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  • Étudiant : comment bien choisir son logement ?

    Étudiant : comment bien choisir son logement ?

    1 Chez les parents

    Environ un tiers des étudiants choisissent, pour diverses raisons, de ne pas quitter le logement familial.

    Les avantages

    • Très peu – voire pas du tout – de frais.
       
    • Pas d’angoisse de la fin de mois difficile ni des contraintes liées à la gestion d’un logement.
       
    • Un espace plus grand : les étudiants résidant chez leurs parents bénéficient généralement d’une superficie moyenne par habitant de 31,6 m2 contre 24,1 m2 pour les étudiants ayant quitté le domicile familial (1).

    Les inconvénients

    • Un environnement pas toujours propice au calme (frères/sœurs plus jeunes notamment).
       
    • Le fait d’habiter chez ses parents, justement ! Chez certains, cela peut rimer avec manque de liberté, d’intimité…
       
    • Les étudiants vivant chez leurs parents ont le temps de trajet domicile-lieu d’étude le plus long : en moyenne, 47 minutes contre 26 minutes pour les locataires et les colocataires et 20 minutes pour ceux logeant en résidence universitaire (1).

    C’est fait pour vous si l’indépendance vous angoisse, que vous avez un budget très serré sans toutefois pouvoir prétendre à une bourse et/ou que vos parents résident près de votre lieu d’études.

    47 %

    C’est le poids du loyer dans le budget mensuel d’un étudiant selon la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).

    2 La location classique

    Elle concerne un tiers des étudiants. Dans près de 52 % des cas, le logement est composé d’une seule pièce (1).

    Les avantages

    • Un large choix de biens : de la chambre au T2 en passant par le studio.
       
    • Le choix du quartier en fonction de vos besoins et de vos envies.
       
    • Une complète indépendance pour bien entamer sa vie d’adulte et se préparer à la vie active.

    Les inconvénients

    • Les loyers pratiqués, parfois élevés pour des étudiants (en moyenne 637 € par mois à Paris, 430 € sur l’ensemble du territoire) (1).
       
    • Les contraintes liées à la gestion d’un logement (factures, relations avec le propriétaire, l’agence, le voisinage, etc.).

    C’est fait pour vous si vous savez tenir un budget et/ou que vous disposez de moyens suffisants.

    Étudiant ou apprenti, vous souhaitez assurer votre logement ?

    Le contrat Habitation Prem’s * de la Macif : un prix MINI pour une protection MAXI !

    D’après le spécialiste de la location entre particuliers LocService.fr, pour un studio entre 20 et 30 m2, le loyer moyen charges comprises est de :

    • 923 € à Paris
    • 524 € à Lyon
    • 497 € à Bordeaux
    • 495 € à Marseille
    • 478 € à Montpellier
    • 460 € à Toulouse
    • 540 € à Lille
    • 439 € à Grenoble
    • 423 € à Rennes
    • 408 € à Tours
    • 406 € à Metz
    • 402 € à Caen
    • 327 € à Poitiers.

    3 La résidence universitaire

    12 % des étudiants vivent en résidence universitaire. Plus de la moitié d’entre eux s’en disent satisfaits ou très satisfaits (55 %).

    Les avantages

    • Le prix des loyers défiant toute concurrence : de 200 € par mois, avec droit à l’aide au logement (ALS) pour une chambre meublée (qui peut offrir selon les cas une salle de bain, un réfrigérateur, un micro-ondes…) à 500 € pour un 3 pièces meublé.
       
    • La proximité avec les commodités (commerces, transports, infrastructures sportives) et les lieux d’études.
       
    • Le confort d’une structure collective : wi-fi, laverie, parking, garage à vélo, médiathèque, salle TV, etc.
       
    • La vie sociale au cœur du milieu étudiant.

    Les inconvénients

    • Plébiscitées par des centaines de milliers d’étudiants, les places en Cité U sont accordées après étude du dossier social étudiant.
       
    • Le règlement intérieur est plus ou moins contraignant selon les résidences.

    C’est fait pour vous si vous répondez aux critères d’attribution du Crous (revenus de l’étudiant et de ses parents, situation familiale, éloignement géographique du domicile familial et résultats universitaires) et que vous avez envie d’indépendance. Votre demande doit se faire du 15 janvier au 31 mai pour la rentrée de septembre via le dossier social étudiant (DSE), en même temps que votre demande de bourse.

    4 La colocation

    C’est le choix de 11 % d’étudiants français.

    Les avantages

    • La mutualisation des communs (salon, cuisine, salle de bain) pour un loyer moins cher d’environ 30 % (2).
       
    • Un environnement convivial et amical qui sécurise et rassure.
       
    • L’apprentissage de la vie à plusieurs, les rencontres, le partage d’expériences…

    Les inconvénients

    • Les risques de loyers impayés, de répartition inégale des tâches…
       
    • La tentation de se laisser entrainer par des colocs peu studieux.
       
    • Le risque de mésentente avec un ou plusieurs colocataires.

    C’est fait pour vous si vous savez vous entourer et/ou que vous appréciez de vivre à plusieurs.

    À savoir

    Le système des colocations solidaires KAPS permet aux jeunes de moins de 30 ans de bénéficier d’un appartement en colocation à loyer modéré (inférieur à 200 €) en échange de bénévolat dans des quartiers dits populaires, où ils logent. Retrouvez celui de votre ville sur le site de l’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville).

    5 Le logement intergénérationnel

    Dans le cadre du logement intergénérationnel, un senior disposant d’une chambre vide peut accueillir un jeune en échange de menus services (monter les courses, faire la lecture, arroser les fleurs, nourrir le chien ou le chat, former à Internet…). Bien qu’encore peu répandue, cette alternative suscite l’intérêt : 51 % des 18-24 ans se déclarent intéressés (3).

    Les avantages

    • Le loyer gratuit ou très modéré.
       
    • L’enrichissement personnel, la bienveillance et le partage.
       
    • Le côté gagnant-gagnant : le logement intergénérationnel favorise l’autonomie du senior accueillant et du jeune accueilli.

    Les inconvénients

    • La liberté restreinte (allées et venues limitées d’amis, pas ou très peu de bruit en soirée).
       
    • Un équilibre parfois difficile à estimer entre les services rendus et le loyer économisé, pouvant créer des incompréhensions pour l’étudiant comme pour son hôte.

    C’est fait pour vous si vous êtes vraiment à l’aise avec les personnes âgées et que vous ne le faites pas uniquement par souci d’économie.

