Étiquette : Jeunes

  • Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    1 Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir fille au pair ?

    J’ai fait un DUT en communication et je ne me sentais pas prête à m’engager tout de suite dans la vie professionnelle. J’ai donc décidé de faire une année de césure. J’avais l’habitude de faire du baby-sitting, donc partir comme jeune fille au pair était une excellente solution, d’abord pour améliorer mon anglais, mais aussi pour acquérir une expérience à l’étranger, gagner en maturité, découvrir une nouvelle culture… Bref, tous les bénéfices d’un séjour long dans un pays inconnu.

    30 ans

    C’est l’âge maximum pour partir au pair dans la plupart des cas. L’âge minimum est de 18 ans, sauf au Danemark, en Espagne, en Italie et en Norvège où l’on peut partir dès 17 ans (1).

    2 Comment trouver un organisme pour organiser son séjour au pair ?

    J’ai tout simplement cherché sur Internet : il y a beaucoup d’informations et d’organismes. J’ai choisi un peu à l’instinct, mais on peut aussi se référer aux commentaires des internautes et aux différents labels pour choisir.

    Bon à savoir

    Vous envisagez de partir au pair à l’étranger ? L’Ufaap (Union française des agences au pair) répertorie les organismes agréés pour vous permettre d’organiser et de mener votre séjour en toute sécurité et dans des conditions optimales.

    3 Quelles sont les démarches à effectuer pour partir au pair ? Combien de temps à l’avance faut-il préparer son dossier ?

    Je conseille de préparer son voyage six mois avant la date du départ. Pour partir en au pair, il faut justifier d’une vraie expérience de baby-sitting ou d’animation avec des enfants, que ce soit au sein de sa propre famille, avec des voisins, en centre de loisir ou autre. Avec mon organisme, j’ai dû justifier de 200 heures d’expérience avec les enfants ! Le dossier prend du temps car il nécessite de se présenter de façon très détaillée et de faire témoigner des proches ou d’anciens employeurs sur notre façon d’être, notre personnalité, nos rapports avec les enfants… L’organisme veut en savoir un maximum pour pouvoir retenir la candidature et présenter le profil aux familles qui recherchent un jeune au pair. En revanche, on peut avoir un niveau de langue très basique comme c’était mon cas, puisque de nombreux jeunes au pair partent justement pour se perfectionner.

    Vous souhaitez étudier à l’étranger ?

    La Macif vous accompagne pour partir sereinement.

    4 Combien coûte un séjour au pair ?

    Je pense que ça dépend des organismes, pour moi ça a été autour de 400 euros pour les frais de dossier et le visa, plus 330 euros pour le billet d’avion Toulouse-New York.

    5 Comment s’organisait votre quotidien de jeune fille au pair ?

    J’étais dans une famille basée à Manhattan, où je m’occupais de deux petites filles de 5 et 8 ans. Je leur consacrais environ six à sept heures par jour. Mes principales missions étaient l’aide aux devoirs, l’accompagnement à l’école et la garde à domicile. Le reste du temps, je pouvais suivre des cours de langue, et bien sûr visiter New York et la côte est des États-Unis. Je touchais 800 dollars/mois d’argent de poche, soit environ 710 euros, ce qui est plutôt correct lorsqu’on est logé et nourri ! J’avais aussi une bourse donnée par la famille pour financer mes cours de langue, donc je m’y retrouvais.

    Quel salaire pour un jeune au pair ?

    Le jeune au pair n’est pas considéré comme un employé dans l’ensemble des pays. Il ne touche donc pas de salaire à proprement parler. Il est avant tout payé en nature, c’est-à-dire qu’il a droit au gîte et au couvert en contrepartie de sa mission de garde d’enfant (2). À cela s’ajoute de l’argent de poche donné par la famille au jeune au pair dont les montants moyens varient d’un pays à l’autre : autour de 700 euros/mois aux États-Unis, 260 euros/mois en Allemagne, 600 euros/mois en Australie, etc. (3)

    6 Qu’avez-vous retiré de votre expérience d’au pair ?

    Plein de choses ! Personnellement d’abord : on fait beaucoup de rencontres que ce soit avec d’autres au pair ou des étudiants. Je ne me suis jamais sentie seule, même à 6 000 km de ma famille ! Et bien sûr, c’est enrichissant au niveau professionnel : je me suis orientée vers le secteur de la communication culturelle où l’ouverture, les capacités relationnelles et d’adaptation sont très importantes. Et bien sûr, mon nouveau niveau d’anglais est un avantage certain… Je pense aussi que pour un employeur, c’est un bon point de voir qu’on a été capable de partir loin de ses repères, de s’intégrer, de mener à terme un projet. Ça montre qu’on est dégourdi !

    7 Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut partir au pair ?

    Mon conseil serait de prendre le temps de bien choisir sa famille d’accueil. On est souvent pressé de partir alors on a tendance à se « jeter » sur la première proposition. Mais comme on va y passer beaucoup de temps, qu’on va vivre avec cette famille, partager son intimité, ça vaut le coup de bien étudier les dossiers et d’échanger avec les familles pour choisir des personnes avec qui on a vraiment envie d’être. Pour ma part j’ai contacté huit familles avant de faire mon choix ! Une fois sur place, il faut bien sûr s’ouvrir au maximum et mettre tous ses préjugés de côté pour profiter au maximum de l’expérience. L’autre conseil, c’est de garder en tête que ce n’est pas une année de totale liberté et de fête : on est dans une famille avec des règles à respecter et surtout une grande responsabilité vis-à-vis des enfants : il faut être prêt à assumer ce rôle !

    L’Essentiel de l’article

    • Le jeune au pair est intégré au sein d’une famille où il apprend la langue. En échange, il s’occupe des enfants (expérience requise).
    • Il bénéficie d’argent de poche selon un barème moyen établi pour chaque pays.
    • Pour partir au pair, mieux vaut choisir un organisme agréé.

    (1) Service-public.fr
    (2) Service public, « Salarié au pair », 2019.
    (3) Aupairworld.com

  • Bénévolat associatif : les jeunes répondent à l’appel

    Bénévolat associatif : les jeunes répondent à l’appel

    1 Des jeunes de plus en plus engagés

    L’engagement bénévole des Français est une constante. Selon la dernière enquête Ifop-France Bénévolat (1), près de deux Français sur trois participent, ou ont participé par le passé à des actions bénévoles. 25 % d’entre eux le font aujourd’hui dans le cadre associatif. Ce chiffre est en hausse ces dernières années, particulièrement grâce à un engagement de plus en plus fort des moins de 35 ans. En 2016, ils étaient un tiers de plus à faire du bénévolat qu’en 2010.

    Envie de vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et découvrez les défis solidaires près de chez vous !

    2 Un engagement associatif bénévole régulier

    Le baromètre Djepva sur la jeunesse (2) permet de mieux connaître l’engagement des jeunes. Chez les 18-30 ans l’engagement est naturel. Un jeune sur deux a déjà donné de son temps bénévolement, et plus d’un sur trois l’a fait dans l’année écoulée. Mieux encore, 14 % des jeunes participent à des actions bénévoles chaque semaine ! Ces actions de bénévolat ont généralement pour cadre le milieu associatif : 76 % des adhérents d’une association donnent de leur temps gratuitement.

    Hari, 24 ans, qui fait partie de L’AFEV, Association de la fondation étudiante pour la ville, qui lutte contre les inégalités, éducatives en particulier, donne l’exemple :

    « J’habite un quartier populaire et je donne de mon temps de manière hebdomadaire pour faire des projets au sein de ce quartier. Ça me permet de me dire que je contribue à faire de ce monde ce que j’ai envie qu’il soit. »

    Un discours qui fait écho à celui d’Olivia, 21 ans, de l’association Génération Cobayes, qui sensibilise sur les liens entre pollution environnementale et santé :

    « Je suis responsable de la sensibilisation sur les festivals. On aborde des sujets de manière fun et décalée, on a un discours positif. Je me sens utile et je contribue à ma manière, et ça c’est gratifiant. »

    Quand on leur demande les deux principales causes pour lesquelles ils seraient prêts à donner du temps, les réponses les plus citées sont le sport (22 %), la santé, la recherche et l’aide aux malades (20 %), l’environnement (20 %), l’éducation (19 %), et les actions sociales et solidaires (15 %).

