je pensais (naïvement) appuyer sur un bouton et que ça roule presque tout seul. Eh bien non, il faut pédaler ! Après, ça reste largement moins sport qu’un vélo classique !

    En fin de journée, je suis donc allée louer un VAE (vélo à assistance électrique) pour la semaine pour poursuivre ce test plus sereinement. J’ai aussi vu sur Internet qu’il existe des offres de location longue durée, donc plus intéressante financièrement (une dizaine d’euros par jour pour une courte durée vs une quarantaine d’euros par mois pour une longue durée). Sur mon trajet, peu d’aménagements urbains réalisés pour pouvoir circuler sur des pistes cyclables, mais globalement le chemin à vélo a été agréable. Déstressant même !

    Bilan : J’ai doublé mon temps de trajet (plus d’1 heure à vélo électrique vs 30 minutes en moyenne en voiture), mais ça reste plus rapide qu’à vélo classique où mon itinéraire est estimé à 1 h 40. À la fin de la semaine, j’avais des courbatures partout. Et surtout, j’avais la conscience tranquille, ravie de faire du sport et de ne pas polluer. Alors oui, c’était plus long et plus dur mais ça en vaut la peine ! En revanche, pas sûre que ma motivation ne soit à l’épreuve des gouttes de pluie…

    Chiffre-clé

    Seuls 3 % (2) des Français utilisent le vélo quotidiennement.

    L’objectif du gouvernement est d’atteindre 9 % d’ici 2024, notamment grâce à l’aménagement de pistes cyclables, des emplacements de stationnement réservés aux vélos en amont des passages piétons, la création d’une prime à l’achat d’un vélo électrique ou encore un forfait de 50 euros pour la remise en état d’un vélo.

    Vous souhaitez vous déplacer autrement ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient plusieurs associations offrant des solutions de mobilités douces.

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Le covoiturage, c’est convivial mais il faut aimer discuter avec des inconnus.
    • Le scooter électrique, c’est rapide mais difficile à manier pour les débutants.
    • Le vélo électrique, c’est agréable par beau temps mais plutôt sportif.

    (1) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés »

    (2) gouvernement.fr, Plan vélo : tripler la part du vélo dans nos déplacements quotidiens, 2017

  • Éco-gestes : 4 erreurs que l’on fait tous en pensant bien agir pour la planète

    Éco-gestes : 4 erreurs que l’on fait tous en pensant bien agir pour la planète

    Adopter des gestes quotidiens pour préserver la planète est de plus en plus ancré dans les mentalités et c’est tant mieux ! Toutefois, certaines actions sont considérées, à tort, comme des éco-gestes. Voici 4 erreurs à éviter pour adopter un quotidien plus vert !

    1 Laver sa vaisselle à la main

    Laver sa vaisselle à la main ou à la machine ? En fait, c’est la quantité d’eau et la température utilisées qui détermineront la consommation d’énergie. Selon une étude Eurofins (1), nettoyer sa vaisselle à la main consomme en moyenne 42 litres d’eau par lavage contre 12 litres pour le lave-vaisselle. Un lave-vaisselle permettrait ainsi de réduire sa consommation d’eau d’environ 85 %, à chaque lavage. L’idéal est de faire tourner votre lave-vaisselle seulement lorsqu’il est bien rempli pour réduire votre consommation d’eau à la maison.

    2 Jeter les rouleaux de papier toilette biodégradables dans les toilettes

    Le rouleau de papier toilette biodégradable est composé de ouate de cellulose, c’est-à-dire la même matière que le papier toilette. Vous pensez donc bien faire en le jetant directement dans vos toilettes, comme montré à la télévision. Mais fausse bonne idée ! C’est une « absurdité écologique », selon l’association UFC Que Choisir (2). Jeter ces rouleaux dans les toilettes n’est pas sans conséquence : cela consomme de fortes quantités d’eau pour les dissoudre en plus du papier toilette classique, sature les stations d’épuration, augmente les chances que ces déchets soient mal filtrés et terminent leur course dans la nature. L’association de consommateurs recommande l’achat de rouleaux de papier toilette avec des supports en carton, à jeter dans la poubelle de tri sélectif pour qu’ils soient recyclés.

    Vous souhaitez agir pour l’environnement ?

