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  • Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

    1 L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

    Pour vous aider, vous et votre enfant, dans votre vie quotidienne, vous pouvez demander l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Cette prestation familiale est destinée à compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant handicapé ou gravement malade. Elle tient compte par exemple de la capacité de votre enfant à se laver seul ou du besoin d’un accompagnement pour réaliser tous les gestes de la vie quotidienne.

    Vous devez en faire la demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDHP), qui la transmet à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pensez à joindre un certificat médical justifiant de l’état de santé de votre enfant établi par un médecin, une photocopie de la carte d’identité ou du titre de séjour de l’enfant (ainsi que des parents), une lettre décrivant les problèmes ou les dépenses engendrées par le handicap de votre enfant. Par exemple, si votre enfant âgé de 8 ans a besoin de porter des couches, vous pouvez ajouter une facture à votre dossier. Ces frais seront pris en compte dans votre demande.

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    Bon à savoir

    Si dans les quatre mois, à compter de la date de dépôt de votre dossier, vous n’avez pas obtenu de réponse de la CDAPH, cela signifie que votre demande est rejetée ou que votre enfant est reconnu comme en situation de handicap, mais avec un taux d’incapacité inférieur à 50 %, ce qui n’ouvre pas droit aux allocations.

    Si votre demande est accordée, l’AEEH vous sera versée par la CAF (Caisse d’allocations familiales). Cette aide est attribuée sans conditions de ressources de la famille et n’est pas imposable. Elle peut être versée pour une durée de deux à cinq ans. Son montant varie en fonction du taux d’incapacité de votre enfant. Le montant de base, au 1er avril 2019, est de 131,81 euros par mois (1).

    Elle concerne les enfants âgés de moins de 20 ans, résidant en France, qui ont un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Si le taux d’incapacité se situe entre 50 % et 79 %, l’enfant a obligation de fréquenter un établissement d’enseignement adapté. La Maison départementale des personnes handicapées vous fournira une liste des établissements sanitaires et sociaux. Vous pouvez également consulter la base de données du ministère de la Santé (2).

    L’AEEH peut ensuite être complétée par deux aides : le complément de l’AEEH ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Si vous hésitez entre les deux compléments, la CDAPH peut accompagner les parents à réaliser une comparaison chiffrée des différentes aides proposées par les deux dispositifs pour faire le choix le plus approprié à la situation de l’enfant.

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    2 Le complément de l’AEEH

    Si vous percevez l’AEEH, la CDAPH peut vous proposer de compléter cette aide avec le complément de l’AEEH qui prend en compte vos frais supplémentaires en raison du handicap de votre enfant.

    Vous avez dû arrêter ou diminuer votre activité professionnelle ou vous vous êtes vu obligé d’embaucher une tierce personne pour vous occuper de votre enfant ? Le complément de l’AEEH, gradué en six catégories, prendra en compte les dépenses mensuelles liées au coût du handicap de votre enfant.

    Le montant du complément de l’AEEH dépend de la catégorie dans laquelle le handicap de votre enfant a été classé par la CDAPH. Il s’élève à 231 euros en catégorie 1 et jusqu’à 1 254 euros en catégorie 6 (3).

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    3 La prestation de compensation du handicap (PCH)

    Si votre enfant a moins de 20 ans, est en situation de handicap ou gravement malade, s’il est en difficulté absolue de se déplacer seul, de réaliser les gestes du quotidien sans assistance comme s’habiller, se laver ou manger, voire encore de communiquer avec son entourage, vous pouvez bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH). Vous devez en faire la demande auprès de la MDPH de votre département (4).

    La PCH comprend six formes d’aides :

    • humaine : recours à une tierce personne jusqu’à 13,78 euros l’heure ;
    • technique : achat ou location d’un matériel limitant le handicap jusqu’à 3 960 euros pour une période de trois ans ;
    • aménagement du logement : travaux ou déménagement ;
    • de transport : jusqu’à 1 500 euros de frais d’aménagement d’un véhicule et surcoûts liés aux trajets ;
    • aide spécifique ou exceptionnelle : réparation d’un lit médicalisé ou d’un fauteuil roulant ;
    • animalière : frais d’éducation d’un chien participant à l’autonomie de la personne handicapée par exemple.

    Un de vos proches consacre du temps à votre enfant en tant qu’aidant familial ? Sachez que la PCH est aussi un moyen de le dédommager en percevant jusqu’à 5,81 euros de l’heure.

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

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    Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Majoration pour parent isolé

    En tant que parent isolé vous pouvez bénéficier d’une aide complémentaire de 50 à 200 euros (selon le degré de handicap de votre enfant), si vous assumez seul la charge de votre enfant(2).

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    * Dans les conditions et limites des contrats.
     

    L’Essentiel de l’article

    • L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) compense les frais d’éducation et de soins.
    • Cette aide peut être complétée soit par le complément AEEH, soit par la prestation de compensation du handicap (PCH).

    (1) Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées, « Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) », 2019.
    (2) Ministère de la Santé, « Fichier national des établissements sanitaires et sociaux ».
    (3) Service public, « Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) », 2019.
    (4) Service public, « Prestation de compensation du handicap (PCH) », 2019.

  • Les aides pour adapter votre voiture au handicap de votre enfant

    Les aides pour adapter votre voiture au handicap de votre enfant

    1 La base : l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

    L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) est l’aide de base versée aux parents ayant un enfant de moins de 20 ans en situation de handicap à charge. Si vous êtes dans ce cas, il est probable que vous la receviez déjà. Initialement destinée à couvrir les frais d’éducation et d’aides à domicile, elle peut éventuellement servir à couvrir d’autres dépenses à la marge comme l’aménagement de son véhicule pour pouvoir transporter son enfant en toutes circonstances. Son montant dépend du degré d’incapacité, des modalités de prise en charge (à domicile, en institut spécialisé, etc.) et du temps d’aide à domicile dont l’enfant a besoin. Elle peut ainsi aller d’un peu plus de 230 euros/mois, à près de 1 700 euros/mois selon les cas.

    Les parents concernés peuvent en faire la demande auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de leur département.

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    234 436

    enfants bénéficiaient de l’AEEH en France en 2016.

    2 La prestation de compensation du handicap (PCH) : pour une prise en charge des frais réels

    Si vous percevez l’AEEH, sachez que vous avez également droit à la PCH (prestation de compensation du handicap). Celle-ci permet de couvrir, en fonction des revenus, tout ou partie des dépenses d’accompagnement, d’aménagement et d’équipement liées au handicap. Elle concerne donc les éventuelles adaptations de votre véhicule qui permettront à votre enfant de voyager dans des conditions de confort et de sécurité optimales : siège enfant adapté, sièges rotatifs, plans inclinés, etc. Cette aide n’est pas liée au taux d’incapacité de votre enfant, elle est personnalisée et modulable en fonction des besoins.

    Bon à savoir

    Les délais d’attente pour la PCH varient de six à 12 mois selon les départements (1)… Mieux vaut anticiper !

    Quels montants pour la PCH ?

    Le niveau de remboursement diffère selon que l’équipement figure ou non sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) par la Sécurité sociale.

    • Pour un aménagement du véhicule figurant sur la LPPR : prise en charge à 100 % ou à 80 % en fonction des revenus, dans la limite de 3 960 euros, renouvelable tous les trois ans.
       
    • Pour un aménagement du véhicule ne figurant pas sur la LPPR : prise en charge à 75 %, dans la limite de 3 960 euros, renouvelable tous les trois ans.

    Bon à savoir

    Le coût des équipements est extrêmement variable en fonction du type de produit, de sa technicité et du type de handicap : de quelques dizaines d’euros pour un coussin pivotant, 80 à 150 euros pour un plan incliné et plus de 1 000 euros pour certains sièges auto.

    Vers qui se tourner ?

    Bon à savoir

    La demande doit être effectuée avant de réaliser les achats ou travaux d’adaptation : un ou plusieurs devis sont demandés dans le dossier afin de fixer le montant de l’aide.