    3 Le manque de temps, frein à l’engagement bénévole

    Si un jeune sur deux s’est déjà engagé, cela ne veut pas dire que les autres ne sont pas prêts à le faire. 31 % des 18-30 ans envisageraient de donner de leur temps bénévolement. En somme, l’idée du bénévolat intéresse huit jeunes sur dix. La raison la plus invoquée pour justifier l’absence d’engagement est le manque de temps, cité par 40 % des jeunes interrogés (2).

    Pour Marie-Hanna de l’AFEV, la motivation permet de dépasser les contraintes de temps :

    « Ce sont des choses que je fais avec plaisir, sur mon temps libre, donc on pourrait le comparer à un loisir ! Donc ça ne me pose vraiment pas de problème de temps ou de fatigue. »

    Bon à savoir

    Les associations Afev et Générations Cobayes sont soutenues par la Fondation Macif.

    4 Le service civique, un engagement citoyen reconnu

    Le Service Civique permet de s’engager pour six à douze mois dans une mission d’intérêt général, souvent dans le cadre associatif. C’est aujourd’hui une forme d’engagement reconnue : 74 % des 18-30 ans déclarent connaître ce dispositif et 48 % des 18-25 ans aimeraient se lancer dans cette aventure. Leur motivation première ? Être utile à la société (28 % des réponses) (2). Il peut permettre d’aller plus loin dans l’engagement citoyen. C’est ce qui a poussé Olivia de Génération Cobayes à franchir le pas.

    J’ai choisi de faire six mois de service civique et de me consacrer à plein temps à l’association.

    (1) Sondage Ifop France Bénévolat – 2016
    (2) Injep-Crédoc, Baromètre Djepva sur la jeunesse – 2016
  • Job étudiant : quel travail, pour qui, quelles conséquences ?

    Job étudiant : quel travail, pour qui, quelles conséquences ?

    Job étudiant : quel travail, pour qui, quelles conséquences ?

     

    1 Étudiant, qui es-tu ?

    Tous les trois ans, l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) publie une enquête complète sur les conditions de vie des étudiants en France. Publié en 2017 pour l’année 2016, le dernier baromètre établit ainsi une photo chiffrée précise du profil des étudiants, de leurs sources de revenus, vie académique, santé, logement…

    En 2016, la France comptait 2 551 000 étudiants (53,5 % de femmes/46,5 % d’hommes), dont 13 % d’étudiants étrangers (1). Ils ont en moyenne 22 ans (1), et sont un peu plus de 3 sur 10 (21,9 %) à résider chez leurs parents (2).

    2 Le salariat étudiant : un job, mais pas que…

    Malgré les bourses étudiantes, les aides de la collectivité et le soutien familial, de nombreux étudiants travaillent pendant leurs études. En 2015, 45 % des étudiants ont ainsi exercé une activité salariée au cours de l’année (3). Une source de revenus indispensable pour plus de la moitié d’entre eux, qui ne pourraient pas poursuivre leurs études autrement (3).

    Pour 56 % des étudiants salariés, le poste occupé a un lien direct avec les études : 29 % sont en apprentissage, 9 % en stage, 11 % sont « salariés étudiants » et 6 % ont une autre activité en lien avec le contenu de leurs études (4).

    3 Caissière en licence de lettres

    Un peu moins d’un étudiant sur quatre est donc contraint d’occuper un emploi qui n’a rien à voir avec son cursus. Il s’agit en majorité de CDD, d’intérim ou d’emplois saisonniers. Et pour beaucoup, c’est bien plus qu’un job d’été : 27 % des emplois étudiants sont réguliers et sans lien avec les études suivies (4).

    Les métiers les plus exercés dans ce cadre sont ceux de caissier-ère, vendeur-se, serveur-se, enseignant-e en cours particuliers, surveillant-e et employé-e administratif-ve. 52 % de ces étudiants sont en CDI et 45 % en CDD (4), et ils sont majoritairement issus des filières Lettres, Art, Langues étrangères, Éducation ou enseignements généraux (4).

    4 Job étudiant ou vrai boulot ?

    Le salariat étudiant peut ainsi peser lourd dans l’emploi du temps des jeunes. Et ce, même lorsqu’il est exercé à temps partiel :

    • 36,2 % exercent un job (3), c’est-à-dire :

    o    une activité rémunérée non liée aux études ;
    o    qui représente moins d’un mi-temps ;
    o    sur une durée moyenne de 7,7 heures par semaine.

    • Mais 5,9 % ont une activité considérée comme « concurrente » des études (3) :

    o    non liée aux études ;
    o    exercée au moins à mi-temps et moins de six mois par an.

    • Et 13,3 % ont une activité considérée comme « très concurrente » des études (3) :

    o    non liée aux études ;
    o    exercée au moins à mi-temps et plus de six mois par an.

    5 Travailler plus, étudier moins ?

    En toute logique, près de 18 % des étudiants estiment que leur activité salariée a un impact négatif sur leurs études, et un sur trois admet qu’elle est une source de stress (3). Certaines études montrent que le taux d’échec augmente très nettement au-delà de 16 à 20 heures de travail par semaine, en particulier si l’emploi n’a pas de lien avec les études suivies.

    Les étudiants concernés auraient ainsi une probabilité moyenne de réussite de 7,4 points inférieure aux étudiants sans emploi (5). Une autre étude pointe que les chances de succès aux examens chutent de 29 % lorsque l’étudiant exerce un mi-temps (ou plus) pendant plus de six mois dans l’année (6). Un impact loin d’être anodin, qui doit inviter les étudiants à bien évaluer leurs priorités.

    Vous êtes concerné(e) ? N’hésitez pas à solliciter les services du CROUS qui pourront vous conseiller et vous orienter.

    Les formes de contrats de travail possibles pour les étudiants

    • Le contrat d’alternance
    • Le stage
    • L’intérim
    • Le contrat de vendanges
    • Le CDD
    • Le CDI
    • Le travail indépendant (auto-entreprenariat, etc.)

    À savoir

    La durée minimale de travail de 24 heures par semaine du contrat à temps partiel classique n’est pas applicable pour les salariés de moins de 26 ans poursuivant des études. Un étudiant de moins de 26 ans peut donc tout à fait se voir proposer un contrat de 2, 4, 8, 10 heures… en fonction de ses disponibilités. ()

    L’Essentiel de l’article

    • 44 % des étudiants en France ont exercé une activité salariée au cours de l’année 2016.
    • Près de 18 % estiment que leur activité a un impact négatif sur leurs études.
    • Au-delà de 16 heures par semaine, le travail salarié sans rapport avec les études réduit les chances de réussite aux examens.

    (1) Observatoire de la vie étudiante, Données sociodémographiques et académiques, 2016 ?
    (2) Observatoire de la vie étudiante, Le logement étudiant, 2016.
    (3) Observatoire de la vie étudiante, L’activité rémunérée des étudiants, 2015.
    (4) DARES, Les activités rémunérées des étudiants : quelles formes et quelle organisation ?, 2017.
    (5) La documentation française, Le travail des étudiants, 2007.
    (6) CNRS (TEPP), Comment améliorer la qualité des emplois salariés exercés par les étudiants ?, 2013 * etudiants.gouv.fr, 2016.
  • Nos conseils pour préparer son année Erasmus

    Nos conseils pour préparer son année Erasmus

    1 J – 1 an : top départ

    Les démarches administratives prennent du temps et vous ne voulez surtout pas être pris de court : comptez environ un an entre le moment où vous collecterez les premiers renseignements et votre départ. Autrement dit, si vous voulez démarrer en septembre dans une université britannique, commencez vos démarches à la rentrée précédente.

    Ce planning est indicatif, renseignez-vous auprès de votre école ou université ou organisme participant pour connaître les dates butoirs :

    • octobre : renseignements sur les différentes universités partenaires et les cursus possibles ;
    • décembre : inscription en ligne ;
    • février/mars/avril : réception des réponses ;
    • mai/juin/juillet/août : bouclage des démarches administratives, prises de contact sur place, recherche d’un logement, préparatifs du départ.

