Étiquette : Habitat

  • Étudiant : quelles sont les aides au logement ?

    Étudiant : quelles sont les aides au logement ?

    1 Caution locative : la garantie visale

    Pour louer un logement, l’agence et/ou le propriétaire vous demanderont presque systématiquement une garantie, apportée par un parent ou un organisme. On parle de caution locative (à ne pas confonde avec le dépôt de garantie). Si votre famille ne peut pas se porter garante, pas de panique : la garantie Visale peut vous aider.

    Ce dispositif est destiné à renforcer votre dossier de candidat locataire en vous apportant la caution de l’État et permet de rassurer votre propriétaire.

    Vous pouvez en bénéficier si vous êtes majeur et avez moins de 30 ans (jusqu’à votre 31e anniversaire), quelle que soit votre situation professionnelle.

    2 L’aide au paiement du dépôt de garantie

    À la signature du bail, le propriétaire vous réclamera dans 99 % des cas un dépôt de garantie, pour couvrir d’éventuels manquements (loyers impayés, dégradations du logement…). Son montant est plafonné à un mois de loyer hors charges.

    L’avance Loca-Pass® vous aide au paiement de ce dépôt de garantie du logement. Il s’agit d’un prêt à taux zéro proposé par les organismes d’Action Logement. Il est accordé pour la location d’une résidence principale, vide ou meublée.

    Ce prêt sans intérêt ni frais de dossier est plafonné à 1 200 €. Les mensualités de remboursement sont de 20 € minimum (sauf la dernière), sur une durée de 25 mois maximum.

    Vous pouvez en bénéficier si vous avez moins de 30 ans et que vous êtes :

    • étudiant salarié, justifiant d’un CDD en cours d’au moins trois mois, ou d’un ou plusieurs CDD d’une durée cumulée de trois mois au cours des 6 derniers mois, ou du statut d’étudiant boursier d’État français
    • stagiaire : justifiant d’une convention de stage d’au moins trois mois au moment de la demande
    • en formation professionnelle (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ou en recherche d’emploi.

    3 Les aides de la CAF

    Pour vous aider à payer votre loyer, la Caisse d’allocations familiales (CAF) offre plusieurs aides au logement, notamment l’Aide personnalisée au logement (APL) et l’Allocation de logement sociale (ALS). Ces aides financières sont versées mensuellement, attribuées sous conditions de ressources et calculées en fonction de vos revenus – ou de ceux de vos parents si vous êtes encore rattaché à leur foyer fiscal. Attention, si vous êtes étudiant dans le secteur agricole, vous devez vous tourner vers la MSA, et non vers la CAF pour bénéficier d’aides.

    Pour vérifier si vous êtes éligible à l’une ou à l’autre de ces prestations, car elles ne sont pas cumulables, vous pouvez procéder à une simulation en ligne sur le site de la CAF ou sur msa.fr pour ceux relevant du régime agricole.

    À savoir

    Les aides au logement sont automatiquement suspendues au 1er juillet pour tous les étudiants, sauf si vous informez la CAF que vous conservez votre logement au-delà de cette date.

    4 Le fonds de solidarité pour le logement

    Le FSL accorde des aides financières aux personnes rencontrant des difficultés pour assurer les dépenses de leur logement : frais de déménagement, assurance du logement, factures d’énergies (eau, électricité, gaz, etc.), ou de téléphone, loyers… Il existe un FSL dans chaque département. Chacun possède ses propres critères d’attribution.

    Vous pouvez en bénéficier si vous êtes locataire ou sous-locataire, hébergé à titre gracieux ou résident de logement-foyer. Renseignez-vous auprès du centre communal d’action sociale (CCAS) de votre ville ou de l’agence départementale d’information sur le logement (Adil).

    5 Le coup de pouce familial

    Vos parents sont dans l’impossibilité de vous aider financièrement ? Pensez donc à solliciter, si possible, vos grands-parents pour financer la totalité ou une partie de vos études, ou bien pour vous héberger dans un éventuel logement qu’ils auraient en leur possession. Aujourd’hui, en France, 7,7 % des étudiants sont logés dans une propriété appartenant à de la famille ou à des proches(1). Quand on sait que le logement représente près de la moitié (47 %) du budget mensuel d’un étudiant(2), ça fait une sacrée économie !

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    L’Essentiel de l’article

    • Pas de garant ? Pas de fatalité.
    • Un prêt à taux zéro pour le dépôt de garantie.
    • Des aides au paiement des factures et des loyers.

    (1) Observatoire national de la vie étudiante, 2016.
    (2) FAGE, Indicateur du coût de la rentrée 2017.
    Service-Public.fr
    Etudiant.gouv.fr
    Caf.fr
    Observatoire national de la vie étudiante, 2016.
    ** étudiant.gouv.fr
    *** Macif : Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

     

  • Déménagement : les formalités à ne pas oublier !

    Déménagement : les formalités à ne pas oublier !

    1 J-3 mois

    • Préavis de départ. Trois mois avant la date de votre départ, informez votre bailleur de votre décision de quitter votre logement par une lettre recommandée avec accusé de réception. Si vous êtes locataire d’un logement HLM, d’un meublé ou que vous résidez dans une zone tendue (vous pouvez vérifier votre zone sur cette page), vous avez un peu plus de temps pour signaler votre départ, le préavis étant réduit à un mois.
       
    • Faites le point sur vos divers abonnements (presse, salle de sport…) et profitez-en pour distinguer ceux que vous souhaitez conserver et ceux qui vous seront désormais inutiles. Transmettez votre nouvelle adresse et votre date de déménagement aux premiers et lancez la résiliation des autres si cela est possible.

