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  • Biodiversité : 6 gestes faciles pour la préserver chez soi

    Biodiversité : 6 gestes faciles pour la préserver chez soi

    Envie d’une maison plus verte ? Il existe pléthore d’actions pour sauvegarder la diversité animale et végétale depuis chez vous. Si de nombreuses actions se développent pour encourager l’humain à agir en faveur de la biodiversité, chacun peut être acteur à son échelle.

    1 Installez des nichoirs à oiseaux

    Parce qu’il est de plus en plus compliqué pour les oiseaux de trouver des lieux de nidification (arbres creux, trous, fissures dans les murs, haies naturelles, vieilles granges…), il leur est donc difficile de se reproduire. Pour assurer la pérennité de ces animaux à plumes, vous pouvez fabriquer un nichoir à oiseaux à l’aide de bois de récupération. Vous pouvez le fixer directement sur un arbre à l’aide de vis ou le suspendre à une branche. Préférez un endroit exposé sud-est (pour profiter au maximum de la douceur des températures en journée), calme, à l’abri des prédateurs et sans obstacle pour y rentrer. Si au bout de 2 ans, votre nichoir n’a pas été occupé, c’est probablement que l’emplacement n’est pas bon. Mais s’il venait à l’être, préservez l’intimité de vos petits occupants : ne touchez jamais aux œufs et aux petits au risque de les perturber. Et pensez à nettoyer votre nichoir deux fois par an !

    2 Privilégiez les clôtures végétales

    Les haies végétales autour des maisons et des jardins sont une alternative efficace pour égayer un espace et lui apporter une touche de verdure. Écologiques par essence, elles présentent l’avantage de favoriser la biodiversité végétale mais aussi animale, tant elles sont un hôtel de choix pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux. Idem pour votre gazon ! Préférez laisser quelques mètres carrés non tondus pour permettre aux coccinelles, papillons et autres insectes d’envahir votre jardin. Pensez aussi à laisser pousser les plantes sauvages qui sont très utiles dans le jardin. C’est la garantie de nourrir les insectes pollinisateurs, mais aussi de leur fournir un lieu pour se développer.

    Vous n’avez pas de jardin ? Pas de souci, aménager votre balcon ou utiliser les rebords de vos fenêtres permet aussi de sauvegarder la biodiversité. Vous pouvez installer des plantes, des jardinières aromatiques ou des plants de tomates par exemple… Préférez toujours des espèces locales, adaptées au climat de votre région et qui nécessitent moins d’entretien qu’une plante exotique.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires pour préserver l’environnement. Renseignez-vous !

    3 Réduisez l’éclairage extérieur la nuit

    Outre le gaspillage énergétique considérable qu’il induit, l’éclairage artificiel nocturne est une source de perturbations pour la biodiversité : modification du système proie-prédateur (les proies sont plus visibles par les prédateurs nocturnes en zones éclairées), perturbation des cycles de reproduction, des migrations… Pensez alors à réduire l’éclairage de vos extérieurs et à favoriser l’éclairage solaire.

    Le saviez-vous ?

    Si les LED restent la solution d’éclairage la plus économique et écologique, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (l’ANSES)(1) alerte sur le fait qu’elles demeurent nocives pour l’environnement, notamment à cause de la couleur bleue émise dans le flux lumineux.

    4 Bannissez autant que possible les pesticides

    L’impact des pesticides sur la biodiversité est loin d’être négligeable. Ils tuent les abeilles et les pollinisateurs, menaçant ainsi l’ensemble de la biodiversité. Ils mettent aussi à mal les milieux naturels : l’eau, l’air et les sols, ce qui peut perturber les organismes qui y vivent. Vous ne pouvez vous en passer ? Préférez les pesticides naturels, à acheter tout prêt ou à fabriquer soi-même.

    5 Installez un composteur dans votre jardin ou sur votre balcon

    Le composteur permet de jeter tous vos déchets végétaux mais aussi organiques comme les épluchures des fruits et légumes, les coquilles d’œuf, les sachets de thé, d’infusion, de tisane, le marc de café, etc. Une excellente idée pour constituer de l’engrais naturel pour vos plantes et votre potager. Il existe différents modèles de composteurs, qui s’installent facilement dans tous les espaces, dans le jardin comme sur le balcon.

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    L’Essentiel de l’article

    • Favorisez la biodiversité avec des clôtures végétales ou des jardinières.
    • Bannissez les pesticides et installez des nichoirs à oiseaux.
    • Préservez les ressources en eau et investissez dans un composteur.

    (1) ANSES, Effets sur la santé humaine et sur l’environnement (faune et flore) des diodes électroluminescentes (LED), 2019

  • Travaux d’emménagement : attention à respecter les règles de bon voisinage

    Travaux d’emménagement : attention à respecter les règles de bon voisinage

    Poncer, percer, abattre, découper, décaper… Avant de choisir votre artisan et de vous lancer dans des travaux importants, il convient de vous pencher sur le règlement de votre copropriété et d’adopter quelques mesures de savoir-vivre.

    1 Pour éviter la remarque « Vous auriez pu prévenir !  »

    Faites de la communication votre meilleure alliée ! Avant d’entamer votre chantier, pensez à frapper à la porte de chaque voisin pour vous présenter, leur annoncer l’ampleur et le calendrier de vos travaux. Autres possibilités : glissez un petit mot dans l’ascenseur ou l’entrée de l’immeuble. Une petite attention qui permettra d’éloigner les soucis et autres remontrances verbales.

    2 Pour éviter la remarque « Vous salissez/encombrez l’immeuble ! »

    Les parties communes sont réservées à un usage commun, comme leur nom l’indique. Y entreposer des objets encombrants y est interdit par le règlement de copropriété et par la loi. Leur utilisation abusive est souvent à l’origine de conflits. Pour apaiser vos voisins durant vos travaux, il est donc préférable de respecter ces espaces partagés.

    Pensez à passer un coup de balai ou de serpillière régulièrement, si vos travaux ou les allées et venues de vos artisans laissent des traces… Pas le choix que d’utiliser le palier pour entreposer du matériel nécessaire à vos travaux ? Informez au préalable votre syndic ou vos voisins pour trouver un terrain d’entente. Pour bricoler en toute sécurité et éviter d’envahir le voisinage, pensez, par ailleurs, à vous rendre régulièrement à la déchetterie ou à faire appel à une entreprise d’évacuation des gravats pour vous débarrasser des déchets constitués par vos travaux.

