Comment aborder le sujet de la première fois et du consentement ? Faut-il parler du porno, des sextos et du revenge porn ? Quid de la contraception et des IST ? Autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile d’avoir la bonne réponse ! Rien que sur le bon âge pour parler de sexualité, les jeunes et leurs parents n’ont pas forcément la même perception. “Vers 15 ans, à l’entrée en seconde” estime une maman. “C’est un peu tard !” répondent les ados qui préféreraient que le sujet soit abordé plutôt vers 12 ans, à l’entrée au collège.
Le dialogue, essentiel pour bien appréhender la sexualité
58 % des garçons et 45 % des filles ont vu leurs premières images pornographiques entre 8 et 13 ans. *
En tant que parent, comment montrer que l’on est ouvert à la conversation sans être trop intrusif ? L’équilibre est parfois difficile à trouver mais le dialogue reste particulièrement essentiel pour que les ados trouvent des réponses et comprennent les informations auxquelles ils sont confrontés en permanence. Et même si les ados répondent une chose, et les parents parfois une autre, tous sont d’accord : le plus important c’est de pouvoir en discuter !
1 Ordinateur et smartphones : misez sur le reconditionné
Acheter un produit électronique d’occasion peut comporter certains risques : origine douteuse, mauvais fonctionnement, problème de licence des logiciels… Avec le matériel reconditionné, vous êtes tranquille : celui-ci est vérifié et vous pouvez souvent bénéficier d’une garantie (6 mois à 1 an). Vous pourrez trouver en ligne ou en magasin des portables bien équipés pour la bureautique et des smartphones récents à partir de 200 €. Si vous avez besoin de logiciels pour votre nouvel ordinateur, traquez les offres spéciales destinées aux étudiants, souvent avantageuses.
2 Livres : achetez et vendez dans les bourses étudiantes
Pour les livres et le matériel pédagogique spécifique à votre formation, le plus simple est généralement de vous renseigner auprès de votre établissement : bourses aux livres, trocs et associations organisent généralement des achats/ventes au moment de la rentrée. Pensez aussi aux libraires d’occasion spécialisés, où vous pourrez également revendre vos anciens livres ce qui aide à gérer votre budget.
Autre bon plan si vous cherchez des classiques de la littérature : pensez aux éditions numériques ! La plupart des œuvres écrites jusqu’au début du XXe siècle sont proposées en téléchargement gratuit.
3 Électroménager : vive les bonnes occasions
Besoin d’un lave-linge à petit prix : direction les sites de vente d’occasion entre particuliers. Du quasi neuf au très ancien, on peut y faire de vraies bonnes affaires, parfait pour un budget étudiant. Certains objets sont même donnés plutôt que vendus, car leur propriétaire ne souhaite tout simplement pas jeter. Profitez-en ! Il est même parfois possible de se faire livrer à domicile, moyennant un prix là encore très compétitif par rapport aux circuits classiques. N’hésitez pas à demander des photos supplémentaires de l’article pour vous faire une idée précise de son état, et si vous achetez un produit récent, réclamez si possible la facture.
1 236.8 EUROS
C’est le montant des frais mensuels et récurrents de la vie courante d’un étudiant pour l’année 2021 (logement, téléphone et Internet, repas au RU, transports, loisirs, alimentation et habillement), soit une hausse de 2,33% par rapport à 2019*. Le montant moyen est de 1 131,53 euros en Région et de 1 342,07 euros en Île-de-France.
4 Mobilier : le vintage à le vent en poupe !
Pour les meubles, les vide-greniers et les boutiques associatives comme Emmaüs regorgent de trésors d’époque à prix cassés. Dans les points de vente locaux et maintenant en ligne, Emmaüs agit depuis 1949 pour l’insertion des personnes précaires via la récupération, la remise en état et la revente de mobilier, d’équipements divers, de livres, d’électroménager, de multimédia… Il faut prendre le temps de chercher, mais ça vaut le coup ! Un buffet en formica fifties à 100 € ou une batterie de casseroles neuves à 15 € ? C’est par ici !
5 Vêtements : vide-dressing, solderies et dÉstockages
Pour garder le plaisir du shopping en profitant des prix de l’occasion, direction les vide-dressing et les dépôts-vente en ligne où vous pourrez dénicher des pièces de qualité. Pour les vêtements de tous les jours à prix vraiment mini, optez pour les friperies ou les solderies. Enfin, si vous aimez les marques, pensez aux magasins d’usine ou de déstockage, et aux centres de marques qui regroupent plusieurs enseignes.
6 Voiture : covoiturez ou partagez !
Vous habitez loin des transports en commun et vous n’avez pas de voiture ? Essayez le covoiturage : les offres sont de plus en plus nombreuses en France, et avec Internet et les applis mobiles, c’est simplissime ! Sur GoMore, vous pourrez trouver tous les trajets réguliers ou occasionnels dont vous avez besoin, idéal pour optimiser son budget mensuel. Pour un besoin ponctuel, vous pourrez également y louer une voiture de particulier à particulier, toujours à petit prix !
Ordinateur, scooter, canapé-lit…
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L’Essentiel de l’article
Pour l’électronique et la téléphonie, préférez le matériel reconditionné.
Pour l’électroménager, testez la vente d’occasion entre particuliers.
Pour les meubles et la déco, direction Emmaüs.
