Étiquette : Loisirs

  • Comment consommer la mode de façon responsable ?

    Comment consommer la mode de façon responsable ?

    1 Faire le tri dans son dressing

    Saviez-vous que 80% du temps nous ne portons en moyenne que 20% de nos vêtements2 ?Augmenter ce ratio pour porter souvent et longtemps tous ses vêtements est la principale clé pour afin d’adopter une attitude responsable vis-à-vis de la mode. Ainsi, la première étape pour rendre son dressing plus responsable est de faire un grand tri ! L’idée est de garder seulement les vêtements que vous aimez et qui vous vont. Plusieurs solutions s’offrent à vous pour ne pas jeter ceux dont vous ne voulez plus : les revendre, les donner à des associations ou les recycler dans les conteneurs prévus à cet effet.

    Lire aussi : Vivre sans rien acheter de neuf pendant 1 an

    2 Acheter moins mais mieux

    Cibler votre style et les pièces qui vous mettent en valeur vous permettra de bien choisir vos vêtements et d’éviter ainsi les erreurs d’achats qui dormiront dans vos placards.

    Privilégiez des pièces intemporelles de qualité, des vêtements avec lesquels vous pouvez composer plusieurs tenues (demandez-vous si la pièce choisie va avec ce que vous avez déjà dans votre dressing) et que vous aurez plaisir à remettre en diverses occasions. Choisissez des basiques que vous pouvez accessoiriser pour varier les tenues.

    Listez vos besoins en vêtements et gardez toujours cette liste avec vous afin d’éviter les achats inutiles.

    Prenez le temps avant d’acheter : laisser passer quelques jours après voir eu un coup de cœur pour vous demander si vous en avez vraiment envie/besoin et si le vêtement peut facilement s’assortir à votre dressing.

    • Enfin, pour des événements spéciaux tels un mariage et autres cérémonies, la location est une bonne solution pour éviter d’acheter des vêtements et accessoires que l’on ne remettra pas (ou très peu !).

    Lire aussi : 3 tendances pour mieux consommer

    3 Privilégier le seconde main

    Revendre ses vêtements permet de prolonger leur durée de vie, acheter de seconde main est également un mode consommation responsable car cela permet d’éviter la production de nouveaux vêtements.

    Et puis c’est pratique et plus économique pour les enfants qui grandissent vite et dont les vêtements seront finalement très peu portés !

    La seconde main étant de plus en plus populaire, il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de revente entre particuliers. Vous pouvez aussi aller faire un tour dans les boutiques associatives (type Emmaüs), les friperies, les ressourceries ; vous renseigner sur l’organisation de brocantes, vide-greniers et même vide-dressings. Une dernière option encore plus sympathique pour acheter des vêtements de seconde main est de faire du troc avec sa famille, ses amis, ou ses collègues.

    Lire aussi : Réparation, don, recyclage : les ressourceries pour réutiliser vos objets

    4 Choisir des matières écoresponsables

    Adopter la mode responsable c’est aussi choisir des matières écoresponsables. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, matière naturelle n’est pas forcément synonyme de matière écologique…

    Le saviez-vous ? La fabrication d’un tee shirt en coton conventionnel nécessite en moyenne 2500 L d’eau3 et de nombreux engrais et pesticides.

    Pour y voir plus clair, voici la liste des matières à privilégier :

    • Les matières naturelles qui poussent sous nos latitudes et qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau, d’engrais et de pesticides : le lin (la France en est le premier producteur mondial !), le chanvre, l’ortie (promis ça ne pique pas !).

    • Le jute a les mêmes propriétés écologiques (mais la plante pousse en Asie).

    • Le coton bio : il est beaucoup moins gourmand en eau que le coton conventionnel et surtout exempt de produits chimiques.

    • Le lyocell est une matière artificielle intéressante, car il est produit à partir de pulpe d’eucalyptus selon un procédé écologique.

    • Enfin, les matières recyclées ou upcyclées*, même synthétiques, sont également des alternatives écoresponsables par la prolongation de la durée de vie des matières.

    * Upcycling : transformer une matière considérée comme un déchet sous la forme d’un produit ayant plus de valeur, par exemple des chutes de tissus réutilisées pour créer des accessoires.

    Lire aussi : Vêtements et boutiques solidaires : vive la puériculture d’occasion !

