Étiquette : Habitat

  • Les jours et horaires à respecter pour faire des travaux à domicile

    Les jours et horaires à respecter pour faire des travaux à domicile

    1 À partir de quelle heure pouvez-vous faire des travaux chez vous ?

    Vous devez effectuer des travaux chez vous ou votre voisin entreprend un gros chantier ? Sachez que les départements, voire les communes mettent en place des arrêtés (préfectoraux ou municipaux) qui réglementent les travaux bruyants. En règle générale, ceux-ci sont autorisés du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 19 h 30, le samedi de 9 h à 12 h et de 15 h à 19 h, le dimanche et jours fériés de 10 h à 12 h. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre préfecture, car certaines communes interdisent l’utilisation d’outils comme les perceuses, raboteuses et autres outils motorisés fort bruyants les dimanches et jours fériés.

    Si vous vivez en copropriété, il vous faut également consulter le règlement de votre syndic qui peut fixer ses propres plages horaires.

    Le saviez-vous ?

    Pour 65 % des Français, les nuisances sonores les plus gênantes à domicile proviennent des voisins (vie quotidienne, travaux, animaux). Et 66 % d’entre eux, pensent résoudre l’affaire à l’amiable avec la personne responsable du bruit et des nuisances sonores. (1)

    2 Contre les nuisances sonores : un peu de savoir-vivre !

    Si vous habitez en appartement, il n’y a rien de plus énervant que d’entendre des coups de marteau ou de massue sans savoir d’où proviennent ces bruits. Avant le début des travaux pourquoi ne pas sonner chez vos voisins proches ou déposer une affiche dans le hall ou l’ascenseur : de quoi les prévenir et laisser vos excuses d’avance pour la gêne que cela pourrait occasionner. Vous pourrez leur expliquer quel type de travaux vous allez réaliser et pour quelle durée.

    Si vous êtes en copropriété, profitez d’une assemblée générale où seront présents tous les résidents pour leur annoncer. Peut-être que certains de vos voisins aussi ont déjà réalisé ce type de travaux et pourront vous conseiller voire vous prêter main-forte ? Ces travaux peuvent aussi être l’occasion d’effectuer des travaux d’isolation qui assureront à l’avenir une meilleure isolation phonique de votre appartement. Cela peut donc profiter également à vos voisins : n’hésitez pas à leur faire savoir !

    Quels horaires pour faire des travaux ?

    Même si la loi vous y autorise, soyez souple et compréhensif ! Pourquoi ne pas commencer les travaux les plus bruyants à 10 h le samedi plutôt qu’à 9 h. En effet, certains de vos voisins travaillent peut-être la nuit et se reposent en journée : ils vous en seront reconnaissants. Pensez aussi à faire des pauses et à ne pas effectuer des travaux sur des plages horaires trop longues.

    En copropriété, les travaux ne doivent pas empiéter sur les parties privatives des autres copropriétaires ou sur les parties communes de l’immeuble. Ne stockez pas vos gravats devant votre porte ou dans les locaux communs. Privilégiez si possible votre box ou votre balcon si vous en avez un. En revanche, pensez à les apporter rapidement à la déchetterie. Enfin, n’oubliez pas de protéger les parties communes si besoin ou de les nettoyer : poussières et débris peuvent vite salir le palier.

    Vous envisagez des travaux ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les jours et horaires autorisés pour des travaux.
    • Vous êtes victime du bruit des travaux de votre voisin ? Avant toute procédure, pensez conciliation !

    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de l’organisme prêteur Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)
    (1) Source : Sondage Ifop pour le ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, « Les Français et les nuisances sonores », 2014
  • Travaux : 5 conseils pour bien choisir son artisan

    Travaux : 5 conseils pour bien choisir son artisan

    1 Misez sur le bouche-à-oreille

    Pour trouver un bon artisan, faites fonctionner votre réseau social et professionnel. En effet, si une personne vous recommande un artisan, c’est qu’elle est satisfaite des résultats ! Si vous voulez sécuriser votre choix, demandez à effectuer une visite chez elle pour constater de vous-même la qualité du travail.

    63 %

    des Français ont effectué des travaux au cours des 5 dernières années et 30 % d’entre eux les ont confiés à un professionnel. (1)

    2 Assurez-vous du sérieux de l’artisan

    Afin de vous assurer de l’expertise de votre artisan, vous pouvez vérifier sa présence sur un site comme Infogreffe.fr qui répertorie les informations sur les entreprises. Vous pourrez ainsi savoir si l’entreprise existe réellement, connaître son ancienneté, ses secteurs d’activité (date de création, capital social, secteur d’activité, numéros SIREN et SIRET, adresse, dirigeants, etc.) en demandant un extrait Kbis.

    Vous cherchez un artisan ?

    Faites appel au Service Travaux de la Macif, qui vous aide à trouver le bon artisan parmi un réseau de professionnels agréés.

    3 Privilégiez un artisan labellisé

    En premier lieu, des certificats de type Qualibat (organisme de qualification et de certification des entreprises du bâtiment) sont une garantie de qualité pour trouver un artisan reconnu ! Leur mission ? Apporter des éléments d’appréciation aux clients lorsqu’il s’agit de compétences et de savoir-faire des acteurs du bâtiment. Depuis 2015, le certificat Qualibat est obligatoire pour que l’artisan soit reconnu RGE, c’est-à-dire reconnu garant de l’environnement. Or, ce label permet aux particuliers souhaitant effectuer des travaux d’économie d’énergie de bénéficier d’aides financières de l’État (crédits d’impôts, éco-prêt à taux zéro, primes liées aux certificats d’économies d’énergie) qui choisissent des artisans reconnus RGE. Enfin, le label Qualit’ENR est un repère fiable lorsqu’il s’agit de choisir une entreprise d’installation de qualité et qui accompagne les particuliers dans leurs choix.

    4 Comparez les devis

    Pour bénéficier du prix juste, il est important de comparer les devis et les différentes lignes de prix. Chaque poste doit être détaillé. Par exemple, si vous refaites la peinture, veillez à ce que l’enduit, la sous-couche et deux couches de peinture apparaissent. Cela est indispensable pour évaluer les solutions et méthodes proposées par chacun des artisans. Et de vous assurer que rien n’a été omis afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en cours de travaux. L’idéal étant de comparer au moins deux devis. Si certains points ne vous semblent pas clairs, n’hésitez pas à demander des explications. C’est la clé pour éviter les tensions !

    Travaux : quand faut-il payer ?

    Avant de signer un devis, établissez avec l’artisan un échéancier des paiements. Il est d’usage de verser environ 20 % du montant total au début des travaux. Le reste est payé, en plusieurs fois, selon l’avancement des travaux. Un conseil : ne donnez jamais la totalité de la somme avant la fin des travaux.

    5 Vérifiez que votre artisan est assuré

    Avant de faire appel à un artisan, demandez-lui de vous présenter une attestation d’assurance, le couvrant pour la nature des travaux à réaliser.

    Bon à savoir

    Si, au cours des travaux, l’artisan se retrouve face à une difficulté technique imprévue, il peut être amené à vous faire une recommandation de travaux supplémentaires. Il doit donc vous proposer un avenant au devis initial.