    6 Les formes alternatives de logement

    Si vous n’avez pas encore trouvé de solution, rien n’est perdu ! Il existe d’autres possibilités pour se loger pendant l’année universitaire.

    Le foyer étudiant

    Les foyers étudiants proposent des chambres à des tarifs accessibles, et une ambiance studieuse pour celles et ceux qui n’ont pas accès aux résidences universitaires. La majorité des foyers sont réservés aux jeunes filles, mais il existe également des foyers mixtes. À noter, le règlement intérieur des foyers sont souvent assez contraignants (couvre-feu, repas uniquement dans le réfectoire, etc.). Pensez à le consulter avant de faire ce choix pour éviter les mauvaises surprises.

    Le foyer de jeunes travailleurs

    Les foyers de travailleurs peuvent proposer un environnement plus mixte que les foyers étudiants. Ils offrent des chambres meublées, des studettes et même des studios pour les couples, à des tarifs abordables. Ils sont principalement réservés aux étudiants apprentis ou en stage, mais accueillent aussi des étudiants salariés.

    Le logement modulaire

    Inventé aux débuts des années 2000 aux Pays-Bas, le logement modulaire lutte contre la crise du logement en transformant des conteneurs en studios habitables. Une solution intéressante, mais encore marginale en France avec une centaine de logements existants sur l’ensemble du territoire, notamment à Bordeaux ou au Havre. À loyer équivalent, les logements modulaires proposent une surface habitable plus importante que les studios classiques.

    Le mobile home

    De nombreux camping disposent de mobile home bien équipés et confortables, habitables toute l’année. Ils sont proposés à la location au mois et peuvent constituer une alternative viable dans les zones tendues. Vous devrez néanmoins les quitter pendant la période estivale, réservée aux touristes.

    L’Essentiel de l’article

    • Quel est votre budget logement mensuel maximum ?
    • Quelle est l’ambiance la plus favorable à vos révisions ?
    • Quel est votre degré d’autonomie et d’indépendance souhaité ?

    (1) Enquête Conditions de vie des étudiant·e·s 2016 – Observatoire de la vie étudiante (OVE)

    (2) Appartager.com

    (3) Enquête Harris Interactive, 2017

    * Pour connaître l’ensemble des événements couverts ainsi que les limites et les exclusions propres, reportez-vous aux conditions générales.

  • Louez durablement votre bien meublé en toute sérénité !

    Louez durablement votre bien meublé en toute sérénité !

    1 Votre meublé est-il bien meublé ?

    La définition d’un logement meublé est longtemps restée vague. Mais depuis la loi Alur en 2015, les obligations du propriétaire ont été précisées. Aussi, depuis le 1er septembre 2015, pour avoir le droit de louer votre bien en tant que meublé, il doit comprendre un minimum d’équipement :

    • Un lit avec couette et couverture ;
    • Des volets ou des rideaux permettant d’occulter les fenêtres des pièces destinées à être utilisées comme chambre à coucher ;
    • Le nécessaire pour faire la cuisine : plaques de cuisson, four micro-onde, réfrigérateur avec au minimum un compartiment de type congélateur de – 6°C ;
    • De la vaisselle pour prendre les repas (en fonction du nombre d’occupants) et des ustensiles de cuisine ;
    • Une table et des sièges ;
    • Des étagères de rangement ;
    • Des luminaires ;
    • Du matériel d’entretien ménager adapté au logement.

    Par ailleurs, toutes les pièces du logement doivent comporter des meubles adaptés à leur usage. Pas question de laisser une pièce vide !

    Vous réfléchissez à mettre votre bien en location ?

    La Macif vous donne l’essentiel des informations pour mettre en location votre appartement ou votre maison.

    2 Un bail plus court, un dépôt de garantie plus important

    Pour louer votre bien meublé, vous devrez, comme pour toute location, établir et signer un contrat de location en autant d’exemplaires que de parties (colocataires, caution, etc.), conforme à un contrat de bail type, et précisant les conditions du bail : montant du loyer, des charges, montant du dépôt de garantie. Les différences pour les meublés ? La durée minimum du bail peut être d’un an, contre trois ans pour un bail classique. Si vous louez à un étudiant, le bail peut être établi sur neuf mois seulement. Si vous ne souhaitez pas une reconduite automatique du bail, vous devez le signaler à votre locataire 3 mois avant l’expiration du bail en cours, au lieu de 6 mois pour la location d’un logement vide. Votre locataire doit lui respecter un préavis de 1 mois s’il décide de quitter le logement avant la fin du bail.

    Pour le dépôt de garantie, vous pouvez exiger jusqu’à 2 mois de loyer hors charges maximum à la signature du bail, contre un seul mois pour la location d’un logement vide.

    3 État des lieux : un inventaire et un état détaillé du mobilier

    Lors de l’état des lieux, vous devez dresser un inventaire détaillé du mobilier et des équipements mis à disposition pour éviter une requalification en logement vide. Pensez à bien indiquer leur état d’usure : cela vous permettra de vous assurer que rien ne manque lors du départ du locataire, et de constater en toute bonne foi les éventuelles dégradations. Plus l’état des lieux entrant sera précis, plus l’état des lieux final sera facile. Pour ne rien oublier, vous pouvez utiliser un modèle d’état des lieux, que vous trouverez facilement en ligne ou en papeterie.

    55%

    Les logements meublés (hors meublés touristiques) représentaient 55 % des locations en 2023. À noter : la part des meublés reste très élevée par rapport à la période avant-crise sanitaire (38 % en 2019)(1)

    4 Déclaration d’impôt : ne vous trompez pas de case

    Les revenus de la location d’un logement meublé sont à déclarer auprès de l’administration fiscale comme des revenus locatifs, à la différence des revenus de la location d’un logement vide qui sont des revenus fonciers. La déclaration se fait au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

    5 Ce qui ne change pas

    Si vous mettez en location un appartement, meublé ou non, il doit respecter des critères de confort et de sécurité*, et vous êtes tenu de fournir à votre locataire l’ensemble des documents prévus dans le dossier de diagnostic technique. Vous pourrez demander à votre locataire des garanties (caution simple ou solidaire, garantie Visale), et il devra obligatoirement vous fournir une attestation d’assurance logement à son entrée dans les lieux.

    *Surface habitable supérieure à 9 m² et volume habitable supérieur à 20 m3, luminosité naturelle suffisante, présence de chauffage, d’eau potable, d’un espace cuisine et de sanitaires. Aucun matériau ni installation ne doivent être un risque pour la santé du locataire. Des conditions plus strictes peuvent être prévues par les règlements sanitaires en vigueur au niveau départemental.
     

