Étiquette : Habitat

  • 9 conseils pour protéger votre maison en hiver

    9 conseils pour protéger votre maison en hiver

    1 L’isolation

    Vérifier la toiture

    Pour éviter que mauvaise saison ne rime avec infiltrations, il est important de faire vérifier régulièrement votre toiture par des professionnels. Ils évalueront la nécessité de faire des réparations ou de procéder à un simple nettoyage de la couverture.

    Renforcer l’isolation thermique

    Le froid s’immisce souvent par les combles ou par le pourtour de fenêtres un peu anciennes. Avant l’hiver, c’est le bon moment pour entreprendre des travaux d’isolation : une maison bien isolée, c’est une maison au chaud et des économies de chauffage. Pour vérifier votre isolation, tournez-vous vers un professionnel des bilans thermiques, ou vers l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) de votre département, qui saura vous conseiller et propose également des diagnostics pour vos travaux d’isolation.

    Dégager les gouttières

    Avant l’hiver, assurez-vous que l’eau s’écoule librement dans vos gouttières. Lorsque le gel arrive, l’eau qui stagne dans une gouttière bouchée risque de la déformer, de l’endommager et de provoquer des infiltrations d’eau dans la maison.

    Protéger les canalisations

    Lorsque la température se maintient pendant 24 heures au-dessous de 0 °C, toutes les tuyauteries situées hors des locaux chauffés doivent être vidées sous peine de dégâts. Coupez l’alimentation en eau et vidangez toutes les canalisations et installations hydrauliques. À défaut, protégez-les par une gaine isolante ou des câbles chauffants.

    Isoler votre compteur d’eau

    Votre compteur d’eau appartient à votre fournisseur d’eau, mais vous êtes responsable de son entretien. N’oubliez pas de le protéger contre le gel en l’entourant d’un isolant efficace. Surveillez aussi régulièrement son affichage pour détecter toute anomalie révélatrice de fuites.

    Protégez votre habitation !

    Le contrat Assurance Habitation Macif prévoit une option pour protéger vos canalisations extérieures en cas de grand froid* !

    2 Les sources d’incendies domestiques

    Surveiller les appareils électriques

    Les guirlandes électriques classiques (non LED), les chauffages d’appoint et autres appareils électriques peuvent présenter des risques d’incendie. Veillez à toujours les éteindre lorsque vous vous absentez, même pour très peu de temps.

    Ramoner les conduits

    Pour réduire les risques d’incendie, il est indispensable de faire ramoner les cheminées une à deux fois par an par des professionnels, tout comme les conduits de chaudières, poêles et inserts.

     

    Calculez le QI de votre maison !

    Le QI d’une habitation, c’est son Quotient Incendie. Pour évaluer le vôtre et découvrir comment l’améliorer, faites le test sur Macif.fr : 15 questions pour évaluer le niveau de protection de votre maison contre les incendies et si vous avez les bons réflexes en cas de sinistre.

    3 L’entretien du système de chauffage

    Effectuer les révisions obligatoires

    Toutes les chaudières doivent faire l’objet d’un entretien annuel, effectué par un professionnel. Cette révision obligatoire limite les risques d’intoxication au monoxyde de carbone et les pannes, et elle augmente la durée de votre installation. Une chaudière bien entretenue est 8 à 12 % plus économe en énergie* et émet moins de monoxyde de carbone (CO).

    Purger les radiateurs

    Avant de remettre en route le chauffage, pensez à purger les radiateurs à eau pour chasser les bulles d’air qui les empêchent de fonctionner correctement. C’est très simple : dévissez la petite molette située en haut pour laisser échapper les bulles d’air emprisonnées dans la tuyauterie.

    1 °C de moins,

    de 20 °C à 19 °C, c’est un pull en plus et c’est surtout 7 % de consommation en moins !

    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Vérifier l’état des toitures, gouttières et de l’isolation.
    • Isolez vos canalisations et compteurs.
    • Faites vérifier votre chaudière.
    • Faites ramoner votre cheminée.

    Source : ADEME, juillet 2016.
  • 4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

    4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

    4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

     

     

    1 La chaudière à condensation

    Comme sa cousine traditionnelle, la chaudière à condensation produit de la chaleur par la combustion de gaz naturel. Mais elle a la particularité de récupérer également la chaleur de la vapeur d’eau issue de la combustion, ce qui augmente ses performances de 15 à 20 % pour une consommation identique (1).

    À la clé, jusqu’à 30 % d’économie sur vos factures ! De quoi amortir assez rapidement le prix d’achat situé entre 1 200 et 5 500 € pour les modèles courants (hors pose), contre 700 à 4 000 € pour une chaudière standard. D’autant que son installation permet de bénéficier du CITE, le crédit d’impôt pour la transition énergétique, soit 30 % sur les dépenses liées à l’achat et l’installation.

    2 Dans le sud, installez du solaire sur le toit

    Des capteurs solaires thermiques installés sur le toit de votre habitation captent les rayons du soleil et les transforment en énergie qui vient chauffer l’eau circulant dans le système de chauffage. La chaleur est le plus souvent restituée via des radiateurs basse température ou un plancher chauffant.

    Évidemment, ce système est dépendant de l’ensoleillement, c’est pourquoi il est généralement couplé à un système à bois ou à gaz pour compenser les périodes défavorables. De ce fait, l’économie réalisée finalement sera plus importante dans les régions méridionales qu’en Île-de-France ou dans le Nord. Par exemple, avec la même installation solaire, vous pourrez couvrir plus de 50 % de vos besoins si vous résidez à Marseille, contre 30 % à Strasbourg (1).

    Les prix d’installation sont assez élevés (13 000 € pour 10 m2 de capteurs et 70 m2 de surface de chauffe), il faut donc bien calculer ses besoins et le potentiel d’ensoleillement de votre région avant d’opter pour cette solution, elle aussi éligible au CITE.

    À SAVOIR

    Le programme Habiter Mieux, initié par le gouvernement et l’ANAH, permet aux propriétaires ne dépassant pas un certain seuil de revenus de bénéficier d’aides pour la rénovation énergétique de leur logement (isolation intérieure et/extérieure, changement du système de chauffage). Les aides s’échelonnent de 7 000 à 10 000 €.

    3 La pompe à chaleur

    La pompe à chaleur (PAC) regroupe des réalités techniques assez différentes mais toutes ont en commun de « pomper » une source froide (eau ou air) pour la réchauffer avant de la restituer, ou l’inverse. Selon le sens choisi, elle peut donc servir à chauffer un logement ou à le rafraîchir, ou les deux (climatisation réversible).