    3 Pour éviter la remarque « Vous réveillez nos enfants le matin ! »

    Les travaux de grande envergure peuvent parfois occasionner des nuisances sonores et constituer un trouble anormal du voisinage lorsqu’elles deviennent excessives. Ces troubles sont passibles de sanction par un tribunal lorsqu’ils sont avérés.

    Pour ne pas nuire à la tranquillité du voisinage, respectez les plages horaires de travaux, établies par le Conseil national du bruit, au risque de vous exposer à une amende. L’organisme classe les travaux sources de nuisances sonores en copropriété en deux catégories : les travaux lourds qui entraînent du bruit (rénovation énergétique, ravalement…) et les travaux de bricolage légers (peinture, papier peint…). Les premiers sont autorisés entre 7h et 20h, du lundi au samedi. En dehors de ces créneaux, cela relève du trouble de voisinage. Les bricoleurs pourront effectuer des travaux légers du lundi au vendredi, entre 8h et 12h et entre 14h et 19h30, le samedi de 9h à 12h et de 15h à 19h et le dimanche et les jours fériés de 10h à 12h(1).

    4 Pour éviter la remarque « Vous êtes chez moi ! »

    Vous souhaitez faire des travaux qui nécessitent de vous rendre temporairement sur la propriété de votre voisin ? C’est possible ! C’est ce que l’on appelle la servitude de tour d’échelle : un droit de passage temporaire accordé à un propriétaire, sur le terrain voisin, pour l’entretien nécessaire de son bien. Ce droit ne repose sur aucun texte de loi, il est donc conseillé de demander l’autorisation à votre voisin afin d’éviter tout conflit. Vous pouvez obtenir son accord oralement, mais il est recommandé de le formaliser par un document écrit, qui précisera notamment la nature des travaux, les horaires de passage sur le terrain de votre voisin, les précautions à prendre, etc.

    Si votre voisin refuse de vous donner accès à son terrain, vous pouvez contacter un conciliateur de justice, ou faire constater le refus par voie d’huissier avant l’intervention judiciaire, voire faire un recours auprès du tribunal.

    Bon à savoir

    Dans certaines communes, il est interdit de faire des travaux l’été, afin de préserver la tranquillité des touristes et des habitants. C’est le cas, par exemple, à La Baule, Douarnenez et Dinard. Renseignez-vous donc auprès de votre mairie avant d’entreprendre un chantier chez vous !

    VOUS ENVISAGEZ DES TRAVAUX ?

    Découvrez les bons plans et solutions Macif pour réaliser vos travaux et aménager votre intérieur.

    L’Essentiel de l’article

    • Informez vos voisins en amont de vos travaux.
    • Maintenez les lieux communs propres.
    • Respectez les plages horaires de travaux autorisés.

    (1) Conseil national du bruit, 2021

  • Ni maison, ni appart, le futur du logement ?

    Ni maison, ni appart, le futur du logement ?

    C’est un ensemble d’habitations aux allures de grande maison, dans un quartier pavillonnaire de Romainville (93). Anne-Laure, Hélène, Laurent et les autres vivent depuis quelques mois dans six logements individuels, répartis en deux bâtiments sur une unique parcelle. Ici, chacun se sent « comme à la maison ». Les grandes pièces à vivre sont dotées de longs balcons, chacun peut profiter d’un jardin avec option barbecue et potager, mais aussi d’un garage. 
    Pourtant, il s’agit bien d’un logement collectif : la rangée de boîtes aux lettres en atteste. L’architecte du projet, Félix Mulle, a repris de nombreux codes de la maison individuelle. Pour le premier bâtiment, qui a pignon sur rue, on retrouve le toit pentu et la mansarde. Deux familles y vivent. Le deuxième édifice, en fond de parcelle, évoque quatre maisons mitoyennes, avec chacune leur entrée individuelle en rez-de-chaussée et leur étage : il abrite quatre autres familles. Les treize adultes et enfants des lieux se partagent le jardin et le garage, de même que la terrasse avec vue panoramique sur le paysage francilien. Ils mutualisent également une buanderie, une chambre d’amis, et une salle dédiée aux soirées et aux évènements festifs.

    Cette hybridation entre logement collectif et individuel, souvent nommée « habitat intermédiaire » se développe aux quatre coins de l’hexagone, encouragée par la pression foncière et financière, et par la préférence inébranlable des Français pour l’habitat individuel. Ce renouveau est plutôt récent, mais des expérimentations s’observaient déjà au début du XXe siècle, sous l’impulsion d’industriels souhaitant rassembler leurs ouvriers à proximité des moyens de production, en des logements décents et peu coûteux. La tendance s’est renforcé dans les années 1970, comme une réponse aux critiques adressées aux grands ensembles fonctionnalistes, puis est tombée en déshérence face à l’essor des zones pavillonnaires, avant de connaître un renouveau ces dernières années. 

    Habitat intermédiaire : des règles d’urbanisme à respecter

    Le code de l’habitation et de la construction considère la superposition de plus de deux logements comme une caractéristique de l’habitat collectif : qu’il s’agisse d’un immeuble de 25 étages ou d’un bâti abritant deux foyers avec toit pignon, c’est donc la même réglementation des immeubles collectifs qui s’applique. Mais si le terme « d’habitat intermédiaire » renvoie à des réalités architecturales très diverses, une circulaire de 1974 en a précisé les principaux critères, faisant office de définition officielle : il se caractérise ainsi par « la possession d’un accès individuel, d’un espace extérieur privatif égal au quart de la surface du logement et d’une hauteur maximale rez-de-chaussée plus trois étages ».

    Une définition à laquelle répond parfaitement le petit ensemble HLM conçu par l’architecte Sarah Bitter, dans le quartier parisien de La Villette, finalisé en 2017. La densité parisienne exclut la réalisation d’habitats individuels. Mais chaque logement est doté de balcons, terrasses, loggias ou patios privés, mais aussi d’une entrée directe avec un pas-de-porte individuel, grâce à un système de coursives et d’escaliers extérieurs. Par ailleurs, les hauteurs de plafond et la disposition en duplex apportent une réelle sensation d’espace et une liberté du regard qui fait défaut à de trop nombreux appartements. Enfin, la limitation de la hauteur à trois étages préserve la petite échelle du lieu. L’architecte a souhaité que les résidents trouvent ici à la fois un confort individuel et collectif. « Cela passe par la sensation d’espace et par la possibilité de pouvoir profiter du dehors. Pas besoin de vivre dans le sud pour avoir envie de s’asseoir sur quelques marches devant chez soi ! », défend Sarah Bitter.