    2 Choisissez une université et un cursus

    L’établissement d’enseignement dans lequel vous êtes inscrit(e) a noué des partenariats Erasmus + avec d’autres académies européennes. Renseignez-vous sur les départements concernés et sur le contenu des cursus : sur le site Internet des universités ciblées, auprès des professeurs de votre formation d’origine, mais aussi auprès d’anciens élèves Erasmus. Ils pourront vous aider à décrypter les intitulés parfois obscurs ou un peu trop prometteurs ! Vous pourrez généralement formuler jusqu’à trois vœux pour maximiser vos chances de réussite.

    Vous avez choisi votre future fac et vos modules ? Vous êtes prêt à remplir votre dossier !

    3 Remplissez votre dossier Erasmus

    Les candidatures au programme de mobilité Erasmus + se font généralement en ligne. Au début de la procédure, un identifiant et un mot de passe vous seront attribués pour poursuivre votre inscription et suivre votre demande.

    La lettre de motivation

    Pièce centrale de votre dossier, la lettre de motivation doit être rédigée avec le plus grand soin. Elle présente de façon synthétique votre parcours, et les raisons pour lesquelles vous choisissez une mobilité dans l’établissement et le cursus visés. Vous n’aurez à rédiger qu’une seule lettre, même si vous avez formulé plusieurs vœux : plus vos choix seront cohérents entre eux, plus il sera facile d’exposer vos motivations de façon cohérente. Pour savoir si vous devez rédiger la lettre en français ou dans une autre langue, renseignez-vous auprès du coordinateur Erasmus de votre université.

    La lettre devra être dactylographiée et mise en page selon les normes de présentation en vigueur (format A4, zones d’en-tête, marges, etc.). Évidemment, les fautes sont à bannir : faites-vous relire pour être sûr de ne rien laisser passer !

    Do you speak hongrois ?

    Pour compléter votre dossier, vous devrez faire attester votre niveau de langue (celle dans laquelle les enseignements seront faits). Cette attestation est délivrée par votre professeur de langue de l’université d’origine, et n’est pas nécessaire pour les étudiants spécialisés en langues. En revanche, si vous n’avez pas de cours de langue, renseignez-vous auprès du coordinateur du programme Erasmus + de votre université pour savoir comment procéder.

    Attention : certains cursus nécessitent de passer le TOEFL (Test Of English as a Foreign Language), le TOEIC (Test of English for International Communication) ou l’IELTS (International English Language Testing System). Il faudra alors vous inscrire – généralement via votre université – pour passer le test, puis joindre votre résultat au dossier Erasmus. Là aussi, anticipez : il peut s’écouler plusieurs semaines entre les sessions, assurez-vous de pouvoir tenir votre planning !

    Autres justificatifs

    D’autres justificatifs seront demandés pour finaliser votre inscription (photos d’identité, photocopie de carte d’identité et carte d’étudiant, etc.). Si la plupart peuvent être fournis en ligne, d’autres doivent parfois être envoyés par voie postale. Pointez-les scrupuleusement pour vous assurer de ne rien oublier, et respectez bien les formats et dates limites d’envoi.

    4 Demandez des bourses

    Les étudiants du programme Erasmus + peuvent bénéficier d’une allocation spécifique dont le montant dépend du pays de destination (et qui prend en compte le coût de la vie sur place) :

    • 270 euros/mois pour le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, le Liechtenstein, le Luxembourg, la Norvège, la Suède ;
    • 220 euros/mois pour l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, Chypre, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, Malte, les Pays-Bas, le Portugal ;
    • 170 euros/mois pour la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la République de Macédoine, la Pologne, la Roumanie, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Turquie.

    L’obtention de cette bourse nécessite de compléter un dossier à envoyer dans des délais très précis. Respectez-les pour ne pas passer à côté ! D’autres bourses existent, attribuées notamment par l’établissement d’origine ou la Région. Renseignez-vous auprès de votre université. Renseignez-vous également auprès de votre mairie ou du conseil régional, car ceux-ci peuvent également accorder des aides financières.

    5 Bouclez votre budget

    Quels que soient le montant et la durée des bourses que vous toucherez, il est possible (et même probable) que cela ne suffise pas à vous financer complètement sur place. C’est donc une bonne idée, si possible, de mettre un peu d’argent de côté avant de partir. Ne serait-ce que le temps de toucher les premières bourses et d’ouvrir un compte en banque.

    Votre budget total dépendra de nombreux critères, notamment : le coût de la vie sur place, vos conditions de logement (en cité U, chez l’habitant, en colocation…), la possibilité que vous aurez – ou pas – de travailler en parallèle de vos études, etc. Évaluez-le le plus précisément possible pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée ou en cours d’année.

    6 Demandez la carte européenne d’assurance maladie

    Si vous partez faire vos études en Europe dans un État de l’Union européenne/Espace économique européen ou en Suisse, avant votre départ, procurez-vous la carte européenne d’assurance maladie. Elle va vous permettre d’attester vos droits à l’assurance maladie et de bénéficier d’une prise en charge sur place de vos soins médicaux, selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de séjour.

    Si vous partez faire vos études dans un pays non européen, votre protection sociale varie en fonction de votre pays d’accueil. Il est vivement conseillé de se renseigner en contactant votre assurance maladie ou votre mutuelle pour connaître en détail les conditions de prise en charge. En cas de doute, souscrivez un nouveau contrat adapté à votre situation pour partir l’esprit tranquille. Si vous partez plus d’un an, vous devrez vous inscrire au régime de santé du pays de destination.

    Pour une couverture santé maximale, vous pouvez aussi souscrire une assurance voyage avant de partir. Elle couvre les soins de santé privés (non pris en charge par le système de santé du pays où vous résiderez), le vol de retour dans le pays d’origine en cas de pépin, ainsi que la perte ou le vol de biens.

    Consultez l’article : Étudier en Europe : la check-list assurance pour tout savoir !

    7 Cherchez un logement

    Votre dossier est accepté, félicitations ! Si vous n’avez aucun point de chute sur place ni de solution en logement étudiant, il peut être utile de chercher en amont. Pour ça, commencez à tâter le terrain en consultant les sites de petites annonces et/ou d’agences immobilières en ligne. Là encore, demandez conseil à votre université et aux étudiants Erasmus de votre fac de destination : ils ont sûrement des bons plans à vous indiquer et pointeront les arnaques à éviter. Pour le reste, rien de très différent par rapport à la France : vous devrez arbitrer en fonction de votre budget, la distance par rapport au campus versus les bars du centre-ville, le calme chez l’habitant ou l’effervescence d’une colocation… Rendez-vous sur place une semaine avant la rentrée pour boucler l’affaire, avec quelques nuits en auberge de jeunesse pour faire la jointure.

    8 Prenez contact dans le pays de votre choix

    N’attendez pas d’arriver dans votre nouveau pays pour rencontrer des nationaux et vous familiariser avec la langue et la culture du pays. Il y a certainement dans votre école des étudiants en mobilité Erasmus issus de l’université que vous visez : prenez contact avec eux via des clubs d’étudiants, soirées, ateliers, groupes Facebook… Utilisez les réseaux sociaux au maximum : suivez votre future fac sur Twitter, Facebook et Instagram, abonnez-vous aux pages de la ville où vous partez, aux journaux locaux, aux lieux culturels, etc. Bref, imprégnez-vous ! Vous pouvez aussi anticiper en prenant des cours de langue avant de partir, même si vous serez généralement invités à en suivre à l’université en arrivant.

    9 Voyagez léger

    Dernier conseil : ne vous surchargez pas en partant ! Laissez-vous l’opportunité de vous faire aider sur place, de solliciter les autres étudiants, de débusquer les bons plans, de découvrir les mille et une ressources de votre nouveau lieu de vie. Après un an de préparatifs soigneux, il faut savoir faire place à une dose d’improvisation !

    Mini-quiz

    Parmi ces pays d’Europe hors Union européenne, lequel ne fait pas partie du programme Erasmus + ?

    a)    La Suisse
    b)    La Serbie
    c)    La Croatie
    d)    La Norvège

    Mini-quiz : réponse b)

    Vous souhaitez étudier à l’étranger ?

    La Macif vous accompagne pour partir sereinement.