    Son fonctionnement s’appuie sur le principe thermodynamique de compression et de détente des fluides (liquides ou gaz) qui a pour effet de produire de la chaleur ou du froid. Lorsqu’elle pompe de l’air, la PAC est dite aérothermique, et lorsqu’elle pompe de l’eau, on parle de PAC géothermique (voir ci-dessous).

    L’aérothermie

    La chaleur est produite à partir de l’air capté dehors, qui est ensuite injecté dans une pompe à chaleur où il est comprimé pour se réchauffer avant d’être restitué à l’intérieur de l’habitation. Ce système a la particularité d’être réversible : l’air chaud capté en été est refroidi par détente (le contraire de la compression) et utilisé pour climatiser les pièces. C’est un système performant, relativement facile à installer (2). Côté prix, comptez autour de 11 000 € HT, pose comprise (4).

    La géothermie

    La géothermie exploite la chaleur naturelle du sous-sol et des eaux souterraines. Elle peut être utilisée pour produire de l’électricité ou directement de la chaleur. Son efficacité dépend bien sûr de la ressource naturelle, car tous les environnements et les terrains ne se valent pas. Les performances sont qualifiées de « haute énergie » (plus de 150 °C), « moyenne énergie » (90 à 150 °C), « basse énergie » (30 à 90 °C) et « très basse énergie » (moins de 30 °C). Le chauffage géothermique consiste donc à puiser les eaux chaudes en profondeur (1 à 2 km généralement en France) (2) pour la faire remonter et circuler dans un système de chauffage, le plus souvent au sol. Si la chaleur de la source d’eau est insuffisante (ce qui est souvent le cas), elle est augmentée par l’ajout d’une pompe à chaleur. C’est un système dont les prix dépendent des conditions naturelles et sont donc très variables : de 10 000 à 16 000 € (4) en moyenne, pour une installation complète dans une maison de 120 m2.

    4 Le vitrage chauffant

    Encore confidentiel, le vitrage chauffant présente pourtant bien des avantages. Dans ce double ou triple-vitrage innovant, la vitre intérieure est chauffée par circulation d’un courant électrique qui active une couche d’oxyde métallique microscopique. L’intérieur de la pièce est alors réchauffé par rayonnement, avec des gains énergétiques annoncés d’environ 30 %. Il a pour lui d’être esthétique, économique à l’usage et d’assainir votre intérieur en éliminant la condensation. Inconvénient majeur : il est encore très coûteux. Comptez environ 1 000 € par m2 de vitrage, sachant qu’il faut 5 m2 pour chauffer une pièce de 20 m2

    Pour financer vos travaux de rénovation et d’aménagement de l’habitat, souscrivez un crédit travaux.

    Et pour tous les travaux d’économie d’énergie et d’équipement de développement durable éligibles à un crédit d’impôt, optez pour le crédit Développement Durable de la Macif.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

     

    L’Essentiel de l’article

    • Les chauffages nouvelle génération font souvent appel aux énergies renouvelables.
    • S’ils fonctionnent aux énergies fossiles, leur performance permet une consommation abaissée.
    • Ils sont souvent coûteux à l’installation mais économiques à l’usage.
    • Il existe des aides et des crédits d’impôts pour les travaux de rénovation énergétique. Pour connaître les dépenses éligibles, consulter le site de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

    (1) ADEME, Les chaudières performante

    (2) ADEME, Le soleil au service de votre confort, le chauffage et l’eau solaires

    (3) ADEME, Installer une pompe à chaleur

    (4) Observatoire des énergies renouvelables

    ANAH, Les Cahiers de l’ANAH, n°153, 2017

  • Jeunes : tout savoir pour bien gérer son budget logement

    Jeunes : tout savoir pour bien gérer son budget logement

    1 Les frais à prévoir

    Le dépôt de garantie

    Aussi improprement appelée caution, cette somme correspond au plus à un mois de loyer hors charges dans les locations vides. Elle est encaissée lors de la signature du contrat de location par le propriétaire et a pour but d’indemniser ce dernier en cas de dégradations éventuelles ou de dettes restées impayées. Ce n’est qu’au moment de son départ que le locataire pourra en récupérer tout ou partie selon l’état du logement et de l’existence ou non d’arriérés.

    Les frais d’agence

    Si vous avez fait appel à un professionnel de l’immobilier, vous devrez vous acquitter des frais d’agence. Ils couvrent les frais divers (visites, constitution du dossier, etc.). Les frais d’agence sont encadrés depuis 2014, et plafonnés en fonction de la surface et de la zone géographique du logement (de 8 à 12 euros par m2 selon les communes). Leur montant doit être clairement annoncé au candidat à la location.

    L’état des lieux d’entrée peut également faire l’objet de frais spécifiques, qui sont là aussi plafonnés à 3 euros par m2. L’état des lieux est à frais partagés entre le bailleur et le locataire. La part payée par le locataire ne peut excéder le montant payé par le bailleur. Par exemple, si l’état des lieux est facturé 100 euros, les frais à la charge du locataire sont de 50 euros maximum.

    Le premier mois de loyer à payer dès l’entrée dans le logement

    Qu’il s’agisse d’un logement loué directement à un particulier ou via une agence, vous devrez verser le premier mois de loyer immédiatement. L’entrée dans le logement se faisant généralement dans la foulée de la signature du bail, il vous faut donc anticiper qu’entre le dépôt de garantie et le premier loyer, vous devrez verser l’équivalent de deux mois de loyer d’un coup, voire trois mois dans le cas d’un meublé !

    Les provisions pour charges

    En plus du premier loyer vous aurez également à verser une provision sur charges. Ces dernières représentent les frais attenants au logement, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, entretien des parties communes, service de gardiennage, ascenseur et dans certains cas chauffage, consommation d’eau, etc.). Elles représentent en moyenne 7 % du loyer dans le secteur privé (1) mais peuvent être beaucoup plus élevées en fonction de ce qu’elles comprennent. La provision sur charge correspond à la mensualité versée au bailleur, au titre des charges locatives en plus du loyer. Elle peut faire l’objet d’une régularisation annuelle si les frais réels s’avèrent inférieurs à la provision. Le contraire peut également avoir lieu dans le cas d’une consommation d’eau supérieure aux prévisions, par exemple.

    Le contrat d’assurance

    Assurer votre logement est obligatoire afin de vous couvrir en cas de dommages (incendie, dégâts des eaux, etc.). Vous devez donc souscrire a minima une assurance pour les risques locatifs, et idéalement une assurance multirisque habitation, sous peine de voir votre bail résilié par le propriétaire.

