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  • Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Les arnaques en ligne, ça n’arrive pas qu’aux autres. 65 % des Français avouent s’y faire prendre, au moins de temps en temps(1). Qu’on parle de phishing, de spear phishing (sa variante avec des mails ciblés), ou plus récemment de smishing, son dérivé par SMS, auxquels s’ajoutent appels téléphoniques ou sites de rencontre via les arnaques aux sentiments appelés romance scams, les tentatives d’escroquerie ont mille visages. « Le phishing, au fond, c’est même plus vieux qu’Internet » expose Rayna Stamboliyska, spécialiste en cybersécurité et autrice en 2017 de « La Face Cachée d’Internet ». Selon elle : « se faire passer pour une personne ou un organisme de confiance pour des raisons crapuleuses, est vieux comme le monde. Les moyens se sont simplement adaptés à notre époque ». Aussi ne faut-il pas avoir honte de se faire avoir : ces arnaques prennent des formes toujours plus évoluées.

    Manipulation en ligne et abus de confiance digital

    Il ne faut pas croire que réaliser ce type d’arnaque nécessite de grandes compétences techniques. C’est ce qu’on réalisé à leurs dépens Nicolas et Marie, couple de trentenaires résidant à Nantes. « Il y a deux ans, on cherchait un appartement, raconte Nicolas. Et j’imagine que la fatigue et la frustration nous on fait baisser la garde. On a vu une annonce qui, avec le recul, était un peu trop belle pour être vraie, mais restait crédible. Je l’ai contacté par mail, puis, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille, il nous a demandé un dossier avant la visite. Ce qui ne se fait pas. Mais sans réfléchir, j’ai tout envoyé : cartes d’identité, RIB, avis d’imposition… ». Dans un premier temps, aucune réponse, et le couple finit par trouver un autre logement. Mais, quelques jours plus tard, Marie reçoit un appel de sa banque : un virement de 950 euros est en attente vers un compte bancaire en ligne à son nom, qu’elle n’avait jamais créé. « On a mis du temps à faire le lien avec la fausse annonce. Heureusement, le virement a été annulé, mais il a fallu déposer plainte. On est même allés voir la Banque de France pour être sûrs de ne pas être inscrits comme interdits bancaires. Surtout, on est restés plusieurs mois dans la peur que cela recommence. » C’est bien la simplicité de l’arnaque qui le frappe : une simple annonce sur Le Bon Coin, avec quelques photos et un tarif attractif, et une fausse adresse mail.

    Pas de solution miracle

    « Tout repose sur la manière de mettre le pied dans la porte, explique Rayna Stamboliyska, et d’amener la personne sur un terrain isolé, c’est à dire un autre site. Faire des clones numériques est bien plus facile à faire qu’on ne croit. Au fond, l’aspect technique est secondaire, il permet d’isoler plus facilement les victimes en jouant sur le fait que certaines personnes ne sont pas à l’aise avec le digital. Mais c’est surtout la capacité à donner confiance à sa victime qui est essentiel. » En réalité, lors de ses arnaques, même si elles se déroulent en ligne, il s’agit plus souvent de manipulation que de piratage pur et dur. Ce qui fait qu’il n’existe pas de solution miracle pour s’en protéger. Aucun logiciel de cybersécurité ne protège d’un excès de confiance. Comme l’explique Rayna Stamboliyska : « ce serait vouloir un vaccin pour toutes les maladies, même celles qu’on ne connaît pas ».

    Et tout peut aller très vite. C’est ce qu’a réalisé Gérard, quinquagénaire résidant à Dijon. Début juin, il recevait un mail soi-disant d’Amazon l’informant avoir souscrit à un abonnement d’un montant de 989 euros. Voulant l’annuler, il se retrouve sur un site, ressemblant trait pour trait à celui du vendeur en ligne, et remplit un formulaire. « J’ai quand même eu un doute et j’ai appelé le standard d’Amazon, et mon interlocuteur n’a rien remarqué non plus, alors qu’un autre employé m’a confirmé après coup que l’arnaque est connue chez eux. raconte-t-il. Donc c’est en toute confiance que je suis allé au bout de la démarche, en donnant le code de validation envoyé par ma banque. » Soucieux, il contacte rapidement cette dernière, qui lui confirme qu’il a en réalité été débité par l’arnaqueur. « C’est vraiment un concours de circonstances, poursuit-il, je reçois chaque jour ce type de mail, et d’habitude, je regarde toujours l’expéditeur. Mais là, j’avais utilisé Amazon quelques jours plus tôt. Je pensais avoir accidentellement activé cet abonnement et je ne me suis pas méfié. »

    Que faire ?

    On le voit bien : si la vigilance reste bien sûr de mise lors de la navigation, il suffit d’une seule erreur. Et comme le souligne Rayna Stamboliyska : « l’hypervigilance permanente n’existe pas. On a toujours d’autres préoccupations dans la journée. » Bref, tout le monde, peu importe son âge ou ses connaissances, peut se faire avoir. Dès lors, la bonne réponse face à une victime n’est pas de lui rappeler qu’elle a manqué de discernement. « Il faut un vrai changement de mentalités, poursuit la spécialiste. La réaction est souvent de culpabiliser. Mais, si les victimes ont honte de s’être fait avoir, elles ne vont pas oser en parler. » Laissant ainsi l’escroc impuni. Plutôt que des solutions individuelle, Rayna Stamboliyska préconise plutôt de renforcer les procédures, « en demandant, par exemple, deux ou trois vérifications indépendantes, impliquant différentes personnes ». C’est également l’intuition de Gérard, pour qui « on pourrait imaginer un système de délai des paiements, pour que l’argent ne parte pas immédiatement chez le voleur et laisser plus de temps au contrôle ». Car à l’évidence, la précipitation est souvent la source des arnaques.

    (1) Kaspersky

  • Au barbecue aussi, les clichés ont la peau dure

    Au barbecue aussi, les clichés ont la peau dure

    Quelques rayons de soleil suffisent pour que les Français et les Françaises redonnent un coup de jeunesse à leurs extérieurs et y installent le barbecue. Aujourd’hui, ils sont plus de 60 % à en posséder un (1)(au gaz, au charbon ou en plancha). Bien que cette activité ait le vent en poupe, de nombreux préjugés circulent encore. Exemples : « C’est pour celles et ceux qui ne savent pas cuisiner » (bien au contraire, la cuisine en extérieur est un art). Ou encore : « Ça empeste » (sauf si on l’utilise correctement). Mais ces idées reçues ne sont pas les plus répandues. En revanche, les trois qui font le plus de résistance, représentent parfaitement les inquiétudes de l’époque.