     

    5 Se tourner vers la mode éthique

    Pour aller encore plus loin vers une consommation responsable de la mode vous pouvez choisir des marques de mode éthique lorsque vous aurez besoin d’acheter des vêtements neufs. Ces marques ont décidé de produire mieux en respectant les hommes, l’environnement et/ou les animaux. La mode éthique est multiple et les engagements sont nombreux. Ils auront plus ou moins de sens selon vos convictions personnelles :

    Le commerce équitable ;

    Le made in France ;

    La fabrication écologique ;

    L’utilisation de matières écoresponsables ;

    L’utilisation de matières vegan ;

    La production en quantité limitée ;

    Le financement de projets solidaires

    Labels pour marques engagées

    Les marques sont de plus en plus nombreuses à s’engager, pour s’y retrouver il est nécessaire d’être attentif à leur communication et de bien regarder les étiquettes pour y repérer les informations sur les lieux de fabrication et les matières. Les labels sont une bonne aide pour identifier les marques de mode éthique, notamment :

    GOTS (Global Organic Textile Standard)

    Ecolabel Européen

    WFTO (World Fair Trade Organization)

    Fairtrade

    Fair Wear Foundation

    Oeko-Tex

    6 Prolonger la durée de vie de ses vêtements

    La fast fashion avec ses pièces de basse qualité nous a donné de mauvaises habitudes et fait croire que le vêtement est un bien jetable.

    Pour une mode plus responsable, prolongez la durée de vie de vos vêtements :

    Prenez soin de vos vêtements en respectant les consignes de lavage et en les lavant le moins possible.

    Faites réparer ou apprenez à le faire vous-même (cela concerne aussi les chaussures et autres accessoires !).

    Customisez pour transformer les vêtements que vous ne souhaitez plus remettre en l’état ou qui sont abîmés (ce jeans effiloché ne pourrait-il pas avoir une seconde vie en short ?). Vous pouvez aussi teindre des vêtements dont la couleur est passée ou qui sont tachés (de préférence avec une teinture végétale).

    Consommer la mode de façon responsable ce n’est donc pas si compliqué. Cela peut même vous faire gagner de la place dans vos placards et vous faire réaliser des économies ! Et surtout redonner du sens à vos achats.

    1 Pouls de l’industrie de la mode, 2017
    2 Loi de Pareto
    3 Géo, 2017
  • Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    Que se passe-t-il lorsque les voyageurs deviennent majoritaires ? Et quels sont les leviers pour réduire les effets négatifs du tourisme de masse à notre échelle ? Décryptage avec la blogueuse @Hors du Temps et le Youtubeur @Alex Vizeo.

    Le tourisme de masse, générateur de nuisances sociales et environnementales

    Quand le voyage devient un bien de consommation

    Voyager, c’est principalement découvrir une nouvelle culture, de nouveaux paysages. Avec le tourisme de masse, le voyageur peut devenir majoritaire sur le lieu de villégiature. La culture recherchée s’efface au profil d’une uniformisation des styles de vie. Le touriste doit se contenter de consommer, toujours plus vite, toujours plus, perdant le sentiment d’évasion qui est l’essence du voyage.

    Une accélération de la pollution sur les lieux du surtourisme 

    L’environnement est fortement impacté par le tourisme de masse. Les exemples sont nombreux : autocar de tourisme et paquebots de croisière rejetant des particules fines, eaux usées non traitées, déchets non recyclés laissés dans la nature mais également pollution visuelle et sonore …

    Les infrastructures (routes, gestion des déchets, eau) adaptées pour la population locale se retrouvent surpassées par l’afflux de touristes. Cette problématique est particulièrement criante pour les destinations qui subissent de fortes différences de fréquentation selon les saisons comme autour de la Méditerranée où la population double en juillet et août.

    L’île de Santorin, dans les Cyclades, suffoque chaque été de la déferlante de touristes déversées par les paquebots de croisières (plus de 10 000 personnes par jour !).

     

    Dans les zones du monde en développement et/ou enclavées, ce problème devient catastrophique lorsqu’il n’existe pas d’aménagements pour préserver l’environnement tels que le recyclages des déchets, le traitement des eaux usées, etc. Et ce même dans les lieux qui ne semblent pas attirer le tourisme de masse au premier abord. C’est le triste exemple des 11 tonnes de déchets laissés sur l’Everest en 20191.