    L’Essentiel de l’article

    • Votre propre réseau amical et professionnel est un moyen simple et efficace pour trouver un artisan sérieux.
    • Tous les artisans reconnus par l’État doivent être immatriculés au Répertoire des métiers et posséder un numéro de SIRET ou de SIREN.
    • Pour faire un choix éclairé, demandez un devis à au moins deux artisans et comparez-les.
    • Assurez-vous que les travaux sont couverts par la garantie décennale.
  • L’ABC du nouveau bail mobilité

    L’ABC du nouveau bail mobilité

    1 Qu’est-ce que le bail mobilité ?

    Le bail mobilité est régi par l’article 107 de la loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) entrée en vigueur le 24 novembre 2018. D’une durée plus courte (de 1 à 10 mois) et moins contraignante pour le bailleur comme pour le locataire (durée flexible, non-reconduction, absence de dépôt de garantie, charges forfaitaires…) c’est une alternative au bail meublé classique.

    743 000

    logements sont loués en bail meublé en France.*

    2 À qui s’adresse le bail mobilité ?

    Il est réservé aux personnes en formation ou en stage, en mobilité professionnelle (mutation, mission temporaire), aux étudiants, aux jeunes en apprentissage, en service civique ou en engagement volontaire. Les personnes ne remplissant aucune de ces conditions ne peuvent donc conclure un bail mobilité et devront se tourner vers une location meublée classique.

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    3 Peut-on utiliser la garantie Visale pour un bail mobilité ?

    La caution est un accord conclu par le locataire avec un proche ou un organisme pour assurer le paiement des loyers au cas où il n’en serait plus capable. Elle ne doit pas être confondue avec le dépôt de garantie, somme forfaitaire encaissée par le propriétaire en début de bail et qui sert à couvrir d’éventuelles dégradations commises par le locataire. En l’absence de dégâts, elle lui est restituée la sortie des lieux.

    Le bail mobilité ouvre droit au dispositif de cautionnement Visale. La demande peut être entièrement effectuée en ligne par le locataire ou le propriétaire sous réserve de remplir les conditions d’âge et de situation. La garantie locative Visale garantit les loyers impayés dans la limite de 36 mois – donc largement assez pour un bail mobilité. Si le locataire n’est pas éligible au dispositif de la garantie Visale, il peut utiliser une caution classique (caution simple ou solidaire) ou s’accorder avec le bailleur pour que celui-ci souscrive une assurance loyers impayés. Tout dépend du propriétaire.

    4 Comment signer un bail mobilité ?

    Le bail mobilité peut être conclu directement entre le propriétaire et le locataire ou via une agence de location. Dans les deux cas, il doit bien sûr être écrit et contenir obligatoirement les éléments prévus par la loi. La loi étant très récente, peu de biens sont pour le moment disponibles sur le marché. Mais cette alternative intéressante pour les propriétaires devrait permettre la « conversion » d’un certain nombre de logements jusque-là loués en meublé simple ou en meublé touristique.

    35 %

    des ménages français sont locataires de leur résidence principale.*

    5 Les spécificités du bail mobilité

    Outre sa durée plus courte, le bail mobilité a des particularités qui le distinguent du bail meublé classique :

    • Quelle que soit sa durée de 1 à 10 mois, il est non renouvelable et non reconductible. Néanmoins, pour les baux inférieurs à 10 mois, la durée peut être révisée une seule fois, dans la limite d’une durée totale de 10 mois.
    • Le propriétaire ne peut pas exiger de dépôt de garantie.
    • Les charges sont forfaitisées et payées avec le loyer. Le bailleur n’a pas à justifier leur montant (qui ne doit cependant pas être disproportionné par rapport au loyer), mais il ne pourra pas demander de régularisation ni pendant ni à la fin du bail.
    • Le locataire peut résilier le bail à tout moment en respectant un délai de préavis d’un mois. Le propriétaire, lui, ne peut pas résilier le bail.
    • Si c’est une colocation, il ne peut pas y avoir de clause de solidarité entre les colocataires et/ou leurs cautions. Cela signifie que le propriétaire ne pourra pas exiger d’un colocataire ou de sa caution qu’il assume la part de l’autre en cas de défaut de paiement.
    • En cas de litige, la commission départementale de conciliation n’est pas compétente en la matière et ne peut donc être saisie. Le plaignant (locataire ou bailleur), pourra se tourner vers le conciliateur de justice pour une solution à l’amiable ou si le désaccord persiste directement vers le tribunal d’instance.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bail mobilité est un bail d’habitation meublée ou bail pour logement meublé de 1 à 10 mois non renouvelable.
    • Il est réservé à certains profils comme des personnes en mobilité professionnelle, les étudiants, en service civique ou volontariat.
    • Il ouvre droit à la garantie locative Visale, un service de cautionnement soumis à conditions.
    • Le propriétaire ne peut exiger de dépôt de garantie.

    * Insee, Tableau de l’économie française, 2018.

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  • Peut-on transformer des locaux professionnels en habitation ?

    Peut-on transformer des locaux professionnels en habitation ?

    1 Pourquoi convertir un local professionnel en logement ?

    Pour un particulier, l’intérêt est principalement lié au prix du mètre carré : les locaux professionnels sont généralement vendus moins cher qu’une maison ou un appartement d’habitation. C’est ce qui explique la vogue des lofts dans certains quartiers désindustrialisés : des usines ou ateliers désaffectés vendus à prix ultra-compétitif et ensuite transformés en vastes logements. Et ça marche aussi à la campagne : une grange ou une ancienne étable peuvent devenir de très jolies maisons !

    Évidemment, la rénovation elle-même a un coût qu’il faut prendre en compte dans votre budget global, et qui ne sera pas le même si vous partez d’un local industriel tout béton mal isolé, d’un commerce en rez-de-chaussée ou d’un cabinet médical situé dans un immeuble.

    2 Quelles questions se poser avant d’acheter ?

    Si vous envisagez d’acheter un local en vue de le convertir en habitation, vous devez vous assurer de la faisabilité juridique, technique et financière de votre projet.

    Au niveau de la loi

    • Si le bien est en copropriété, le règlement autorise-t-il ce type de conversion ? Attention, pour effectuer les travaux, vous devrez obtenir l’autorisation à l’unanimité des copropriétaires. Ce qui peut en soi être un véritable défi car il n’est pas toujours possible d’assurer en amont l’obtention de ce sésame.
       
    • Si la commune est dotée d’un PLU ou d’un plan similaire (POS, etc.), celui-ci autorise-t-il les conversions de locaux professionnels en habitation ? Si oui, dans quelles conditions ? Renseignez-vous auprès du service urbanisme de la mairie pour consulter le PLU et vérifier les démarches exigées localement pour ce type de projet.

    Au niveau du coût

    • Quels sont les raccordements existants, ceux qui ont besoin d’être créés, est-ce réalisable et à quel coût ?
       
    • À combien s’élève le coût total de la conversion, en incluant les travaux, l’évolution des impôts locaux liés au changement de destination (voir plus bas), le recours éventuel à un architecte, les raccordements, etc.

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    Bon à savoir

    Qu’est-ce qu’un PLU ?

    Le PLU (Plan local d’urbanisme), est un outil communal ou intercommunal de planification urbaine. Il s’agit d’un document qui regroupe tous les plans, les contraintes et préconisations d’aménagement et de construction sur un territoire donné, notamment « l’affectation des zones et la destination des bâtiments, les caractéristiques urbaines, architecturales, naturelles et paysagères, les équipements et les réseaux. » (1) Tout particulier ou professionnel souhaitant obtenir un permis de construire ou changer la destination d’un local doit donc s’y référer pour s’assurer que son projet est conforme au PLU (consultable en mairie et souvent sur Internet). En l’absence de PLU (celui-ci n’étant pas obligatoire), il est conseillé de se renseigner en mairie préalablement à toute demande de permis de construire.

