Étiquette : Environnement

  • Et si on partait en voyage solidaire en famille ?

    Et si on partait en voyage solidaire en famille ?

    À l’approche de l’été, Cécile, la quarantaine, a souhaité partager une expérience de voyage différente avec ses trois enfants, Thibault, 14 ans, Amaury, 12 ans et Maxime, 11 ans. Toute la famille est partie au Sri Lanka pendant deux semaines pour restaurer le mobilier d’une école et arpenter le pays avec un guide. Elle explique son choix et raconte ce séjour peu ordinaire.

    1 Que recherchiez-vous avec ce voyage solidaire ?

    « L’an dernier, j’ai eu envie de proposer un autre style de vacances à mes enfants. Je voulais les emmener en voyage, mais étant seule avec eux, je ne voulais pas partir, sac à dos, à l’aventure. Je tenais à ce que l’on soit encadrés, mais je souhaitais qu’ils puissent être en contact avec les habitants du pays en question. Quand on part en voyage touristique, on passe d’hôtel en hôtel et on est finalement peu confrontés à la réalité quotidienne des gens. Ce voyage, c’était une façon de leur ouvrir les yeux sur le monde et de leur montrer à quel point ils vivaient dans un milieu privilégié. »

    2 Comment avez-vous choisi votre organisme ?

    « Quand je me suis mise en quête d’une destination et d’un voyage solidaire, je n’ai pas trouvé grand-chose sur Internet. Le déroulé du voyage et les missions proposées aux familles n’étaient pas toujours très clairs. Car il faut savoir que dans le cadre de ces séjours, un pourcentage du prix du voyage, variable selon chaque association, sert à soutenir des projets de développement prioritaires dans le pays visité. Nous sommes partis avec une agence en ligne qui m’a séduite par la clarté de son discours. On sait précisément comment notre argent est utilisé et à quoi il contribue. J’aimais aussi l’idée que nos kilomètres en avion soient compensés en empreinte carbone (l’agence retient 25 euros sur chaque voyage pour financer des cuiseurs à bois économes en contrepartie des émissions de gaz à effet de serre produites). »

    Bon à savoir

    Alerte arnaque : comment s’assurer que l’on passe par une ONG bien répertoriée ?

    L’ATR, l’association Agir pour un tourisme responsable recense et contrôle les organisateurs de voyages reconnus chaque année. Ces agences ont pris des engagements en faveur du tourisme solidaire et ont été sélectionnées pour leurs implications auprès des régions d’accueil. N’hésitez pas à poser des questions à l’agence en question si vous avez besoin d’explications supplémentaires ou à questionner d’anciens voyageurs sur les forums consacrés aux séjours alternatifs.

    3 Aviez-vous des craintes avant de partir en vacances solidaires ?

    « Pas moi, mais certains de mes enfants, oui ! Il a fallu que je leur explique le projet. Je leur ai montré la vidéo d’un voyage solidaire au Cambodge. Mon fils de 11 ans était emballé à l’idée de partir aider une population locale, celui de 12 ans semblait un peu plus sur la réserve et mon aîné n’avait pas du tout envie de partir. Il craignait l’absence d’électricité et… de téléphone ! Se couper du monde et de ses copains, via les réseaux sociaux, ce n’était pas évident pour lui. »

    3 conseils aux familles voyageuses

    • 1

      Avant de sauter dans l’avion, même si vous passez par une agence, procurez-vous un ou des guides de voyage. Cela vous donnera des informations supplémentaires sur le pays, ses habitants, les coutumes locales.

    • 2

      On a toujours tendance à partir avec des valises trop chargées. Renseignez-vous avant le départ sur le nécessaire à emporter et forcez-vous à vous limiter. En voyageant léger, on gagne en confort et les déplacements entre chaque étape sont plus faciles.

    • 3

      Rendez-vous sur le portail France Diplomatie, mis en place par le gouvernement pour connaître la situation diplomatique du pays avant de vous engager sur une destination.

    4 Quelle mission solidaire avez-vous réalisée ?

    « Notre mission a duré cinq jours. Nous sommes partis au nord du Sri Lanka. Notre objectif était de restaurer le mobilier très vétuste d’une école dans un village. Avec une autre famille, nous y avons séjourné et nous passions entre quatre et cinq heures par jour dans l’établissement pour effectuer les travaux. Des menuisiers locaux coupaient des planches de bois et s’occupaient de redresser la structure en métal des chaises et tables à rénover, de remplacer les planches en bois si nécessaire. Nous étions ensuite chargés de les peindre. Pendant notre temps libre, le guide nous emmenait visiter les environs et vivre des expériences avec les locaux. »

    5 Quelle expérience vous a le plus marquée ?

    « Nous avons été accueillis comme des rois dans cette école. Je garde un souvenir ému de l’accueil que nous ont réservé le directeur et les enfants. À notre arrivée, ils avaient organisé une cérémonie. Les élèves étaient tous habillés en blanc. Ils avaient préparé des colliers de fleurs fraîches et ont constitué une haie d’honneur pour nous souhaiter la bienvenue. C’était magnifique. Le directeur était très heureux que nous venions les aider, plutôt que d’aller séjourner sur une plage de rêve. Il l’avait expliqué aux enfants qui semblaient aussi reconnaissants que lui… »

    6 Comment vos enfants ont-ils vécu la mission ?

    « Au départ, mon aîné s’est montré assez fermé. Il refusait de jouer ou de parler aux enfants du village qui avaient le même âge que lui. Mais au fil du temps, il s’est détendu. On garde tous un très bon souvenir de ce voyage. Cette expérience les a beaucoup touchés et on évoque souvent des souvenirs de ce voyage. »

    7 Quelle a été la suite de ce voyage solidaire ?

    « Nous avons parcouru le nord du pays avec notre guide. Une autre famille faisait partie du voyage. Leurs enfants, en revanche, avaient plutôt une vingtaine d’années. Le programme était varié et riche : visite de mangroves, de temples, safari d’une journée, plage… C’était magique. »

    8 Quels ont été les bénéfices de ce voyage solidaire ?

    « Ce voyage a profondément marqué les enfants. Ils ont pu se rendre compte de leur confort. Je me souviens notamment d’un de mes fils qui avait relevé que le salaire mensuel d’un habitant de la capitale représentait le prix des baskets qu’il avait aux pieds… Mes enfants sont ressortis de cette expérience grandis, plus débrouillards et plus humbles. »

    9 Êtes-vous prêts à repartir ?

