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  • Manger de saison : calendrier et conseils !

    Manger de saison : calendrier et conseils !

    Mis à jour le 15/03/21

    Les fruits et les légumes qui poussent en hiver ne sont pas les mêmes qu’en plein été. La nature a pensé à tout car nos besoins en vitamines et en nutriments évoluent eux aussi au fil des saisons !

    1 Manger de saison : pourquoi ?

    Manger de saison offre de nombreux avantages.

    C’est bon pour la santé

    Les vitamines contenues dans les fruits et légumes se détériorent dans les trois jours après leur cueillette. Mieux vaut les manger au bon moment pour en avoir tous les bénéfices !

    Manger de saison permet également de répondre aux besoins de l’organisme en vitamines et en nutriments. Ce ne sont en effet pas les mêmes en été et en hiver.

    Cerise sur le gâteau, les fruits et les légumes qui sont cueillis à maturité sont plus savoureux que les autres !

    C’est écologique

    Manger des fraises en hiver, cela signifie que celles-ci ont été acheminées d’autres pays par bateau ou par avion, ou bien elles ont été cultivées dans des serres chauffées au gaz, au fuel ou au charbon. L’impact énergétique est élevé (1). Une tomate produite de saison (en été), consomme dix à vingt fois moins d’énergie que lorsqu’elle est produite en hiver.

    Manger de saison est donc écologique : les fruits et légumes ont fait moins de kilomètres.

    De plus, les sols ne sont pas pollués par des produits chimiques pour combler le manque de soleil, de pluie ou de nutriments dans les terres.

    Lire aussi : Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

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    C’est la hausse du nombre de Français privilégiant l’achat de produits locaux entre 2014 et 2019.***

    C’est naturel

    Manger des produits de saison permet de favoriser la production locale et de suivre le rythme des saisons. C’est également une façon de favoriser la production bio.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Les aliments produits localement et en saison polluent dix fois moins que ceux qui ne sont ni locaux ni de saison.**

    C’est économique

    Consommer local, c’est aussi acheter des produits moins chers : les taxes d’importation sont inexistantes.

    2 Quels fruits et légumes manger en hiver ?

    En hiver les journées sont courtes et froides. Le corps a besoin d’énergie pour se réchauffer et lutter contre les infections hivernales.

    Les légumes

    Entre le mois de janvier et mars, on fait honneur aux carottes, pommes de terre, choux de toutes sortes, endives, courges, navets, poireaux, échalotes, oignons, salsifis, épinards, brocolis, ail… Mais aussi à la mâche et aux topinambours. La liste est assez longue, offrant ainsi une alimentation variée. Consommez-les en soupe ou en pot-au-feu.

    Les fruits

    Les agrumes ont la cote en hiver : citrons, mandarines, oranges, fruits aux couleurs vives qui redonnent la forme ! Sont aussi concernés les pamplemousses et les dattes.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    3 Quels fruits et légumes manger au printemps ?

    Au printemps, les journées rallongent. Le panier se remplit de salades et de légumes.

    Les légumes

    Les légumes d’hiver tiennent le coup. Les betteraves et les carottes sont toujours au rendez-vous.

    C’est le début des bonnes salades : cresson, laitue, oseille, scarole, pourpier. De quoi se faire plaisir pour les amateurs de légumes avec l’arrivée des asperges, blettes, petits pois et haricots verts, mais aussi l’artichaut, le poivron, les radis roses… Bon marché, crus ou cuits, consommez-les en salade, arrosés d’huile d’olive : salade de petits pois et menthe, salade de blettes aux raisins et pignons de pin.

    Les fruits

    Les oranges et les pommes sont toujours bonnes à croquer ! À celles-ci viennent s’ajouter les fruits printaniers : fraises, rhubarbe, mandarines…

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    4 Quels fruits et légumes manger en été ?

    En été, la liste est grande : il y en a pour tous les goûts !

    Les légumes

    Le panier comporte quelques légumes déjà rencontrés au printemps, notamment les petits pois, les choux rouges, les carottes, les épinards ou encore les oignons. Toutefois, arrivent : le concombre, le maïs, le céleri branche et le céleri-rave, le fenouil, les courgettes, les petits oignons blancs, l’aubergine, le chou frisé et le chou chinois. Consommez-les froids, crus, à la poêle ou au four. Idées de recettes : émincés de courgettes marinées à l’huile d’olive, tian d’aubergines et de tomates au citron.

    Les fruits

    Place aux fruits rouges bien juteux : fraises, fraises des bois, framboises, myrtilles, cerises, cassis, groseilles, mais aussi les tomates. C’est également la bonne saison, pour consommer le melon, la pastèque, les abricots, les pêches, les nectarines, les brugnons, les mûres, etc.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    5 Quels fruits et légumes manger en automne ?

    En automne, place aux légumes qui réchauffent.

    Les légumes

    Le potiron est le légume d’automne par excellence. Se rajoutent également dans le panier : les coings, les brocolis, les champignons de Paris, les cèpes, les topinambours, le fenouil, les potimarrons, les patates douces, les salsifis, les citrouilles, le céleri, les poireaux, les poivrons, entre autres, ainsi que quelques légumes d’été, tels que les radis et les épinards. Consommez-les en gratin, en purée ou sautés à la poêle : poêlée de patates douces au thym, fondue de poireaux à la crème, gratin de courge ou écrasé de pommes de terre à l’huile d’olive.

    Les fruits

    On retrouve : les bananes, raisins, tomates, groseilles, prunes, pommes, noix et noisettes, sans oublier les mandarines, mûres et poires.

    Manger de saison : calendrier et conseils !

     

    BON À SAVOIR

    Pas besoin d’attendre l’automne pour avoir la patate. Il est possible de consommer toute l’année certains fruits et légumes qui se conservent bien : pommes de terre, pommes, noix, oranges…

    6 Quels sont les fruits et légumes pour être en bonne santé ?

    • L’orange : favorise le système immunitaire.
    • Le kiwi et la pomme : favorisent le transit intestinal.
    • Les avocats : contiennent une grande quantité de nutriments qui aident à lutter contre les maladies cardiovasculaires.
    • Le céleri : un coupe-faim sans calories, idéal pour éliminer.

    7 AMAP, paniers bio solidaires… : bête comme chou !

    Pour manger de saison, il est recommandé de consommer local.

    De nombreuses associations et structures proposent aujourd’hui des paniers de saison avec une production en circuit court (2). Chaque semaine, le panier contient un assortiment de fruits, légumes ou autres produits fermiers de saison.

    On y découvre également des fruits et des légumes que nous n’aurions pas forcément achetés.

    Les AMAP

    Le système des AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) crée un lien privilégié entre un paysan et un groupe de consommateurs. Chaque semaine, l’agriculteur s’engage à livrer aux membres de l’AMAP un panier de fruits et légumes de saison de sa propre production, cultivés localement et vendus à un juste coût.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Cette collaboration permet à des milliers de paysans de s’installer tous les ans sur de petites exploitations respectueuses de l’environnement. Le mouvement Colibris, lancé par Pierre Rabhi, veille à coopérer en France autour de ce genre d’initiatives.

    Les paniers paysans et solidaires

    Sortes d’intermédiaires, des plateformes Web permettent de commander en ligne un panier bio et local directement au paysan. Une fois la commande passée, le panier est à récupérer chaque semaine dans un point relais de son quartier.

    À découvrir : les services proposés par Les paniers bio solidaires, Le panier paysan ou encore La Ruche qui dit Oui.

    Drive fermier

    Autre solution : via une plateforme intermédiaire, il est possible d’acheter un panier directement auprès de la ferme de sa région puis de le récupérer en point relais. C’est ce que propose la plateforme Drive fermier.