    3 Qu’est-ce le changement de destination ?

    En France, tout bâtiment est lié juridiquement à l’un des cinq usages prévus par la loi : habitation, commerce et activités de service, exploitation agricole et forestière, équipements d’intérêt collectif ou encore activités secondaires et tertiaires. La destination influe notamment sur le calcul de l’impôt foncier, de la taxe d’habitation et de la contribution économique territoriale (CET, ex-taxe professionnelle).

    Tout changement d’usage doit donc faire l’objet d’une déclaration qui va entraîner des modifications du régime fiscal des lieux. La demande de changement de destination est gratuite et se fait via un formulaire téléchargeable, à remplir et à remettre ou envoyer aux services cadastraux de la commune où est situé votre local dans un délai de trois mois suivant la réalisation des travaux.

    4 A-t-on besoin d’un permis de construire ?

    Oui, si les travaux prévoient une modification de la structure porteuse du bâtiment ou de la façade. Dans les autres cas, une simple déclaration préalable de travaux auprès de la mairie suffit (mais elle est nécessaire). Le dossier de demande est composé d’un formulaire téléchargeable et des différentes pièces justificatives exigées en fonction des cas. Le tout est à déposer à la mairie, qui s’accorde un délai de réponse d’environ deux mois (2).

    Si vous prévoyez aussi de faire une extension, vous devez faire une autre demande de permis de construire selon les modalités prévues par votre la loi (cela dépend notamment si la commune est dotée d’un PLU ou pas, de la surface et de la nature de l’extension). Attention, si l’extension porte à plus de 150 m2 la surface de plancher de l’habitation, vous aurez l’obligation de faire appel à un architecte (et donc des frais à prévoir).

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    L’Essentiel de l’article

    • Il est possible de convertir des locaux professionnels en logement sous certaines conditions.
    • La copropriété doit autoriser la conversion.
    • Le propriétaire doit faire une déclaration préalable ou obtenir un permis de construire.
    • Il doit ensuite faire une déclaration de changement de destination du local.

    (1) Ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, « Plan d’urbanisme intercommunal (PLUI) et Plan local d’urbanisme (PLU) », 2015.
    (2) Service Public, « Permis de construire », 2018.
  • Habitat durable : 5 conseils pour construire une maison autonome

    Habitat durable : 5 conseils pour construire une maison autonome

    1 Recourez à des isolants naturels

    L’isolation d’une maison, qu’elle soit autonome ou pas, est fondamentale. Lors de la construction, cette étape est cruciale. L’isolation vous permet d’éviter l’humidité, le froid, le chaud et les factures d’énergie qui peuvent grimper à grande vitesse !

    Pour une maison plus respectueuse de l’environnement et bien isolée afin d’être autonome en énergie, votre maison peut être imaginée avec des matériaux isolants biosourcés.

    On distingue parmi les isolants naturels :

    • les fibres végétales, animales et minérales : laine de roche, de verre, de bois, lin, chanvre, et mouton ;
    • les matériaux renouvelables : liège, papier recyclé ;
    • les isolants minéraux : perlite et verre cellulaire.

    Ces isolants naturels permettent une isolation thermique et phonique optimale.
     
    S’ils sont plus difficiles à trouver et plus coûteux que des isolants « classiques », ils restent particulièrement efficaces et performants, ce qui est LA condition pour rendre sa maison autonome.  

    Alexandre Vasquez, ingénieur thermicien au sein du bureau d’études thermiques Synergisud, insiste sur l’avenir :

    « Les pouvoirs publics ont pris en considération l’importance du niveau d’émissions de gaz à effet de serre d’un bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie (production des matériaux, leur acheminement, leur mise en œuvre, leur vie en œuvre et leur traitement en fin de vie). À ce titre, pour toute construction neuve dès 2021, une évaluation environnementale de ces émissions sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment sera à faire réaliser par un bureau d’études compétent en la matière, en prenant en compte l’empreinte carbone de chacun de ses composants constructifs et équipements techniques envisagés. »

    À savoir

    La maison autonome est un habitat dit alternatif qui dépend d’une législation particulière que vous pouvez découvrir sur le site du ministère de la cohésion des territoires.

    2 Installez de panneaux photovoltaïques

    L’installation de photopiles ou de panneaux photovoltaïques est une étape fondamentale dans la construction d’une maison autonome. Installées à l’extérieur de votre habitat, les photopiles permettent de transformer l’énergie lumineuse en électricité, et rendent ainsi votre maison autonome en électricité.

    Une photopile est composée de plusieurs petits panneaux photovoltaïques qui recueillent les radiations solaires et les stockent grâce à une batterie qui les convertit en volts.

    Ce système permet donc de produire de l’énergie électrique à partir des radiations solaires. Elles deviennent du courant continu de basse tension, d’environ 12 à 24 volts, puis peuvent être transformées par un convertisseur en courant domestique de 220 ou 230 volts.

    Ces panneaux photovoltaïques peuvent être complétés par une éolienne qui apporte une énergie complémentaire surtout l’hiver lorsque le soleil est moins présent.

    On estime la durée de vie des photopiles à 20 ans environ, pour un prix allant de 2 000 à 3 000 euros par mètre carré posé. Un investissement raisonnable pour une liberté non négligeable.

    3 Récupérez de l’eau de pluie

    Utiliser l’eau de pluie fait partie de la croisade pour vivre dans une maison autonome. À la fois économique et écologique, la récupération de l’eau de pluie vous permet de ne pas dépendre totalement du réseau public et ainsi gagner en indépendance.

    Mais que dit la loi à ce sujet ? L’arrêté du 21 août 2008, publié au Journal Officiel n° 0201 du 29 août 2008, légifère la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie car « elles peuvent contenir des micro-organismes pathogènes ». (1)

    Pour pouvoir récolter la pluie et vous en servir :

    • Vous avez l’obligation d’utiliser des filtres, même si vous ne l’utilisez que pour nettoyer vos extérieurs.
    • Vous pouvez d’abord disposer d’un filtre au niveau de la gouttière de votre maison. Sous forme de grille, vous évitez le maximum de débris extérieurs. À ce stade, l’eau peut être utilisée pour vos extérieurs.
    • Une filtration primaire peut ensuite être installée juste après la pompe, afin d’utiliser l’eau pour les toilettes ou le nettoyage des sols à l’intérieur de la maison. Il suffit de raccorder votre réserve d’eau à la tuyauterie de la maison.
    • Une filtration secondaire en rajoutant un filtre à charbon actif après le chauffe-eau sera nécessaire pour utiliser l’eau pour le lavage corporel par exemple. Pour la potabilisation de l’eau de pluie, il faudra rajouter une dernière étape avec un stérilisateur U.V. ou une cartouche en céramique, par exemple. Pour ces deux étapes, faites appel à un professionnel (un plombier par exemple).
       
    • Lire aussi : Économiser l’eau : 5 conseils pour préserver la planète et le budget

    4 Installez des toilettes sèches

    Utiliser de l’eau potable pour ses toilettes ? Une aberration pour les adeptes des toilettes « sèches », qui n’utilisent donc pas d’eau.