    L’Essentiel de l’article

    • La liste des équipements nécessaire pour un meublé.
    • Une durée de bail plus courte.
    • Un état des lieux plus complet.
    • Votre déclaration d’impôt.
    • Location meublée ou vide : ce qui ne change pas.

    (1) https://www.locservice.fr/actualites/marche-locatif-france-2023-11844.html

  • Étudiant : comment réussir sa première colocation ?

    Étudiant : comment réussir sa première colocation ?

    1 Trouvez votre colocation

    Utilisez les réseaux existants

    Si vous choisissez de vivre en colocation, n’hésitez pas à faire appel à un organisme de mise en relation de colocataires tel qu’une agence spécialisée ou une association, comme le Pari Solidaire – spécialisée dans la colocation intergénérationnelle (1), par exemple. Surtout s’il s’agit de votre première fois ! Il sera à même de vous prodiguer les bons conseils quant au choix du logement (emplacement, agencement, etc.) en fonction de votre profil.

    Ciblez votre recherche

    Si vous postez une annonce sur l’un des nombreux sites de mise en relation de colocataires (Appartager, LocService…), soyez très précis dans la définition de votre recherche, de vos centres d’intérêt et de vos critères de sélection : êtes-vous plutôt bavard ? Studieux ? Maniaque ? Couche-tôt ? Lève-tard ? Cela vous permettra d’affiner votre recherche et vous évitera des mauvaises surprises une fois installé.

    Échangez, rencontrez

    Impensable de vous marier à quelqu’un que vous n’avez jamais vu ? Même chose pour la colocation ! Avant même de signer le moindre bail avec le propriétaire et les autres colocataires, rencontrez tous les occupants du logement que vous convoitez, soit tous ensemble, soit un par un. Vous aurez ainsi une idée de l’ambiance qui règne déjà sur place si vous êtes le dernier arrivé ou de celle qu’il y aura si vous fondez une nouvelle colocation. Si vous entrez dans une colocation existante, le bail devra être modifié, ce qui nécessite non seulement l’accord du propriétaire du logement, mais aussi de tous les colocataires.

    11 %

    C’est le nombre d’étudiants vivant en colocation ou sous-location en France selon l’Observatoire national de la vie étudiante.*

    2 Au moment d’emménager

    Le bail

    Le bail (ou contrat de location) matérialise les droits et les obligations du bailleur (propriétaire) et des colocataires. Certaines mentions et informations doivent obligatoirement y figurer. Les règles dépendent du fait que le logement soit meublé ou vide. En tant que colocataires, tous les habitants du logement sont cosignataires du bail et leurs noms doivent y figurer. Il existe d’ailleurs des contrats types pour les locations vides ou meublées (consultez un contrat type de colocation de logement vide).

    À chaque départ anticipé de l’un ou plusieurs d’entre eux et à chaque arrivée, il faut revoir le bail. Selon les conditions qu’il prévoit, il sera nécessaire de le modifier par un avenant, ou de le résilier. Dans certains cas, les partants restent solidaires des dettes des autres colocataires pour une certaine durée. Dans tous les cas, le départ ne peut se faire qu’après délivrance d’un congé au propriétaire (lettre envoyée en recommandé avec accusé de réception et préavis de trois mois réduit à un mois dans certaines circonstances).

    Il est aussi possible que chaque locataire loue une partie d’un appartement (comme une chambre) ou d’une maison, le propriétaire signera alors autant de baux que de locataires.

    Vous avez moins de 25 ans ?

    Si vous êtes déjà sociétaire Macif, profitez du renouvellement de votre contrat habitation Prem’s à 1€ pour l’année.*

    *Voir conditions 

     

    Bon à savoir

    Vous pouvez estimer votre droit à une aide au logement et connaître son montant le cas échéant. Faites une simulation sur le site de la CAF.

    L’assurance habitation

    Vous devrez fournir une attestation d’assurance habitation au propriétaire à la signature du bail, puis chaque année. Dans le cas contraire, le contrat de location pourrait être résilié. Au moins un des colocataires doit donc souscrire une assurance contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégâts des eaux). Charge à lui de déclarer les autres colocataires (afin qu’ils soient également protégés en cas de pépin) et de leur demander de participer au paiement de l’assurance – le plus simple étant de diviser le montant de la prime par le nombre de colocataires. Notez qu’en cas d’arrivée ou de départ d’un des colocataires couverts par le contrat, il faudra le signaler à votre assurance et faire un avenant.

    Enfin, il est important que chaque colocataire soit assuré à titre personnel avec a minima une Garantie Responsabilité civile, qui couvre les dommages causés à autrui.

    Le dépôt de garantie

    À la signature du bail, vous devrez verser au bailleur un dépôt de garantie (au maximum un mois de loyer hors charges pour un logement vide, et jusqu’à deux mois de loyer hors charges pour un meublé) en une seule fois. Lors de l’expiration du bail, le propriétaire n’est pas tenu de restituer le dépôt de garantie en autant de parts qu’il y a de colocataires. Il lui suffit de verser cet argent à l’un d’entre eux qui se chargera de redistribuer la somme.

    3 Organisez le « vivre ensemble »

    Répartissez les rôles

    Ménage, courses, vaisselle, poubelles… Selon les préférences et les disponibilités de chacun, attribuez des tâches équitables à tous les occupants du logement. Elles peuvent être immuables si tout le monde s’y retrouve ou bien changer chaque semaine selon un planning prédéfini affiché dans un lieu fixe et bien visible afin d’alterner les tours de corvées déplaisantes.

    Vous pouvez également vous répartir les factures, chacun des colocataires gérant un abonnement (électricité, eau, gaz, Internet, etc.). Au besoin, rédigez sur papier libre les accords en plusieurs exemplaires que vous parapherez, signerez et vous partagerez. Cela pourra toujours servir à savoir qui est responsable de quoi en cas de problèmes.

    Établissez des règles

    Horaires des allées et venues, partage des espaces et objets communs (TV, machine à laver, salle de bains…), volume maximum de la musique, accueil d’invités… Ne laissez rien au hasard et soulevez tous les points susceptibles de vous poser problème à un moment ou un autre.

    Pour rappeler le règlement à chacun de façon tout à fait décomplexée, vous pouvez l’encadrer dans les espaces communs ou l’afficher sur le réfrigérateur.