    8 Les bienfaits de l’exotisme

    Pour varier les plaisirs, consommez de temps à autre des fruits exotiques. Ceux-ci possèdent de nombreux bienfaits (3).

    En hiver

    • L’ananas : c’est un fruit riche en vitamines, en nutriments, en fibres mais aussi en minéraux comme le cuivre, le manganèse et le potassium. Il a des propriétés antioxydantes, aide à contrôler le rythme cardiaque et la pression artérielle ou encore soulage la douleur de l’arthrite en atténuant l’inflammation.
       
    • Le kiwi : deux fois plus riche en vitamine C que l’orange, ce fruit améliore la cicatrisation. Il permet aussi de garder une peau saine, de réduire la pression artérielle et prévient les maladies cardiaques et l’AVC. Il offre aussi des bienfaits dans la réduction de maladies telles que l’arthrose, les rhumatismes et l’asthme.
       
    • Le fruit de la passion : il améliore les taux de cholestérol et de triglycérides. Grande source d’antioxydant, il est capable de protéger la peau contre le vieillissement et l’inflammation. Il est également efficace pour prévenir l’hypertension artérielle et ce, grâce à sa forte teneur en potassium.
       
    • La grenade : ce fruit est très bon pour traiter les maux d’estomac, les bouffées de chaleur liées à la ménopause, les hémorroïdes, la conjonctivite ou l’arthrose. Elle permet aussi de réduire le taux de cholestérol ou encourage le renouvellement des cellules de la peau.
       
    • Le litchi : riche en fer et en phosphore, il prévient la fatigue et les vertiges et il filtre les déchets dans les reins.

    Au printemps

    • La mangue : ce fruit riche en vitamines, calcium, potassium, magnésium, sodium, phosphore, cuivre et zinc renforce le système immunitaire, prévient le diabète et les maladies cardiaques.

    En été

    • La papaye : riche en fibres, vitamines A et C et antioxydants, la papaye est idéale pour la perte de poids. Elle renforce également la vision.
       
    • La banane : elle agit sur les niveaux de cholestérol, régule les problèmes intestinaux, réduit les crampes musculaires, l’anxiété, les risques de faire un infarctus, combat l’anémie et diminue l’hypertension artérielle. C’est aussi un fruit indispensable pour les femmes enceintes car il réduit les nausées.

    En automne

    • La noix de coco : riche en fibres, ce fruit prévient la constipation. L’eau de coco est une excellente solution pour se réhydrater après le sport ou lors de journées chaudes.

    Acheminés par bateaux ou par avions, ces fruits font un long trajet avant de se retrouver dans vos paniers. Ils ont donc une empreinte carbone très élevée. Pour une démarche plus écologique, privilégiez au maximum les fruits et légumes locaux.

    L’Essentiel de l’article

    • Manger de saison : bon pour la santé, écologique, naturel et économique.
    • Hiver, printemps, été, automne : des périodes de récolte différentes.
    • Pour manger de saison : manger local.
    • Des solutions innovantes fleurissent dans les villes et campagnes : paniers fermiers et paysans, AMAP, paniers bio solidaires…

    (1) Direct Énergie : « Impact énergétique des fruits et légumes que je mange », 2018

    (2) ConsoGlobe, Définition « Circuit court » : « Un circuit court désigne une entente directe entre cultivateurs et acheteurs, autour d’un approvisionnement régulier en produits de saison. »

    (3) Actu Santé, « Connaissez-vous les bienfaits de tous les fruits tropicaux ? »

    Statista, « Consommation locale et responsable en France – Faits et chiffres »

    ** Éconconso, « Comment manger durable et choisir entre bio, local, équitable ? »

    *** Unadere, Circuit court et produit local, quelles possibilités pour la restauration collective ?, 2018 

    ***Ipsos, « Consommer local » : ce que veulent les Français, 2014

     
  • L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    En mai 2020, à l’occasion d’un reportage pour ma chaîne YouTube, j’ai eu l’occasion de suivre une marche pour le climat. Ces marches ont rassemblé des centaines de milliers de jeunes (à Paris le 15 mars 2020, par exemple, ils étaient près de 40 000). Un tel mouvement de jeunes, évidemment politique mais affilié à aucune structure politique traditionnelle, est un fait plutôt rare en France.

    D’une certaine façon, ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’autres mouvements spontanés. En 2016, par exemple, c’est le mouvement “Nuit Debout”, né contre la Loi Travail, qui était apparu, et s’inscrivait dans une dimension d’organisation horizontale.

    Évidemment, certains reprochent au mouvement un manque de prises de positions claires. Comme tout mouvement spontané et sans organisation établie derrière, les revendications sont plurielles, et l’on peut trouver au sein du mouvement des revendications près différentes. Faut-il sortir du nucléaire ? Faut-il sortir des traités de libre-échange ?

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat. Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    Le risque ? Que l’impact des manifestations soit moindre, n’importe qui pouvant en effet revendiquer être “pour lutter contre le dérèglement climatique”, même s’il existe derrière plusieurs façons de répondre au problème.

    La mobilisation de notre génération pour le climat est logique, notre génération étant celle qui va subir le plus frontalement les conséquences du dérèglement climatique. Un collectif multidisciplinaire de 120 experts a publié une étude dans le Lancet qui alerte sur l’impact du dérèglement climatique sur la génération suivante, qui voit le jour en ce moment. Selon cette étude, les bébés seront les premiers à souffrir de la hausse de maladies infectieuses dues au réchauffement climatique. Les maladies respiratoires, cardiovasculaires et décès prématurés devraient aussi s’accentuer du fait de la pollution.

    Lire aussi : 3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    Mais la mobilisation pour le climat illustre aussi la pluralité des engagements possibles aujourd’hui, notamment en matière d’écologie, pour ne pas être condamnés à cette situation. En ligne, notamment, des mobilisations inédites se mettent en place. En France, l’en 2019, c’est le mouvement “On est prêt” qui est apparu, à l’initiative de dizaines de youtubeurs, pour mobiliser et alerter sur le changement climatique. Dans la foulée, c’est “L’Affaire du siècle”, une campagne de justice climatique visant à poursuivre devant les tribunaux l’Etat pour inaction, qui a occupé le terrain.

    Avec plus de 2 000 000 de signatures, la pétition de « L’Affaire du siècle »associée au mouvement a rencontré un très fort succès.

    En juin 2020, ce sont encore des vidéastes qui se sont engagés pour l’environnement. MrBeast, youtubeur américain aux 26 millions d’abonnés, a lancé l’initiative #TeamTrees qui vise à planter 20 millions d’arbres, pour fêter les + de 20 millions d’abonnés du vidéaste. Des centaines d’autres créateurs se sont associés au mouvement, et c’est déjà près de 16 millions d’arbres qui vont être plantés grâce à cette initiative, mais surtout grâce aux jeunes qui ont participé à l’opération et fait des dons.

    Des initiatives existent aussi aujourd’hui pour s’engager, à sa façon, pour le climat. Chaque année, par exemple, le World Cleanup Day est une grande collecte annuelle de déchets, partout dans le monde. L’objectif, au-delà de la collecte, étant d’envoyer un message aux dirigeants que la population souhaite du changement.

    Lire aussi : Comment participer au World Cleanup Day ?

    Le saviez-vous ?

    A l’échelle des lycées, des initiatives peuvent aussi être mises en place. Dans certains lycées notamment, il existe des « éco-délégués » mis en place par l’Education Nationale, on en compterait des dizaines de milliers en France aujourd’hui. Leur rôle ? « Promouvoir les comportements respectueux de l’environnement dans sa classe ». Hôtel à insectes, abris pour oiseaux, potager participatifs… De nombreuses actions peuvent donc être faites à l’échelle locale, via les lycées !