    20%

    de l’eau utilisée par un foyer est dédiée aux sanitaires.*

    « De plus en plus de particuliers installent des toilettes sèches chez eux ! Une solution moins polluante du fait de la réduction du volume des eaux usées », confie Alexandre Vasquez.

    Aussi économiques qu’écologiques, les toilettes sèches fonctionnent selon le principe du compostage. Installées à l’extérieur ou à l’intérieur de la maison, elles souffrent encore de nombreux préjugés. Pourtant, les toilettes sèches « nouvelle génération » gagnent en fiabilité et séduisent de nombreux écolos !

    Concrètement, c’est un siège en dessous duquel un seau est installé. Le confort est tout à fait compatible avec ce système : tout dépend des matériaux que vous souhaitez utiliser. Le seau est rempli de sciure ou encore de copeaux de bois. Ce qui est recueilli est absorbé par ces matériaux qui annulent odeur et fermentation.

    Veillez à vider le tout au moins toutes les semaines, soit à un endroit dédié dans votre jardin ou dans un compost que vous aurez fabriqué, à base de terre, qui vous servira également de poubelle de cuisine. C’est ce que l’on appelle le système de compostage des matières.

    Bon à savoir

    Ce n’est que depuis 2009 que les toilettes sèches sont autorisées en France. L’arrêté signale « qu’elles ne doivent générer aucune nuisance pour le voisinage, ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines ».

    5 Utilisez un chauffe-eau solaire

    Il s’agit de panneaux solaires qui permettent de chauffer votre eau ! Installés en extérieur, leur surface lisse reçoit les rayons du soleil qui réchauffent un fluide présent sous les panneaux. Le fluide chaud est stocké dans un ballon qui est relié aux sanitaires, robinets, lavabos et douches de votre habitat. Le tour est joué !

    Avant toute installation, veillez à vérifier l’angle de votre panneau par rapport au soleil, quelle que soit son installation : dans votre jardin ou sur votre toit. Vous pouvez faire appel à un professionnel pour bénéficier d’une pose impeccable.

    Pour aller encore plus loin dans la volonté d’autonomie énergétique, l’ingénieur thermicien Alexandre Vasquez ajoute même :

    « Pourquoi ne pas aussi récupérer la chaleur de l’eau chaude de votre douche avant qu’elle ne parte aux égouts ? Depuis quelques années, des technologies permettent de capter la chaleur des eaux usées, et cette chaleur est transformée naturellement en énergie pour chauffer votre prochaine douche. »

    Vous envisagez des travaux d’économie d’énergie ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Isolez toutes les parois froides de votre maison (murs, plafonds, planchers…) avec des matériaux naturels.
    • Récoltez l’eau de pluie pour la filtrer et vous en servir.
    • Équipez-vous de toilettes sèches.
    • Utilisez les rayons du soleil pour vous chauffer ou pour créer de l’électricité.

    (1) Légifrance

    * Le Centre d’Information sur l’eau, « Quelle est la consommation d’eau moyenne par ménage ? »

    ** Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

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  • Comment éliminer des punaises de lit ?

    Comment éliminer des punaises de lit ?

    Aussi envahissante que résistante, la punaise de lit fait partie de ces insectes dont il est difficile de se débarrasser. Problème, depuis quelques années, ce nuisible que l’on pensait avoir complètement disparu des pays développés fait un retour remarqué. Pour preuve, à l’automne 2018, le cinéma parisien MK2 Quai de Loire (1), l’internat du lycée de l’Elorn à Landerneau (Finistère) (2), le quartier Croix-Rouge de Reims (3) et l’école maternelle de la Cabucelle à Marseille (4) ont fait l’amère expérience d’une invasion de punaises de lit. Une multiplication des cas qui serait étroitement liée à nos modes de vie. Ainsi, la démocratisation des séjours à l’international, la concentration des habitations en milieux urbains, mais aussi leur résistance aux insecticides, sont autant de causes qui favoriseraient leur propagation.

    1 Qu’est-ce qu’une punaise de lit ?

    « L’un des plus anciens parasites de l’Homme » : c’est ainsi que le ministère des Solidarités et de la Santé définit la punaise de lit. Pas plus gros qu’un pépin de pomme, le Cimex lectularius de son vrai nom est un insecte brun, rampant et hématophage (c’est-à-dire qu’il se nourrit du sang d’animaux vivants). Si sa taille le rend visible à l’œil nu, il n’en est pas plus facile à repérer pour autant. Et pour cause, craignant la lumière, il affectionne les endroits obscurs (fissures d’un mur, fentes d’un parquet ou recoins d’un canapé) et ne se déplace qu’à la nuit tombée.

    Autre caractéristique notable : la punaise de lit est très féconde. Chaque femelle peut ainsi pondre au cours de sa vie entre 200 et 500 œufs, d’où sa vitesse de prolifération. (5)

    La femelle ne pond pas en dessous de 10 °C. Les pays chauds et tempérés seraient donc plus exposés à une propagation que les autres.

    Lucile Vidal, responsable pédagogique de la cité des insectes Micropolis, en se basant sur les données de l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE).

    2 Comment se déplacent les punaises de lit ?

    Cet insecte se déplace surtout de manière passive, au gré des allées et venues de ses hôtes du moment. Il migre d’un lieu à l’autre par l’intermédiaire des vêtements et bagages lors de séjours à l’étranger, mais peut également s’installer à l’intérieur de meubles d’occasion. Il se déplace d’autant plus facilement qu’il est capable de survivre plusieurs mois sans se nourrir.

    3 Comment éviter les punaises de lit ?

    Vous pensiez que la présence de punaises de lit était synonyme d’insalubrité ? Détrompez-vous. Comme le rappelle le ministère des Solidarités et de la Santé, « la propreté d’une habitation n’est pas un facteur évitant une première infestation ». Peu regardante, la punaise de lit peut aussi bien s’installer dans une maison individuelle qu’un hôtel 5 étoiles, un centre hospitalier, une maison de retraite ou une cité universitaire…

    Et s’il n’existe pas, à ce jour, de « solution non chimique efficace permettant d’éviter une invasion, on peut en limiter les risques en inspectant minutieusement la literie de ses lieux de vacances », prévient Lucile Vidal. De même, de retour de l’étranger, mieux vaut éviter de poser sa valise sur son lit ou son canapé. Et si vous êtes adeptes de seconde main (vêtements, mobilier, matelas, etc.), pensez à examiner vos achats avant de les installer chez vous.

    Bon à savoir

    La loi Elan a ajouté une nouvelle condition à la location de logement. Désormais, ce dernier doit être « exempt de toute infestation d’espèce nuisible et parasites ». Objectif : lutter contre la prolifération de cafards, punaises de lit et autres parasites.*

    4 Comment savoir si l’on est infesté par des punaises de lit ?

    « Vous vous réveillez un matin avec des boursoufflures rouges assez regroupées sur le corps ? Il y a de fortes chances que des punaises de lit aient élu domicile chez vous », explique Anaïs en se basant sur sa propre expérience.