    Dialoguez

    En cas de petit problème ou de franche mésentente, ne restez pas à ruminer de votre côté sans rien dire à vos colocataires : demandez à tous de vous réunir à un moment tranquille et mettez les choses au clair, sans agressivité ni rancœur. Vous pouvez également mettre en place une réunion hebdomadaire pour soulever les difficultés rencontrées au cours de la semaine et trouver des solutions ensemble. Mais vous pouvez aussi souligner ce que vous avez particulièrement apprécié ! Ce climat d’ouverture et de confiance sera le meilleur moyen d’éviter les conflits et malentendus.

    Restez connectés !

    De nombreux sites et applis existent pour faciliter la gestion des comptes et du quotidien des colocataires. Ze-Coloc, ColocOnline… Ils permettent de remplir et de partager instantanément la liste des courses à faire, mais aussi de suivre le budget, faire les comptes, mutualiser ses agendas ou informer les autres colocataires d’un événement au sein du logement.

    Mini-quiz : Quelle filière compte le plus d’étudiants colocataires ?

    a) La santé
    b) Le commerce
    c) La culture (écoles d’art et écoles d’architecture)

    (1) Malgré son nom, la colocation intergénérationnelle n’est pas forcément une colocation au sens juridique du terme, elle peut revêtir la forme d’une convention d’hébergement.
    Mini-qui – réponse : c.
    Les étudiants de ce domaine vivent en colocation pour 22,5 % contre 19,5 % dans le commerce et 10,7 % dans la santé.**

     

    L’Essentiel de l’article

    • Faites le tour des sites de colocations.
    • Rencontrez les colocataires déjà en place pour vous faire une idée de l’ambiance.
    • Au moins un colocataire doit souscrire un contrat d’assurance Habitation garantissant les risques locatifs.
    • Tous les colocataires signent le bail.
    • Pour le ménage, établissez des règles.

    *Observatoire national de la vie étudiante, 2019

    **Observatoire national de la vie étudiante, Enquête nationale conditions de vie des étudiant-e-s, 2016.

  • Arnaques à l’immobilier : sachez les repérer !

    Arnaques à l’immobilier : sachez les repérer !

    1 Traquez les annonces douteuses

    Sur Internet, les offres immobilières entre particuliers sont désormais légion. Contrairement à celles proposées par les agences, elles sont moins encadrées et peuvent parfois recéler certains pièges. Pour les éviter, ne tombez pas dans le panneau : un loyer ou un prix trop attractif, une impossibilité de joindre en direct le propriétaire ou une invitation trop pressante à visiter le bien cachent souvent des vices de forme ou une intention malhonnête.

    2 Gare aux numéros surtaxés

    Le marché des petites annonces immobilières est devenu un lieu privilégié pour les escrocs qui n’ont absolument aucun bien à vous proposer, mais beaucoup d’argent à vous soutirer. Parmi leur arsenal : des numéros d’appel surtaxés. Sachez reconnaître ces numéros débutant souvent par 0 899 et dont le coût élevé (exemple : 1,35 euro l’appel puis 0,35 euro la minute) ne vous garantit en rien d’être mis en relation avec le propriétaire du bien convoité.

    3 Ne payez rien avant de signer

    Selon la loi, aucun paiement ou avance ne peut vous être réclamé(e) avant signature du contrat de bail ou de la promesse d’achat. Méfiez-vous donc des propriétaires ou des agences qui vous demanderaient d’avancer une somme d’argent pour « bloquer » la réservation d’un bien (en location ou à l’achat). Cette pratique est frauduleuse et risquerait de vous laisser sans recours en cas d’escroquerie.

    4 Choisissez votre mode de paiement

    Pour vous prémunir de toute arnaque, fuyez les offres de paiement en espèces ou via des modalités inhabituelles.

    Ces moyens de transaction n’offrent pas les mêmes garanties que les virements bancaires classiques et recouvrent quelquefois des réseaux d’escroquerie à échelle internationale. De manière générale, soyez attentifs aux offres de paiement depuis ou vers l’étranger. Même si le propriétaire du bien qui vous intéresse ne demeure pas en France, le virement bancaire offre de solides garanties et est donc à privilégier.

    5 Ne négligez pas les formalités d’entrée

    Pour les futurs locataires, il est important de se montrer très vigilant lors de l’état des lieux d’entrée. Souvent menée à la va-vite, cette étape, pourtant essentielle, doit être faite avec sérieux et précision pour établir précisément l’état du bien (état d’usure des murs, des sols, des fenêtres, de la serrure…), ainsi que la bonne marche des équipements. Cela vous évitera, lors de l’état des lieux de sortie de vous voir facturer des dégradations ou dysfonctionnements qui ne vous incombent pas. C’est au bailleur de fournir le document d’état des lieux. Assurez-vous simplement qu’il permet de réaliser un état des lieux exhaustif.

    17,6 millions de ménages sont propriétaires

    de leur résidence principale en France, soit 57,7 % des ménages.*

    6 Épluchez les diagnostics

    Si vous prévoyez d’acheter un bien, voici les diagnostics à consulter :  

     Neuf, voire dix, diagnostics obligatoires doivent être fournis par le vendeur à l’acquéreur :

    • le diagnostic de performance énergétique (DPE) ;
    • le constat de risque d’exposition au plomb (Crep) ;
    • la présence d’amiante ;
    • l’état de l’installation de l’électricité (si l’installation a plus de quinze ans) ;
    • l’état de l’installation du gaz (si l’installation a plus de quinze ans) ;
    • l’état de l’installation d’assainissement non collectif pour les logements non raccordés au réseau public des eaux usées ;
    • risques de termites ;
    • risques liés au sol
    • diagnostic Bruit
    • audit énergétique (pour logement classé F ou G sur le DPE)

    À ces diagnostics obligatoires, deux diagnostics complémentaires peuvent s’ajouter :

    • le diagnostic indiquant la présence d’un risque de mérule (champignon) lorsque le logement est situé dans une zone à risque ayant fait l’objet d’un arrêté ;
    • la superficie Carrez, pour la vente d’un bien en copropriété.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Attention aux sites frauduleux.
    • Toute visite est gratuite et ne vous engage en rien.
    • Privilégiez les paiements sécurisés.
    • Ne signez pas à la hâte pour éviter les déconvenues.