    1 La qualité de l’air au barbecue

    Beaucoup pointent du doigt le barbecue comme étant un polluant. Ce que confirme la Fédération ATMO Auvergne Rhône-Alpes, qui évalue la qualité de l’air : les barbecues au charbon de bois relâchent du dioxyde et du monoxyde de carbone ainsi que des particules fines. Pour donner une idée, l’usage d’un kilogramme de charbon de bois est responsable de l’émission de 3,7 kg de CO2 (2). Sans surprise, l’environnement n’est pas le seul touché : cette méthode de cuisson émet également des substances toxiques comme les Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), reconnus cancérigènes probables. Mais à tout problème, il y a une solution : il existe notamment un charbon de bois dit « écologique » fait par exemple à base de coques de noisettes et de noyaux d’olives. Le plus efficace reste visiblement le barbecue au gaz puisque ce dernier émet 500 fois moins de particules fines (PM10) et 100 000 fois moins de Benzo(a)pyrène, un hydrocarbure cancérigène. Bref, des chiffres qui donnent à réfléchir…

    2 Le barbecue : « une affaire d’hommes »

    Le stéréotype numéro deux apparaît on ne peut plus clair. On se souvient d’ailleurs tous des propos de la députée EELV Sandrine Rousseau qui avait, permettez l’expression, soufflé sur les braises en affirmant que le barbecue était un « symbole de virilité ». Si personne n’a envie de faire éternellement persévérer le cliché de l’homme rôtisseur, de l’as de la plancha, du balaise-braises, du champion des tisons ou du roi des grillades, force est de constater que la pratique du barbecue au féminin reste encore assez rare. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : informe que chez les jeunes, 23 % des hommes considèrent que « le barbecue est une affaire d’hommes » (3). Un taux qui monte à 32 % chez les 25-34 ans.

    Pour tenter de percer le mystérieux mais ancré « t’inquiètes, je gère le barbeuk », les sociologues s’y donnent à cœur joie : une fascination pour le feu – bien que les femmes en étaient les gardiennes –, un rapport viril à la viande, mais tous – ou presque – s’accordent à dire que le barbecue renvoie surtout à une répartition des rôles très genrée datant de la préhistoire

    « Les hommes chassent le mammouth pendant que les femmes partent à la cueillette, vulgarise la professeure d’histoire Valérie Piette à la RTBF. Au-delà de ce rapport viril au feu, poursuit-elle, si les hommes monopolisent le barbecue, c’est surtout parce qu’ils se sentent investis d’un rôle de chef de tribu. Le barbecue est un repas festif et exceptionnel qui se passe à l’extérieur, au vu et au su de tous. Alors que les femmes sont généralement en charge de la cuisine répétitive et contraignante du quotidien qui se déroule plutôt à l’intérieur. »

    Si l’on suit le raisonnement de Valérie Piette, le barbecue ne serait donc pas seulement un objet, mais aussi « un lieu de pouvoir ». Mais bonne nouvelle : les choses seraient déjà en train d’évoluer. C’est en tout cas ce qu’observe Jean-François Dupont, président de la Fédération française de Cuisine en Extérieur, qui organise tous les ans – depuis 2013 – le Championnat de France de Barbecue. Selon ce dernier, de plus en plus de femmes s’illustrent dans cette compétition adressée aux as de la cuisson. Parmi elles, l’unique team 100% féminine « Filles à Côtelettes ».

    32 % des 25-34 ans

    pensent « le barbecue est une affaire d’hommes »

    3 Le barbecue : de la viande, quoi d’autre ?

    Enfin, nombreux croient – à tort – que le barbecue se résume aux merguez, aux brochettes de poulet et autres ventrèches. Solène connaît la chanson. Végétarienne depuis maintenant trois ans, cette jeune étudiante a dû longtemps s’adapter. « Très souvent, le barbecue végé se finissait par un steak de soja à la poêle…, rit-elle un peu crispée. Récemment, j’ai fait un barbecue chez des amis. Ils avaient évidemment prévu de la viande, mais aussi des légumes super bien assaisonnés ! Je me souviens qu’ils m’aient dit : “C’est vrai qu’avant, on avait tendance à dire : ‘Juste des légumes, ce n’est pas un vrai barbecue !’” Voir des carnivores admettre que des alternatives existent et revenir sur leurs propres critiques, preuve que les choses évoluent. »

    Les végétariens et vegans ne manquent pas d’idées pour varier les plaisirs. Pour le barbecue, les accompagnements deviennent souvent les plats principaux mais il est aussi possible de se procurer du fromage ou encore de la « viande » végétarienne telle que le tofu, le seitan ou le tempeh. Ce à quoi quelques cyniques répondront : « Oui, mais ça manque de goût… » Voilà pourquoi, il est fortement recommandé de les faire bien mariner avant de les griller. Il en va de même pour les clichés.

    L’Essentiel de l’article

    • 62 % des Français possèdent un barbecue (au charbon, au gaz ou en plancha)
    • 32 % des 25-34 ans pensent « le barbecue est une affaire d’hommes »
    • De nombreuses options végétariennes existent pour profiter aussi du barbecue !

    (1) BVA 2022

    (2) Natura Sciences

    (3) Baromètre 2023 du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE)

  • Déménagement : que faire pour que son enfant le vive sereinement ?

    Déménagement : que faire pour que son enfant le vive sereinement ?

    Même si la tendance baisse, plus d’un Français sur cinq a toujours l’intention de déménager prochainement(1). Changer de logement peut toutefois se révéler difficile à appréhender, notamment pour les enfants. « J’ai changé de travail et on a dû déménager, explique Éric, père de trois filles. Elles ont été choquées, elles pensaient qu’elles vivraient toute leur jeunesse ici, qu’elles ne connaîtraient que cette maison. » Le dialogue est essentiel pour faire accepter ce changement.