    L’Essentiel de l’article

    • Commencez vos démarches au moins un an à l’avance.
    • Choisissez avec soin votre université de destination et votre cursus.
    • Respectez scrupuleusement les dates de candidature et n’omettez aucun justificatif.
    • Soignez votre lettre de motivation.
  • Votre enfant part tout seul en vacances cet été : préparez le voyage

    Votre enfant part tout seul en vacances cet été : préparez le voyage

    1 Vérifiez la validité des papiers d’identité

    C’est souvent au dernier moment que l’on découvre que les pièces d’identité ne sont plus valables. Or, la carte d’identité est obligatoire pour circuler en Europe, et le passeport biométrique hors de l’Union européenne. Dans certains pays (1), le passeport doit être valable six mois après la date de retour prévue. Un visa, ou une autorisation ETSA dans le cas des États-Unis, peuvent aussi être nécessaires. Pensez donc à bien vérifier en amont du départ les conditions d’entrée dans le pays visité et la validité de la carte d’identité ou du passeport. Refaire une carte d’identité prend généralement 3 semaines, et un passeport 4 semaines.

    Si votre ado est mineur, pensez également à rédiger une autorisation de sortie de territoire. Elle est redevenue obligatoire depuis le 15 janvier 2017. Vous pouvez la rédiger à l’aide du formulaire Cerfa 15646*01 téléchargeable en ligne gratuitement.

    2 Choisissez une valise facile à transporter

    Valises ou sacs à roulettes : choisissez quoi qu’il en soit un bagage facile à transporter, surtout si votre enfant est amené à bouger plusieurs fois durant son séjour. Privilégiez également un bagage léger. N’hésitez pas à vérifier le contenu de la valise pour vous assurer qu’il a pensé à tout. S’il part dans un pays anglo-saxon ou asiatique, n’oubliez pas de lui acheter un adaptateur électrique, essentiel pour qu’il recharge son mobile.

    3 Préparez une trousse à pharmacie

    Si votre enfant suit un traitement médical, préparez bien évidemment ses médicaments et son ordonnance (que vous pouvez traduire en anglais). Autrement, préparez-lui une trousse de soins d’urgence comprenant des médicaments contre les maux de tête, les allergies, le mal des transports, des sparadraps, etc. Glissez-y aussi une photocopie du carnet de vaccination à jour. Si le voyage est en Europe, demandez avant le départ une carte européenne d’assurance maladie. Elle facilitera l’accès aux soins si nécessaire.

    4 Aidez-le à gérer son budget

    Le financement du voyage est, a priori, réglé au moment du départ. La question est de savoir si votre ado va réussir à gérer son budget pour bien vivre tous les jours. Même si cela fait partie de l’apprentissage du voyage.

    Pour votre confort, mais aussi pour éviter les vols, vous pouvez lui procurer la carte Mastercard prépayée Macif*. Sans découvert possible, il s’agit d’une carte de paiement et de retrait internationale rechargeable et disponible en 6 devises pour que votre enfant puisse régler ses achats en France ou à l’étranger, en magasin ou sur Internet ou effectuer des retraits à un DAB. Cela l’aidera dans la gestion de son budget, et vous rassurera.

    Donnez-lui également un peu d’argent liquide en monnaie locale pour les petites dépenses.

    5 Ne prenez pas une assurance voyage sans réfléchir

    Remboursement des frais médicaux sur place, rapatriement, responsabilité civile en cas d’incident… Dans la plupart des cas, vos assurances habituelles (assurance résidence principale, complémentaire santé, etc.) assureront la couverture de votre enfant dans la plupart des situations. Plutôt que de prendre une assurance voyage spécifique, vérifiez la couverture de vos contrats actuels, ou posez directement la question à votre assureur.

    Votre enfant voyage à l’étranger ?

    Le contrat Habitation Résidence Principale de la Macif le couvre pour sa responsabilité civile vie privée dans le monde entier** : renseignez-vous !

    (1) Pays pour lesquels le passeport doit être valide six mois après le retour de séjour : Algérie, Australie, Bahamas, Bolivie, Brésil, Cambodge, Cap-Vert, Chine, Cuba, Égypte, Équateur, Iran, Madagascar, Maldives, Mongolie, Pérou, Russie, Sénégal, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Vietnam

    *Détails et conditions de la carte prépayée dans les conditions générales d’utilisation et le guide tarifaire en vigueur au 16/10/2017
    La carte prépayée 12-17 ans Mastercard est émise par Prepaid Financial Services Limited en vertu d’une licence de Mastercard International Incorporated. Prepaid Financial Services est régulée et autorisée par la Financial Conduct Authority, numéro d’enregistrement : 900036. Siège social : Fifth Floor, Langham House, 302-308 Regent Street, London W1B 3AT. PayTop est une société par actions simplifiée agréée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution en qualité d’établissement de paiement sous le code interbancaire 16408K. Paytop agit en qualité de distributeur de la carte prépayée 12-17 ans Mastercard.
    Macif agit en qualité de sous-distributeur de la carte prépayée 12-17 ans Mastercard émise par Prepaid Financial Services.

    **Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Pensez à la validité des pièces d’identité.
    • Des bagages légers, une trousse pour les soins d’urgence.
    • Une carte bancaire pour gérer son budget.
    • Une assurance voyage pour prévenir tout incident.
  • Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    1 20 ans après, ne rien lâcher

    En vingt ans, le festival Solidays n’a rien perdu de la fougue et de la force d’engagement de ses débuts, comme aime à le souligner son fondateur, Luc Barruet :

    « Depuis 20 ans, l’ADN du festival est toujours le même : construit sur des valeurs de partage et d’entraide, Solidays donne toujours du sens à la fête et des couleurs à la solidarité. »

    Artistes, célébrités, public, associations et bénévoles se mobilisent ainsi, année après année, pour attirer l’attention sur la maladie et poursuivre la lutte. Car le sida demeure tristement d’actualité : en France, 16 personnes découvrent leur séropositivité chaque jour, et le préservatif reste le premier outil pour se protéger contre ce virus et les autres maladies sexuellement transmissibles.

    Et dans le monde, les chiffres du sida sont alarmants. En 2016 (1) :

    • 36,7 millions de personnes vivaient avec le virus du VIH ;
    • 1,8 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH ;
    • 1 million de personnes sont mortes de maladies liées au sida.

    Envie de vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (lancée par Macif) et découvrez les défis solidaires près de chez vous !

    2 Mobiliser les jeunes d’abord

    « Les jeunes se sentent moins concernés car ils sont nés au moment où le VIH existait déjà », explique Karl-Ludwig Francisco, bénévole Prévention à Solidarité Sida. « C’est déjà dans leur quotidien et c’est quelque chose de banal, donc ce qui est dur, c’est de leur faire comprendre que ça les concerne directement. Ils savent qu’il faut mettre des capotes, mais la question est à quel moment ils vont intégrer l’info et réellement la mettre. C’est là qu’il faut faire un peu plus de travail qu’avant. »

    Plus de 1 500 bénévoles de Solidarité Sida sont présents sur le festival Solidays. Ils participent activement à l’organisation, à la récolte de fonds, à la sensibilisation auprès du public…

    Des stands d’information, des échanges avec des associations mais aussi une exposition ludique sur la découverte de la sexualité ont permis au public de s’informer sur les dangers du sida.

    Avec les fonds récoltés, Solidarité Sida peut mettre en place de nombreuses actions :

    • accompagnement des malades dans leur quotidien ;
    • apport d’une aide en zone de crise ;
    • actions de prévention ;
    • lobbying auprès des pouvoirs publics ;
    • rendre les médicaments accessibles à tous ;
    • mise en place d’événements mobilisateurs (Solidays, Love Life Parade, le Zapping, « Sex in the City »…).

