Mon ado ne voit pas beaucoup de copains/copines, est-ce que c’est grave ?
Stéphane Clerget. Ça peut être préoccupant, surtout s’il en souffre. Mais s’il a un ou deux copains de longue date avec lesquels il est très bien et qu’il a l’air heureux, alors tout va bien. Il y a des adolescents qui n’aiment pas le collectif et privilégient un ou deux « meilleurs amis ». Ils ont une vie sociale. Mais si l’adolescent ne voit personne, il y a de quoi se préoccuper.
La vie sociale « en ligne » peut-elle remplacer la vie sociale « IRL » (in real life – dans la vraie vie) ?
S. C. Non ! Beaucoup d’ados considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’amis car ils ont des relations en ligne. C’est mieux que rien, mais ça n’apporte pas la même chose. En ligne, les échanges sont assez limités, il n’y a pas d’aide ou d’interaction concrètes. De ma propre expérience, ce sont par exemple des amitiés qui tournent autour du jeu vidéo collectif mais qui ne vont pas tellement au-delà.
Bon à savoir
Les Points accueil écoute jeunes (PAEJ) reçoivent les ados et leurs proches. Ce sont des lieux d’écoute gratuits et anonymes où vous pourrez vous confier sur les difficultés rencontrées.
Mon ado est timide, introverti, est-ce que je dois le forcer à voir du monde ?
S. C. On ne doit pas le forcer. Il y a des ados timides mais qui ont quand même des relations sociales. Ils sont dans des groupes où ils parlent peu, mais ont un ou deux amis. Ils sont bien intégrés socialement. Si ce n’est pas le cas, on doit l’aider à s’intégrer.
À partir de quand dois-je m’alerter de sa solitude ?
S. C. À partir du moment où on l’observe et qu’elle perdure, il faut intervenir et trouver des solutions.
Qu’est-ce que je peux faire ou ne pas faire pour l’aider ?
S. C. : Il faut déjà repérer cet isolement, voir ce qui bloque et, ensuite, apporter des réponses. Il a peut-être des soucis à communiquer avec les autres, à montrer de l’empathie, à entrer en discussion avec eux. Dans ce cas, on parle avec lui pour savoir où il se met à la récré, s’il va parler aux autres, quelles sont les différences entre eux, etc. On lui enseigne les codes sociaux : être à l’écoute de l’autre, répondre de manière adaptée… Si cet isolement est causé par du harcèlement ou une dépression, il faut traiter le problème en consultant un médecin. S’il est d’accord, on peut aussi l’aider à construire sa vie sociale en le déconnectant des réseaux sociaux et en l’inscrivant au maximum dans des activités socialisantes en dehors de l’école. Il pourra y rencontrer des gens qui lui ressemblent davantage et faire des activités qui lui correspondent.
Les ados d’aujourd’hui ont leur premier rapport sexuel plus tôt que leurs aînés. Ils comptent plus de partenaires et plus de rapports à risques que les générations précédentes. Ils sont imprudents en matière de contraception, accros aux pornos, passionnés de sextos et friands de pratiques toujours plus poussées. Autant de préjugés, souvent infondés, qui planent encore sur la sexualité des moins de 20 ans.
“Faites confiance à la jeunesse et donnez-leur les clés pour se protéger.”
Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida
“Il y a souvent une perception erronée de la jeunesse,” souligne Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida. Selon elle, le plus important reste de promouvoir le plaisir dans la sexualité tout en éveillant aux risques, notamment des MST/IST.
24 % des jeunes n’utilisent pas systématiquement le préservatif
Sondage Ifop – Bilendi Mars 2020 – Sidaction
Un chiffre qui illustre bien que “les jeunes ont conscience des risques, mais ils pensent que cela ne leur arrivera pas,” selon Pauline. La prévention reste donc de mise !
Originaire de Haute Savoie, Louise s’est installée à Lyon en 2019 pour poursuivre ses études à l’université. Comme nombre d’étudiants, elle a subi les conséquences du Covid et des confinements. Trois ans après le début de la crise sanitaire, le mal-être étudiant est-il toujours d’actualité ? Comment a-t-il évolué ?
7 étudiants sur 10 en France se disent être en situation de mal-être
Un chiffre en hausse de 9% par rapport à 2019. (1)
“Ça va (pas) la tête ?” – Episode 1. Les études, source de stress et d’anxiété
En pleine période de révisions, Louise ressent de l’angoisse face aux examens qui arrivent à grands pas. Comment parvient-elle à supporter le stress lié aux partiels en plus de celui dû à sa situation d’étudiante ? Celle qui avoue faire le tri entre les cours pour ne se concentrer que sur ceux qui influent le plus sur sa moyenne a dû apprendre à gérer son anxiété et son temps, non sans difficulté. Et elle n’est pas la seule. Ses professeurs racontent les changements observés chez les étudiants depuis le début de la crise sanitaire.