    « Pas cet été ! Mais l’année prochaine très certainement ! Je ne veux pas imposer à mes enfants un voyage utile chaque année. Ça reste des vacances enrichissantes mais assez fatigantes. Dès notre arrivée, malgré le décalage horaire, la mission démarrait… Et c’est aussi un séjour qui remue émotionnellement. On va attendre d’intégrer tout ça avant de repartir… »

    L’Essentiel de l’article

    • Un pourcentage du prix du voyage sert à soutenir des projets de développement prioritaires dans le pays visité.
    • L’association Agir pour un tourisme responsable recense et contrôle les organisateurs de voyages reconnus.
    • Avant de partir, il est important de s’assurer de la situation diplomatique du pays en se rendant sur le site de France Diplomatie.
  • Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    En baisse constante depuis les années 1980, le nombre d’exploitations agricoles en France reflète la crise profonde qui traverse le secteur. (3) Travail difficile, peu rémunérateur, isolement des agriculteurs… Les candidats au titre de chef(fe) d’exploitation ne se bousculent pas à la porte. À contre-courant de ce tableau morose, il existe pourtant une filière dont la croissance à deux chiffres (1) attire les vocations : l’agriculture biologique, soit une agriculture ne faisant pas usage de pesticides ni d’engrais chimiques. Il faut dire que le bio ne manque pas d’arguments, avec des surfaces plus petites et une rentabilité supérieure aux fermes conventionnelles, en particulier dans les domaines du maraîchage, de la viticulture et de la production de lait de vache. (2)

    1 Se lancer dans l’agriculture bio, comment faire ?

    Vous aimez la nature et le grand air, et gérer votre propre entreprise ne vous fait pas peur ? Vous avez toutes les qualités requises pour devenir agriculteur bio ! Seul(e), avec des associés, avec ou sans salariés, vous devrez d’abord définir votre projet, choisir un statut juridique (SCEA, GAEC, EARL, etc.) pour votre exploitation et, bien sûr, vous former.

    Une fois affilié(e) au régime MSA (Mutualité sociale agricole, la sécurité sociale des agriculteurs), et les certifications bios obtenues, vous intégrerez alors la grande famille des agriculteurs biologiques français qui compte près de 156 000 personnes salariées et chefs d’exploitation (4). Maraîchage, viticulture, élevage, horticulture… Vos productions répondront au cahier des charges exigeant de la filière bio qui interdit les pesticides et engrais chimiques de synthèse, bannit les OGM et veille au respect de la santé et du bien-être animal.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient des initiatives en faveur de l’agriculture biologique.

    2 Les formations continues en agriculture biologique

    Vous avez 30 ou 40 ans et envisagez une reconversion dans l’agriculture bio ? Plusieurs parcours de formation s’offrent à vous, à commencer par la plupart de celles disponibles en formation initiale comme le BEPA (Brevet d’études professionnelles agricoles), le bac technologique STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), le BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole) ou encore les diplômes d’ingénieur agricole ou d’agronome (ENSAIA Nancy, AgroParisTech, ENSAT Toulouse, etc.). Mais pour devenir votre propre patron, vous devrez passer le BPREA (Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) qui, lui, n’est accessible qu’en formation continue et permet de se former spécifiquement à la mise en place et à la gestion d’une exploitation. Il est nécessaire pour s’installer en tant qu’agriculteur.

    Si vous êtes déjà agriculteur et que vous souhaitez passer au bio, un parcours spécifique d’environ deux à trois ans est nécessaire, à la fois pour vous former et pour transformer votre exploitation. Les Chambres d’agriculture proposent un accompagnement spécifique sur toute la durée du processus, depuis les débuts du projet jusqu’à la demande d’aides spécifiques à l’agriculture bio.

    1 agricultrice bio sur 3

    l’est devenue suite à une reconversion professionnelle. (5)

    3 Le CPF pour financer sa formation agricole

    Quel que soit votre niveau de formation, vous pouvez dans certains cas bénéficier d’aides pour financer votre cursus, en particulier si vous êtes en reconversion. Le Compte personnel de formation (CPF) et le Droit individuel à la formation (DIF) sont des comptes qui permettent de financer la formation continue des adultes.

    Bon à savoir

    D’autres financements peuvent exister en fonction des situations. Renseignez-vous auprès du CIO, de la Chambre d’agriculture et des établissements visés.

    4 Obtenir les labels bios

    Condition sine qua non pour prétendre à l’appellation bio : obtenir les certifications en bonne et due forme. Délivrées par des organismes indépendants agréés et spécialisés, elles attestent que les modes de production répondent au cahier des charges de l’agriculture biologique, en particulier :

    • l’absence d’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques de synthèse (issus de la chimie industrielle) ;
    • l’exclusion des semences et organismes OGM ;
    • le respect du bien-être et de la santé animale.

    Quelles sont les principales certifications bios ?

    Le label AB (agriculture biologique) : c’est un label français qui atteste qu’un produit est 100 % bio ou transformé à base d’au minimum 95 % d’ingrédients produits en bio.

    Le label bio européen ou « Eurofeuille » : il certifie que les produits étiquetés sont composée au moins à 95 % de produits agricoles biologiques.

    Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    Comment obtenir les certifications bios ?

    Étape 1 : signaler l’activité de l’exploitation auprès de l’Agence bio, organisme public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique en France.

    Étape 2 : choisir un organisme certificateur agréé. Le choix peut notamment être basé sur le prix, car la certification est payante. Il peut donc être intéressant de demander un devis auprès de plusieurs organismes pour comparer. Une fois le choix arrêté, vous pouvez signer le contrat. Les prix varient en fonction du type de production et sont généralement compris entre 300 et 800 euros.

    Étape 3 : l’exploitation est visitée par le contrôleur qui procède à toutes les vérifications nécessaires. Si tout est bon, la certification est délivrée et l’agriculteur peut utiliser le label AB et/ou Eurofeuille sur ses produits.

    Étape 4 : des contrôles réguliers sont effectués par la suite pour attester que le cahier des charges bio est respecté sur la durée.

    Bon à savoir

    Combien de temps faut-il pour décrocher ces labels ?

