Étiquette : Loisirs

  • Secret Santa : le nouveau rituel incontournable

    Secret Santa : le nouveau rituel incontournable

    Qu’il se déroule dans un contexte amical, familial ou professionnel, le principe du Secret Santa reste le même : sans révéler son identité, chacun offre un cadeau à une personne tirée au sort. Il existe des variantes, mais le principe reste le même : on s’offre des cadeaux à petit prix et au hasard. Le succès est tel que des sites comme DrawNames ou MySanta sont dédiés à leur organisation et à la simplification du tirage au sort, avec parfois même des listes d’envies pour guider les plus hésitants.
    En France, cette tradition connaît un succès croissant parce qu’elle répond à un besoin très actuel : préserver la magie de Noël tout en maîtrisant les dépenses et en apportant une dimension ludique. « Depuis qu’on le pratique en famille, j’ai l’impression d’alléger ma charge mentale, raconte Marion, 34 ans. Au lieu d’acheter douze cadeaux différents et pas forcément très personnalisés, je me concentre sur une seule personne, je prends le temps de chercher l’idée juste. C’est beaucoup moins stressant et plus pertinent. » Dans le contexte économique actuel, un seul cadeau suffit, mais il devient plus soigné, mieux pensé.
    Dans le milieu de l’entreprise, le Secret Santa apporte aussi du lien social. « Ça permet de mieux se connaître, explique Karim, 28 ans. Pour faire un cadeau à un collègue que tu ne connais pas trop, tu dois forcément essayer de mieux le cerner. » Grâce aux plateformes de tirage, même les équipes dispersées ou en télétravail peuvent prendre part à ce petit rituel fédérateur.

    Chacun son rôle

    Mais si le Secret Santa intéresse aujourd’hui les sociologues, c’est parce qu’il agit comme un révélateur de nos comportements : Il y a celui – ou celle – qui dépasse systématiquement le budget, cherchant à prouver sa générosité ou sa créativité. Celui qui dépense moins, sans culpabiliser, revendiquant une forme de simplicité. Celui qui se met une pression folle, persuadé que le cadeau doit forcément être parfait. Ou encore celui qui n’a pas le temps et improvise avec un objet venant de chez lui, une manière de dire qu’un cadeau peut être aussi un morceau de soi, plutôt qu’une dépense.
    Dans certains groupes, ces rôles sont presque institutionnalisés. Estelle, par exemple, est devenue la star du Secret Santa au sein de son réseau amical parce qu’elle fabrique tous ses cadeaux elle-même. « Quand tu tombes sur Estelle, tu sais que tu vas recevoir quelque chose d’unique », raconte une membre de la bande. Broderie, petit carnet relié à la main, cosmétique maison : ses présents sont tellement appréciés que tout le monde espère secrètement être celui ou celle « pêché » cette année. Sa générosité dit quelque chose d’un rapport au don fondé sur le temps passé, l’attention et la singularité.
     

    Un rituel social

    À l’inverse, il y a Thibault, totalement décomplexé, ambassadeur autoproclamé des cadeaux « petit budget » qu’il trouve dans les magasins discount. « Je trouve des trucs improbables pour seulement deux euros, rit-il. Une fois, j’ai offert une lampe dinosaure. C’était cheap, mais ça a fait rire tout le monde. » Son Secret Santa à lui, c’est celui qui désamorce la pression et rappelle que le but n’est pas d’impressionner, mais de partager un moment.
    Ailleurs dans le monde, la coutume prend des formes parfois étonnantes. En Allemagne, le Wichteln encourage les cadeaux absurdes, volontairement moches. Au Canada, le Yankee Swap (Secret Santa voleur) autorise à « subtiliser » le cadeau d’un autre, transformant l’échange en jeu stratégique. Aux Philippines, le Monito Monita dure plusieurs semaines, avec de petits présents anonymes avant une révélation finale. En Islande, certains groupes se sont approprié la tradition en ne s’offrant que des livres, écho au célèbre Jólabókaflóð, le « déluge de livres » de décembre.
    Ces variations démontrent que, partout, le Secret Santa est bien plus qu’un simple échange de cadeaux : c’est un rituel social. Et s’il s’installe durablement dans nos vies, c’est peut-être aussi parce qu’il incarne une idée essentielle : offrir n’est pas qu’une question de prix, mais de lien. Et pour quelques jours, il nous rappelle que la convivialité, l’humour, l’attention ou la créativité comptent souvent davantage que ce qu’il y a dans le paquet.
     

  • Fêter Noël… autrement !

    Fêter Noël… autrement !

    Bande organisée

    On dit souvent que les amis sont la famille qu’on s’est choisie. Alors c’est naturellement vers eux que se sont tournés Alexandre et Yuni, 30 et 33 ans, pour réveillonner entourés. « La famille de Yuni habite en Corée du Sud, quant à moi, je n’ai plus mes parents et mon frère, dont je ne suis pas spécialement proche, vit à Dublin. Notre premier Noël, il y a six ans, on l’a passé en amoureux. Et on s’est dit : “Plus jamais !”, se souvient en rigolant Alexandre. On a toutes les autres soirées de l’année pour être en tête à tête et être comme deux esseulés le 24 décembre nous a collé le bourdon. À 22 heures, on était couchés ! » Pour ne plus vivre cette situation, le jeune couple a trouvé la solution qui lui convient. « Depuis, on organise un vrai dîner de Noël à table, petits cadeaux au pied du sapin qu’on ouvre à minuit, avec les amis qui ne vont pas dans leur famille, par obligation ou choix, explique Yuni. On est entre douze et seize chaque année et les invités ne sont jamais tout à fait les mêmes : entre les célibataires qui ont rencontré quelqu’un dans l’année, ceux qui ont eu des enfants ou ceux qui se sont finalement réconciliés avec leur famille… Mais tous nos amis le savent : s’ils sont seuls pour Noël, ils auront toujours un endroit où le fêter avec des gens qui les aiment. » Le plus drôle ? « Depuis qu’on fait ça, c’est le 31 qu’on passe en amoureux ! », s’amuse Alexandre.