    2 J-1 mois

    • Abonnement Internet et câble. Opérez le transfert ou la résiliation de votre abonnement si cela est possible et informez-vous sur les conditions de réexpédition des équipements. Adressez-vous au service client de votre opérateur.

    3 J-15 jours

    • Assurance habitation. Contactez votre compagnie d’assurance pour transférer vos contrats.

     

    • Administration, fournisseurs d’énergie, La Poste, etc. Vous avez de la chance, un formulaire en ligne vous permet de programmer votre changement d’adresse en un seul clic auprès :
    1. du service des impôts ;
    2. des caisses de Sécurité sociale ;
    3. des caisses de retraite ;
    4. de Pôle Emploi ;
    5. d’EDF, Engie et Direct Énergie ;
    6. de la Poste ;
    7. du service des cartes grises.

    Vous pouvez utiliser ce service dans les trois mois qui précèdent ou qui suivent votre déménagement. Pratique !

    • Électricité et gaz. Même si vous avez signalé votre changement d’adresse à votre fournisseur d’énergie, vérifiez que la mise en service du compteur dans votre nouveau logement est bien programmée pour votre date d’emménagement, pour éviter toute mauvaise surprise en arrivant !
       
    • Téléphone fixe. Contactez votre opérateur pour transférer ou résilier votre ligne actuelle.

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    4 J-7 jours

    • Eau. Si vous êtes locataire ou copropriétaire, vous n’avez probablement pas d’abonnement d’eau à votre nom. Si c’est néanmoins le cas, pensez à résilier votre abonnement et faites fermer le compteur de votre ancien domicile. Vérifiez également cette question pour votre futur logement. Si besoin, demandez l’ouverture de l’eau et le relevé du compteur avant votre arrivée. Si l’eau n’avait pas été coupée, la remise en service ne sera pas nécessaire.
       
    • Courrier. Au bureau de Poste ou par Internet, organisez la réexpédition, temporaire ou définitive de votre courrier. La Poste vous propose également un service spécial payant, le Pack Déménagement, pour vous accompagner dans toutes vos démarches.
       
    • Téléphone portable. Contactez votre opérateur pour l’informer de votre changement d’adresse.
       
    • Employeur. Informez votre entreprise de votre nouvelle adresse.

    5 J-1 mois à J+1 mois

    • Banque. Communiquez votre nouvelle adresse à votre agence bancaire et effectuez si besoin le transfert de votre compte vers une agence plus proche. Cette démarche est gratuite dans la plupart des cas.
  • Faire cohabiter les générations ? Ça fonctionne !

    Faire cohabiter les générations ? Ça fonctionne !

    Au Mans, à la Villa Léonard de Vinci, soutenue par la Fondation d’entreprise Macif, le vivre-ensemble n’est pas un vain mot, c’est une réalité qui se vit au quotidien. Retraités, familles monoparentales, jeunes en situation de précarité ou personnes touchées par le handicap, tous les locataires de cette résidence innovante expérimentent une nouvelle forme de cohabitation placée sous le signe de l’entraide et du partage.

    1 Un projet d’habitat social innovant

    Le projet, porté par l’association Habitat et Humanisme avec le soutien de la ville, du département, de la Région, de l’État et de mécènes comme la Fondation Macif est née d’un constat simple : le manque criant de logements sociaux adaptés aux publics fragiles.

    L’idée, comme l’explique Thierry Courdoisy, membre de l’association, était : « de proposer une nouvelle forme d’habitat collectif qui favorise la mixité intergénérationnelle, l’entraide mutuelle. Nous souhaitions aussi offrir un accompagnement social aux habitants les plus vulnérables pour que chacun puisse s’enrichir de l’autre et rompre avec l’isolement. »

    2 Un lieu de vie avant tout

    Pour réussir ce pari, le choix a été de construire un bâtiment de taille humaine. Inaugurée en 2016, la résidence située à 5 minutes du centre du Mans, s’élève sur 3 niveaux et dispose de 23 logements indépendants (dont 2 peuvent accueillir des personnes à mobilité réduite).

    Au rez-de-chaussée, des espaces collectifs (une cuisine, une salle d’activités, un espace jeux, une buanderie, 2 bureaux) ont été aménagés pour favoriser les échanges et des espaces verts accueillent un jardin partagé.

     

    3 Favoriser l’expérience du vivre-ensemble

    Au quotidien, la vie des 34 résidents, qu’ils soient seniors souffrant d’isolement, jeunes en perte de repères ou en recherche d’emploi, mères élevant seules leurs enfants est rythmée par des ateliers réguliers encadrés par une animatrice.

    Ils peuvent ainsi, au gré du calendrier, se retrouver pour cuisiner ensemble, cultiver le potager, partager des jeux de société ou échanger sur leurs lectures. Un soutien dans les démarches administratives est aussi proposé par un résident à titre bénévole ainsi que des sorties à l’extérieur (courses, visites culturelles…) grâce à l’animatrice et l’aide de bénévoles.

     

    La Fondation Macif soutient ce projet !

    Découvrez d’autres projets soutenus par la Fondation Macif ici !

    5 Une alchimie qui fonctionne

    « Tous les résidents n’en disent que du bien », avoue Thierry Courdoisy d’Habitat et Humanisme. Ici en effet, les problèmes de voisinage semblent avoir laissé la place à l’entraide. « De vrais liens se sont créés entre les résidents, quel que soit leur âge. Dès le début, des initiatives se sont mises en place spontanément comme d’aider à l’emménagement, de réaliser des travaux de bricolage, un senior s’est même porté volontaire pour rédiger des courriers… ».