    La (re)mise en service des compteurs

    Au moment de votre entrée dans votre nouveau logement, l’ancien locataire doit avoir résilié son contrat chez son fournisseur d’électricité et de gaz. À vous de contacter votre propre fournisseur pour souscrire un nouveau contrat, si possible au moins quinze jours avant votre date d’emménagement. Cela vous garantira d’avoir de l’électricité en arrivant dans votre logement, et réduira vos frais de mise en service, qui sont plus élevés pour une installation sous 24 h ou 48 h par exemple.

    Vous avez moins de 25 ans ? 

    Profitez du contrat habitation Prem’s à moins 6 euros par mois*.

    *Voir conditions 

    2 Les aides possibles

    Le dispositif Loca-Pass

    L’avance LOCA-PASS® est un prêt à taux zéro pour financer tout ou partie de votre dépôt de garantie (1 200 euros maximum). Cette aide est ouverte aux salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole, aux moins de 30 ans en formation professionnelle ou en recherche d’emploi, et aux étudiants salariés, sous conditions. Vous pouvez également prétendre à la garantie Visale proposée aussi par Action logement, sous conditions.
    Plus d’infos sur https://locapass.actionlogement.fr/

    L’aide personnalisée au logement conventionné (APL)

    Cette aide financière allouée par la CAF est ouverte à tous, sans limite d’âge. Son obtention dépend du niveau de ressources, du montant du loyer, ainsi que du lieu de résidence. Vous pouvez faire une simulation pour connaître son montant. Elle est versée pour les locations et colocations. Le versement s’effectue en général directement auprès du bailleur (qui ne doit avoir aucun lien de parenté avec le locataire).

    Plus d’infos sur www.caf.fr

    Bon à savoir

    Depuis la loi Elan de 2018, l’encadrement des loyers fixe des plafonds à ne pas dépasser pour la location d’un logement, meublé ou non. Seules les villes situées en zone tendue sont concernées, où la demande locative est plus forte que l’offre, et où les loyers sont très élevés, comme à Paris, Lyon, Nantes, Lille ou encore Marseille. Le but de cette loi est de favoriser l’accès au logement et de limiter les hausses de prix abusives dans certaines grandes villes.

    L’Essentiel de l’article

    • Au moment de la signature, des frais qui s’additionnent.
    • Un dépôt de garantie à provisionner ou à se faire avancer.
    • Assurer son logement : une obligation !
    • Faire une demande d’aide au logement (ALS ou APL).

    (1) Insee, enquête logement 2013

    (2) Fage.org, Logement étudiant : des chiffres alarmants qui nécessitent des actes !, 2017

    * location-etudiant.fr, Le baromètre des loyers en temps réel, consulté le 05/08/2020

  • Fact-checking : ce sont surtout les personnes âgées et seules qui se font cambrioler

    Fact-checking : ce sont surtout les personnes âgées et seules qui se font cambrioler

    Le risque d’être victime de cambriolage, contrairement à certaines croyances, a tendance à décroître avec l’âge. Les jeunes, de 25-34 ans, ont 30 % (1) de risque supplémentaire de se faire cambrioler par rapport aux personnes plus âgées, notamment en raison d’un manque de moyens financiers pour sécuriser leur domicile.

    Au-delà de l’âge, ce sont souvent les catégories socioprofessionnelles ayant des revenus plus élevés qu’apprécient les malfaiteurs, qui agissent après avoir repéré les habitudes de vie de leurs victimes. Ils profitent également des horaires à rallonge de certaines professions, comme les artisans, commerçants, chefs d’entreprise ou encore agriculteurs exploitants, pour visiter leurs logements plus longuement inoccupés dans la journée, et parfois tard le soir.

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    Chiffre-clé

    En 2018, 1,7 % (1) des ménages de France métropolitaine a subi un cambriolage ou une tentative de cambriolage, soit 490 000 ménages.

    Autre attrait pour les cambrioleurs : la taille de l’habitation. Si votre logement dépasse les 150 m2, votre risque d’être cambriolé est accru de 42 % (1). À noter que la situation géographique à elle aussi son importance, les grandes villes étant les plus visées par les cambriolages. Vous avez 1,4 fois moins de chance d’être « visité » si vous vivez à la campagne, alors que dans les villes de plus de 100 000 habitants, 2,3 % (1) des logements sont cambriolés. La répétition d’actes de cambriolage ou de vandalisme répétés dans votre quartier augmente également le risque de 29 % (1) d’être vous-même victime, car les cambrioleurs sont familiers des lieux, connaissent les systèmes de sécurité, les allées et venues, ce qui leur permet de gagner du temps pour commettre leurs méfaits. Ce qui peut faire chuter ces chiffres ? L’installation d’un ou plusieurs dispositifs de sécurité pour protéger votre habitation, qui permettent de diminuer les risques de cambriolage de 36 % (1).

     

    Fact-checking : ce sont surtout les personnes âgées et seules qui se font cambrioler

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    L’Essentiel de l’article

    • Les 25-34 ans sont la cible préférée des cambrioleurs.
    • Avoir un grand logement, dans une ville de plus de 100 000 habitants et/ou des revenus élevés augmente le risque d’être « visité ».
    • L’installation de 3 dispositifs de sécurité permet de faire baisser le risque de cambriolage de 36 %.

    (1) Intérieur.gouv, Les cambriolages et tentatives de cambriolage de résidences principales, 2019

  • Accident de barbecue : comment l’éviter ?

    Accident de barbecue : comment l’éviter ?

    En France, selon le ministère de la Santé, 200 accidents sont provoqués chaque année par l’utilisation d’un barbecue (1). Les principaux risques encourus par cet appareil de cuisson sont l’incendie, les brûlures et les intoxications causées par des fumées toxiques ou du gaz. Les conséquences peuvent être fatales si certaines mesures préventives ne sont pas appliquées ! Voici des conseils pour les éviter.

    1 Attention aux enfants et aux animaux de compagnie

    En effet, sur les 200 accidents de barbecue qui surviennent annuellement, 15 % touchent les enfants (1). Il est donc important de s’assurer que les enfants sont hors de portée avant même de préparer le barbecue et d’allumer le feu. Et éloignez aussi les animaux de compagnie : un chien trop gourmand peut provoquer bien des dégâts ! Veillez donc à ne pas laisser l’appareil, seul, sans surveillance. Pour cela, prévoyez tout le matériel et les aliments prévus au menu avant de vous lancer ou demandez de l’aide à quelqu’un de votre entourage.