     

    *https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-du-logement-2022/7-proprietaires-occupants

  • 8 astuces pour une maison plus verte

    8 astuces pour une maison plus verte

    1 Changez toutes vos ampoules pour des LED

    Les ampoules LED consomment 10 fois moins d’énergie que les ancêtres à incandescence : on sent tout de suite la différence sur la facture (de 30 à 80 € par an) et la nature vous dit merci ! Elles ont aussi une longévité exceptionnelle (en moyenne dix à vingt ans, beaucoup plus que les fluocompactes), qui fait vite oublier un prix d’achat d’environ 5 € l’unité pour les modèles standards.

    Que signifie LED ?*

    a) Lampe à énergie diminuée.
    b) Low energy device (équipement faiblement énergivore).
    c) Light-emitting diode (diode lumineuse).
    d) Lumière en direct.

    2 Utilisez des produits d’entretien écologiques

    Lessive, liquide vaisselle, produits pour les sols, la salle de bain, les vitres, etc. Tous existent aujourd’hui en version écologique biodégradable. Et comme leur efficacité et leur prix sont comparables aux produits des marques les plus courantes, il n’y a pas vraiment de raison de s’en priver ! Les puristes pourront même remplacer ces produits écolos par des solutions naturelles comme le vinaigre blanc, très efficace contre le calcaire (et ça se sent).

    3 Installez des mousseurs et une chasse d’eau 3-5L

    Les mousseurs se posent très facilement à la sortie des robinets pour réduire le débit sans perte de confort. Ils s’achètent en grande surface de bricolage pour un prix très raisonnable (autour de 5 €) qui sera rapidement amorti par les économies d’eau : jusqu’à – 50 % pour la consommation liée aux robinets.

    Autre moyen simple, efficace et peu coûteux de réduire sa consommation d’eau : installer un système de chasse d’eau à double capacité (environ 30 €, également en grande surface de bricolage).

    4 Baissez le chauffage et installez un thermostat

    Baisser le chauffage d’un petit degré réduit votre consommation d’énergie (donc votre empreinte environnementale et votre facture) de 7 % (1). Installer un thermostat programmable et connecté permet aussi d’optimiser votre consommation en l’ajustant au plus près de vos besoins. Si vous avez un chauffe-eau ou un ballon d’eau chaude, vous pouvez aussi appliquer cette baisse à la température de l’eau : il est inutile d’avoir une eau trop chaude que vous devez systématiquement couper à l’eau froide sous peine de vous brûler. Une température située entre 50 et 60°C suffit à éliminer le risque bactérien et à assurer le confort en toutes circonstances.

    5 Renouvelez votre électroménager (et éteignez les appareils)

    Certains équipements sont particulièrement gourmands en énergie, à commencer par le réfrigérateur et le congélateur. Si votre appareil est ancien, il peut donc être avantageux de le remplacer par un modèle récent de classe énergétique A+ à A+++. Vous devriez diviser votre consommation sur ce poste d’énergie par deux, voire trois, et gagner 25 € (2) par an sur votre facture.

    8 astuces pour une maison plus verte

     

    Puisqu’on parle de réfrigérateur, pensez à le dégivrer régulièrement : ce geste simple évite une surconsommation d’électricité de 30 % (1). C’est aussi l’occasion de le nettoyer à fond, c’est donc plus hygiénique.

    Attention également aux équipements en veille. Box internet, console, télévision… On en compte de 15 à 50 par foyer, et ils peuvent peser jusqu’à 10 % de nos factures d’électricité. Faire la « chasse aux lumières rouges » est donc responsable et rentable.

    8 FRANÇAIS SUR 10

    trient occasionnellement leurs déchets.**

    6 Triez les déchets

    Seul un Français sur deux trie systématiquement ses déchets, notamment les petits emballages et le verre (3). Il y a donc encore de gros progrès à faire, bien que ce soit obligatoire dans de nombreuses communes…

    Les déchets dans la nature vous font hurler ?

    Rejoignez les opérations bénévoles de ramassage des déchets sauvages près de chez vous. Renseignements et inscriptions sur Diffuz.com.

    7 Limitez les petits trajets en voiture

    Avez-vous vraiment besoin de prendre votre voiture pour aller chercher le pain ou retirer un colis à la poste ? Si vous pouvez remplacer la voiture par la marche ou le vélo pour les petits trajets, autant ne pas s’en priver. Non seulement c’est écolo, mais c’est aussi bon pour la santé et pour le moral ! Et pour les déplacements plus longs, préférez autant que possible les transports en commun.

    8 Buvez l’eau du robinet

    En France, la qualité de l’eau du robinet est contrôlée en permanence pour répondre à un cahier des charges très exigeant. Sauf contre-indication ou avis contraire d’un médecin, vous pouvez donc la boire sans arrière-pensée et économiser non seulement le prix de l’eau embouteillée, mais aussi le volume de plastique correspondant. Quand on sait qu’un million de bouteilles plastiques sont vendues chaque minute dans le monde, et que seulement 7 % sont recyclées (4), ça compte !

    25 MILLIONS

    C’est le nombre de bouteilles en plastique jetées tous les jours en France.***

    *Mini-quiz – réponse : c

    L’Essentiel de l’article

    • Mettez des LED à la place des ampoules fluocompactes.
    • Utilisez des produits d’entretien écologiques, dégivrez régulièrement votre frigo.
    • Remplacez votre électroménager et installez des mousseurs sur les robinets.
    • Baissez le chauffage et la température de l’eau.
    • Triez vos déchets et optez pour le zéro papier !

    (1) ADEME, Économiser l’eau et l’énergie chez soi : 40 trucs et astuces, 2016
    (2) ADEME, Réduire sa facture d’électricité
    (3) Ecoemballage, Le geste de tri des emballages en France, 2014
    (4) Les Echos, « Les chiffres démentiels de la consommation de bouteilles en plastique dans le monde », 2017
     
    **Ecoemballage
    ***France Info
  • Cambriolages : les grandes villes et la région PACA les plus visées

    Cambriolages : les grandes villes et la région PACA les plus visées

    1 Les grandes agglomérations plus touchées

    Le taux de cambriolage est deux fois plus élevé dans les grandes agglomérations de plus de 200 000 habitants (10 logements sur 1 000 y ont été cambriolés en 2017) que dans les zones rurales et les petites et moyennes villes (5 à 6 logements sur 1 000). Ces dernières enregistrent néanmoins une recrudescence des vols.

    Les régions les plus touchées sont la région PACA avec 9,8 cambriolages pour 1 000 logements, devant l’Île-de-France (8,9), l’Auvergne-Rhône-Alpes (8,7) et l’Occitanie (8,6), des régions qui concentrent de nombreuses grandes villes. À l’opposé, les risques de cambriolage sont moindres en Corse et en Bretagne.