    16 personnes découvrent leur séropositivité en France chaque jour.*

    3 L’humour et la fête au service de la solidarité

    « Pour bien communiquer avec les jeunes, il faut arriver à les intéresser au sujet, donc c’est vraiment important d’utiliser des outils ludiques comme l’exposition « Sex in the City », détaille Pauline Duverger, chargée de Prévention à Solidarité Sida. On passe beaucoup par des messages qui communiquent sur le plaisir, parce que la sexualité doit être avant tout quelque chose de vraiment positif, de joyeux. Après seulement, on aborde la question des risques. Si un jeune se sent à l’aise avec sa sexualité, il ou elle sera amené(e) à prendre moins de risques pour lui-même et ses partenaires. »

    Pour Antoine de Caunes, président d’honneur de Solidarité Sida, mêler plaisir et responsabilité, ambiance festive et engagement sans faille, c’est tout le paradoxe de Solidays :

    « Lutter d’année en année pour contribuer à éradiquer ce fléau, quand nous n’aimerions rien tant que d’en rester à ce qui nous réunit tous, artistes, bénévoles, contributeurs publics et privés : le bonheur de ces moments où la solidarité devient, l’espace de trois jours, le mot le plus important du monde. »

    20 ans de Solidays, c’est…

    • 25 millions d’euros de fonds récoltés en faveur de la lutte contre le sida grâce à Solidays ;
    • 8 500 bénévoles engagés avec enthousiasme et conviction ;
    • 1 100 artistes engagés pour la cause ;
    • 2 800 km de préservatifs distribués ;
    • 2 200 programmes contre le sida soutenus dans 42 pays.

    L’Essentiel de l’article

    • Solidays est un festival solidaire qui mobilise l’opinion et les associations dans la lutte contre le sida.
    • En 2018, il a fêté ses 20 ans d’existence.
    • Il se déroule tous les ans au mois de juin, à Paris, et rassemble 200 000 festivaliers et 2 500 volontaires.

    (1) ONUSIDA, fiche d’information, dernières statistiques sur l’état de l’épidémie du sida

    *Solidarité Sida

     

  • Service civique : et si vous le faisiez dans une mutuelle ?

    Service civique : et si vous le faisiez dans une mutuelle ?

    1 Un service solidaire et républicain

    Le service civique est un dispositif d’État qui permet aux jeunes qui le souhaitent de consacrer une période de leur vie à l’intérêt général (solidarité, protection de l’environnement, culture, etc.). Le service civique est ouvert à tous, sans aucune condition de diplôme. Son rôle social est double : en premier lieu, répondre aux défis sociaux ou environnementaux auquel notre pays est confronté en soutenant l’action des associations et organismes qui œuvrent pour le bien commun, en fournissant des activités ou des services gratuitement. Mais c’est aussi un apprentissage citoyen et républicain, comme le souligne Étienne Maïer, codirecteur d’Unis-Cité.

    « Le service civique a été pensé pour apporter aux jeunes des temps de sensibilisation et d’éveil citoyen, et permet ainsi pour certains jeunes un « raccrochage » républicain : comment fonctionnent les instances de notre pays, qu’est-ce qu’une démocratie, etc. Ce ne sont pas des cours d’éducation civique, mais plutôt une sensibilisation citoyenne participative qui permet aux jeunes de mieux comprendre comment fonctionne notre République et comment ils peuvent s’en saisir pour devenir acteurs de leur société au lieu de la subir. »

    300 000

    jeunes mobilisés depuis 2010 et 150 000 nouveaux en 2018.
    En 2017, la France est devenue le pays mobilisant le plus grand nombre de jeunes en service civique.*

    2 S’ouvrir et reprendre confiance

    Ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap), le service civique attire des profils très variés : des lycéens et des étudiants en fin de cycle scolaire ou universitaire, qui souhaitent se faire une première expérience et un début de réseau avant de commencer leur vie professionnelle. Ce sont aussi des jeunes qui ont commencé à travailler, mais qui, faute d’intérêt, réfléchissent à une réorientation. Les partenaires de l’Agence du Service Civique pourront notamment les accompagner dans leurs recherches de travail. Enfin, il y a aussi de nombreux jeunes sans qualification, au parcours moins « solide ».

    « Parfois en galère, ces jeunes utilisent le service civique comme une bouée de sauvetage, après plusieurs mois ou années d’inactivité, voire d’errance, explique Étienne Maïer. C’est une étape capitale pour eux, car ça leur permet de reprendre un rythme, d’apprendre de nouvelles choses au contact des autres, et de trouver une nouvelle dynamique pour l’avenir. Ils reprennent confiance en eux et en la société en général, ce qui est fondamental pour cette jeunesse parfois désabusée et malmenée. »

    Bon à savoir

    Les jeunes ayant fait preuve d’un engagement particulièrement fort pendant leur service civique peuvent être accompagnés par l’Institut de l’Engagement en vue de construire un projet d’avenir. Grâce à ses partenariats avec des écoles et des entreprises, l’institut aide les candidats sélectionnés à reprendre une formation, trouver un emploi ou monter un projet de création d’activité associative ou une entreprise.

    3 Service civique et organisme mutualiste, un lien évident

    Historiquement engagées dans les démarches solidaires, les mutuelles constituent un excellent cadre pour effectuer son service civique. C’est pourquoi la Macif a lancé un programme de service civique inédit aux côtés de l’association Unis-Cité. Depuis janvier 2018, 100 jeunes ont été accueillis partout en France et se sont vu confier des missions mettant en avant les valeurs mutualistes. Ils ont ainsi pu prendre part à des actions de terrain autour de quatre grandes thématiques :

    • la santé ;
    • l’habitat et vie quotidienne ;
    • la mobilité ;
    • la gestion budgétaire.

        
    Pour ces jeunes, ce programme de service civique mutualiste est l’occasion non seulement d’acquérir de l’expérience, mais aussi de découvrir les engagements mutualistes et les spécificités de l’économie sociale et solidaire.

    « Le groupe Macif soutient depuis plus de vingt ans l’association Unis-Cité via sa Fondation. La Macif collabore avec Unis-Cité, notamment dans le cadre du projet Silver Geek. Unis-Cité est également l’un des partenaires fondateurs de Diffuz, le nouveau réseau social solidaire ouvert à tous, initié par la Macif », rappelle Alain Montarant, président du groupe Macif.

    Fort de son succès, le programme est reconduit par la Macif et concernera 100 nouvelles places à partir de septembre 2018.

    Bon à savoir

    Unis-Cité est une association qui invente et organise des missions de service civique dans des domaines principalement reliés à la solidarité. Les missions sont confiées à des collectifs de quatre ou huit jeunes, ce qui leur permet de vaincre leur timidité, de se soutenir et de dépasser les éventuelles phases de démotivation. Un fonctionnement qui aide à casser les préjugés et suscite même des vocations. Les jeunes reçoivent une formation en début de service civique et disposent d’outils et d’un suivi tout au long de la mission afin d’avoir le bagage nécessaire pour mener à bien leur mission.

    4 Motivé(e) ? Cliquez, postulez !

    Toutes les missions de service civique en France et même à l’étranger sont répertoriées sur un site national : service-civique.gouv.fr. On peut aussi postuler directement en ligne et, contrairement à un emploi, le plus important n’est pas le CV. Certaines missions étant plus demandées que d’autres, une « sélection » doit parfois être opérée. Toutefois, le niveau d’étude et les expériences professionnelles ne sont pas les critères sur lesquels se base cette sélection. Ce sont surtout les savoir-être et la motivation qui font la différence. Il s’agit de montrer son intérêt pour la mission en question.

    « On va avant tout regarder les motivations et les envies, ce n’est pas un entretien d’embauche ! Il est important de rassurer les jeunes là-dessus car ils peuvent manquer de confiance et se mettre eux-mêmes des barrières, rappelle Étienne Maïer. Si ça ne marche pas du premier coup, il faut retenter sa chance, on finit toujours par trouver ! Mais nous insistons aussi sur le fait que ce n’est pas du bénévolat : c’est du volontariat encadré, avec des obligations, et qui nécessite un vrai engagement pour réussir. »

    Il y a neuf grandes thématiques de missions : santé, sport, éducation pour tous, intervention en cas de crise intérieure, mémoire et citoyenneté, culture et loisirs, développement international, solidarité, environnement. Le service dure en moyenne huit mois et est indemnisé autour de 570 € par mois, nets et non imposables. Il est possible de poursuivre des études ou d’avoir un emploi à temps partiel, en parallèle de son service civique. Cependant, l’engagement de service civique étant d’au moins 24 heures par semaine, il est fortement recommandé que cela reste l’activité principale durant cette période.