    Grâce à cette dynamique collective, chacun a pu retrouver un sentiment d’utilité, recréer du lien et s’enrichir des différences des autres. Un projet qui a décidément tout bon !

    En savoir plus

    Villa Léonard de Vinci, le Mans (72).
    https://www.habitat-humanisme.org/projets/villa-leonard-de-vinci/

    La Villa Léonard de Vinci en chiffres

    • 2013 : lancement du projet
    • 2016 : année d’inauguration
    • 23 : nombre de logements
    • 34 : nombre de locataires
    • De 7 mois à 70 ans : âges des résidents
    • 20 000 euros : montant de la subvention de la Fondation Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Une villa adaptée aux plus fragiles.
    • La volonté de mixer les générations.
    • Des échanges et une convivialité favorisés.
    • Un esprit d’entraide partagé par tous.
  • « Une maison bioclimatique, c’est peu d’énergie et beaucoup de sens ! »

    « Une maison bioclimatique, c’est peu d’énergie et beaucoup de sens ! »

    Bienvenue à Solignat, une jolie petite commune du Puy-de-Dôme, perchée à 850 mètres d’altitude. C’est là que Guillaume et sa femme, Isabelle, viennent d’emménager il y a quelques mois dans leur belle maison neuve, de près de 200 m², aux volumes résolument contemporains. Signe particulier : sa conception bioclimatique, qui la rend presque autonome en énergie.

    1 Consommation d’énergie : ça suffit !

    « Je n’y connaissais pas grand-chose moi-même, avoue Guillaume, mais quand on commence à s’y intéresser, on se rend compte que c’est avant tout une affaire de bon sens. Finalement, les surcoûts éventuels sont rapidement couverts par les économies réalisées. Une maison bioclimatique, c’est d’abord une maison bien orientée, compacte dans ses volumes, bien isolée et qui tire parti des énergies disponibles. Si le bâtiment est bien conçu, il peut s’autosuffire en consommation d’énergie. C’est un investissement de départ qui se rentabilise rapidement. »

    2 Plein sud !

    C’est sur un terrain orienté plein sud et offrant une vue dégagée sur la vallée que Guillaume et Isabelle ont choisi d’implanter leur maison. Grâce à cette exposition optimale, la bâtisse a été pensée pour récupérer un maximum de chaleur venue du soleil grâce à de grandes surfaces vitrées.

    « C’est un triple vitrage, très isolant, mais qui permet l’hiver de gagner en degrés dès les premiers rayons et l’été de nous protéger de la chaleur grâce aux brise-soleil. »

    Pour maximiser l’implantation, des panneaux photovoltaïques ont aussi été installés sur le toit.

    « Il y en a 60 m2, précise Guillaume, ce qui nous permet de produire notre électricité et de la revendre à EDF pour amortir l’équipement sur environ dix ans, soit 22 000 euros. »

    Vous envisagez des travaux ?

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    3 Une isolation en béton !

    Pour gagner en énergie, encore faut-il ne pas en perdre ! Là encore, la maison a été pensée sur mesure pour minimiser toute déperdition.

    « En plus du triple vitrage, le choix a été de recouvrir les façades sud en ossature bois et laine de bois. En revanche, les murs exposés est, ouest et nord sont construits en béton cellulaire. Ce sont des blocs de 36 cm de profondeur, composés d’air à 80 % et qui sont capables de résister douze heures durant aux amplitudes thermiques », explique Guillaume.

    4 Et que ça chauffe !

    Côté confort, on économise là encore ! Pour les sanitaires, c’est le chauffe-eau solaire qui approvisionne une grande partie de l’eau chaude. Pour la température d’ambiance, un poêle à granulés installé au rez-de-chaussée assure pour le moment le chauffage de toute la maison, mais Guillaume a déjà le projet de passer dès l’année prochaine à une pompe à chaleur air-air.

    « C’est un procédé qui sert à récupérer les calories de l’air extérieur, permettant de refroidir l’air chaud intérieur en été et de réchauffer l’air tiède intérieur en hiver, et qui peut donc même servir de climatiseur », explique-t-il.

    Un luxe 100 % écolo !

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    Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).
     

    Bon à savoir

    Vous envisagez des travaux de rénovation énergétiques ? Des aides existent !

    • Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE)

    Il permet de déduire des impôts une partie des dépenses occasionnées par des travaux d’amélioration énergétique.

    • L’éco-prêt à taux zéro

    Pour financer la rénovation énergétique de votre logement sans faire d’avance de trésorerie et sans payer d’intérêts. Disponible jusqu’au 31 décembre 2018.

    • La prime coup de pouce économie d’énergie

    C’est une aide financière pour améliorer la performance énergétique de vos équipements (ex : chaudière). Sous conditions de ressources et jusqu’au 31 décembre 2010.

    • TVA à 5,5 %

    Pour les travaux de rénovation énergétique, bénéficiez d’une TVA à taux réduit.
    Sous réserve d’éligibilité des matériaux et équipements.

    • Le programme « Habiter mieux »

    Mis en place par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), il prévoit des aides financières pour améliorer l’isolation thermique des logements. Soumis à plafond de revenus.

    • Chèque énergie

    Destinée aux personnes modestes, cette aide peut servir à régler les factures d’énergie, mais aussi certains travaux de rénovation énergétique.