    Les intégrer au projet

    « En discutant, on voit si des choses ne vont pas et, le cas échéant, on tente de contourner les problèmes, de trouver les arguments pour faire que tout se passe bien », explique Michel, qui a déménagé plusieurs fois avec ses deux filles. Un changement d’école et l’éloignement du cercle amical qu’il implique peuvent par exemple être une source d’inquiétude. « Pour adoucir les craintes, on a toujours veillé à montrer le côté positif du déménagement : une chambre plus grande, plus de choses à proximité, etc. »

    Impliquer ses enfants au maximum dans le déménagement permet de faciliter la transition. « Lorsqu’on faisait des visites, je m’organisais pour qu’ils soient là, qu’ils puissent eux aussi se faire une idée de l’appartement, confie Christine, mère de trois garçons. Sinon, je prenais des photos pour leur dire : “Tu vois, là, ça peut être sympa, on peut faire ceci ou cela.” Ça leur donnait une perspective, ils pouvaient se projeter. » Une manière de les associer au processus et d’en faire des acteurs, plus que des spectateurs.

    Patienter et rassurer

    Une fois la phase d’emménagement amorcée, il faut garder à l’esprit que chacun a besoin d’un temps d’adaptation plus ou moins long. « Les filles étaient un peu perdues parce qu’avant, les chambres étaient côte à côte, témoigne Éric. Là, elles étaient loin de la nôtre. Ça a été un peu compliqué, on a dû acheter une veilleuse à Eva pour la rassurer. » Christine a justement accordé une attention particulière à l’aménagement des chambres de ses fils : « Les chambres ont toujours été une priorité pour qu’ils s’y sentent bien et prennent leurs marques. Le but du jeu, c’est qu’ils soient sereins tout de suite, que le bouleversement soit moins abrupt et qu’ils s’approprient le nouveau lieu. »

    « Ce n’est pas aux parents de tout décider »

    Pour ce faire, Éric et Fanny ont laissé carte blanche à leurs trois filles. « Comme elles grandissaient, pour les faire participer, on allait faire les magasins ensemble, détaille Fanny. Selon nous, les parents ne doivent pas décider de tout. Nos filles ont choisi leur nouveau lit, leur nouveau bureau, la couleur de leur chambre, etc. Même si ça ne nous plaisait pas, c’est leur lieu de vie, il est important de respecter leur choix. On a peint les chambres en vert pomme, en marron et en rose. Je les guidais, mais elles choisissaient au bout du compte. »

    Une façon de faciliter la projection dans le nouveau logement, et d’ouvrir ce nouveau chapitre un peu plus sereinement.

    LOCATAIRE OU PROPRIÉTAIRE, L’IMPORTANT EST DE SE SENTIR BIEN CHEZ SOI

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    L’Essentiel de l’article

    • Un déménagement est un chamboulement de repères, il faut faire preuve de patience
    • Montrer les points positifs de ce changement peut aider à rassurer
    • En choisissant les couleurs ou la place des meubles dans sa chambre, l’enfant s’approprie l’espace

     

    (1) Baromètre de L’Officiel du déménagement 2022

  • Comment aménager l’intérieur de son logement ?

    Comment aménager l’intérieur de son logement ?

    Mi casa es su casa est une expression qui traduit, certes, votre sens de l’accueil vis-à-vis d’autrui, mais il n’empêche que le logement reste avant tout un prolongement de soi-même. En particulier depuis les récents confinements et l’essor du télétravail qui ont conduit bon nombre de personnes à repenser l’habitat différemment.

    Se sentir d’abord chez soi

    Lorsqu’elle quitte le domicile familial pour aller étudier en fac d’Histoire à Tours, Marguerite emménage dans un petit studio proche de l’université. « Ce n’était pas grand, mais c’était chez moi », raconte elle. « Hormis mes vêtements et quelques objets personnelles, je n’ai rien déménagé car je voulais avoir l’impression d’écrire un nouveau chapitre à partir d’une page blanche ». Pour ce faire, la jeune femme se rend dans une célèbre enseigne d’ameublement suédoise, dans laquelle elle compose ce qui deviendra à la fois un refuge après les cours, un lieu de fête avec ses amis et un cocon pour les week-ends où elle ne rentre pas chez ses parents.

    « Mon logement était d’abord un espace personnel. Pour me démarquer, je l’ai donc personnalisé autant que possible en affichant des posters, en chinant des bibelots en brocante et élevant quelques plantes vertes. C’était à mon image, mais en grandissant, j’ai fini par me sentir à l’étroit avec toute cette déco et aujourd’hui, je suis davantage partisane de la sobriété. »

    Optimiser pour mieux gérer

    Avec les confinements à répétition, l’usage-même du logement a fini par changer, en particulier depuis que le télétravail est entré dans les mœurs. « Mon job de graphiste me permet de régulièrement travailler chez moi », pose Jacques, qui réside dans la banlieue lyonnaise. « Cependant, j’accorde beaucoup d’importance à séparer vie pro et vie perso. C’est pourquoi j’ai transformé mon dressing en bureau, de telle sorte que, quand je suis posé dans le salon, je n’ai pas la sensation d’avoir le travail qui m’appelle. »

    Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Ce précepte cher aux Allemands se matérialise à travers la méthode AIBI (pour Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection), conceptualisé par la décoratrice Nafi Rêve, et qui commence par identifier un besoin prioritaire (un espace de lecture ou de cuisine par exemple), avant de l’aménager en fonction de la surface disponible. Comme une sorte de feng-shui moderne, la dimension purement ésotérique en moins.

    Faire plus avec moins

    Le manque d’espace est en effet souvent le premier obstacle à surmonter, en particulier dans les grandes villes. « Lorsque j’ai fait des travaux dans mon petit appartement parisien, j’en ai profité pour casser les combles et au final, j’avais l’impression d’avoir gagné 8m² », témoigne Anne-Laure, propriétaire depuis 2014. Son locataire, Fred, la trentaine, n’a jamais entendu parler de la méthode AIBI, mais il a un truc pour se sentir à l’aise dans moins de 30m² : le tri. « Tous les ans, je me prends un week-end pour faire le point sur les objets et, surtout, les vêtements dont je n’ai plus besoin. J’en revends certains en ligne et je donne le reste à une association. Au quotidien, je me pose la question de savoir si j’ai vraiment besoin d’acheter tel ou tel truc. » Comme pour rappeler que la sobriété est souvent la clé du confort au sein du logement et que ces nouvelles habitudes riment souvent avec : « se recentrer sur l’essentiel ».