    Après un séjour en Équateur, cette jeune étudiante de 23 ans a eu la désagréable surprise de constater qu’elle n’était pas rentrée seule de ses vacances. La présence de petites taches de sang sur ses draps lui a mis la puce à l’oreille. Elles peuvent en effet être causées par les insectes que vous écrasez pendant votre sommeil. Enfin, si vous remarquez, du jour au lendemain, des petites traces noires sur vos draps, matelas ou sommier, il pourrait bien s’agir de leurs déjections…

    5 Quelles sont les conséquences des piqûres de punaises de lit ?

    Indolore, la piqûre de punaise de lit est semblable à celle d’un moustique, mais ne présente aucun risque de transmission de maladie. En revanche, des rougeurs et des démangeaisons apparaissent généralement quelques heures plus tard.

    Les piqûres de punaises de lit disparaissent naturellement sous dix jours et ne nécessitent pas de soins particuliers.

    Ministère des Solidarités et de la Santé

    Attention toutefois, la réaction cutanée dépend de la sensibilité de chacun. Sans conséquence pour 10 % des individus, les piqûres peuvent déclencher une réaction allergique plus ou moins importante, voire des malaises chez d’autres. En cas de démangeaisons gênantes ou d’effets secondaires persistants, consultez donc sans tarder votre médecin traitant ou votre dermatologue. Il vous prescrira un traitement adéquat.

    6 Comment se débarrasser des punaises de lit ?

    « Si vous constatez la présence des punaises chez vous, il est malheureusement certainement trop tard pour éviter une infestation », regrette Lucile Vidal.

    Il faut donc agir d’autant plus rapidement pour arrêter la propagation.

    « N’ayez pas honte. Prévenez vos voisins et votre bailleur afin qu’ils prennent les mesures adéquates. Ensuite, passez minutieusement l’aspirateur aussi bien sur le sol que sur les matelas, sommier, canapé et fauteuil de votre appartement, en ne négligeant aucun recoin. Parallèlement, lavez à 60 °C au minimum tous les vêtements, linges de lit, revêtements en tissu, susceptibles d’avoir été contaminés ou congelez-les pendant 48 heures », conseille Anaïs qui a elle-même dû prendre ces mesures qui lui avaient été préconisées par des professionnels de la désinsectisation.

    Quant au ministère des Solidarités et de la Santé, il recommande de procéder à un nettoyage vapeur à 120 °C qui « détruit tous les stades de punaises de lit au niveau des recoins ou des tissus d’ameublement ». Il existe pour cela des nettoyeurs vapeur dédiés à l’élimination des punaises de lit.

    Enfin, en cas de grosse invasion, débarrassez-vous des matelas, canapés, fauteuils et meubles infestés en les déposant à la déchetterie, puis contactez une entreprise spécialisée dans la lutte antiparasitaire.

    « Ces professionnels adopteront des méthodes de lutte qui allient des techniques et produits efficaces », assure le ministère.

    Ils procéderont au démontage et au traitement du mobilier, mais aussi au nettoyage de vos textiles afin d’éradiquer le nuisible. Ces professionnels du nettoyage appliqueront également un insecticide chimique très puissant et rémanent en divers points infestés et/ou stratégiques du logement (plinthes, pieds et tête de lit, tapisserie décollée, fissures, etc.).

    L’Essentiel de l’article

    • Extrêmement envahissante, la punaise de lit migre au gré des déplacements de son hôte du moment.
    • Elle est hématophage (c’est-à-dire qu’elle se nourrit du sang d’autres animaux vivants) et vit principalement la nuit.
    • Sans conséquence chez 10 % des individus, ses piqûres peuvent déclencher des réactions cutanées, des réactions allergiques, voire des malaises chez d’autres.

    (1) BFM TV, « Paris : des punaises de lit au cinéma MK2 Quai de Loire », 2018.
    (2) Ouest-France, « Landerneau. L’internat de l’Elorn fermé à cause de punaises de lit », 2018.
    (3) L’Union, « Les punaises de lit envahissent des logements du quartier Croix-Rouge à Reims », 2018.
    (4) France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, « Marseille : l’école de la Cabucelle envahie par les punaises de lit », 2018.
    (5) CNEV, « Les punaises de lit ».
    Ministère des Solidarités et de la Santé, « Punaises de lit », 2012.
    * Légifrance, loi ELAN, 2018.
  • Comment se débarrasser des acariens ?

    Comment se débarrasser des acariens ?

    1 Les acariens, ces allergènes microscopiques

    La moindre particule de poussière provoque chez vous des éternuements à répétition ? Vos yeux pleurent dès lors que vous secouez un plaid ? Vous êtes peut-être allergique aux acariens. Ces animaux microscopiques de la classe des arthropodes se plaisent tout particulièrement dans les environnements chauds et douillets que sont les tapis, les fauteuils, les coussins ou encore la literie. Et si leur présence, tout au long de l’année, n’a aucune incidence sur le quotidien de la majorité des individus, elle constitue une véritable gêne pour d’autres. En première ligne, les personnes allergiques.

    Ainsi, selon une enquête réalisée à l’automne 2017 (2) :

    « Les symptômes les plus handicapants (de cette allergie) sont liés aux affections nasales. Les éternuements (71 % des adultes fortement ou moyennement handicapés) et les écoulements nasaux (65 %) arrivent en tête des désagréments les plus cités, suivis par les démangeaisons (61 %) et les yeux gonflés ou rouges (51 %) ».

    Mais outre ces symptômes, que beaucoup confondent d’ailleurs avec ceux d’un banal rhume (démangeaisons mises à part), les acariens peuvent également entraîner l’apparition de maladies respiratoires sévères, parmi lesquelles la rhinoconjonctivite, l’asthme ainsi que de l’eczéma.

    À noter que le pouvoir allergisant des acariens est dû à certaines protéines présentes dans leurs déjections d’une part et aux poussières que produisent leurs cadavres, d’autre part. Bref, loin d’être anodine, la présence de ces indésirables, si elle ne peut être éliminée totalement, doit donc être limitée au maximum.

    Le saviez-vous ?

    Alors que leur espérance de vie n’est que de 2 à 3 mois, les acariens se reproduisent pourtant très rapidement. Ainsi, une femelle peut pondre entre 20 et 80 œufs tout au long de sa vie. (1)

    2 Comment se débarrasser des acariens : traquer la poussière

    Sachant qu’un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens (1), il est nécessaire de faire régulièrement le ménage chez soi afin de les déloger. Épousseter ses meubles et étagères avec un chiffon légèrement humide ou en microfibres, passer l’aspirateur au moins une fois par semaine et éviter l’accumulation de bibelots font partie des premières mesures à adopter pour se débarrasser des acariens.

    Par ailleurs, plutôt que des tapis à poils longs, choisissez des sols facilement lavables. Les acariens se nourrissent principalement des miettes de nos aliments, de moisissures et de squames cutanées, c’est-à-dire de petites peaux mortes ; les tapis et moquettes constituent donc un habitat idéal pour eux.

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    3 Contre les acariens : aérer son logement

    Déjà présents par millions tout au long de l’année dans notre environnement, les acariens prolifèrent davantage pendant les mois de mars/avril et octobre/novembre. En cause : l’humidité ambiante, l’utilisation du chauffage et notre tendance à aérer moins régulièrement nos intérieurs pour se préserver du froid. Autant de facteurs qui créent des conditions de reproduction favorables puisque les acariens apprécient particulièrement les atmosphères chaudes et humides. Il est donc très important d’ouvrir quotidiennement les fenêtres de son logement, matin et soir de préférence, pendant quinze minutes au minimum. Ce petit geste doit devenir une habitude en toute saison afin de favoriser la circulation de l’air et d’éviter l’humidité. Par ailleurs, il est recommandé de limiter la température intérieure à 20 °C.