    Toutes les infos sur https://www.economie.gouv.fr/particuliers/aides-renovation-energetique

    L’Essentiel de l’article

    • Une maison bioclimatique tire profit de son environnement.
    • L’air et le soleil comme sources d’énergie.
    • Soigner l’isolation pour éviter les déperditions.
    • Des panneaux photovoltaïques pour l’électricité.
    • Un chauffe-eau solaire pour l’eau chaude.
    • Une pompe à chaleur pour tempérer l’air.

    ** Source : étude PAP/Yougov, 2017.

  • Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    1 Le grand retour du collectif

    L’habitat coopératif, aussi appelé participatif, est avant tout un projet collectif. Il naît généralement de la volonté de revisiter l’immeuble classique pour y réintroduire de la solidarité et du partage.

    L’habitat participatif se caractérise par l’implication collégiale des futurs habitants dans la conception du bâtiment, des logements et des parties communes, comme les espaces verts, les terrasses, les parkings…

    Ces espaces communs sont un point clé de l’habitat participatif. Ils reflètent la volonté des habitants de partager certaines ressources et certains moments : ce sont souvent des espaces verts, des toits-terrasses, mais il s’agit aussi régulièrement d’une buanderie, d’une salle commune avec ou sans cuisine, d’une chambre d’ami partagée…

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    2 Ensemble contre la spéculation immobilière

    Sur le papier, l’habitat participatif peut prendre des formes bien différentes : on peut y être locataire, devenir propriétaire ou encore opter pour des formes plus originales comme la coopérative d’habitation. C’est le choix fait par Thomas Berthet, fondateur d’Abricoop. Cette coopérative d’habitants à Toulouse est accompagnée par Habicoop, la Fédération française des coopératives d’habitants, elle-même soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif.

    « Le principe de la coopérative, c’est qu’aucun d’entre nous n’est propriétaire ni locataire. L’immeuble appartient à la coopérative, qui elle-même est la propriété de ses membres : chacun y possède des parts sociales à hauteur de ses moyens et de ses envies. C’est une organisation non lucrative : elle permet d’éviter certains travers de la propriété classique qui peut générer de la ségrégation. Nous veillons à avoir des logements abordables pour tous, c’est-à-dire de 1000 à 100 000 € d’apport, et pour tous les revenus, de 500 à 4 000 € par mois », précise Thomas Berthet.

    Un souci d’accessibilité qui permet d’assurer une mixité optimale des habitants.

    « Nous tenons à avoir un équilibre entre les profils sociaux de nos 17 logements, entre les âges, les catégories socioprofessionnelles, la taille des foyers. Il y a un vrai mélange de logements sociaux et non sociaux dans notre immeuble, et certains appartements sont réservés de facto aux retraités. »

    3 L’architecte, c’est nous ! (ou presque)

    Tout cela nécessite une gestion administrative et juridique qui peut se révéler complexe. C’est la raison pour laquelle le recours à des organismes d’accompagnement est crucial pour la réussite du projet.

    « Après avoir créé la coopérative en 2008, nous nous sommes lancés dans la recherche d’un terrain à Toulouse. Ensuite, au moment de la rédaction du programme architectural, nous avons été conseillés et accompagnés par Habicoop, la Fédération française des coopératives d’habitants. C’est une étape fondamentale, durant laquelle la coopérative décide des caractéristiques détaillées du futur immeuble. Pour nous, les contraintes principales concernaient la taille des logements, les espaces extérieurs et l’aspect environnemental : une partie des matériaux de l’immeuble sont biosourcés et il est neutre énergétiquement, explique Thomas Berthet. Ensuite, c’est un organisme HLM qui a assuré la maîtrise d’ouvrage pendant les travaux. »

    Les Français ne connaissent pas l’habitat coopératif, alors que ça peut être une alternative intéressante à la propriété classique.

    Thomas Berthet

    4 Les bons comptes font les bons cohabitants

    Une fois les étapes de conception et de construction achevées, la cohabitation peut commencer. Il est alors important de bien cadrer les règles de cohabitation, le niveau d’implication attendu et, bien sûr, l’aspect financier. C’est particulièrement le cas dans le schéma coopératif, car pour être juste, il doit prendre en compte la situation de chacun des coopérateurs et son évolution : chômage, retraite ou, au contraire, hausse des revenus.

    « Pour que tout cela fonctionne, il faut avoir la volonté de s’impliquer dans la coopérative et de donner de son temps, souligne Thomas Berthet. Contrairement à une copropriété classique, nous gardons un droit de regard sur les nouveaux entrants. Malheureusement, cela n’empêche pas toujours les frictions sur la sélection des candidats et aussi sur la répartition des mensualités dans le temps. Mais ça reste somme toute plutôt rare ! Si le modèle coopératif fonctionne bien, c’est aussi parce que les mensualités versées viennent en partie s’ajouter aux parts détenues dans la coopérative et seront récupérables au moment de la sortie. Ce n’est donc pas comme un loyer, que l’on paye à perte. »

    40 %

    du parc immobilier d’Oslo, en Norvège, est construit en habitat participatif.**

    5 Lost in réglementation***

    Si l’habitat participatif est encore balbutiant en France, il est déjà bien en place dans d’autres pays d’Europe et d’Amérique du Nord : 5 % des nouveaux logements en Suisse sont construits en mode participatif, 15 % en Norvège, 5 % au Québec… Pour Thomas Berthet, il existe donc une demande, mais les Français ne connaissent pas bien, voire pas du tout l’habitat participatif.