    Petit lexique de l’aménagement idéal

    • AIBI : L’Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection est une méthode élaborée par l’instagrammeuse Nafi Rêve qui consiste à aménager une pièce de la maison en fonction de ses besoins véritables et du ressenti que l’on souhaite en retirer. • Feng shui : Expression chinoise signifiant “le vent et l’eau” et désignant un concept d’organisation d’un lieu de vie ou de travail dans le but de renforcer l’énergie vitale de son occupant.

    • Home organizing : Ensemble de techniques de développement personnel popularisées par la consultante japonaise Marie Kondō. Le home organizing consiste en une méthode de rangement très précise qui vise à désencombrer la maison. On peut le pratiquer en faisant appel à un coach spécialisé.

    • Sur-mesure : Pour optimiser l’espace, mieux vaut éviter les meubles préfabriqués qui ne correspondront pas forcément à la disposition du logement. Les rangements coulissants représentent une solution optimale, de même que le remplissage des espaces vides (sous un escalier par exemple).

    • Swedish Death Cleaning : Pour vivre heureux, vivons légers ! Cette méthode d’inspiration scandinave consiste à ne garder que les objets que nous considérons essentiels et à faire une bonne action en donnant les autres.

    • Zen To Done : Méthode développée par l’auteur américain Leo Babauta selon laquelle une vie bien organisée commence par une to-do-list de tâches à exécuter au quotidien. A essayer pendant un mois.

    Locataire ou propriétaire, l’important est de se sentir bien chez soi

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    L’Essentiel de l’article

    • Faire le tri régulièrement permet de désencombrer et de donner une seconde vie aux objets
    • Plusieurs méthodes d’aménagement existent, trouvez celles qui vous correspond !
    • Lister vos besoins et vos activités du quotidien peut vous aider à choisir votre type d’aménagement
  • Comment réaliser soi-même ses produits d’entretien maison ?

    Comment réaliser soi-même ses produits d’entretien maison ?

    Plus qu’une tendance, mieux qu’une mode : depuis quelques années, les produits d’entretien faits maison ont le vent en poupe. En témoigne cette étude Ipsos publiée en 2019, selon laquelle 24 % des Français déclaraient en fabriquer eux-mêmes pendant que 46 % envisageaient de s’y mettre dans les cinq ans.

    Pourquoi fabriquer soi-même ses produits ?

    Les avantages de cette nouvelle habitude semblent, en effet, évidents. « On peut gérer la composition des produits, qui seront au nombre de deux ou trois et d’origine naturelle par rapport aux centaines de molécules potentiellement chimiques retrouvées dans les produits du commerce. Ensuite, on peut faire jusqu’à 85 % d’économie : on estime les dépenses d’un foyer dans les produits ménagers conventionnels à 240 euros par an alors qu’on peut descendre aux alentours de 35 euros en les confectionnant soi-même. Contrairement à ce que l’on croit, c’est très rapide et très simple, explique Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory (une start-up spécialisée dans ce domaine). Sans oublier les bénéfices sur l’environnement. Depuis deux décennies, des études démontrent que les produits maison sont moins néfastes. Le déversement des molécules de synthèse dans l’environnement, notamment aquatique, engendre de nombreux problèmes liés à l’effet cocktail de ces mélanges de produits. »

    Des arguments qui convainquent puisque d’après l’étude Ipsos, 56 % des personnes interrogées fabriqueraient leurs produits ménagers dans le but de consommer moins et 45 % pour des raisons de santé.

    Nous faisons deux cent trente lessives conventionnelles par seconde en France !

    Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory

    Le fait maison, bon pour la santé ?

    Les raisons de santé, justement, se justifient-elles vraiment ? « Bicarbonate de soude, vinaigre blanc, savons noir et de Marseille, huiles essentielles… Si je préfère parler de produits ménagers anciens ou “de grand-mère” plutôt que “faits à la maison”, ils sont effectivement très souvent dénués d’effets délétères et moins nocifs que les produits industriels, répond le Dr Jean Lefèvre, médecin et membre de l’Association Santé Environnement France. Il est aussi possible de préparer chez soi des crèmes à récurer utiles pour nettoyer lavabos, vitres ou autres bacs de douche : elles ne sont jamais toxiques, tant qu’on n’utilise ni soude caustique ni eau de javel. Les cristaux de soude sont, eux, à éviter compte tenu de leur agressivité pour la peau et les yeux. Comme les huiles essentielles, certaines d’entre elles ayant des effets secondaires et pouvant agir comme des perturbateurs endocriniens (comme l’huile essentielle de lavande, ou de l’arbre à thé). »

    Et le professionnel de santé de préciser : « Lorsque les produits que l’on fabrique soi-même ne comportent que des composants simples comme ceux cités, les seuls problèmes de santé que l’on risque de rencontrer sont dus au vinaigre blanc (surtout supérieur à 8 %) entraînant parfois des vapeurs inhalées ou des brûlures oculaires. Le bicarbonate de soude n’a quant à lui pas d’effets notables sur la santé, tandis que les savons noirs en tant que produits ménagers sont très bien tolérés. De même que le savon de Marseille, utilisé pour le ménage ou la lessive. Par contre, l’un comme l’autre sont à éviter pour l’hygiène : les premiers, très concentrés, peuvent être irritants et les seconds desséchants à la longue. »

    Enfin, la Terre s’en porterait également mieux : les produits maison émettraient moins de composés organiques volatils et pollueraient « bien moins que leurs équivalents industriels », d’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe).

    Comment bien réaliser ses produits ?