Pour les vêtements : solderie, vide-dressing et magasins d’usine.
Aussi improprement appelée caution, cette somme correspond au plus à un mois de loyer hors charges dans les locations vides. Elle est encaissée lors de la signature du contrat de location par le propriétaire et a pour but d’indemniser ce dernier en cas de dégradations éventuelles ou de dettes restées impayées. Ce n’est qu’au moment de son départ que le locataire pourra en récupérer tout ou partie selon l’état du logement et de l’existence ou non d’arriérés.
Les frais d’agence
Si vous avez fait appel à un professionnel de l’immobilier, vous devrez vous acquitter des frais d’agence. Ils couvrent les frais divers (visites, constitution du dossier, etc.). Les frais d’agence sont encadrés depuis 2014, et plafonnés en fonction de la surface et de la zone géographique du logement (de 8 à 12 euros par m2selon les communes). Leur montant doit être clairement annoncé au candidat à la location.
L’état des lieux d’entrée peut également faire l’objet de frais spécifiques, qui sont là aussi plafonnés à 3 euros par m2. L’état des lieux est à frais partagés entre le bailleur et le locataire. La part payée par le locataire ne peut excéder le montant payé par le bailleur. Par exemple, si l’état des lieux est facturé 100 euros, les frais à la charge du locataire sont de 50 euros maximum.
Le premier mois de loyer à payer dès l’entrée dans le logement
Qu’il s’agisse d’un logement loué directement à un particulier ou via une agence, vous devrez verser le premier mois de loyer immédiatement. L’entrée dans le logement se faisant généralement dans la foulée de la signature du bail, il vous faut donc anticiper qu’entre le dépôt de garantie et le premier loyer, vous devrez verser l’équivalent de deux mois de loyer d’un coup, voire trois mois dans le cas d’un meublé !
Les provisions pour charges
En plus du premier loyer vous aurez également à verser une provision sur charges. Ces dernières représentent les frais attenants au logement, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, entretien des parties communes, service de gardiennage, ascenseur et dans certains cas chauffage, consommation d’eau, etc.). Elles représentent en moyenne 7 % du loyer dans le secteur privé (1) mais peuvent être beaucoup plus élevées en fonction de ce qu’elles comprennent. La provision sur charge correspond à la mensualité versée au bailleur, au titre des charges locatives en plus du loyer. Elle peut faire l’objet d’une régularisation annuelle si les frais réels s’avèrent inférieurs à la provision. Le contraire peut également avoir lieu dans le cas d’une consommation d’eau supérieure aux prévisions, par exemple.
Le contrat d’assurance
Assurer votre logement est obligatoire afin de vous couvrir en cas de dommages (incendie, dégâts des eaux, etc.). Vous devez donc souscrire a minima une assurance pour les risques locatifs, et idéalement une assurance multirisque habitation, sous peine de voir votre bail résilié par le propriétaire.
La (re)mise en service des compteurs
Au moment de votre entrée dans votre nouveau logement, l’ancien locataire doit avoir résilié son contrat chez son fournisseur d’électricité et de gaz. À vous de contacter votre propre fournisseur pour souscrire un nouveau contrat, si possible au moins quinze jours avant votre date d’emménagement. Cela vous garantira d’avoir de l’électricité en arrivant dans votre logement, et réduira vos frais de mise en service, qui sont plus élevés pour une installation sous 24 h ou 48 h par exemple.
L’avance LOCA-PASS® est un prêt à taux zéro pour financer tout ou partie de votre dépôt de garantie (1 200 euros maximum). Cette aide est ouverte aux salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole, aux moins de 30 ans en formation professionnelle ou en recherche d’emploi, et aux étudiants salariés, sous conditions. Vous pouvez également prétendre à la garantie Visale proposée aussi par Action logement, sous conditions. Plus d’infos sur https://locapass.actionlogement.fr/
L’aide personnalisée au logement conventionné (APL)
Cette aide financière allouée par la CAF est ouverte à tous, sans limite d’âge. Son obtention dépend du niveau de ressources, du montant du loyer, ainsi que du lieu de résidence. Vous pouvez faire une simulation pour connaître son montant. Elle est versée pour les locations et colocations. Le versement s’effectue en général directement auprès du bailleur (qui ne doit avoir aucun lien de parenté avec le locataire).
Depuis la loi Elan de 2018, l’encadrement des loyers fixe des plafonds à ne pas dépasser pour la location d’un logement, meublé ou non. Seules les villes situées en zone tendue sont concernées, où la demande locative est plus forte que l’offre, et où les loyers sont très élevés, comme à Paris, Lyon, Nantes, Lille ou encore Marseille. Le but de cette loi est de favoriser l’accès au logement et de limiter les hausses de prix abusives dans certaines grandes villes.
L’Essentiel de l’article
Au moment de la signature, des frais qui s’additionnent.
Un dépôt de garantie à provisionner ou à se faire avancer.
Assurer son logement : une obligation !
Faire une demande d’aide au logement (ALS ou APL).
Indispensable pour faire l’amour en évitant la transmission de maladies et/ou un risque de grossesse, le préservatif doit être utilisé correctement pour être efficace. Petit tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur la capote.