     

    La e-dinde de Noël

    Un Noël entre amis ? Si Chloé, célibataire de 37 ans, adore ses amis, elle n’en démord pas : Noël pour elle, c’est en famille avec sa mère et ses sœurs adorées. « On a toujours été inséparables avec mes deux sœurs, mais à cause de nos jobs respectifs, on s’est retrouvées éparpillées aux quatre coins de la France et notre mère habite de toute façon un trop petit appartement où elle ne peut pas nous recevoir, se désole la trentenaire. Certaines années, on arrive à se retrouver toutes ensemble, mais c’est vraiment rare, et puis en train, ça coûterait une fortune à mes sœurs qui ont chacune trois et quatre enfants. » La solution ? Un réveillon via Zoom. « C’est le seul truc positif que nous aura donné le Covid. Ce n’est évidemment pas idéal, mais c’est mieux que rien, ça me ferait trop mal au cœur de ne pas voir la joie de mes neveux et nièces ce jour-là, et surtout, ça nous donne l’impression d’être vraiment toutes ensemble. On va jusqu’à se faire exactement le même menu. »

     

    Nos chers voisins

    Andreas, 53 ans, a trois enfants âgés de 9 à 14 ans, mais, comme beaucoup de divorcés, il ne les a pour Noël qu’une année sur deux. « Avec leur mère, on s’est séparés il y a sept ans et ça ne s’est pas passé le mieux du monde, du coup, que ce soit pour leurs anniversaires ou Noël, il est inenvisageable qu’on les fête encore ensemble. Alors, une année sur deux, j’étais en mode papa déprime, soupire le quinquagénaire. Je pourrais aller chez ma sœur, même si elle n’habite pas à côté, mais sa belle-famille achèverait de me déprimer. Déjà que ma sœur a du mal, mais elle, elle est obligée… »  Andreas le reconnaît : sa chance a tourné le jour où ses nouveaux voisins ont emménagé dans la maison mitoyenne, il y a quatre ans. « C’est un jeune couple sans enfant et j’ai tout de suite accroché. Surtout avec lui. Quand ils ont su que je passais Noël seul, ils m’ont gentiment invité. J’ai pensé que c’était par politesse, mais en les voyant insister, j’ai fini par accepter. Et j’ai vraiment bien fait ! Leur famille respective est aussi sympa qu’eux, je me réjouis de les retrouver cette année. Et il y aura même aussi notre voisine d’en face, une dame de 77 ans : elle est devenue veuve il y a quelques mois et elle ne voulait absolument pas fêter Noël comme les autres années, elle dit que ça lui ferait trop de peine. »

     

    Les associations sur le pont

    Pour Françoise aussi, fringante Parisienne et veuve de 81 ans, c’est un voisin qui l’a sorti de la solitude l’an dernier : « J’ai un petit-fils que j’adore, mais à cause de son métier, c’est impossible pour lui d’être à Paris à Noël. Pas grave, on se voit à d’autres moments. Alors, d’habitude, je regarde la télé en mangeant des blinis au tarama, mais l’an dernier, je suis tombée par hasard sur le jeune voisin qui occupe une des chambres de bonne au-dessus de chez moi. C’est un étudiant libanais et il ne pouvait pas retourner à Beyrouth pour les fêtes. Alors je l’ai invité chez moi. J’ai fait les choses bien : champagne, petits fours, mes fameux blinis au tarama et une sublime bûche. On a beaucoup discuté, appris à se connaître, confronté nos cultures et nos générations. Ça a été une délicieuse soirée. Mais cette année il retourne dans sa famille. Il n’empêche, l’expérience m’a tellement plu que je me suis renseignée et, par le biais de ma paroisse, le 24, je recevrai deux jeunes étudiantes étrangères qui, elles aussi, sont seules pour les fêtes. » L’association StudHelp, qui a pour vocation de lutter contre la précarité alimentaire des étudiants à l’année en mettant en contact des étudiants avec des particuliers prêts à leur venir en aide, lance sa deuxième édition de repas solidaires*, une initiative qui permet de partager un repas de fête avec un ou plusieurs étudiants (du 23 décembre au 2 janvier). Jean-Marc, 61 ans, lui, a choisi de faire du bénévolat pour une banque alimentaire : « Au moins je me sens utile. D’une certaine façon c’est moi que ça réconforte le plus. » Le site JeVeuxAider.gouv.fr* lance comme chaque année au mois de décembre un appel pour lutter contre l’isolement : bénévolat, maraudes, distribution de repas chauds.

     

    Seul et joyeux, c’est possible aussi !

    Mais il y a aussi ceux qui, comme Mina, 38 ans, ont découvert que, finalement, fêter Noël seul, ils adoraient ça ! « À la fin, c’est la seule soirée sans obligation, sans pression… Quand je vois les gens se stresser pour les courses de Noël, je me sens privilégiée. Je me choisis un film ou une série – parfois ça fait des mois que j’ai envie de le/la regarder, mais je garde ça justement pour le soir de Noël -, je prends un bain, mets mon pyjama le plus douillet et me fais un plateau-repas avec tout ce que j’aime, mais principalement du chocolat, rigole-t-elle. Et je passe un Noël fantastique. » Ça vaut le coup d’essayer !