    « Si l’on veut que le système se développe, il est indispensable de lever certains freins. Pour nous, ça a été le parcours du combattant, et l’on ne peut pas espérer que le modèle se diffuse si l’on ne simplifie pas certaines règles administratives, juridiques et financières. On a donc besoin d’un coup d’accélérateur des pouvoirs publics pour promouvoir l’habitat participatif, explique-t-il. Heureusement, du côté des professionnels, architectes, bailleurs sociaux, collectivités locales, etc., des réseaux de personnes qui maîtrisent le sujet commencent à se former. Nous avons notamment sélectionné l’architecte de notre projet sur ce critère, car nous voulions quelqu’un de réceptif, qui connaisse les spécificités de l’habitat participatif. Et nous n’avons pas été déçus : les échanges ont été riches et tout s’est très bien passé jusqu’au bout ! »

    Un bilan positif qui donne un éclairage sur l’habitat participatif en France.

    L’Essentiel de l’article

    • L’habitat participatif permet d’être propriétaire, locataire ou en coopérative, selon la formule choisie.
    • Les habitants participent à la conception des logements et gèrent ensuite les espaces communs collectivement.
    • Si l’habitat participatif démarre en France, il est très développé en Suisse et en Norvège.

    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.

    ** Source : ministère de la Cohésion des territoires, juin 2015.

    *** « Perdu dans la réglementation »

  • Contre les logements mal chauffés : l’énergie solidaire !

    Contre les logements mal chauffés : l’énergie solidaire !

    1 La précarité énergétique n’est pas une fatalité

    La précarité énergétique concerne près d’un foyer français sur cinq, soit près de 12 millions de personnes, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique. Il s’agit de cas où, par manque de ressources, à cause d’un logement « passoire » ou d’équipements anciens, les ménages concernés ne peuvent assurer leurs besoins excessifs en électricité. Au-delà de l’inconfort subi (logement humide et mal chauffé), et des difficultés financières qu’il peut engendrer, l’état de précarité énergétique pèse aussi sur l’environnement.

    150 euros

    C’est le montant moyen du chèque énergie attribué aux ménages les plus modestes pour régler leur facture d’énergie.* Cette aide de l’État, en vigueur depuis 2018, remplace les anciens tarifs sociaux de l’énergie et devrait concerner près de 4 millions de foyers.*

    2 Une bonne énergie pour tous

    C’est pour tenter de remédier à ce problème que Les Amis d’Enercoop, une association soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, s’engage depuis 2008 dans la transition énergétique et a lancé le programme Énergie Solidaire.

    « Notre ambition est de rendre la transition énergétique accessible à tous. Il n’est pas normal que les plus fragiles soient tenus à l’écart de ce passage d’une énergie chère et polluante vers une énergie maîtrisée et respectueuse de la planète », explique Kevin Chaplais, directeur de l’association.

    3 Le micro-don pour favoriser l’action

    Grâce au micro-don sur la consommation des ménages, une initiative singulière mise en place par Enercoop, de nouveaux liens de solidarité se créent entre consommateurs d’énergie. Elle permet notamment aux clients d’Enercoop, fournisseur à 100 % en énergie renouvelable, coopérative et locale, de donner 1 centime d’euro par kilowatt-heure consommé au bénéfice du fonds de dotation Énergie Solidaire.

    Pour donner un exemple, un ménage consommant 3 000 kWh par an fera don de 30 euros. Ce projet de collecte citoyenne propose également le don d’énergie ou la possibilité pour les producteurs autonomes, professionnels et particuliers, de reverser une partie de l’énergie produite au profit d’Énergie Solidaire.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient Enercoop pour une énergie citoyenne et renouvelable !

    2 Agir sur le terrain

    Grâce au fonds de dotation Énergie Solidaire, Les Amis d’Enercoop soutiennent les initiatives locales et préventives les mieux à même d’agir efficacement contre la précarité énergétique. En fonction des situations, cette aide visera entre autres à apporter un accompagnement social et technique aux personnes concernées en vue de la rénovation thermique de leur logement, à leur fournir un électroménager plus performant ou à les former aux principes d’une consommation énergétique plus raisonnée. Un vrai défi !

    En savoir plus : Fondation Macif

    L’Essentiel de l’article

    • La précarité énergétique ne cesse de croître.
    • Les logements « passoires » : un mal à combattre.
    • Créer des liens solidaires entre consommateurs d’énergie.
    • Le micro-don sur facture : une collecte citoyenne et solidaire.
    • Rendre la transition énergétique accessible à tous.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     
    Le Chèque énergie, Ministère de la Transition écologique et solidaire.
  • Demain, tous colocs ? Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    Demain, tous colocs ? Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    1 Jeunes actifs : bienvenus dans l’auberge espagnole !

    Avec 2,2 personnes en moyenne par foyer, selon l’Insee, les ménages français n’ont jamais été aussi réduits. Et l’on voit en parallèle des tendances qui explosent depuis quelques années : la colocation sous toutes ses formes se distingue tout particulièrement.

    Bien connue des étudiants, elle intéresse aujourd’hui de plus en plus les jeunes actifs, sur un modèle qui existe depuis très longtemps au Royaume-Uni, par exemple. Une étude menée notamment par une agence spécialiste de la colocation estime même que ces profils ont tendance aujourd’hui à rattraper, voire à dépasser en nombre les colocations étudiantes : ainsi, au premier trimestre 2017, 45 % des demandes de colocations émanaient de salariés, contre 40 % pour les étudiants.