1 Vierge, pas nécessaire de mettre un préservatif ?
FAUX – C’est votre premier rapport sexuel et vous pensez pouvoir vous passer du préservatif ? Grosse erreur ! Les risques de grossesse et de transmission de maladies sexuellement transmissibles sont exactement les mêmes, qu’il s’agisse de votre premier rapport ou du centième. Il est important de se protéger à chaque rapport sexuel afin de ne prendre aucun risque. Et on n’oublie pas, les MST s’attrapent aussi par la bouche, donc se protéger en cas de rapports bucco-génitaux est aussi nécessaire.
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À savoir
Il faut mettre le préservatif avant tout rapport sexuel. N’attendez pas le dernier moment car le liquide préséminal et séminal (liquide transparent qui apparaît lors de l’excitation) peut transmettre les maladies sexuellement transmissibles. Et le préservatif ne se retire évidemment qu’à la fin du rapport !
2 Il faut enfiler deux préservatifs pour être mieux protégé ?
FAUX – Par envie de mieux faire et de se rassurer, vous pouvez être tenté d’utiliser plusieurs préservatifs en même temps, « au cas où ». Alors qu’en réalité, le frottement de préservatifs enfilés l’un sur l’autre, quels qu’ils soient (masculins et/ou féminins) augmente le risque de déchirures. Il ne faut en porter qu’un, mais correctement, pour être bien protégé.
3 Les préservatifs sont tous les mêmes ?
FAUX – Certes, ils protègent tous contre les MST et les risques de grossesse, mais chaque préservatif est différent. Tailles, matières, textures… les marques redoublent d’inventivité pour proposer des versions qui s’adaptent à vos envies et à vos besoins. N’hésitez pas à tester différents modèles pour trouver celui qui vous conviendra le mieux et profiter pleinement des sensations.
À savoir
Achetez des préservatifs qui comportent les marquages CE (obligatoire pour la commercialisation dans l’Union Européenne) ou NF (normes françaises). Cela garantit que des tests de solidité et de porosité ont été effectués.
4 Pas besoin de lubrifier avec un préservatif ?
VRAI et FAUX – S’il est vrai que les préservatifs sont lubrifiés (certains modèles plus que d’autres), une lubrification supplémentaire s’avère parfois nécessaire. Dans ce cas, tournez-vous vers des lubrifiants à base d’eau : pas de corps gras type vaseline ou beurre – la salive ne lubrifie pas non plus.
5 Le préservatif peut s’ouvrir avec les dents ?
FAUX – Pour rendre sensuel ce geste « pratique », on a tendance à vouloir utiliser son imaginaire – et parfois sa bouche – pour ouvrir le préservatif. Mais si vous arrachez l’emballage avec vos dents, vous risquez de déchirer le préservatif et de le rendre inutilisable. Gardez donc votre enthousiasme pour la suite et ouvrez-le délicatement avec vos doigts
6 Pour enfiler un préservatif, inutile de s’entraîner !
FAUX – Enfiler un préservatif est un geste simple à la portée de tous ! Mais le jour J, le stress peut vous faire perdre vos moyens. N’hésitez pas à vous entraîner ; plus vous aurez apprivoisé ce geste, plus vous le maîtriserez rapidement et efficacement le moment venu. Voilà qui pourra vous éviter de gâcher l’ambiance ou même une partie de votre excitation au moment où vous en aurez le plus besoin.
7 Le préservatif, c’est un truc d’homme !
FAUX – La parité est de mise, côté sexualité aussi. Les femmes peuvent porter un préservatif, qu’on appelle préservatif interne. Adapté à la morphologie féminine, vous pouvez l’utiliser comme moyen de contraception et de prévention des maladies.
Chiffre-clé
S’il est parfaitement utilisé, le préservatif (masculin ou féminin) est efficace à 98 %(1) contre les risques de grossesse et la propagation des maladies.
L’Essentiel de l’article
Vérifiez la date de péremption et l’emballage de votre préservatif avant de l’enfiler.
Il faut se protéger avec un préservatif à chaque rapport sexuel, et du début à la fin.
Il existe différents modèles de préservatifs selon vos besoins et vos envies. Testez et comparez !
Copropriété, colocation, habitat coopératif… Les façons de vivre en communauté sont multiples. À New York, Berlin, Londres et Paris, la tendance du coliving s’installe chez les jeunes professionnels en quête de nouvelles expériences et de simplicité. Pour cette génération mobile et hyperconnectée, le coliving floute sans complexe la frontière entre vie privée, professionnelle et sociale et promet tous les avantages de la communauté sans la plupart des contraintes. Comme dans toute vie en groupe il faut composer avec les tempéraments des uns et des autres. Le coliving encourage les pratiques de télétravail avec des espaces dédiés ou suffisamment grands pour le permettre facilement. C’est aussi un mode de vie qui arrive au moment où les jeunes sont de plus en plus souvent freelances et donc susceptibles de travailler au moins en partie à domicile. En coliving, on passe de sa chambre privative aux espaces de coworking avant de filer à la cuisine ou à la salle de sport sans toutefois quitter ses pantoufles.
Pour Pierre, 31 ans, le coliving répondait d’abord à l’envie de vivre une expérience humaine. Il habite aujourd’hui avec 13 « colivers » dans une maison de La Casa, un réseau de résidences en proche banlieue parisienne.