    Un sentiment d’abandon des populations locales 

    Le tourisme de masse génère une tension sur les logements. Cela se traduit principalement par une hausse des prix de l’immobilier. Devant la rentabilité des logements touristiques, certains propriétaires préfèrent transformer leurs locations longues durées en meublés de tourisme. Par exemple, la population d’un des quartiers les plus touristiques de Barcelone, le barrio Gotico, a perdu près de 40% de ses habitants entre 2006 et 20152. Les locaux se voient relégués en périphéries des quartiers historiques.

    Triste cercle vicieux : les quartiers historiques, en perdant leurs habitants, perdent leur âme. Celle qui donnait justement leur attrait touristique…

    Voyager en agissant contre le surtourisme, c’est possible 

    La régulation du nombre de visiteurs est l’une des réponses adoptées par certains sites touristiques abîmés par le tourisme de masse. La plage de Maya Bay en Thaïlande, rendue célèbre par le film « La Plage » a été interdite d’accès pour que les fonds marins se régénèrent. D’autres sites touristiques, comme le Machu Picchu, ont fait le choix de limiter le nombre de visiteurs par jour afin de préserver les lieux2.

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    C’est le nombre limite d’alpinistes autorisés chaque jour à faire l’ascension du Mont Blanc depuis l’été 2020.

    Voyager aura toujours un impact sur la destination. Néanmoins, des actions peuvent être engagées par tous les voyageurs pour continuer à découvrir le monde tout en préservant les hauts lieux touristiques mondiaux !  

    Voyager hors saison

    Le voyage hors saison est une option idéale pour découvrir des lieux prisés par le tourisme de masse. En plus de découvrir les lieux dans un cadre plus serein, le tourisme hors-saison permet aux zones touristiques de vivre tout au long de l’année, sans pic de charge. Cela a un effet bénéfiques sur les ressources naturelles, comme l’eau et également sur la gestion des eaux usées ou les déchets ! Mais également pour la population locale, dont l’économie n’est pas au ralenti 10 mois sur 12.

    En Thaïlande, par exemple, le mois de Novembre séduit par ses températures agréables et son calme. Un vrai régal par rapport à la période des fêtes de fin d’années où le tourisme mondial est au plus haut ! Quant à Venise, oublions l’été et ses hordes de touristes, ainsi que les fêtes et différents festivals. Il n’y a rien de mieux que de se perdre hors saison dans le labyrinthe des canaux pour apprécier la Sérénissime.

     

    Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    N’oublions pas : toutes les saisons sont magnifiques !

    Consommer local, éthique et bio

    Pour s’évader, rien de mieux qu’un voyage culinaire ! En voyage, on peut prendre le temps de goûter à la gastronomie locale. Non seulement, c’est plus écologique car la nourriture n’est pas importée du bout du monde, mais c’est une façon de préserver la culture locale. Les chaînes de restauration rapide internationales ont tendance à uniformiser les lieux touristiques, en plus de générer de nombreux déchets non recyclables.

    Astuce en plus

    Grâce aux guides de voyage et à Internet, trouver un restaurant local et savoureux est très simple. Il s’agit de s’éloigner de quelques centaines de mètre des sites sur-touristiques, pour découvrir un bon restaurant local. Une soupape de décompression appréciée face au tourisme de masse !

    Par extension, on peut appliquer ce même principe aux souvenirs de voyage en privilégiant l’artisanat local aux souvenirs made in China. Sauf si on est en Chine, cela va de soi !

    Surveiller sa consommation d’eau

    Conseil valable en particulier dans les pays en « stress hydrique » et dans les pays en développement. En vacances, il est nécessaire de conserver ses bonnes habitudes en termes de consommation d’eau. Les douches rapides sont à privilégier aux grands bains, et couper l’eau pendant qu’on se brosse les dents est nécessaire. L’usage de cosmétiques biologiques est un bon moyen de réduire la pollution des eaux, en particulier dans les zones où les eaux usées sont rejetées dans le milieu naturel (rivières, océans) sans traitement3. Lors des baignades en mer, lac ou rivière, une lotion solaire respectueuse des fonds marins est une excellente option pour préserver l’environnement !