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    3 Utiliser beaucoup d’huile de coco

    En soin nutritif pour le corps, en cuisine ou encore en produit ménager… L’huile de coco présente de multiples usages naturels. Mais l’utiliser partout revient à en consommer en grandes quantités ! La production massive d’huile de coco entraîne la déforestation et de la pollution à cause des nombreux transports utilisés pour l’acheminer à travers le monde. Acheter des produits locaux et responsables (huile de tournesol, colza, olive…) permet d’éviter d’encourager les plantations de cocotiers qui ont un impact néfaste sur l’environnement.

    Chiffres-clés

    La production d’huile de coco affecte 20 espèces (animaux et plantes sauvages) par million de tonnes produit (3), contre 4,1 espèces pour l’olive, 3,8 pour l’huile de palme et 1,3 pour le soja.

    4 Opter pour les bioplastiques

    Qu’ils soient biodégradables (c’est-à-dire qui se décompose facilement dans la nature par des micro-organismes, des champignons ou des bactéries) ou bio-sourcés (fabriqués à partir de ressources végétales renouvelables comme le blé, le maïs, la canne à sucre…), les bioplastiques font souvent figure d’alternative au plastique conventionnel et polluant.

    Reste qu’en réalité, ces types de plastique ne sont pas aussi écologiques que l’on pourrait croire. Peu recyclables, leur composition peut également être toxique pour la santé (4). Par ailleurs, un bioplastique peut être biodégradable, mais fabriqué à partir de pétrole, par exemple, augmentant ainsi son impact environnemental. À l’inverse, il peut être d’origine végétale, mais non biodégradable et donc accentuer la problématique de gestion des déchets. Dans tous les cas, il est préférable d’utiliser le moins de plastique possible, même « bio », pour préserver l’environnement.

    Bon à savoir : tous les plastiques ne peuvent pas être recyclés !

    Aujourd’hui, seuls les bouteilles et flacons en plastique peuvent être recyclés. Les autres emballages type sacs plastiques, pots de yaourt, barquettes, etc., ne contiennent pas suffisamment de matière première pour rendre leur recyclage économiquement viable.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires pour préserver l’environnement. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez un lavage au lave-vaisselle plutôt qu’à la main.
    • Choisissez des rouleaux de papier toilette classiques plutôt que biodégradables.
    • Optez pour des huiles locales (huile de tournesol, colza, olive…).
    • Limitez autant que possible votre consommation de plastique.

    (1) Eurofins pour le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager…), 2009

    (2) UFC Que Choisir, Lingettes désinfectantes À jeter dans la poubelle, pas dans les toilettes !, 2020

    (3) Coconut Oil, Conservation and the Conscientious Consumer, 2020

    (4) SciencesDirect, Are bioplastics and plant-based materials safer than conventional plastics? In vitro toxicity and chemical composition, 2020

  • 5 gestes simples pour sauver les abeilles

    5 gestes simples pour sauver les abeilles

    1 Semer des fleurs mellifères, la belle affaire

    Pour nourrir les abeilles, les fleurs mellifères sont indispensables dans le jardin. Ce sont les plantes qui leur apportent le nectar dont elles ont besoin, en quantité plus abondante que d’autres végétaux. Elles accélèrent ainsi la reproduction de la flore et participent à l’équilibre de l’écosystème environnant. Semez lavande, mimosa, sauge, thym, géranium ou coquelicot pour assister au ballet de ces infatigables ouvrières.

    Vous pouvez également planter des arbustes, comme des aubépines, des églantiers ou des prunelliers, car leurs fleurs sont très nourrissantes pour les abeilles et les insectes pollinisateurs.

    Le saviez-vous ?

    Pour produire 1 kg de miel, les abeilles butinent un million de fleurs (1).

    2 Stopper l’usage des pesticides… au moins dans votre jardin !

    Les pesticides néonicotinoïdes (produits toxiques) sont sévèrement pointés du doigt et tenus en grande partie responsables de la disparition des abeilles. En effet, ces insecticides s’attaquent au système nerveux des insectes dont les pollinisateurs comme les abeilles et les bourdons. Ayez donc la main verte et surtout douce lorsqu’il s’agit d’entretenir vos plantations, en privilégiant les solutions biologiques et naturelles comme introduire des coccinelles dans votre jardin pour lutter contre les pucerons, par exemple.