    Reste à ne pas se tromper de recette, au risque de se retrouver avec des résultats pour le moins décevants. Ce qu’a vécu Sarah, maman de 33 ans qui attend sa deuxième fille et qui a longtemps conçu ses propres produits… avant de revenir à des produits bios, du moins en partie. « Pendant une période, j’étais vraiment à fond dedans. Et puis, j’ai remarqué des problèmes d’efficacité. Notamment pour le linge, ça encrassait ma machine et ça ne lavait pas très bien les vêtements d’enfant. Ne parlons même pas des fringues de sport, une catastrophe niveau odeur, témoigne-t-elle, les mains posées sur son ventre gonflé. Pourtant, j’ai testé trois ou quatre formules… Finalement, je suis reparti sur une bonne lessive en poudre. En revanche, j’ai conservé des choses. Comme le vinaigre ou le bicarbonate, par exemple, pour les WC et la douche. »

    Dans le parcours du fait maison, des pièges plus embêtants peuvent néanmoins apparaître : « Il y a des erreurs classiques. La première règle, c’est qu’il faut utiliser deux ou trois, voire quatre produits au maximum. Jamais au-delà. Bien souvent, l’eau simplement combinée à du vinaigre est extrêmement efficace ! D’autre part, certaines recettes ne sont pas bonnes. Ainsi, mélanger du bicarbonate avec des cristaux de soude est l’équivalent cuisine de l’ajout de sel fin puis de gros sel dans un même plat. Aussi, le vinaigre peut annuler les actions du bicarbonate » indique Laetitia Dartout.

    Selon son expérience, « La clé est de comprendre les matières premières, les ingrédients à utiliser. Jouer avec le pH, savoir que le vinaigre d’alcool ou ménager et le citron sont des acides faibles, se rappeler que le bicarbonate et son grand frère les cristaux de soude font parties des basiques, choisir du bon savon de Marseille et du bon savon noir, utiliser le percarbonate pour l’action blanchissante, jongler avec quelques argiles pour le nettoyage à sec, s’aider de quelques huiles essentielles avec modération… »

    À vous de composer !

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Vinaigre blanc, bicarbonate de soude et savon de Marseille sont les essentiels
    • Attention aux quantités utilisées
    • Les produits ménagers faits maison polluent moins
  • Déménager sereinement avec un animal de compagnie

    Déménager sereinement avec un animal de compagnie

    En France, un foyer sur deux possède un animal de compagnie(1). Ils entrent donc forcément dans l’équation au moment d’un événement tel qu’un déménagement. « C’est une source de stress pour tout le monde », explique Jasmine Chevallier, qui est aussi consultante en médecine du comportement à Paris, dans le Var et le Loir-et-Cher. Des différences notables sont néanmoins à signaler selon les animaux, notamment entre le chat et le chien.

    Recréer ses repères pour le chat

    Le chat est en effet un animal attaché à son territoire et il a davantage de difficultés à transposer ses repères. « Son équilibre repose sur son petit chez lui, prévient la vétérinaire. Il faut faire attention à ce qu’il ne s’enfuie pas lors d’un déménagement, ça arrive parfois. Il lui faut une pièce où être tranquille pendant la pire phase du déménagement, quand il n’y a plus rien dans une maison et qu’il y a du désordre dans l’autre. C’est bien de l’isoler avec sa litière, en lui laissant de quoi manger et son panier, pour qu’il ait un peu de calme. En cas d’impossibilité, la solution peut être de le confier quelques jours à un proche pour éviter l’effervescence des cartons et des meubles qui bougent dans tous les sens. Les chats ont du mal avec ça. »

    Être patient, surtout avec les chats

    Des conseils qu’Aline, 26 ans, a appliqués avec son compagnon Minouchaton : « Quand le mobilier change, il est un peu déconcerté. Il se cache, il tourne un peu en rond, il lui faut une quinzaine de jours d’adaptation. Il avait besoin d’être rassuré alors je lui ouvrais les pièces petit à petit, pour qu’il explore à son rythme, qu’il n’ait pas trop d’informations en même temps. »

    Cassandre, 24 ans, a aussi utilisé un diffuseur de phéromones pour « apaiser et mettre en confiance » son petit Sloop, sentant qu’il était stressé dans son nouveau logement. « Tant qu’il est inhibé, on le laisse dans une seule pièce, confirme la vétérinaire Jasmine Chevallier. Une fois qu’il est détendu, on lui ouvre le reste de la maison, et ensuite l’extérieur. Son état détermine le moment où il est prêt. Pour certains chats, ça prend trois heures, pour d’autres trois semaines. »

    Ne pas tout bouleverser pour le chien

    L’adaptation est généralement plus simple pour un chien puisque ses repères sont avant tout humain. « Le chien est un animal social, son groupe est primordial et il ne le perd pas dans le déménagement, confie la vétérinaire. Il convient avant tout de garder ses habitudes. Il peut aussi être indiqué de lui faire visiter le nouveau logement, par exemple de l’emmener quand on va prendre des mesures. »

    Soucieuse de ne pas trop perturber son husky, Cassandre a fait le choix de déménager en deux temps : « On a attendu que les petits travaux soient finis avant de l’accueillir dans le nouvel appartement. Tout était en place, il n’était pas au milieu du bruit, de la poussière, des odeurs de peinture… Il est arrivé dans le contexte le plus serein possible. »

    En clair, le mot d’ordre pour qu’un déménagement se passe au mieux : tranquillité et sérénité pour des animaux moins stressés !

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    L’Essentiel de l’article

    • Les chats ont besoin de leur espace, les chiens de conserver une routine
    • Si possible, éviter la présence de votre animal lors des peintures ou la présence de poussière
    • Faire preuve de patience est essentiel

    (1) Fédération des fabricants d’aliments pour animaux familiers (FACCO)

  • Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Beaucoup de chaudières ont des performances énergétiques très moyennes. Renouveler votre installation peut permettre de faire des économies conséquentes. De plus, certains équipements utilisant des sources d’énergies renouvelables donnent droit à des aides ou à des crédits d’impôt, parfois cumulables à certaines aides régionales.

     

    Chaudière à basse température

    Elle permet entre 12 et 15 % d’économies d’énergie en fonctionnant à une température plus basse que les chaudières classiques. Son installation nécessite cependant un tubage des conduits de cheminée.

     

    Chaudière à condensation

    Elle est encore rare en France, mais représente jusqu’à 80 % des matériels posés aux Pays-Bas. La condensation générée par les gaz brûlés permet de récupérer de l’énergie. Elle est donc plus performante de 15 à 20 % suivant le modèle.

     

    Chaudière à bois

    Trois principes de combustion sont possibles, lesquels dépendent du système de ventilation qui optimise plus ou moins la combustion du bois. Évitez les bois de récupération : ils génèrent de fortes doses de polluants. En revanche, les bûches, les granules et les copeaux de chauffage sont destinés à cet usage. Choisissez une installation portant le label Quali’Bois.