    Attention toutefois : on ne peut faire qu’un seul service civique dans sa vie, il faut donc savoir choisir le meilleur moment pour soi. Et plus on est au courant tôt de l’existence du service civique, plus on peut tirer profit de cette expérience pour son avenir.

    Un nouveau programme de citoyenneté initié et financé par la Macif

    Depuis le mois de janvier 2018, 100 jeunes « Diffuseurs de Solidarité » sont mobilisés grâce à la Macif dans cinq villes pilotes (Tours, Lyon, Mulhouse, Alforville, Niort). S’appuyant sur la plateforme Diffuz.com pour développer la solidarité locale en repérant et rapprochant les besoins des associations et les désirs d’engagement des citoyens.

    5 Testé et approuvé

    Unis-Cité est présent sur une soixantaine de sites partout en France et organise régulièrement des séances d’information, animées entre autres par des jeunes en service civique qui viennent témoigner de leur expérience.

    « 92 % des jeunes ayant fait un service civique le recommandent autour d’eux. Entre 75 et 80 % des jeunes trouvent un travail, entrent en formation ou reprennent les études à l’issue de leur mission, c’est donc un excellent tremplin ! 82 % des jeunes déclarent également s’engager bénévolement après la fin de leur service, précise Etienne Maier. Celui-ci est donc aussi un excellent moyen de nourrir le tissu associatif qui en a bien besoin ! » 

    Avec 150 000 missions proposées en 2018 (dont 8 000 chez Unis-Cité), la France est le premier pays en nombre de volontaires ; soit un beau potentiel de futurs bénévoles.

    Étienne Maïer

    Vous envisagez de faire un Service Civique ou vous êtes actuellement en service ?

    Vous pouvez bénéficier de certains avantages, notamment sur la complémentaire santé : la Macif vous offre deux mois de cotisation sur votre Garantie Santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Le service civique est ouvert à tous les jeunes sans condition de diplôme.
    • Il faut être âgé de 16 ans minimum et jusqu’à 25 ans maximum (30 ans si vous êtes en situation de handicap).
    • 150 000 missions sont disponibles en 2018, dont 100 au sein de la Macif.
    • Une mission dure en moyenne 6 à 8 mois.
    • La rémunération est de 570 €/mois.

    *Agence du Service Civique.
  • Étudiant : comment bien choisir son logement ?

    Étudiant : comment bien choisir son logement ?

    1 Chez les parents

    Environ un tiers des étudiants choisissent, pour diverses raisons, de ne pas quitter le logement familial.

    Les avantages

    • Très peu – voire pas du tout – de frais.
       
    • Pas d’angoisse de la fin de mois difficile ni des contraintes liées à la gestion d’un logement.
       
    • Un espace plus grand : les étudiants résidant chez leurs parents bénéficient généralement d’une superficie moyenne par habitant de 31,6 m2 contre 24,1 m2 pour les étudiants ayant quitté le domicile familial (1).

    Les inconvénients

    • Un environnement pas toujours propice au calme (frères/sœurs plus jeunes notamment).
       
    • Le fait d’habiter chez ses parents, justement ! Chez certains, cela peut rimer avec manque de liberté, d’intimité…
       
    • Les étudiants vivant chez leurs parents ont le temps de trajet domicile-lieu d’étude le plus long : en moyenne, 47 minutes contre 26 minutes pour les locataires et les colocataires et 20 minutes pour ceux logeant en résidence universitaire (1).

    C’est fait pour vous si l’indépendance vous angoisse, que vous avez un budget très serré sans toutefois pouvoir prétendre à une bourse et/ou que vos parents résident près de votre lieu d’études.

    47 %

    C’est le poids du loyer dans le budget mensuel d’un étudiant selon la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).

    2 La location classique

    Elle concerne un tiers des étudiants. Dans près de 52 % des cas, le logement est composé d’une seule pièce (1).

    Les avantages

    • Un large choix de biens : de la chambre au T2 en passant par le studio.
       
    • Le choix du quartier en fonction de vos besoins et de vos envies.
       
    • Une complète indépendance pour bien entamer sa vie d’adulte et se préparer à la vie active.

    Les inconvénients

    • Les loyers pratiqués, parfois élevés pour des étudiants (en moyenne 637 € par mois à Paris, 430 € sur l’ensemble du territoire) (1).
       
    • Les contraintes liées à la gestion d’un logement (factures, relations avec le propriétaire, l’agence, le voisinage, etc.).

    C’est fait pour vous si vous savez tenir un budget et/ou que vous disposez de moyens suffisants.

    Étudiant ou apprenti, vous souhaitez assurer votre logement ?

    Le contrat Habitation Prem’s * de la Macif : un prix MINI pour une protection MAXI !

    D’après le spécialiste de la location entre particuliers LocService.fr, pour un studio entre 20 et 30 m2, le loyer moyen charges comprises est de :

    • 923 € à Paris
    • 524 € à Lyon
    • 497 € à Bordeaux
    • 495 € à Marseille
    • 478 € à Montpellier
    • 460 € à Toulouse
    • 540 € à Lille
    • 439 € à Grenoble
    • 423 € à Rennes
    • 408 € à Tours
    • 406 € à Metz
    • 402 € à Caen
    • 327 € à Poitiers.

    3 La résidence universitaire

    12 % des étudiants vivent en résidence universitaire. Plus de la moitié d’entre eux s’en disent satisfaits ou très satisfaits (55 %).

    Les avantages

    • Le prix des loyers défiant toute concurrence : de 200 € par mois, avec droit à l’aide au logement (ALS) pour une chambre meublée (qui peut offrir selon les cas une salle de bain, un réfrigérateur, un micro-ondes…) à 500 € pour un 3 pièces meublé.
       
    • La proximité avec les commodités (commerces, transports, infrastructures sportives) et les lieux d’études.
       
    • Le confort d’une structure collective : wi-fi, laverie, parking, garage à vélo, médiathèque, salle TV, etc.
       
    • La vie sociale au cœur du milieu étudiant.

    Les inconvénients

    • Plébiscitées par des centaines de milliers d’étudiants, les places en Cité U sont accordées après étude du dossier social étudiant.
       
    • Le règlement intérieur est plus ou moins contraignant selon les résidences.

    C’est fait pour vous si vous répondez aux critères d’attribution du Crous (revenus de l’étudiant et de ses parents, situation familiale, éloignement géographique du domicile familial et résultats universitaires) et que vous avez envie d’indépendance. Votre demande doit se faire du 15 janvier au 31 mai pour la rentrée de septembre via le dossier social étudiant (DSE), en même temps que votre demande de bourse.

    4 La colocation

    C’est le choix de 11 % d’étudiants français.

    Les avantages

    • La mutualisation des communs (salon, cuisine, salle de bain) pour un loyer moins cher d’environ 30 % (2).
       
    • Un environnement convivial et amical qui sécurise et rassure.
       
    • L’apprentissage de la vie à plusieurs, les rencontres, le partage d’expériences…

    Les inconvénients

    • Les risques de loyers impayés, de répartition inégale des tâches…
       
    • La tentation de se laisser entrainer par des colocs peu studieux.
       
    • Le risque de mésentente avec un ou plusieurs colocataires.

    C’est fait pour vous si vous savez vous entourer et/ou que vous appréciez de vivre à plusieurs.

    À savoir

    Le système des colocations solidaires KAPS permet aux jeunes de moins de 30 ans de bénéficier d’un appartement en colocation à loyer modéré (inférieur à 200 €) en échange de bénévolat dans des quartiers dits populaires, où ils logent. Retrouvez celui de votre ville sur le site de l’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville).

    5 Le logement intergénérationnel

    Dans le cadre du logement intergénérationnel, un senior disposant d’une chambre vide peut accueillir un jeune en échange de menus services (monter les courses, faire la lecture, arroser les fleurs, nourrir le chien ou le chat, former à Internet…). Bien qu’encore peu répandue, cette alternative suscite l’intérêt : 51 % des 18-24 ans se déclarent intéressés (3).

    Les avantages

    • Le loyer gratuit ou très modéré.
       
    • L’enrichissement personnel, la bienveillance et le partage.
       
    • Le côté gagnant-gagnant : le logement intergénérationnel favorise l’autonomie du senior accueillant et du jeune accueilli.