    2 Les cambrioleurs n’opèrent pas spécialement la nuit

    Contrairement aux idées reçues, 4 cambriolages sur 5 se déroulent de jour (2) ! De manière générale, les cambrioleurs s’attaquent à des logements inoccupés. Ainsi, 1/3 des effractions constatées ont lieu aux mois de juillet, août et décembre au moment des fêtes de fin d’année (3).

    Quant au procédé d’effraction, sans surprise, les voleurs passent dans 60 % des cas par la porte en la forçant, ou fracturent la fenêtre si besoin (28 % des cas).

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    3 Protégez vos bijoux

    Dans leurs butins, les voleurs emportent généralement plusieurs types d’objets. Les plus prisés (3) par les cambrioleurs sont les bijoux (43 % des ménages victimes d’un cambriolage déclarent un vol de bijoux). L’argent liquide, les chèques ou les cartes bancaires (27 %), le matériel informatique (27 %) et le matériel hi-fi, photo ou vidéo (25 %) complètent la liste.

    4 Mieux prévenir les cambriolages

    Pour se prémunir des cambriolages, pas de surprise : tout ce qui compliquera la vie des voleurs sera utile ! Renforcez vos portes et vos fenêtres pour les rendre plus résilientes, et optez pour un système de télésurveillance. Pendant vos périodes d’absence, n’hésitez pas à confier les clés de votre logement à vos voisins pour donner l’impression qu’il est occupé.

    Néanmoins, le risque zéro n’existe malheureusement pas. Si vous êtes victime d’un cambriolage, suivez la procédure pour être indemnisé rapidement par votre assurance.

    (1) Insterstats, Insécurité et délinquance en 2017
    Ministère de l’Intérieur
    (2) Source IMA Protect pour Macif
    (3) Rapport Victimation 2016, Observatoire national de la délinquance. L’étude relève les typologies d’objets dérobés dans les déclarations des victimes de cambriolages. Plusieurs types d’objet pouvant être emportés par les cambrioleurs, le cumul est supérieur à 100 %.

    En moyenne sur la période entre 2014 et 2016 selon le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2017, ministère de l’Intérieur.

     

  • Immobilier : conseils et infos pour louer durablement votre bien vide en toute sérénité !

    Immobilier : conseils et infos pour louer durablement votre bien vide en toute sérénité !

    1 Informer sur la surface

    La Loi Boutin (ou loi MLLE) impose de mentionner la surface habitable de toute location destinée à usage de résidence principale. Cette mesure comprend la surface de plancher construite (avec plafond d’au moins 1,80m), après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches, gaines, embrasures, etc… Sont également exclus les dépendances, loggias, terrasses, combles non aménagés, remises, etc. Il ne faut pas la confondre avec la loi Carrez bien connue des copropriétaires.

    2 Proposer un minimum de confort

    Tout logement destiné à la location doit respecter des critères de confort et de sécurité appelés aussi critères de décence, qui sont fixés par décret (1). En voilà les principes : surface habitable supérieure à 9 m² et volume habitable supérieur à 20 m3, luminosité naturelle suffisante, présence de chauffage, d’eau potable, d’un espace cuisine et de sanitaires. Aucun matériau ni installation ne doivent être un risque pour la santé du locataire.

    Les studettes doivent disposer d’au moins un coin cuisine. Les sanitaires (bain ou douche, WC) peuvent être extérieurs à la chambre, mais doivent être accessibles facilement. 

    3 Fournir les diagnostics nécessaires

    En tant que propriétaire bailleur, vous êtes tenu de fournir au locataire un dossier de diagnostic technique qui comprend les documents suivants :

    • L’état des risques naturels et technologiques (ERST) qui concerne l’exposition à un ou plusieurs aléas naturels, miniers ou technologiques.
    • Le diagnostic de performance énergétique (DPE) qui renseigne sur le degré d’isolation thermique du logement et sur les charges prévisionnelles de chauffage.
    • Le constat des risques d’exposition au plomb (CREP) qui indique si les revêtements du logement contiennent ou non du plomb.
    • L’état de l’installation intérieure d’électricité, si votre installation a plus de 15 ans. Il doit être réalisé par un professionnel certifié et est valable 6 ans. À défaut, il peut être remplacé par une attestation de conformité visée par un organisme agréé par le ministre en charge de l’Énergie, si elle a été établie il y a moins de 6 ans.
    • L’état de l’installation intérieure de gaz, si votre installation, ou son dernier certificat de conformité, a plus de 15 ans. Il doit être réalisé par un professionnel certifié et est valable 6 ans. À défaut, il peut être remplacé par une attestation de conformité visée par un organisme agréé par le ministre en charge de l’Industrie, si elle a été établie il y a moins de 6 ans.

     

    À SAVOIR

    Le diagnostic amiante, obligatoire pour tous les logements dont le permis de construire a été délivrée avant le 1er juillet 1997, ne fait pas partie du dossier de diagnostic technique. Mais vous devrez le communiquer à votre locataire sur simple demande de sa part.

    4 Préparer un contrat de location

    Pour louer votre bien (en location vide) la signature d’un contrat de location est indispensable (2). Il doit être établi en autant d’exemplaires que de « parties » (colocataires, caution…). Celui-ci précise les conditions du bail : montant du loyer, des charges, durée du bail, montant du dépôt de garantie… Pour un logement vide, la durée du bail est de 3 ans renouvelable. Toutefois votre locataire pourra donner congé à tout moment en respectant un préavis de 3 mois, ou d’1 mois si votre bien est situé en zone tendue.

    Chiffres-clés*

    • 47 %

      Près d’une location sur deux dans le parc privé concerne un locataire unique.

    • 68 m²

      La surface moyenne des logements loués (parc social et privé).

    • 23 %

      des foyers français sont locataires leur résidence principale auprès d’un bailleur privé.

    5 Établir un état des lieux

    De nombreux modèles d’état des lieux sont disponibles sur le net ou en papeterie. À l’entrée du locataire dans le logement, ils vous permettront de détailler pièce par pièce l’état d’usure de l’appartement, du sol aux plafonds. A la fin du bail, un état des lieux de sortie permettra de vérifier que rien n’a été endommagé. Sachez que seuls les menus travaux de décoration sont autorisés (peinture, moquette, accrochage au mur) mais en aucun cas les travaux de transformation (cloison abattue, changement de fenêtre…).