     

  • Préparer ses produits laitiers soi-même : conseils et précautions

    Préparer ses produits laitiers soi-même : conseils et précautions

    Cela a débuté par une discussion avec une amie. Il y a une dizaine d’années Marie-Claude, 62 ans, découvre au détour d’une conversation qu’il est possible de faire ses propres yaourts. Intriguée, elle s’essaye à l’exercice avec succès. Depuis, le rituel se répète plusieurs fois par semaine. Dans sa cuisine de Charenton-le-Pont, en banlieue parisienne, cette ancienne infirmière fait bouillir un litre de lait entier pendant 40 minutes. Elle laisse ensuite le liquide refroidir, puis y ajoute un yaourt nature acheté dans le commerce. Elle brasse le tout et verse le mélange dans des pots en verre qu’elle place dans une yaourtière tupperware qu’elle remplit à hauteur d’eau bouillante. Puis elle referme le couvercle, couvre l’appareil d’un plaid et laisse le tout redescendre en température tranquillement dans sa salle de bain. Douze heures plus tard, ses yaourts sont prêts à être dégustés. Avec son litre de lait et un simple yaourt, Marie-Claude a obtenu huit yaourts qu’elle peut désormais conserver pendant sept jours au réfrigérateur. Généralement, ses produits laitiers ne durent pas aussi longtemps. Son mari et ses deux fils en sont fans. C’est la rançon du succès.

    Simple, économique et écologique

    À l’image de Marie-Claude, de nombreux amateurs de Do It Yourself ont investi le terrain de jeu des produits laitiers. Pour Fanny, l’aventure a démarré il y a neuf ans. À l’époque, la jeune femme qui travaille dans la finance est en pleine reconversion vers le métier de naturopathe. Lors d’une formation avec un micronutritionniste, elle apprend qu’il est possible et même facile de confectionner ses propres produits laitiers. C’est pour elle une révélation. Depuis, elle conseille à ses clients de suivre le même exemple : « C’est simple à mettre en place, économique, écologique. On peut choisir un bon lait bio qui n’est pas issu d’une ferme aux mille vaches », affirme Fanny qui a également dans le viseur les spécialités laitières « bourrées de sucres et d’adjuvants » que l’on retrouve dans les rayons des supermarchés. La naturopathe, basée à Montpellier, ne manque pas d’arguments en faveur des yaourts faits maison. « On peut les préparer aussi bien avec du lait de brebis, de chèvre, de vache. C’est un produit sain et digeste qui contient beaucoup moins de lactose que dans d’autres produits laitiers Et puis on peut lui apporter de bonnes bactéries en utilisant des probiotiques comme ferment », constate Fanny qui a également pour coutume de confectionner ses propres glaces.

    Du beurre, du fromage…

    D’autres se lancent même dans des préparations plus complexes. Ainsi, avec un peu de volonté, un tour de main et un brin d’expérience, il est possible de faire son propre beurre. La confection est un poil plus exigeante que celle du yaourt. Il faut d’abord se munir d’un litre de crème liquide entière, assez riche en matière grasse, la fouetter pendant une quinzaine de minutes, jusqu’à ce qu’elle jaunisse et que les particules de beurre se séparent du petit lait. Ensuite il s’agit de filtrer l’ensemble à l’aide d’une passoire, de rincer à l’eau froide et de la malaxer pour former la motte et de conserver au frais. Rien de bien sorcier ! Faire son fromage frais est aussi possible, mais c’est tout aussi exigeant. Le mari de Marie-Claude s’y est essayé sans succès : « Il avait tenté de faire de la mozzarella maison, mais c’était compliqué, il n’a essayé qu’une seule fois ! »

    et quelques règles d’hygiène

    Quoi qu’il en soit, confectionner ses propres produits laitiers présente de nombreux avantages. Il faut uniquement respecter certains points de vigilance avant de se lancer dans l’aventure. Le premier consiste à bien faire bouillir le lait afin d’éliminer les bactéries potentiellement nuisibles présentes dans le lait cru (ou d’utiliser du lait pasteurisé). Ensuite il s’agit de respecter les règles d’hygiène et de s’assurer que le matériel utilisé est propre pour éviter la contamination croisée. Il faut enfin respecter la chaîne du froid et conserver les yaourts au réfrigérateur après leur fermentation. À vous de jouer !

    Pas d’improvisation

    Veillez à bien respecter les règles de fabrication e de conservation de chaque produit indiquées sur les manuels des appareils utilisés.

  • Vacances en groupe : bien gérer la cohabitation

    Vacances en groupe : bien gérer la cohabitation

    Communication et flexibilité

    Des amis qui se fâchent et des vacances qui tournent au vinaigre. Le scénario est bien connu des amateurs de comédie française. Cette situation a inspiré le scénario de bon nombre de films à succès, des Petits Mouchoirs à Barbecue. Peut-être parce que ces vacances entre potes, gâchées par des conflits, on les a tous un peu vécues. Choix du logement, répartition des tâches ménagères, planning des activités… Partir en voyage en groupe peut s’apparenter à un parcours du combattant qui requiert quelques ajustements. Cet été, comme tous les étés, Stéphane va passer ses vacances avec sa femme, ses deux filles et différents groupes d’amis au gré des destinations. Une semaine à Sarzeau, une à Hossegor puis une dernière à Réville dans le Cotentin. La grande expérience de voyages collectifs de cet ingénieur réseau de 48 ans lui autorise quelques conseils.