    3 Parrainer ou construire une ruche pour les abeilles sauvages

    En faisant un don à une association de défense des abeilles, vous participez à la préservation de l’espèce et à la sauvegarde du métier d’apiculteur. Particulier ou entreprise, rien de plus écoresponsable que de financer une ruche sans pour autant vous retrouver nez à nez avec une abeille… Vous allez faire des « happy-culteurs » !

    Les abeilles ne vivent pas toutes en colonies dans les ruches. Il existe aussi des solitaires et ces petits électrons libres œuvrent tout autant pour la pollinisation. Vous pouvez leur construire une ruche pour les protéger des intempéries et des frimas de l’hiver. Il suffit de vous munir d’une bûche de bois d’au moins 15 centimètres de longueur et de 20 centimètres de diamètre et d’y faire des trous de 10 centimètres de profondeur minimum et de différents diamètres (5 à 10 millimètres) en les espaçant de 2 centimètres environ.

    Enfin, placez la ruche en hauteur (entre 30 centimètres et 3 mètres), au soleil, orientez-la au sud, à l’abri des intempéries, et près d’une zone fleurie de préférence. Vous verrez, les cavités de la bûche plairont très vite aux pollinisatrices !

    L’astuce en plus

    S’il n’y a pas de point d’eau à proximité de la ruche, déposez un abreuvoir à abeilles ou un simple bol rempli d’eau tiède pour leur permettre de s’abreuver, se rafraîchir et de diluer le miel pour nourrir leurs larves.

    4 Aider à la lutte contre les frelons asiatiques

    Le frelon asiatique menace les abeilles car elles sont pour lui une source importante de nourriture. Ainsi, les abeilles butineuses constituent 80 % du régime alimentaire d’un frelon asiatique en ville et 45 % dans les campagnes (2). Les apiculteurs déplorent les pertes importantes car il suffit de 10 frelons pour mettre un terme à la vie d’une ruche.

    Si vous remarquez la présence d’un nid (imposant et sphérique) de frelons asiatiques, ne le détruisez pas vous-même. Signalez sa présence à la mairie de votre commune qui se chargera de le faire détruire. Vous pouvez aussi le signaler au Muséum d’Histoire naturelle qui cartographie la présence du frelon asiatique dans le monde.

    5 Manger du miel… Oui, mais local !

    Pour prendre soin des abeilles, il faut aussi soutenir ceux qui les protègent : les apiculteurs ! En dénichant un agriculteur bio ou un professionnel qui propose une production responsable, vous favorisez l’économie locale et la biodiversité de votre région. Un cercle vertueux bénéfique pour l’espèce végétale, animale et humaine.

    L’Essentiel de l’article

    • Planter des fleurs au nectar généreux
    • Stopper l’usage des pesticides
    • Parrainer ou construire une ruche
    • Aider à lutter contre les frelons asiatiques
    • Manger du miel

    *Sénat.fr
    (1) Union nationale de l’apiculture française, Pesticides et abeilles
    (2) Le Parisien, Frelons asiatiques : dix choses à savoir sur cet insecte envahissant, 2018
  • 5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    123 millions : c’est en tonnes la quantité de CO2 émise chaque année par le secteur du bâtiment en France (1). En plein débat sur le réchauffement climatique, il constitue l’un des domaines à transformer en profondeur pour réussir la transition énergétique. Objectif : rendre le bâtiment plus économe en énergie mais aussi plus respectueux de l’environnement et de la santé de tout un chacun.

    Or, certains matériaux judicieusement produits sont d’ores et déjà capables de réduire l’impact écologique des habitations tout en préservant la santé de leurs occupants. Ne contenant aucun composant susceptible de dégager des matières toxiques comme le formaldéhyde ou les composés organiques volatils (COV), ces matériaux écologiques couvrent aujourd’hui une large gamme de produits. Ils peuvent ainsi être utilisés à diverses étapes de la construction ou de la rénovation d’un logement, du gros œuvre aux finitions. Une bonne nouvelle pour les Français qui placent la performance environnement parmi leurs critères prioritaires lors de la construction de leur maison. Des valeurs écologiques qu’ils sont 71 % à partager (2).