    6 Demander des garanties

    Pour louer l’esprit tranquille, vous êtes en droit d’exiger :

    • Un dépôt de garantie. Cette somme, qui ne peut excéder un mois de loyer hors charges, est versée par le locataire à la signature du bail. Elle vise à garantir les éventuels loyers impayés mais aussi les réparations dues aux dégradations commises. Sauf en cas de problème, celle-ci doit être restituée dans un délai de 1 mois maximum au locataire après remise des clés si l’état des lieux de sortie est conforme à l’état des lieux d’entrée (deux mois dans le cas contraire).
    • Une caution solidaire. Il s’agit d’un document écrit et signé par un tiers et qui acte son engagement à payer le loyer à la place du locataire en cas de défaillance. 
    • Une garantie Visale. Cette caution mise en place par l’État concerne notamment les locataires de moins de 30 ans ou les salariés du secteur privé ou agricole Jusqu’à  6 mois après leur  prise de fonction (hors CDI confirmé),et jusqu’à 6 mois après leur  mutation. Elle joue le rôle d’une caution solidaire, et prend en charge le paiement des loyers et charges locatives en cas de défaillance de votre locataire. En revanche, les étudiants non-boursiers rattachés au foyer fiscal de leurs parents ne peuvent pas en bénéficier. Plus d’info sur www.visale.fr

    7 Bien s’assurer

    Le locataire doit obligatoirement souscrire à une assurance habitation et vous en fournir une attestation dès la signature du bail.

     En tant que propriétaire, vous n’êtes pas tenu de vous assurer. Il est toutefois vivement conseillé d’opter pour une assurance multirisques habitation (propriétaire non occupant) au cas où votre responsabilité serait engagée (vices de construction, défaut d’entretien ou troubles de jouissance).

     La garantie des loyers impayés (GLI) est aussi un bon moyen pour les propriétaires de s’assurer contre les risques d’impayés et de dégradations. En cas d’absence totale de caution, cette solution peut être envisagée. 

    Vous souhaitez assurer votre logement ?

    Optez pour l’assurance propriétaire non occupant de la Macif ! Plus d’infos ici.

    L’Essentiel de l’article

    • Toujours établir un contrat de location.
    • Des  documents obligatoires à fournir au locataire.
    • Exiger des garanties pour se protéger des impayés.
    • Une assurance obligatoire pour le locataire, vivement conseillée pour le bailleur.

    (1) Il faut également consulter le règlement sanitaire départemental qui définit ce qu’est un logement habitable.

    (2) la loi ALUR du 24 mars 2014 a instauré des contrats types de location, dès lors les baux de logements loués vides doivent être conforme à l’annexe 1 décret du 29 mai 2015.

    *Insee, 2017

  • Colocation : que couvre mon assurance habitation ?

    Colocation : que couvre mon assurance habitation ?

    Économique et conviviale, la colocation séduit de plus en plus. Selon l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), 11,3 % des étudiants vivent en colocation(1). D’après la loi, les colocataires doivent obligatoirement assurer le logement qu’ils louent, au minimum contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégâts des eaux). Quelles sont les solutions pour bien assurer sa coloc ?

    1 Que couvre l’assurance obligatoire ?

    L’assurance obligatoire ne propose qu’une garantie minimale concernant les risques collectifs. Pour faire simple, elle couvre uniquement les dégâts occasionnés à votre logement et aux parties communes de l’immeuble, dans les cas suivants :

    • incendie ;
    • explosion ;
    • dégâts des eaux.

    En clair, elle indemnisera seulement votre propriétaire et la copropriété. Mais sa protection ne s’applique pas aux dommages causés aux voisins et elle n’assure pas vos biens en cas de sinistre (vandalisme, vol, etc.).

    Exemples : Vous avez laissé déborder la baignoire et votre ordinateur a pris l’eau ? Vous êtes bon pour en racheter un à vos seuls frais. Vous avez inondé le voisin du dessous ? Les réparations dans son appartement seront à votre charge.

    2 Comment mieux se couvrir ?

    Pour compléter cette garantie et mieux vous protéger contre les risques, il est préférable de souscrire une assurance multirisque habitation. Elle garantira l’ensemble de vos biens et sera également utile en cas de dommages causés à un voisin. Point important : la protection multirisque ne s’applique qu’aux colocataires dont le nom figure sur le contrat. À vous de choisir, entre vous assurer individuellement ou prendre une assurance commune avec vos colocataires. Dans tous les cas, prenez le temps de bien lire le contenu du contrat d’assurance pour connaître votre couverture exacte.

    Étudiants : couvrez-vous !

    Bris de vitres, dégâts des eaux, vol, vandalisme… PREM’S*, le contrat d’assurance sur mesure pour les étudiants et apprentis en colocation. Trouvez la formule qui vous correspond sur MACIF.fr

    *Contrat pour deux étudiants, apprentis ou saisonniers, hors assurance personnelle du colocataire du souscripteur du contrat.
     

    (1) Observatoire national de la vie étudiante, 2016.
    Ipsos.com
    Macif.fr
    Fédération Française de l’Assurance
  • Victime d’un cambriolage, quels réflexes adopter ?

    Victime d’un cambriolage, quels réflexes adopter ?

    1 Prévenir la police

    Vous constatez que des personnes sont entrées par effraction chez vous ? Vous devez immédiatement prévenir le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie du quartier. Si les voleurs sont encore sur place, ne prenez pas de risques et évitez la confrontation.

    Avant l’arrivée de la police, ne touchez à rien, aucun objet, aucune porte, ni aucune fenêtre. Laissez tout comme vous l’avez trouvé afin de préserver les traces et les indices laissés par les cambrioleurs à l’intérieur comme à l’extérieur du logement. Cela augmente les chances de les retrouver.

    243 000

    cambriolages ont eu lieu en France en 2016.**

    2 Faire opposition auprès de sa banque

    Si vos cartes bancaires ou vos chéquiers ont été dérobés, faites opposition immédiatement auprès de votre banque. Le centre d’opposition est ouvert 7j/7 et 24h/24. Vous pouvez également joindre le numéro interbancaire d’opposition au 0 892 705 705 (appel payant).

    3 Déposer plainte

    Une fois les constatations faites par les représentants de l’ordre, vous disposez de 24 heures pour aller déposer plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie. Pour faciliter la démarche, il est désormais possible de remplir une pré-plainte sur Internet : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr

    Lors de l’état des lieux, vérifiez que l’effraction de votre porte ou d’une fenêtre a bien été constatée et inscrite sur le procès-verbal. Vous pourrez alors appeler un serrurier pour qu’il répare les dégâts et sécurise les lieux.