     

    Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

    Ce matériel est aujourd’hui fiable et a une bonne durée de vie. Des capteurs solaires transmettent de l’énergie à votre installation afin d’avoir une eau chaude en permanence. Un système d’appoint vient pallier les irrégularités d’ensoleillement. Vous pouvez réaliser jusqu’à 70 % d’économies sur le chauffage de l’eau. Enfin, choisissez une installation portant le label Quali’Sol.

    Quelle chaudière choisir pour bénéficier d’un crédit d’impôt* ?

    • Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

      Les + :
      une énergie propre et renouvelable et une longue durée de vie.
      Les – :
      nécessite un chauffage d’appoint.

    • Chaudière à condensation (sous réserve de caractéristiques techniques et de critères de performances minimales)

      Les + :
      performante, peut être reliée à des panneaux solaires.
      Les – :
      son coût élevé et sa taille imposante.

    2 Se chauffer autrement : diversifiez les énergies

    La pompe à chaleur (PAC)

    Elle utilise la chaleur qui se trouve à l’état naturel dans le sol, l’air ou l’eau souterraine, pour augmenter sa propre température et la restituer dans le logement. La PAC peut être de trois types :

    • géothermique
    • aérothermique
    • ou sur eau de nappe.

    Son installation nécessite donc un jardin et se révèle certes un peu coûteuse (de 70 à 200 euros le m²), mais permet ensuite d’économiser jusqu’à 75 % sur la facture de chauffage grâce à une énergie propre et renouvelable.

     

    Le puits canadien ou puits provençal

    Le principe est proche de celui de la pompe à chaleur, à la différence qu’il fonctionne sans assistance électrique. Le puits agit grâce à un système de tuyauterie qui permet de ventiler la maison avec un air plus chaud en hiver, plus froid en été.

    Son coût initial est plutôt faible (300 euros environ) et permet d’économiser 10 à 20 % sur le chauffage en hiver. Il est donc un bon régulateur thermique qui sert à diminuer les besoins énergétiques, mais ne peut remplacer totalement un système de chauffage.

     

    Le solaire thermique

    À privilégier dans les régions à fort ensoleillement, l’installation de panneaux solaires, posés généralement sur le toit, transmet la chaleur au circuit classique de chauffage de l’habitation.

    Cette énergie « gratuite » à long terme (compter tout de même 8 300 euros d’investissement pour une maison de 100 m²) permet de réaliser jusqu’à 70 % d’économie sur le chauffage. Sa combinaison est possible avec les chaudières et permet ce que l’on appelle le « système solaire combiné ».

     

    Le chauffage au bois

    Vous pouvez optimiser votre cheminée ouverte en y installant un insert au rendement énergétique beaucoup plus performant. Les inserts fonctionnent avec des bûches ou des granulés de bois, qui restent les combustibles les moins chers du marché !

    En raison des normes d’installation très strictes, faites appel à un professionnel et privilégiez le label Quali’Bois. Vous pouvez également opter pour des poêles en acier ou en fonte. Ces derniers sont plus chers, mais plus performants : ils peuvent restituer jusqu’à 85 % de la chaleur produite.

     

    Les 3/4 des logements en France

    affichent une mauvaise qualité thermique se traduisant par des consommations de plus de 150 kWh par m2 et par an.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     

    3 Adoptez les bons réflexes

    • C’est une évidence : vérifiez et renforcez votre isolation !
       
    • Installez un programmateur dans votre logement pour choisir précisément la température désirée.
       
    • Évitez la surchauffe ! Adaptez la température aux pièces et aux heures d’occupation. Dans les pièces de vie : 19 °C la journée quand vous êtes là et 16 °C la journée en votre absence et durant la nuit.
      Pour les chambres, ne dépassez pas 19 °C.
      À partir de 19 °C, chaque degré en plus, c’est 7 % de consommation supplémentaire !
       
    • Utilisez un thermostat à régulation automatique : vous bénéficiez d’un crédit d’impôt pour l’achat de ce type de régulateur. Ce système peut faire diminuer de 25 % la consommation de la chaudière.
       
    • Faites entretenir une fois par an votre chaudière ou votre chauffe-eau : vous pourrez économiser de 8 à 12 % d’énergie.
       
    • Faites régler la température du ballon d’eau chaude à 50 °C, c’est largement suffisant. Et adaptez la taille du ballon : une personne utilise en moyenne 50 litres par jour.
       
    • Les gestes malins en hiver : pour la nuit, fermez les volets et tirez des rideaux épais. N’installez rien devant les radiateurs (rideau, meubles…) et n’oubliez pas de les purger régulièrement.
    * D’autres équipements peuvent bénéficier de crédit d’impôt. Consultez le guide Ademe – Aides financières 2019

    L’Essentiel de l’article

    • Investir dans une chaudière de nouvelle génération, plus performante.
    • Diversifier les sources d’énergie.
    • Installer un programmateur ou un thermostat régulateur pour optimiser sa consommation.

    Ademe (2015) et CNL (2017)
  • Les aides financières au déménagement et à la mobilité

    Les aides financières au déménagement et à la mobilité

    En France, un habitant sur dix change d’adresse chaque année (1). Toutefois, il existe des disparités face à la mobilité professionnelle et la mobilité résidentielle. Selon une étude du Conseil d’orientation pour l’emploi (2) : « 56 % des salariés et 55 % des personnes en recherche d’emploi ne seraient pas prêts à déménager pour trouver un emploi. » Parmi ces freins la deuxième raison la plus souvent évoquée serait « le coût d’un déménagement et d’un nouveau logement. »

    Pourtant, il existe des aides et des prêts qui peuvent financer une partie des frais engagés par votre déménagement.

    1 La prime de déménagement de la CAF

    La famille s’agrandit et vous êtes allocataire de la CAF ? Vous pouvez bénéficier d’une prime de déménagement (1119,46 € max pour trois enfants à charge) à condition d’en faire la demande dans les six mois qui suivent votre déménagement et sous réserve de satisfaire à ces trois conditions (3) :

    • avoir trois enfants à charge (nés ou à naître) ;
    • déménager entre votre 3e mois de grossesse et avant les 2 ans de votre dernier enfant ;
    • être bénéficiaire de l’Aide personnalisée au logement (APL) ou de l’Allocation de logement à caractère familial (ALF) dans votre nouveau logement.