    1 Le bois

    Le bois est très prisé pour la construction dans le nord de l’Europe. Et pour cause, il multiplie les bons points. Selon une infographie du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, opter pour le bois plutôt que le béton, c’est réduire de 55 % les émissions de dioxyde de carbone liées à la construction de maisons individuelles et de 60 % pour les logements collectifs (3). Ce matériau naturel, s’il est certifié PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council), permet ainsi d’allier écologie et habitat sain.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    Le saviez-vous ?

    En plus d’être un matériau écologique, le bois, à poids égal, est 30 % plus résistant que l’acier et six fois plus résistant que le béton armé. (3)

    2 Les laines de lin, de coton ou de chanvre

    Essentiellement composées de lin ou de coton industriels recyclés, ces laines permettent de réaliser l’isolation thermique et phonique des bâtiments. Quant à la laine de chanvre, elle est issue de fibres naturelles conditionnées. À l’instar des laines de lin et de coton, ce sont ses qualités en matière d’isolation phonique et thermique qui sont particulièrement appréciées. Toutes s’utilisent en substitution de la laine de verre et sont, à la différence de cette dernière, naturelles, saines, sans danger pour la santé et renouvelables.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    3 Le bambou

    Après avoir fait ses preuves sur le continent asiatique, le bambou séduit de plus en plus le secteur du bâtiment en Europe (4). Et pour cause, sa rapidité de pousse en fait une matière renouvelable par excellence. 5 ans suffisent au renouvellement d’une forêt de bambous, contre 50 pour une forêt de chênes (5). Présentant une empreinte carbone * neutre, il est par ailleurs très léger, ce qui facilite son transport. Dans le secteur du bâtiment, le bambou sert notamment à la réalisation de parquets. Et pour être dans une démarche écologique aboutie, si vous faites le choix du bambou, vérifiez qu’il soit produit en France.

     

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    * L’empreinte carbone est la quantité de CO2 émise par un objet, une entreprise ou un être humain tout au long de son cycle de vie.

    Envie de changement chez vous ?

    Macif Service travaux vous accompagne dans vos projets de rénovation énergétique, d’embellissement ou de modernisation grâce à un réseau de professionnels de confiance.

    4 L’écorce de liège

    Imputrescible, résistant aussi bien aux insectes qu’aux rongeurs, à l’humidité qu’au feu, le liège est depuis longtemps utilisé pour l’isolation acoustique mais aussi pour la décoration des murs et des sols. Après avoir été réduite en grains, l’écorce de liège est agglomérée pour former des panneaux. Attention toutefois, pour s’assurer du caractère écologique de ce matériau, il doit être conforme aux labels environnementaux PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council) (6).

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    5 Les peintures écologiques

    Biodégradables, sans solvant, sans dérivé pétrolier ni métaux lourds, peu polluantes et moins nocives pour la santé, les peintures écologiques (biologiques ou naturelles) ont le vent en poupe. Généralement labellisées Ecolabel Européen ou NF Environnement, elles sont fabriquées à base d’eau ou d’huiles végétales, auxquelles s’ajoutent des composants d’origine végétale ou minérale (chaux, blé, argile…). Les teintes sont également obtenues par l’ajout de pigments naturels.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez le bois au béton pour réduire les émissions de CO2.
    • Pour isoler votre logement, optez pour des laines de fibres végétales.
    • Pour un parquet écolo, choisissez le bambou.
    • Le liège : un matériau résistant !
    • Pour vos murs, adoptez les peintures écologiques.

    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Énergie dans les bâtiments », 2016
    (2) Batinfo.com, « Les Français et la construction de leur maison », 2017
    (3) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, « La construction bois », 2015
    (4) Batiweb, « Le bambou entre désormais dans les constructions », 2013
    (5) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012
    (6) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012

     

  • Manger de saison : calendrier et conseils !

    Manger de saison : calendrier et conseils !

    Mis à jour le 15/03/21

    Les fruits et les légumes qui poussent en hiver ne sont pas les mêmes qu’en plein été. La nature a pensé à tout car nos besoins en vitamines et en nutriments évoluent eux aussi au fil des saisons !

    1 Manger de saison : pourquoi ?

    Manger de saison offre de nombreux avantages.

    C’est bon pour la santé

    Les vitamines contenues dans les fruits et légumes se détériorent dans les trois jours après leur cueillette. Mieux vaut les manger au bon moment pour en avoir tous les bénéfices !