« En arrivant à Paris, un ami m’a parlé du coliving. J’ai tout de suite été curieux de l’expérience sociale que ça représente. Les relations avec les autres et la façon de gérer les petits problèmes du quotidien sont très différentes à 14 par rapport à une colocation classique à 2 ou 3 personnes. Par exemple, on tient une assemblée générale mensuelle pour trouver des solutions aux dysfonctionnements comme la musique trop forte passée une certaine heure ou des visiteurs extérieurs trop nombreux. Parfois on vote à main levée, parfois on cherche le compromis. C’est vraiment intéressant. »
Au quotidien, chacun est autonome. Les repas sont pris ensemble, en petit groupe ou seul, au gré des envies. Et bien sûr, les colivers se croisent dans les pièces communes comme le jardin, la cuisine, etc. Pour Pierre, l’expérience est très enrichissante.
« C’est une bonne école de la tolérance… Ce côté gestion de l’humain est très précieux. D’ailleurs, ce que j’apprends en coliving me sert dans mon métier de chef d’équipe et inversement ! »
1 Français sur 4 se dit prêt à vivre en colocation.(1)
2 Le maxi confort au prix de l’ordinaire
L’autre avantage du coliving est plus matériel : des logements spacieux, des équipements haut de gamme, augmentés d’espaces communs privatifs (dans un appartement partagé) ou collectifs (dans un immeuble regroupant plusieurs appartements partagés). Et surtout, les colivers bénéficient de services inclus comme le ménage ou la livraison de repas, assurés par le bailleur. Et tout ça, pour le prix d’un petit deux-pièces (800 € tout compris pour Pierre et Robin). Ce côté clés en main a séduit Robin, 28 ans.
« Le coliving correspond à ce que je cherchais : une maison meublée et pensée spécifiquement pour s’épanouir en groupe. Le ménage des parties communes, la maintenance, etc. sont pris en charge. L’eau, Internet et l’électricité sont compris dans le loyer. En plus, chacun à sa propre salle de bains. Tout est simple ! »
Il apprécie aussi la convivialité et le réseautage que propose cette nouvelle façon de vivre.
« On a tous entre 25 et 35 ans, on travaille, on a plein de points communs. Certains colivers s’organisent pour télétravailler ensemble : on « coworke » à la maison car les espaces sont grands et très bien conçus pour ça. L’autre aspect sympa, c’est que les activités, les soirées et autres sorties avec les colivers des différentes maisons de La Casa sont encouragées. Ça permet de se créer un réseau, aussi bien personnellement que professionnellement. C’est vraiment le gros plus du coliving ! »
Chaque structure de coliving a ses propres pratiques concernant la sélection des dossiers et les règles de conduite. Dans les maisons où vivent Pierre et Robin, tout le monde est bienvenu (étudiants, freelances, actifs en CDI ou CDD, etc., quel que soit l’âge), à condition de remplir les critères financiers souhaités par La Casa et d’avoir le « feeling » avec les autres colivers. Couples et animaux sont également acceptés si tout le monde est d’accord. Pour le reste, l’opérateur de coliving propose un règlement-type régissant les bonnes pratiques : horaires calmes, visites de personnes extérieures, vaisselle… Mais là encore, chaque maisonnée est libre d’aménager ce règlement à sa convenance après consultation de l’ensemble des colivers.
3 Quand le coliving rassemble les communautés
Particularité des colivings ou vivent Pierre et Robin : ils sont thématiques. Chez Pierre, les colivers partagent tous un intérêt particulier pour la bonne cuisine. C’est pourquoi ils ont plaisir à se retrouver au moins deux fois par mois autour d’un repas concocté tous ensemble. Chez Robin, c’est le bien-être qui est à l’honneur, d’où la présence d’une salle de sport et de détente qui se prête à merveille aux séances de yoga en groupe. Car le coliving n’est pas qu’un moyen de diviser le prix d’une location. C’est aussi, et avant tout, le plaisir de vivre à plusieurs, de partager de bons moments et de s’investir dans une communauté dynamique.
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L’Essentiel de l’article
Le coliving est une forme de colocation meublée à l’échelle d’un appartement ou d’un immeuble.
Chaque colocataire a une chambre avec une salle de bains indépendante.
Les « colivers » partagent salon, espace de coworking, cuisine, jardin…
Cinq jours sur sept, Iris enfourche son vélo lesté de deux loustics : son cadet est calé sur le siège arrière tandis que son aîné, six ans, est attelé à un petit deux-roues. Par le chemin de Canoha, qui file à travers les collines pyrénéennes, cette traductrice indépendante quitte son village pour parcourir la poignée de kilomètres qui la séparent de Prades (66), cité de 6 000 habitants. Après dépôt de sa cargaison aux écoles, direction « El Quadrat », un espace associatif de travail partagé, dans le centre-ville pradéen. Iris le fréquente assidûment depuis sa création, quatre ans plus tôt. « Nous sommes une quinzaine : un photographe et documentariste, un webmaster, des couturières, une chargée de sensibilisation à l’environnement, une marionnettiste, une architecte… » détaille la trentenaire.
Des profils divers, pour un même objectif : mettre en commun des outils de travail et, surtout, rompre la solitude et le « grand silence » qui plombent parfois les journées des indépendants et des télétravailleurs.