    Les universités peuvent aussi être à l’origine de mobilisations. Le cadre étudiant est un lieu propice à la mise en place d’initiatives, visant à agir pour l’environnement à l’échelle de l’école (pour réduire son empreinte carbone, par exemple), mais aussi à l’extérieur. Le cadre étudiant est idéal pour s’engager. Au sein de mon université par exemple (à Sciences Po), il existe une association appelée Sciences Po Environnement. Son objectif : assurer la transition écologique de l’école via la mise en place d’initiatives écologiques.

    Par ailleurs, ce sont les étudiants qui ont publié le “Manifeste étudiant pour un réveil écologique”. Signé par + de 30 000 étudiants, il appelle les étudiants de grandes écoles (qui bénéficient souvent d’un + grand choix d’offres d’emplois du fait de leur diplôme) à ne pas travailler pour des entreprises qui ne prennent pas en compte la transition. 

    La plateforme Diffuz, lancée par la Macif, permet aussi d’agir ! En rentrant sa ville, ainsi que la cause qui vous tient à cœur, vous êtes en mesure de participer à des défis près de chez vous. En matière d’environnement, par exemple, vous pouvez participer à une étude du CNRS, participer à un cleanwalk avec Surfrider ou encore se mobiliser pour les océans avec l’IFREMER.

    Dans le cadre de ma chaîne YouTube, j’ai la chance de rencontrer très régulièrement de jeunes de 15 à 25 ans. Beaucoup d’entre eux souhaitent s’engager sur ces sujets environnementaux, mais ne savent pas nécessairement comment faire. On l’a vu, les moyens d’actions sont quasi-illimités aujourd’hui, mais il faut connaître et faire connaître ces initiatives. Il faut aussi parvenir à prendre confiance en soi, de façon à comprendre que chaque action compte, et que notre action peut avoir un impact.

    Lire aussi : 4 tips d’écolo pour un quotidien plus vert

    Enfin, évidemment, il faut parvenir à se libérer du temps pour s’engager. Pour cela, s’engager avec un-e ami-e peut-être une solution, de façon à se motiver mutuellement pour changer les choses autour de soi.

  • Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    Sylvie, retraitée périgourdine, vient d’emménager dans un petit logement de plain-pied qu’elle a fait construire… dans son jardin ! La démarche peut surprendre, mais elle permet à cette sexagénaire de se libérer de la contrainte des escaliers de son ancienne maison familiale, tout en restant en cœur de ville, le tout pour un budget serré.

    « Sylvie a d’abord cherché à acheter un terrain dans le centre de Périgueux, mais ce type de bien est très rare » explique Amandine Hernandez, architecte et urbaniste cofondatrice de l’agence Villes Vivantes. Cette dernière a été missionnée par la ville de Périgueux (24) pour piloter l’opération Bimby (initialement Build In My Back Yard, rebaptisée Beauty In My Back Yard, soit De la beauté dans mon jardin). En bref, il s’agit de densifier le tissu pavillonnaire en douceur, en insérant de nouveaux logements (construction d’appartements accessoires, surélévation, extension, etc.) sur les parcelles d’habitants volontaires, sans détruire les logements existants. L’ambition : proposer un habitat qui ne consomme pas de nouvelles terres naturelles et agricoles, tout en répondant aux attentes des habitants, au cas par cas.

    Densité urbaine et habitat pavillonnaire : comment limiter les impacts ?

    Si les Français préfèrent vivre en maison plutôt qu’en appartement1, ce rêve pavillonnaire a un coût. L’habitat individuel est responsable de 47 % de l’artificialisation nouvelle, contre 3 % pour l’habitat collectif, lequel abrite pourtant près de la moitié des Français2. Or, les conséquences néfastes de cette artificialisation ne font plus débat aujourd’hui : perte de biodiversité, étalement urbain, accroissement des migrations pendulaires et donc des temps et des coûts de transport…

    Alors, si construire dans un jardin peut sembler anecdotique, le recours à la densification pavillonnaire peut-il offrir un compromis entre l’idéal de logement des Français et l’urgence écologique et sociale ? Pour Amandine Hernandez, le Bimby offre un précieux point de convergence entre intérêt collectif et particulier. Et son potentiel est réjouissant : si sur cent maisons, deux d’entre elles étaient densifiées avec un nouveau bâti, l’étalement urbain serait jugulé, assure l’architecte.

    La démarche rejoint l’objectif de « Zéro Artificialisation Nette » affiché par le gouvernement dans son plan biodiversité de 2018, et qui pourrait prochainement devenir contraignant. Ce dernier est en effet au cœur du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, actuellement présenté en conseil des ministres.

    Densifier le tissu pavillonnaire peut donc apparaître comme une solution parmi d’autres – repenser les logements vacants ou sous-exploités, notamment – pour freiner drastiquement l’artificialisation du territoire, tout en répondant à une interrogation pressante de bien des collectivités locales : comment « gagner » de nouveaux habitants et répondre à leurs besoins ?

    Lire aussi : Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    Repenser l’habitat pour une ville mieux partagée

    Au-delà de Périgueux, la Communauté Urbaine du Creusot-Montceau, les collectivités des Vosges Centrales ou encore du Grand Nevers ont également fait appel à l’équipe de Villes Vivantes. « Nous pensons qu’une densité accrue peut rendre la ville plus belle : c’est une ville où l’infirmière travaille plus près de l’hôpital, où les retraités peuvent faire leurs courses à pied, où des jeunes couples peuvent acheter un terrain… » défend Amandine Hernandez.

    Ce n’est pas Sylvie qui la contredirait. Elle, qui n’avait jamais imaginé que sa parcelle de 458 m2 puisse accueillir deux maisons, vit désormais sur ses 75 m2 de plain-pied (pour un coût de construction maîtrisé, aux environs de 1 300 euros le m2) dotés, en prime, d’un patio et d’une pergola. Quant à sa maison pré-existante, elle a été réhabilitée pour être louée. De quoi assurer un complément de revenu bienvenu…

    Un peu plus loin, Céline, qui vit avec sa fille dans un quartier recherché de Périgueux, a fait réaliser deux studios bénéficiant d’espaces extérieurs en soupente de sa terrasse, loués par deux étudiantes. Quant à Hamed et Mohammed, père et fils, ils ont construit sur une même parcelle deux maisons sans vis-à-vis : de quoi vivre à côté tout en préservant l’intimité de chacun…

    « Le Bimby à Périgueux, c’est du gagnant-gagnant. Cela permet d’avoir un habitat atypique en plein milieu du patrimoine et aussi de reconquérir des habitants, notamment des familles », écrit la maire Delphine Labails. Depuis les débuts de l’opération en 2016 sur la commune, près de 200 projets de logements ont abouti.

    Une densification douce pour des villes durables

    Il ne s’agit là ni de la première ni de la seule initiative visant à défendre la densification pavillonnaire. Les pionniers sont sans doute à chercher du côté de nos voisins britanniques. Dès les années 1970, le Granny Flat (« l’appartement de mamie ») séduit de nombreux propriétaires âgés, qui font construire sur leur terrain une maison plus petite avant de mettre en location leur habitation principale.

    En France, bien avant le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique, la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) de 2000 encourageait déjà les acteurs publics à refaire « la ville sur la ville ». L’injonction a d’abord concerné les zones centrales des agglomérations et les grands ensembles avant de toucher, plus tard, les quartiers pavillonnaires. Mais le phénomène n’est pas sans écueils : une densification spontanée et incontrôlée peut en effet se traduire par l’apparition d’un habitat dégradé, comme cela s’observe dans les tissus pavillonnaires logeant des populations défavorisées, notamment en moyenne couronne francilienne. En l’absence de réel encadrement public, des divisions internes et des extensions abusives répondent à la pression immobilière, au bénéfice de quelques-uns.