    Manger de saison permet également de répondre aux besoins de l’organisme en vitamines et en nutriments. Ce ne sont en effet pas les mêmes en été et en hiver.

    Cerise sur le gâteau, les fruits et les légumes qui sont cueillis à maturité sont plus savoureux que les autres !

    C’est écologique

    Manger des fraises en hiver, cela signifie que celles-ci ont été acheminées d’autres pays par bateau ou par avion, ou bien elles ont été cultivées dans des serres chauffées au gaz, au fuel ou au charbon. L’impact énergétique est élevé (1). Une tomate produite de saison (en été), consomme dix à vingt fois moins d’énergie que lorsqu’elle est produite en hiver.

    Manger de saison est donc écologique : les fruits et légumes ont fait moins de kilomètres.

    De plus, les sols ne sont pas pollués par des produits chimiques pour combler le manque de soleil, de pluie ou de nutriments dans les terres.

    Lire aussi : Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

    Vous souhaitez participer ou lancer un atelier autour de la nutrition. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    + 36 %

    C’est la hausse du nombre de Français privilégiant l’achat de produits locaux entre 2014 et 2019.***

    C’est naturel

    Manger des produits de saison permet de favoriser la production locale et de suivre le rythme des saisons. C’est également une façon de favoriser la production bio.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Les aliments produits localement et en saison polluent dix fois moins que ceux qui ne sont ni locaux ni de saison.**

    C’est économique

    Consommer local, c’est aussi acheter des produits moins chers : les taxes d’importation sont inexistantes.

    2 Quels fruits et légumes manger en hiver ?

    En hiver les journées sont courtes et froides. Le corps a besoin d’énergie pour se réchauffer et lutter contre les infections hivernales.

    Les légumes

    Entre le mois de janvier et mars, on fait honneur aux carottes, pommes de terre, choux de toutes sortes, endives, courges, navets, poireaux, échalotes, oignons, salsifis, épinards, brocolis, ail… Mais aussi à la mâche et aux topinambours. La liste est assez longue, offrant ainsi une alimentation variée. Consommez-les en soupe ou en pot-au-feu.

    Les fruits

    Les agrumes ont la cote en hiver : citrons, mandarines, oranges, fruits aux couleurs vives qui redonnent la forme ! Sont aussi concernés les pamplemousses et les dattes.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    3 Quels fruits et légumes manger au printemps ?

    Au printemps, les journées rallongent. Le panier se remplit de salades et de légumes.

    Les légumes

    Les légumes d’hiver tiennent le coup. Les betteraves et les carottes sont toujours au rendez-vous.

    C’est le début des bonnes salades : cresson, laitue, oseille, scarole, pourpier. De quoi se faire plaisir pour les amateurs de légumes avec l’arrivée des asperges, blettes, petits pois et haricots verts, mais aussi l’artichaut, le poivron, les radis roses… Bon marché, crus ou cuits, consommez-les en salade, arrosés d’huile d’olive : salade de petits pois et menthe, salade de blettes aux raisins et pignons de pin.

    Les fruits

    Les oranges et les pommes sont toujours bonnes à croquer ! À celles-ci viennent s’ajouter les fruits printaniers : fraises, rhubarbe, mandarines…

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    4 Quels fruits et légumes manger en été ?

    En été, la liste est grande : il y en a pour tous les goûts !

    Les légumes

    Le panier comporte quelques légumes déjà rencontrés au printemps, notamment les petits pois, les choux rouges, les carottes, les épinards ou encore les oignons. Toutefois, arrivent : le concombre, le maïs, le céleri branche et le céleri-rave, le fenouil, les courgettes, les petits oignons blancs, l’aubergine, le chou frisé et le chou chinois. Consommez-les froids, crus, à la poêle ou au four. Idées de recettes : émincés de courgettes marinées à l’huile d’olive, tian d’aubergines et de tomates au citron.

    Les fruits

    Place aux fruits rouges bien juteux : fraises, fraises des bois, framboises, myrtilles, cerises, cassis, groseilles, mais aussi les tomates. C’est également la bonne saison, pour consommer le melon, la pastèque, les abricots, les pêches, les nectarines, les brugnons, les mûres, etc.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    5 Quels fruits et légumes manger en automne ?