    62 % des Français

    possèdent un barbecue (au charbon, au gaz ou en plancha) (2)

    2 Respectez les règles d’utilisation du barbecue

    L’appareil doit être placé à l’extérieur, dans un espace dégagé, à l’abri du vent et surtout loin d’objets combustibles. Il doit être situé dans un périmètre de sécurité à deux mètres des végétations et être disposé sur une surface plane et stable. Enfin, soyez toujours prévoyant en cas d’incendie : ayez toujours à votre portée un moyen d’extinction (sable, extincteur, source d’eau, arrosoir…).

    3 L’allumage doit être effectué avec précaution

    Restez à distance du feu au moment de l’allumage. Il est conseillé d’utiliser des allumettes de grande taille : ainsi vous n’aurez pas à approcher vos mains trop près du grilloir. Par ailleurs, n’utilisez jamais de liquides inflammables (essence, alcool à brûler, pétrole…) pouvant provoquer un jet de flammes. À la place, utilisez des blocs d’allumage. Ne soufflez pas sur le feu : des flammèches risqueraient de vous atteindre. Et privilégiez du charbon de bois ou du bois naturel pour l’allumage plutôt que du bois de récupération de type « cagette ». Celui-ci est souvent traité et peut dégager des fumées toxiques lors de la combustion.

    Bon à savoir

    Quand on lance un barbecue, il vaut mieux éviter les vêtements amples ou en fibres synthétiques. Il est important de ne pas conserver de boissons alcoolisées à proximité du barbecue, l’alcool pouvant s’enflammer. Enfin, l’usage de gants et d’un tablier est vivement recommandé.

    4 La cuisson doit être surveillée

    Elle se fait toujours à la braise, pas à la flamme ! Car la cuisson au barbecue peut produire des substances cancérigènes quand les aliments sont en contact avec les flammes. C’est ce qu’on appelle les HAP (hydrocarbures aromatiques polycliques). Quelques conseils doivent être appliqués pour les éviter. La grille de cuisson doit être située au minimum à 10 cm de la source de chaleur. Il est aussi préférable de favoriser les viandes maigres. En effet, les viandes grasses produisent des gouttes de graisse qui, sur les braises, peuvent raviver des flammes, favorisant ainsi la formation des HAP.

    En cas d’accident

    Si une personne est en feu, plaquez-la au sol pour étouffer les flammes et roulez-la dans une couverture si vous en avez une à proximité en matière non synthétique. Puis, appelez immédiatement le Samu (15) ou les pompiers. Avant leur arrivée, ne déshabillez jamais la personne, vous pourriez aggraver les lésions.

    5 Tenez vos enfants éloignés de la zone de cuisson

    Après la cuisson, le charbon du bois continue à brûler durant des heures. Éteignez le barbecue avec du sable sec plutôt qu’avec de l’eau. Et gardez en tête que le sable n’élimine pas la chaleur, les braises restent donc brûlantes. Ne manipulez pas un barbecue encore chaud et ne quittez pas les lieux avant d’être sûr que les braises soient totalement éteintes.

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    Le contrat Garantie Accident de la Macif vous préserve vous et votre famille en cas d’accident* !

    L’Essentiel de l’article

    • Éloignez les enfants du barbecue, même quand celui-ci vient d’être éteint car les braises restent brûlantes pendant des heures !
    • Laissez toujours l’appareil de cuisson à l’extérieur, sur une surface stable, loin de la végétation et des objets combustibles.
    • N’utilisez jamais de produits inflammables au moment de l’allumage.
    • Disposez la grille de cuisson à 10 cm des braises, jamais en contact direct.

    (1) Assurance Prévention, Vigilance dans les jardins : gare aux accidents ! 

    (2) BVA 2022
  • Mal-logement et solidarité : bricoler grâce à Bricobus

    Mal-logement et solidarité : bricoler grâce à Bricobus

    Avec quelques lacunes en bricolage mais surtout des difficultés financières, Hawa, 33 ans, et Marie-Lou, 53 ans, ont toutes les deux dû mettre un terme aux travaux qu’elles avaient entrepris pour rénover leur logement. L’association Bricobus, lancée par les Compagnons Bâtisseurs, leur est alors venue en aide pour les accompagner, les former et leur donner un petit coup de main pour sortir de la précarité.

    1 Solidarité et entraide, maîtres mots de l’association

    Les Compagnons Bâtisseurs, c’est un réseau national né en France en 1957, sur le principe de la construction de logements en chantier participatif. « L’idée était de faire de l’auto-construction, c’est-à-dire de reconstruire des logements, mais avec l’aide de bénévoles et d’étudiants. Aujourd’hui, il existe plusieurs associations régionales en France, même en Outre-Mer », précise Eve Louvet, coordinatrice au sein de l’association régionale Les Compagnons Bâtisseurs Nouvelle-Aquitaine, dont le siège est à Bordeaux. L’objectif de l’association est de favoriser l’insertion sociale et professionnelle par le logement et par les métiers du bâtiment. « Nos valeurs sont la transmission de savoirs et l’entraide, c’est vraiment le système du compagnonnage. Le but étant que les bénévoles comme les bénéficiaires, deviennent plus autonomes, apprennent à faire eux-mêmes et soient capables d’entreprendre seuls de futurs travaux », souligne-t-elle.

    Vous emménagez ?

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    Chiffre-clé

    Selon l’Anah, l’Agence Nationale de l’Habitat, on compterait en France, en 2019, entre 400 000 et 600 000 logements insalubres répartis un peu partout sur le territoire. (1)

    3 Bricobus : un soutien financier pour aller de l’avant

    Le dispositif Bricobus vient principalement en aide aux personnes en situation de précarité ou de mal-logement. « Nous travaillons en collaboration avec les travailleurs sociaux des départements. Ce sont souvent eux qui nous orientent vers les familles en difficulté financière. Mais, les gens peuvent aussi nous appeler directement s’ils souhaitent bénéficier de nos actions. » L’association étudie alors leur situation financière, sociale et technique pour trier les candidatures. « Nous regardons si les personnes peuvent être en capacité physique d’aider ou pas sur le chantier, la nature et l’ampleur des travaux envisagés, etc. Les dossiers passent ensuite en commission, avec nos partenaires. »

    L’association régionale Nouvelle-Aquitaine a soutenu Hawa, 33 ans, mère de deux enfants âgés de 5 et 3 ans. « J’ai vu un reportage à la télévision sur les Compagnons Bâtisseurs à Bordeaux. Je me suis renseignée, et j’ai vu qu’ils étaient aussi présents à Pau, près de chez moi, alors je les ai contactés », explique l’habitante de Ger (64). « Nos revenus fiscaux n’étant pas élevés, ils ont pu nous aider. » poursuit-elle.