    3 Le Fonds départemental de compensation (FDC) : un coup de pouce en cas d’imprévu

    Besoin de changer de siège auto avant le délai de renouvellement de la PCH (trois ans) ? Le Fonds départemental de compensation peut vous aider à assumer une dépense imprévue. Il est financé par les conseils départementaux via les CPAM (Caisses primaires d’assurance maladie) et permet de verser une aide ponctuelle couvrant des frais liés au handicap qui ne seraient pas couverts par la PCH. C’est d’ailleurs une condition d’attribution : vous devez avoir touché la PCH pour avoir droit à une aide du FDC.

    La demande s’effectue auprès de la MDPH où une commission se réunit une fois par mois pour décider de l’attribution des aides. Pour évaluer le montant de l’aide (qui n’est pas directement liée au taux d’incapacité de l’enfant), il faut joindre au dossier des devis du montant des travaux. Ce sont eux qui serviront à étudier la recevabilité de la demande et le montant de l’aide accordée.

    Bon à savoir

    La carte mobilité inclusion (CMI)

    Si vous êtes parent d’un enfant dont le handicap nécessite un véhicule adapté, sachez que vous pouvez bénéficier de la carte CMI. Elle donne accès gratuitement et sans limite de durée** à toutes les places de stationnement ouvertes au public (pas seulement les places réservées aux personnes handicapées). Vous pouvez demander votre carte CMI auprès de la MDPH de votre département.
     

    4 Dernier conseil : frappez à toutes les portes !

    À garder en tête, certains organismes ou collectivités comme les communes, les mutuelles, les caisses d’allocation familiales peuvent également verser des aides au coup par coup, en fonction des situations et des fonds disponibles. N’hésitez pas à frapper à toutes les portes pour vous faire aider !

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    Les aménagements spécifiques de votre véhicule sont assurés sans supplément***. Au travers de la démarche Macif Egalis, découvrez les solutions, produits et services d’assurance du groupe Macif. Renseignez-vous !

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    * Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    ** Sauf réglementation locale contraire.

    *** Les aménagements sont couverts dans les conditions et limites du contrat.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Les parents d’enfants en situation de handicap ont parfois besoin d’adapter leur véhicule.
    • Il existe des aides financières spécifiques pour couvrir tout ou partie des frais.
    • Ces aides sont généralement indexées sur le coût réel des aménagements.

    (1) Cafdata, 2016.
    (2) Fédération des malades et handicapés, « Financer l’aménagement de son véhicule », 2018.

  • La Maison de répit accueille aidants et aidés

    La Maison de répit accueille aidants et aidés

    1 Accompagner les familles aidantes sur le long terme

    Avec 9 à 11 millions d’aidants familiaux en France (1) dont un bon nombre menacé de burn-out, le besoin de solutions de soutien est une véritable responsabilité nationale.

    « Bien qu’il existe déjà des solutions institutionnelles, associatives ou privées, il y a de réelles difficultés d’accès et de lisibilité de l’offre en fonction de la situation de chacun. Les familles ont du mal à trouver la bonne information et à être orientées vers les réponses adaptées à leur cas », explique Henri de Rohan-Chabot, fondateur et délégué général de France Répit.

    En janvier 2018, France Répit a d’abord mis en place une équipe mobile de répit et d’accompagnement des aidants composée de deux médecins, deux psychologues, une infirmière et une assistante sociale. L’équipe intervient gratuitement au domicile des familles qui en font la demande, lorsque le besoin de trouver un relais ou une aide pour les soins se fait sentir. Elle évalue alors la situation et les difficultés à résoudre pour orienter l’aidant vers les solutions adaptées comme la Maison de répit (entre autres), une structure d’accueil gérée par France Répit.

    « Quand les familles sont accueillies à la Maison de répit, nous évaluons avec elles l’impact de la situation d’aide sur leur santé, sur les enfants, sur la vie de couple, la vie sociale ou professionnelle. L’équipe mobile développe une approche systémique, globale et continue de la situation des familles, qu’elle accompagne ensuite dans la durée : des contacts sont organisés régulièrement pour réévaluer la situation et adapter les réponses. Nous accompagnons ainsi une soixantaine de familles qui peuvent à tout moment la solliciter pour demander de l’aide ou anticiper les prochaines vacances, etc. », poursuit Henri de Rohan-Chabot.

    61,4

    milliards d’euros de fonds publics ont été consacrés à la compensation de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées en 2015.*

    2 Une maison de répit pour souffler et faire le point

    Ouverte en octobre 2018 dans la banlieue lyonnaise, la Maison de répit dispose de 21 chambres et studios familiaux pour accueillir les patients malades ou en situation de handicap (âgé de 0 à 60 ans et vivant dans la Métropole de Lyon) et leurs aidants, jusqu’à 30 jours par an.

    « C’est une première en France, pour laquelle on s’est beaucoup inspiré des maisons existant au Québec, ou en Europe du Nord. Nous accueillons à la fois des adultes et des enfants (2), ce qui est assez rare dans le milieu médico-social. Les patients peuvent être atteints de maladies ou en situation de handicap. Cela aussi est original car ces personnes sont généralement orientées dans des structures différentes. Chaque situation est évaluée par l’équipe mobile qui oriente si nécessaire les familles vers des solutions qui pourraient être mieux adaptées. »

    Les médecins, infirmières, infirmiers et soignants présents dans la Maison 24 h/24 et 7 j/7 sont donc polyvalents afin de pouvoir répondre aux besoins de tous ces profils de patients et assurer surveillance médicale et continuité des soins.

    La Macif s’engage auprès de ceux qui aident un de leurs proches au quotidien !

    Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr.

    3 Des solutions sur place et « à emporter »

    L’autre particularité de la Maison de répit, c’est qu’elle accueille des patients et des aidants. Les familles qui le souhaitent ont en effet la possibilité de séjourner avec leur proche dans la Maison. C’est alors l’occasion de faire le point avec chacun sur les difficultés rencontrées au quotidien.

    « On sait que c’est compliqué pour les aidants, mais on oublie parfois que ça peut l’être aussi pour la personne aidée, qui se rend compte du souci qu’elle crée, qui peut aussi se sentir parfois étouffée par la bienveillance excessive des proches et avoir besoin d’un peu de liberté », analyse Henri de Rohan-Chabot.

    Cette relation aidant-aidé a donc besoin d’être questionnée régulièrement avec des professionnels pour comprendre ce qui peut être amélioré des deux côtés afin que la vie à domicile, au moment du retour, soit plus soutenable. L’idée de ce travail de fond est là aussi d’apporter un bénéfice sur le long terme, et pas seulement un moment de répit ponctuel.

    La Maison de répit, une alternative pour prendre du recul

     

    Bien sûr, les aidants peuvent aussi confier leur proche comme dans un centre d’accueil temporaire classique. Ils peuvent ainsi profiter de 30 jours de répit par an, répartis à leur convenance sur des séjours d’une journée à plusieurs semaines. Toute famille aidante résidant dans la métropole lyonnaise peut faire librement appel à la Maison de répit, qui évaluera avec elle les besoins et les possibilités d’accueil.

    Grâce au financement de l’ARS (agence régionale de santé), le reste à charge pour les familles est pour le moment de 20 euros par jour (gratuit pour les enfants jusqu’à 18 ans et les personnes relevant de la couverture médicale universelle ou CMU), le même tarif qu’un séjour à l’hôpital, et des discussions sont en cours avec les groupes de protection sociale et les mutuelles pour l’abaisser à zéro. Un coût avantageux susceptible de créer une forte demande de la part des quelques 160 000 aidants de la métropole lyonnaise.