« J’échange par mail avec mes clients. Avant El Quadrat, je souffrais de n’avoir de communication professionnelle que virtuelle, »
se souvient Iris
Le coworking, une alternative intéressante
Au fil des ans, cette absence de relations sociales au travail et ces longues heures passées devant l’écran lui deviennent pesantes, au point d’envisager une reconversion. Alors quand elle découvre une annonce pour un bureau partagé sur Facebook, elle saute sur l’occasion. « Sans cela, j’aurais peut-être abandonné la traduction », confie-t-elle.
Parti d’une initiative privée, El Quadrat a suscité l’intérêt des élus locaux. « Le propriétaire de l’espace voulait vendre, mais l’association n’avait pas la capacité d’investir. La mairie a donc décidé de racheter les lieux », explique Bruno Ferraris, chargé de mission développement économique au sein la Communauté de Communes Conflent Canigó.
L’objectif est de garantir la pérennité de l’activité, tout en maintenant des prix accessibles : 40 euros par personne et par mois, wifi compris. Un « super tarif », de l’avis d’Iris, « nécessaire » au vu de la précarité de certaines professions accueillies. Aujourd’hui, El Quadrat est complet, et cinq personnes se sont déjà inscrites sur liste d’attente. Un succès que relativise Bruno Ferraris :
« C’est une dynamique intéressante, mais je doute que ce type d’espace impacte significativement le territoire. Je le vois plutôt comme un service à destination des créateurs d’emplois.»
D’autres, plus optimistes, veulent voir là une piste pour dynamiser la ruralité, en activant des leviers économiques, mais aussi écologiques et sociaux. Il faut dire qu’avec l’essor du statut d’indépendant, essentiellement dans les services (1) et l’augmentation du télétravail, les tiers-lieux ont la cote.
Tiers-lieux ?
Entendez un site intermédiaire entre le bureau traditionnel et la maison. Le terme, très en vogue depuis quelques années, n’est pas tout à fait neuf. Il est né en 1989 sous la plume du sociologue américain Ray Oldenburg qui, dans son ouvrage The Great Good Place, développait l’idée de nouveaux espaces favorisant les rencontres. Depuis, le concept a fait des émules.
En France, la Datar (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale, aujourd’hui remplacée par Le Commissariat général à l’égalité des territoires) a lancé dès la fin du XXe siècle plusieurs initiatives pour redynamiser la ruralité, dont les « télécentres », mais sans susciter beaucoup d’enthousiasme. Il faut attendre les années 2010 pour que le déclic ait lieu.
Aujourd’hui, selon la mission ministérielle « Coworking : Territoires, Travail, Numérique », 1 800 tiers-lieux existent dans l’Hexagone et outre-mer. Prenant acte du phénomène, le gouvernement a mis en place l’an dernier un plan de 110 millions d’euros pour encourager ces espaces partagés. À rebours des clichés, ils sont loin d’être exclusivement citadins.
« Dans la ruralité, le coworking vise principalement à éviter les déplacements pendulaires, c’est-à-dire les trajets domicile-travail, qui coûtent cher, et à sortir de l’isolement. En centre-ville, où l’affluence est plus importante, la recherche de partenariat sera davantage un moteur, »
analyse Lauren Baceiredo, doctorante et chargée d’études au sein de Relais d’entreprises
Ce cabinet de conseil créé en 2012 accompagne les collectivités territoriales désireuses de développer des tiers-lieux. Son crédo : des bureaux individuels meublés et connectés, au plus près de l’habitat, pour contrer les déséquilibres territoriaux.
L’enjeu est pressant : le coût du logement dans les métropoles grimpe, repoussant une partie importante de la population vers les zones péri-urbaines, alors que l’offre de travail reste concentrée à 80 % dans les pôles urbains…
Relocaliser l’emploi permettrait donc de réduire l’énergie, le temps et l’argent dédiés aux transports.
« Les actifs vont aussi consommer localement et être plus présents socialement pour faire vivre une association ou consacrer du temps à leurs enfants par exemple, »
observe Lauren Baceiredo, chargée d’études au sein de Relais d’entreprises
Mission accomplie à Grenade, commune de 8 000 habitants de Haute-Garonne accompagnée par Relais d’entreprises : dans les anciens locaux d’une école maternelle, un petit tiers-lieux de quatre bureaux affiche complet. Cécile est l’une de ses occupantes. Cette graphiste salariée y télé-travaille deux jours par semaine : elle s’y rend à pied et évite ainsi 184 km aller/retour de trajet quotidien pour se rendre à son entreprise, à Albi. Ce confort a un coût : ici, comptez 120 euros par mois pour seulement un jour d’utilisation hebdomadaire.
« Je crois que pour qu’un tiers-lieu fonctionne, il faut que la puissance publique le subventionne », défend la chargée d’études de Relais d’entreprises. La démarche n’est pas sans risque : certaines sociétés peuvent tenter de développer le télétravail aux frais des collectivités publiques pour économiser sur leurs charges foncières…
« L’employeur doit payer la location du bureau pour son salarié : c’est ce que nous prônons. Mais la bataille reste à mener, » reconnaît Lauren Baceiredo.
Gyropode, mono-roue/monowheel, trottinette électrique ou hoverboard/smartboard : vous avez forcément croisé un ou plusieurs de ces appareils de « micro-mobilité » ces dernières années si vous habitez en ville. Plus rapides que la marche à pied, moins fatigants et encombrants qu’un vélo, ils ont tout pour séduire les jeunes et les actifs lassés de l’auto, du bus, du tramway ou du métro.