    Les inconvénients

    • La liberté restreinte (allées et venues limitées d’amis, pas ou très peu de bruit en soirée).
       
    • Un équilibre parfois difficile à estimer entre les services rendus et le loyer économisé, pouvant créer des incompréhensions pour l’étudiant comme pour son hôte.

    C’est fait pour vous si vous êtes vraiment à l’aise avec les personnes âgées et que vous ne le faites pas uniquement par souci d’économie.

    6 Les formes alternatives de logement

    Si vous n’avez pas encore trouvé de solution, rien n’est perdu ! Il existe d’autres possibilités pour se loger pendant l’année universitaire.

    Le foyer étudiant

    Les foyers étudiants proposent des chambres à des tarifs accessibles, et une ambiance studieuse pour celles et ceux qui n’ont pas accès aux résidences universitaires. La majorité des foyers sont réservés aux jeunes filles, mais il existe également des foyers mixtes. À noter, le règlement intérieur des foyers sont souvent assez contraignants (couvre-feu, repas uniquement dans le réfectoire, etc.). Pensez à le consulter avant de faire ce choix pour éviter les mauvaises surprises.

    Le foyer de jeunes travailleurs

    Les foyers de travailleurs peuvent proposer un environnement plus mixte que les foyers étudiants. Ils offrent des chambres meublées, des studettes et même des studios pour les couples, à des tarifs abordables. Ils sont principalement réservés aux étudiants apprentis ou en stage, mais accueillent aussi des étudiants salariés.

    Le logement modulaire

    Inventé aux débuts des années 2000 aux Pays-Bas, le logement modulaire lutte contre la crise du logement en transformant des conteneurs en studios habitables. Une solution intéressante, mais encore marginale en France avec une centaine de logements existants sur l’ensemble du territoire, notamment à Bordeaux ou au Havre. À loyer équivalent, les logements modulaires proposent une surface habitable plus importante que les studios classiques.

    Le mobile home

    De nombreux camping disposent de mobile home bien équipés et confortables, habitables toute l’année. Ils sont proposés à la location au mois et peuvent constituer une alternative viable dans les zones tendues. Vous devrez néanmoins les quitter pendant la période estivale, réservée aux touristes.

    L’Essentiel de l’article

    • Quel est votre budget logement mensuel maximum ?
    • Quelle est l’ambiance la plus favorable à vos révisions ?
    • Quel est votre degré d’autonomie et d’indépendance souhaité ?

    (1) Enquête Conditions de vie des étudiant·e·s 2016 – Observatoire de la vie étudiante (OVE)

    (2) Appartager.com

    (3) Enquête Harris Interactive, 2017

    * Pour connaître l’ensemble des événements couverts ainsi que les limites et les exclusions propres, reportez-vous aux conditions générales.

  • Étudiant : comment réussir sa première colocation ?

    Étudiant : comment réussir sa première colocation ?

    1 Trouvez votre colocation

    Utilisez les réseaux existants

    Si vous choisissez de vivre en colocation, n’hésitez pas à faire appel à un organisme de mise en relation de colocataires tel qu’une agence spécialisée ou une association, comme le Pari Solidaire – spécialisée dans la colocation intergénérationnelle (1), par exemple. Surtout s’il s’agit de votre première fois ! Il sera à même de vous prodiguer les bons conseils quant au choix du logement (emplacement, agencement, etc.) en fonction de votre profil.

    Ciblez votre recherche

    Si vous postez une annonce sur l’un des nombreux sites de mise en relation de colocataires (Appartager, LocService…), soyez très précis dans la définition de votre recherche, de vos centres d’intérêt et de vos critères de sélection : êtes-vous plutôt bavard ? Studieux ? Maniaque ? Couche-tôt ? Lève-tard ? Cela vous permettra d’affiner votre recherche et vous évitera des mauvaises surprises une fois installé.

    Échangez, rencontrez

    Impensable de vous marier à quelqu’un que vous n’avez jamais vu ? Même chose pour la colocation ! Avant même de signer le moindre bail avec le propriétaire et les autres colocataires, rencontrez tous les occupants du logement que vous convoitez, soit tous ensemble, soit un par un. Vous aurez ainsi une idée de l’ambiance qui règne déjà sur place si vous êtes le dernier arrivé ou de celle qu’il y aura si vous fondez une nouvelle colocation. Si vous entrez dans une colocation existante, le bail devra être modifié, ce qui nécessite non seulement l’accord du propriétaire du logement, mais aussi de tous les colocataires.

    11 %

    C’est le nombre d’étudiants vivant en colocation ou sous-location en France selon l’Observatoire national de la vie étudiante.*

    2 Au moment d’emménager

    Le bail

    Le bail (ou contrat de location) matérialise les droits et les obligations du bailleur (propriétaire) et des colocataires. Certaines mentions et informations doivent obligatoirement y figurer. Les règles dépendent du fait que le logement soit meublé ou vide. En tant que colocataires, tous les habitants du logement sont cosignataires du bail et leurs noms doivent y figurer. Il existe d’ailleurs des contrats types pour les locations vides ou meublées (consultez un contrat type de colocation de logement vide).

    À chaque départ anticipé de l’un ou plusieurs d’entre eux et à chaque arrivée, il faut revoir le bail. Selon les conditions qu’il prévoit, il sera nécessaire de le modifier par un avenant, ou de le résilier. Dans certains cas, les partants restent solidaires des dettes des autres colocataires pour une certaine durée. Dans tous les cas, le départ ne peut se faire qu’après délivrance d’un congé au propriétaire (lettre envoyée en recommandé avec accusé de réception et préavis de trois mois réduit à un mois dans certaines circonstances).

    Il est aussi possible que chaque locataire loue une partie d’un appartement (comme une chambre) ou d’une maison, le propriétaire signera alors autant de baux que de locataires.

    Vous avez moins de 25 ans ?

    Si vous êtes déjà sociétaire Macif, profitez du renouvellement de votre contrat habitation Prem’s à 1€ pour l’année.*

    *Voir conditions 

     

    Bon à savoir

    Vous pouvez estimer votre droit à une aide au logement et connaître son montant le cas échéant. Faites une simulation sur le site de la CAF.

    L’assurance habitation

    Vous devrez fournir une attestation d’assurance habitation au propriétaire à la signature du bail, puis chaque année. Dans le cas contraire, le contrat de location pourrait être résilié. Au moins un des colocataires doit donc souscrire une assurance contre les risques locatifs (incendie, explosion, dégâts des eaux). Charge à lui de déclarer les autres colocataires (afin qu’ils soient également protégés en cas de pépin) et de leur demander de participer au paiement de l’assurance – le plus simple étant de diviser le montant de la prime par le nombre de colocataires. Notez qu’en cas d’arrivée ou de départ d’un des colocataires couverts par le contrat, il faudra le signaler à votre assurance et faire un avenant.

    Enfin, il est important que chaque colocataire soit assuré à titre personnel avec a minima une Garantie Responsabilité civile, qui couvre les dommages causés à autrui.

    Le dépôt de garantie

    À la signature du bail, vous devrez verser au bailleur un dépôt de garantie (au maximum un mois de loyer hors charges pour un logement vide, et jusqu’à deux mois de loyer hors charges pour un meublé) en une seule fois. Lors de l’expiration du bail, le propriétaire n’est pas tenu de restituer le dépôt de garantie en autant de parts qu’il y a de colocataires. Il lui suffit de verser cet argent à l’un d’entre eux qui se chargera de redistribuer la somme.

    3 Organisez le « vivre ensemble »

    Répartissez les rôles

    Ménage, courses, vaisselle, poubelles… Selon les préférences et les disponibilités de chacun, attribuez des tâches équitables à tous les occupants du logement. Elles peuvent être immuables si tout le monde s’y retrouve ou bien changer chaque semaine selon un planning prédéfini affiché dans un lieu fixe et bien visible afin d’alterner les tours de corvées déplaisantes.

    Vous pouvez également vous répartir les factures, chacun des colocataires gérant un abonnement (électricité, eau, gaz, Internet, etc.). Au besoin, rédigez sur papier libre les accords en plusieurs exemplaires que vous parapherez, signerez et vous partagerez. Cela pourra toujours servir à savoir qui est responsable de quoi en cas de problèmes.