    494 000

    places sont disponibles en établissements et services pour les personnes handicapées, dont 157 000 places pour les enfants et 337 000 places pour les adultes (2016).*

    4 Le répit pour lutter contre les coûts cachés de la dépendance

    À terme, France Répit espère pouvoir ouvrir une maison par région. Ce qui suppose bien sûr de rassembler les fonds nécessaires :

    « Le modèle économique de la première maison repose sur le mécénat d’entreprises et de groupes de protection sociale, qui a permis de mobiliser les 6 millions d’euros nécessaires à la construction de la Maison de répit de Lyon. Le budget de fonctionnement est assuré par l’ARS Auvergne Rhône-Alpes. Notre vision est que les budgets investis dans ces solutions d’aide aux aidants seront toujours moins importants que les coûts cachés liés à l’épuisement, aux arrêts de travail, maladies ou dépressions causées par la charge physique et mentale. Ce qui aboutit souvent à la réhospitalisation de la personne aidée simplement parce que les familles ne peuvent plus suivre. »

    C’est la raison pour laquelle France Répit développe aussi des activités scientifiques comme la création d’un Diplôme Universitaire de répit et l’organisation d’un grand congrès francophone tous les deux ans. Mais surtout, la Fondation est à l’origine d’un programme très ambitieux de recherche clinique et médico-économique sur la question des aidants. Une douzaine de chercheurs du centre Léon Bérard, de l’École des Mines et du CNRS travaillent ainsi pendant quatre ans à produire des données scientifiques sur l’impact des nouvelles solutions de répit sur la qualité de vie des personnes, le parcours de soins et les comptes sociaux.

    « Nous faisons l’hypothèse qu’en investissant 1 euro sur le répit, notre système de santé économisera 5, 7 ou 10 euros correspondant aux « coûts cachés » de l’épuisement (arrêts de travail, consultations, consommation de médicaments, réhospitalisation du patient pour cause d’épuisement de l’aidant). Ce que tout le monde subodore mais sans jamais avoir disposé de données scientifiques pour le prouver ».

    5 Lyon, métropole aidante

    Mais les projets de la fondation France Répit ne s’arrêtent pas là. Le projet « Métropole aidante » à Lyon part du constat qu’il existe une multitude de propositions pour les aidants, et que de nouvelles offres se créent en permanence. C’est le cas notamment des solutions de « baluchonnage » (ou relayage) : une personne vient à domicile pendant un ou plusieurs jours pour remplacer l’aidant dans son rôle de surveillance, d’accueil et de coordination des différents intervenants de santé, sans prodiguer de soins elle-même. Il existe également des formations dédiées, des « cafés des aidants », des groupes de parole, des soutiens psychologiques et sociaux, des accueils temporaires, des séjours de vacances adaptés…

    « En l’absence de politique nationale, chaque association, collectivité locale, centre de soins développe ses solutions, ce qui est positif mais crée des difficultés de compréhension et d’accès aux propositions adaptées à chaque situation. Le projet ”Métropole aidante” est donc de créer courant 2019 un véritable ”guichet unique” regroupant toutes les initiatives des acteurs de la Métropole sous forme d’un site Internet mais aussi d’un lieu physique au centre de Lyon. Notre souhait est que tous les aidants de la métropole, quels que soient l’âge et la situation de la personne dont ils s’occupent, puissent pousser la porte et être écoutés, informés et orientés vers les dispositifs adaptés. Ils bénéficieront ainsi d’une offre territoriale structurée, labellisée et accessible, ce qui est à ce jour unique en France ! »

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    Le contrat Garantie Autonomie et Dépendance Macif vous apporte des solutions.**

    L’Essentiel de l’article

    • France Répit propose des solutions de répit aux aidants.
    • Elle gère la Maison de répit, une structure de soutien aux familles et d’accueil temporaire pour personnes dépendantes.
    • Elle prend part à des activités de recherche sur l’impact économique et social des solutions de répit.

    (1) Dominique Gillot, « Préserver nos aidants : une responsabilité nationale », ministère de la Solidarité et de la Santé, juin 2018
    (2) La Maison n’a pour le moment pas d’agrément pour les personnes âgées. Elle n’assure pas non plus l’accueil de personnes souffrant de troubles du comportement sévères.

    * CNSA (Centre national pour la solidarité et l’autonomie), 2017
    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • « Devenir aidant, c’est une vie qui bascule »

    « Devenir aidant, c’est une vie qui bascule »

    1 Jongler entre le travail et le rôle d’aidant

    La France compte 8,3 millions d’aidants familiaux (1), qui, comme Marie, s’occupent d’un proche dépendant. Parmi eux, 47 % sont actifs (1): la première question à se poser pour organiser une aide à domicile pour une personne dépendante est donc celle de l’articulation entre les contraintes professionnelles et les activités d’aidant. Tout dépend bien sûr des besoins de la personne aidée et de la souplesse de l’employeur.

    Pour Marie, les choses se sont mises en place progressivement, au rythme de l’augmentation des besoins de sa mère.

    La dépendance s’est installée lentement donc j’ai pu anticiper un certain nombre de problèmes, notamment sur l’aspect professionnel. Mais comme tout le monde, le moment venu, j’ai dû faire des choix pour m’adapter.

    « J’ai jonglé avec deux emplois à temps partiel d’infirmière spécialisée et de secrétaire médicale, le matin et les week-ends, ce qui me permettait de me dégager du temps la journée pour m’occuper de ma mère. Mais au bout d’un moment c’est devenu ingérable, et j’ai dû arrêter l’un des deux emplois. Avec mon deuxième employeur, j’ai pu avoir une mise en disponibilité de 3 mois, qui a été renouvelée plusieurs fois. J’avais donc du temps, mais plus de revenus… ».

    Un basculement souvent difficile à gérer, sur le plan financier comme sur le plan psychologique, organisationnel, administratif…

    « C’est vraiment LA question que les aidants doivent anticiper au maximum, insiste Marie. Qu’est-ce qui est possible professionnellement, en cas d’aide à temps partiel ou à temps complet ? Comment ça va se passer sur le moment, mais aussi et surtout, après ? Quel est mon projet de vie ? Dans mon cas, j’ai profité de mes deux dernières années d’aidante où je ne pouvais plus travailler à l’extérieur pour reprendre des études universitaires à distance, ce qui m’a permis de rebondir ensuite. »

    Besoin d’aide ?

    À la Macif, avec le contrat Garantie Autonomie, un ergothérapeute évalue les aménagements nécessaires de votre logement*.

    Bon à savoir

    Les pouvoirs publics ont mis en place un site dédié à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Il regroupe toutes les sources d’information et un annuaire complet des organismes, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile. Aidants et aidés peuvent y effectuer de nombreuses démarches grâce à des formulaires en ligne ou à télécharger.

    2 APA, CESU : les aides au maintien à domicile d’une personne âgée

    Pour compenser en partie la perte de revenus liée à l’arrêt de la carrière, les aidants peuvent être rémunérés en CESU (chèque emploi service universel) émis pour le compte de la personne aidée.

    « Pour obtenir les CESU, il faut d’abord faire une demande d’APA (Allocation pour personne handicapée) pour la personne aidée. Ensuite, se tourner vers une assistante sociale exerçant en CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) qui relève du Conseil Départemental. C’est le médecin traitant qui m’a donné l’information et j’ai pu enclencher les démarches. L’assistante se déplace à domicile pour faire le constat que la personne aidée est dépendante, et évaluer le nombre d’heures d’aide quotidienne nécessaires, ainsi que le montant accordé. »

    Problème, ces CESU couvrent rarement les besoins réels.

    « J’étais rémunérée à hauteur de 4 heures par jour au tarif SMIC pour mon rôle d’aidante, se souvient Marie. Mais évidemment c’est extrêmement insuffisant au regard de ce que je gagnais avant, et au regard de la lourdeur de la tâche d’aidant. Ça pose donc un vrai problème sur le moment, mais aussi pour le futur car ça ampute considérablement les cotisations retraite de l’aidant. »

    L’allocation journalière d’accompagnement

    Elle est accordée aux aidants d’un proche en fin de vie ou en perte d’autonomie grave qui suspendent ou réduisent leur activité professionnelle dans le cadre d’un congé de solidarité familiale. Son montant (au 19/09/2018) est de 55,21 € versés de manière journalière, dans la limite de 21 jours pour un congé complet, et de 27,61 € sur 42 jours maximum en cas de travail à temps partiel.