    Tout dépend si on se lance directement en bio ou s’il s’agit d’une conversion. Dans le premier cas, la certification n’est pratiquement qu’une formalité. Mais en cas de conversion, le délai minimal réglementaire est de deux à trois ans, le temps que les sols se purgent des anciens pesticides chimiques.

    41 600

    exploitations bios sont recensées en France en 2019. (4)

    5 Les aides financières pour l’agriculture bio

    Les chefs d’exploitation peuvent bénéficier de plusieurs types d’aides pour leur installation en bio ou leur reconversion. Les deux plus courantes sont la SAB M (Soutien à l’agriculture biologique en maintien) et la SAB C (Soutien à l’agriculture biologique en conversion). Ces aides sont soumises entre autres à l’obtention des certifications biologiques. Vous pouvez consulter les critères d’attribution et les montants sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Pour faire une demande, il suffit de remplir le formulaire correspondant sur le site de l’Agence bio.

    Bon à savoir

    Il existe de nombreuses autres aides à la conversion ou au maintien en agriculture bio. Renseignez-vous auprès des Chambres d’agriculture et en ligne pour faire vos demandes.

    6 L’agriculture raisonnée : un métier plus accessible que le bio ?

    L’agriculture raisonnée est un mode de production qui met l’accent sur la protection de l’environnement et le bien-être animal. Moins contraignante que le bio, l’agriculture raisonnée recherche le bon équilibre entre productivité et durabilité. Promue par le FARRE (Forum des agriculteurs responsables et respectueux de l’environnement) jusqu’en septembre 2018, elle ne fait l’objet d’aucun label officiel en tant que telle. Il existe en revanche une Certification environnementale d’État, spécifique aux exploitations agricoles. Elle est répartie en plusieurs niveaux, dont le plus élevé (Haute Valeur Environnementale) valide des bonnes pratiques relatives à la biodiversité, à l’utilisation des engrais et pesticides et à l’irrigation. La certification HVE est souvent considérée comme une première étape vers la certification bio.

    L’Essentiel de l’article

    • Le nombre d’exploitations bios en France était en augmentation de 13 % en 2018. (1)
    • Il existe deux façons de devenir agriculteur biologique : soit en suivant une formation initiale ou continue pour s’installer directement, soit en convertissant son exploitation d’agriculture conventionnelle au bio.
    • Les certifications biologiques sont délivrées par des organismes agréés par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité).

    (1) L’Agence bio, Un ancrage dans les territoires et une croissance soutenue, 2018.
    (2) Insee, Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ?, 2017.
    (3) Agreste, Enquête sur la structure des exploitations agricoles, 2018.
    (4) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, L’agriculture biologique en France, 2019.
    (5) FNAB, Quelle est la place des femmes dans l’agriculture bio ?, 2018.

  • Consommation raisonnée de viande : 3 conseils pour s’y mettre

    Consommation raisonnée de viande : 3 conseils pour s’y mettre

    Avec 83,5 kgec par habitant et par an (1), la consommation de viande est en baisse depuis plusieurs années en France. Prix, qualité inégale, elle est aussi pointée du doigt pour son impact environnemental. Pourtant, il existe de la viande de qualité, produite de façon respectueuse et écologique.

    1 Conseil n° 1 : vérifiez l’origine de la viande

    La viande et les produits animaux sont, parmi nos aliments consommés, les principaux émetteurs de gaz à effet de serre en France (2). En cause : les bêtes, mais aussi les transports de la viande et la production de l’alimentation animale. Autant d’activités polluantes qui peuvent être réduites par une baisse des quantités de viandes produites, et par la promotion d’un système d’élevage ayant davantage recours au pâturage. Car une vache élevée au pré n’a pas besoin (ou très peu) de compléments alimentaires céréaliers, donc pas besoin de polluer davantage ou de gaspiller des ressources pour les produire.

    « Choisir de la viande française, si possible élevée localement, c’est la base, résume le boucher Yves-Marie Le Bourdonnec, qui travaille avec 12 éleveurs triés sur le volet pour leurs pratiques d’élevage responsables. On peut aussi acheter en circuit court directement aux éleveurs, ou choisir un boucher qui sélectionne lui-même les bêtes, qui est capable de raconter leur histoire, leur provenance, comment elles ont été nourries, etc. »

    Alors, vive le made in France, gage de traçabilité !

    2 Conseil n° 2 : optez pour des viandes labellisées

    En France, la viande bio répond à un cahier des charges exigeant. L’impact environnemental de la viande bio est réduit au maximum, et une attention particulière est portée à la santé et aux conditions de vie des animaux pendant leur élevage.

    « Le label bio AB et le Label Rouge garantissent des conditions d’élevage et de bien-être animal, ce qui est déjà une très bonne chose. Malheureusement, ça ne prédit en rien le goût de la viande ! En particulier, parce que les bêtes ne sont pas seulement nourries en pâturage, mais aussi en ensilage*, ce qui acidifie la viande ».

    *Aliment à base de foin fermenté.

    14%

    des exploitations agricoles en France sont engagées bio .(3)

    3 Conseil n° 3 : privilégiez la qualité sur la quantité

    « N’oubliez pas que la bonne viande est plus satisfaisante et plus nourrissante que la viande de grande production. On peut donc en acheter moins et moins souvent. Pour proposer les meilleurs produits à mes clients, je travaille avec des éleveurs qui prennent un grand soin de leurs animaux. En plus, l’agriculteur n’a pas à se ruiner en soja pour les nourrir, et il peut réellement vivre de la vente de cette viande, explique Yves-Marie Le Bourdonnec. Ce prix économique et écologique se répercute évidemment sur le prix de vente, mais c’est le vrai coût des
    bonnes choses ! »

    Un repère ? Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande de limiter sa consommation hebdomadaire de viande rouge à 500 grammes (1), soit l’équivalent, par exemple, d’un steak haché, d’une escalope de veau, de deux côtelettes d’agneau et de deux chipolatas par semaine.

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    L’Essentiel de l’article

    • Chez le boucher et en magasin, choisissez des viandes françaises.
    • En grande surface, privilégiez les produits bios ou Label Rouge.

    (1) agreste.agriculture.gouv.fr, Synthèses conjecturelles : Baisse de la consommation de viande en France en 2023, 2024.
    (2) AVF, Gaz à effet de serre et élvage industriel
    (3) agriculture.gouv.fr, Infographie – L’agriculture biologique (chiffres 2023), 2024.