    Des astuces naturelles peuvent vous aider à combattre ces petits indésirables. Parmi celles-ci, une solution composée d’eau (1,5 litre), additionnée de deux jus de citron et de deux cuillères à café d’huile essentielle d’eucalyptus, de lavande ou de menthe. Vaporisez cette solution partout dans votre logement et laissez sécher. À éviter si vous ou vos enfants êtes allergiques aux huiles essentielles, bien sûr. Par ailleurs, le bicarbonate de soude aurait également le pouvoir de repousser les acariens. À saupoudrer sur votre literie et/ou vos tapis, durant deux heures, avant de passer l’aspirateur. Pensez à éloigner les enfants et les animaux quand vous effectuez cette opération pour laisser le produit agir tranquillement.

    Bon à savoir

    Outre les températures dépassant 55 °C, les acariens n’apprécient guère celles inférieures à 0 °C. N’hésitez donc pas à placer les textiles (ou les peluches) qui ne passent pas en machine au congélateur pendant quelques heures.

    4 Laver très régulièrement son linge de maison

    Plaids, couettes, draps, oreillers, coussins, peluches… Ces textiles constituent, eux aussi, un habitat de choix pour les acariens. Et pour cause, ils y trouvent l’un de leur repas de prédilection : les squames cutanées. Heureusement, ces indésirables ne résistent pas à une température excédant 55 °C. Un passage en machine à 60 °C tous les quatre mois (ce qui correspond au cycle de reproduction des acariens) aura donc vite fait de les éliminer.

    S’agissant des draps, l’idéal est de renouveler l’opération une fois par semaine, non seulement pour se débarrasser des acariens, mais aussi pour une question d’hygiène. Et si vos finances vous le permettent, investir dans des housses de matelas et d’oreiller antiacariens peut être une bonne solution préventive. Quant au canapé du salon, préférez-le en cuir. Et s’il est en tissu, mieux vaut opter pour un modèle dont on peut enlever la housse et la laver tous les trimestres.

    Si vous faites partie des adeptes de la moquette, passez l’aspirateur aussi régulièrement que possible. Vous pouvez aussi opter pour une solution plus radicale : vous en débarrasser et opter pour du carrelage ou du parquet.

    3 choses à savoir sur la désensibilisation

    • 1

      La désensibilisation (ou immunothérapie) est une méthode thérapeutique destinée à diminuer la sensibilité allergique d’un sujet. Elle consiste en l’administration régulière au patient d’un ou plusieurs allergènes auxquels il est sensibilisé. Objectif : apprendre à son système immunitaire à le tolérer. Ce traitement, qui s’inscrit dans la durée, est prescrit et suivi par un médecin allergologue. Son efficacité est évaluée au bout de six mois à un an.

    • 2

      La désensibilisation par voie sublinguale : le traitement s’effectue chez le patient, selon les recommandations du spécialiste. Ici, il s’agit de déposer, à intervalles réguliers, des doses d’allergènes sous la langue. L’efficacité de cette technique dépend du taux d’allergène administré.

    • 3

      La désensibilisation par voie sous-cutanée : elle consiste en des injections d’extraits d’allergènes effectuées par l’allergologue lui-même. Aussi appelée « immunothérapie spécifique sous-cutanée » (SCIT), elle constitue le seul traitement capable de guérir une rhinite ou un asthme dus à une allergie aux acariens.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Limitez de préférence l’utilisation du chauffage à 20 °C environ et aérez chaque jour votre intérieur pour faire circuler l’air et ainsi limiter la prolifération des acariens.
    • Un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens, d’où l’importance d’épousseter régulièrement ses meubles. (1)
    • Un passage en machine à 60 °C permet d’éliminer les acariens présents sur les textiles lavables.

    (1) Sciences et Avenir, « 7 choses à savoir sur les acariens », 2015.
    (2) Enquête ALK/OpinionWay, « Allergie aux acariens : 70 % des personnes atteintes renoncent à leurs activités du quotidien », 2017.
  • Comment choisir un chauffage d’appoint électrique ?

    Comment choisir un chauffage d’appoint électrique ?

    Avant de vous lancer dans les recherches, sachez que le chauffage d’appoint n’est pas une solution pérenne : comme son nom l’indique, il s’agit d’une option occasionnelle. En effet, la première question à vous poser quant à la température dans votre logement est de savoir si le manque de chaleur est avéré et durable. Si tel est le cas, cela peut être le signe d’une mauvaise isolation de votre logement. Le chauffage d’appoint ne réglera pas le problème. Il faudra alors vous tourner vers un expert pour établir un diagnostic et envisager les solutions durables adaptées à la configuration de votre logement.

    Le saviez-vous ? Le port d’un pull permettrait de limiter le chauffage d’un degré.

    67 %

    C’est la part du chauffage dans la consommation énergétique des foyers français. (1)

    En revanche, si la sensation de froid est occasionnelle ou si vous faites face à une situation exceptionnelle, l’utilisation d’un chauffage d’appoint peut être une option. Par exemple : vous vivez dans une grande maison de plusieurs étages et vous ne chauffez que ceux où vous habitez. Vous recevez des invités qui logent dans une chambre au dernier étage : vous optez alors pour une solution de chauffage d’appoint afin de ne pas chauffer inutilement les autres pièces de l’étage concerné.

    Attention, l’utilisation d’un chauffage d’appoint requiert le respect de consignes de sécurité et implique souvent une forte consommation d’énergie. Veillez à bien avoir cela en tête au moment de faire votre choix.

    31 %

    C’est la part du chauffage électrique en France. (1)

    Les radiateurs électriques d’appoint sont les plus faciles à utiliser. Un simple branchement sur une prise de courant, et c’est parti ! Malgré de nets progrès, leur praticité ne doit pas vous faire oublier qu’ils vont peser sur votre consommation d’électricité qui reste une énergie chère pour le chauffage (2) (en moyenne 0,15 euros/kWh). Ils sont donc plutôt à réserver pour des petites surfaces. De plus, pour plus de sécurité, choisissez des modèles possédant la norme NF électricité.

    À savoir

    Il est vivement déconseillé d’utiliser des chauffages d’appoint au gaz, considérés comme dangereux à cause des risques d’incendie et d’émanations toxiques.

    1 Le radiateur soufflant mobile

    De petite taille et léger, il se transporte facilement d’une pièce à une autre. Sur la plupart des modèles, un « limiteur thermique de sécurité » arrête l’appareil en cas de surchauffe. Il existe également des versions céramiques, plus lourdes, qui emmagasinent la chaleur et la restituent une fois le radiateur éteint pour un effet chauffant prolongé.

    Inconvénient ? Il est bruyant, et l’effet soufflant n’est pas forcément agréable. Il est également cher à l’utilisation, car il doit consommer de quoi chauffer sa résistance, mais aussi de quoi activer la soufflerie. Du coup, on le réserve généralement aux petites pièces (moins de 10 m2) où l’on ne reste pas longtemps : c’est donc le radiateur d’appoint de salle de bains par excellence ! Attention à le placer loin de la baignoire ou de la douche pour éviter les risques d’éclaboussure.