Plus d’un étudiant sur 2 se dit régulièrement déconcentré dans ses études
car sa situation le préoccupe. (2)
“Ça va (pas) la tête ?” Épisode 2 : Le covid, accélérateur des maux étudiants
En 2020, lorsque le premier confinement est prononcé, Louise s’installe chez sa sœur et suit ses cours à distance. Elle revient sur cette période particulièrement difficile à vivre pour elle et pour les milliers d’étudiants, souvent enfermés dans de petits logements, à suivre les cours en distanciel et pour nombre d’entre eux sans job leur permettant de tenir leur budget mensuel. Solitude, pensées sombres, dépréciation de soi, perte de repères… Les impacts sur la santé mentale des étudiants se font toujours ressentir 3 ans après le début de la crise sanitaire.
68% des étudiants évoquent des symptômes dépressifs
et 36% indiquent avoir déjà eu des pensées suicidaires. (1)
“Ça va (pas) la tête ?” Épisode 3 : La solidarité entre étudiants, remède aux doutes et à l’isolement
Comme 1 jeune sur 3, Louise a éprouvé un sentiment de solitude parfois pesant(1). Par chance, elle a pu compter sur le soutien moral de Nicolas, son meilleur ami et confident. Une aide mutuelle qui leur a permis de surmonter des périodes difficiles liées à la crise sanitaire mais aussi à leurs études et leurs préoccupations personnelles. D’ailleurs, depuis la fin du confinement, Louise a décidé d’être à l’écoute d’autres jeunes : elle raconte son engagement bénévole dans l’association Nightline, qui propose notamment un service d’écoute gratuit et anonyme par les étudiants pour les étudiants.
“Ça va (pas) la tête ?” Episode 4 : Retour à la maison : choix assumés et peur de décevoir
De retour chez ses parents à Viry (74) en Haute-Savoie, Louise et sa mère reviennent sur ses choix d’études et de réorientation parfois mal compris. Comment gérer la peur de décevoir quand on sait qu’un de ses parents est en désaccord et qu’on est soi-même proie aux doutes ? Pendant son séjour, l’étudiante retrouve également des amies d’enfance, qui racontent comment la crise sanitaire continue d’impacter leurs études, leur santé mentale et leurs choix de vie.
Services d’écoute gratuits pour les étudiants
Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 : Service téléphonique anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h – au bout du fil : des professionnels de professionnels de l’écoute (psychologues, éducateurs, conseillers conjugaux et familiaux, médecins, travailleurs sociaux)
Fil Santé Jeunes en Chat : sans inscription, anonyme, vous pouvez discuter avec un professionnel de l’écoute et votre conversation n’est stockée nulle part
Nightline : Service téléphonique anonyme et gratuit tous les soirs de 21h à 2h30 – au bout du fil : des étudiants bénévoles formés à l’écoute. Rendez-vous sur leur site pour le numéro de votre territoire. Un chat est également disponible.
SOS Amitié au 09 72 39 40 50 : Service téléphonique anonyme et gratuit, tous les jours 24h/24 – au bout du fil : des bénévoles formés à l’écoute. Un chat est également disponible ici.
SOS Suicide au 3114
Vous êtes étudiant et sociétaire Macif ?
Macif Solidarité Coups Durs Spécial étudiant pourra vous orienter pour obtenir de l’aide psychologique et retrouver un équilibre.
Les vidéos de files d’attente interminables d’étudiants devant les banques alimentaires depuis le début de la crise sanitaire ont marqué les esprits. Difficile, aujourd’hui, d’ignorer l’ampleur de la misère étudiante. « Avant la crise, la précarité était déjà forte. Désormais, elle explose, on le constate au quotidien », dénonce Mélanie Luce, présidente de l’Unef, l’Union nationale des étudiants de France. Et les distributions alimentaires que le syndicat a mises en place ne désemplissent pas. « Au fur et à mesure, de plus en plus d’étudiants y ont recours, et nous n’avons pas assez pour tous ceux qui ont fait la queue », détaille Mélanie Luce.
43% des étudiants
sautent des repas pour des raisons financières*.
L’emploi étudiant, une nécessité financière pour beaucoup de jeunes
Si la précarité n’a pas attendu les mesures gouvernementales liées à la Covid-19, ces dernières ont accentué la fragilité de nombreux étudiants, et notamment en les privant d’emploi – une béquille financière nécessaire pour près de la moitié d’entre eux, au vu de l’insuffisance des bourses.
Ainsi, hors période Covid, 46 % des étudiants occupent une activité rémunérée durant l’année universitaire – ce pourcentage grimpe en été1. Une situation peu satisfaisante, quand on sait que travailler en parallèle de ses études est la première cause d’échec à l’université. « Les activités salariées hors cursus ont un impact négatif sur la validation (des diplômes) et favorisent l’abandon des études », confirme l’économiste Kady Marie-Danielle Sorho-Body2.