    Le premier selon lui : il faut y aller progressivement. « Dans un premier temps, mieux vaut ne partir que quelques jours avec ces copains qu’on ne connaît pas si bien que ça. C’est comme quand on se met en couple, on n’emménage pas immédiatement ensemble. »

    Ensuite, pour que le collectif fonctionne, pas question d’imposer un planning d’activités minutées, où le petit déjeuner se prend impérativement entre 8h15 et 8h45 : « Certaines personnes sont terrifiées par le vide et imposent un programme. Je ne sais pas si les gens sont chefs de projet en vacances, mais ça peut être agaçant, il faut une certaine flexibilité », analyse le quadra. Le groupe ne doit pas être synonyme d’inertie collective. Il faut que chacun conserve un certain espace de liberté : « Pour que cela fonctionne, on n’est pas obligés de tout faire ensemble. Il ne faut pas se laisser bouffer par le groupe. »

    Les bons comptes font les bons amis

    Quand il part en vacances avec des amis, Stéphane est bien souvent le chic type qui fait tout. Infatigable, on le retrouve aussi bien en cuisine qu’au supermarché. Dans un collectif, c’est un joueur indispensable, toujours au four et au moulin. Mais tout le monde n’est pas comme lui. Tout le monde connaît dans son entourage, ce camarade sympa et aimable à l’heure de l’apéritif, mais rétif à toute tâche ménagère et à toute contrainte. Charline, 30 ans, organise quasiment chaque été des vacances avec ses amis. Quand elle reçoit avec sa sœur dans la maison familiale du Sud-Ouest, l’architecte a coutume d’établir quelques règles élémentaires de vie en groupe pour éviter que les poids morts ne deviennent rapidement des sources de tension pour le reste du groupe : « Je n’aime pas les sujets qui peuvent générer des tensions, alors on définit un planning avec plusieurs équipes qui ont toutes des tâches à effectuer en fonction des jours. Par exemple, mettre la table, débarrasser ou faire les courses. »

    Son petit secret ? Gérer l’organisation de manière ludique pour que chacun joue le jeu : « Par exemple, donner des gages ou des noms rigolos aux équipes. » Des quelques mauvaises expériences passées, elle a tiré quelques enseignements pour éviter les conflits. Le premier : les bons comptes font les bons amis. « C’est dur de partir avec des gens qui n’ont pas le même pouvoir d’achat, dans ce cas, ce qui est important c’est de mettre au point un budget pour que tout le monde soit raccord et qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises », explique la jeune femme originaire de Bordeaux.

    Kids friendly

    Un type d’invités complexifie encore la donne : les enfants. Tout le monde connaît ce couple d’amis avec qui personne ne veut plus partir, car leurs enfants sont pénibles. L’éducation est souvent un sujet sensible et mieux vaut prendre quelques précautions pour éviter qu’elle ne vienne envenimer la situation. Ainsi, face au sujet complexe des écrans, personne n’a la même politique. Stéphane est assez strict sur le sujet, limitant le temps d’écran de ses enfants à une trentaine de minutes quotidiennes, quand certains de ses copains sont plus laxistes ou totalement inflexibles. Or, quand les règles varient selon les familles, cela devient une source de négociations et de frustrations permanentes pour les enfants. Dès lors il existe une solution simple à appliquer : « Au début des vacances, les adultes doivent édicter des règles et mettre une politique claire en commun. Par exemple, les enfants ont le droit à un dessin animé avant de se coucher et c’est tout. »

    Pour le reste, il faut savoir être flexible et tolérant. Personne n’élève ses enfants de la même façon, et il est impossible de donner des conseils en matière d’éducation sans brusquer ses amis : « Il ne faut absolument pas faire d’ingérence », résume Stéphane. Là encore, la bonne solution semble être la communication et l’établissement de règles communes en amont. Voilà qui devrait éviter de finir vos vacances fâchés.

  • Voyager solo en tant que femme

    Voyager solo en tant que femme

    Entreprendre un long voyage en solo, c’est d’abord se confronter aux inquiétudes de son entourage : « Quand je lui ai annoncé que je partais seule au Japon à 23 ans, ma mère a eu une réaction disproportionnée : elle a pleuré pendant des semaines dès qu’on se téléphonait », se souvient Claire, statisticienne toulousaine de 39 ans, créatrice du blog de voyages Claire ! On y va. Première femme de la famille à entreprendre une aventure en solitaire, notamment l’expérience d’un long courrier, elle tenait à marquer le coup. À l’époque, en 2010, Claire n’a pas de smartphone, et profite de la connexion Internet dans les cybercafés de Tokyo pour donner des nouvelles à ses proches. Pourtant, envahie par l’émotion dès les premières heures du voyage, elle comprend tout de suite qu’elle consacrera de nombreuses périodes de sa vie à découvrir des destinations seule avec elle-même.

    Trouver des points bons conseils

    C’est la rencontre d’une étudiante écossaise en Master, « hyper débrouillarde et indépendante », qui pratiquait déjà le trip en solo depuis quelques années, qui l’a convaincue de multiplier les expériences et lui a donné quelques conseils essentiels, notamment de rejoindre des groupes de voyageurs, qu’on trouve en nombre sur les réseaux sociaux. Sur la page Facebook Les Français au Guatemala, on compte près de 10 000 membres. Le groupe Les Français en Australie, lui, réunit plus de 135 000 membres. Sur ces pages on trouve tout un tas de contenus pratiques : don de matériel de randonnée, vente de vans, conseils sur la trajectoire à privilégier, indications sur les déviations et routes bloquées…

    Commencer par un week-end en solo

    Pour éviter de trop grandes surprises, il vaut mieux, selon cette voyageuse expérimentée, débuter par une destination facilement accessible, à proximité de son lieu d’habitation. « Je recommande à toutes mes copines de commencer par un week-end en France en solo. C’est parfait pour se familiariser avec soi-même, et, comme ça, si on se sent mal à l’aise, il suffit de rentrer plus tôt que prévu », développe-t-elle. Autre conseil à ne pas négliger : prévoir l’itinéraire de son premier voyage en solitaire de manière très détaillée… quitte à ne pas le suivre. « C’est aussi très agréable de se laisser porter : quand on voyage seul(e), il y a cent fois plus de possibilités de rencontres et, donc, de changement de route collectifs ». Quant à la dimension sécurité, Claire s’en tient au b. a.-ba : ne pas rentrer tard seule, privilégier les quartiers safe pour se loger. « Les mêmes réflexes qu’à Toulouse finalement ! », plaisante-t-elle.