    Lire aussi : Et si l’architecture low-tech permettait des villes plus durables ?

    Par ailleurs, « Si les acteurs publics n’organisent pas de développement économique conjoint à la densification douce des zones périphériques, alors celle-ci ne fait que renforcer les mobilités pendulaires, sans permettre un développement durable des villes », met en garde Rachel Linossier, maître de conférences en Aménagement et Urbanisme à l’Université Lumière Lyon 2. « La densification doit être maîtrisée et encadrée par les collectivités », abonde Amandine Hernandez. « Mais elle doit aussi être désirable. La lutte contre l’étalement urbain ne peut fonctionner que si les habitants y trouvent leur compte », conclut l’architecte.

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    1 Etude Century 21 de 2016 : 71 % des Français plébiscitent la maison individuelle
    2 Rapport du Comité pour l’Economie Vert
  • Gaspillage alimentaire : à Noël, ne lui faites pas de cadeau !

    Gaspillage alimentaire : à Noël, ne lui faites pas de cadeau !

    1 Tranquille sur l’apéro

    Un apéro trop copieux et/ou qui s’éternise peut venir à bout de toutes les faims, même des plus féroces.

    Les bonnes idées :

    • Des amuse-gueules légers : mini brochettes de champignons de Paris, tomates cerises, verrines de mousse de radis, rondelles de radis noir, etc.
    • Des quantités raisonnables : 3 à 4 vraies bouchées par personne, plus quelques compléments en vrac, type cacahuètes.
    • Misez sur des valeurs sûres et les saveurs classiques : les verrines de maquereau au genièvre risquent fort de vous rester sur les bras…
       
    • Lire aussi : 3 tendances pour mieux consommer

    2 Des menus aux petits oignons

    Le secret n° 1 de la lutte anti-gaspi, c’est la planification. L’erreur, c’est de faire les courses en piochant au hasard ce qui pourrait possiblement régaler vos convives. Au contraire, prévoyez tout à l’avance et arrivez avec une liste précise – dont les quantités – des délices à acheter. On ne s’interdit pas quelques extras, mais avec parcimonie et en prévoyant de pouvoir congeler, stocker ou donner.

    190€

    de budget moyen des Français prévu pour l’alimentation à Noel en 2020. (2)

    3 Vive la qualité !

    Pour éviter le gaspillage alimentaire, achetez en vrac ou à la découpe : fromage, fruits de mer, poisson, viande, mais aussi charcuterie, garnitures et vins se vendent au poids ou au litre. Calculez en amont les quantités nécessaires, et c’est tout. Moins d’emballages et souvent moins cher, c’est le choix gagnant sur tous les plans ! C’est aussi l’occasion de privilégier la qualité à la quantité : pour un prix comparable, un petit brie bio à la coupe est plus festif et     savoureux qu’un coulommiers industriel dans une boîte en carton.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif s’engage contre le gaspillage alimentaire.

    4 Les restes : vous en viendrez tous à bout !

    Vous avez déjà mangé trois fois de la dinde dans la semaine sans en venir à bout ? Ne jetez pas ! Les plats de viande, de poisson ou de légumes se congèlent très bien, même quelques jours après avoir été cuisinés. On y pense moins mais la plupart des fromages supportent aussi l’épreuve, alors on ne s’en prive pas. Pensez aussi à donner : vos invités seront ravis de repartir avec un petit doggy bag*, qu’ils pourront savourer sans cuisiner le lendemain. Vous aimez les nouvelles expériences ? Testez des recettes inédites pour accommoder vos restes : Internet regorge de bonnes idées !

    *Doggy bag : restes du repas emballés à emporter

    La tendance : le « decorganizing »

    Mélange de déco et d’organisation, le decorganizing consiste à ranger les choses de façon plaisante à l’œil. C’est par exemple l’art de mettre la nourriture dans des contenants aux teintes assorties, agencés par dégradé de couleur et ordre de taille dans le frigo. Un peu obsessionnel, mais ça peut aider à aimer
    les restes !

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les apéros trop copieux.
    • Planifiez les menus.
    • Achetez en vrac ou à la découpe.
    • Cuisinez, donnez ou congelez les restes.

    (1) Ademe, Éviter le gaspillage alimentaire, 2020
    (2) Ipsos, Noël 2020 : un budget de crise ?, 2020
  • 6 idées pour un Noël plus écologique, responsable et solidaire

    6 idées pour un Noël plus écologique, responsable et solidaire

    1 Cherchez les labels sociaux et écologiques

    Si vous souhaitez offrir des cadeaux et notamment des vêtements provenant d’autres continents, prenez soin de vérifier que les produits sont fabriqués sans le recours au travail infantile. Le label Child Labor Free se bat contre le travail des enfants. Grâce à cela, vous serez assuré que les cadeaux sont bien offerts aux enfants et non pas fabriqués par eux…

    Par ailleurs, le moyen le plus simple pour mettre un zeste de solidarité et d’écoresponsabilité et dans vos fêtes de fin d’année, c’est de choisir des cadeaux portant un ou plusieurs labels pour leurs qualités environnementales et/ou éthiques et solidaires. Côté préservation de l’environnement, il en existe beaucoup, mais, à l’échelle européenne, les quatre plus fréquents sont le « EU Écolabel », L’Ange bleu, le Nordic Swan et le label Energy Star spécifiquement dédié aux produits électroniques et audiovisuels.
     

    6 idées pour un Noël plus écologique, responsable et solidaire

    Tous certifient que les produits étiquetés respectent les normes environnementales en vigueur au sein de l’Union européenne, sur tout le cycle de vie du produit (matières premières, fabrication, transport, recyclage, etc.). Ils attestent également de leur qualité générale à l’utilisation.

    En fonction de la nature des biens achetés, vous pourrez vous référer à de nombreux autres labels, par exemple :

    • pour le mobilier : les labels SFC et PEFC (qualité environnementale et absence de pollution de l’air intérieure) ;
    • pour les vêtements et les chaussures : les labels Fairtrade Max Havelaar (commerce équitable), Ecocert, Demeter, GOTS (Global Organic Textiles), etc. ;
    • pour les cosmétiques : Cosmétiques Bio, NATRUE, BDIH, etc.

    Dans tous les cas, si vous achetez des jouets, assurez-vous qu’ils sont également conformes à la norme de qualité européenne (CE) ou française (NF).

    Pour tout savoir sur ces labels responsables et équitables, reportez-vous au guide de l’Ademe consacré à ce sujet.

    2 Les emballages, c’est démodé !

    Quand vous choisissez les cadeaux, préférez si possible ceux qui ont le moins d’emballage : les peluches et de nombreux jouets en bois sont, par exemple, souvent vendus sans boîte. À l’inverse, d’autres jouent la surenchère : emballage, suremballage, sous-emballage, rembourrage… Tout ça finira dans votre poubelle : dommage !

    Et pour le papier cadeau ? Impossible de faire l’impasse sur cet emballage, sinon ce ne serait plus la fête ! Plutôt que les modèles plastifiés ou aux encres polluantes, pourquoi ne pas opter pour un papier kraft recyclé. Autre solution, chic et zéro déchet, mais plus chère : le furoshiki, l’art d’emballer les cadeaux à la japonaise, dans un joli carré de tissu coloré. Vous pourrez donc les récupérer et les utiliser à l’infini pour de nouveaux cadeaux, ou l’offrir à la personne avec le cadeau. Ça demande un peu d’entraînement, mais vos paquets ne passeront pas inaperçus !