    À l’origine de cet engouement, il y a bien sûr la hausse du coût du logement, que ce soit à l’achat ou à la location, mais aussi la raréfaction des logements sociaux, notamment dans les grandes villes. Que ce soit en colocation classique, en sous-location ou en logement chez l’habitant, l’Insee estime ainsi qu’un peu plus de 7 % des Français vivent aujourd’hui en « ménage complexe » (ménage composé de plusieurs personnes sans liens familiaux), soit 1 point de plus qu’en 1990.

    2 Jeune et senior, la cohabitation gagnante

    Mais de plus en plus de colocataires le sont de leur plein gré : la convivialité et le fait de ne pas se sentir isolé comptent pour beaucoup dans le choix de ce mode de vie. Exemple typique de colocataires heureux : les seniors ! La cohabitation « intergénérationnelle » n’a jamais autant eu le vent en poupe, même s’il s’agit en fait d’une pratique relativement ancienne. Selon une enquête de l’Ifop, les propriétaires qui avaient une chambre disponible et se révélaient intéressés par la location représentaient 7 % des Français en 2014. Et c’est une tendance grandissante.

    Le principe de cette coloc ? Un senior, propriétaire ou locataire d’un grand logement, décide de louer une chambre à un jeune (étudiant, le plus souvent). Le loyer est généralement plus avantageux que dans une colocation classique, surtout lorsqu’il est payé en complément de services rendus à la personne âgée (lui tenir compagnie, faire les courses ou du petit bricolage, sortir le chien, etc.) : tout le monde y gagne ! Plus récemment, bien qu’encore marginale, la colocation entre seniors fait également son apparition parmi les tendances émergentes (mais pas encore dans les statistiques).

    3 Habitat participatif, pour vivre autrement

    Autre phénomène émergent, l’habitat participatif (appelé aussi habitat coopératif ou collaboratif). Encadré par la loi ALUR depuis 2014, ce modèle d’habitat permet à des personnes de s’associer et de travailler ensemble, main dans la main aussi avec les architectes et les constructeurs, à la conception des logements : construire ou acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation, définir les espaces communs et leurs usages, choisir les matériaux et les énergies dans une optique de performance environnementale, avoir une politique sociale d’attribution des logements, assurer les règles de gestion ultérieures des immeubles… Le tout dans une logique « de partage et de solidarité entre les habitants », selon les termes de la loi.

    En France, la part des nouveaux logements construits en mode participatif est encore ultra-minoritaire, bien qu’en augmentation. Selon le ministère de la Cohésion des territoires, le phénomène est en revanche déjà très développé dans certains pays comme la Suisse (où il représente 5 % des nouveaux logements, soit 130 000 logements) et surtout la Norvège, où pas moins de 15 % des logements sont conçus sur le modèle coopératif.

    15 %

    des nouveaux logements sont construits sur le modèle de l’habitat participatif en Norvège, 5 % en Suisse. En France, le phénomène est tout juste émergent.*

    4 Le bureau à la maison, c’est oui !

    Le développement de l’usage des nouvelles technologies rend le télétravail de plus en plus courant pour un nombre croissant de professions. Si aujourd’hui seuls 17 % environ des Français sont concernés(1), leur nombre a plus que doublé sur les huit dernières années(2). Un phénomène renforcé par l’augmentation du nombre de travailleurs free-lances ou autoentrepreneurs (+ 21 % entre 2003 et 2014)(3), dont une part importante travaille à domicile : selon une étude Harris Interactive de 2017, 36 % des Français déclarent travailler occasionnellement depuis leur domicile et 75 % considèrent le développement du télétravail comme une bonne chose.

    Conséquence : les logements deviennent des espaces mixtes entre vie privée et vie professionnelle. La tendance des lofts, les logements connectés, le développement de la « smart city » sont les multiples faces d’un même mouvement de disparition des frontières entre les univers professionnel et personnel, qui change en profondeur le visage des villes et nos façons d’habiter.

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    L’Essentiel de l’article

    • Dans les grandes villes, la colocation concerne désormais autant les actifs que les étudiants.
    • Les seniors se mettent à la cohabitation intergénérationnelle.
    • L’habitat participatif se développe en France.
    • Le travail à domicile a explosé sur les quinze dernières années.

    * Source : ministère de la Cohésion des territoires, octobre 2015.
    ** Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.
    (1) Commissariat général à l’égalité des territoires, 2017.
    (2) La Documentation française, Transformation numérique et vie au travail, 2015.
    (3) Haut Conseil du financement de la protection sociale, la Protection sociale des non-salariés et son financement, 2016.
  • 5 matériaux écolos pour une chambre de bébé plus saine

    5 matériaux écolos pour une chambre de bébé plus saine

    1 Des peintures naturelles

    Les peintures sont parmi les premiers polluants intérieurs : elles peuvent contenir des solvants, irritables et nocifs. Bonne nouvelle, il existe des peintures naturelles.

    Comme elles ne sont pas plus chères que les peintures classiques, il est donc conseillé de les privilégier pour la chambre de votre futur bébé ou encore pour rénover ou décorer les meubles. Vous pouvez aussi opter pour des peintures bio, qui ne comportent ni composants allergènes, ni composés organiques volatiles (COV).

    Appuyez-vous sur les normes NF Environnement et Ecolabel européen.

    À savoir

    Depuis 2012, certains produits comme les isolants, les peintures, les revêtements de mur, sol et plafond, les portes et fenêtres comportent un étiquetage COV (composés organiques volatiles) qui indique leur niveau d’émission de polluant dans l’air intérieur. Une recommandation de l’ANSES publiée en 2015 devrait conduire à l’extension de cet étiquetage aux produits d’ameublement d’ici à 2020.