    2 Le radiateur bain d’huile

    La plus économique des solutions électriques du fait d’un coût d’achat raisonnable (environ de 40 à 150 euros selon les modèles) et de son fonctionnement par inertie : la montée en température prend du temps, mais il reste chaud un long moment après son extinction grâce à l’huile stockée dans sa structure. Il procure donc une chaleur douce et diffuse agréable. Ses parois étant très chaudes, attention aux risques de brûlure : tenez-le éloignés des enfants, des meubles et tissus (rideaux) et ne le couvrez pas.

    En fonction de la puissance choisie (comptez environ 1 500 W pour 10-15 m2 et 2 000 à 2 500 W pour 25 m2), le radiateur bain d’huile conviendra parfaitement pour le chauffage d’appoint des pièces à vivre et des chambres.

    3 Le convecteur mobile

    Comme son nom l’indique, son fonctionnement repose sur le principe de la convection : l’air ambiant aspiré monte en température au contact d’une résistance électrique avant de s’échapper par le haut. Il chauffe rapidement, et de manière localisée. C’est le radiateur idéal pour les petites surfaces (une petite chambre ou un bureau, par exemple, de moins de 10-12 m2), même s’il se montre toujours gourmand en électricité.

    4 Le radiateur rayonnant mobile

    La chaleur est produite par rayonnement infrarouge et circule au travers d’une façade ajourée. Le rayonnement est horizontal, ce qui veut dire que pour ressentir la chaleur il faut être placé dans le champ de rayonnement du radiateur. Son principal avantage est son faible coût d’achat (environ 60 euros pour un modèle de 2 000 W, comptez 100 W pour chauffer 1 m2).

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    L’Essentiel de l’article

    • Les radiateurs électriques sont faciles d’utilisation, mais énergivores.

    (1) ADEME, Le chauffage électrique, 2019
    (2) ADEME, « Se chauffer mieux et moins cher », 2017.
  • Transition énergétique et rénovation écologique avec l’association Écorce

    Transition énergétique et rénovation écologique avec l’association Écorce

    1 En quoi consiste l’action d’Écorce ?

    Lael Delort : L’association Écorce a été fondée en 2005 par des particuliers qui cherchaient à mutualiser leurs connaissances et à se former aux méthodes d’autoconstruction écologique pour leur maison. La construction écologique privilégie d’une part des matériaux bio, d’origine locale. Elle fait aussi appel à des techniques de construction qui consomment peu d’énergies fossiles et sont les moins nocives possible pour l’environnement, les personnes qui travaillent sur le chantier et les habitants de la maison par la suite.

    Nous organisons des visites de constructions écologiques, et des soirées mensuelles d’information autour de thèmes comme l’isolation, le photovoltaïque, les matériaux bio (plâtre, terre-paille), l’assainissement écologique, la géobiologie, etc. Nous avons aussi des formations courtes (de 70 à 210 €/jour) de 2 à 5 jours sur des techniques précises : les enduits, la construction paille, les murs en pierres sèches, la charpente, etc. Ces formations se déroulent sur des chantiers pédagogiques en conditions réelles, avec un encadrement poussé pour acquérir le geste. Nous avons également une activité de conseil juridique et technique auprès des propriétaires qui ont un projet de rénovation ou de construction. Nous ne nous substituons pas au métier d’architecte puisque nous ne travaillons pas sur plan et ne faisons pas de maîtrise d’œuvre : nous conseillons les adhérents en début de projet et les orientons ensuite vers les bons professionnels.

    Nous avons trois types de publics : historiquement, des particuliers très investis dans le champ de la rénovation et de l’écologie, et puis petit à petit des professionnels et artisans nous ont rejoints. Nous avons aujourd’hui 120 adhérents particuliers et une trentaine de professionnels (artisans, maîtres d’œuvre, thermiciens ou architectes principalement). Depuis 2014, nous cherchons aussi à impliquer aussi les publics précaires, car c’est une priorité en Ariège.

    5 millions

    de personnes en France sont concernées par la précarité énergétique.*

    2 Pourquoi la rénovation écologique et énergétique est-elle une question prioritaire en Ariège ?

    L. D. : Le département est particulièrement frappé par la pauvreté et le parc de logements est vétuste (1), en ville comme en milieu rural. Il y a énormément de « passoires énergétiques », mais les personnes qui y vivent n’ont bien souvent ni les moyens ni le réflexe d’envisager des travaux d’amélioration thermique. Il y a un vrai besoin d’information et d’accompagnement auquel tente de répondre Écorce.

    3 En quoi des subventions comme celles de la Fondation Macif peuvent-elles aider dans cette mission de solidarité ?

    L. D. : Pour sensibiliser et aider ces publics précaires, nous avons lancé en 2014 un programme baptisé Favoriser l’accès à l’habitat individuel et collectif en écoconstruction destiné aux personnes à faibles revenus. Ce programme a été cofinancé par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, la Fondation de France et l’Archipel des utopies, ce qui a permis l’embauche d’un technicien dédié à ce projet. Cette personne a reçu plusieurs propriétaires occupants à faible revenus pour étudier avec eux leurs besoins en termes de rénovation énergétique. Il s’agissait d’un programme d’auto-réhabilitation accompagnée (ARA) : les propriétaires sont conseillés sur les techniques et matériaux existants, sur les rénovations à mener dans leur logement, on leur propose également un soutien technique, documentaire et logistique (outils, répertoire d’artisans partenaires, etc.), accès aux aides et subventions pour travaux énergétiques, etc. Ensuite, ils effectuent eux-mêmes les travaux ou les font faire par un artisan.

    500 000

    C’est le nombre de logements qui sont rénovés dans les ans dans le cadre du Plan de rénovation énergétique des bâtiments.**

    4 Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre mission de promotion de la rénovation énergétique écologique ?

    L. D. : Malgré les besoins constatés dans le département, nous avons encore du mal susciter l’adhésion d’organismes comme l’Anah (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat, qui finance des travaux de réhabilitation énergétique). Nos métiers sont encore émergents, et nous devons donc encore faire la pédagogie de leur utilité tant sociale qu’environnementale. Au niveau national, la FEDAC (FEDération des ACcompagnateurs à l’autoproduction et à l’entraide dans le bâtiment) travaille là-dessus, pour donner un cadre juridique et assurantiel plus formel aux opérateurs d’ARA (autoréhabilitation accompagnée).

    De ce fait, l’antenne locale de l’Anah n’a encore jamais financé de projet d’ARA, contrairement à ce qui se fait dans d’autres régions. Et malheureusement, comme nous nous adressons à des personnes à faibles revenus, la plupart des projets envisagés n’ont pas pu être réalisés pour le moment faute de financements.

    5 Comment pouvez-vous surmonter ces difficultés ?

    L. D. : Pour nous faire connaître, nous avons décidé fin 2017 de créer une série d’ateliers dans les quartiers prioritaires politiques de la ville (2) à Pamiers, Foix et Lavelanet : peinture naturelle, bricolage et entretien des logements, fabrication de produits d’entretien écologiques, etc. Ça a permis à l’association d’émerger peu à peu auprès des bailleurs sociaux et partenaires publics potentiels comme la Caisse d’allocations familiales (CAF), les maisons des jeunes et de la culture (MJC), les centres sociaux… Nous devrions recevoir prochainement un financement de la Fondation de France pour deux projets d’ARA, un en ville et un en milieu rural. Nous espérons que ces deux chantiers expérimentaux vont enfin permettre de valider notre démarche et qu’ils seront les premiers d’une longue série ! Le but étant de convaincre l’Anah du bien-fondé du projet Écorce afin que l’agence puisse déclencher les aides pour les propriétaires souhaitant réhabiliter leur logement. Rappelons qu’en Ariège, plus de la moitié des habitants sont éligibles aux HLM, et que l’habitat urbain comme rural est en très mauvais état. Il y a donc urgence, et de nouveaux financements seront nécessaires pour concrétiser nos prochains projets.