1 EDPM : interdits aux plus petits
Pour conduire ces fameux « engins de déplacement personnel motorisés » (EDPM), certaines conditions s’appliquent depuis le décret du 23 octobre 2019, à commencer par l’âge minimum : 12 ans. Les plus jeunes devront se contenter d’une trottinette sans moteur. Rien de tel pour se muscler les mollets !
Pour les plus grands, n’essayez pas de rouler à plusieurs sur une trottinette électrique, c’est interdit, et surtout c’est dangereux ! Dans tous les cas, soyez prudent quand vous conduisez un EDPM.
Considérés comme des piétons, les utilisateurs de rollers, skateboards ou trottinettes (sans moteur) doivent par conséquent rouler sur le trottoir et aller à une allure modérée. En revanche, les EDPM tels qu’hoverboard, gyropode, monocycle et trottinette électrique sont désormais considérés comme une nouvelle catégorie de véhicules à part entière. Sauf arrêté municipal contraire, on ne veut plus les voir sur les trottoirs ! C’est sur les pistes et bandes cyclables (quand il y en a) qu’on les préfère. À défaut, les utilisateurs peuvent rouler sur les chaussées où la vitesse est limitée à 50 km/h. Hors agglomération, la circulation est interdite, sauf sur les voies vertes et pistes cyclables.
Et pour se garer ? Le stationnement sur les trottoirs reste autorisé sous réserve qu’il ne gêne pas les piétons. Mais les maires pourront en décider autrement. C’est le cas à Paris où les EDPM doivent se mettre en rang d’oignon dans les espaces réservés au stationnement pour autos, vélos et deux-roues motorisés. Bye bye les trottinettes électriques qui squattent au milieu des trottoirs !
Si vous circulez hors d’une agglomération ou si vous roulez de nuit ou par visibilité réduite, pas question d’avoir la tête dure : portez un casque ! Et un gilet réfléchissant pour vous faire voir.
5 25 km/h en pointe
La vitesse des EDPM est limitée à 25 km/h maximum, en agglomération ou hors agglomération. Évidemment, cette vitesse est à adapter aux conditions de circulation : vous devez toujours être prêt(e) à vous arrêter en urgence pour laisser traverser un piéton ou éviter un obstacle.
La limitation de vitesse à 25 km/h est aussi une contrainte technique : votre trottinette ne doit pas pouvoir la dépasser, sous peine d’amende.
Autres obligations : pour trouver sa place dans vos déplacements quotidiens, la trottinette doit être équipée d’un feu avant et arrière, d’une sonnette et de freins (encore heureux !).
Bon à savoir
Les EDP sont soumis à la même obligation d’assurance de responsabilité civile que les voitures, scooters et motos. Et c’est valable aussi pour vos ados !
Un projet de décret modifiant le code de la route devrait bientôt préciser les règles de circulation avec un engin motorisé (trottinette…) pour les rapprocher de celles encadrant l’usage du vélo électrique.
1 Écouteurs ou casque audio en voiture : c’est un grand non !
Mélomanes impénitents et accros au smartphone, cette information vous concerne ! Depuis le 1er juillet 2015, la loi est sans appel : le conducteur d’un véhicule en circulation a interdiction de porter à l’oreille tout dispositif susceptible d’émettre un son (1). Autrement dit, lorsque vous conduisez, vous ne devez porter aucun casque audio, écouteurs internes ou externes ou kit main-libre. En cas d’infraction, il vous en coûtera 135 euros, et trois points de permis : ça fait réfléchir ! Seule exception logique : les appareils de correction auditive portés par les personnes malentendantes.
Pour écouter de la musique, on s’en remet donc à ce bon vieil autoradio et ses enceintes intégrées. Pour téléphoner, le mieux est encore de stationner, moteur éteint, le temps de l’appel !
1 accident de la route sur 10
est lié à l’utilisation du téléphone portable au volant. (2)
2 Deux-roues, vélo, trottinette… C’est non aussi !
Vous pensiez écouter vos podcasts préférés en pédalant jusqu’au boulot ? Raté ! Car l’interdiction de porter des écouteurs s’étend à tout véhicule empruntant la chaussée ou les pistes cyclables : vélos, deux-roues motorisés mais aussi trottinettes électriques et autres NVEI tels que les gyropodes et les hoverboards pour ne citer qu’eux. Les écouteurs ont, en effet, tendance à couper le conducteur de son environnement et des autres usagers (on n’entend pas arriver les voitures, même si elles klaxonnent !), le rendant plus vulnérable… et plus dangereux pour les autres.
Seuls les dispositifs intégrés dans un casque de moto sont tolérés. À défaut, écouteurs avec ou sans fils, casques audio et autres oreillettes Bluetooth devront voyager dans votre sac ou votre poche. À défaut, vous risquez jusqu’à 135 euros d’amende en cas de contrôle, mais pas une perte de points sur votre permis de conduire (sauf pour les deux-roues motorisés dont la conduite nécessite d’être titulaire d’un permis).
Intimidations, moqueries, menaces, piratage de compte, diffusion d’une photo ou création d’un groupe visant à salir la réputation de votre enfant ou adolescent sur les réseaux sociaux sont assimilés à du cyberharcèlement. À savoir également : l’harceleur peut être un individu ou un groupe.