    Avec son mari, Hawa rénove une vieille maison. L’an dernier, le couple avait besoin d’aide pour réhabiliter les 70 m2 de plancher, à l’étage. « Mon mari est un ancien ouvrier, mais il n’avait pas le matériel nécessaire pour faire ces travaux. Faire appel à une entreprise nous aurait coûté trop cher », explique-t-elle. Hawa et son mari ont alors déposé un dossier auprès du Bricobus de Pau. « Les Compagnons sont intervenus en juin 2019 pour nous aider à réaliser le plancher. Ils nous ont aussi aidés à financer une partie des fournitures, à hauteur de 90 %. Ils sont bien équipés, professionnels et bienveillants. Nous sommes très contents. En contrepartie, je les accompagnerai sur des chantiers près de chez nous. Si nous n’avions pas eu leur soutien, cela aurait été difficile pour nous de terminer les travaux. »

    Depuis deux mois, Hawa et sa famille ont quitté le mobile home dans lequel ils vivaient pour emménager dans leur maison. « Nous arrivons à la fin des travaux. Il nous reste le parquet dans une chambre et les peintures. On voit le bout », sourit la mère de famille.

    Chiffre-clé

    Pour chaque chantier, le Bricobus propose jusqu’à 10 jours d’intervention et 1 000 € maximum de matériaux pour les travaux. (2)

    4 Un dispositif sur mesure, souple et réactif

    La philosophie des Compagnons : « Faire du sur-mesure, être réactifs, être souple, répondre aux besoins des habitants, et ne pas s’enfermer dans un système trop administratif. » Des valeurs qui ont séduit Marie- Lou, 53 ans. « J’ai quitté la Réunion il y a un an car j’avais perdu mon emploi. Je suis rentrée à Pau, où ma famille est installée. Ici, j’ai fait l’acquisition d’un appartement très ancien où il y avait tout à refaire », raconte cette photographe de métier sans emploi. L’ampleur des travaux était considérable pour cette quinqua qui vit seule. Et des devis d’entreprises inaccessibles. C’est à la Maison de l’habitat de Pau qu’on lui a parlé de l’association des Compagnons Bâtisseurs. « J’ai réalisé plusieurs entretiens avec eux. Une petite équipe hypercompétente et très à l’écoute est venue visiter mon logement et repérer ce qu’il y avait de plus urgent à faire comme l’électricité qui n’était pas aux normes. »

    « J’ai beaucoup appris à leurs côtés : je sais monter une prise électrique et bricoler en toute sécurité. C’est inespéré de pouvoir être aidée comme ça, surtout quand on est seule. Cela m’a vraiment boostée. »

    Marie-Lou, 53 ans

    5 La force de l’entraide, un regain d’énergie

    Quand les Compagnons Bâtisseurs sont intervenus chez elle, cela faisait déjà trois mois que Marie-Lou habitait son logement. « Je ne savais pas par où commencer, tellement il y avait de choses à faire. Je commençais à désespérer. En plus, chaque fois que je commençais quelque chose, j’étais arrêtée car il y avait un obstacle. Tout prenait du temps, rien ne se terminait. Je pensais ne jamais pouvoir m’en sortir. Les Compagnons sont vraiment arrivés au bon moment. Ils m’ont demandé 10% du montant du matériel. On est allé faire l’achat de fournitures ensemble. Ils sont de très bons conseils. »

    Ces professionnels solidaires ont remis le tableau électrique aux normes. Dans la cuisine, ils ont montré à Marie-Lou les techniques pour poser de la fibre de verre. « Toute seule, j’aurais mis un temps fou et j’aurais fait des erreurs. Maintenant, je vais pouvoir le faire seule sur les murs du couloir et des deux chambres. »

    À son tour, Marie-Lou a donné un coup de main aux Compagnons Bâtisseurs. « J’ai participé à un de leurs chantiers de réhabilitation de mobiliers dans un parc, pendant deux jours. C’était très intéressant, j’ai appris à me servir d’une scie à bois et d’une ponceuse. Cela m’est utile pour poursuivre les travaux chez moi. »

    Exemple de travaux avant/après l’intervention du Bricobus

    Mal-logement et solidarité : bricoler grâce à Bricobus

    Mal-logement et solidarité : bricoler grâce à Bricobus

     

    Le saviez-vous ?

    En plus de l’association Bricobus, la Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires. 

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les bénéficiaires participent au chantier et apprennent auprès de professionnels.
    • Les travaux durent jusqu’à 10 jours, pour 1 000 € maximum de matériaux.
    • Les familles intéressées peuvent déposer un dossier auprès de l’association des Compagnons Bâtisseurs de leur région.

    (1) Anah, Mémento de l’habitat privé 2019, p. 2
    (2) Compagnons Bâtisseurs, Les Compagnons Bâtisseurs aident les plus démunis à réaliser leurs travaux gratuitement, 2019
  • Déménagement et (dé)confinement : quelle marche à suivre pour les locataires ?

    Déménagement et (dé)confinement : quelle marche à suivre pour les locataires ?

    Si aucune loi sur les déménagements n’est encore publiée à ce jour, certaines directives indiquées pendant le confinement restent en vigueur et permettent de s’organiser. La vigilance est toujours de mise et les gestes barrières ainsi que la distanciation sociale doivent être respectés pour déménager dans les meilleures conditions.

    1 Déménager ? Oui mais sous certaines conditions

    Pendant le confinement, seuls les déménagements relevant « d’urgences sanitaires, sociales ou de péril (1) » étaient autorisés, sur présentation d’une dérogation. Qu’en est-il du maintien de ces restrictions depuis le début du déconfinement ? Pour Margaux Sportes, avocate en immobilier, « on navigue un peu à vue car les représentants de la profession et les législateurs ne se sont, à ce jour, pas encore prononcés ». Une situation à laquelle les locataires, en passe de transporter leurs cartons d’un logement à l’autre, doivent avant tout répondre par du bon sens, en s’appuyant sur les directives données pendant le confinement.

    Depuis le 11 mai, les déplacements inférieurs à 100 km sont autorisés sans attestation (sauf dans les transports en commun en Île-de-France), mais gardez sur vous un justificatif de domicile afin de prouver que vous ne vous déplacez pas à plus 100 km de votre domicile. Vous pouvez donc organiser votre déménagement par vos propres moyens ou faire appel à des professionnels.