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    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

     

    L’Essentiel de l’article

    • Écorce est une association ariégeoise de promotion de la rénovation écologique des logements.
    • Elle accompagne les propriétaires engagés dans une démarche d’autoréhabilitation.
    • Écorce développe son activité vers les publics précaires en milieux urbains et ruraux.

    (1) Avec un taux de pauvreté de 18,5 % en 2015 * (soit 4 points de plus que la moyenne nationale **), un taux de chômage de 16,1 % * (6 points de plus que la moyenne française ***) et un parc immobilier vétuste, l’Ariège est particulièrement touché par la pauvreté et le mal-logement.
    * Insee, « Comparateur de territoire – Département de l’Ariège (09) », 2018
    ** Insee, « Les niveaux de vie en 2015 », 2017
    *** Insee, « Hausse du taux de chômage au troisième trimestre 2015 », 2015
    (2) QPV : quartiers défavorisés faisant l’objet de programmes de réhabilitation urbaine, économique et sociale.
  • Que faire en cas de dégât des eaux ?

    Que faire en cas de dégât des eaux ?

    1 En cas d’urgence, coupez l’arrivée d’eau

    S’il s’agit d’une fuite brusque et abondante, il ne devrait pas être trop difficile d’en trouver l’origine. Quoi qu’il en soit, coupez l’électricité pour éviter tout risque d’électrocution ou de court-circuit pouvant mener à un début d’incendie, ainsi que l’arrivée d’eau générale de votre logement pour limiter les dégâts. Une fois ces premières mesures effectuées, appelez votre assureur.

    Trouvez l’origine de la fuite rapidement, puis épongez au maximum pour éviter que l’eau ne stagne. Si la fuite provient de votre appartement, prévenez immédiatement vos voisins, le syndic ou le gardien. Si l’inondation provient de l’appartement du dessus et que l’occupant est absent, appelez les pompiers qui peuvent forcer une fenêtre ou la porte d’entrée pour intervenir.

    QUI PAYE LA RECHERCHE DE FUITE ?

    Cela dépend de l’endroit d’où provient la fuite d’eau. Si celle-ci se trouve dans les parties communes, c’est la copropriété qui devra supporter le coût de la recherche. Si la fuite se trouve dans les parties privatives, c’est au propriétaire d’en assumer la charge. Enfin, la responsabilité peut incomber au locataire, si ce dernier a mal entretenu ses canalisations, par exemple. Dans tous les cas, prenez contact avec votre assureur qui saura vous indiquer la marche à suivre.

    2 Appelez votre assureur

    Vous avez cinq jours à partir de la constatation du sinistre pour en informer votre assureur par téléphone ou par Internet. En fonction de l’urgence de la situation, il pourra vous envoyer un plombier dans un premier temps, puis, s’il l’estime nécessaire, un expert qui viendra évaluer les dommages. Certains assureurs exigent également une déclaration par voie postale. Si vous êtes locataire et que les dommages sont importants, prévenez également votre propriétaire qui pourra faire jouer son assurance de son côté si nécessaire.

    Une fuite d’eau ?

    Avec l’assurance Habitation Macif, bénéficiez d’une assistance à domicile 24 heures/24 et 7 jours/7.*

    3 Faites intervenir un plombier

    Une infiltration ou une fuite peut parfois mettre des jours, voire des mois à se manifester de façon visible. Une tache sur un mur, un papier peint qui se décolle, des moisissures qui apparaissent dans un placard ou derrière un meuble doivent vous alerter. Si vous constatez en effet une humidité anormale, votre assureur peut, si votre contrat vous le permet, envoyer un plombier pour effectuer une recherche de fuite. Une fois la fuite repérée, il pourra faire les réparations nécessaires dans la foulée ou programmer une seconde intervention si la situation l’exige, néanmoins les frais de réparation de l’origine de la fuite restent toujours à la charge de l’assuré.

    4 Si la fuite implique un voisin, faites un constat à l’amiable

    Votre lave-linge a provoqué une inondation chez le voisin du dessous ou, au contraire, vous êtes victime d’un dégât des eaux venu de l’étage supérieur ? Vous pouvez alors établir un constat à l’amiable de dégât des eaux afin de décrire précisément les faits, de connaître l’identité des personnes impliquées et la nature des dommages, et de faciliter le travail des assureurs – et donc votre indemnisation ! Il se présente presque exactement comme un constat amiable d’accident de la route : chacun remplit sa partie, et le document est signé par les parties qui enverront une copie à leur assureur. S’il est utile, sachez toutefois que ce type de constat n’est pas obligatoire.

    Comment remplir un constat amiable de dégât des eaux ?

    Le constat amiable est découpé en différentes parties.

    Tout d’abord, indiquez la date à laquelle a eu lieu le dégât des eaux, l’adresse du lieu du sinistre, cochez s’il s’agit d’une maison particulière, d’un immeuble en copropriété ou d’un immeuble locatif et notez le nom et l’adresse du syndic ou du gérant.

    Vient ensuite un encadré à remplir par les différentes parties concernées. Chaque partie remplit la colonne le concernant en cochant les cases à hauteur des questions. De cette manière, l’assureur aura toutes les informations nécessaires sur les personnes touchées par le dégât des eaux : noms, adresses, assureurs, dommages, etc.

    Puis, remplissez en commun la partie « Cause du dégât des eaux ». Si vous ignorez quelle est l’origine du dégât des eaux, pensez bien à le mentionner. Sachez que vous pouvez émettre des désaccords dans la case « Observations » en bas de contrat.

    Enfin, n’oubliez pas de signer le constat.

    Trois exemplaires du constat sont à remplir :

    • l’un pour la victime A destinée à son assureur ;
    • l’un pour la victime B destinée à son assureur ;
    • l’un pour le gérant de l’habitation ou le syndic.

    5 Préparez la remise en état du logement

    Une fuite doit être réparée dans les plus brefs délais pour éviter une aggravation des dégâts. Une fois réparée, des travaux seront peut-être nécessaires pour remettre en état votre logement (changement du parquet, peinture d’un mur, etc.). Là encore, votre assureur vous accompagne : il a la possibilité de mandater un expert qui viendra chez vous pour évaluer la nature et le montant des travaux, en vue d’ajuster la prise en charge. Si des objets ont été endommagés par le dégât des eaux, ils seront compris dans le remboursement. Pour être sûr d’être correctement indemnisé, il est donc recommandé de ne rien jeter avant le passage de l’expert, de conserver les factures des biens de valeur (électroménager, électronique, etc.), et de prendre des photos avant/après. Donc avant de procéder à la remise en état de son logement, il est préférable d’attendre le passage de l’expert ou d’obtenir l’accord préalable de l’assureur.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Si la fuite est abondante, trouvez l’arrivée d’eau et coupez-la.
    • Si vous êtes locataire, prévenez votre assureur, votre propriétaire, vos voisins et éventuellement le syndic de votre immeuble.
    • Faites intervenir un plombier.
    • En cas de dommages matériels, attendez la visite de l’expert pour jeter les objets endommagés ou commencer à réparer les dégâts.