    3 L’artisanat et commerce locaux au pied du sapin

    Toutes les villes et toutes les régions de France regorgent de trésors gastronomiques et artisanaux : profitez-en ! Conserves, chocolats, lainages, vins, bières et alcools *, coutellerie, bijoux, poterie…

    Plutôt que d’offrir des cadeaux standardisés, pourquoi ne pas faire découvrir à vos proches un artisan du coin ou offrir des assortiments de produits locaux ? C’est plus original, c’est bon pour l’emploi et l’économie du territoire et vous réduirez l’empreinte carbone de vos achats. Pensez également aux sites Internet comme Etsy, qui propose les productions d’artisans professionnels et amateurs du monde entier. Et comme vous pouvez affiner votre recherche d’article sur des critères géographiques, vous trouverez forcément un commerçant près de chez vous sur ce site.

    * L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

    4 Les cadeaux d’occasion, c’est oui !

    On n’ose pas toujours offrir un cadeau d’occasion pour les fêtes, et pourtant, 72 % des enfants seraient prêts à l’accepter s’il répond à leurs attentes (1). N’hésitez donc pas à vous tourner vers les plateformes collaboratives et les sites de vente d’occasion pour vos achats de Noël, comme l’incontournable Le Bon Coin, Videdressing ou Label Emmaüs (pour les vêtements et accessoires de mode), mais aussi vers les boutiques solidaires comme les ressourceries.

    5 Un festin responsable

    Bonne nouvelle pour les gourmands : il est possible de se faire plaisir en respectant la planète et en offrant des conditions équitables aux producteurs. Au moment de faire vos courses, que ce soit en grande surface ou chez les commerçants, prenez le temps de vérifier l’origine des produits, les labels de qualité et les conditions de production. Que ce soit pour la viande, le poisson, les fruits et légumes, les œufs, les fromages, ou autre, les produits issus de l’agriculture biologique et le Label Rouge garantissent des denrées de qualité, cultivés avec peu ou pas de pesticides chimiques ou produites dans des conditions d’élevage respectueuses du bien-être animal. Les labels comme Fairtrade Max Havelaar, World Fair Trade Organization, Ecocert ou Producteurs Paysans assureront eux une juste rémunération pour les producteurs.

    Comme pour les cadeaux, pensez à limiter les emballages : achetez en vrac vos épices, fruits et légumes secs, féculents, céréales, etc.

    6 Un sapin de Noël plus écologique

    La tradition du sapin reste très ancrée en France puisque 5,8 millions de sapins naturels sont vendus chaque année (3). N’ayez pas peur d’acheter un sapin naturel coupé ou en pot : ils proviennent de forêts françaises exploitées de façon durable, c’est-à-dire que des arbres sont plantés en permanence pour remplacer les arbres coupés, voire agrandir la forêt ! Vous pourrez notamment vous assurer du « Made in France » des sapins et de la démarche écoresponsable des fermes dont ils sont issus grâce au label Fleurs de France ou grâce à la certification Plante Bleue.

    Et pour aller au bout de la démarche : pensez à acheter au passage votre sac à sapin (5 euros), à disposer à son pied pour éviter les aiguilles sur le sol. Après les fêtes, il vous servira aussi à porter l’arbuste dans les espaces de collecte mis en place dans votre commune, ou à défaut, à la déchetterie. Votre sapin y sera broyé et transformé en copeaux, qui seront à leur tour utilisés comme désherbant naturel : un parfait recyclage donc ! Vous pouvez laisser le sapin avec son sac qui est biodégradable et compostable. Pratique et solidaire, le sac à sapin est proposé par l’association Handicap International qui utilise les recettes des ventes pour financer ses actions sur le terrain.

    N’essayez en aucun cas de brûler votre sapin dans votre cheminée : c’est dangereux ! Le sapin étant un bois résineux, il brûle très vite et à température très haute. Pour autant, son efficacité énergétique est moindre par rapport aux feuillus.

    Mais si vous préférez éviter de racheter un sapin tous les ans et faire baisser l’empreinte carbone, vous pouvez toujours investir dans un sapin en plastique, solide et pratique. Prenez en soin, vous pourrez le garder 10, 20 ou même 30 ans !

    19 millions d’euros

    C’est le montant collecté par Handicap International depuis 1993 par la vente de sacs à sapin. (2)

    Mini-quiz

    L’arbre le plus haut de France est un sapin « Pin de Douglas » ou « Pin d’Oregon » situé à Renaison, dans la Loire. Combien mesure-t-il ?

    a) 84,10 mètres, un peu plus que la basilique du Sacré-Cœur
    b) 66,60 mètres, presque aussi haut que Notre Dame de Paris
    c) 49,93 mètres, à 7 centimètres de l’Arc de triomphe
    d) 44,30 mètres, pile comme la colonne Vendôme

    Mini-quiz – réponse : b)

    L’Essentiel de l’article

    • Pour les cadeaux, privilégiez les articles portant des labels écoresponsables.
    • N’hésitez pas à acheter certains cadeaux d’occasion.
    • Pour le repas de fête, optez pour les labels bio et Label Rouge.

    (1) Ademe, 5 idées cadeaux de l’Ademe pour Noël, 2018 
    (2) Handicap International, 2021
    (3) Ademe, Pour Noël, faites un cadeau à la planète !, 2021
  • 4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

    4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

    4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

     

     

    1 La chaudière à condensation

    Comme sa cousine traditionnelle, la chaudière à condensation produit de la chaleur par la combustion de gaz naturel. Mais elle a la particularité de récupérer également la chaleur de la vapeur d’eau issue de la combustion, ce qui augmente ses performances de 15 à 20 % pour une consommation identique (1).

    À la clé, jusqu’à 30 % d’économie sur vos factures ! De quoi amortir assez rapidement le prix d’achat situé entre 1 200 et 5 500 € pour les modèles courants (hors pose), contre 700 à 4 000 € pour une chaudière standard. D’autant que son installation permet de bénéficier du CITE, le crédit d’impôt pour la transition énergétique, soit 30 % sur les dépenses liées à l’achat et l’installation.

    2 Dans le sud, installez du solaire sur le toit

    Des capteurs solaires thermiques installés sur le toit de votre habitation captent les rayons du soleil et les transforment en énergie qui vient chauffer l’eau circulant dans le système de chauffage. La chaleur est le plus souvent restituée via des radiateurs basse température ou un plancher chauffant.

    Évidemment, ce système est dépendant de l’ensoleillement, c’est pourquoi il est généralement couplé à un système à bois ou à gaz pour compenser les périodes défavorables. De ce fait, l’économie réalisée finalement sera plus importante dans les régions méridionales qu’en Île-de-France ou dans le Nord. Par exemple, avec la même installation solaire, vous pourrez couvrir plus de 50 % de vos besoins si vous résidez à Marseille, contre 30 % à Strasbourg (1).

    Les prix d’installation sont assez élevés (13 000 € pour 10 m2 de capteurs et 70 m2 de surface de chauffe), il faut donc bien calculer ses besoins et le potentiel d’ensoleillement de votre région avant d’opter pour cette solution, elle aussi éligible au CITE.

    À SAVOIR

    Le programme Habiter Mieux, initié par le gouvernement et l’ANAH, permet aux propriétaires ne dépassant pas un certain seuil de revenus de bénéficier d’aides pour la rénovation énergétique de leur logement (isolation intérieure et/extérieure, changement du système de chauffage). Les aides s’échelonnent de 7 000 à 10 000 €.

    3 La pompe à chaleur

    La pompe à chaleur (PAC) regroupe des réalités techniques assez différentes mais toutes ont en commun de « pomper » une source froide (eau ou air) pour la réchauffer avant de la restituer, ou l’inverse. Selon le sens choisi, elle peut donc servir à chauffer un logement ou à le rafraîchir, ou les deux (climatisation réversible).