    Bon à savoir

    Pensez à conserver vos justificatifs et factures pour les frais engagés : location de camionnette, prestation de déménageurs, etc. Ils vous seront demandés par la CAF.

    2 Le Fonds de solidarité logement pour les plus démunis (FSL)

    Si vous êtes en difficulté financière et sous certaines conditions de ressources, le département de votre région peut vous octroyer un soutien financier (sous forme de subvention ou de prêt sans intérêt) pour avancer le premier loyer ou effectuer un dépôt de garantie pour un nouveau logement. Vous devez en faire la demande auprès de votre CAF ou du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de votre ville.

    3 L’aide MOBILI-JEUNE

    L’aide MOBILI-JEUNE est disponible pour les alternants de moins de 30 ans sous certaines conditions : salaire mensuel brut supérieur à 120% du SMIC, résider à plus de 70km de son ancienne adresse… Vérifiez si vous êtes éligible ICI.

    Vous souhaitez déménager ?

    Bénéficiez de réductions chez Demeco ou Les Gentlemen du Déménagement grâce à Macif Avantages*.

    4 L’aide à l’installation des personnels de l’État (AIP)

    Vous venez d’intégrer la fonction publique ? Pour la location d’un bien vide ou meublé, des frais d’agence ou des frais de déménagement, une aide peut être accordée pour faciliter votre installation en tant que membre du personnel de l’État (fonctionnaire, magistrat, agent recruté, ouvrier d’État) (5). Son montant est de 1500 euros maximum pour les agents résidant dans une zone ALUR, c’est-à-dire une zone où le logement est tendu, 700 euros dans tous les autres cas. Seule condition pour en bénéficier, vous devez percevoir un revenu annuel égal ou inférieur à 28 047 euros pour une personne seule ou 41 083 euros pour un couple.

    Vous avez la bougeotte ? Pensez au Bail Mobilité !

    Créé dans le cadre de la loi ELAN, le bail mobilité (6) est un contrat de location de courte durée entre 1 et 10 mois, sans dépôt de garantie, d’un logement meublé. Le bail mobilité facilite l’accès au logement, aux personnes en mobilité professionnelle puisque le délai de préavis pour donner congé est réduit à 1 mois.

    * Offres soumises à conditions et non rétroactives réservées aux sociétaires Macif hors personnes morales.

    L’Essentiel de l’article

    • Famille nombreuse, demandeur d’emploi, salarié du privé ou du public, vous avez peut-être droit à une aide au déménagement.
    • Pensez à conserver toutes les factures et justificatifs des frais engagés.
    • Respectez les délais. Certaines demandes doivent être effectuées dans les 6 mois suivant le déménagement.

    (1) Observatoire des territoires, « Les mobilités résidentielles en France », 2019
    (2) Anil, « Conditions de logement et mobilités des ménages d’actifs », 2022
    (3) CAF, « La prime de déménagement » 2022
    (4) Action logement, « Financement de la mobilité professionnelle »
    (5) Ministère de l’Action et des Comptes publics, « Aide à l’installation des personnels de l’État (AIP) » 2022
    (6) Anil, « Bail mobilité »

  • Déménagement pas cher : les bons plans !

    Déménagement pas cher : les bons plans !

    1 Comparez les prix

    Tout déménagement a un prix, évidemment celui-ci dépend à la fois du volume à déménager, de la distance qui vous sépare de votre nouvelle adresse, du service proposé mais aussi de la date prévue (certaines périodes de l’année, comme juin ou septembre, sont très demandées).

    Si vous faites appel à une entreprise de déménageurs, vous aurez à choisir parmi plusieurs formules, allant du simple transport de vos cartons (version économique) à une plus coûteuse qui prendra en charge l’emballage, le transport et le déballage sur place.

    Pour choisir le service adapté à votre budget, n’hésitez pas à demander des devis et à comparer les prix.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Avec Macif Avantages, bénéficiez de réductions pour votre déménagement !

    2 Les cartons : mission récupération !

    Pour limiter les frais : récupérez. Faites d’abord le tour de vos amis et voisins qui ont récemment déménagé, et pourraient vous donner les cartons qu’ils ont peut-être remisés. Ensuite, n’hésitez pas à vous adresser aux commerçants ou entreprises de votre quartier qui reçoivent régulièrement des marchandises conditionnées. À privilégier : les enseignes alimentaires, les magasins de déco (pour les gros cartons), les librairies et les pharmacies (pour les petits formats). Pour ce qui est de l’emballage, optez pour de vieux journaux froissés, qui amortiront les chocs presque aussi bien que du papier bulle. Et n’oubliez pas le gros scotch et des marqueurs !

    3 Des bras en veux-tu en voilà !

    C’est le moment de faire appel à vos amis, musclés de préférence. Pour les motiver, rien de tel que la promesse d’un en-cas inaugural, pris sur le pouce dans votre futur logement. Regardez également sur les sites de voisinage, tel que AlloVoisins, pour trouver de l’aide à coût réduit ou contre échange de service en fonction de vos compétences (un voisin vous aide à déménager, vous pourriez l’aider plus tard avec du jardinage ou du bricolage).

    70% des Français préfèrent déménager seuls.*

    4 Le camion : ça roule !

    Commencez par évaluer le volume dont vous aurez besoin afin de rechercher le véhicule le plus adapté. Première option : vous décidez de passer par un site de location professionnel. 

    Vous pouvez également louer directement votre utilitaire via certaines plateformes de location entre particuliers. En fonction du lieu, des dizaines de véhicules sont souvent disponibles pour environ 40 euros par jour.

    Dernière option, pour disposer d’un camion encore moins cher, pensez aussi à consulter des sites de rapatriement de véhicules qui proposent la location parfois à 1 euro d’un véhicule, qui doit être conduit d’un point A à un point B.
    Pourquoi si peu cher ? Parce que les sociétés de location ont souvent besoin de déplacer leurs véhicules pour les mettre à disposition dans toutes leurs agences. Pour éviter les frais dus aux camions transporteurs, ils proposent à des particuliers de faire ces trajets à leur place avec la possibilité de charger les véhicules à moindre coût. Gagnant-gagnant !