    Si, pour les femmes, le voyage en solo est parfois si difficile à envisager, c’est qu’il a longtemps été une entreprise réservée aux hommes. C’est ce qu’explique la journaliste Lucie Azéma dans son ouvrage Les femmes aussi sont du voyage – L’émancipation par le départ, publié en 2021 chez Flammarion. En effet, la grande majorité des récits de voyage sont historiquement écrits par des hommes et pour des hommes. D’ailleurs, il est souvent raconté avec un champ lexical de conquête, voire de performance.

    Rapport à la solitude, au risque, à l’ailleurs

    L’autrice explique également que, lorsque les femmes se lancent, elles ne sont pas considérées comme des exploratrices, mais comme des êtres frivoles. On les juge irresponsables, égoïstes, voire inconscientes. Au-delà du regard critique sur le mythe de l’aventurier et la notion de voyage comme moment de libération, le livre de Lucie Azéma est aussi très personnel — elle raconte son propre parcours, ses choix de vie, ses voyages au long cours, et son rapport à la solitude, à la prise de risque, à l’ailleurs. Quant à elle, sur son blog, Claire partage de manière concrète les questions que l’on peut se poser lorsqu’on voyage en solo.

    Que faire si l’on se perd ? Dans ces moments-là, le défi est d’oser simplement aller vers les autres pour demander de l’aide. Et comment apprivoiser la solitude ? Elle confie avoir pris l’habitude d’emporter un livre de poche et quelques jeux sur sa tablette ou son téléphone — pratique pour s’occuper, que ce soit dans un aéroport ou avant de dormir. Cela dit, Claire reconnaît aussi qu’il est agréable de se laisser porter par quelqu’un d’autre, et partager la charge mentale du voyage. « Mais je crois qu’à l’approche de la trentaine, j’ai compris que, si j’attendais les autres pour voyager, je n’irais jamais nulle part. Alors, allons-y par nous-mêmes ! », encourage-t-elle.

  • Conseils pour partir en randonnée

    Conseils pour partir en randonnée

    Depuis trois ans et la sortie de la crise sanitaire, les grands espaces montagneux, des Pyrénées aux Alpes en passant par le Massif central ou le Jura, affichent des taux de fréquentation record chez les 18-25 ans. Selon une étude de l’Observatoire des stations de montagne, le nombre de jeunes qui y passe l’été a progressé de 15 % au cours des cinq dernières années. L’organisme Atout France note quant à lui une augmentation de 30 % des séjours en montagne chez les jeunes adultes (18-25 ans) depuis 2015. Montée des préoccupations écologiques, baisse du pouvoir d’achat chez les jeunes, influence des contenus filmés « outdoor » sur Instagram et TikTok, sont autant d’explications de cet engouement, auxquels s’ajoute aussi une dimension « bien être »

    La rando, à la découverte de la vie

    Les images défilent sur les réseaux sociaux : sommets baignés de lumière, bivouacs en crête, lacs d’altitude turquoise… À force de stories et de récits exaltés, la montagne devient un rêve à portée de main. De plus en plus de randonneurs débutants partent à la découverte des cimes avec une sincère envie d’exploration, mais sans toujours connaître les codes de ce milieu exigeant. « La montagne est certes un espace de liberté, mais avant tout un espace partagé. Derrière les paysages spectaculaires, on oublie parfois la présence discrète, mais bien réelle d’autres vies : bergers, troupeaux, faune sauvage, flore fragile… Partir en randonnée, c’est cohabiter avec tout un écosystème », avertit Émilie Paquien, accompagnatrice en montagne depuis 2019. Après des années passées dans les refuges de haute montagne, elle parcourt désormais les vallées et sommets. Émilie Paquien a lancé son entreprise d’excursions, Le souffle des cimes, dans la vallée de Chamonix, où elle propose notamment des randonnées-yoga.

    Observer avant de marcher

    Premier réflexe à adopter selon la guide : observer la montagne avant de la contempler. La météo, l’enneigement, l’altitude, l’état du sentier… En montagne, la sécurité ne tient pas à un téléphone chargé ou à une trace GPS téléchargée sur une application gratuite de randonnée. « Une trace GPX en mai n’aura rien à voir avec celle d’août : ce qui est praticable à une saison peut devenir dangereux à une autre. Apprendre à lire une carte IGN, comprendre les dénivelés, repérer les points d’eau ou les zones d’ombre : ces compétences, qui semblent techniques, forment en réalité le socle d’une intelligence sensible à la montagne », développe-t-elle. Respecter son environnement est indispensable à la montagne. Si dormir en bivouac est une expérience rare et précieuse, cela implique de suivre quelques règles : ne pas faire sa vaisselle dans un lac d’altitude, éviter les crèmes solaires polluantes, et toujours emporter avec soi ses déchets. « Et si l’on dort dans un refuge non gardé, on prend soin du lieu : on balaie, on referme les volets, on pense à ceux qui viendront après », termine-t-elle.

    Marcher avec humilité

    Côté équipement, inutile de s’encombrer. « Un bon filtre à eau, par exemple, sera plus utile qu’une trop lourde trousse de secours », ajoute-t-elle. En montagne, le poids est un facteur de danger : plus on est chargé, plus on se fatigue vite et plus on risque de faire une mauvaise chute. Autre conseil essentiel : ne jamais hésiter à interroger ceux qui vivent ou travaillent en montagne, gardiens de refuge, accompagnateurs, membres de l’Office de haute montagne… Parler avec les bergers, échanger entre randonneurs est un réflexe à avoir. Enfin, marcher en montagne, c’est aussi accepter l’idée du renoncement. Savoir faire demi-tour, adapter son itinéraire en fonction de ses sensations ou de la météo, ne pas chercher à « faire une perf »… Tout cela n’est pas signe d’échec, selon Émilie Paquien, mais d’une bonne compréhension du milieu. Rien ne sert de courir : l’essentiel n’est pas d’arriver en haut, mais de savoir écouter ce qui se passe autour et en soi. Et peut-être est-ce là, justement, que commence la vraie aventure.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur plusieurs marques d’équipement sportif grâce à Macif Avantages.