    Si vous décidez de déménager avec l’aide de proches, assurez-vous toutefois de ne pas dépasser 10 personnes présentes lors du déménagement, car les regroupements plus importants sont interdits. Veillez également à appliquer les gestes barrières et à respecter la distanciation sociale (dans la mesure du possible, bien sûr). Avec la buée ou les gouttelettes de sueur, mieux vaut équiper tout le monde de gants et de masques, à changer toutes les trois heures. Le lavage des mains doit aussi être régulier. Assurez-vous de la présence d’un point d’eau et de savon ou achetez suffisamment de gel hydroalcoolique pour toutes les personnes venues vous prêter mains-forte. Cette hygiène est d’autant plus importante dans une situation où porter des meubles à plusieurs ne permet pas toujours de respecter le mètre de distance physique requis. Enfin, on évitera également le traditionnel pique-nique de déménagement où tout le monde partage chips, pizza et tomates cerises afin de limiter les risques de contamination. Ce n’est que partie remise !

    Si vous déménagez à plus de 100 kilomètres, vous pouvez faire appel à des déménageurs professionnels, qui n’ont pas de limite de kilométrage. Ils doivent tout de même respecter certaines règles pour assurer votre déménagement en toute sécurité. Seuls deux déménageurs sont autorisés par camion, et seule une personne par foyer est autorisée à les accompagner, et ce, bien sûr, en respectant les gestes barrières.

    Et si vous déménagez seul, il vous faudra alors prouver que votre déménagement ne peut pas être reporté. Pour cela, rédigez une attestation sur l’honneur expliquant le motif impérieux de votre déménagement et précisez la date et les deux adresses (de départ et de destination). Vous êtes amenés à vous déplacer en dehors de votre département et à plus de 100 km de votre domicile ? Il faudra vous munir d’une déclaration de déplacement, en marge d’un justificatif de domicile (de moins d’un an), et d’un document justifiant du motif de déplacement.

    À savoir

    Pensez également à contacter la police ou la gendarmerie pour signaler votre déménagement et vous renseigner pour savoir s’il existe des restrictions locales spécifiques.

    2 Comment faire l’état des lieux ?

    Une fois votre déménagement organisé, certaines questions restent en suspens. À commencer par les états des lieux de sortie et d’entrée. S’ils ne peuvent pas être reportés, ils sont possibles à condition bien sûr de respecter les règles de distanciation sociale : ne pas se serrer la main, rester à une distance d’au moins un mètre l’un de l’autre, se laver les mains après le déplacement… Mais l’état des lieux à distance reste une bonne option. « De nombreux bailleurs ou agences ont, dès le début du confinement, ouvert la possibilité de procéder de façon dématérialisée, grâce à des photos et vidéos prises par les différentes parties dans le logement. Cette solution, qui permet d’éviter de se croiser, reste une bonne alternative lors du post-confinement », précise Margaux Sportes.

    Quant à la désinfection du logement, la réponse est claire : aucun texte n’oblige le locataire sortant (même s’il a été infecté par le Covid-19), ni le propriétaire, à procéder à une désinfection du logement quitté. Et si l’arrivant y tient ? Ce sera à sa charge. Civisme encore, il convient tout de même pour les locataires sortants, de procéder à un ménage approfondi du bien avant de le quitter.

    Idéalement, il faudrait aussi éviter de toucher les cartons pendant 48 heures après le déménagement. On peut aussi nettoyer les meubles avec un peu d’eau et du savon, du vinaigre blanc ou autres produits ménagers désinfectants pour réduire le risque de contamination.

    Margaux Sportes, avocate.

    3 Double loyer… Négociez avec votre ancien propriétaire !

    Certains locataires ont dû reporter leur déménagement pendant le confinement, alors qu’ils avaient déjà signé un nouveau contrat de location dans leur future habitation. Dans ce cas, doivent-ils payer deux loyers ? Comment échapper aux doubles facturations ? « Un locataire forcé de rester dans son appartement doit régler une indemnité d’occupation équivalente à son loyer. Si le bien dans lequel il devait déménager reste lui aussi habité durant cette période, pas de problème, chacun paiera un seul loyer », rassure Margaux Sportes. Mais si le futur logement est disponible ? « Si les premières factures (gaz, électricité, eau) peuvent être décalées en fonction de la date effective de l’emménagement, le locataire n’a en revanche aucun recours pour l’assurance logement et le loyer, qui est bel et bien dû… » précise l’avocate. Dans ce cas précis, l’avocate prône l’échange avec l’intermédiaire encaissant le loyer (bailleur, agence, propriétaire), dont il faut espérer qu’il se montre compréhensif.

    Vous déménagez ?

    Macif vous accompagne et assure votre nouvelle habitation.

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez déménager sans attestation à moins de 100 km.
    • Assurez-vous de respecter la limite de 10 personnes présentes au moment du déménagement.
    • Équipez-vous de gants, masques et gel hydroalcoolique.
    • Conservez le plus possible une distance de 1 mètre entre chaque personne.

    (1) Gouvernement, Informations Coronavirus

  • Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Crédits d’impôts, primes, chèques, TVA réduite, exonérations… Saviez-vous qu’il existe 11 aides à la rénovation énergétique aujourd’hui en France ? (1) L’objectif de ces aides ? Encourager les propriétaires à faire les travaux nécessaires pour optimiser la consommation énergétique des logements : isolation, changements du système de chauffage, changement d’énergie, etc. Si ces dispositifs financiers mis en place par l’État sont nombreux, ils sont malheureusement peu connus des Français. En effet, près des deux-tiers d’entre vous ne connaissent pas un seul de ces dispositifs d’aide, alors même que plus de 7 millions de logements sont considérés comme des « passoires thermiques » en France. (2)

    Chiffre-clé

    20 000 € : c’est montant maximal de MaPrimeRénov’ en 2020, la toute nouvelle aide à la rénovation énergétique de l’État. (3)

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

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    Bon à savoir

    Attention au démarchage par mail et par téléphone !

    Des entreprises peu scrupuleuses font miroiter des travaux à 1 euro alors qu’elles n’ont pas les certifications nécessaires et aucune assurance que le propriétaire y a effectivement droit. Une loi est en préparation pour interdire le démarchage téléphonique effectué par des professionnels d’équipements ou de travaux des logements visant à économiser l’énergie ou à produire de l’énergies renouvelable. En attendant, ne signez rien sans vous être soigneusement renseigné sur la nature des travaux, leur montant, les surcoûts éventuels (frais de dossier, compléments de travaux, etc.), ou encore les aides auxquelles vous pouvez prétendre, et l’entreprise mandatée.