    Établissez des règles

    Horaires des allées et venues, partage des espaces et objets communs (TV, machine à laver, salle de bains…), volume maximum de la musique, accueil d’invités… Ne laissez rien au hasard et soulevez tous les points susceptibles de vous poser problème à un moment ou un autre.

    Pour rappeler le règlement à chacun de façon tout à fait décomplexée, vous pouvez l’encadrer dans les espaces communs ou l’afficher sur le réfrigérateur.

    Dialoguez

    En cas de petit problème ou de franche mésentente, ne restez pas à ruminer de votre côté sans rien dire à vos colocataires : demandez à tous de vous réunir à un moment tranquille et mettez les choses au clair, sans agressivité ni rancœur. Vous pouvez également mettre en place une réunion hebdomadaire pour soulever les difficultés rencontrées au cours de la semaine et trouver des solutions ensemble. Mais vous pouvez aussi souligner ce que vous avez particulièrement apprécié ! Ce climat d’ouverture et de confiance sera le meilleur moyen d’éviter les conflits et malentendus.

    Restez connectés !

    De nombreux sites et applis existent pour faciliter la gestion des comptes et du quotidien des colocataires. Ze-Coloc, ColocOnline… Ils permettent de remplir et de partager instantanément la liste des courses à faire, mais aussi de suivre le budget, faire les comptes, mutualiser ses agendas ou informer les autres colocataires d’un événement au sein du logement.

    Mini-quiz : Quelle filière compte le plus d’étudiants colocataires ?

    a) La santé
    b) Le commerce
    c) La culture (écoles d’art et écoles d’architecture)

    (1) Malgré son nom, la colocation intergénérationnelle n’est pas forcément une colocation au sens juridique du terme, elle peut revêtir la forme d’une convention d’hébergement.
    Mini-qui – réponse : c.
    Les étudiants de ce domaine vivent en colocation pour 22,5 % contre 19,5 % dans le commerce et 10,7 % dans la santé.**

     

    L’Essentiel de l’article

    • Faites le tour des sites de colocations.
    • Rencontrez les colocataires déjà en place pour vous faire une idée de l’ambiance.
    • Au moins un colocataire doit souscrire un contrat d’assurance Habitation garantissant les risques locatifs.
    • Tous les colocataires signent le bail.
    • Pour le ménage, établissez des règles.

    *Observatoire national de la vie étudiante, 2019

    **Observatoire national de la vie étudiante, Enquête nationale conditions de vie des étudiant-e-s, 2016.

  • Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    1 Une épidémie qui persiste

    « 150 000 personnes vivent aujourd’hui en France avec le VIH, rapporte Florent Maréchal, directeur des programmes de Solidarité Sida. L’Île-de-France est la région la plus touchée avec 43 % de diagnostics positifs. »

    La France est l’un des pays les plus concernés par l’épidémie de VIH en Europe (2). Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité, un chiffre stable depuis 2011.

    Au niveau mondial, 36,7 millions de personnes sont aujourd’hui touchées par le virus du VIH, dont les deux tiers en Afrique.

    57% des contaminations ont lieu à l’occasion de rapports hétérosexuels(1).

    Le saviez-vous ?

    Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée sida (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint alors le système immunitaire (3).

    2 Une épidémie « cachée »

    « Aujourd’hui, on estime que 25 000 personnes ignorent encore leur statut sérologique, soit près de 20 % des personnes séropositives », indique Florent Maréchal. À lui seul, ce chiffre explique que l’épidémie reste en partie cachée. Chez ces personnes, la découverte de la séropositivité a souvent lieu lors d’un bilan pour un autre problème de santé ou quand l’infection manifeste ses premiers signes à un stade avancé.

    Face à ce constat, l’un des objectifs de Solidarité Sida est « d’apporter des informations sur le VIH, sur les modes de contamination, les outils de prévention, et de promouvoir le dépistage, notamment chez les populations les plus vulnérables ».

    Vous avez envie de vous investir pour les autres ?

    Découvrez des initiatives citoyennes avec la plateforme Diffuz initiée par la Macif !

    3 L’importance du dépistage

    « Malgré les efforts de prévention VIH qui sont faits, l’épidémie ne recule pas avec des dépistages souvent trop tardifs, et de graves conséquences de santé sur le patient », précise Florent Maréchal.

    Seuls les tests sanguins permettent de détecter la présence du virus dans l’organisme. La démarche la plus classique reste d’aller faire un test dans un laboratoire de biologie médicale. Cette démarche est libre, anonyme et gratuite. Depuis quelques années de nouveaux tests sont disponibles : les « Tests rapides » (Trod) réalisés dans les centres de dépistage ou par des associations et dont le résultat est disponible en quelques minutes ; et les « Autotests » que l’on peut se procurer directement en pharmacie.

    De nombreuses structures proposent également des tests gratuits et anonymes pour faciliter le dépistage. C’est notamment le cas :

    • des associations de lutte contre le SIDA ;
    • des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD) ;
    • des centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) ;
    • des centres de protection maternelle et infantile (PMI) ;
    • des permanences d’accès aux soins de santé (PASS).

    En cas de comportement à risque, ne restez pas dans le doute et faites le test.

    En savoir plus :
    Contacter Sida Info Service
    www.sida-info-service.org
    0800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

    1 sur 5

    C’est le nombre de jeunes qui s’estiment aujourd’hui mal informés en France.***

    4 Pour une prévention globale et adaptée

    « Pendant des années, l’approche de la prévention VIH sur les risques du Sida a été anxiogène. À présent, on dirait qu’il y a une forme de désengagement de l’État dans la prévention, avec une baisse de la vigilance et de la communication, par exemple autour des préservatifs, affirme Florent Maréchal. Il y a une nécessité de développer une prévention qui soit avant tout positive, qui capte les jeunes et qui aborde largement les questions liées à la sexualité, au plaisir, au consentement, au rapport de genre. Cette prévention est portée tout au long de l’année auprès des jeunes lycéens et au travers d’initiatives comme Solidays. »

    Par ailleurs, pour l’association Solidarité Sida, l’enjeu des actions de prévention autour du VIH est « de coller au plus près des besoins et des comportements, notamment auprès des publics plus vulnérables ». Avec un enjeu fort auprès des personnes en situation de précarité sociale et économique, qui sont particulièrement exposées à l’épidémie.

    Dans tous les cas, Solidarité Sida juge essentiel d’adopter une approche pragmatique afin de trouver les stratégies de prévention adaptées aux pratiques de chacun.

    C’est aujourd’hui le seul festival d’utilité publique pour éveiller les consciences et lever des fonds.

    Bon à savoir

    « Tout ce qui est souhaitable est possible », tel est le plaidoyer de l’association Solidarité Sida depuis sa création en 1992 par Luc Barruet. À la fois acteur de prévention, organisateur d’événements et partenaire d’associations communautaires à travers le monde, Solidarité Sida est une entité à multiples facettes qui se veut originale dans sa culture et ses principes d’action : aider, prévenir, défendre et mobiliser autour du VIH/sida.

    C’est ainsi que depuis plus de vingt ans, le festival Solidays offre un vrai terrain d’engagement pour la jeunesse.

    Le saviez-vous ?

    La France accueillera la 6e conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2019. Créé en 2002, le Fonds mondial est aujourd’hui le deuxième contributeur en France pour le financement des médicaments. 20 millions de vies auraient été sauvées dans le monde depuis sa création. Plus d’informations ici.

    Pour en savoir plus : Festival Solidays, du 22 au 25 juin, à l’hippodrome ParisLongchamp.

    L’Essentiel de l’article

    • 150 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH en France.
    • Un grand nombre de séropositifs ignorent encore qu’ils sont infectés. Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité.
    • Les risques de contamination vont de pair avec une précarité sociale et économique.
    • Le dépistage est essentiel, mais souvent effectué trop tardivement.
    • Innover pour mieux prévenir avec des actions solidaires et bénévoles partout en France.

    (1) Le VIH en France en 2017.

    (2) Chiffres solidarité sida

    (3) Définition du VIH/sida, OMS.

    (4) Sondage Ifop et Bilendi pour Sidaction, 2018.