  • Récits de vacances ratées

    Récits de vacances ratées

    Attention à la marée

    Été 2005. Julie a 9 ans. Elle est en vacances avec ses parents en Bretagne et, aujourd’hui, ils ont décidé de visiter une petite île sur la côte de Port-blanc (Côtes-d’Armor). Ils partent de bonne heure, garent la voiture sur le parking prévu à cet effet, et traversent le banc de sable et de caillou qui permet d’accéder à l’îlot à marée basse. « On a fait un pique-nique sur place, puis on a passé l’après-midi à se promener », se souvient Julie. Alors que l’après-midi s’étire, la mère de Julie, Nathalie, propose de rentrer : « La marée commence à remonter, on devrait partir maintenant. » Son père, trop occupé à prendre des photos, approuve machinalement d’un signe de tête. Nathalie attrape Julie par la main et se dirige vers le passage vers le continent, déjà humide. La mère et sa fille sont obligées d’enlever leurs chaussures pour traverser. Ce n’est qu’en arrivant de l’autre côté, au sec, que Julie réalise que son père n’a pas suivi le mouvement. « Une vingtaine de minutes plus tard, on l’a vu débarquer au loin et tenter de traverser, mais l’eau avait déjà beaucoup monté. Il aurait dû nager, mais ce n’était pas possible avec son appareil photo et son téléphone. » Résultat : Nathalie se retrouve à appeler les secours qui viendront chercher le père de Julie quelque temps après, non sans se moquer ouvertement de lui. « Il était vert de rage, il a mis deux-trois jours à arrêter de bouder, mais en même temps, c’était de sa faute », en rigole encore la jeune femme aujourd’hui.

    Séjour en famille imprévu

    Parfois, comme dans le cas de Julie, il suffit d’un détail pour faire dérayer un plan idyllique. Dans d’autres, la douche peut être bien plus froide. Il y a deux ans, Mathéo et Philippine décident de passer une semaine de vacances en Italie, à côté de Sienne. Ils ont réservé une petite maison isolée à la campagne. Mais surprise, quand ils arrivent sur les lieux et que les propriétaires leur montrent leur chambre… au sein de la maison familiale. « L’annonce n’était pas claire du tout, en fait, ils étaient dans la maison. Notre semaine en amoureux s’est transformée en échange linguistique. Ils étaient gentils, mais ce n’est pas du tout ce que nous avions en tête », se désole encore Mathéo, qui en rit volontiers aujourd’hui : « Depuis, nous vérifions attentivement toutes les informations et envoyons toujours un message pour échanger avec les loueurs avant le départ. »

    Cabane au fond des bois

    Auberge, hôtel, camping, location… Quand on rencontre un problème avec le logement réservé pendant ses vacances, la situation peut même parfois virer au drame. Manon s’en souvient. Alors qu’elles arpentent l’Arizona, aux États-Unis, à Noël 2019, elle et son amie Flora réservent en ligne un endroit où passer la nuit. « On était dans une réserve hopi (un peuple amérindien, ndr), c’était le seul logement à 200 km à la ronde. Le propriétaire n’avait pas de description, on a trouvé ça un peu étrange, mais on n’avait pas d’autres choix possibles », se remémore-t-elle. Après plusieurs kilomètres sur une route en terre, les deux amies arrivent à une clairière, dans laquelle se découpent une petite cabane et, quelques mètres plus loin, une tente. À peine garées, les deux jeunes femmes sont accueillies par les aboiements assourdissants de plusieurs chiens, qui encerclent la voiture.

    La peur grandit lorsque, dans l’encadrement de la porte, se découpe une énorme silhouette. D’un cri, l’homme fait fuir les chiens. « On lui a expliqué qu’on avait réservé sur Airbnb, on s’est présentées en essayant d’être souriantes. Il s’est contenté de lâcher un grognement et de nous faire signe d’entrer. » L’intérieur de la cabane était sommaire : un four, une table, des chaises et un lit. Flora est terrifiée. Manon, elle, tente de garder une contenance et propose à son hôte de faire réchauffer des pizzas achetées sur la route. Leur hôte, quant à lui, engloutit l’entièreté de son repas sans un mot. « Nous étions au milieu de nulle part et nous n’avons pas réussi à fermer l’œil de la nuit. » Le matin, les deux jeunes femmes font leurs affaires le plus discrètement possible, referment la tente qui leur a servi d’abri en silence, sautent dans la voiture et déguerpissent le plus rapidement possible. Avec la sensation de l’avoir échappé belle.

    Coup de jus

    Frôler la mort en vacances n’est pas le meilleur moyen de garder de bons souvenirs. Laura l’a appris à ses dépens. Il y a dix ans, la jeune femme décide d’inviter trois amis à elle dans la maison de vacances de sa famille, dans la campagne lotoise. La maison est ancienne, et l’installation électrique aussi. La jeune femme prévient ses hôtes de laisser le pommeau de douche accroché et de ne pas le toucher pour éviter de se prendre des coups de jus. « Je m’en souviens comme si c’était hier, raconte-t-elle. Un matin, Louis a débarqué en courant dans ma chambre, en hurlant que Martin s’était électrocuté. » À peine majeure à l’époque, Laura se précipite dans la salle de bain pour venir en aide à son ami qui convulse, étendu sur le sol. « J’avais peur de m’électrocuter aussi en le touchant et je ne savais pas quoi faire. » Après ces « dix minutes d’angoisse extrême » qui lui paraissent une éternité, la jeune femme appelle les pompiers. Alors qu’elle s’apprête à enfoncer la touche verte du clavier, son ami se relève, comme si de rien n’était, un large sourire aux lèvres. « C’était une blague, et ils étaient tous dans le coup. Ils avaient même caché une caméra pour filmer la scène », se désole Laura, qui se rappelle leur avoir « crié dessus ». Les jours qui ont suivi se sont déroulés dans une ambiance pesante : « Ce n’était pas drôle du tout, j’ai eu une peur terrible. Je ne suis jamais arrivé à digérer cette histoire. » Résultat : « Des vacances ruinées, pour une blague de mauvais goût. »

  • Vacances de février : quelles activités à la maison et en plein air avec les enfants ?