    Si vous avez déjà noté des objets manquants (une télé ou un tableau par exemple), en jetant un simple coup d’œil, veillez à ce qu’ils y soient mentionnés. Enfin, tant que vous n’êtes pas sûr de la liste définitive des biens volés, signalez dans votre déclaration que vous « émettez des réserves ». En disant cela, vous aurez la possibilité de compléter la liste plus tard.

    Vous venez de subir un cambriolage ?

    L’assurance habitation de la Macif vous couvre en cas de vol ou acte de vandalisme.
    Renseignez-vous !*

    4 Informer votre assureur

    Déclarez le vol à votre assureur par lettre recommandée avec accusé de réception (AR) dans les 2 jours ouvrés qui suivent la constatation de l’effraction en envoyant la copie du dépôt de plainte. Vous pouvez y joindre une liste des objets volés et endommagés avec une estimation certifiée des pertes, en fournissant le plus de documents possible :

    • factures d’achat ;
    • expertises d’objets réalisées lors de la souscription du contrat d’assurance ;
    • certificats d’authenticité ;
    • photos des objets volés…

    Là également, pensez à déclarer que vous émettez des réserves si vous n’êtes pas sûr d’avoir tout répertorié. Vous aurez toujours la possibilité de joindre des compléments au dossier.

    Dans tous les cas, respectez bien les délais de déclaration, ne vous débarrassez pas des objets endommagés, gardez une trace de vos constatations en prenant des photos et faites une liste exhaustive des objets dérobés.

    * Dans les conditions et limites de la formule souscrite.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Appeler la police, ne toucher à rien, et surtout ne pas jouer les héros.
    • Faire opposition auprès de la banque si des cartes bancaires ont été dérobées.
    • Déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
    • Faire la déclaration de vol auprès de son assureur sous 2 jours ouvrés.

    ** Ministère de l’Intérieur 

  • Cambriolages : les solutions pour s’en prémunir et passer un été tranquille

    Cambriolages : les solutions pour s’en prémunir et passer un été tranquille

    1 Simulez votre présence

    Pour éviter d’attirer l’attention des cambrioleurs, donnez l’impression que votre logement est occupé. Vous pouvez par exemple demander à un voisin ou à un proche de ramasser votre courrier, ou à La Poste de le garder temporairement. Une boîte aux lettres qui déborde informe tout de suite que vous n’êtes pas chez vous depuis un certain temps.

    La technologie peut aussi vous aider ! Les solutions de domotique, même simples, permettent de programmer automatiquement l’allumage des lumières de votre domicile à heures fixes, la mise en marche d’une radio ou de la télévision. Autant de signes de vie susceptibles de décourager des cambrioleurs éventuels.

    2 Des portes et fenêtres résistantes

    Les cambrioleurs passent, dans la plupart des cas, par les portes et les fenêtres. Face à cette évidence, l’idéal est de s’équiper de dispositifs d’ouverture dissuasifs nécessitant trop de temps et de bruit pour les forcer.

    Pour les portes, plusieurs options, qui peuvent être combinées, s’offrent à vous :

    • Une porte blindée (l’option la plus onéreuse, le coût oscillant généralement entre 1 500 et 3 000 euros, mais la plus efficace).
    • Une serrure multipoint avec plusieurs points d’ancrage (entre 3 et 10) certifiée A2P (Assurance Prévention Protection).
    • Ou des paumelles tridimensionnelles pour empêcher le dégondage de la porte.

    Pour les fenêtres, installez des vitrages anti-effraction, leur résistance aux chocs devrait décourager les voleurs potentiels.

    Pour les serrures, l’idéal est de choisir des solutions répondant au minimum au niveau BP2 (5 minutes de résistance) de la norme française A2P. Son équivalent au niveau européen, les normes EN 1627, 1628, 1629 et 1630, offre des garanties similaires.

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    3 Installez une alarme

    Une alarme qui se déclenche et fait retentir ses 100 décibels a toutes les chances de faire fuir un intrus. Il en existe de toutes les sortes sur le marché. Selon les cas, les dispositifs détectent les mouvements, le bris de vitre ou l’ouverture d’une porte.

    Vous pouvez aussi souscrire un service de télésurveillance : en cas d’alerte, le centre de liaison avertit la police ou envoie des agents de sécurité intervenir, en fonction des modalités du contrat. Quelle que soit la solution choisie, préférez une alarme avec la certification NF A2P.

    Enfin, n’hésitez pas à signaler clairement que votre logement est équipé d’un dispositif d’alerte. Cela peut décourager un potentiel cambrioleur.

    4 Prévenez les forces de l’ordre…

    Durant les périodes de vacances, vous pouvez prévenir les services de police ou de gendarmerie de votre départ. Dans le cadre de l’opération tranquillité vacances mise en place depuis 1974, les forces de l’ordre peuvent surveiller votre domicile au cours de leurs patrouilles quotidiennes. C’est gratuit et la procédure à suivre est simple. Il suffit de remplir un formulaire type que vous pouvez télécharger sur le site service-public.fr ou demander à votre mairie ou au commissariat le plus proche. Vous y indiquerez vos coordonnées (adresse, étage, code d’entrée…), et préciserez vos dates d’absence. Vous le déposez ensuite au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. La procédure peut différer en fonction de votre lieu de résidence, pensez à vérifier auprès de la police ou de la gendarmerie de votre quartier.

    5 … et vos voisins

    Entretenir de bonnes relations de voisinage peut aussi s’avérer utile au moment des vacances. À la condition de ne pas partir aux mêmes dates, vous pouvez vous organiser avec vos voisins pour mettre en place un système d’entraide et de surveillance de vos domiciles respectifs. C’est du gagnant-gagnant.

    6 N’annoncez pas vos vacances sur les réseaux sociaux

    Il est plaisant – voire gratifiant – de partager sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram…) les instants de joie vécus pendant les vacances. Mais ce n’est pas forcément une bonne idée. Il est facile aujourd’hui d’avoir accès à vos publications et à vos coordonnées sur le Web, sans faire partie de vos connaissances. Toute photo de vous sur une plage constituera un indice pour les personnes malveillantes actives sur Internet.

    L’Essentiel de l’article

    • Gardez la maison « en vie ».
    • Vérifiez que la maison est bien fermée.
    • Prévenez la police de votre départ… et vos voisins.
    • Installez une alarme.

    (1) Statistiques de l’Observatoire de la délinquance et réponses pénales (ONDRP), 2016
    * Insee, 2017.