« Non seulement les emplois étudiants révèlent les inégalités de parcours existant au sein de l’enseignement supérieur, mais, en outre, ils peuvent les accentuer », analyse également la sociologue Vanessa Pinto dans son ouvrage À l’école du salariat. Les étudiants et leurs « petits boulots »3.
Mais à défaut d’être la solution idéale, l’emploi étudiant est jugé « nécessaire » par la quasi-totalité de ceux qui l’exercent. Il faut dire qu’aujourd’hui, seul un quart des étudiants bénéficie de bourses sur critères sociaux – à des niveaux souvent trop faibles pour en vivre (de 1 032 euros à 5 679 euros annuels).
« Ce système d’aide est insuffisant, il oblige les étudiants à s’appuyer sur deux piliers pour financer leurs études : le salariat et la solidarité familiale », dénonce Mélanie Luce. Or, la dégradation du marché du travail touche particulièrement l’emploi informel et les contrats précaires, intérimaires ou autres, auxquels ont recours les étudiants. Ainsi, durant le confinement, plus d’un tiers des étudiants qui exerçaient une activité ont été contraints de l’arrêter, perdant ainsi en moyenne 274 € par mois4. Une baisse considérable pour des budgets ultraserrés.
Les étudiants précaires en grand besoin d’aide(s)
Elise Nuret, vice-présidente en charge de l’Agoraé, une association qui compte une vingtaine d’épiceries solidaires gérées par des étudiants pour des étudiants, avait ainsi vu doubler le nombre de bénéficiaires entre septembre 2019 et septembre 2020. Et avec l’inflation la tendance n’a fait qu’augmenter. La jeune femme, elle-même étudiante, observe un changement de profils parmi les nouveaux venus : désormais, de plus en plus d’étudiants ayant perdu leur emploi n’ont d’autre choix que de se tourner vers la solidarité pour tenter de boucler les fins de mois. « Le problème était déjà présent avant 2020, mais il a été décuplé », souligne Elise Nuret.
Ces modifications du travail étudiant ont des conséquences à long terme, bien au-delà de la seule période de confinement : parmi les étudiants ayant arrêté de travailler, 37 % n’ont pas repris d’activité rémunérée après le déconfinement4. Et nombreux sont ceux qui n’ont pas trouvé le fameux « job d’été » qui permet de tenir sur l’année universitaire.
Les études et la construction de l’avenir mises en péril par la précarité
Une misère étudiante qui met à mal l’idéal de démocratisation des études supérieures et qui participe de la reproduction des inégalités sociales. L’Unef appelle à un plan d’urgence doté d’un milliard et demi d’euros pour permettre augmenter le montant des bourses et des APL (Aides pour le logement), mais aussi pour élargir massivement le nombre de bénéficiaires de ces bourses – entre autres en les ouvrant aux étudiants étrangers, qui en sont aujourd’hui exclus. Et au-delà, le syndicat propose la création d’une allocation d’autonomie, une aide universelle pour créer un filet de sécurité étudiant.
« Aujourd’hui tout le monde peut perdre son emploi. Mais en tant qu’étudiant, nous n’avons droit ni au chômage ni au RSA »
Mélanie Luce, présidente de l’Unef, l’Union nationale des étudiants de France
Le constat est partagé mais les solutions émises peinent à trouver l’unanimité. Alors, faute de projet politique apportant une solution pérenne, le milieu associatif se mobilise. Les épiceries solidaires Agoraé, les associations Linkee ou Cop’21 organisent des distributions de panier repas, de plats préparés ou de produits d’hygiène. Idem pour les acteurs emblématiques de l’aide alimentaire, le Secours Populaire et les Restos du cœur, qui s’adaptent à leurs nouveaux bénéficiaires en ouvrant des centres dédiés aux étudiants. Des colis alimentaires pour des jeunes privés d’université, d’emplois et de perspective : difficile de trouver image plus marquante d’une jeunesse sacrifiée. « Les initiatives sont nombreuses dans le milieu associatif, mais notre action ne suffit pas. Les distributions de panier de sont pas une solution pérenne. Nous avons besoin de relais institutionnels », appelle Elise Nuret.
La Macif se mobilise contre la précarité étudiante
La Macif a décidé de mobiliser son dispositif Macif Solidarité Coups Durs pour permettre aux étudiants d’avoir un espace de soutien et d’écoute active, afin d’évaluer leur niveau de détresse et les orienter, en fonction, vers les aides ou structures de proximité existantes.
(1) Observatoire national de la vie étudiante, enquête CDV 2016.
(2) Sorho-Body Kady Marie-Danielle, « Le travail salarié a-t-il un impact sur la réussite en première année de licence ? », Formation emploi, 142 | 2018, 211-230.
(3) Paris, PUF, 2014.
(4) Observatoire national de la vie étudiante, enquête CDV 2020.