    3 Quand les aidants ont besoin d’aide

    « Peu avant le début de la dépendance de ma mère, nous avions emménagé ensemble à la campagne dans la maison familiale. Le fait de cohabiter dans une maison suffisamment grande pour que nous ayons chacune notre zone d’habitation a facilité l’organisation du maintien à domicile. Je n’ai eu finalement qu’à aménager l’entrée de son appartement pour mieux circuler. La salle de bains était fonctionnelle en l’état, donc rien à faire de ce côté-là, mais ce sont des choses à avoir en tête », pondère Marie. « Et bien sûr, il y a eu l’achat ou la location de matériel médical au fur et à mesure de l’évolution des besoins : d’abord un coussin anti-escarres pour le fauteuil, puis un lit médicalisé et un fauteuil coquille. Tous ces équipements sont pris en charge sur prescription médicale par la CPAM, et généralement les mutuelles. »

    Libérée de ses obligations professionnelles, elle peut donc se consacrer entièrement à sa mère. Malheureusement, un banal aléa se transforme immédiatement en véritable casse-tête lorsqu’on est aidant.

    « J’ai eu un accident dans lequel je me suis blessé l’épaule, j’ai dû alors faire appel à un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) proche de chez moi, lequel a fait intervenir des aides-soignantes pour le lever et le coucher de ma mère, et pour sa toilette. Un dépannage indispensable, mais faire intervenir une personne inconnue est difficile pour l’aidant comme pour l’aidé car la confiance se travaille ensemble dans la durée. Et parfois, il n’y a personne de disponible pour prendre le relais, tout simplement. Je vis en milieu rural et j’ai peu d’alternatives. S’il n’y a personne de disponible au SSIAD, je dois me débrouiller par mes propres moyens, avec des amis ou des proches, mais là aussi c’est compliqué de quémander ne serait-ce qu’une heure. »

    Pour Marie, le répit proposé aux aidants ne peut pas se réfléchir en termes de remplacement pur et simple, car tout dépend de la place occupée auprès de la personne aidée.

    « Si on doit faire appel à une aide extérieure, il est très important de définir sur quelle(s) tâche(s) ou rôle(s) précis on souhaite se faire remplacer : le ménage ? La toilette ? Les repas ? La veille ou le fait de tenir compagnie ? Il faut aussi savoir que ce type d’aide a un coût non négligeable qui doit être anticipé… ».

    Autant de freins qui peuvent conduire à des situations de détresse pour l’aidant.

    C’est vrai que j’ai souvent hésité à faire appel aux aides extérieures, et petit à petit, de façon très insidieuse, l’isolement vient parce qu’on rompt ses activités professionnelles et sociales, on n’a plus le temps de rien.

    4 Garder du temps pour soi et se faire accompagner

    C’est l’autre conseil que martèle Marie : aidants, ménagez-vous !

    « Avec le temps, j’ai appris à garder des jours où je faisais “le minimum”, c’est-à-dire que j’assurais les repas, le lever le coucher et la toilette mais pas de courses, le médecin (sauf urgence), ni le ménage. J’en profitais pour sortir de chez moi et voir du monde, tout simplement. Je m’accordais ces pauses le samedi et le dimanche ; ça m’a permis de tenir sur la durée. »

    Mais pour de nombreux aidants, c’est souvent impossible. C’est pourquoi Marie reste vigilante sur l’évolution de la situation des aidants et des lois censées les protéger.

    « Pour moi, le discours actuel sur les aidants et leurs difficultés est une bonne chose car ça atteste de la réalité de leur situation. C’est une reconnaissance de leurs efforts et de leurs besoins, se félicite-t-elle. Pour autant, il ne faudrait pas qu’on s’en tienne à quelques aides financières, parce qu’elles seront forcément insuffisantes pour combler le manque à gagner de l’arrêt de la carrière. Et ça ne règle pas la question dans son ensemble, la question de l’isolement, la rupture sociale, le retour à l’emploi, etc. La réflexion doit être beaucoup plus large, au niveau de la société dans son ensemble. Un accompagnement médico-social, d’éducation à la santé et psychologique serait un bon départ, afin de construire son projet de vie et de le faire évoluer en fonction de la situation de la personne aidée. Devenir aidant, c’est une vie qui bascule tout à coup ou progressivement. La société doit prendre soin des aidants », conclut Marie.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Il y a 8,3 millions d’aidants familiaux en France.
    • Plus de la moitié d’entre eux sont actifs.
    • Il est possible de demander un congé à son employeur pour s’occuper d’un proche dépendant.
    • Les aidants familiaux peuvent se rémunérer en CESU.

    (1) Association Française des aidants
  • Service d’aide à domicile pour les personnes âgées : comment s’y prendre ?

    Service d’aide à domicile pour les personnes âgées : comment s’y prendre ?

    1 Le service d’aide au maintien à domicile : pourquoi ?

    Seniors et quotidien : vers la perte d’autonomie

    En avançant dans l’âge, nombreuses sont les personnes âgées qui rencontrent des difficultés pour accomplir les gestes du quotidien. Se lever, se nourrir, s’habiller peut devenir une tâche compliquée à accomplir. La vie à domicile devient alors difficile à gérer avec ce qu’on appelle communément une « perte d’autonomie ».

    Le maintien à domicile de ses parents : un choix préférable

    La plupart des personnes âgées dépendantes souhaitent vivre chez elles le plus longtemps possible. Le domicile occupe une place importante dans leur vie quotidienne et sociale : il est garant d’un espace de vie confortable et d’un environnement sécurisant.

     

    8.8 %

    des seniors de 75 ans ou plus, vivent en institution. (1)

    Le service d’aide au maintien à domicile : confort et sécurité

    Lors de la perte d’autonomie d’un proche, les familles sont souvent sollicitées pour les aider dans leur quotidien. Il est néanmoins indispensable d’envisager la solution d’aide à domicile par des professionnels pour soulager les aidants et envisager le maintien à domicile sur le long terme (2).

    Parmi les tâches qui peuvent incomber à l’aide à domicile, se trouvent :

    • le rangement du logement de la personne aidée ;
    • le lavage du linge de maison (des draps, des serviettes et des vêtements) ;
    • l’aide au lever et au coucher ;
    • l’aide à la toilette ;
    • l’aide aux courses ;
    • la préparation des repas et l’aide pour manger correctement.

    C’est donc une aide précieuse pour effectuer les gestes essentiels du quotidien.

    Les aides à domicile sont aussi présents pour accompagner les personnes âgées lors de sorties ou toute autre activité pouvant contribuer à maintenir leur vie sociale.

    Pour chaque situation, il existe des aides financières pour faire face aux coûts de l’intervention d’un service professionnel.

    2 Comment bien choisir une aide à domicile ?

    Les services et structures destinés à soutenir les personnes en situation de perte d’autonomie sont nombreux. Avant de les contacter, il est important de bien identifier les besoins.

    Le besoin

    Pour qu’une prise en charge à domicile soit efficace, il est important de bien comprendre quels sont les besoins de la personne et de son entourage : quel est le domaine de prise en charge ? S’agit-il de soins infirmiers ou de service d’aide à la personne (3) ? Par exemple, votre proche âgé a-t-il besoin de soins en gérontologie (piluliers, suivi de traitements, diabète) ou d’une aide à la toilette ? S’il y a un besoin de soins infirmiers, l’organisme propose-t-il ce genre de prestations ?

    Tarif de l’aide à domicile

    Le coût varie selon les services à domicile et les prestations proposées. Le mieux est de se renseigner directement auprès de la structure sollicitée. Par ailleurs, le responsable du service doit pouvoir expliquer les aides financières qui existent pour financer les services d’aide à domicile. À noter : il est possible de réaliser le paiement des prestations en chèque emploi service universel.

    Les intervenants

    Comment les intervenants sont-ils recrutés (aide-soignante, aide-ménagère, etc.) ? Quelles sont leurs compétences et bénéficient-ils de formations complémentaires pour assister par exemple une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ? Le suivi se fait-il avec le même intervenant ? Sont-ils disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ? Des remplaçants sont-ils prévus ?