    Son fonctionnement s’appuie sur le principe thermodynamique de compression et de détente des fluides (liquides ou gaz) qui a pour effet de produire de la chaleur ou du froid. Lorsqu’elle pompe de l’air, la PAC est dite aérothermique, et lorsqu’elle pompe de l’eau, on parle de PAC géothermique (voir ci-dessous).

    L’aérothermie

    La chaleur est produite à partir de l’air capté dehors, qui est ensuite injecté dans une pompe à chaleur où il est comprimé pour se réchauffer avant d’être restitué à l’intérieur de l’habitation. Ce système a la particularité d’être réversible : l’air chaud capté en été est refroidi par détente (le contraire de la compression) et utilisé pour climatiser les pièces. C’est un système performant, relativement facile à installer (2). Côté prix, comptez autour de 11 000 € HT, pose comprise (4).

    La géothermie

    La géothermie exploite la chaleur naturelle du sous-sol et des eaux souterraines. Elle peut être utilisée pour produire de l’électricité ou directement de la chaleur. Son efficacité dépend bien sûr de la ressource naturelle, car tous les environnements et les terrains ne se valent pas. Les performances sont qualifiées de « haute énergie » (plus de 150 °C), « moyenne énergie » (90 à 150 °C), « basse énergie » (30 à 90 °C) et « très basse énergie » (moins de 30 °C). Le chauffage géothermique consiste donc à puiser les eaux chaudes en profondeur (1 à 2 km généralement en France) (2) pour la faire remonter et circuler dans un système de chauffage, le plus souvent au sol. Si la chaleur de la source d’eau est insuffisante (ce qui est souvent le cas), elle est augmentée par l’ajout d’une pompe à chaleur. C’est un système dont les prix dépendent des conditions naturelles et sont donc très variables : de 10 000 à 16 000 € (4) en moyenne, pour une installation complète dans une maison de 120 m2.

    4 Le vitrage chauffant

    Encore confidentiel, le vitrage chauffant présente pourtant bien des avantages. Dans ce double ou triple-vitrage innovant, la vitre intérieure est chauffée par circulation d’un courant électrique qui active une couche d’oxyde métallique microscopique. L’intérieur de la pièce est alors réchauffé par rayonnement, avec des gains énergétiques annoncés d’environ 30 %. Il a pour lui d’être esthétique, économique à l’usage et d’assainir votre intérieur en éliminant la condensation. Inconvénient majeur : il est encore très coûteux. Comptez environ 1 000 € par m2 de vitrage, sachant qu’il faut 5 m2 pour chauffer une pièce de 20 m2

    Pour financer vos travaux de rénovation et d’aménagement de l’habitat, souscrivez un crédit travaux.

    Et pour tous les travaux d’économie d’énergie et d’équipement de développement durable éligibles à un crédit d’impôt, optez pour le crédit Développement Durable de la Macif.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

     

    L’Essentiel de l’article

    • Les chauffages nouvelle génération font souvent appel aux énergies renouvelables.
    • S’ils fonctionnent aux énergies fossiles, leur performance permet une consommation abaissée.
    • Ils sont souvent coûteux à l’installation mais économiques à l’usage.
    • Il existe des aides et des crédits d’impôts pour les travaux de rénovation énergétique. Pour connaître les dépenses éligibles, consulter le site de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

    (1) ADEME, Les chaudières performante

    (2) ADEME, Le soleil au service de votre confort, le chauffage et l’eau solaires

    (3) ADEME, Installer une pompe à chaleur

    (4) Observatoire des énergies renouvelables

    ANAH, Les Cahiers de l’ANAH, n°153, 2017

  • Le saviez-vous ? Fumer tue… l’environnement !

    Le saviez-vous ? Fumer tue… l’environnement !

    Si la cigarette porte atteinte à la santé (plus de 75 000 décès en France chaque année (1)), l’impact du tabagisme sur l’environnement n’est pas non plus anecdotique.

    En effet, dès leur culture, les feuilles de tabac sont séchées au charbon de bois et de nombreux arbres sont coupés pour la construction de séchoirs à l’air libre. (2) Cette production participe à la déforestation mais aussi à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Les pesticides utilisés dans les cultures sont également responsables de la disparition de nombreux insectes et animaux (2).

    Une fois allumée, la cigarette continue de polluer l’air en libérant des substances toxiques. Mais l’industrie du tabac, c’est aussi des milliards de mégots (20 à 25 000 tonnes (3) jetés par an en France) retrouvés dans l’environnement, qui mettent en moyenne 12 ans (2) à se dégrader, laissant derrière eux des composants toxiques qui se diluent dans les sols, les eaux, et nuisent aux écosystèmes.

    (1) Santé Publique France, Tabac, 2020

    (2) CNCT (Comité national contre le tabagisme)

    (3) ecologie.gouv, Fumer tue, jeter un mégot pollue, 2020

  • Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

    Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

    S’il n’existe pas de définition précise de la « mobilisation citoyenne », l’expression n’en reste pas moins très fréquemment utilisée pour parler des rassemblements de citoyens autour de projets ou de causes communes, dans le but d’améliorer la qualité de vie de chacun. S’il est commun d’utiliser le terme de mobilisation citoyenne pour toutes les actions menées pour le climat, cela peut aussi concerner d’autres grandes causes.

    1 Quel est le rôle de la mobilisation citoyenne dans la transition écologique ?

    Par de petits gestes du quotidien, chaque citoyen a un rôle à jouer dans la transition écologique et sociale, c’est-à-dire l’évolution des modes de consommation et de production, des façons de travailler et de vivre ensemble pour lutter contre le changement climatique et l’épuisement des ressources naturelles. Et les moyens de s’engager en faveur de la société sont nombreux. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les synonymes de transition sont « changement » et « évolution ».

    Faire changer les choses, faire évoluer les mœurs, voici l’un des rôles clé de la mobilisation citoyenne pour le climat. Elle permet de trouver l’élan essentiel pour bousculer les habitudes de vie déjà bien ancrées de chacun, repenser les modes de consommation dans l’optique de réduire l’empreinte carbone et chercher des alternatives possibles pour préserver les écosystèmes qui nous entourent, tels que des gestes simples pour préserver les océans par exemple. Il s’agit d’un véritable levier de motivation collective, à l’échelle d’un pays, d’une ville, d’une région ou encore même d’une collectivité ou communauté, pour lancer des actions éco-responsables, favorables notamment au développement durable.

     

    Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

    Chiffre-clé

    80 % des Français considèrent qu’ils sont « plus capables de trouver des solutions efficaces à leurs problèmes et ceux de la France » que les personnalités politiques. (4)

    2 Quels liens entre les mouvements nationaux citoyens et les mouvements internationaux ?

    La mobilisation citoyenne ne se limite pas à la France, elle prend de l’ampleur partout dans le monde. Des mouvements tels que « Extinction Rebellion* », « Youth for Climatehttps://youthforclimate.fr/** » ou encore « Citoyens pour le climat » voient leurs actions se démultiplier aux quatre coins du globe. Ces acteurs de la lutte pour l’environnement ont su imposer leur présence sur la scène mondiale du combat écologique en faisant entendre leurs voix dans des villes phares telles que Paris, Londres, New York ou encore Sydney. Contrairement aux ONG, modèle associatif traditionnel, qui recrutent par compétences, chaque citoyen, où qu’il soit, peut rejoindre librement leur combat, rendant les mouvements internationaux inclusifs et ouverts à tous. Ils revendiquent d’ailleurs une structure horizontale (1), basée sur le travail de comités locaux indépendants, de groupes thématiques, ainsi que sur une coordination nationale et internationale purement informelles. Pas de porte-parole attitré, chaque militant à son importance et sa voix à faire entendre.