Jeter de la soupe sur un chef d’œuvre de Van Gogh, bloquer des axes routiers ou faire un die-in (s’allonger par terre et feindre la mort) pour dénoncer l’inaction climatique… Ces actions non violentes sont souvent utilisées par la jeunesse militante du monde entier, de plus concernée par les enjeux climatiques.
79% des jeunes
se disent intéressés par la thématique du réchauffement climatique.(1)
Pour autant, peut-on considérer que les jeunes méritent leur surnom de « génération climat » ? Peuvent-ils supporter seuls l’action écologique, si les autres générations ne l’ont pas fait avant eux ? La génération climat est-elle une véritable révolution ou un concept « bullshit » ? C’est la question qui a été débattue lors du TGF. Un débat animé qui a vu défiler à la barre de la Bellevilloise Agnès Sinaï, directrice de l’Institut Momentum et enseignante à SciencesPo, Bertrand Caltagirone, porte-parole du mouvement écologiste Dernière rénovation et Anne-Fleur Goll, consultante climat, qui s’est fait connaître lors d’un discours à l’occasion de sa diplomation à HEC.
La première génération touchée par l’urgence climatique ?
Le concept de génération climat s’est popularisé ces dernières avec la montée en popularité des marches pour le climat et de leur figure de proue Greta Thunberg. Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau. Qu’il s’agisse des avancées sociales de mai 1968, les manifestations de 2005 dans les banlieues françaises ou les grèves de 1995 contre le plan Juppé sur les retraites, les jeunes ont toujours été sur le devant de la scène militante. La jeunesse est intrinsèquement plus révoltée.
Pour autant, Bertrand Caltagirone considère qu’il existe bien une génération climat. « À d’autres époques, les militants pouvaient potentiellement se tourner vers un avenir assez sombre mais lointain alors qu’aujourd’hui, nous vivons déjà les conséquences de la catastrophe climatique. Face à l’urgence, on n’a pas le temps de faire des réunionites, ça nous engage à davantage de sacrifices », lance-t-il. Pour ce représentant du mouvement Dernière rénovation, le militantisme écologiste a aussi changé de dimension. « Les précédentes générations de militants avaient une vision plus philosophique, avec une critique de la société de la consommation que nous pouvons certes reprendre, mais ce qui nous anime, c’est la peur de mourir », ajoute-t-il.
Sur ce point, le premier orateur de la soirée est vite rejoint par Agnès Sinaï. « Ces jeunes sont touchés charnellement par la crise écologique contrairement aux lanceurs d’alerte des années 1970. Les enjeux se répètent mais la situation actuelle est sans comparaison », acquiesce-t-elle. Toutefois, elle préfère relativiser le concept de « génération climat ». « Il y a quelque chose de novateur dans cette idée de génération climat, on a envie de croire qu’elle est massivement mobilisée mais je suis nuancée sur ce terme. Toutes les générations sont des générations climat car nous sommes tous embarqués dans la machine infernale du dérèglement, peu importe notre âge », continue-t-elle.
En effet, parler de génération climat fait reposer une responsabilité assez forte sur la jeunesse. Comment changer les législations nationales et internationales sans embarquer la génération X, qui occupe une bonne partie des postes à responsabilité ? La militante Anne-Fleur Goll a fait le choix de travailler avec des grandes entreprises pour les aider à passer le cap de la transition écologique.
« Je pense que mon rôle est de monter le niveau de radicalité dans des pièces où auparavant, il n’y avait personne pour parler de ces sujets. En revanche, j’entends souvent dire qu’il faut que les jeunes apportent leurs compétences aux entreprises et je ne suis pas d’accord. Les jeunes peuvent impulser, mais il faut que les personnes au pouvoir se forment à leur tour et agissent », argumente-elle devant l’auditoire de la Bellevilloise.
D’ailleurs, les jeunes ne sont pas les seuls à crier leur mécontentement dans la rue, rappelle Agnès Sinaï. « Je ne vois pas de cloisonnement générationnel. Dans les actions ou les manifestations, il y aussi des retraités ou des boomers qui ont l’habitude des manifestations par exemple ».
Une génération de bourgeois ?
Pour autant, les jeunes écologistes représentent-ils vraiment leur génération ? Pas vraiment, si l’on en croit l’Observatoire international climat et opinions publiques(2), qui a interrogé des citoyens de 30 pays différents. « 62 % des jeunes jugent très importante la question de l’écologie mais ce n’est pas leur première préoccupation. Il y a aussi les violences faites aux femmes (pour 77 % des jeunes), le racisme (67 %), le terrorisme (66 %) ou encore la faim dans le monde (66 %) », rappelle le sociologue Olivier Galland, interviewé par le procureur de ce TGF dans le cadre d’une « pièce à conviction ».