    2 Des sols neutres

    Comme les peintures, les sols PVC, les moquettes et autres parquets en bois aggloméré sont d’importants vecteurs de pollution intérieure : ils peuvent contenir des composés organiques volatils (COV) ou encore des phtalates, nocifs. Même le carrelage, à cause de la colle, n’est pas aussi neutre qu’on pourrait le croire.

    Le meilleur choix, mais aussi le plus couteux : le parquet en bois massif.

    À défaut, on peut choisir les sols en fibre naturelle comme le jonc de mer, en limitant au maximum la quantité de colle utilisée pour le fixer, le liège, le linoléum (à base d’huile de lin) ou encore le bambou.

    Dans tous les cas, il est conseillé de faire les travaux le plus en avance possible pour laisser plus de temps à la chambre de s’aérer avant l’arrivée de bébé.

    3 Du linge bio

    Lin et coton bio ont fait leur apparition dans les boutiques depuis quelques années déjà, avec à la clé des prix de moins en moins éloignés de ceux qui sont pratiqués pour les matières équivalentes non-bio.

    Pour la peau fragile de bébé, mieux vaut limiter la quantité de vêtements (et linge de lit, serviettes, etc.), mais privilégier la qualité. Des labels comme GOTS (Global Organic Textile Standards), qui s’attache à la production de textile responsable d’un point de vue social et écologique, Ecolabel européen ou encore Confiance Textile d’OKEO-TEX peuvent vous permettre de les repérer en boutique ou en ligne. De nombreux autres labels existent du fait de l’origine mondialisée des vêtements.

    19 milliards d’euros par an,

    c’est le coût estimé de la mauvaise qualité de l’air intérieur en France, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire.

    Maux de tête, fatigue, irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau, vertiges, allergies, asthme… Les enjeux sanitaires et économiques sont énormes !

    4 Des meubles bruts

    Comme pour les sols, il est intéressant de limiter les matériaux composites pour préférer le bois brut, traité de façon écologique ou que vous peindrez vous-mêmes avec des peintures naturelles. Les meubles anciens en bois massif peuvent être un bon choix (et souvent peu coûteux), à condition d’éviter les patines chimiques pour préférer les cires naturelles comme la cire d’abeille pure.

    Autre idée : les meubles en carton, un matériau naturel et sain, en vogue pour l’aménagement. Il existe des versions écolo de ces meubles en carton avec des colles à base d’amidon de maïs.

    5 Des jouets écolos

    Gros pourvoyeurs de composés organiques volatiles (COV), les jouets en PVC sont à éviter autant que possible pour les tout-petits. Là encore, privilégiez les jouets en matière naturelle, par exemple en bois massif non traité ou traité naturellement ou en carton, et les doudous en coton bio. Pensez aussi au latex (toujours sous réserve qu’il ne soit pas peint ou traité avec des produits polluants) comme celui qui compose la célèbre girafe !

    Quelques aménagements à faire avant l’arrivée de bébé ?

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    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

     

     

     

     

     

    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez des peintures naturelles (NF environnement et Ecolabel européen).
    • Pour les meubles et les jouets, privilégiez les matériaux bruts et naturels, comme le bois et les fibres végétales.
    • Pour le linge et les vêtements, optez pour le lin et le coton bio (labels GOTS, Ecolabel européen ou Confiance Textile d’OKEO-TEX).
  • Grand froid : comment protéger votre maison quand l’hiver dicte sa loi ?

    Grand froid : comment protéger votre maison quand l’hiver dicte sa loi ?

    1 Gel et canalisations : les bons tuyaux

    Le gel menace vos canalisations ? Protégez-les en maintenant une température positive dans votre maison et si possible ses dépendances (garage, cave, etc.). En cas d’absence de plus de 24 heures, pensez à couper l’arrivée d’eau générale.

    Autre option : protégez vos canalisations avec des matériaux isolants (laine de verre, câbles chauffants…) et prévoyez des coffrages pour les robinets et les compteurs extérieurs.

    Vos canalisations sont-elles couvertes ?

    Le contrat Habitation Macif* peut garantir vos canalisations en cas de grand froid.

    2 Ramonage : une question de fréquence

    Le ramonage doit être effectué une ou deux fois par an (1) : tout dépend en fait du règlement sanitaire de votre département, qu’il est donc important de consulter en mairie.

    Dans tous les cas, le ramonage est obligatoire, car il permet d’éliminer les dépôts de suie et d’éviter les risques d’incendies et d’intoxication au monoxyde de carbone. Il doit être effectué par un professionnel.

    3 Incendies et émissions toxiques : objectif zéro risque

    Pour vérifier le fonctionnement de vos détecteurs de fumée, une seule méthode : appuyez sur le bouton de test quelques secondes… si l’alarme se déclenche puis s’interrompt, c’est tout bon !

    Si vous possédez un système de chauffage à combustion (cheminée, poêle, etc.), il est également vivement conseillé d’installer des détecteurs de monoxyde de carbone dans les pièces chauffées et de les changer tous les 2 à 3 ans.

    * Sous certaines conditions et selon la formule choisie.

    L’Essentiel de l’article

    • L’hiver, en cas d’absence de plus de 24 heures, coupez l’arrivée d’eau générale.
    • Isolez vos canalisations.
    • Coffrez les robinets et les compteurs extérieurs.
    • Pensez à ramoner votre cheminée une ou deux fois par an.
    • Installez des détecteurs de fumées et de monoxyde de carbone.