    Au-delà de ces seuls critères de hauteur réduite, d’espace extérieur privatif et d’entrée individuelle, l’habitat intermédiaire offre souvent une reprise des caractéristiques formelles de l’habitat individuel : le toit pointu, le perron, mais aussi la différenciation physique du logement à travers des volumes ou des matériaux qui permet aux habitants de « repérer » en un clin d’œil leur propre logement, à rebours du cliché des rangées de fenêtres anonymes des grands ensembles. C’est aussi la présence de pièces annexes, souvent absentes des appartements, telles que le cellier et le dressing, qui est défendue dans ce type de logement, et qui fait une réelle différence de confort pour l’usager. 

    Lire aussi : Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

    L’habitat partagé, des atouts humains et environnementaux

    Les défenseurs de « l’habitat intermédiaire » mettent également en avant la mixité sociale et générationnelle permise par ces bâtis hybrides : parce qu’ils se prêtent à des typologies variées, ils favorisent une hétérogénéité des résidents (jeunes couples, retraités, familles, célibataires…). Par ailleurs, en mutualisant certains espaces tels que les stationnements, les espaces verts et les espaces de jeu, ils favorisent l’échange et la rencontre. Autre atout, et pas des moindres : les coûts de construction et de gestion sont réduits par rapport à une maison individuelle. Enfin, l’habitat intermédiaire est mieux accepté socialement que des opérations de grands ensembles. « On arrive dans le quartier avec une forme d’urbanité, de politesse ; l’idée n’est pas de s’imposer » confirme Félix Mulle, qui a à cœur de conserver la « mémoire pavillonnaire », et dont la réalisation à Romainville s’inscrit harmonieusement au côté des maisons voisines. L’habitat intermédiaire permet en effet de densifier en douceur des quartiers pavillonnaires, ou a contrario d’apporter une respiration bienvenue à des quartiers très verticaux.

    Mais surtout, ce type de logement apparaît comme une alternative vertueuse au tout individuel, en permettant de limiter l’étalement urbain créé par le développement de l’habitat pavillonnaire classique. Parce que moins gourmand en matières premières, en énergie, en ressources foncières, il participe d’une ville moins carbonée. Compromis fertile ? L’argument séduit certains habitants : « Cela permet d’avoir davantage d’espace que quand on est seul, mais surtout, c’est plus convivial et plus écolo que de vivre chacun entouré de son jardin et sa clôture », confirme Anne-Laure, dans sa « maison » de Romainville. 

    Lire aussi : Et si l’architecture low-tech permettait des villes plus durables ?

  • Nuisibles à la maison : les bons réflexes à adopter !

    Nuisibles à la maison : les bons réflexes à adopter !

    1 Gare aux mites de vêtements et alimentaires

    Si vous découvrez des trous dans vos vêtements, c’est sûrement que vous avez des mites dans votre penderie. Les larves de ces petits papillons se nourrissent de fibres d’origine animale, comme la laine et le cachemire, et elles adorent les recoins sombres. Pour éviter une invasion de mites, nettoyez régulièrement votre armoire ! Pensez aussi à y disposer un coton imbibé d’huiles essentielles (thym, lavande…) car les mites détestent les odeurs fortes !

    De la même manière, inspectez et rangez régulièrement vos placards de cuisine. Pensez à conserver vos aliments dans des boîtes hermétiques et ne laissez jamais de sacs ou paquets entamés ouverts pour éviter l’apparition de mites alimentaires.

    Votre logement est infesté par des nuisibles ?

    Le contrat Macif Habitation pour votre résidence principale vous permet de bénéficier d’une assistance en cas d’infestation de l’intérieur de votre logement par des nuisibles. Selon les conditions et limites du contrat souscrit.

    2 Protégez vos canalisations des cafards

    Vos canalisations sont bouchées et/ou sentent mauvais ? C’est peut-être dû à des cafards qui tentent de remonter à la surface. Dans la salle de bain, vérifiez toujours l’étanchéité de vos tuyaux d’évacuation et des joints. Si besoin, remplacez-les. Et pensez à nettoyer et désinfecter régulièrement vos canalisations. Ainsi, cafards et autres blattes ne pourront plus sortir des égouts pour rentrer chez vous !

    Chiffre-clé

    92 % des Français (1) ont déjà eu des nuisibles dans leur logement.

    3 Attention aux rongeurs : surveillez les trous et autres accès à votre intérieur

    Vous avez des fils électriques rongés, des courts-circuits dans la maison ou des débris de laine de verre dans votre grenier ? C’est peut-être la petite souris qui est passée par là ! Pour prévenir l’apparition des rongeurs chez vous, débarrassez-vous de vos ordures ménagères car ils ont un faible pour les poubelles pleines de nourriture ! Veillez aussi à boucher fissures et autres trous dans vos murs avec du ciment, remplacer les tuiles cassées de votre grenier ou à installer un grillage de mailles pour empêcher que les rongeurs ne s’immiscent dans votre intérieur.

    Bon à savoir : qui paie les frais pour se débarrasser des nuisibles ?

    Si vous êtes locataire, votre propriétaire bailleur doit faire intervenir un professionnel dans votre logement ou résoudre le problème à ses frais. Si vous êtes propriétaire de votre appartement, votre syndic doit faire appel à des spécialistes et les prestations sont à la charge de la copropriété. Si vous êtes propriétaire de votre maison, c’est à vous de régler la note.

    L’Essentiel de l’article

    • Nettoyez régulièrement vos armoires et placards de cuisine.
    • Surveillez les points d’entrée des rongeurs.
    • Désencrassez et désinfectez régulièrement vos canalisations.

    (1) ODOXA, pour la Chambre syndicale des entreprises de dératisation, désinfection et désinsectisation, 2019

  • Étudiants : des logements réinventés pour pallier à la pénurie

    Étudiants : des logements réinventés pour pallier à la pénurie

    La France compte plus de 2,7 millions d’étudiants. C’est une bonne nouvelle : la démocratisation de l’enseignement supérieur est là. Mais encore faudrait-il que les étudiants aient la possibilité et les moyens de se loger. C’est loin d’être une évidence aujourd’hui. Dans le parc public, on compte 210 000 logements gérés par le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), pour 700 000 boursiers (1), quand moins d’un tiers des étudiants vivent chez leurs parents. La plupart sont donc contraints de trouver à se loger dans le privé, où les tarifs sont plus élevés : comptez en moyenne 550 € par mois, et jusqu’à 800 € à Paris (2)… Le coût n’est pas le seul obstacle : le nombre de « candidatures » que suscite, dans les centres urbains, le moindre studio disponible à la location témoigne du déséquilibre entre l’offre et la demande. Alors face à cette pénurie, de plus en plus de programmes transforment en logements des bâtis et des matériaux conçus pour une toute autre fonction.