Autre conclusion de cette étude : « partout dans le monde, l’environnement est davantage une préoccupation des catégories favorisées ». Chez les foyers possédant de faibles revenus, l’environnement n’est qu’à la sixième place, derrière le coût de la vie, la pauvreté, le chômage, le système de santé et la corruption. Une réalité qui renforce l’idée selon laquelle les causes environnementales ne sont portées que par un certain profil sociologique. « En outre, on peine à distinguer une génération climat au niveau mondial. En dehors de l’occident, il n’y a pas de différences générationnelles », conclut Olivier Galland.
Anne-Fleur Goll a été interpellée à ce sujet lors du TGF par le procureur. « A-t-on raison de voir en vous une révolution en marche alors que vous étiez prédestinée statistiquement à vouloir la faire ? », a-t-il lancé. Après quelques instants de réflexion, la militante a finalement répondu simplement. « Je n’ai jamais réfléchi à ma vie comme ayant un destin. Si je ne suis pas une anomalie statistique, alors c’est tant mieux, cela veut dire que les personnes qui doivent agir le font ».
Un retour à la radicalité
Plutôt que de parler de « génération climat », Agnès Sinaï préfère parler de « retour à la radicalité ». Pour elle, il y a eu 4 phases dans l’évolution des militantismes, à commencer par les lanceurs d’alerte dans les années 1960 et 1970. « Ces années ont été portées par le rapport Meadows et une écologie politique assez radicale. Ensuite, on a connu une phase d’institutionnalisation à partir des années 1990 avec de nouveaux traités (Sommet de Rio, COP) pour concilier environnement et économie sous le sigle du développement durable. Au début des années 2000, les mouvements décroissants et altermondialistes se sont emparés de la question de la mondialisation, qui s’est un peu éclipsée aujourd’hui. Et enfin, plus récemment, on a une écologie des villes en transition, de la permaculture, avec un retour à une écologie plus radicale et territorialisée (Les ZAD et Soulèvement de la Terre) », détaille-t-elle durant la conférence.
Cette radicalité, constitutive de l’écologie moderne, est aussi une réponse à l’urgence de la situation climatique. « Il y a un risque d’extinction de notre espèce donc il faut être radical car aujourd’hui, le consensus autour du climat est plutôt mou. Tout le monde est plus ou moins d’accord avec le constat mais peu assument cette radicalité dans l’action », constate Bertrand Caltagirone, le porte-parole de Dernière Rénovation.
Verdict Final
Alors la Génération Climat : Bullshit ou Révolution ? Cet argument de la radicalité a peut-être été décisif dans le verdict de ce Tribunal des Générations Futures. Sur les 5 voix du jury, 3 ont estimé que la génération climat était une révolution.
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Au lendemain de la crise sanitaire et en pleine crise climatique, quelles sont les ambitions professionnelles des jeunes générations ? Si les métiers préférés ont peu évolué ces dernières années, se détacher des contraintes horaires et du lien de subordination est devenu une véritable attente.
La quête de sens oui… mais le salaire d’abord !
La crise sanitaire a accéléré une mutation des aspirations professionnelles : les 18-35 ans n’entretiennent pas le même lien à l’emploi que leurs aînés. Sans surprise, la quête de sens arrive très haut dans les motivations des plus jeunes : 56 % d’entre eux déclarent être en recherche de sens dans leur vie professionnelle ou étudiante (1). Et pourtant, c’est bien la rémunération qui reste le critère le plus important dans le choix de carrière (1).
Ils privilégient également des secteurs qui recrutent. Et leur projet de carrière répond à une meilleure adéquation formation-emploi.
43% des jeunes considère la rémunération comme le critère le plus simportant dans leur choix de carrière (1).
Cap sur le temps libre et la flexibilité
Fini le dévouement corps et âme ! Se détacher des contraintes professionnelles pour mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle et gagner en autonomie, est source d’inspiration (1b). Les jeunes générations souhaitent bénéficier de flexibilité dans leurs horaires de travail et d’activités diversifiées. Le confort au quotidien est recherché, avec une prise de poste à 20 kilomètres maximum de leur domicile, tout comme la possibilité d’effectuer du télétravail.
Près d’un jeune sur trois (30 %) estime également qu’une entreprise doit leur permettre d’avoir du temps libre pour leur vie personnelle (1).
25% de l’emploi actuel sera renouvelé d’ici 2030 du fait des seniors qui quitteront leur emploi (6).
Et les métiers les plus prisés par les jeunes sont…
Médecin, professeur et chef d’entreprise(2) figurent sur le podium des métiers qui inspirent les jeunes. Viennent ensuite ceux de vétérinaire, ingénieur et policier. Leur point commun ? Le haut niveau de qualification qu’ils requièrent. Soigner, éduquer, entreprendre… Ainsi, la liste des professions qui font rêver les jeunes n’a quasiment pas changé en 20 ans (3).
Avec l’avènement des technologies et la multiplication des utilisateurs d’internet, les métiers du web intéressent aussi les jeunes d’aujourd’hui. Développeur Web, rédacteur Web et trafic manager figurent aussi parmi les métiers qui drainent le plus de candidatures (4).