    L’organisme

    L’organisme est-il « labellisé » ? Un agrément délivré par l’État est obligatoire lorsque les services d’aide à domicile s’adressent à des personnes âgées de 60 ans et plus. Par ailleurs, les organismes peuvent s’inscrire dans une démarche de qualité spécifique : adhésion à la Charte nationale Qualité des services à la personne, ou certification de qualité (NF service, Qualisap, Qualicert, ou Cap’ Handéo-SAP). Au-delà de ces labels, il est important de se poser les bonnes questions : depuis combien de temps cet organisme propose-t-il des services d’aide à la personne ? Peut-il répondre à vos besoins en particulier ? Et implique-t-il la personne âgée ou sa famille dans le développement du plan de prise en charge ?

    Par ailleurs, l’organisme répond-t-il à la Charte nationale Qualité des services à la personne ? Est-il engagé dans un service répondant aux besoins et aux attentes du client ?

    Pour plus d’informations sur la démarche qualité et la liste des organismes existants, consultez L’Essentiel des services à la personne, le site des Services à la personne proposé par le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

    Le saviez-vous ?

    Les services d’aide et d’accompagnement à domicile sont spécifiquement habilités pour intervenir auprès de populations considérées comme fragiles (notamment les personnes âgées en perte d’autonomie et les personnes en situation de handicap). Leur autorisation de fonctionnement, délivrée par le Conseil départemental, est valable 15 ans.

    3 Comment faire appel à un service d’aide à domicile ?

    Les services d’aide à domicile peuvent être gérés par de multiples organismes comme des centres communaux d’action sociale (CCAS), des associations ou des entreprises commerciales. Dans tous les cas, vous pourrez entreprendre la démarche pour le compte de la personne en perte d’autonomie.

    Aussi, il existe trois façons de faire appel à un service d’aide à domicile.

    • Faire appel à un service prestataire :
      Le personne en situation de dépendance fait appel à un organisme où les aides à domicile sont salariées.
       
    • Faire appel à un service mandataire :
      L’organisme mandataire octroie à la personne âgée un intervenant qui effectue la prestation au domicile. Celui-ci est salarié de la personne âgée qui doit donc assumer et surtout être en capacité d’assumer cette casquette d’employeur.
       
    • Emploi direct de gré-à-gré :
      La personne âgée peut aussi être directement l’employeur sans accompagnement d’un service.

    Pour trouver un service d’aide à domicile, adressez-vous à votre point d’information local : il vous communiquera la liste des organismes qui interviennent dans le secteur géographique souhaité.

    Plus d’informations sur le site : www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr

    4 Aides financières et démarches

    Il existe de nombreuses aides financières pour aider les personnes âgées à continuer à vivre chez elles. Là encore, vous pouvez entreprendre les démarches pour le compte d’un proche en perte d’autonomie.

    L’allocation personnalisée d’autonomie à domicile : l’APA (4)

    À quoi sert-elle ?

    En cas de perte d’autonomie, l’APA aide à payer les dépenses nécessaires pour rester vivre à domicile. Elle est versée par le conseil départemental.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Elle concerne les personnes :

    • de plus de 60 ans ;
    • dont le niveau de perte d’autonomie a été évalué comme importante (niveau GIR 1 à 4) par un représentant de l’équipe médico-sociale du département ;
    • résidantes en France de façon stable et régulière.

    Il n’y a pas de conditions de revenus pour bénéficier de l’APA. Le montant attribué dépend du niveau de revenus.

    Qu’est-ce qu’un GIR ?

    Groupe Iso Ressources qui définit selon une grille le niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée. Il en existe 6. Seules les personnes évaluées en GIR de 1 à 4 peuvent bénéficier de l’APA. Plus d’informations sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

    Comment la solliciter ?

    Vous pouvez retirer le dossier de demande d’APA auprès :

    • du conseil départemental ;
    • des points d’information locaux dédiés aux personnes âgées ;
    • des CCAS (centres communaux d’action sociale) ;
    • des services d’aide à domicile ;
    • des organismes de Sécurité sociale, des mutuelles.

    Plus d’informations ici.
     

    L’aide ménagère à domicile

    À quoi sert-elle ?

    Pour les personnes ne bénéficiant pas de l’APA, le conseil départemental peut financer l’intervention d’une aide-ménagère à domicile.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Pour bénéficier de cette aide, il faut remplir les critères suivants :

    • avoir au moins 65 ans ;
    • avoir des difficultés pour accomplir les principales tâches ménagères ;
    • gagner moins de 1 012,02 € euros par mois pour une personne seule ;
    • ou moins de 1 571,16 € pour une personne en couple.

    Comment la solliciter ?

    La demande d’aide sociale départementale se fait auprès du CCAS (centre communal d’action sociale) ou de la mairie.
     

    Les aides des caisses de retraite

    À quoi servent-elles ?

    Afin de limiter les risques de perte d’autonomie des seniors, les caisses de retraite financent des aides pour la vie quotidienne dans chaque région : courses, téléassistance, aide post-hospitalisation, déménagement, etc.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Elle concerne les personnes :

    • retraitées ;
    • en situation de fragilité ;
    • qui ne bénéficient pas de l’APA.

    Comment les solliciter ?

    Contactez votre caisse de retraite de base pour vérifier si vous pouvez bénéficier d’aides.
     

    Les aides à l’adaptation au logement de la CAF

    À quoi servent-elles ?

    Elle est versée sous réserve de conditions de ressources par la Caisse d’allocations familiales (CAF). Les personnes âgées qui vivent à leur domicile peuvent percevoir une aide au logement.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Elle est versée sous réserve de conditions de ressources par la CAF. Il existe deux aides (non cumulables) pour les personnes âgées susceptibles d’être versées :

    • l’APL (aide personnalisée au logement) ;
    • l’ALS (allocation de logement sociale).

    Plus d’informations sur les conditions d’accès ici.

    Comment les solliciter ?

    La demande des aides au logement se fait auprès de la CAF (Caisse d’allocations familiales) ou de la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les retraités qui relèvent de ce régime de protection sociale.
     

    Les aides pour installer une téléassistance

    Que ce soit un malaise, une chute etc., un problème à domicile est vite arrivé. Pour être rassuré, la téléassistance permet de mettre en contact la personne âgée avec un téléopérateur spécialisé à n’importe quel moment.

    Plus d’informations sur les conditions d’accès ici.
     

    Les aides fiscales pour l’aide à domicile

    Les services d’aide à domicile ou l’emploi direct d’une aide à domicile peuvent donner droit à un crédit d’impôt.

    Plus d’informations sur les conditions d’accès ici.
     

    Les aides extralégales des mairies ou des conseils départementaux

    À quoi servent-elles ?

    En plus des aides sociales que les conseils départementaux et les mairies peuvent attribuer aux seniors, ces institutions peuvent dans certains cas décider d’appliquer un règlement d’aide sociale départementale plus avantageux que la loi pour les personnes âgées sans passer par le plan d’aide de l’APA.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Les aides extralégales des mairies sont des aides financières ou en nature. Par exemple, une aide financière pour faire face à des frais exceptionnels ou à un besoin de téléassistance. Ces aides sont attribuées au cas par cas, en fonction des situations individuelles et des difficultés sociales des personnes.

    Plus d’informations ici.

    Comment les solliciter ?

    Vous pouvez contacter la mairie de résidence de votre parent en perte d’autonomie.
     

    Les complémentaires santé

    À quoi servent-elles ?

    Elles financent des prestations d’assistance prévues dans le cadre du contrat complémentaire santé souscrit. Exemple : un retour à domicile après une hospitalisation.

    Les complémentaires santé peuvent également proposer, sous conditions et au titre de leur politique d’action sociale, le financement de dépenses de santé importantes restant à la charge de l’adhérent, non pris en charge par la Sécurité sociale ni par le contrat santé de la complémentaire santé.

    Quelles sont les conditions d’accès ?

    Chaque complémentaire santé a sa propre politique en matière d’action sociale. Une commission d’action sociale se réunit et étudie les demandes des adhérents.