     

  • Crèches vertes : l’écologie à l’âge tendre

    Crèches vertes : l’écologie à l’âge tendre

    Les crèches vertes, vous connaissez ? Écologiques dans l’âme, elles cherchent à limiter leur impact environnemental pour proposer le meilleur accueil possible aux petits. Certaines portent le label Écolo Crèche, un repère créé en 2013 par une association de parents et professionnels de la petite enfance. Claire et Marine sont deux mamans qui ont chacune fait le choix de ces crèches plus responsables.

    1 Compote bio et liniment « maison »

    « Dans notre crèche, les couches sont françaises et 60 à 70 % des aliments sont bio, notamment le lait et les fruits et légumes, détaille Claire, qui a eu la chance d’obtenir une place en crèche verte pour ses enfants. Le ménage est fait avec du vinaigre d’alcool, et ils font même leur propre liniment ! »

    À la clé, une empreinte écologique restreinte grâce à la réduction des déchets et des emballages en plastique, au recours à des aliments mobilisant moins de pesticides et engrais chimiques, et à l’utilisation de produits d’entretien moins polluants.

    Et pour cette maman sensible à l’écologie, les bénéfices ne sont pas seulement environnementaux : la santé et le bien-être des petits sont aussi améliorés. Un constat partagé par Marine, naturopathe, dont le fils a passé un an en crèche verte :

    « La qualité de l’air est mesurée au moins une fois par an. Tout est fait pour limiter la pollution intérieure : produits d’entretien et d’hygiène faits maison, jouets en bois sans solvant, sol en linoléum naturel… Les enfants ont globalement moins d’infections respiratoires et j’ai constaté une réduction de l’eczéma de mon fils. »

    2 Le label Écolo Crèche, la garantie verte pour les petits !

    Mais une bonne crèche verte ne se contente pas de servir des repas bio et d’utiliser des couches lavables : elle porte aussi une attention renforcée à la durabilité du mode de gestion, à la transparence dans la communication avec les parents et à la cohérence du projet pédagogique.

    « On cherche à responsabiliser les petits : ils participent par exemple à la préparation des légumes en mettant les épluchures au compost. Et bien sûr, on leur parle d’écologie, en leur expliquant les bons gestes. On n’est jamais trop jeune pour commencer ! », se réjouit Marine.

    Cette approche globale est au cœur de la démarche Écolo Crèche, une association de parents et de professionnels de la petite enfance qui œuvre depuis 2013 pour la promotion de pratiques durables en crèches. Les établissements labellisés attestent ainsi de leur conformité au référentiel Écolo Crèches, qui évalue 8 critères environnementaux (alimentation, bâtiment, activités et jeux, entretien des locaux, déchets, hygiène, énergie, eau) et 7 critères sociaux/pédagogiques (communication, accueil, gouvernance, formation, santé, projet éducatif, respect des diversités). Le label Écolo Crèche récompense ainsi la mise en place de bonnes pratiques qui vont au-delà de ce que l’on peut trouver dans les autres crèches.

    Cerise sur la tétine, les crèches écologiques ne sont pas forcément plus chères que les autres. Tout dépend de leur statut :

    « Notre crèche parentale était conventionnée CAF avec des tarifs identiques aux autres crèches municipales. Une partie des surcoûts dus aux exigences bio est couverte par des subventions, mais il y a aussi des choses qui coûtent moins cher. Par exemple, les couches lavables sont plus économiques que les couches jetables, même en comptant l’eau et la lessive. Idem pour l’alimentation : en réduisant la viande, on peut se permettre de tout acheter en bio. Et les jouets sont en partie donnés car nous avons des partenariats avec des ressourceries, donc on s’y retrouve vite financièrement ! »

    Le saviez-vous ?

    +300 crèches en France, sur plus de 14 200, sont engagées dans la démarche Écolo Crèche ou sont déjà labellisées.**

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    L’Essentiel de l’article

    • Les crèches vertes ont des bonnes pratiques environnementales.
    • Certaines sont labellisées Écolo Crèche.
    • Elles ne sont pas forcément plus chères que les crèches municipales.

    Écolo Crèche, 2019
    DREES, L’offre d’accueil collectif des enfants de moins de 3 ans en 2015, 2018
  • Comment survivre 1 an sans rien acheter de neuf ?

    Comment survivre 1 an sans rien acheter de neuf ?

    1 Rien de neuf pendant 1 an, d’où vous est venue l’idée ?

    Ludivine. « On a entendu parler à la radio de ce défi lancé par l’association Zero Waste France. On a décidé de se lancer parce que nous cherchions à avoir un mode de vie plus cohérent avec nos préoccupations écologistes. »

    2 Peut-on vraiment vivre sans rien acheter de neuf ?

    Jérémy. « Évidemment, ce défi ne s’applique pas à tout ce qui est alimentaire ou aux produits d’hygiène et d’entretien. Nous avons concentré nos efforts sur les vêtements, le mobilier et les équipements électroniques ou électroménagers. »

    3 Comment avez-vous relevé ce défi ?

    Jérémy. « On a surtout appris à réparer les objets plutôt que les jeter. C’était nouveau pour nous ! On a, par exemple, prolongé la durée de vie d’un smartphone en l’apportant dans un « repair café » près de chez nous, à Niort (79). »

    Ludivine. « Le secret, c’est d’utiliser tous les moyens disponibles : les boutiques solidaires, Emmaüs, les recycleries et ressourceries, les applis de vente en ligne, le prêt d’objets par des amis… Nous-mêmes, nous donnons beaucoup pour alimenter ces circuits alternatifs. »

    Comment survivre 1 an sans rien acheter de neuf ?

     

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    4 Avez-vous rencontré des difficultés ?