    *Rébellion contre l’extinction
    **La jeunesse pour le climat

     

    Le saviez-vous ?

    « Youth for Climate » est un mouvement construit autour de la grève étudiante pour le climat ou grève scolaire pour le climat : les collégiens et lycéens quittent leur établissement scolaire pour participer à des rassemblements contre le réchauffement climatique. Un mode d’action initialement lancé par Greta Thunberg en 2018 avec son mouvement « Fridays for Future*** », et repris en France, en Belgique, au Luxembourg ou encore à Chypre sous le nom de « Youth for Climate ». En France, le mouvement dénombre 130 groupes locaux répartis dans 13 régions, soit une mobilisation de plus de 200 000 personnes (2) montrant le véritable engagement des jeunes pour sauver le climat.

    *** Vendredis pour l’avenir

    3 Qui sont les citoyens qui se mobilisent ?

    Poussés par la prise de conscience générale face aux enjeux climatiques et ayant le sentiment que l’état n’agit pas, les jeunes s’engagent massivement pour sauver le climat et sont principalement à l’initiative de ces mouvements citoyens.

    Selon une étude du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie (3), l’environnement arrive en tête des préoccupations des 18-30 ans, devant celles relatives à l’immigration et au chômage. Pour 32 % des jeunes interrogés, l’environnement est une préoccupation majeure. Un engagement des jeunes qui est croissant puisque 12 % étaient membres d’une association pour la défense de l’environnement en 2019, contre seulement 3 % en 2016.

     

    Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

     

    Ils ont la volonté d’alerter l’opinion publique, de mettre en lumière les actions possibles pour mobiliser un maximum d’acteurs du changement. Ils ne souhaitent plus passer par des associations, partis politiques ou autres, ils veulent agir en toute indépendance. En choisissant pour thème de la journée internationale de la jeunesse 2020 « L’engagement des jeunes pour une action mondiale », les Nations Unies visaient à mettre en évidence la manière dont « l’engagement des jeunes au niveau local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux. »

    Chiffre-clé

    33 % des Français considéraient le changement climatique comme le problème le plus préoccupant en matière environnementale en 2019. (5)

    4 Comment vous engager dans un mouvement citoyen ?

    Les façons de vous engager dans un mouvement citoyen sont nombreuses. Vous pouvez être acteur en :

    • Signant des pétitions,
    • Ramassant les détritus à terre pendant votre jogging ou en participant à une journée de nettoyage de la nature,
    • Réduisant vos déchets plastique au quotidien,
    • Participant à des manifestations,
    • Donnant un peu de votre temps libre pour soutenir une cause,
    • Favorisant la seconde main pour vous habiller,
    • Privilégiant des modes de transport à faible émissions de CO2 lors des voyages pour du tourisme durable,
    • Devenant bénévole pour une association, par exemple

    Vous pouvez aussi devenir moteur du mouvement en créant votre propre mouvement citoyen à travers les réseaux sociaux, en organisant des débats publics ou encore en faisant du lobbying citoyen, c’est-à-dire en réagissant aux programmes des politiques et en leur proposant des solutions immédiates. À vous de choisir l’engagement qui vous convient le mieux en termes de conviction et de disponibilités !

     

    Vous souhaitez vous engager pour l’environnement ?

    Rendez-vous sur Diffuz, la plateforme des défis solidaires de la Macif qui vous donne le pouvoir d’agir !

    L’Essentiel de l’article

    • La mobilisation citoyenne joue un rôle clé dans la transition écologique et sociale.
    • Le manque de confiance des citoyens envers les politiques est un véritable levier d’engagement.
    • Les jeunes sont de plus en plus engagés dans les mouvements citoyens.

    (1) Extinction Rebellion, Qui sommes-nous ?

    (2) Youth for Climate 

    (3) Crédoc, Environnement : les jeunes ont de fortes inquiétudes mais leurs comportements restent consuméristes

    (4) Harris Interactive, Quelle connaissance et quel avis des Français sur les mouvements citoyens et la démocratie collaborative ?

    (5) Ademe, Baromètre : les Français et l’environnement, 2019

  • Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

    Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

    Si mieux consommer dans les assiettes est l’un des enjeux de l’économie circulaire et collaborative, cela a aussi un impact sur l’environnement et le développement de l’agriculture. De plus en plus de consommateurs cherchent ainsi à améliorer leurs modes de consommation alimentaire et privilégient l’achat de produits locaux ou d’origine française. Ces circuits d’approvisionnement dits courts réduisent les intermédiaires entre producteurs et particuliers, mais surtout, permettent d’accéder à des produits frais et de saison. Le point sur ce nouveau mode de consommation aux multiples bénéfices.

    1 Qu’est-ce qu’un circuit court ? Définition

    Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA), on parle de circuit court pour toute vente reposant sur un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur final. Il existe donc différents types de circuits courts :

    • du producteur au consommateur en passant par le commerçant ;
    • du producteur au consommateur en passant par le restaurateur ;
    • du producteur au consommateur en passant par l’artisan transformateur (boucher, boulanger, etc.).

    L’Inra (l’Institut national de la recherche agronomique) nuance quelque peu cette définition en y intégrant la notion de géolocalisation et en tolérant la présence de deux intermédiaires entre le producteur et le consommateur final. La seule condition : qu’il existe une proximité géographique entre le producteur et le consommateur. En bref, vous consommez en circuit court lorsque vous achetez ou consommez des ingrédients et produits au plus près de chez vous, à moins de 160 kilomètres maximum (1), directement auprès de producteurs, restaurateurs ou distributeurs locaux, tout en limitant le nombre d’intermédiaires.

     

    Le saviez-vous ?

    Quand la vente se fait directement du producteur au consommateur, on parle de vente directe.

    2 Consommer local : un mode de consommation de plus en plus plébiscité

    Prise de conscience écologique, envie de consommer mieux à la fois pour sa santé, son budget et l’environnement, ou encore de soutenir l’économie et agriculture locale, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à plébisciter le circuit court. Un sondage Ipsos (2), réalisé en février 2014, révélait déjà que 41 % des Français achetaient souvent, voire très souvent, des produits locaux, contre 20 % rarement ou jamais. Des habitudes de consommation qui semblaient donc déjà bien ancrées puisque 69 % annonçaient en avoir consommé davantage au cours de ces deux dernières années et 59 % affirmaient vouloir en consommer toujours plus dans les six prochains mois. De quoi laisser présager que la tendance allait se poursuivre. Et ça n’a pas manqué !

    Toujours selon un sondage Ipsos (3), réalisé en 2019, 82 % des Français privilégient l’achat de produits d’origine française et 77 % l’approvisionnement auprès de producteurs locaux. Des chiffres en nette progression qui montrent l’intérêt toujours grandissant des Français pour les produits locaux. Seulement 4 % d’entre eux ne se considèrent pas du tout préoccupés par l’origine géographique. Ainsi, de nombreux ménages ont revu leur mode de consommation, et privilégient les circuits courts, leur permettant ainsi de connaître l’origine des produits.

    Chiffre-clé

    Entre 2014 et 2019, le nombre de Français privilégiant l’achat de produits locaux a augmenté de 36 %. (1)(2)

    Bon à savoir

    Ne pas confondre manger bio, manger local et manger équitable

    Pour beaucoup, circuit court rime avec « production et conditionnement local », « produits de saison » et « bio ». Attention aux amalgames. L’agriculture biologique dite « bio » consiste en la non-utilisation de produits chimiques de synthèse et d’OGM, quand le « local » renvoie seulement à la notion de proximité du lieu de production. Toutefois, rien ne certifie que les produits locaux n’ont pas été traités avec des substances chimiques. Il faut donc être vigilant sur le mode de production. De son côté, le commerce équitable contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales (juste prix de vente) et en garantissant les droits des producteurs. Aujourd’hui, tout comme pour les produits biologiques, des labels permettent aux consommateurs de rapidement identifier les produits issus du commerce équitable en magasin.