     

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    * Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    (1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Rénovation énergétique : les aides auxquelles vous pouvez prétendre, 2020
    (2) Opinion Way, Baromètre annuel Monexpert : Les Français et la rénovation énergétique, 2019
    (3) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, MaPrimeRénov : La nouvelle prime pour la rénovation énergétique, 2020
  • Le co-living, le nouveau mode de vie des jeunes actifs !

    Le co-living, le nouveau mode de vie des jeunes actifs !

    Copropriété, colocation, habitat coopératif… Les façons de vivre en communauté sont multiples. À New York, Berlin, Londres et Paris, la tendance du coliving s’installe chez les jeunes professionnels en quête de nouvelles expériences et de simplicité. Pour cette génération mobile et hyperconnectée, le coliving floute sans complexe la frontière entre vie privée, professionnelle et sociale et promet tous les avantages de la communauté sans la plupart des contraintes. Comme dans toute vie en groupe il faut composer avec les tempéraments des uns et des autres. Le coliving encourage les pratiques de télétravail avec des espaces dédiés ou suffisamment grands pour le permettre facilement. C’est aussi un mode de vie qui arrive au moment où les jeunes sont de plus en plus souvent freelances et donc susceptibles de travailler au moins en partie à domicile. En coliving, on passe de sa chambre privative aux espaces de coworking avant de filer à la cuisine ou à la salle de sport sans toutefois quitter ses pantoufles.

    ● Lire aussi : Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    1 Moins de problèmes, plus de solutions

    Pour Pierre, 31 ans, le coliving répondait d’abord à l’envie de vivre une expérience humaine. Il habite aujourd’hui avec 13 « colivers » dans une maison de La Casa, un réseau de résidences en proche banlieue parisienne.

    « En arrivant à Paris, un ami m’a parlé du coliving. J’ai tout de suite été curieux de l’expérience sociale que ça représente. Les relations avec les autres et la façon de gérer les petits problèmes du quotidien sont très différentes à 14 par rapport à une colocation classique à 2 ou 3 personnes. Par exemple, on tient une assemblée générale mensuelle pour trouver des solutions aux dysfonctionnements comme la musique trop forte passée une certaine heure ou des visiteurs extérieurs trop nombreux. Parfois on vote à main levée, parfois on cherche le compromis. C’est vraiment intéressant. »

    Au quotidien, chacun est autonome. Les repas sont pris ensemble, en petit groupe ou seul, au gré des envies. Et bien sûr, les colivers se croisent dans les pièces communes comme le jardin, la cuisine, etc. Pour Pierre, l’expérience est très enrichissante.

    « C’est une bonne école de la tolérance… Ce côté gestion de l’humain est très précieux. D’ailleurs, ce que j’apprends en coliving me sert dans mon métier de chef d’équipe et inversement ! »

    ● Lire aussi : Demain, tous colocs ? Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    Chiffre-clé

    1 Français sur 4 se dit prêt à vivre en colocation.(1)

    2 Le maxi confort au prix de l’ordinaire

    L’autre avantage du coliving est plus matériel : des logements spacieux, des équipements haut de gamme, augmentés d’espaces communs privatifs (dans un appartement partagé) ou collectifs (dans un immeuble regroupant plusieurs appartements partagés). Et surtout, les colivers bénéficient de services inclus comme le ménage ou la livraison de repas, assurés par le bailleur. Et tout ça, pour le prix d’un petit deux-pièces (800 € tout compris pour Pierre et Robin). Ce côté clés en main a séduit Robin, 28 ans.

    « Le coliving correspond à ce que je cherchais : une maison meublée et pensée spécifiquement pour s’épanouir en groupe. Le ménage des parties communes, la maintenance, etc. sont pris en charge. L’eau, Internet et l’électricité sont compris dans le loyer. En plus, chacun à sa propre salle de bains. Tout est simple ! »

    Il apprécie aussi la convivialité et le réseautage que propose cette nouvelle façon de vivre.

    « On a tous entre 25 et 35 ans, on travaille, on a plein de points communs. Certains colivers s’organisent pour télétravailler ensemble : on « coworke » à la maison car les espaces sont grands et très bien conçus pour ça. L’autre aspect sympa, c’est que les activités, les soirées et autres sorties avec les colivers des différentes maisons de La Casa sont encouragées. Ça permet de se créer un réseau, aussi bien personnellement que professionnellement. C’est vraiment le gros plus du coliving ! »

    ● Lire aussi : Les Français et les nouvelles formes de travail : une question de génération, mais pas que !

    Bon à savoir

    Chaque structure de coliving a ses propres pratiques concernant la sélection des dossiers et les règles de conduite. Dans les maisons où vivent Pierre et Robin, tout le monde est bienvenu (étudiants, freelances, actifs en CDI ou CDD, etc., quel que soit l’âge), à condition de remplir les critères financiers souhaités par La Casa et d’avoir le « feeling » avec les autres colivers. Couples et animaux sont également acceptés si tout le monde est d’accord. Pour le reste, l’opérateur de coliving propose un règlement-type régissant les bonnes pratiques : horaires calmes, visites de personnes extérieures, vaisselle… Mais là encore, chaque maisonnée est libre d’aménager ce règlement à sa convenance après consultation de l’ensemble des colivers.

    3 Quand le coliving rassemble les communautés

    Particularité des colivings ou vivent Pierre et Robin : ils sont thématiques. Chez Pierre, les colivers partagent tous un intérêt particulier pour la bonne cuisine. C’est pourquoi ils ont plaisir à se retrouver au moins deux fois par mois autour d’un repas concocté tous ensemble. Chez Robin, c’est le bien-être qui est à l’honneur, d’où la présence d’une salle de sport et de détente qui se prête à merveille aux séances de yoga en groupe. Car le coliving n’est pas qu’un moyen de diviser le prix d’une location. C’est aussi, et avant tout, le plaisir de vivre à plusieurs, de partager de bons moments et de s’investir dans une communauté dynamique.

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    *Voir conditions 

    L’Essentiel de l’article

    • Le coliving est une forme de colocation meublée à l’échelle d’un appartement ou d’un immeuble.
    • Chaque colocataire a une chambre avec une salle de bains indépendante.
    • Les « colivers » partagent salon, espace de coworking, cuisine, jardin…
    • De nombreux services sont compris dans le prix.

    (1)Harris Interactive,Les Français et la colocation, 2018.

  • Et si l’architecture « low tech » permettait de bâtir des villes plus durables ?

    Et si l’architecture « low tech » permettait de bâtir des villes plus durables ?