    Vacances de février : quelles activités à la maison et en plein air avec les enfants ?

    Dates des vacances d’hiver 2025

    • Zone A : Du samedi 22 février au lundi 10 mars 2025
    • Zone B : Du samedi 8 février au lundi 24 février 2025
    • Zone C et Corse : Du samedi 15 février au lundi 3 mars 2025

    1 Activités solidaires pour lui apprendre l’entraide

    Des placards pleins à craquer de vêtements déjà trop petits, un coffre à jouets qui déborde ? Ni une ni deux, un tri s’impose dans la chambre de votre enfant ! Ensemble, choisissez et triez les affaires que vous gardez et celles qui ne sont plus utilisées pour en faire don à une association.

    Votre enfant a envie de faire du bénévolat ? Participez à des collectes et/ou des distributions alimentaires, des ramassages de déchets dans votre ville… Vous pouvez même agir depuis chez vous avec des initiatives lancées en ligne par des associations. Vous trouverez différents défis solidaires à relever en famille sur des plateformes solidaires en ligne comme Diffuz. Autre idée : soutenir les exploitants agricoles de votre région en achetant vos produits dans une AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). C’est aussi l’occasion pour votre enfant de découvrir des fruits et des légumes de saison et à la source !

    2 Activités culturelles en famille

    Les musées sont fermés ou trop éloignés ? Optez pour une visite virtuelle du Louvre ou de la Cité des sciences ! Sans oublier les expositions en plein air, notamment de photos ou de sculptures, idéales pendant les journées où la météo se fait clémente. Un moyen ludique d’initier vos enfants à l’art. Votre enfant adore lire ? Pensez aux bibliothèques en ligne qui proposent de nombreux livres, jeux et applications éducatives à télécharger gratuitement.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur de nombreuses activités en famille grâce à Macif Avantages !

    Bon à savoir : un peu d’écran pour les enfants, mais pas trop !

    Les activités en ligne sont à consommer avec modération pour limiter l’impact des écrans sur vos enfants.

    Chiffre-clé

    Selon l’OMS, les jeunes et les enfants de 5 à 17 ans devraient pratiquer au moins 1 heure par jour d’activité physique modérée à soutenue pour être en pleine forme!*

    Vous restez à la maison ? Faites le plein d’idées d’activités en intérieur pour occuper vos enfants !

    3 Activités manuelles pour les enfants sur le thème de la nature

    Pas de jardin mais la main verte ? Fabriquez un mini-potager intérieur ! Il suffit d’une cagette et de la terre pour y faire pousser herbes aromatiques, radis, tomates cerises, etc. Votre enfant adore les animaux ? Construisez ensemble un abri pour hérisson, un nichoir ou un hôtel à insectes pour que ces petites créatures continuent l’hiver au chaud. Si vous habitez en zone urbaine, profitez de vos balades en ville pour réaliser un herbier citadin (si si c’est possible !) et si vous êtes proche d’une forêt, votre enfant aura une mine de trésors à portée de main. Munissez-vous d’un grand cahier, de quelques feutres et crayons de couleurs et de feuilles de papier journal entre lesquelles votre enfant glissera les feuilles et fleurs ramassées.

    Et pour sensibiliser vos enfants à la préservation de l’environnement, retrouvez des activités manuelles en ligne, notamment sur Diffuz, comme la fabrication de votre propre lessive ou shampoing non polluant.

    4 Activités culinaires pour les petits cuistots

    Cuisiner en famille, en voilà une chouette idée ! Carottes, poireaux, cresson, courges… Enfilez toques et tabliers et lancez-vous dans un atelier soupe ou gratin autour des légumes d’hiver. Vos enfants seront ravis de les découvrir et de déguster ce qu’ils auront préparé !

    Source :
    *OMS, Activité physique pour les jeunes

    L’Essentiel de l’article

    • Initiez votre enfant à la solidarité en l’aidant à faire des dons et du bénévolat.
    • Privilégiez les activités simples en lien avec la nature.
    • Téléchargez des livres et des applications pédagogiques en ligne.
  • L’échange culturel et le lien social par la cuisine

    L’échange culturel et le lien social par la cuisine

    Mélange culturel

    « Tous les pays ont une culture gastronomique. » C’est de ce constat d’apparence évidente qu’est parti Franck Steinmetz, élu de la ville de Sainte-Luce-sur-Loire en banlieue de Nantes, pour imaginer « Lucéens venus d’ailleurs ». L’idée est simple : tout résidant d’origine étrangère peut venir proposer un plat pour six à huit personnes lors d’un buffet, en amenant également une fiche recette. Après 2023 et 2024, l’élu est en train de préparer la prochaine édition prévue pour le 4 avril 2025. « La fréquentation reste modeste, une centaine de personnes environ, précise-t-il. Mais pour ce qui est de l’échange, c’est chaque fois un succès. Il y a une douzaine de nationalités représentées, avec également de la musique et une exposition. Et on voit ainsi un Espagnol échanger avec un Chinois, un Ukrainien avec un Guinéen, ou même des résidents de longue date entre eux. Le but premier est vraiment de proposer un moment convivial. »