    Lire aussi : La précarité étudiante aggravée par la crise sanitaire

    Logement étudiants : des initiatives prometteuses

    Au Havre, depuis 2010, ce sont d’anciens conteneurs maritimes qui abritent désormais une centaine de studios au sein de la résidence universitaire baptisée « A Docks ». Disposés sur une ossature métallique de quatre étages, avec de larges baies vitrées découpées dans la tôle, ils ont gardé l’esthétique des engins de transport portuaire, mais offrent à l’intérieur des appartements isolés de 24 m2. Le tout pour un loyer de 300 euros environ charges comprises, et à moins de deux kilomètres de l’université du Havre (76)… De quoi convaincre de nombreux étudiants. L’objectif affiché par le Crous et la collectivité est de répondre au manque de logement de manière économique et rapide, avec un coût 25 % moins cher qu’une résidence lambda, et des délais de réalisation imbattables (5 mois).

    Reste que le bilan n’a pas été à la hauteur des attentes : sans doute parce que le projet était expérimental, chaque logement a coûté 50 000 euros, soit un peu plus qu’un hébergement Crous classique. À ce jour, l’expérience n’a pas été reconduite…

    Mais malgré certains obstacles, transformer l’existant pour y loger les étudiants est une tendance qui s’affirme. À Paris, ce sont d’anciens bains-douches municipaux et d’anciens bureaux (le siège de Zodiac Aero Electric) qui ont été modifiés pour accueillir des résidences étudiantes privées. Plus original encore, un garage Citroën, dans le 14ème arrondissement, a été restructuré en 68 logements gérés par le Crous, auxquels s’ajoutent 4 000 m2 d’ateliers et 1 500 m2 de commerces.

    Plan Común, l’agence d’architecture qui a réalisé le projet, défend « une démarche durable de réemploi du bâtiment existant ». Ici l’ambition est moins financière que celle d’une économie de moyens, visant à « minimiser les démolitions et constructions », pour « relever les défis environnementaux et la gestion des ressources du XXIe siècle ». C’est là le principal atout de ces métamorphoses. Car si réhabiliter, que ce soit en gardant les mêmes fonctions ou en changeant les usages, ne coûte pas toujours moins cher qu’un logement neuf, le bénéfice écologique est bien réel.

    Transformer et réhabiliter l’ancien pour créer des logements durables

    Ces démarches permettent en effet de diminuer l’usage de nouvelles matières premières (et dans le même temps, le recours aux transports), et de réduire la pollution et les nuisances occasionnées par le chantier. « C’est vraiment un changement de paradigme qui s’amorce sur l’emploi de la matière », se réjouit l’architecte Anne Pezzoni, qui travaille actuellement à la réhabilitation d’un parking en logements.

    Transformer l’existant présente un autre atout de taille : permettre l’accès à des situations géographiques idéales, alors que les nouvelles constructions sont souvent excentrées, et que le foncier en cœur de ville est déjà occupé. L’argument a convaincu la ville rose et le Crous d’Occitanie : « Trouver du foncier est un enjeu majeur et complexe, pour lequel la réhabilitation de locaux est une piste que nous développons », explique Dominique Froment, la directrice du Crous. Dont acte : les bureaux de l’ancienne inspection académique de la Haute-Garonne, à proximité immédiate du centre-ville de Toulouse, sont en cours de transformation pour y accueillir 161 logements étudiants sur 6 niveaux, qui formeront la « résidence Duportal ».

    « L’adaptation en logements d’un bâtiment qui n’est pas dédié à l’habitat à l’origine n’est pas toujours possible, mais c’est une piste intéressante, qui se développe depuis une quinzaine d’années. Je pense qu’à l’avenir on démolira moins »

    Joseph Almudever, architecte

    Pour l’architecte Joseph Almudever, qui réalise le projet au côté d’Alexandre Brau-Mouret, le chantier doit permettre de révéler les qualités de l’édifice historique et de respecter son identité : « C’est un bâtiment très riche des années 60. De petits galets de la Garonne cerclent les piliers, le sol du rez-de-chaussée est en marbre de Saint-Béat … Et avec ses pilotis en béton, il s’inscrit dans la continuité du travail de Le Corbusier ». Le couloir a été élargi pour permettre d’accueillir du public, et ce sont désormais trois chambres qui tiennent sur deux trames porteuses. L’architecte insiste sur l’importance de penser la réversibilité des usages : concevoir une construction suffisamment flexible pour qu’elle puisse être adaptée à de futures fonctions.

    « La résidence Duportal est la première qui ouvrira dans l’Académie suite à la transformation de bureaux en logements, mais ce n’est très certainement pas la dernière », promet la directrice du Crous Occitanie. Une ambition nécessaire : alors que ses services enregistrent en moyenne 12 demandes pour 1 place disponible en résidence, il faudra davantage qu’un projet exemplaire pour améliorer les conditions de logement des étudiants.

    Lire aussi : Jeunes : tout savoir pour gérer son budget logement

    (1) Crous, Chiffres clés 2020.

    (2) Repères 2020 observatoire vie étudiante

    http://www.ove-national.education.fr/wp-content/uploads/2021/01/Brochure_Reperes_2020.pdf

  • Habitat indigne et bénévolat : se mobiliser pour lutter contre le mal-logement

    Habitat indigne et bénévolat : se mobiliser pour lutter contre le mal-logement

    Pour être mis en location, un logement doit respecter les normes sanitaires et de sécurité minimales définies par le décret du 30 janvier 2002 (2). Il doit également avoir une taille suffisante (soit une surface habitable d’au moins 9 m2 et une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 mètres, soit un volume habitable d’au moins 20 m3) (3).

    Lorsque ces conditions ne sont pas respectées, on parle d’habitat indigne, notion qui désigne l’ensemble des logements portants atteinte à la dignité humaine de ses occupants. Ce terme recouvre ainsi les logements insalubres, qui présentent des problèmes d’isolation thermique, d’humidité, d’infestation, de chauffage, manquent de clarté, d’éclairage et de ventilation… Ces conditions difficiles menacent la santé et la sécurité des habitants et concernent près de 4 millions de personnes en France (4). Alors comment devenir bénévole pour agir contre l’habitat indigne ?