Si les moins de 13 ans ne peuvent s’inscrire officiellement à un média social (conformément à la loi COPPA visant à protéger les données des mineurs sur Internet), 57% des 11-12 ans et 26% des 9-10 ans ont déjà un compte. (1)
2 Le cyberharcèlement, comment le prévenir ?
Conseil n° 1 : leur apprendre à vivre avec les réseaux sociaux !
Les réseaux sociaux satisfont le besoin d’expression, de proximité et d’appartenance à un groupe des jeunes, mais ils comportent aussi des risques. D’où la nécessité d’apprendre à son enfant à reconnaître et à faire face au cyberharcèlement, qu’il en soit victime, témoin ou auteur. Expliquez lui l’intérêt de réfléchir à deux fois avant de poster un commentaire, une photo ou une vidéo. Il faut que l’ado comprenne que pudeur et courtoisie sont de mise sur les réseaux sociaux.
De plus, rappelez-lui que l’image de ses amis ne lui appartient pas et qu’il est donc important de leur demander une autorisation avant de mettre en ligne un contenu sur lequel ils apparaissent.
« Souvent, les adolescents ne réalisent pas que la photo ou le commentaire qu’ils vont publier sera visible par des centaines de personnes. Il faut le leur rappeler et les inviter à se poser la question : est-ce que je suis sûr de vouloir que cette photo devienne publique et apparaisse sur Internet dans la durée ? », rappelle Charlotte Bugnon, intervenante en prévention en milieu scolaire.
Une précaution qui permet donc de limiter les risques de cyberharcèlement, mais pas de les éliminer. Raison pour laquelle il est important de faire entendre à son enfant que même des contenus jugés “sans risque” pourraient un jour lui valoir des moqueries, mais qu’il n’en serait en aucun cas responsable.
Conseil n° 2 : rester curieux !
Facebook, Instagram, Snapchat et Twitter passent encore… En revanche, lorsqu’il vous a parlé de TikTok, vous avez tiqué. Jamais entendu parlé. Idem pour WhatsApp et Ask.fm.
« Les parents doivent s’intéresser à la vie numérique de leur progéniture pour la comprendre. Télécharger ses applications est une bonne façon de savoir ce qu’il s’y passe et quel type de contenus on y partage », explique l’experte.
Vous pouvez aussi demander à votre ado de vous expliquer comment fonctionne ses différentes applis.
Cependant, exercer une surveillance accrue de son enfant n’est pas préconisé. Plutôt que de lui demander ses identifiants ou de le demander en ami, amorcez ponctuellement la discussion sur le sujet du cyberharcèlement, demandez-lui si tout va bien et surtout, rappelez-lui que vous êtes à son écoute si jamais lui ou l’un de ses camarades rencontrait un problème sur les réseaux. Une bonne façon de le responsabiliser et d’installer une relation de confiance.
Bon à savoir
Si vous vous posez des questions sur l’utilisation des réseaux sociaux faite par votre enfant, n’hésitez pas à contacter Net Écoute. Ce site, gratuit et anonyme, vous met en relation par téléphone au 0800 200 000 (appel gratuit) ou chat avec des spécialistes du sujet.
Conseil n° 3 : garder ses petits secrets bien secrets !
Sur les réseaux sociaux, il est possible de paramétrer le compte de façon à déterminer qui a accès au profil et quelles informations sont visibles. Discutez avec votre enfant de quels paramètres vous semblent important et pourquoi et paramétrez, ensemble, les éléments qui vous semblent nécessaires à tous deux.
Vous pouvez, par exemple, mettre le compte Facebook de votre adolescent en privé pour qu’il ne soit visible que par ses amis. Bonne idée aussi : désactiver l’option « Autoriser les autres à me trouver » afin d’empêcher que son profil ne soit trouvable via une recherche par adresse mail ou numéro de téléphone. Restreignez également à un petit cercle d’amis qui peuvent commenter ses posts pour éviter les dérives. Enfin, sensibilisez votre enfant au fait que ses mots de passe doivent rester strictement confidentiels afin de prévenir le risque de piratage de compte et d’usurpation d’identité.
78 %
des 12-17 ans qui possèdent un smartphone ont au moins un compte sur les réseaux sociaux. Snapchat est le réseau le plus fréquenté (62 %), devant Facebook (53 %) puis Instagram (50 %) par les jeunes. (2)
L’Essentiel de l’article
Demandez à votre ado qu’il vous montre comment les applications fonctionnent et comment il les utilise.
Adapter avec lui les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux sur lesquels il est inscrit.
Informez votre enfant des potentiels risques liés au réseaux sociaux et encouragez la discussion à ce sujet.
(1) Les jeunes, nouveau partenaire de consommation ? Junior Connect’2016 – Ipsos : Étude Médiamétrie : Les 15-24 et le le digital (2015); UE Kids online IIII (2014) “UE Kids online : findings, methods, recommandations”
1 Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir fille au pair ?
J’ai fait un DUT en communication et je ne me sentais pas prête à m’engager tout de suite dans la vie professionnelle. J’ai donc décidé de faire une année de césure. J’avais l’habitude de faire du baby-sitting, donc partir comme jeune fille au pair était une excellente solution, d’abord pour améliorer mon anglais, mais aussi pour acquérir une expérience à l’étranger, gagner en maturité, découvrir une nouvelle culture… Bref, tous les bénéfices d’un séjour long dans un pays inconnu.