    La cuisine, un partage universel

    L’idée de se servir de la cuisine comme outil de convivialité et d’interculturalité existe dans d’autres lieux de France, et notamment à Grenoble avec Cuisine sans Frontières. Depuis 2014, cette association cherche à « valoriser les savoir-faire des personnes migrantes et les sortir de l’isolement » en proposant chaque mardi et jeudi des plats à emporter ou sur place, proposés chaque fois par des bénévoles du monde entier. « Il y a un planning mensuel, où sont proposés un plat avec viande, un plat végétarien, une entrée et un dessert, détaille Lucia Diaz, salariée chargée de projet depuis septembre 2024. D’autres bénévoles peuvent également se proposer comme aide cuisine ou pour la vaisselle. » Un membre du personnel s’occupe également de l’approvisionnement et, parfois, de l’adaptation des plats. « En effet, nos clients, que ce soit la ville ou des entreprises, ne sont pas toujours habitués à manger des plats très épicés ». Encore faut-il trouver les moyens de faire venir les principaux intéressés. « Cet événement demande une double communication, explique Franck Steinmetz. Auprès de la population en général, avec les canaux classiques d’affichage et sur nos réseaux. Mais aussi auprès des concernés, ces fameux Lucéens venus d’ailleurs. Et cela passe par d’autres canaux plus éloignés de nous, surtout pour le plus efficace d’entre eux : le bouche-à-oreille. »

    Cuisines sans Frontières : le rôle des bénévoles

    C’est également un enjeu pour Cuisines sans Frontières. « Beaucoup de bénévoles le sont également dans d’autres associations, explique Lucia Diaz, et nous découvrent par rebond, ou alors par le bouche-à-oreille d’autres cuisiniers. » C’est comme ça qu’est arrivée Madeleine, une bénévole très active venue du Congo en 2020. « J’ai rejoint l’association en septembre 2021, après avoir rencontré Fadilah, une Algérienne, dans un lieu d’accueil de Grenoble. L’idée m’intéressait, et après deux mois d’observation, j’ai osé proposer mon propre plat : un madesu ya supu, des haricots au bœuf cuits dans une sauce tomate. » Elle en a également profité pour apprendre d’autres recettes, particulièrement végétariennes. « J’ai vraiment appris à aimer ça ici, et maintenant j’adore ! »

    Les nouveaux bénévoles ne manquent pas, même s’ils ne restent pas toujours, comme le détaille Lucia Diaz : « La plupart sont en attente de régularisation, et dès qu’ils obtiennent un titre du séjour, ils cherchent du travail et ont donc moins de temps pour l’association. Mais ils continuent de venir de temps en temps, pour prendre des nouvelles, nous amener d’autres personnes ou simplement partager un repas, et même proposer un nouveau plat. » En attendant sa régularisation, Madeleine offre son temps à ces associations, et s’affaire notamment pour célébrer les dix ans de Cuisine sans Frontières en préparant une pièce de théâtre pour l’occasion.

    Tisser du lien social et apporter du soutien

    Car à Sainte-Luce comme à Grenoble, la cuisine est avant tout un prétexte. « Le but est de susciter des échanges des découvertes, souligne Frank Steinmetz. Nous en profitons également pour faire venir des associations d’aide à la scolarisation ou l’apprentissage du français pour qu’elles puissent se présenter. Il s’agit de tisser du lien. » La même démarche guide Cuisines sans Frontières. « Chaque midi, tout le monde mange ensemble, salariés et bénévoles », poursuit Lucia Diaz. Madeleine affirme y avoir trouvé « une vraie famille. L’association organise également des sorties qui permettent de tisser des liens profonds. C’est aussi l’occasion de pratiquer le français. En cuisine, même ceux qui n’en parlent pas un mot peuvent apprendre vite ». Cet aspect est essentiel pour Lucia Diaz, elle-même venue de Colombie où elle exerçait comme avocate : « Nous souhaitons vraiment avoir un échange sans aucune domination. » Cet état d’esprit suscite des vocations, puisque l’association forme également chaque année entre sept et neuf personnes pour l’obtention d’un CAP de cuisine. Du côté de Sainte-Luce, l’association « La Fabrique à échanges », qui veut développer le vivre-ensemble dans la commune, est née d’une rencontre à l’occasion de la première édition de « Lucéens venus d’ailleurs ». Avec toujours le plaisir de bien manger.

  • Esprit, es-tu là ? Le podcast qui invoque votre esprit critique en ligne

    Esprit, es-tu là ? Le podcast qui invoque votre esprit critique en ligne

    Découvrez tout le dossier « Numérique et Esprit critique »

    Épisode 1 : Conjurer la sorcellerie des deepfakes

    Pour ce premier épisode, le journaliste Nicolas Gastineau suit les fils des deepfakes, ces vidéos et audio truquées, qui trompent nos esprits et sèment le trouble dans nos smartphones.

    Épisode 2 : Exorciser les biais algorithmiques de nos machines

    Pour ce deuxième épisode, la journaliste Sylvie Fagnart revient sur la conception des stéréotypes en ligne et sur les actions à mener pour ne pas toujours être exposé·es à ces contenus qui nous enferment dans une bulle.

    Épisode 3 : Chasser les violences sexistes en ligne

    Pour ce troisième épisode, la journaliste Sylvie Fagnart nous invite à découvrir l’ampleur des violences en ligne faites aux femmes et dessine les contours possibles d’un Internet plus sûr.

    Épisode 4 : Invoquer l’Internet libre

    Pour ce quatrième épisode, le journaliste Nicolas Gastineau appelle nos esprits à découvrir (ou redécouvrir) les ambitions initiales d’Internet, socle d’un monde en ligne à construire pour le bien commun. Une utopie aujourd’hui abîmée par les jeux d’influence et les nouveaux modèles économiques.