    Comment les solliciter ?

    Après une hospitalisation et dans le cadre d’une garantie assistance, le contrat santé de la personne âgée peut parfois payer une aide à domicile pour un temps donné.

    Renseignez-vous auprès de l’organisme complémentaire santé concerné.

    Le saviez-vous ?

    En cas de recherche d’information ou de conseil, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) le plus proche est souvent la meilleure adresse. Il est responsable de l’aide sociale au niveau local.

    Être accompagné au quotidien

    Blandine Bricka, rédactrice et écrivain public, est allée à la rencontre de six personnes en situation de dépendance et qui ont besoin d’un accompagnement. Dans son livre Des liens (presque) ordinaires (publié en partenariat avec la Macif aux éditions de l’Atelier, avec une préface de Grand corps malade), elles témoignent de leur quotidien mais aussi de la richesse de ces liens tissés avec les aidants.

     

    Service d’aide à domicile pour les personnes âgées : comment s’y prendre ?

     

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

    Le contrat Garantie Autonomie Macif vous apporte les solutions nécessaires.*

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Le maintien à domicile d’un proche parent apporte confort et sécurité.
    • Les services d’aide à domicile : des solutions encadrées pour un retour à l’autonomie.
    • Renseignez-vous sur l’organisme : formation du personnel, coût, réponse au besoin.
    • Différentes aides financières sont possibles selon le niveau de la perte d’autonomie.

    (1) Insee, 4 millions de seniors seraient en perte d’autonomie en 2050, 2019
    (2) Ministère des Solidarités et de la Santé, « Aides et soins à domicile »
    (3) Drees, enquête Aide sociale des départements ; Insee, estimations
    (4) Ministère des Solidarités et de la Santé, « L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) »
  • Sécurité routière : sourds et malentendants bienvenus !

    Sécurité routière : sourds et malentendants bienvenus !

    1 Une question, trois solutions !

    « Sourdline travaille avec plusieurs entreprises, dont la Macif, qui souhaitent rendre leur service client accessible aux personnes sourdes et malentendantes », explique Raphaël Mendès, directeur de la stratégie et du développement Sourdline.

    « Concrètement, un client Macif qui a une assurance ou une complémentaire santé, peut joindre la Macif par téléphone via Sourdline de deux façons. Majoritairement, les personnes utilisent notre système de visioconférence par webcam, qui permet d’échanger en langue des signes avec un interprète entendant. Celui-ci peut alors appeler l’entreprise concernée et traduire simultanément par téléphone la demande du client au conseiller de l’entreprise », détaille Raphaël.

    Sourdline dispose également d’un système de tchat, car toutes les personnes sourdes et malentendantes ne maîtrisent pas la langue des signes : le client expose sa demande par écrit à l’interprète, qui appelle le service client de l’entreprise tout en échangeant par écrit avec le consommateur.

    « Nous avons aussi développé un troisième système avec l’un de nos partenaires : des collaborateurs sourds sont formés chez Sourdline pour répondre directement aux questions des clients. Ils ne sont donc pas interprètes, mais véritablement conseillers, spécialistes de la marque concernée. »

    6 MILLIONS

    de français sont sourds ou malentendants, soit 9 % de la population. (1)

    2 La sécurité routière, un sujet pour tous

    Le stage Macif est destiné aux personnes qui ont le permis de conduire et souhaitent acquérir une conduite plus sûre et de bons réflexes de sécurité. En une matinée, la partie théorique propose un rappel du code de la route avec un test ludique pour se remettre à niveau. La partie pratique permet ensuite d’estimer les temps et distances de freinage, de mieux négocier les virages sur chaussée glissante, de comprendre les limites de sa voiture, etc.

    Mais comment profiter de ce type de stage lorsqu’on est sourd, alors que la majeure partie de l’information est délivrée à l’oral par un formateur ? Sans interprète, c’est quasiment impossible !

     

    La Fondation Macif mène des actions en faveur des personnes en situation de handicap.

    Renseignez-vous !

    Nous avons donc accompagné et conseillé la Macif sur ce projet, et aujourd’hui les stages sont 100 % accessibles grâce à des sous-titrages ou l’incrustation d’interprètes en médaillon pour les vidéos et, bien sûr, à la présence d’interprètes sur place.

    Résultat : un stage qui profite à tous, où tout le monde peut poser des questions.

    « Et aussi, c’est important, on peut interagir et partager avec les personnes entendantes présentes, c’est très enrichissant !, se félicite Raphaël. Les sourds et malentendants sont ravis de voir qu’ils ont accès à ces stages, c’est un vrai plaisir pour eux ! C’est très valorisant de sentir qu’on est considéré au même titre que n’importe quel autre client, avec les mêmes droits et les mêmes avantages. D’ailleurs, dès que nous communiquons sur ces stages, les inscriptions sont très vite closes parce que c’est inédit, que ça intéresse vraiment le public. »

    3 Passer son permis de conduire, un casse-tête pour les sourds et malentendants

    Pour les personnes sourdes et malentendantes, passer son permis de conduire est un véritable challenge car les formations ne sont pas adaptées : non seulement les diaporamas sonores du code de la route ne sont pas sous-titrés ni interprétés en langue des signes, mais la communication avec les instructeurs peut parfois s’avérer compliquée.

    « Ça ne veut pas dire que c’est impossible, mais c’est plus dur parce qu’on passe à côté de beaucoup d’explications. À Paris, à ma connaissance il n’y a qu’une auto-école accessible aux personnes sourdes et malentendantes, dans le XIIe arrondissement, et il y en a très peu ailleurs en France, déplore Raphaël. Nous travaillons donc aussi avec la Macif pour sensibiliser les pouvoirs publics aux questions d’accessibilité des auto-écoles. On les informe, on est écouté, malheureusement les choses ont du mal à se concrétiser. C’est dommage parce que les solutions sont là, il n’y a plus qu’à les déployer ! Nous avons, par exemple, un diaporama du code de la route avec un doublage en langue des signes, il n’y aurait plus qu’à le distribuer dans toutes les auto-écoles de France. Donc notre combat continue, parce que le manque d’accessibilité constitue un véritable plafond de verre. »

    Pourtant, rendre accessible les formations quelles qu’elles soient répond à un réel besoin.

    « Nous avons aussi rendu accessible la formation aux premiers secours de la Macif, c’est génial ! Les personnes sourdes et malentendantes ont donc enfin pu apprendre ces gestes qui sauvent. Et il y a d’autres idées en cours, le partenariat avec la Macif est très dynamique car il y a une vraie volonté d’avancer et d’innover sur ces sujets d’accessibilité », conclut Raphaël.

    Bon à savoir

    Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent tout à fait passer leur permis de conduire, sous réserve de présenter un certificat médical d’aptitude à la conduite. Celui-ci doit être délivré par un médecin agréé autre que le médecin traitant. Consultez les détails et la liste des médecins sur le site Service-public.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Sourdline permet aux personnes sourdes ou malentendantes de joindre les services clients des entreprises partenaires.
    • Sourdline fonctionne grâce à des interprètes et à un système de visioconférence ou de tchat.
    • Avec Sourdline, la Macif a rendu encore plus accessibles ses stages de sécurité routière.

    (1) Fédération nationale des sourds de France
  • La Cantine de Joséphine, la convivialité au service de l’insertion de jeunes handicapés

    La Cantine de Joséphine, la convivialité au service de l’insertion de jeunes handicapés

    1 Assurer l’avenir professionnel des jeunes adultes

    « Notre fille Joséphine a 24 ans. Elle a un léger handicap qui occasionne quelques difficultés au quotidien, mais a toujours fréquenté des écoles ordinaires du circuit normal. C’est à la sortie du système scolaire que s’est posée la question du travail, car son handicap n’est pas assez marqué pour qu’elle entre en ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) mais elle ne peut pas non plus travailler en milieu ordinaire sans y être préparée », explique Valérie Sybille, cofondatrice de l’association Handélice et gérante bénévole du restaurant La Cantine de Joséphine.