    (1) Source : Fédération française de l’Assurance
  • Diagnostics immobiliers obligatoires : la check-list

    Diagnostics immobiliers obligatoires : la check-list

    1 Le diagnostic de performance énergétique (DPE)

    Ce diagnostic vous permettra de calculer l’énergie qui est consommée dans votre logement d’après une grille de classification, partant de la lettre A de couleur verte, qui indique que votre logement consomme peu d’énergie, à la lettre G de couleur rouge qui indique qu’il est au pic de cette consommation et de l’émission de gaz à effet de serre.

    Les annonces immobilières doivent préciser cette classification depuis le 1er janvier 2011. Pour permettre une plus grande efficacité des analyses de consommation de l’habitat, 60 données sont prises en compte depuis le 1er janvier 2013, au lieu de 30 avant cette date.

    Validité : il doit avoir moins de 10 ans.
    Coût moyen*: de 80 € pour un studio à 160 € pour une maison 5 pièces.

    2 Le diagnostic plomb

    Ce diagnostic concerne uniquement les habitations construites avant 1949. Il est mis en place pour agir contre le saturnisme, une intoxication provoquée par l’utilisation de peintures anciennes qui contenaient du plomb. Si vous souhaitez vendre ce bien immobilier, vous devez impérativement remettre au futur propriétaire le constat de risque d’exposition au plomb (CREP).

    Validité : il doit avoir moins de 1 an si positif ; il est illimité si négatif (ou < 1 mg/cm²).
    Coût moyen* : de 90 € pour un studio à 300 € pour une maison 5 pièces.

    Si vous avez plusieurs diagnostics à effectuer,

    un conseil : adressez-vous au même prestataire afin de bénéficier d’un tarif plus intéressant.

    3 Le diagnostic des risques naturels et technologiques

    Grâce à ce diagnostic, vous savez notamment si votre habitation est située en zone inondable, ou bien si elle est exposée aux risques technologiques. Vous trouverez ces informations dans le plan de prévention des risques que publie votre commune et qui recense les bâtis concernés par ces risques.

    Validité : il doit avoir moins de 6 mois.
    Coût moyen* : il est possible de l’effectuer soi-même. Sinon, comptez entre 20 et 40 €.

    4 Le diagnostic gaz

    Si votre installation a plus de 15 ans, ou si le dernier constat date de plus de 15 ans, un nouveau diagnostic permettra une appréciation de la sécurité de vos installations de gaz. Il devra être remis au futur acquéreur ou locataire.

    Validité : il doit avoir moins de 3 ans.
    Coût moyen* : 110 €.

    5 Le diagnostic électricité

    Si votre installation a plus de 15 ans, ce diagnostic doit être réalisé.

    Validité : il doit avoir moins de 3 ans (1).
    Coût moyen* : de 60 € pour un studio à 140 € environ pour une maison de 5 pièces.

    6 Le diagnostic termites

    Une déclaration préfectorale situe les zones contaminées par les termites. Vous pouvez donc vous renseigner auprès de votre mairie ou de la préfecture : elles pourront vous préciser si le logement est en zone infestée.

    Validité : il doit avoir moins de 6 mois.
    Coût moyen* : de 70 € pour un studio à 180 € pour une maison 5 pièces.

    7 Le diagnostic amiante

    Ce diagnostic est une obligation pour toutes les habitations ayant reçu un permis de construction datant d’avant le 1er juillet 1997. C’est un moyen de certifier de l’absence ou non d’amiante au sein de votre logement, et il concerne aussi bien les parties privatives que communes du bâtiment.

    Validité : illimité si négatif.
    Coût moyen* : de 80 € pour un studio à 150 € pour une maison 5 pièces.

    8 Le diagnostic assainissement non-collectif

    Pour mieux préserver les ressources en eau comme les rivières ou les nappes phréatiques, si votre habitation n’est pas raccordée au tout-à-l’égout, ce diagnostic est à remettre, en cas de vente, au futur acquéreur depuis le 1er janvier 2011.

    Si d’éventuels travaux de mise aux normes de votre système individuel d’assainissement sont à prévoir, l’acheteur aura un délai d’un an pour les effectuer après la signature de l’acte de vente. À noter : seule votre commune peut établir ce diagnostic.

    Validité : il doit avoir moins de 3 ans.
    Coût moyen* : de 80 à 120 € environ selon l’installation.

    9 Le diagnostic loi Carrez

    Ce diagnostic concerne les biens de copropriété, les logements, les commerces ou bien les bureaux de 8m2 au moins, afin de déterminer la surface habitable.

    Validité : illimitée si aucuns travaux n’ont été effectués. À renouveler en cas de travaux.
    Coût moyen* : de 70 € pour un studio à 120 € pour une maison 5 pièces.

    10 Diagnostic immobilier sur les bruits des aéroports

    Si votre bien est situé dans dans une zone dite « d’exposition au bruit d’aéroport », ce diagnostic est obligatoire pour permettre à l’acheteur de connaitre l’existence de nuisances sonores aériennes.

    11 Audit énergétique pour logement classé F ou G

    Si vous êtes l’unique propriétaire d’un bien (maison individuelle ou immeuble dans sa totalité) classé F ou G (considéré comme passoire thermique) par le DPE, ce diagnostic doit être remis dès la première visite.

    * Tarifs non réglementés pour tous les diagnostics.

    Quelques rénovations à faire avant de vendre ?

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    Source : service-public.fr
    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N20591

    (1) Source : Service public