    En automne, place aux légumes qui réchauffent.

    Les légumes

    Le potiron est le légume d’automne par excellence. Se rajoutent également dans le panier : les coings, les brocolis, les champignons de Paris, les cèpes, les topinambours, le fenouil, les potimarrons, les patates douces, les salsifis, les citrouilles, le céleri, les poireaux, les poivrons, entre autres, ainsi que quelques légumes d’été, tels que les radis et les épinards. Consommez-les en gratin, en purée ou sautés à la poêle : poêlée de patates douces au thym, fondue de poireaux à la crème, gratin de courge ou écrasé de pommes de terre à l’huile d’olive.

    Les fruits

    On retrouve : les bananes, raisins, tomates, groseilles, prunes, pommes, noix et noisettes, sans oublier les mandarines, mûres et poires.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    BON À SAVOIR

    Pas besoin d’attendre l’automne pour avoir la patate. Il est possible de consommer toute l’année certains fruits et légumes qui se conservent bien : pommes de terre, pommes, noix, oranges…

    6 Quels sont les fruits et légumes pour être en bonne santé ?

    • L’orange : favorise le système immunitaire.
    • Le kiwi et la pomme : favorisent le transit intestinal.
    • Les avocats : contiennent une grande quantité de nutriments qui aident à lutter contre les maladies cardiovasculaires.
    • Le céleri : un coupe-faim sans calories, idéal pour éliminer.

    7 AMAP, paniers bio solidaires… : bête comme chou !

    Pour manger de saison, il est recommandé de consommer local.

    De nombreuses associations et structures proposent aujourd’hui des paniers de saison avec une production en circuit court (2). Chaque semaine, le panier contient un assortiment de fruits, légumes ou autres produits fermiers de saison.

    On y découvre également des fruits et des légumes que nous n’aurions pas forcément achetés.

    Les AMAP

    Le système des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) crée un lien privilégié entre un paysan et un groupe de consommateurs. Chaque semaine, l’agriculteur s’engage à livrer aux membres de l’AMAP un panier de fruits et légumes de saison de sa propre production, cultivés localement et vendus à un juste coût.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Cette collaboration permet à des milliers de paysans de s’installer tous les ans sur de petites exploitations respectueuses de l’environnement. Le mouvement Colibris, lancé par Pierre Rabhi, veille à coopérer en France autour de ce genre d’initiatives.

    Les paniers paysans et solidaires

    Sortes d’intermédiaires, des plateformes Web permettent de commander en ligne un panier bio et local directement au paysan. Une fois la commande passée, le panier est à récupérer chaque semaine dans un point relais de son quartier.

    À découvrir : les services proposés par Les paniers bio solidaires, Le panier paysan ou encore La Ruche qui dit Oui.

    Drive fermier

    Autre solution : via une plateforme intermédiaire, il est possible d’acheter un panier directement auprès de la ferme de sa région puis de le récupérer en point relais. C’est ce que propose la plateforme Drive fermier.

    8 Les bienfaits de l’exotisme

    Pour varier les plaisirs, consommez de temps à autre des fruits exotiques. Ceux-ci possèdent de nombreux bienfaits (3).

    En hiver

    • L’ananas : c’est un fruit riche en vitamines, en nutriments, en fibres mais aussi en minéraux comme le cuivre, le manganèse et le potassium. Il a des propriétés antioxydantes, aide à contrôler le rythme cardiaque et la pression artérielle ou encore soulage la douleur de l’arthrite en atténuant l’inflammation.
       
    • Le kiwi : deux fois plus riche en vitamine C que l’orange, ce fruit améliore la cicatrisation. Il permet aussi de garder une peau saine, de réduire la pression artérielle et prévient les maladies cardiaques et l’AVC. Il offre aussi des bienfaits dans la réduction de maladies telles que l’arthrose, les rhumatismes et l’asthme.
       
    • Le fruit de la passion : il améliore les taux de cholestérol et de triglycérides. Grande source d’antioxydant, il est capable de protéger la peau contre le vieillissement et l’inflammation. Il est également efficace pour prévenir l’hypertension artérielle et ce, grâce à sa forte teneur en potassium.
       