Le nombre de postes liés à l’intelligence artificielle a été multiplié par 16 depuis quatre ans. Un ingénieur en intelligence artificielle est rémunéré aux alentours de 30 000 € brut par an en début de carrière mais peut rapidement monter à 40 000 € et beaucoup plus en fin de carrière (7).
Mais les métiers qui recrutent sont plutôt…
Les métiers qui emploient le plus de jeunes sortants de leurs études initiales sont très différents selon le niveau de diplôme :
ouvriers non qualifiés et employés de service pour les non-diplômés ;
artisans « de bouche » et aides-soignants pour les CAP/BEP ;
surveillants scolaires, animateurs sportifs et socioculturels et employés de la restauration ou de la vente pour les bacheliers ;
métiers de la santé réglementés pour les bac+2 à bac+3 ;
emplois très qualifiés de la recherche ou de l’ingénierie pour les plus diplômés.
760 000 postes seront à pourvoir chaque année d’ici à 2030, notamment dans les secteurs de la santé, du service à la personne et du commerce. Ainsi, les métiers qui recruteront le plus les dix prochaines années sont (6) :
*La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).
L’Essentiel de l’article
Les jeunes recherchent des métiers qui assurent un bon équilibre vie pro/vie perso
Médecin, professeur et chef d’entreprise : les métiers les plus attractifs en 2021
Les secteurs de la santé, du commerce, de l’aide à la personne recruteront le plus d’ici 2030.
Qu’est-ce qui pousse les jeunes dans cette quête du physique parfait ?
J.-Ch. Seznec. Nous sommes dans une société très individualiste. Le manque de lien social accroît l’angoisse et les troubles narcissiques. On passe beaucoup de temps à s’occuper de notre apparence, de notre vitrine, de peur d’être en contact avec notre « arrière-cuisine », c’est-à-dire nos pensées profondes. Or comme dans un livre, ce n’est pas la couverture qui importe mais ce qui est écrit dedans. Le côté consumériste de la société influe aussi. On consomme de la beauté : on veut un beau nez, de belles fesses… On a l’illusion que si l’on change telle chose, on sera plus épanoui mais ça ne répond pas aux questions existentielles.
J.-Ch. S. Probablement, car ils renforcent l’importance de cette vitrine. Ils alimentent les comparaisons mais en même temps ils les faussent car on compare notre arrière-boutique à la vitrine des autres. On est forcément perdants. Ça alimente une mauvaise image de soi parce qu’on a l’impression que tout le monde est meilleur et plus beau.
Est-ce que la chirurgie esthétique est remboursée par l’Assurance maladie ?
D’une manière générale, non. Mais il existe certaines exceptions. On parle alors plutôt de chirurgie réparatrice : par exemple, une chirurgie des paupières ou du nez peut être prise en charge s’il existe une gêne fonctionnelle réelle (attestée par un médecin). D’autres actes peuvent être pris en charge : reconstruction mammaire après un cancer, réduction mammaire (à partir d’un certain volume), recollement des oreilles chez les enfants, repris de cicatrices d’accident, etc. Renseignez-vous auprès de votre CPAM ou de votre médecin traitant.
Outre les risques pour la santé physique, quels sont les impacts possibles de ces interventions sur la santé mentale des jeunes ?
J.-Ch. S. Ça peut engendrer de la tristesse et de l’anxiété car ça ne répond pas aux problèmes existentiels comme le fait d’oser être soi. Ça peut donner des troubles délirants ou obsessionnels. Certaines personnes, après s’être fait opérer du nez, pensent qu’il n’est jamais assez droit et enchaînent les opérations. Ça devient une spirale.
Comment gérer la situation si son ado veut recourir à la chirurgie esthétique ?
J.-Ch. S. Il faut essayer de différer ce moment et discuter des sujets existentiels : à quel besoin ça va répondre ? C’est quoi le bonheur, l’amour ? Ce n’est pas forcément une opération esthétique qui rendra l’ado plus heureux. On peut s’appuyer sur la métaphore de la vitrine et l’arrière-cuisine pour l’aider à raisonner. La médecine esthétique peut être utile pour aider à mieux vieillir (par exemple dans le cas d’une réduction mammaire ou de paupières très tombantes), ou quand on a été blessé et qu’il y a des cicatrices, mais pour le reste, il faut faire attention.
Quelle prise en charge pour une réduction mammaire ?
Une réduction mammaire peut être prise en charge par l’Assurance maladie et par votre mutuelle santé sous certaines conditions. Il faut notamment que l’intervention soit motivée par des raisons médicales.
L’Essentiel de l’article
Se concentrer sur son apparence est une manière de fuir les questions existentielles.
Un changement physique n’est pas gage d’épanouissement.
Mieux vaut différer la demande de son ado et le faire réfléchir avant de se lancer.