    1 Des travaux bénévoles pour mieux vivre chez soi

    Pour venir en aide aux mal-logés, les associations se mobilisent, à l’image de la Fondation Abbé Pierre, très active dans ce domaine. Bénévole de l’association depuis 2017, Michel, jeune retraité, intervient sur des chantiers de rénovation de logements dégradés. « Je participe à la remise en état de logements chez des propriétaires occupants qui ont reçu les aides aux travaux énergétiques. Mais ces aides ne comprennent pas les finitions, donc certaines personnes n’ont pas les moyens de payer un artisan pour peindre ou embellir leur habitation », explique-t-il. La Fondation Abbé Pierre intervient chez l’habitant après sélection de son dossier. Ce sont des chantiers généralement d’une semaine où travaillent des bénévoles de la Fondation, en collaboration avec ceux d’autres associations comme Emmaüs ou La Sauvegarde de l’enfant à l’adulte.

    Aurélia, quant à elle, ne connaissait pas grand-chose au maniement des outils, mais elle voulait apprendre… La crise sanitaire ayant mis un coup d’arrêt temporaire à ses études, elle décide de s’engager dans un service civique chez les Compagnons bâtisseurs. « Comme nous ne sommes pas spécialement formés, nous intervenons uniquement sur les finitions et la décoration : peintures, pose de papiers peints et des sols, etc. Si l’occupant le peut, on lui demande de participer. On organise aussi des ateliers où le public peut venir demander un conseil de bricolage ou emprunter du matériel » explique-t-elle.

    2 Accompagner ceux qui en ont besoin

    Entre deux coups de pinceaux, Michel se bat aussi pour faire avancer les procédures administratives et juridiques pour aider les ménages en situation de mal-logement. La Fondation Abbé Pierre, comme le Secours Catholique, aide les familles à obtenir la mise aux normes de leur habitation par différents recours (lettre recommandée au propriétaire bailleur, signalement auprès du service d’hygiène de la mairie ou de l’agence régionale de santé (ARS), signalement auprès et de la CAF, etc.).

    Mais les bénévoles interviennent également pour trouver des logements temporaires dans les situations d’urgence, et surtout des solutions d’habitat durable pour les personnes en difficulté. Par le biais de permanences, L’Association Droit Au Logement (DAL) et le Secours Catholique aident les personnes mal logées à effectuer une demande DALO (droit au logement opposable) pour obtenir un logement décent. « Le but est d’accompagner les familles pour saisir une commission de médiation départementale, afin que leur situation soit reconnue comme “prioritaire et urgente” et qu’elles soient relogées. Si leur demande est refusée, nous les assistons ensuite pour faire un recours contentieux devant le tribunal administratif, qui peut ordonner au préfet de leur trouver un logement », raconte Michel.

    En plus d’œuvrer pour faire valoir les droits liés à l’habitat, les associations se mobilisent pour dénoncer et sensibiliser le grand public face aux situations de mal-logement. Aurélie participe régulièrement à des manifestations aux côtés d’autres bénévoles. « Nos actions visent à alerter les autorités pour qu’elles agissent concrètement contre ce fléau et à mobiliser les donateurs pour soutenir les associations » explique-t-elle.

    Chiffre-clé

    50 % des personnes mal logées en France sont des propriétaires occupants (1) n’ayant pas les moyens financiers d’entretenir leur habitation.

    3 Devenir bénévole contre le mal-logement, est-ce pour moi ?

    Pas besoin d’être un as du bricolage pour participer à la lutte contre l’habitat insalubre ! Quels que soient vos aptitudes et le temps que vous pouvez consacrer pour aider les autres, cet engagement est une vraie source d’apprentissage et de gratification. Vous souhaitez vous lancer ? Vous pouvez commencer par contacter les associations de lutte contre le mal-logement qui œuvrent près de chez vous, ou vous connecter sur des sites d’appel au bénévolat comme Diffuz, la plateforme des défis solidaires de la Macif.

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires comme l’association Murmur ou Vivrensemble.
    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe près de 600 000 logements indignes ou insalubres en France (1).
    • Des associations luttent contre le mal-logement au quotidien et partout en France.
    • Les bénévoles participent à diverses actions : travaux, conseils, démarches administratives…

    (1) Fondation Abbé Pierre, SOS taudis, lutter contre l’habitat indigne, 2018

    (2) Légifrance, 2021

    (3) service-public.fr, Logement décent, 2019

    (4) Fondation Abbé Pierre, 25e rapport sur l’état du mal-logement en France, 2020

  • 8 bons réflexes avant de partir en vacances

    8 bons réflexes avant de partir en vacances

    1 Informez vos voisins de votre départ

    En votre absence, vos voisins peuvent vous rendre de multiples services ! Au minimum, ils peuvent garder un œil sur votre domicile et repérer les éventuelles intrusions pour donner l’alerte. Mais si vous leur confiez vos clés, ils peuvent aussi arroser les plantes, vérifier que tout va bien dans la maison, nourrir le poisson rouge, relever le courrier et intervenir plus rapidement en cas de dégât des eaux par exemple.

    2 Occupez-vous du courrier

    Pour que votre boîte aux lettres débordante ne révèle pas votre absence, faites suivre votre courrier sur votre lieu de vacances ou demandez à La Poste de le garder temporairement. Encore plus simple, vous pouvez le faire relever par une personne de confiance en lui confiant la clé de votre boîte aux lettres.

    3 Protégez votre domicile et vos biens

    Si vous n’avez personne à qui confier ce rôle, vous pouvez informer le commissariat de police ou la gendarmerie les plus proches de votre domicile. Dans le cadre de l’opération tranquillité vacances, ils pourront jeter un coup d’œil chez vous lors de leurs missions quotidiennes de surveillance du quartier.

    Par ailleurs, si vous avez récemment acquis des objets de valeurs, il est important de le signaler à votre assureur, qui adaptera si besoin votre contrat en conséquence. Cela ne découragera en rien les voleurs, mais vous aurez l’esprit plus tranquille si vous avez la certitude que tous vos biens sont assurés.

    Lire aussi : Sécurité : ces nouvelles technologies qui protègent votre habitation des cambriolages

    Le saviez-vous ?