    • La grenade : ce fruit est très bon pour traiter les maux d’estomac, les bouffées de chaleur liées à la ménopause, les hémorroïdes, la conjonctivite ou l’arthrose. Elle permet aussi de réduire le taux de cholestérol ou encourage le renouvellement des cellules de la peau.
       
    • Le litchi : riche en fer et en phosphore, il prévient la fatigue et les vertiges et il filtre les déchets dans les reins.

    Au printemps

    • La mangue : ce fruit riche en vitamines, calcium, potassium, magnésium, sodium, phosphore, cuivre et zinc renforce le système immunitaire, prévient le diabète et les maladies cardiaques.

    En été

    • La papaye : riche en fibres, vitamines A et C et antioxydants, la papaye est idéale pour la perte de poids. Elle renforce également la vision.
       
    • La banane : elle agit sur les niveaux de cholestérol, régule les problèmes intestinaux, réduit les crampes musculaires, l’anxiété, les risques de faire un infarctus, combat l’anémie et diminue l’hypertension artérielle. C’est aussi un fruit indispensable pour les femmes enceintes car il réduit les nausées.

    En automne

    • La noix de coco : riche en fibres, ce fruit prévient la constipation. L’eau de coco est une excellente solution pour se réhydrater après le sport ou lors de journées chaudes.

    Acheminés par bateaux ou par avions, ces fruits font un long trajet avant de se retrouver dans vos paniers. Ils ont donc une empreinte carbone très élevée. Pour une démarche plus écologique, privilégiez au maximum les fruits et légumes locaux.

    L’Essentiel de l’article

    • Manger de saison : bon pour la santé, écologique, naturel et économique.
    • Hiver, printemps, été, automne : des périodes de récolte différentes.
    • Pour manger de saison : manger local.
    • Des solutions innovantes fleurissent dans les villes et campagnes : paniers fermiers et paysans, AMAP, paniers bio solidaires…

    (1) Direct Énergie : « Impact énergétique des fruits et légumes que je mange », 2018

    (2) ConsoGlobe, Définition « Circuit court » : « Un circuit court désigne une entente directe entre cultivateurs et acheteurs, autour d’un approvisionnement régulier en produits de saison. »

    (3) Actu Santé, « Connaissez-vous les bienfaits de tous les fruits tropicaux ? »

    Statista, « Consommation locale et responsable en France – Faits et chiffres »

    ** Éconconso, « Comment manger durable et choisir entre bio, local, équitable ? »

    *** Unadere, Circuit court et produit local, quelles possibilités pour la restauration collective ?, 2018 

    ***Ipsos, « Consommer local » : ce que veulent les Français, 2014

     
  • L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    En mai 2020, à l’occasion d’un reportage pour ma chaîne YouTube, j’ai eu l’occasion de suivre une marche pour le climat. Ces marches ont rassemblé des centaines de milliers de jeunes (à Paris le 15 mars 2020, par exemple, ils étaient près de 40 000). Un tel mouvement de jeunes, évidemment politique mais affilié à aucune structure politique traditionnelle, est un fait plutôt rare en France.

    D’une certaine façon, ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’autres mouvements spontanés. En 2016, par exemple, c’est le mouvement “Nuit Debout”, né contre la Loi Travail, qui était apparu, et s’inscrivait dans une dimension d’organisation horizontale.

    Évidemment, certains reprochent au mouvement un manque de prises de positions claires. Comme tout mouvement spontané et sans organisation établie derrière, les revendications sont plurielles, et l’on peut trouver au sein du mouvement des revendications près différentes. Faut-il sortir du nucléaire ? Faut-il sortir des traités de libre-échange ?

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat. Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    Le risque ? Que l’impact des manifestations soit moindre, n’importe qui pouvant en effet revendiquer être “pour lutter contre le dérèglement climatique”, même s’il existe derrière plusieurs façons de répondre au problème.

    La mobilisation de notre génération pour le climat est logique, notre génération étant celle qui va subir le plus frontalement les conséquences du dérèglement climatique. Un collectif multidisciplinaire de 120 experts a publié une étude dans le Lancet qui alerte sur l’impact du dérèglement climatique sur la génération suivante, qui voit le jour en ce moment. Selon cette étude, les bébés seront les premiers à souffrir de la hausse de maladies infectieuses dues au réchauffement climatique. Les maladies respiratoires, cardiovasculaires et décès prématurés devraient aussi s’accentuer du fait de la pollution.