    Jérémy. « Anticiper nos besoins. Je pense notamment aux changements de saison pour les vêtements, en particulier pour notre fils de 3 ans. Exit les collections printemps-été, automne-hiver, il faut penser à plus long terme, par exemple ne pas hésiter à acheter des pièces pour l’année suivante si l’on tombe sur de bonnes occasions. »

    5 Vraiment aucun craquage pendant 1 an ?

    Ludivine. « Presque pas ! Une fois pendant des vacances, à cause d’une météo pourrie. Il a fallu s’équiper en vêtements chauds en urgence, donc neufs. La deuxième fois, c’est quand on a adopté un chat qui est arrivé plus tôt que prévu, on a dû acheter la litière… Depuis, nous faisons sa litière maison avec de la sciure de bois. »

    6 Vous avez dû faire de belles économies, non ?

    Ludivine. « Nous n’avons pas vraiment fait le calcul mais les plus grosses économies ont probablement été sur les vêtements. Nous avons surtout cherché à dépenser mieux : acheter de la meilleure qualité et plus écoresponsable. »

    Jérémy. « Notre but n’était pas de consommer moins, mais de consommer mieux. Et en fait, on se rend compte que quand on n’achète rien de neuf, on achète souvent moins. Une fois sur deux, on trouve une solution sans rien payer du tout ! »

    7 Rien acheter, est-ce être en marge de la société ?

    Jérémy. « Non, au contraire ! Notre entourage a bien accueilli la démarche, les gens étaient curieux. C’était intéressant de pouvoir discuter de cette démarche entre amis, en famille, sur les réseaux sociaux… On a même eu une petite couverture dans la presse locale. »

    Ludivine. « Au bout d’un an d’expérience, on s’est rendu compte que l’achat neuf n’est pas forcément mauvais en soi. Aujourd’hui, on a recommencé à acheter du neuf, mais beaucoup moins et mieux. Par exemple, on a cherché longtemps des Thermos d’occasion en inox, sans en trouver. Plutôt que d’acheter des gourdes en plastique, même d’occasion, on a préféré acheter neuf, mais de bonne qualité et recyclable ! Le message qu’on veut faire passer, c’est qu’on peut réduire considérablement son empreinte carbone en jouant ne serait-ce que sur ses achats de vêtements et sur l’électronique, deux industries extrêmement polluantes. De petites actions qui font pourtant une grosse différence ! »

    L’Essentiel de l’article

    • Ludivine et Jérémy ont passé 1 an sans rien acheter de neuf.
    • Ils ont opté pour des achats d’occasion.
    • Ils ont fait réparer les objets électroniques.
    • Aujourd’hui, ils ont modifié de façon durable leur mode de consommation.
  • Parc solaire : des Survoltés inventent le watt citoyen

    Parc solaire : des Survoltés inventent le watt citoyen

    La mobilisation citoyenne est l’une des clés du progrès écologique. À Aubais (30), le collectif des Survoltés a pris en main la question de la transition énergétique parce qu’ici, c’est une tradition : « Il y a eu d’abord une grosse mobilisation contre l’exploitation du gaz de schiste. Un combat gagné qui a donné envie aux citoyens d’aller plus loin. De là est venue l’idée d’un parc photovoltaïque collaboratif, entièrement financé par les citoyens, les collectivités et des partenaires locaux », explique Antoine Rousseau, coordinateur du projet.

    8 à 22 %

    de l’énergie solaire peut être transformée en électricité selon les méthodes utilisées. (1)

    1 Citoyen à l’euro près

    Et pour mettre en place une telle installation, il faut des soutiens. « Nous voulions un projet financé à l’échelle locale. Au final, on a réussi à lever 170 000 euros par financement participatif via une collecte directe ! Nous avons aussi bénéficié des financements du fonds d’épargne citoyenne Énergie Partagée, qui apporte des fonds à des projets de production d’énergie propre comme le nôtre. Le tout complété par des subventions de la région Occitanie et des entreprises locales » Résultat : zéro euro emprunté en banque et des investisseurs heureux d’un projet qui roule et rapporte 3 % de dividendes.

    50

    projets de production d’énergie renouvelable ont été financés par Énergie Partagée en 2018. (2)

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient l’association Énergie Partagée.

    2 Parc solaire et travail collaboratif

    Dans ce projet, tout est aligné sur les convictions citoyennes des fondateurs. D’abord, le choix du terrain, une ancienne décharge non constructible et non cultivable, qui ne demandait qu’à être valorisée. Mais l’essentiel de la démarche est ailleurs. « Avec l’appui d’Énergie Partagée et d’Enercoop, qui nous accompagnent depuis le début sur les volets financier, technique et juridique, nous avons réussi à convaincre les élus locaux de la pertinence du projet, et nous avons pu avoir les autorisations nécessaires. Aujourd’hui, le parc photovoltaïque “Le Watt Citoyen” est une fierté pour tout le monde ! Avec cette production d’électricité en circuit court, nous proposons des solutions environnementales réelles. Nous créons aussi du lien entre les contributeurs du projet. La coordination des différents acteurs était primordiale pour que ça marche ! »

    3 Une place au soleil

    L’électricité produite est vendue à Enercoop, un fournisseur d’électricité coopérative et 100 % renouvelable. Rentable donc pérenne, le parc solaire se prépare un bel avenir sous le soleil du Midi. « Le parc compte 700 panneaux solaires qui produisent 380 MWh d’électricité propre chaque année, soit la consommation de 280 personnes sans chauffage. Notre prochain objectif est d’embaucher un chargé de mission pour communiquer autour de nos actions et accompagner les particuliers et les collectivités qui envisagent de s’équiper en panneaux solaires. » Jamais à court d’énergie, le collectif des Survoltés aimerait, à plus long terme, mettre en place d’autres projets pour équiper en panneaux des bâtiments publics ou des entreprises du territoire.

    L’Essentiel de l’article

    • Le parc solaire produit de l’énergie de façon collaborative.
    • Les financements sont 100 % citoyens, publics et/ou écoresponsables.
    • Les investisseurs touchent 3 % de dividendes.
    • Le parc produit l’équivalent de la consommation de 280 personnes, hors chauffage.

    (1) Ademe, Le solaire photovoltaïque, 2018.
    (2) Énergie Partagée, 2019.
  • Voiture et environnement sont-ils compatibles ?

    Voiture et environnement sont-ils compatibles ?

    En France, 15 % des émissions de CO2 sont produites par les voitures des particuliers. (5) Et les Français le savent bien, puisqu’ils sont 9 sur 10 à estimer que l’automobile a un impact important, voire très important sur l’environnement. (6)
    Si de nombreuses initiatives visent à réduire son usage pour limiter cet impact environnemental, avoir une voiture – et s’en servir – reste indispensable pour bon nombre de Français.