    La Macif vous couvre en cas de cambriolage grâce à l’offre assurance Habitation.
    Renseignez-vous !

    4 Faire garder Médor

    Si vous ne pouvez pas emmener vos animaux de compagnie avec vous, plusieurs solutions de garde s’offrent à vous : le confier à un proche ou demander aux voisins de venir régulièrement nourrir l’animal par exemple, ou encore recourir classiquement aux chenils. Plus original, vous pouvez aussi faire appel à des « pet-sitters » qui vont venir chez vous s’occuper de votre chien ou de votre chat contre rémunération. Des « familles d’accueil » pour animaux existent aussi, qui garderont votre animal le temps des vacances.

    5 Coupez l’eau, le gaz, l’électricité

    On n’est jamais à l’abri d’une canalisation ou d’un joint qui lâche, même en plein été. Si vous êtes absent, cela peut se traduire par d’importants dégâts car personne ne sera là pour intervenir. D’où l’utilité de couper l’arrivée d’eau au niveau de la vanne centrale. Comme ça, plus de pépin ! Idem pour le gaz et l’électricité, simples précautions de base. Pour éviter les surtensions en cas d’orage, débranchez également les appareils électriques sensibles (télévision, ordinateur, chaudière, lave-vaisselle, etc.).

    6 Dégivrez le frigo

    Si vous coupez l’électricité en partant, anticipez en dégivrant votre frigo : inutile de le faire tourner pour rien pendant trois semaines. C’est aussi l’occasion de le nettoyer à fond et de faire baisser sa consommation en éliminant la couche de givre du congélateur. Si vous décidez de le laisser tourner, videz-le bien des aliments périssables (fruits et légumes, viandes et charcuteries, laitages, restes divers, œufs, etc).

    Dans le même ordre d’idées, vérifiez qu’il n’y a pas de paquets entamés et mal refermés dans vos placards, qui risqueraient d’attirer les insectes. Pensez aussi à bien sortir toutes les poubelles et nettoyez-les avant de les rentrer.

    7 Scannez vos papiers

    Permis de conduire, carte d’identité, passeport… Ces papiers sont indispensables pour voyager, malheureusement on n’est jamais à l’abri d’une perte ou d’un vol lorsqu’on est loin de chez soi. Avoir des photocopies ou a minima un scan de ces précieux documents peut alors s’avérer très utile : ces copies peuvent permettre d’effectuer certaines démarches et aider au renouvellement des originaux. Pour les récupérer facilement à distance, adressez-les à vous-même par mail.

    8 Fermez tout !

    Ça semble évident, et pourtant il n’est pas rare de partir en ayant laissé une fenêtre ouverte. Avant de partir, faites le tour de toutes les pièces de votre domicile : fermez les volets, les fenêtres et fenêtres de toit, les vasistas, le garage, la cave, les remises, le grenier… Fermer à clé certaines portes intérieures (par exemple entre le garage et la cuisine) peut ralentir les cambrioleurs, c’est toujours bon à prendre !

     

    L’Essentiel de l’article

    • Informez vos voisins de votre départ.
    • Si vous partez longtemps, faites relever votre courrier.
    • Coupez l’eau, le gaz et l’électricité.
    • Dégivrez votre frigo.
    • Scannez vos documents importants.
    • Fermez soigneusement tous les accès.
  • Devenir propriétaire : 5 bons plans pour accéder à la propriété immobilière

    Devenir propriétaire : 5 bons plans pour accéder à la propriété immobilière

    1 Bénéficier d’aides pour accéder à la propriété à coût maîtrisé

    L’État propose plusieurs dispositifs pour vous aider à acheter votre premier bien immobilier. Parmi eux, le PTZ (Prêt à Taux Zéro) (1), qui vous permet, selon vos revenus, de financer une partie de l’achat ou de la construction de votre résidence principale. Le PTZ peut se cumuler au PAS (Prêt d’Accession Sociale) (2), accordé aux familles ayant des revenus modestes souhaitant acquérir ou faire construire leur résidence principale. D’autres critères tels que la localisation du futur logement et le nombre d’occupants entrent en compte.

    Sous certaines conditions, vous pouvez également bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 % (contre 20 % normalement) (3) si vous achetez un logement neuf en zone dite ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ou en QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).

    Vous souhaitez assurer votre logement ?

    Le contrat Macif Habitation vous permet d’assurer une résidence principale ou secondaire, un logement mis en location voire même une maison en construction. Choisissez la formule qui vous convient.

    2 Placer son argent pour se constituer un apport personnel

    Autre astuce : épargner grâce à différents supports d’investissement comme le Livret A ou le Livret d’Épargne Populaire (LEP) pour vous créer un apport personnel dans le but de vous constituer un patrimoine immobilier. S’il n’est pas obligatoire, l’apport personnel peut servir à payer les frais liés à l’emprunt (frais de notaires et/ou de garanties, caution, etc.). Sans compter qu’il permet également d’obtenir un taux plus intéressant auprès de votre banque et d’augmenter votre capacité d’emprunt !

    Bon à savoir

    Pour bénéficier d’un placement plus rémunérateur que l’épargne bancaire, vous pouvez souscrire un contrat d’assurance vie ou opter pour l’épargne salariale (dispositif d’épargne collectif proposé par certaines entreprises).

    3 Se faire accompagner par un courtier pour obtenir le meilleur financement

    Spécialiste du crédit immobilier, le courtier contacte les banques et autres organismes financiers pour vous aider à obtenir le meilleur taux d’intérêt pour votre prêt et trouver la solution de financement optimale pour votre projet immobilier. Faire appel aux services d’un courtier n’est pas réservé aux plus aisés et peut permettre de faire des économies en réduisant considérablement votre dette.

    4 Acheter de particulier à particulier pour faire des économies

    En passant par une agence pour l’achat d’un bien immobilier, vous payez les honoraires de l’agent immobilier. Ces frais correspondent à une somme fixe ou à un pourcentage du prix de vente final. Acheter directement auprès d’un particulier vous permet donc de faire des économies non négligeables.

    Néanmoins, l’agent immobilier a un devoir de conseil et vous permet de gagner du temps. En effet, celui-ci vous propose une liste de biens répondants à vos souhaits, et vous évite de passer des heures à trier les petites annonces. Il vous garantit également d’acquérir votre bien au juste prix, sans avoir à étudier le marché immobilier. L’achat entre particuliers permet donc de faire des économies, mais certaines précautions sont à prendre afin de déjouer les pièges et d’acheter en toute sérénité.