    3 Les avantages et les inconvénients du circuit court

    Lorsque vous optez pour une consommation en circuit court vous :

    • participez à l’économie locale ;
    • favorisez l’aide et le soutien aux producteurs locaux ;
    • respectez davantage l’environnement en limitant les intermédiaires (et donc le transport des marchandises).

    Grâce à l’achat en circuit court, vous permettez aux producteurs de fixer leurs prix. En contrepartie, le consommateur est assuré d’avoir des produits de saison avec une bonne connaissance et traçabilité du produit, pour une alimentation mieux contrôlée. Tout le monde est gagnant !

     

    Le saviez-vous ?

    Les aliments produits localement et de saison polluent dix fois moins que les autres. (4)

    4 Comment adopter ce nouveau mode de consommation solidaire ?

    Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

     

    Pour devenir un adepte du circuit court, vous pouvez tester différentes options et voir celle qui vous correspond le mieux. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que vous avez l’embarras du choix !

    Vous pouvez, selon vos préférences :

    • vous rendre directement à la ferme ou à la cueillette en famille : il paraît qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même ! Alors renseignez-vous auprès de la ferme près de chez vous pour voir si elle propose de la vente en direct ou rendez-vous dans un lieu dédié à la cueillette. Vous pourrez directement choisir vos produits. Et pour cela, même plus besoin d’être à la campagne. Des fermes s’installent en ville grâce à la permaculture, permettant au plus grand nombre de venir cueillir leurs fruits et légumes près de chez eux et devenir un véritable locavore urbain ;
    • acheter dans les magasins de producteurs et comptoirs locaux ;
    • acheter sur les marchés locaux ; – vous rendre dans une des AMAP, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, où sont distribués des paniers remplis de produits de saison. Pour en trouver une près de chez vous, découvrez l’annuaire national des AMAP.

    Si les consommateurs adoptent ce nouveau mode de consommation, les producteurs s’adaptent à leurs nouvelles habitudes d’achats en proposant de la vente en ligne, des services de livraison ou encore du drive à la ferme. Une partie des acteurs de la grande distribution soutient aussi l’économie locale en mettant en avant des produits de producteurs régionaux dans leurs points de vente. Vous n’avez plus qu’à choisir !

     

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient des initiatives qui œuvrent en faveur du manger local !

    L’Essentiel de l’article

    • Le circuit court limite les intermédiaires entre producteurs et consommateurs.
    • Ce nouveau mode de consommation encourage l’économie locale.
    • Consommer local permet de mieux contrôler ce qui se trouve dans son assiette.
    • Ne pas confondre manger bio, manger local et manger équitable.

    (1) Unadere, Circuit court et produit local, quelles possibilités pour la restauration collective ?, 2018

    (2) Ipsos, « Consommer local » : ce que veulent les Français, 2014

    (3) Ipsos, Pour 79 % des Français l’origine géographique d’un produit est primordiale

    (4) Insee, Des marges commerciales variées selon les produits, mais proches entre grandes surfaces, 2015

  • Moustique-tigre : 5 erreurs à éviter (sauf si vous voulez vous faire piquer)

    Moustique-tigre : 5 erreurs à éviter (sauf si vous voulez vous faire piquer)

    Chiffre-clé

    En 2020, sept nouveaux départements infestés par le moustique-tigre ont été placés en alerte rouge en France (1) : la Charente, le Cher, la Loire-Atlantique, les Yvelines, la Haute-Savoie, les Deux sèvres et la Vienne.

    Actif du 1er mai jusqu’à fin novembre, le moustique-tigre est présent dans 58 départements en France. (1) Ses piqûres ne sont pas à prendre à la légère car elles peuvent véhiculer des maladies comme la dengue, le Zika ou encore le chikungunya. Le point sur les erreurs à éviter pour ne pas vous faire piquer.

    1 Erreur n° 1 : abandonner l’entretien de votre jardin

    Le moustique-tigre apprécie particulièrement vos haies d’arbustes ou de bambous non taillées. Pour éviter qu’il n’y loge le reste de l’automne, taillez-les régulièrement et éclaircissez vos plantations. Soyez vigilant aux gîtes naturels comme les « creux d’arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et caverneuse est un emplacement idéal pour les œufs du moustique-tigre », rappelle l’Agence Régionale de la Santé (ARS). Pensez également à ramasser régulièrement les déchets verts pour éviter l’apparition d’œufs. Profitez-en pour en faire du compost ou déposez-les à la déchetterie.

    2 Erreur n° 2 : laisser des eaux stagnantes

    Videz régulièrement les soucoupes de vos plantes, car elles sont des couveuses idéales pour les œufs de la femelle moustique-tigre, y compris celles des jardinières accrochées aux fenêtres. Vous avez installé une piscine pour vos enfants ? Recouvrez-la avec une bâche lorsqu’ils ne l’utilisent pas. Idem pour le jacuzzi, le puits, le bassin à poissons et autres points d’eau. Si possible, vérifiez qu’il n’y a pas d’eau stagnante sous les dalles de votre terrasse et nettoyez vos gouttières dès que de l’eau s’y est logée.

    3 Erreur n° 3 : porter des vêtements colorés

    Les couleurs vives et la transpiration séduisent le moustique-tigre qui vous préférera alors à votre voisin. Pour prévenir la piqûre, optez pour des vêtements légers, clairs et à manches longues pour protéger votre peau.

    4 Erreur n° 4 : oublier les répulsifs actifs

    À l’extérieur, installez des antimoustiques (les mêmes que ceux utilisés pour les moustiques classiques) comme les spirales ou les pièges en veillant à les placer hors de portée des jeunes enfants et des animaux de compagnie. Les sprays et les produits cutanés sont également très efficaces. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien car ils peuvent être contre-indiqués chez les plus jeunes et les femmes enceintes.

    Bon à savoir

    Que faire en cas de piqûre de moustique-tigre ?

    La piqûre de moustique-tigre n’est souvent pas plus méchante qu’une piqûre de moustique classique. Surveillez néanmoins l’apparition de rougeurs, démangeaisons importantes ou de fièvre (+ de 38,5 C°), et le cas échéant, consultez un médecin. (2)

    5 Erreur n° 5 : croire que le moustique ne se développe qu’à l’extérieur

    Le moustique-tigre peut entrer chez vous et pondre ses œufs dans une coupelle de plante verte : vous hébergerez alors malgré vous une petite colonie de ses congénères. Dans les chambres ou les pièces à vivre, branchez des prises électriques à base d’huile essentielle de citronnelle ou de géranium. Pour bébé, installez une moustiquaire autour de son berceau. Dans la mesure du possible, pensez également à fermer vos fenêtres, car les moustiques sont attirés par la chaleur et les odeurs corporelles. 

     

    Moustique-tigre : 5 erreurs à éviter (sauf si vous voulez vous faire piquer)

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Taillez régulièrement vos plantations et entretenez votre jardin.
    • Videz les eaux stagnantes (soucoupes, gouttière, seau).
    • Optez pour des vêtements légers et clairs.
    • Installez des répulsifs antimoustiques, aussi bien à l’extérieur que dans votre habitation.

    (1) Vigilance moustiques, Carte du moustique tigre 2020

    (2) Moustique-tigre.info, Que faire en cas de piqure par un moustique tigre ?