    En 2013, avec son mari et d’autres personnes concernées par le handicap, Valérie Sybille décide donc de créer Handélice pour aider à l’insertion de ces jeunes adultes. L’association agit d’abord sur le renforcement du lien social en organisant des sorties mélangeant jeunes handicapés et étudiants. Elle travaille également à l’insertion par le logement, avec la mise en place courant 2018 d’une colocation de sept adultes en situation de handicap, dans laquelle ils pourront vivre de façon autonome.

    19 %

    des personnes en situation de handicap sont au chômage en France, contre 10 % pour l’ensemble de la population.*

    2 Au cœur de la ville, un vrai restaurant ouvert à tous

    Dès 2013, Valérie Sybille a également l’idée de fonder La Cantine de Joséphine, un restaurant d’insertion professionnelle ouvert à tous.

    « C’est un restaurant où les jeunes comme Joséphine peuvent travailler dans un cadre adapté, tout en étant un restaurant classique. C’est la raison pour laquelle nous avons tenu à ce qu’il soit implanté en plein centre-ville de Valenciennes, afin que tout le monde puisse venir y déjeuner et que nous soyons vraiment insérés dans la vie de la cité », insiste Valérie Sybille.

    Six personnes travaillent actuellement dans le restaurant, dont quatre en insertion et deux encadrants techniques : Joséphine et Émilie, au service, encadrées par Ninon, la responsable de salle. En cuisine, Océane et Ludivine, encadrées par Laurent, chef-cuisinier. Toute cette équipe s’active consciencieusement pour donner le meilleur d’elle-même.

    C’est très important que le service et la cuisine soient à la hauteur des attentes des clients : la première fois, ils viennent pour le concept, mais si on veut qu’ils reviennent, il faut assurer !

    3 Changer le regard sur le handicap

    Le restaurant accueille également régulièrement des stagiaires, souvent des jeunes en situation de handicap, mais pas seulement.

    « Nous prenons aussi en stage des jeunes sans handicap, pour leur montrer que c’est tout à fait possible de travailler normalement avec des collègues handicapés. Ce sont pour certains de futurs patrons de restaurant, c’est donc important de changer leur regard car nous espérons que le moment venu, ils seront moins réticents à employer des personnes en situation de handicap », poursuit Valérie Sybille.

    « Et ça marche ! Nous voyons tous les jours l’évolution positive des jeunes qui travaillent chez nous. Ils s’ouvrent, gagnent en confiance et en autonomie. Le contact avec la clientèle et la grande mixité entre les personnes handicapées et les autres est un vrai facteur de progrès. »

    Vous êtes en situation de handicap ?

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    Renseignez-vous !

    4 Cap sur la formation professionnelle

    Aux côtés de cette équipe de pros, des bénévoles assurent certaines fonctions administratives ou statutaires, comme Romain, qui s’occupe de la partie formation, car le statut d’entreprise d’insertion implique l’accompagnement des jeunes vers des formations diplômantes.

    Depuis que La Cantine existe, quatre stagiaires ont déjà été formés, et deux, Vincent et William, ont obtenu leur CAP de cuisine : ils ont donc pu partir travailler dans des restaurants « traditionnels ».

    « C’est une grande fierté pour eux et une victoire pour nous, ça prouve que c’est possible », se réjouit Valérie Sybille. « C’est ça notre combat : faire tomber les préjugés. Pour répondre au cahier des charges d’une entreprise d’insertion, on se doit d’organiser une immersion dans une structure différente de la nôtre, et c’est là que, souvent, ça coince, car la plupart des recruteurs et chefs d’entreprise ne sont pas prêts à faire travailler ces profils. Pourtant, ceux qui acceptent le défi sont enchantés ! »

    Ce restaurant, c’est toute ma vie.

    5 La diversification pour croître et s’ouvrir

    La Cantine de Joséphine est une entreprise d’insertion, mais c’est aussi un vrai restaurant à statut commercial, avec des aides de l’État qui ne compensent évidemment pas les charges salariales, notamment des encadrants.

    Pour se développer ou mettre en route de nouveaux projets, l’association Handélice doit donc faire régulièrement appel aux financements de fondations – dont la Fondation d’entreprise du groupe Macif.

    « Nous allons prochainement lancer un restaurant ambulant sous forme d’une caravane récupérée et retapée en food truck pour aller vendre des sandwichs sur les campus et dans les entreprises de la région. C’est une diversification nécessaire pour notre activité, mais c’est aussi un excellent moyen pour les jeunes de voir autre chose et de toucher de nouveaux publics. »

    Et de continuer à faire tomber, les uns après les autres, les préjugés sur le travail des personnes handicapées.

    L’Essentiel de l’article

    • La Cantine de Joséphine est un restaurant d’insertion employant des jeunes en situation de handicap.
    • Il est situé à Valenciennes, en plein centre-ville, et est ouvert à tous.
    • Les jeunes sont accueillis, en stage ou en emploi, et bénéficient de formations diplômantes.

    *DARES, 2017.

  • Livres audio pour malvoyant : lire autrement

    Livres audio pour malvoyant : lire autrement

    1 Livre audio pour malvoyant : écoute en ligne

    Vous êtes en incapacité de lire ? Sachez qu’il existe de nombreuses bibliothèques sonores, regroupant des milliers d’ouvrages classiques ou récents, de tous les genres (littérature, histoire, sociologie, poésie, etc.), accessibles à l’écoute gratuitement.

    Comment profiter de ces lectures choisies ? En vous rendant sur les sites dédiés, vous aurez le choix d’écouter un ouvrage directement en ligne ou de le télécharger sous format MP3 sur votre ordinateur.

    Consultez par exemple les sites :

    • eole.avh.asso.fr, de la médiathèque de l’association Valentin Hauy ;
       
    • litteratureaudio.com, de l’association Des Livres à lire et à entendre ;
       
    • audiocite.net, un catalogue riche, classé par durée, à écouter ou à télécharger légalement et gratuitement ;
       
    • librivox.org, pour des livres souvent en anglais, tombés dans le domaine public ;
       
    • lecturesonore.com, la bibliothèque sonore virtuelle et gratuite de l’Unadev pour personnes malvoyantes ;
       
    • bnfa.fr, de la Bibliothèque numérique francophone accessible.

    1,7 million

    de personnes souffrent de déficience visuelle en France, dont 207 000 personnes aveugles ou malvoyantes*.

    2 Le prêt à domicile

    Autre possibilité : emprunter gratuitement un ouvrage sonore, enregistré sur CD, clé USB ou carte SD. Vous pouvez vous rendre dans votre bibliothèque : les livres audio y sont généralement gérés comme un e-book lorsqu’ils sont dématérialisés et comme un livre lorsqu’ils sont sur support (CD, clé USB, carte SD). Vous pouvez également vous inscrire au réseau des Bibliothèques sonores, qui vous enverra, en franchise postale aller-retour, le livre souhaité au format choisi.

    Plus d’infos sur :

    • advbs.fr, le site des (120 !) Bibliothèques sonores de l’association des Donneurs de voix.

    Vous êtes en situation de handicap ?

    Avec Macif Egalis, bénéficiez d’une assurance adaptée à vos besoins spécifiques.

    Le saviez-vous ?

    Grâce à son partenaire HandiCapZéro, la Macif vous permet d’accéder à vos courriers de gestion, à vos avis d’échéances, etc., adaptés en caractères agrandis, en braille ou sur CD audio !

    L’Essentiel de l’article

    • Oui, sachez que le plaisir de la lecture est accessible à tous !
    • Découvrez les livres audio pour écouter lire.
    • Sur Internet, découvrez les nombreuses offres, souvent gratuites.
    • Vous avez la possibilité d’écouter en ligne ou de télécharger les ouvrages.

    * Source : aveuglesdefrance.org

  • « Malgré mon handicap, je peux enfin m’habiller comme tout le monde. »

    « Malgré mon handicap, je peux enfin m’habiller comme tout le monde. »

    « J’ai toujours été d’une nature coquette ! », avoue d’emblée Nathalie, la petite cinquantaine enjouée.