    5 Choisir la location-accession pour devenir propriétaire progressivement

    Le prêt social location-accession (PSLA) vous permet d’acheter le logement que vous occupez après l’avoir loué pendant un certain temps. Vous signez d’abord un contrat de location-accession avec le propriétaire, qui s’engage à vous transférer la propriété du logement au terme d’une période donnée et moyennant un prix préalablement fixé. Pendant cette location, vous versez chaque mois une somme au propriétaire, intégrant le prix du loyer fixé et une avance sur le prix de vente. À l’issue de la période dite de jouissance, vous pouvez décider d’acquérir le logement en signant un contrat de vente.

    Le cas échéant, le montant que vous avez déjà réglé au titre de l’avance sera déduit du prix de vente. Ce dispositif réservé aux ménages aux revenus modestes, permet d’accéder à la propriété grâce à un prix de vente attractif, un prêt aux mensualités avantageuses et une exonération de taxe foncière pendant 15 ans (4).

    Comment trouver un bien immobilier à acheter ?

    La Macif vous guide dans votre projet.

    L’Essentiel de l’article

    • Profitez des financements aidés pour acquérir votre premier bien immobilier.
    • Dénichez le meilleur taux immobilier grâce à un courtier.
    • Envisagez l’achat de particulier à particulier ou optez pour la location-accession.

    1) service-public.fr, Prêt à taux zéro (PTZ), 2020

    2) service-public.fr, Prêt d’accession sociale (PAS), 2020

    3) ANRU, TVA à taux réduit pour l’accession à la propriété en « zones ANRU »

    4) bofip.impots.gouv, IF – Taxe foncière sur les propriétés bâties – Champ d’application et territorialité – Exonération temporaire de longue durée en faveur des constructions de logements faisant l’objet d’un contrat de location-accession, 2020

  • Accident de bricolage et de jardinage : 3 conseils pour les éviter

    Accident de bricolage et de jardinage : 3 conseils pour les éviter

    1 Vérifiez l’état de votre matériel

    Lorsque vous jardinez ou que vous bricolez, il est essentiel de travailler avec des outils adaptés et en bon état. Après la saison hivernale, pensez à lubrifier avec quelques gouttes d’huile de graissage les parties articulées de vos outils. Si vous utilisez un coupe-herbe, une tronçonneuse ou un taille-haie, ne tentez jamais de débarrasser l’herbe sans avoir préalablement coupé le courant ou mis l’appareil hors tension. Après usage, pensez à bien les nettoyer avec de l’alcool à brûler ou de l’alcool à 90° pour ne pas entraver leur mode de fonctionnement.

    Parmi les AcVC (accidents de la vie courante), 12 % se produisent dans le jardin (2). Ne laissez pas traîner vos instruments au sol : râteau, coupe-bordure, sécateurs ou objets coupants, surtout si vous avez des enfants en bas âge !

    Si vous utilisez une tondeuse, évitez également de tondre l’herbe lorsqu’elle est mouillée, car elle aura tendance à coller à la lame, ce qui peut stopper le fonctionnement de l’appareil. Portez des gants pour retirer l’herbe et bien entendu, ne le faites que lorsque la tondeuse est à l’arrêt. Chaque année, 800 accidents sont liés à l’utilisation d’une tondeuse (3).

    Après usage, nettoyez vos instruments avec soin. Désinfectez par exemple la lame de votre sécateur avec de l’alcool à brûler, car la sève des arbres est collante, ce qui peut provoquer une mauvaise coupe et surtout fragiliser l’outil et occasionner des blessures à son utilisateur.

    Rangez vos outils et produits chimiques en lieu sûr, sous clé et hors de portée des enfants. Désherbant, essence, antirouille, alcool à brûler sont des produits classifiés dangereux, ne jouez pas aux apprentis sorciers en mélangeant les contenants ou en modifiant les contenus.

    Bricolez à deux

    Évitez de réaliser des travaux en hauteur si vous êtes seul à la maison. En cas de chute, personne ne pourrait vous porter secours. Or chaque année, 300 000 personnes arrivent aux urgences suite à un accident de bricolage et/ou de jardinage. (5)

    Produits de bricolage : attention danger !

    • Toxique :

      Produit à utiliser en prenant des précautions. Assurez-vous d’être équipé comme mentionné sur le packaging du produit.

    • Nocif :

      La peau et les yeux ne doivent pas entrer en contact avec le produit : utilisez des gants et des lunettes pour vous en protéger. Évitez également de respirer ou avaler le produit.

    • Inflammable :

      Utilisez ce produit à l’écart de toute flamme ou étincelle.

    • Accident de bricolage et de jardinage : 3 conseils pour les éviter
    • Accident de bricolage et de jardinage : 3 conseils pour les éviter
    • Accident de bricolage et de jardinage : 3 conseils pour les éviter

    2 Soyez vigilant

    Que vous jardiniez ou que vous bricoliez, retirez vos bijoux – surtout les bagues : une alliance qui s’accroche peut arracher un doigt !

    Si vous utilisez une échelle, placez-la sur des supports stables et résistants et travaillez à deux si possible en demandant à la personne de tenir le bas de l’échelle ou de vous assister pour apporter les outils, ce qui vous évitera de monter et descendre. Une fois vos travaux réalisés, repliez l’échelle pour éviter qu’un enfant puisse y monter.

    Le saviez-vous ?

    Une coupure de seulement 2 mm de profondeur peut suffire à sectionner un nerf (4).

    3 Protégez-vous en portant des vêtements de sécurité

    Pour bricoler, portez des vêtements de sécurité : gants de protection, lunettes de sécurité et chaussures qui vous éviteront de vous blesser.

    Pour jardiner, débroussailler ou tailler, portez des gants de protection et des vêtements longs : pantalon et manches longues qui vous éviteront également les piqûres d’insectes.

    Lorsque vous tondez votre pelouse, vous n’êtes pas à l’abri d’un débris projeté qui pourrait abîmer votre cornée. Glissez dans vos poches une pipette de sérum physiologique, en cas de petites poussières légères. Mais si un corps étranger se glisse dans votre œil, mieux vaut composer le 15 si cela vous semble urgent.

    Évitez les chaussures ouvertes. Préférez des chaussures fermées voire des chaussures de sécurité.

    Enfin, lors de fortes chaleurs, pensez à mettre un chapeau ou une casquette pour éviter les insolations et surtout : hydratez-vous !