    1 Jamais sans ma voiture

    La France compte 33 millions d’automobilistes (7), soit près des deux tiers des personnes en âge de conduire ! (8) D’ailleurs, une écrasante majorité (84 %) (2) des foyers est équipée d’au moins une voiture, voire deux pour 37 % d’entre eux (7), et même davantage quand les jeunes adultes tardent à quitter le nid. Un taux de motorisation qui grimpe à 91 % dans les zones rurales, mais redescend à 67 % dans l’agglomération parisienne. (7) Un chiffre qui prouve que même à Paris, plus d’un Français sur deux reste attaché à sa voiture, alors même qu’il existe plus de 1 500 lignes de bus, 14 lignes de métro, 13 lignes de tramway, 5 RER ou encore 5 835 km de voiries cyclables. (9)

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    2 Polluer moins, facile à dire !

    Deux tiers des Français sont préoccupés par l’impact de leurs déplacements, notamment automobiles, sur l’environnement. (6) Plus fort encore, ils seraient plus d’un sur deux (53 %) à être prêts à renoncer à leur véhicule individuel. (10) Malheureusement, ce n’est pas si simple : parmi les utilisateurs quotidiens de la voiture, 60 % estiment en effet ne pas avoir d’alternative (transports, vélo, trottinettes…). (3)

    2040

    C’est l’horizon que s’est fixé le gouvernement actuel pour interdire définitivement les voitures diesel sur les routes de France. (14)

    3 Covoiturage, voiture électrique ou vélo : des alternatives plus écolos existent

    Les Français sont de plus en plus à se tourner vers des alternatives plus écolos. Ils sont aujourd’hui 6 % à utiliser le covoiturage pour les déplacements du quotidien. (1) Et ils sont 28 % à avoir pratiqué le covoiturage de courte distance au moins une fois dans leur vie.(11)

    Côté voiture électrique, les trois quarts des Français la trouvent plus écolo que son ancêtre à essence (6), mais seul 1 automobiliste sur 10 envisagerait d’investir dans ce type de véhicule (4), un chiffre en stagnation depuis deux ans. Il faut dire que le ticket d’entrée autour de 20 000 euros (12) a de quoi refroidir même les plus verts d’entre vous !

    Moins cher et bien plus écolo, le vélo fait son grand retour. À Paris, les déplacements à vélo ont augmenté de 54 % entre septembre 2018 et septembre 2019. (13) Entre les vélos en libre-service, la démocratisation du VAE, le vélo à assistance électrique, et les politiques en faveur des aménagements cyclables (pistes et voies vertes, sas de sécurité, arceaux de stationnement), il est probable que bon nombre d’automobilistes, au moins en ville, délaissent leur voiture au profit d’une alternative plus respectueuse de la nature : le vélo.

    2 à 3 %

    C’est la part de personnes qui se rendent au travail à vélo en France, contre 29 % aux Pays-Bas et 10 % en Allemagne. (15)

    L’Essentiel de l’article

    • 84 % des foyers ont au moins une voiture. (2)
    • 60 % des automobilistes quotidiens estiment ne pas avoir d’alternative. (3)
    • 1 Français sur 10 envisage d’acheter une voiture électrique.(4)

    (1) Institut Montaigne, Quelle place pour la voiture demain ?, 2019.
    (2) Insee, Tableaux de l’économie française, 2019.
    (3) Kantar, Les Français et l’automobile, 2018.
    (4) L’argus.fr, Véhicules électriques : les intentions d’achat stagnent, 2019.
    (5) Le Monde, Six chiffres pour comprendre l’ampleur de la pollution automobile, 2018
    (6) Harris Interactive, Les Français et l’impact environnement de leurs déplacements, 2018.
    (7) Europe 1, Jusqu’où les Français sont-ils prêts à aller pour leur voiture ?, 2018.
    (8) Insee, Population par sexe et groupes âges, 2019.
    (9) Institut Paris Région, Territoires cyclables, 2019.
    (10) Harris Interactive, Les Français et l’écologie, 2019.
    (11) Ifop, Enquête auprès des Français sur la mobilité au quotidien : les Français sont-ils prêts à adopter le covoiturage au quotidien ?, 2017
    (12) Automobile Propre, Les voitures électriques les plus vendues en France, 2019.
    (13) Actu Paris, Le nombre de cyclistes augmente à Paris, quatre nouveaux compteurs bientôt installés, 2019.
    (14) Assemblée nationale, 2019.
    (15) FUB, Les villes qui aiment le vélo en France et à l’étranger, 2017.
  • Pourquoi et comment manger de saison ?

    Pourquoi et comment manger de saison ?

    Déjà, que signifie manger de saison ?

    Un produit de saison est un « aliment que l’on consomme quand il arrive naturellement à maturité dans sa zone de production »1. Un fruit ou légume dit « de saison » respecte donc le cycle naturel de sa croissance sans que celui-ci soit accéléré par l’homme. Manger de saison, c’est donc manger des aliments produits dans leur environnement naturel, mais aussi selon leur cycle naturel. Exemple : Les tomates en été, en pleine terre et en plein soleil, car nos petites tomates adorent ça !

    Pourquoi recommande-t-on de manger davantage de saison ?

    Manger des fruits et légumes de saison au quotidien a plusieurs avantages :

    1. C’est meilleur pour la santé : les aliments de saison sont cultivés dans leurs conditions optimales, ce qui les rend plus riches en nutriments, et donc plus nutritifs.

    2. Les fruits et légumes de saison répondent à nos besoins : Vous constaterez, par exemple, que les fruits et légumes d’hiver sont souvent sources de glucides qui apportent de l’énergie pour nous réchauffer (pommes de terre, patates douces …). Quant aux fruits d’hiver, ils sont généralement plus riches en vitamine C pour stimuler nos défenses immunitaires très sollicitées à cette période (kiwi, oranges…). À l’inverse, les fruits et légumes d’été sont naturellement riches en eau, pour pallier le risque de déshydratation lié à la hausse de la température (melon, pastèque, tomates, courgettes…). La nature est bien faite !

    3. C’est bon pour la planète ! Consommer des fruits et légumes de saison permet de privilégier les productions locales, de réduire les temps de transports et donc la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.