30 ans
C’est l’âge maximum pour partir au pair dans la plupart des cas. L’âge minimum est de 18 ans, sauf au Danemark, en Espagne, en Italie et en Norvège où l’on peut partir dès 17 ans (1).
2 Comment trouver un organisme pour organiser son séjour au pair ?
J’ai tout simplement cherché sur Internet : il y a beaucoup d’informations et d’organismes. J’ai choisi un peu à l’instinct, mais on peut aussi se référer aux commentaires des internautes et aux différents labels pour choisir.
Bon à savoir
Vous envisagez de partir au pair à l’étranger ? L’Ufaap (Union française des agences au pair) répertorie les organismes agréés pour vous permettre d’organiser et de mener votre séjour en toute sécurité et dans des conditions optimales.
3 Quelles sont les démarches à effectuer pour partir au pair ? Combien de temps à l’avance faut-il préparer son dossier ?
Je conseille de préparer son voyage six mois avant la date du départ. Pour partir en au pair, il faut justifier d’une vraie expérience de baby-sitting ou d’animation avec des enfants, que ce soit au sein de sa propre famille, avec des voisins, en centre de loisir ou autre. Avec mon organisme, j’ai dû justifier de 200 heures d’expérience avec les enfants ! Le dossier prend du temps car il nécessite de se présenter de façon très détaillée et de faire témoigner des proches ou d’anciens employeurs sur notre façon d’être, notre personnalité, nos rapports avec les enfants… L’organisme veut en savoir un maximum pour pouvoir retenir la candidature et présenter le profil aux familles qui recherchent un jeune au pair. En revanche, on peut avoir un niveau de langue très basique comme c’était mon cas, puisque de nombreux jeunes au pair partent justement pour se perfectionner.
Je pense que ça dépend des organismes, pour moi ça a été autour de 400 euros pour les frais de dossier et le visa, plus 330 euros pour le billet d’avion Toulouse-New York.
5 Comment s’organisait votre quotidien de jeune fille au pair ?
J’étais dans une famille basée à Manhattan, où je m’occupais de deux petites filles de 5 et 8 ans. Je leur consacrais environ six à sept heures par jour. Mes principales missions étaient l’aide aux devoirs, l’accompagnement à l’école et la garde à domicile. Le reste du temps, je pouvais suivre des cours de langue, et bien sûr visiter New York et la côte est des États-Unis. Je touchais 800 dollars/mois d’argent de poche, soit environ 710 euros, ce qui est plutôt correct lorsqu’on est logé et nourri ! J’avais aussi une bourse donnée par la famille pour financer mes cours de langue, donc je m’y retrouvais.
Quel salaire pour un jeune au pair ?
Le jeune au pair n’est pas considéré comme un employé dans l’ensemble des pays. Il ne touche donc pas de salaire à proprement parler. Il est avant tout payé en nature, c’est-à-dire qu’il a droit au gîte et au couvert en contrepartie de sa mission de garde d’enfant (2). À cela s’ajoute de l’argent de poche donné par la famille au jeune au pair dont les montants moyens varient d’un pays à l’autre : autour de 700 euros/mois aux États-Unis, 260 euros/mois en Allemagne, 600 euros/mois en Australie, etc. (3)
6 Qu’avez-vous retiré de votre expérience d’au pair ?
Plein de choses ! Personnellement d’abord : on fait beaucoup de rencontres que ce soit avec d’autres au pair ou des étudiants. Je ne me suis jamais sentie seule, même à 6 000 km de ma famille ! Et bien sûr, c’est enrichissant au niveau professionnel : je me suis orientée vers le secteur de la communication culturelle où l’ouverture, les capacités relationnelles et d’adaptation sont très importantes. Et bien sûr, mon nouveau niveau d’anglais est un avantage certain… Je pense aussi que pour un employeur, c’est un bon point de voir qu’on a été capable de partir loin de ses repères, de s’intégrer, de mener à terme un projet. Ça montre qu’on est dégourdi !
7 Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut partir au pair ?
Mon conseil serait de prendre le temps de bien choisir sa famille d’accueil. On est souvent pressé de partir alors on a tendance à se « jeter » sur la première proposition. Mais comme on va y passer beaucoup de temps, qu’on va vivre avec cette famille, partager son intimité, ça vaut le coup de bien étudier les dossiers et d’échanger avec les familles pour choisir des personnes avec qui on a vraiment envie d’être. Pour ma part j’ai contacté huit familles avant de faire mon choix ! Une fois sur place, il faut bien sûr s’ouvrir au maximum et mettre tous ses préjugés de côté pour profiter au maximum de l’expérience. L’autre conseil, c’est de garder en tête que ce n’est pas une année de totale liberté et de fête : on est dans une famille avec des règles à respecter et surtout une grande responsabilité vis-à-vis des enfants : il faut être prêt à assumer ce rôle !
L’Essentiel de l’article
Le jeune au pair est intégré au sein d’une famille où il apprend la langue. En échange, il s’occupe des enfants (expérience requise).
Il bénéficie d’argent de poche selon un barème moyen établi pour chaque pays.
Pour partir au pair, mieux vaut choisir un organisme agréé.