    Pourtant, si elle parle aujourd’hui avec un certain plaisir retrouvé des trois derniers manteaux achetés cet hiver, tel ne fut pas toujours le cas. Victime d’un accident du travail, cette ancienne aide-soignante a perdu l’usage complet de son bras il y a quelques années. Un bouleversement total qui, en plus de lui avoir fait perdre son travail, a complètement changé sa façon d’être et d’apparaître.

    « Je ne me reconnaissais plus. J’ai passé trois ans en jogging, moi qui aimais tant m’habiller… J’ai très vite renoncé aux vêtements pour personnes en situation de handicap que je ne trouvais vraiment pas très beaux et souvent très chers », se souvient Nathalie, un peu triste.

    1 La mode : un accessoire essentiel !

    C’est une heureuse rencontre avec l’équipe de Cover Dressing, une association qui promeut une mode accessible à tous et qui est soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, qui va tout changer en lui permettant de retrouver goût au shopping et au plaisir de porter ses vêtements préférés.

    Muriel Robine, la fondatrice de Cover Dressing, explique :

    « Retrouver une bonne image de soi à travers la mode que l’on s’est choisie et non celle revêtue faute de mieux est essentiel pour les personnes en situation de handicap. Nous avons donc développé un outil de référence qui permet à chacun de retrouver dans les boutiques de prêt-à-porter les pièces qui sont adaptées à tous les types de handicap. »

    « Malgré mon handicap, je peux enfin m’habiller comme tout le monde. »

     

    80 %

    des handicaps sont invisibles… alors que le fauteuil roulant reste dans l’imaginaire collectif le symbole du handicap.

    2 Du « bien-à-porter » plutôt que du « prêt-à-porter »

    Labellisé « Bien-à-porter », ce vestiaire adapté est disponible dans les rayons des boutiques de prêt-à-porter. Il a l’avantage de présenter des caractéristiques pratiques et ergonomiques (élasticité du tissu, largeur d’emmanchure, facilité de boutonnage, confort des coutures), dont les fabricants eux-mêmes ne soupçonnaient pas l’intérêt.

    Pour répondre au mieux à toutes les situations particulières et aux limitations qu’elles induisent en termes d’habillage, quatre profils ont été examinés sous toutes les coutures. Ainsi, selon que vous vous habillez d’une seule main (comme dans le cas de Nathalie), assis (pour les personnes en fauteuil), à deux (quand l’autonomie est limitée) ou en douceur (pour les personnes fragiles ou sujettes aux douleurs), vous pourrez découvrir en un clic les vêtements labellisés « Bien-à-porter », en vente dans les boutiques de Monsieur et Madame Toutlemonde. L’ensemble des pièces proposées ayant été auparavant testées et approuvées par les équipes de Cover Dressing (ergothérapeutes, stylistes, bénévoles, etc.).

    3 Une petite robe ? Un manteau ? Banco !

    Aujourd’hui, Nathalie a retrouvé goût au shopping et s’habille de nouveau « comme tout le monde ! » Elle poursuit :

    « Grâce aux conseils de Cover Dressing, je sors davantage, je retourne à nouveau dans les boutiques seule, et je sais désormais ce qui peut me convenir comme une petite robe en laine et élasthanne qui s’enfile facilement ou le blouson à bouton unique qui se ferme d’une main. Il m’arrive même de repérer moi-même des pièces adaptées ; j’en fais alors profiter la communauté de Cover Dressing et il rejoint les autres pièces labellisées. »

    Du côté de l’association, Muriel Robine continue de faire valoir ses belles valeurs inclusives, en espérant convaincre les industriels qu’un marquage spécifique sur les étiquettes faciliterait grandement la vie des personnes concernées par le handicap, tout aussi accros à la mode que les autres !

    Vous êtes en situation de handicap ?

    Bénéficiez d’une assurance spécifique et facilement accessible avec Macif Egalis.

    En savoir plus : www.coverdressing.com

    L’Essentiel de l’article

    • La mode : un essentiel pour la vie sociale.
    • Des vêtements spécialisés souvent trop chers.
    • « Bien-à-porter », un label pour une mode accessible.
    • Trouver des vêtements adaptés en fonction de son handicap.
    • Un repérage facilité dans les grandes enseignes.

    Source : OCIRP, 2016.

  • Comment préparer son logement pour la retraite ?

    Comment préparer son logement pour la retraite ?

    Avec l’âge, les chutes peuvent avoir des conséquences graves et durables sur la santé et l’autonomie. Pour vous en prémunir, voici quelques aménagements simples ainsi que de bons gestes à adopter pour limiter les risques d’accidents à la maison.

    1 Réaménager son logement

    Dans l’entrée et le salon

    • Évitez les tapis dans et en bas des escaliers. Installez des nez de marche antidérapants et une rampe solide.
       
    • Fixez soigneusement tous les tapis et paillassons (intérieur et extérieur) avec de l’adhésif double-face et vérifiez régulièrement qu’ils ne sont pas glissants.
       
    • Optez pour des ampoules plus éclairantes, y compris dans les couloirs, halls et escaliers. Installez une lampe supplémentaire dans les pièces sombres.
       

    Dans la cuisine

    • Mettez à portée de main tout ce qui sert régulièrement. Si vous devez grimper sur un tabouret pour attraper des ustensiles, une réorganisation s’impose !
       
    • Prévoyez de rénover les sols glissants ou vieillissants : ils doivent être plats, sans trous, ni bosses.
       
    • Si une latte de parquet se soulève ou un carreau de carrelage se brise, faites-les rapidement réparer.
       

    Dans la salle de bain et les toilettes

    • Installez une barre d’appui à la sortie de la douche ou de la baignoire et aux WC.
       
    • Collez des patchs ou un tapis antidérapant dans la douche ou la baignoire. Faites poser des sols (carrelages spéciaux ou moquette) antidérapants.
       
    • Préférez une douche italienne pour éviter de chuter à l’entrée ou la sortie du bac à douche ou de la baignoire. Installez un WC surélevé pour faciliter les mouvements.

    Dans la chambre

    • Si le lit est trop bas, rehaussez-le ou remplacez-le pour un modèle qui permet de s’asseoir et se relever facilement.
       
    • Évitez les descentes de lit.
       
    • Rangez les câbles électriques (lampes de chevet, télé) le long des plinthes.

    Besoin d’aide ?

    À la Macif, avec le contrat Garantie Autonomie, un ergothérapeute évalue les aménagements nécessaires de votre logement*.

     

    2 Comment passer à l’action ?

    Dans tous les cas, que vous soyez propriétaire ou locataire de votre logement, vous pouvez faire réaliser un diagnostic par un professionnel, qui vous indiquera les aménagements à réaliser. Enfin, sachez que des aides financières peuvent vous être accordées afin de réaliser les aménagements importants.

    Vous trouverez toutes les informations sur le site pour-les-personnes-agees.gouv.fr. N’hésitez pas à vous renseigner également auprès de la mairie de votre domicile, du conseil départemental et du conseil régional.

    71% des accidents de la vie courante, entre 65 et 69 ans, sont des chutes**.

    3 En cas de mobilité réduite

    En cas de perte d’autonomie imposant des déplacements en fauteuil, il peut être envisagé de déménager pour s’installer dans un logement répondant aux normes PMR (personnes à mobilité réduite), qui garantissent une accessibilité maximale : présence de rampes d’accès et d’ascenseur, portes et couloirs permettant de manœuvrer un fauteuil roulant, équipements intérieurs adaptés…(1)

     

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les tapis ou fixez-les avec de l’adhésif double-face
    • Remplacez si possible la baignoire par une douche
    • Installez des sols et des tapis antidérapants dans les escaliers et la salle de bain
    • Veillez à ce que les ustensiles de cuisine du quotidien soient accessibles facilement
    • Assurez-vous que toutes les pièces et couloirs sont suffisamment éclairés

    (1) Source : Santé publique France – EPAC, 2010.
    ** Source : étude INPES, Accidents de la vie courante, Baromètre Santé 2010.