    4. Manger de saison, ça a plus de goût ! Les fruits et légumes de saison sont plus savoureux que les autres, car ils sont cueillis à maturité. Par exemple : les fruits et légumes d’été (comme la tomate) ont besoin de suffisamment de soleil pour mûrir. Les cultiver en hiver avec un taux d’ensoleillement moindre et des températures moins chaudes les rend moins savoureux et moins nutritifs.

    5. C’est moins cher ! En effet, les fruits et légumes de saison sont plus faciles à produire lorsqu’ils ne nécessitent pas d’interventions humaines artificielles, et ont ainsi tendance à être moins chers.

    Maintenant que vous avez compris l’importance de manger de saison pour notre santé et pour la planète, une question se pose : comment manger de saison ? Comment s’y prendre quand on est débutant ? Voici quelques astuces simples à mettre en place.

    5 conseils de base pour manger de saison

    #1 Se procurer un calendrier des fruits et légumes de saison

    LA Règle de base pour apprendre à manger de saison, c’est… connaître les saisons des différents aliments. Bien évidemment ! Un grand nombre de sites internet proposent des listes ou des calendriers téléchargeables des fruits et légumes de saison. Procurez-vous-en un, imprimez-le et emportez-le avec vous lors de vos courses. – ou encore mieux téléchargez-le sur votre téléphone pour ne pas utiliser de papier !

    #2 Privilégier au maximum les aliments présents sur la liste des fruits et légumes de saison

    Une fois en magasin, faites vos choix selon la liste des fruits et légumes de saison du mois en cours. Privilégiez autant que possible les aliments qui y figurent. Pas de panique, au début il est normal d’être perdu sans son calendrier de poche, mais au fil du temps, vous apprendrez à connaître les saisons des différents aliments.

    #3 Méfiez-vous des aliments exotiques

    Les fruits et légumes exotiques (tels que la banane, la mangue, l’avocat…) sont aujourd’hui disponibles sur tous les étalages, à tel point que leur présence s’est banalisée. Pourtant ils ne sont pas de saison « chez nous » : ces aliments viennent de loin et ont un impact environnemental important. Limitez leur consommation en les gardant pour une consommation occasionnelle : une fois de temps en temps, pour le plaisir !

    #4 Et si j’ai une envie d’aliment hors-saison ?

    Que faire si j’ai envie d’un produit hors saison ? Faut-il les bannir à tout prix ? Plutôt que d’encourager l’achat de fruits et légumes FRAIS qui ne sont pas de saison, deux alternatives existent : les conserves et les surgelés. En effet, la conservation en bocaux ou en conserves sont deux moyens permettant de profiter des aliments en dehors des saisons et ayant un impact environnemental limité.

    a. j’opte pour les fruits et légumes en conserves

    Les conserves sont un excellent moyen pour utiliser les excédents d’aliments de saison afin de les consommer hors saison. C’est d’ailleurs ce que faisaient nos grands-parents pour diversifier leur alimentation en hiver, où le nombre d’aliments de saison était réduit. Vous pouvez choisir de faire vos propres conserves ou bien d’acheter ceux en magasins, à condition de bien vérifier les teneurs en sel (parfois très élevées dans les conserves industrielles).

    b. j’opte pour les fruits et légumes surgelés

    La congélation est une autre très bonne alternative lorsqu’on a envie de consommer un aliment hors saison. Lorsque les aliments sont congelés juste après la cueillette, les vitamines et minéraux sont parfaitement préservés. Un conseil néanmoins : privilégiez les fruits et légumes surgelés natures (et non ceux « déjà cuisinés » qui sont souvent riches en matières grasses de par l’ajout de sauces).

    #5 Faire ses courses auprès des producteurs locaux

    « Manger local » va logiquement de pair avec « manger de saison ». En effet, en mangeant “local”, on a plus de chances de manger de saison. On évite de faire venir des bananes ou des noix de coco du bout du monde et on se tourne davantage vers nos fruits et légumes à nous, ce qui est doublement bénéfique pour nous et pour l’environnement. Pour manger local, plusieurs choix s’offrent à nous :

    a. acheter ses fruits et légumes directement auprès des producteurs locaux

    ● Au marché

    Faire ses courses au marché est ce qu’il y a de plus évident lorsqu’on souhaite manger de saison. En effet, en France les marchés locaux sont de véritables institutions, avec plus de 10 000 référencés sur notre territoire ! Attention tout de même, la qualité des fruits et légumes peut être très variable d’un commerçant à l’autre. Renseignez-vous bien sur la provenance des aliments. Pour trouver le marché le plus proche de chez vous, consultez l’annuaire des marchés de France ici.

    ● Dans les AMAP

    Connaissez-vous les AMAP ? Une AMAP signifie “Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne”. Le principe est simple : il permet de recevoir un panier de fruits et légumes (et/ou de viande, oeufs, fromage, pain) toutes les semaines directement chez soi ou dans un point relais. Le producteur s’engage à livrer des produits frais et de qualité (et la plupart du temps bio) à un prix fixé de manière équitable. Le consommateur s’engage, lui, à prendre les paniers sur une période donnée. Cliquez ici pour découvrir l’AMAP le plus proche de chez vous.

    ● Dans les fermes cueillettes

    Autre façon de consommer local : les fermes cueillettes. Le concept ? Aller cueillir soi-même les fruits et les légumes que l’on désire acheter ! Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, les fermes cueillettes nous donnent la possibilité de passer un bon moment, de découvrir comment poussent nos fruits et légumes préférés… et de faire remplir le « frigo » pour la semaine ! 

    ● Les paniers garnis

    Il existe de nombreuses autres initiatives favorisant la mise en relation des consommateurs avec les producteurs. Citons notamment une des plus connues : les paniers garnis. Le principe : récupérer un panier de produits locaux et de saison (fruits, légumes, produits laitiers, oeufs…) créés par une organisation de producteurs. De quoi tester de nouvelles recettes ! Le concept est le même que celui des AMAP, à la différence que ces groupes possèdent un but lucratif, tandis que les AMAP sont des associations de loi 1901 gérées par des bénévoles. Autre différence : l’engagement des AMAP est plus important, avec un engagement associatif demandé aux membres ou encore l’avancement du prix des paniers en début d’année. 

    b. le cas des supermarchés

    Il est également tout à fait possible de manger local en s’approvisionnant au supermarché, il suffit de scruter attentivement la provenance des aliments. Heureusement, c’est une mention obligatoire en magasin !

    Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ?

    Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ? Défi lancé à la blogueuse Les Tribulations d’Anaïs qui vous emmène faire le marché et vous propose de délicieuses recettes !

    (1) « Produit de saison : définition », www.etiktable.fr

    (2) « Les bienfaits de l’alimentation de saison », www.docteurbonnebouffe.com

  • « Océan, une plongée insolite » : la fragilité des océans s’expose au Muséum d’histoire naturelle

    « Océan, une plongée insolite » : la fragilité des océans s’expose au Muséum d’histoire naturelle

    L’activité humaine menace l’environnement, à commencer par l’océan qui recouvre 71 % de la surface de la planète. (1)

    François Gabart, skipper du trimaran MACIF et ambassadeur – pour le Groupe – de l’exposition « Océan, une plongée insolite », est témoin de la fragilité des écosystèmes marins : « C’est en général quand on est sensibilisé à la vie qu’il y a partout sur Terre, qu’on se rend compte qu’il faut faire quelque chose pour la préserver », plaide-t-il. Au programme donc, émerveiller mais aussi informer, pour sensibiliser. Mais quelles sont donc ces menaces qui pèsent sur les océans et leurs habitants ?

    1 Le plastique, poison des poissons

    Chaque année, entre 8 et 12 millions de tonnes de plastiques sont rejetées dans l’océan ! (2) De véritables « continents » de plastiques se sont même constitués. Ces éponges à polluants dégagent une odeur alléchante pour les poissons et les mammifères marins et les incitent à manger les débris… (3) De nombreux cas de baleines et de tortues étouffées par des sacs plastique ont provoqué l’émoi. Les oiseaux et autres espèces marines sont aussi victimes des « larmes de sirènes », ces particules de plastiques qui leur obstruent les voies respiratoires et leur donnent un faux sentiment de satiété. Sans oublier que l’ingestion des plastiques par les espèces marines a un impact sur toute la chaîne alimentaire.

    49 %

    des animaux marins ont disparu entre 1970 et 2012. (4)

    2 L’exploitation minière, fossoyeuse des fonds marins

    Les fonds des océans sont extrêmement convoités pour leurs minerais qui servent notamment à produire smartphones, ordinateurs ou encore batteries pour véhicules électriques. Résultat : l’exploitation minière bat son plein et ravage les fonds marins.

    L’ignorance est un frein pour toute révolution de comportement dans la lutte que l’on doit avoir pour la préservation de l’environnement.

    François Gabart

    3 La surpêche, un fléau pour un sushi

    Avec plus de 90 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année (5), certaines espèces sont surconsommées. Pour éviter la disparition de certaines d’entre elles, respectez les saisons, consommez local, préservez les espèces menacées et privilégiez les produits labellisés !

    La Macif s’engage en faveur de la protection des océans !

    Rendez-vous au Muséum national d’histoire naturelle jusqu’au 5 janvier 2020 pour découvrir l’exposition « Océan, une plongée insolite », dont la Macif est le mécène exclusif.

    L’Essentiel de l’article

    • L’océan recouvre 71 % de la surface de la planète. (1)
    • L’ingestion des plastiques par les espèces marines impacte aussi les humains.
    • La surpêche menace la biodiversité marine.

    (1) Muséum national d’histoire naturelle, « Océan, une plongée insolite ».

    (2) Greenpeace, « Pollution des océans : l’impact des plastiques », 2017.

    (3) The Royal Society, « Odours from marine plastic debirs include food search bahaviours in a forage fish », 2017.

    (4) WWF.

    (5) FAO, « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture », 2018.

  • Forfait mobilité durable : le vélo, ça peut être payant

    Forfait mobilité durable : le vélo, ça peut être payant

    1 Pédalage et covoiturage, boosters de mobilité durable

    La mobilité durable, ou écomobilité, est un levier essentiel de la transition énergétique. Les mobilités dites douces comme le vélo électrique ou « sec », les transports en commun et le covoiturage sont donc au cœur de la LOM, visant à cadrer la politique des transports en France sur les prochaines années. Parmi les nombreux points qu’elle aborde, la loi prévoit un « forfait mobilités durables » pour développer les transports moins polluants comme le covoiturage ou le vélo.

    80 euros/an

    C’est le coût moyen d’utilisation d’un vélo ordinaire (300 euros/an pour un vélo à assistance électrique (VAE)), contre 6 000 à 10 000 euros pour une voiture. (1)

    2 Un nouveau forfait de 400 euros maxi par an (ou pas)

    Le principe ? Inciter les entreprises privées à verser un forfait aux salariés venant travailler à vélo ou en covoiturage (les voitures en libre-service devraient aussi en faire partie). D’un montant maximum de 400 euros net par an, il est destiné à couvrir les frais d’entretien et d’utilisation de votre monture ou du véhicule servant au covoiturage. Ce forfait, remplaçant l’actuelle indemnité kilométrique vélo, avec la prise en charge d’un abonnement de transports en commun ne pouvant dépasser le montant maximum de 400 euros.

    Le hic ? La loi n’étant pas contraignante envers les entreprises privées, le forfait mobilité durable est donc optionnel. Avant de vous ruer pour acheter un vélo dernier cri, attendez donc 1/ que la loi entre en vigueur (un réexamen par L’Assemblée nationale est d’ores et déjà prévu à la rentrée) et la parution de décret(s) d’applications et 2/ d’en discuter avec votre boss.

    Bon à savoir

    Un VAE moins cher

    De très nombreuses communes accordent une prime pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) à leurs administrés (renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si vous pouvez en profiter). D’un montant forfaitaire ou en fonction du prix du vélo, elle peut considérablement alléger la facture ! De son côté, l’État propose également un « bonus VAE » soumis à condition de revenus.

    L’Essentiel de l’article

    • Les chefs d’entreprise pourront choisir de l’accorder aux salariés venant travailler à vélo ou en covoiturage
    • Il est amené à remplacer l’indemnité kilométrique vélo
    • Son plafond de prise en charge peut aller jusqu’à 400 euros par an
    • La LOM sera réexaminée en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale à la rentrée 2019 (10/09/2019) mais il faudra attendre le(s) décret(s) d’application pour connaître les modalités d’application.

    (1) Consoglobe, C’est prouvé : rouler à vélo coûte six fois moins cher qu’en voiture, 2019