    Lire aussi : 3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    Mais la mobilisation pour le climat illustre aussi la pluralité des engagements possibles aujourd’hui, notamment en matière d’écologie, pour ne pas être condamnés à cette situation. En ligne, notamment, des mobilisations inédites se mettent en place. En France, l’en 2019, c’est le mouvement “On est prêt” qui est apparu, à l’initiative de dizaines de youtubeurs, pour mobiliser et alerter sur le changement climatique. Dans la foulée, c’est “L’Affaire du siècle”, une campagne de justice climatique visant à poursuivre devant les tribunaux l’Etat pour inaction, qui a occupé le terrain.

    Avec plus de 2 000 000 de signatures, la pétition de « L’Affaire du siècle »associée au mouvement a rencontré un très fort succès.

    En juin 2020, ce sont encore des vidéastes qui se sont engagés pour l’environnement. MrBeast, youtubeur américain aux 26 millions d’abonnés, a lancé l’initiative #TeamTrees qui vise à planter 20 millions d’arbres, pour fêter les + de 20 millions d’abonnés du vidéaste. Des centaines d’autres créateurs se sont associés au mouvement, et c’est déjà près de 16 millions d’arbres qui vont être plantés grâce à cette initiative, mais surtout grâce aux jeunes qui ont participé à l’opération et fait des dons.

    Des initiatives existent aussi aujourd’hui pour s’engager, à sa façon, pour le climat. Chaque année, par exemple, le World Cleanup Day est une grande collecte annuelle de déchets, partout dans le monde. L’objectif, au-delà de la collecte, étant d’envoyer un message aux dirigeants que la population souhaite du changement.

    Lire aussi : Comment participer au World Cleanup Day ?

    Le saviez-vous ?

    A l’échelle des lycées, des initiatives peuvent aussi être mises en place. Dans certains lycées notamment, il existe des « éco-délégués » mis en place par l’Education Nationale, on en compterait des dizaines de milliers en France aujourd’hui. Leur rôle ? « Promouvoir les comportements respectueux de l’environnement dans sa classe ». Hôtel à insectes, abris pour oiseaux, potager participatifs… De nombreuses actions peuvent donc être faites à l’échelle locale, via les lycées !

    Les universités peuvent aussi être à l’origine de mobilisations. Le cadre étudiant est un lieu propice à la mise en place d’initiatives, visant à agir pour l’environnement à l’échelle de l’école (pour réduire son empreinte carbone, par exemple), mais aussi à l’extérieur. Le cadre étudiant est idéal pour s’engager. Au sein de mon université par exemple (à Sciences Po), il existe une association appelée Sciences Po Environnement. Son objectif : assurer la transition écologique de l’école via la mise en place d’initiatives écologiques.

    Par ailleurs, ce sont les étudiants qui ont publié le “Manifeste étudiant pour un réveil écologique”. Signé par + de 30 000 étudiants, il appelle les étudiants de grandes écoles (qui bénéficient souvent d’un + grand choix d’offres d’emplois du fait de leur diplôme) à ne pas travailler pour des entreprises qui ne prennent pas en compte la transition. 

    La plateforme Diffuz, lancée par la Macif, permet aussi d’agir ! En rentrant sa ville, ainsi que la cause qui vous tient à cœur, vous êtes en mesure de participer à des défis près de chez vous. En matière d’environnement, par exemple, vous pouvez participer à une étude du CNRS, participer à un cleanwalk avec Surfrider ou encore se mobiliser pour les océans avec l’IFREMER.

    Dans le cadre de ma chaîne YouTube, j’ai la chance de rencontrer très régulièrement de jeunes de 15 à 25 ans. Beaucoup d’entre eux souhaitent s’engager sur ces sujets environnementaux, mais ne savent pas nécessairement comment faire. On l’a vu, les moyens d’actions sont quasi-illimités aujourd’hui, mais il faut connaître et faire connaître ces initiatives. Il faut aussi parvenir à prendre confiance en soi, de façon à comprendre que chaque action compte, et que notre action peut avoir un impact.

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    Enfin, évidemment, il faut parvenir à se libérer du temps pour s’engager. Pour cela, s’engager avec un-e ami-e peut-être une solution, de façon à se motiver mutuellement pour changer les choses autour de soi.