    Une fois au volant, n’oubliez pas d’adapter votre conduite à la taille du véhicule. Respectez les hauteurs de ponts ainsi que les panneaux d’interdiction. Enfin, attention aux accrocs ! Vous êtes responsable du véhicule pendant toute la période de la location. Pensez à vérifier ce qui est prévu dans le contrat de location (franchises à payer en cas de dommage, bris de glace, crevaison…).

    La Macif vous accompagne pendant votre déménagement

    Découvrez la checklist pour ne rien oublier !

    L’Essentiel de l’article

    • Comparez les devis et faites jouer la concurrence
    • Collectez des cartons gratuits.
    • Louez un utilitaire à un particulier.
    • Trouvez de l’aide sur les réseaux.

    * Source : Officiel du Déménagement, « Le marché du déménagement en France ».

  • 5 accidents stupides à Noël (et comment les éviter)

    5 accidents stupides à Noël (et comment les éviter)

    4,5 millions personnes sont blessées chaque années en France à cause d’un accident domestique (1), et la période des fêtes de fin d’année ne marque aucune trêve. Sous leurs airs de vacances familiales chaleureuses, les réveillons et du Nouvel An sont en fait truffés de pièges !

    20 000

    personnes meurent chaque année en France à cause d’un accident de la vie courante (1).

    1 Le plus tranchant : le couteau à huîtres qui dérape

    Celui qui ouvre les huîtres au réveillon est toujours un peu un héros. Mais même les plus courageux se loupent parfois. Un geste maladroit et c’est l’accident : le couteau dévie et blesse votre paume. Chaque année, quelques 2 000 écailleurs amateurs seraient ainsi victimes d’un couteau mal maîtrisé (2).

    Le geste qui sauve : si c’est superficiel, désinfectez et pansez. Si la blessure est plus sérieuse, appelez le 15 car les tendons peuvent être abîmés. Idéalement, déléguez la mission ouverture au poissonnier : il est rôdé à l’exercice.

    2 Le plus énervant : l’arête qui se coince

    On se régale, on rigole, et vlan : une arête de poisson vient se loger derrière votre amygdale gauche sans prévenir. Vous avez beau tousser, rien n’y fait, la vilaine ne bouge pas d’un iota. Inutile de vous faire distribuer des claques dans le dos, ça fait mal et ça n’arrange rien (ça peut même aggraver les choses).

    Le geste qui sauve : une boulette de mie de pain suffit souvent à décoincer l’indélicate. Si elle résiste malgré tout et que la gêne est réelle, prenez conseil auprès du 15. L’année prochaine, cuisinez un morceau de poisson sans arête, comme le filet de sabre, de sole, ou le dos de cabillaud.

    Besoin de couvrir les accidents de la vie privée pour toute la famille ?

    Optez pour le contrat Garantie Accident de la Macif !*

    Le risque de suffocation qui est la 1ere cause de décès des -1 an

    et représente 11% des décès entre 1 et 4 ans*. Alors on fait attention à ne pas laisser trainer denrées et petits objets qui pourraient attirer les plus jeunes.

    3 Le plus ravageur : le sapin qui flambe

    Là, il n’y a pas photo, c’est l’urgence absolue : un sapin s’enflamme très vite et peut entraîner un incendie grave qui pourrait être évité grâce à quelques conseils.

    Le geste qui sauve : appelez immédiatement les pompiers. Si le feu est juste naissant, ayez les bons réflexes ! Par exemple, essayez de le contenir en l’étouffant avec une couverture humide après avoir coupé le courant. Mais surtout, en prévention n’utilisez jamais de bougies ni de guirlandes branchées sur le secteur. Prenez plutôt des décorations de Noël LED à piles, et ne laissez pas le sapin allumé sans surveillance (en particulier la nuit). Évitez aussi le sapin floqué, hautement inflammable et toxique pour les petits.

    4 Le plus tape-à-l’œil : le bouchon de champagne qui claque

    Un grand classique des fêtes, qui peut malheureusement laisser des séquelles : les bouchons sous pression sont la première cause de cécité accidentelle en France (3). En visant le plafond, vous éviterez le pire, tant pis pour le lustre un peu kitsch de belle-maman.

    Le geste qui sauve : tenez la bouteille vers le haut et légèrement au-dessus de votre visage pour l’ouvrir. Ou tenez-vous en à l’eau pétillante.

    5 Le plus saoulant : les enfants qui boivent

    Vous trouvez que le petit dernier a un comportement un peu bizarre, qu’il titube ou s’endort dans un coin ? Il est possible qu’il ait profité de l’ambiance pour finir les fonds de verre… Pour un enfant de 10 ans, une seule gorgée de liqueur ou de spiritueux (40°) peut en effet entraîner une intoxication alcoolique (4).

    Le geste qui sauve : faites-lui boire une boisson sucrée et appelez le 15 pour prendre l’avis d’un médecin. En fonction de l’âge, du poids et de la dose absorbée, il vous indiquera la conduire à tenir. Et surtout, ne faites pas goûter d’alcool aux enfants et ne laissez plus traîner les verres à leur portée !

    Et côté adulte, on rappelle que alcoolémie, repas copieux et conduite ne font pas bon ménage ! Celui qui conduit, c’est celui ne boit bas !

     

    Vous souhaitez vous former aux premiers secours ?

    La Macif propose des initiations aux gestes qui sauvent. Renseignez-vous !

    Check-list

    3 numéros d’urgence à connaître par cœur

    • 112 : le numéro d’urgence européen. Le 112 vous oriente vers les services adaptés à votre situation. Vous pouvez appeler le 112 depuis un téléphone fixe ou mobile partout en Europe, même sans crédit ni code PIN.
    • 18 : les pompiers. Pour tout départ de feu ou accident (route, noyade, blessure grave, malaise…).
    • 15 : le SAMU. Pour toutes les urgences médicales (coupure, brûlure, intoxication, gastro carabinée…).

    L’Essentiel de l’article

    • Faites ouvrir les huîtres par le poissonnier.
    • Illuminez votre sapin avec des guirlandes LED à piles.
    • Visez vers le haut pour ouvrir la bouteille de champagne.
    • Ne laissez pas traîner les verres à portée des enfants.

    (1) FFA, Comment se protéger des accidents domestiques en hiver, 2021

    (2) Institut de veille sanitaire

    (3) Attitude Prévention

    (4) Centre antipoisons

    *Santé Publique France