Tout déménagement a un prix, évidemment celui-ci dépend à la fois du volume à déménager, de la distance qui vous sépare de votre nouvelle adresse, du service proposé mais aussi de la date prévue (certaines périodes de l’année, comme juin ou septembre, sont très demandées).
Si vous faites appel à une entreprise de déménageurs, vous aurez à choisir parmi plusieurs formules, allant du simple transport de vos cartons (version économique) à une plus coûteuse qui prendra en charge l’emballage, le transport et le déballage sur place.
Pour choisir le service adapté à votre budget, n’hésitez pas à demander des devis et à comparer les prix.
Vous êtes sociétaire Macif ?
Avec Macif Avantages, bénéficiez de réductions pour votre déménagement !
2 Les cartons : mission récupération !
Pour limiter les frais : récupérez. Faites d’abord le tour de vos amis et voisins qui ont récemment déménagé, et pourraient vous donner les cartons qu’ils ont peut-être remisés. Ensuite, n’hésitez pas à vous adresser aux commerçants ou entreprises de votre quartier qui reçoivent régulièrement des marchandises conditionnées. À privilégier : les enseignes alimentaires, les magasins de déco (pour les gros cartons), les librairies et les pharmacies (pour les petits formats). Pour ce qui est de l’emballage, optez pour de vieux journaux froissés, qui amortiront les chocs presque aussi bien que du papier bulle. Et n’oubliez pas le gros scotch et des marqueurs !
3 Des bras en veux-tu en voilà !
C’est le moment de faire appel à vos amis, musclés de préférence. Pour les motiver, rien de tel que la promesse d’un en-cas inaugural, pris sur le pouce dans votre futur logement. Regardez également sur les sites de voisinage, tel que AlloVoisins, pour trouver de l’aide à coût réduit ou contre échange de service en fonction de vos compétences (un voisin vous aide à déménager, vous pourriez l’aider plus tard avec du jardinage ou du bricolage).
70%des Français préfèrent déménager seuls.*
4 Le camion : ça roule !
Commencez par évaluer le volume dont vous aurez besoin afin de rechercher le véhicule le plus adapté. Première option : vous décidez de passer par un site de location professionnel.
Vous pouvez également louer directement votre utilitaire via certaines plateformes de location entre particuliers. En fonction du lieu, des dizaines de véhicules sont souvent disponibles pour environ 40 euros par jour.
Dernière option, pour disposer d’un camion encore moins cher, pensez aussi à consulter des sites de rapatriement de véhicules qui proposent la location parfois à 1 euro d’un véhicule, qui doit être conduit d’un point A à un point B. Pourquoi si peu cher ? Parce que les sociétés de location ont souvent besoin de déplacer leurs véhicules pour les mettre à disposition dans toutes leurs agences. Pour éviter les frais dus aux camions transporteurs, ils proposent à des particuliers de faire ces trajets à leur place avec la possibilité de charger les véhicules à moindre coût. Gagnant-gagnant !
Une fois au volant, n’oubliez pas d’adapter votre conduite à la taille du véhicule. Respectez les hauteurs de ponts ainsi que les panneaux d’interdiction. Enfin, attention aux accrocs ! Vous êtes responsable du véhicule pendant toute la période de la location. Pensez à vérifier ce qui est prévu dans le contrat de location (franchises à payer en cas de dommage, bris de glace, crevaison…).
La Macif vous accompagne pendant votre déménagement
La limite d’alcool pour prendre le volant est de 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Emportez un alcootest pour contrôler votre alcoolémie avant de reprendre le volant. Il est important de se fier aux résultats plutôt qu’à son sentiment. On peut se sentir en forme alors que l’alcool n’a pas pour autant disparu du corps.
Pour les jeunes conducteurs en permis probatoire, la consommation d’alcool est tout simplement interdite avant de prendre le volant, quelle que soit la quantité !
33% des jeunes âges de 16 à 30 ans avouent être déjà rentrés chez eux en conduisant leur voiture alors qu’ils avaient consommer des substances (alcool, cannabis, autres drogues). (1)
2 Prenez un duvet
Plutôt que de reprendre le volant fatigué et alcoolisé, optez pour quelques heures de sommeil réparateur. Le taux d’alcool dans votre sang diminuera et vous serez reposé pour reprendre le volant. Votre retour de soirée n’en sera que plus serein. À votre réveil, utilisez un alcootest pour vérifier que vous pouvez bien conduire, ou faites appel à un conducteur sobre.
Pour information, l’alcoolémie décroît de 0,15 g/l par heure. Si vous avez dépassé 0,5 g, comptez au moins quatre heures de repos.
4 Jouez-la classique : métro, bus…
En zones urbaines, vous pouvez toujours attendre un peu et opter pour les premiers métros ou bus du matin. Dans les grandes villes, des bus circulent même de nuit. Sinon, comptez sur vos fidèles pieds.