    Bon à savoir

    Effectuez un rappel de vaccin tétanos, tous les dix ans. Cette toxine est un poison produit par une bactérie présente dans la terre et se transmet au contact d’une plaie ou d’une blessure.

    Gare aux intoxications par plante

    1 intoxication accidentelle sur 10 se produit dans le jardin (2). Certaines plantes comme le laurier-rose, le chèvrefeuille ou l’aubépine, peuvent être très toxiques en cas d’ingestion par les enfants en bas âge et les animaux. Sensibilisez vos enfants et prenez conseil auprès d’un professionnel lors de l’achat de vos plantes. Pour toute question en cas d’intoxication par plante, contactez le centre antipoison de votre région, et ce 7j/7, 24h/24.

    Vous êtes bricoleur ?

    Le contrat Garantie Accident de la Macif vous préserve vous et votre famille des conséquences financières d’un décès ou d’une incapacité permanente à la suite d’un accident* !

    L’Essentiel de l’article

    • Vérifiez l’état de votre matériel.
    • Travaillez si possible à deux.
    • Soyez vigilant avec certains outils ou certains produits.
    • Portez des protections (lunettes, chaussures de sécurité, gants).

    (1) Observatoire Mavie, « Les accidents domestiques », 2017
    (2) Attitude Prévention, « Dangers à la maison », 2018
    (3) Attitude Prévention, « Vigilance dans les jardins : gare aux accidents ! », 2013
    (4) Attitude Prévention, « Comment éviter les accidents de la main ? », 2018
    (5) Attitude Prévention, « Accidents des yeux : risques et prévention ! », 2017
    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
  • 5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    123 millions : c’est en tonnes la quantité de CO2 émise chaque année par le secteur du bâtiment en France (1). En plein débat sur le réchauffement climatique, il constitue l’un des domaines à transformer en profondeur pour réussir la transition énergétique. Objectif : rendre le bâtiment plus économe en énergie mais aussi plus respectueux de l’environnement et de la santé de tout un chacun.

    Or, certains matériaux judicieusement produits sont d’ores et déjà capables de réduire l’impact écologique des habitations tout en préservant la santé de leurs occupants. Ne contenant aucun composant susceptible de dégager des matières toxiques comme le formaldéhyde ou les composés organiques volatils (COV), ces matériaux écologiques couvrent aujourd’hui une large gamme de produits. Ils peuvent ainsi être utilisés à diverses étapes de la construction ou de la rénovation d’un logement, du gros œuvre aux finitions. Une bonne nouvelle pour les Français qui placent la performance environnement parmi leurs critères prioritaires lors de la construction de leur maison. Des valeurs écologiques qu’ils sont 71 % à partager (2).

    1 Le bois

    Le bois est très prisé pour la construction dans le nord de l’Europe. Et pour cause, il multiplie les bons points. Selon une infographie du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, opter pour le bois plutôt que le béton, c’est réduire de 55 % les émissions de dioxyde de carbone liées à la construction de maisons individuelles et de 60 % pour les logements collectifs (3). Ce matériau naturel, s’il est certifié PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council), permet ainsi d’allier écologie et habitat sain.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    Le saviez-vous ?

    En plus d’être un matériau écologique, le bois, à poids égal, est 30 % plus résistant que l’acier et six fois plus résistant que le béton armé. (3)

    2 Les laines de lin, de coton ou de chanvre

    Essentiellement composées de lin ou de coton industriels recyclés, ces laines permettent de réaliser l’isolation thermique et phonique des bâtiments. Quant à la laine de chanvre, elle est issue de fibres naturelles conditionnées. À l’instar des laines de lin et de coton, ce sont ses qualités en matière d’isolation phonique et thermique qui sont particulièrement appréciées. Toutes s’utilisent en substitution de la laine de verre et sont, à la différence de cette dernière, naturelles, saines, sans danger pour la santé et renouvelables.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    3 Le bambou

    Après avoir fait ses preuves sur le continent asiatique, le bambou séduit de plus en plus le secteur du bâtiment en Europe (4). Et pour cause, sa rapidité de pousse en fait une matière renouvelable par excellence. 5 ans suffisent au renouvellement d’une forêt de bambous, contre 50 pour une forêt de chênes (5). Présentant une empreinte carbone * neutre, il est par ailleurs très léger, ce qui facilite son transport. Dans le secteur du bâtiment, le bambou sert notamment à la réalisation de parquets. Et pour être dans une démarche écologique aboutie, si vous faites le choix du bambou, vérifiez qu’il soit produit en France.

     

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    * L’empreinte carbone est la quantité de CO2 émise par un objet, une entreprise ou un être humain tout au long de son cycle de vie.

    Envie de changement chez vous ?

    Macif Service travaux vous accompagne dans vos projets de rénovation énergétique, d’embellissement ou de modernisation grâce à un réseau de professionnels de confiance.

    4 L’écorce de liège

    Imputrescible, résistant aussi bien aux insectes qu’aux rongeurs, à l’humidité qu’au feu, le liège est depuis longtemps utilisé pour l’isolation acoustique mais aussi pour la décoration des murs et des sols. Après avoir été réduite en grains, l’écorce de liège est agglomérée pour former des panneaux. Attention toutefois, pour s’assurer du caractère écologique de ce matériau, il doit être conforme aux labels environnementaux PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council) (6).

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    5 Les peintures écologiques

    Biodégradables, sans solvant, sans dérivé pétrolier ni métaux lourds, peu polluantes et moins nocives pour la santé, les peintures écologiques (biologiques ou naturelles) ont le vent en poupe. Généralement labellisées Ecolabel Européen ou NF Environnement, elles sont fabriquées à base d’eau ou d’huiles végétales, auxquelles s’ajoutent des composants d’origine végétale ou minérale (chaux, blé, argile…). Les teintes sont également obtenues par l’ajout de pigments naturels.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez le bois au béton pour réduire les émissions de CO2.
    • Pour isoler votre logement, optez pour des laines de fibres végétales.
    • Pour un parquet écolo, choisissez le bambou.
    • Le liège : un matériau résistant !
    • Pour vos murs, adoptez les peintures écologiques.

    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Énergie dans les bâtiments », 2016
    (2) Batinfo.com, « Les Français et la construction de leur maison », 2017
    (3) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, « La construction bois », 2015
    (4) Batiweb, « Le bambou entre désormais dans les constructions », 2013
    (5) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012
    (6) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012