    Au nord de Paris, près de la future gare Pleyel du Grand Paris Express, le futur village olympique accueillera en 2024 deux mille cinq cent athlètes, avant de laisser la place à un éco-quartier de logements, bureaux, commerces, etc. Un vaste chantier, placé sous un signe inattendu : la prédominance du bois. Une douzaine d’immeubles conçus en matériaux biosourcés (bois principalement mais aussi terre) seront bientôt érigés. Objectif affiché des organisateurs : participer à des jeux « neutres en carbone », pour saisir « une opportunité d’amélioration durable des manières de faire en faveur du climat ».

    Des JO verts ? L’ambition peut prêter à sourire, au vu des bilans fortement carbonés des précédents rendez-vous sportifs : quelque 3,5 millions de tonnes équivalent CO2 pour Londres 2012, idem pour Rio 2016.

    Une frugalité heureuse et créative

    Au-delà d’une stratégie de communication, la démarche emprunte à une tendance encore marginale, mais qui s’affirme comme l’une des clés d’une urbanité plus durable : l’architecture low tech. Comprenez : construire avec des technologies plus sobres, moins polluantes et plus durables. C’est ce que défendent notamment les quelque 8 000 signataires – architectes, ingénieurs, urbanistes, scientifiques, étudiants – du manifeste « Pour une frugalité heureuse et créative », qui appellent à sortir la construction « des visions technicistes et productivistes, gaspilleuses en énergie et en ressources de toutes sortes ».

    Il y a urgence : en France, le bâtiment représente près de 45 % de la consommation énergétique nationale et plus 25 % des émissions de gaz à effet de serre (1).

    La faute, entre autres, au béton, largement utilisé. Sa fabrication est très énergivore, notamment parce que le ciment, qui en est l’un de ses composés essentiels, nécessite d’être chauffé à des températures très élevées. Son transport et sa fin de vie, génératrice de déchets, alourdissent encore son impact environnemental. Or, si le béton est précieux pour réaliser des ouvrages d’art tels que des ponts, « ses performances techniques ne sont pas nécessaires pour des bâtiments plus simples, comme des logements par exemple », explique l’architecte Paul-Emmanuel Loiret, qui défend depuis des années l’usage de matériaux biosourcés.

    Lire aussi : 5 matériaux écolos pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    Pièges à carbone

    Place donc au bois, à la terre, à la paille, ou encore au chanvre, qui combinent de multiples avantages. Ainsi, le bois est un véritable piège à carbone ; quand il est encore à l’état d’arbre, ses feuilles absorbent le CO2 lors de la photosynthèse. Capturé dans le bois, le carbone évite ainsi de se retrouver dans l’atmosphère… Par ailleurs, la légèreté de ce matériau permet un montage deux fois plus rapide par rapport à un chantier béton et acier.

    La paille a également un impact environnemental très faible. Ce coproduit de l’agriculture, largement disponible en France, peu cher, est encore aujourd’hui jeté la plupart du temps, alors qu’il ne nécessite pas de transformation. Utilisé comme isolant notamment, il favorise l’isolation thermique et acoustique.

    Lire aussi : La France peut-elle arriver au bout de ses passoires thermiques ?

    Quant à la terre crue, outre qu’elle est peu émettrice et permet l’exploitation de gisements locaux, elle offre aussi un certain confort de l’habitat.

    « L’inertie de la terre crue régule la température et l’humidité. Comme le bois, elle permet de renouer avec une construction plus sensorielle, appréciée de ceux qui l’habitent. Par ailleurs la construction en terre crue nécessite de s’appuyer sur des savoir-faire artisanaux, à l’inverse de matériaux très technologiques »

    Magali Castex, qui pilote pour Grand Paris Aménagement un projet innovant baptisé Cycle-terre

    L’initiative s’organise autour d’une fabrique de terre crue, dont la construction débute ce printemps à Sevran (93). L’ambition est de valoriser une partie des millions de tonnes de terres excavées lors des travaux du Grand Paris en de nouveaux matériaux de construction : briques de terre crue ou panneaux d’argile biodégradables et recyclables à l’infini.

    Loin de la lubie écolo, l’habitat en terre (en pisé, avec des briques d’adobe, du torchis, de la bauge ou des blocs comprimés) abrite un tiers de l’humanité, en particulier en Afrique et Amérique du Sud (2) ; en France, la pratique a quasiment été abandonnée ces dernières décennies. Au sortir de la deuxième Guerre Mondiale, la nécessité de reconstruire vite et peu cher des villes entières bombardées consacre l’usage du béton au détriment de matériaux biosourcés. Mais l’urgence climatique la remet au goût du jour. Des maisons individuelles sortent de terre ici ou là ; l’été dernier, un groupe scolaire en terre crue a été livré à Nanterre (92).

    Cycle de vie

    Autre atout des matières biosourcées : lors de la déconstruction, celles-ci peuvent être facilement recyclées. Ce cycle de vie optimisé est l’un des aspects fondamentaux d’une construction low tech pour Quentin Mateus, ingénieur au sein de Low tech lab*. Cette association de passionnés se consacre, entre autres projets, à la conception d’un prototype d’habitat écologique. Elle défend un bâti qui réponde à un critère d’utilité (combler un besoin essentiel), de durabilité (être économe en énergie, en ressource, repérable, robuste, modulaire), et d’accessibilité (ouvert à des savoir-faire accessibles, à des techniques libres de droit).

    « Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Est-ce que c’est la solution la plus durable pour le faire ? Est-ce que cela m’offre plus d’autonomie ? On pourrait résumer la démarche low tech à ces trois questions »

    Quentin Mateus, ingénieur au sein de Low tech lab

    À ce titre, le village olympique a encore des progrès à faire… Mais ce grand chantier offre un signal positif à la filière de la construction biosourcée, qui peine à s’imposer dans un secteur français du BTP dominé par la performance technique et par les leaders mondiaux du béton (Bouygues) et du ciment (Lafarge). Ainsi, en 2019, on comptait en France un peu plus de 400 constructions en paille réalisées seulement (3). Quant à l’usage du bois comme système constructif, il représente 4,3 % de part de marché en logements collectifs et 9,4 % pour la maison individuelle. Soit près de 15 000 habitats individuels construits en bois en 2018… Un chiffre encore faible, mais en augmentation (4). Pourquoi pas vous ?

    * Le Low Tech Lab est soutenu par la Fondation d’entreprise du groupe Macif
    (1) http://www.batiment-energiecarbone.fr
    (2) http://craterre.org/
    (3) http://www.constructionpaille.fr/statistiques/
    (4) https://www.codifab.fr/sites/default/files/enquete_constructionbois_juin_2019.pdf