5 Appelez un chauffeur professionnel
Rentrer avec un chauffeur de taxi professionnel peut avoir un coût élevé si on est seul, mais cette solution offre l’avantage d’être déposé exactement là où on le souhaite. C’est une solution efficace si le retour à pied ne vous inspire guère, et plus abordable si vous êtes plusieurs à partager la note.
6 Faites du covoiturage de proximité
Pas envie de prendre les transports ou le taxi pour rentrer ? De nouveaux services collaboratifs se développent, surtout en dehors des villes, avec l’organisation de réseaux d’entraide via des pages communautaires. Rejoignez en un clic le réseau et proposez vos déplacements, même les plus proches, à d’autres utilisateurs habitant la même ville ou se rendant au même endroit. Une solution plus sécurisante et moins fastidieuse que l’auto-stop !
7 Prudence et vigilance dans tous les cas
Vous êtes sobre et vous rentrez finalement en voiture ? Prudence et vigilance. La conduite nocturne demande un regain d’attention. Respectez scrupuleusement les limitations de vitesse et les distances de sécurité avec les autres véhicules, et pensez à allumer vos phares. Vérifiez toujours soigneusement avant de déboîter et ne doublez jamais dans une courbe ou une côte.
L’Essentiel de l’article
« Boire ou conduire, il faut choisir ». Faites le test avec un éthylotest.
Désignez un capitaine de soirée qui restera sobre.
Poker en ligne, paris sportifs ou hippiques, jeux de grattage… Les jeux d’argent et de hasard sont interdits aux mineurs(2), même émancipés ou accompagnés d’un parent. Ils ne peuvent pas non plus entrer dans un casino avant l’âge de 18 ans.
1 En quoi les jeux d’argent et de hasard peuvent-ils être dangereux pour un jeune ?
Ambre Pelletier : Les ados sont en quête de sensations fortes et prennent des risques plus importants pour répondre à ce besoin. Le fait de perdre ou de gagner produit ces émotions recherchées. Quand un joueur gagne, il sécrète notamment de la dopamine, une hormone qui procure une sensation de bien-être et incite à jouer de nouveau. Ça peut entraîner une addiction si l’adolescent est en proie à un mal être.
2 À partir de quand parle-t-on d’addiction ?
A. P. : L’addiction vient de la récurrence de cette pratique, du montant de l’argent dépensé, si l’adolescent n’arrive pas à se passer de jouer, si ça prend beaucoup de place dans sa vie, qu’il ne sort plus, si son comportement change… Cette dépendance au jeu peut entraîner des malversations, l’ado peut voler pour avoir de l’argent à jouer, par exemple. Souvent, cette addiction est un moyen de substitution pour fuir une anxiété, un état dépressif…
Bon à savoir
Si votre ado présente un risque de dérive, consultez le site www.joueurs-info-service.fr ou le numéro dédié 09 74 75 13 13(appel anonyme et non surtaxé, disponible 7 j/ 7 de 8h à 2h).
3 Comment éviter que son ado n’accède à ces jeux d’argent et de hasard ?
A. P. : Ces jeux leur sont interdits aussi bien chez le buraliste que sur Internet mais ce n’est pas simple pour autant. On peut installer le contrôle parental pour s’assurer que son ado ne consulte pas de sites interdits aux mineurs. Mais plutôt que d’interdire, il faut privilégier la prévention en discutant avec son enfant des dangers pour qu’il y réfléchisse.
Plutôt que d’interdire, il faut être dans la prévention.
Ambre Pelletier, psychologue
4 Justement, comment le sensibiliser ?
A. P. : On lui rappelle que jouer à des jeux d’argent et de hasard est illégal pour les mineurs. Ce n’est pas le parent qui l’interdit, c’est la loi. On lui explique que l’on risque de perdre de l’argent, que ça peut donner envie de rejouer et créer une dépendance. A cet âge, on a besoin d’appartenir à un groupe. S’il joue par imitation d’un ami, on l’incite à prendre ses propres décisions, à ne pas faire comme les autres. Et si on perçoit une dépendance, on demande l’aide d’un psychologue par exemple.
5 On peut aussi lui apprendre à gérer son argent…
A. P. : Pour l’aider à prendre conscience de l’argent et à le gérer de manière responsable, il est recommandé de lui donner de l’argent de poche sous forme numéraire avant même l’adolescence. On le laisse faire ses achats. Il dépensera peut-être beaucoup au début mais on résiste à l’envie de contrôler son argent pour qu’il fasse son propre apprentissage. L’idée n’est pas de contrôler son rapport à l’argent mais de le rendre autonome et responsable.
Votre ado a besoin d’aide pour gérer ses dépenses ?
La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives d’aide et d’éducation budgétaire pour les jeunes de 16 à 25 ans, notamment avec la Mission Locale, pour faire un point sur leurs dépenses.
L’Essentiel de l’article
Rappeler que les jeux d’argent sont interdits aux mineurs par la loi.
Parler des risques d’addiction.
Faire réfléchir les jeunes aux jeux d’argent et à leurs risques.