    Lire aussi : Se protéger du soleil sans ruiner les océans

    En ce sens, le gouvernement philippin avait pris des mesures radicales pour préserver l’île de Bocabay en fermant l’île aux touristes pour une durée de six mois et en détruisant certains hôtels proches de la côte dont les eaux usées étaient directement déversées dans la mer4.

    Respecter le lieu visité 

    Respecter le lieu visité semble être une évidence. Pourtant, il n’est pas rare d’observer dans des zones touristiques, des voyageurs s’égarant du droit chemin …

    En voyage et en vacances, on continue de respecter son environnement. Dans les parcs naturels, on marche sur les sentiers balisés, on ne cueille pas de fleurs et on ne nourrit pas les animaux sauvages.

    Pour réduire ses déchets, très importants en zone touristique, l’utilisation de cosmétiques solides (savons, shampoings, dentifrice) est une excellente idée. Sans oublier le nécessaire de pique-nique zéro-déchet : couverts réutilisables et gourde.

    Lire aussi : 5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

    Privilégier les hébergements éthiques

    Pour ne pas contribuer à la crise du logement dans les zones tendues, il est indispensable de penser à son hébergement, et ses conséquences. Plusieurs façons de se loger de façon éthiques sont possibles, suivant les budgets, les lieux et le type de voyages. Les petits hôtels indépendants et historiques créent de l’emploi, tout en reversant une taxe de séjour à la collectivité, valorisant ainsi le lieu visité. Les logements chez et avec l’habitant (guesthouse/chambres d’hôtes, couchsurfing) sont un excellent moyen de s’immerger dans la culture, en partageant avec son hôte, qui est souvent ravi de nous communiquer ses meilleures adresses et anecdotes !

    1 Le Figaro, 2019
    2 vie-publique.fr, Le surtourisme : quel impact sur les villes et sur l’environnement ?,2024
    planetoscope.com, Litres d’eaux usées rejetées dans la nature dans le monde.
    4 franceinfo.fr, Philipines : l’île de Bocaray fermée aux touristes pour six mois, 2018
  • Comment voyager avec ses enfants ?

    Comment voyager avec ses enfants ?

    Ici, bouger avec mes 4 enfants ne me fait absolument pas peur, mais avec le temps, il y a quelques tips que j’ai adoptés et qui guident mon organisation !

    Le choix de la destination

    Dans un premier temps, j’ai opté pour des destinations françaises. Pour des raisons sanitaires, mais également logistiques. Cela m’a permis de voir les limites de mes enfants dans un cadre rassurant, car en cas de problèmes nous parlions la langue ET en cas de gros problèmes : nous pouvions rentrer à la maison rapidement.

    Avec le temps nous optons pour des destinations étrangères, le temps de transport est plus long mais les enfants ont l’habitude de faire de la route et ça n’est plus un problème. Je favorise cependant les pays où les sites sont facilement praticables ou gratuits pour les enfants histoire d’avoir un budget réduit tout en faisant des activités très sympas. Je me renseigne aussi sur les vaccins obligatoires, les éventuels risques et la réputation des endroits que je veux visiter, l’hygiène, etc. À la maison c’est même devenu un rituel : s’obliger à découvrir un pays chaque année. Une sorte de défi à relever. Je crois que je leur ai refilé le virus du voyage…

    Transport

    Pour ce qui est des transports, je les ai habitués petits à patienter, à ne pas forcément avoir les tablettes à portée de main. Il y a maintenant beaucoup de marques qui commercialisent des petits jeux à faire en voiture et puis c’est le moment parfait pour relire leurs bouquins préférés (ou leur en offrir de nouveaux), dessiner, etc.

    Si possible nous prenons notre voiture qui est équipée de sièges auto et qui nous permet un certain confort.

    Dans les grosses villes nous faisons en sorte d’avoir les transports en commun pas loin et nous louons une voiture pour les trajets un peu plus long, même si les sièges auto fournis sont souvent de moins bonne qualité.

    Le programme

    En préparant mes vacances je vais toujours faire un tour sur Pinterest pour sélectionner les plus jolis coins que je veux voir, puis je croise les données de plusieurs blogs (avec/sans enfants) pour voir ce qui ressort le plus.

    Sur place je demande à nos hôtes et les commerçants leurs conseils (fêtes régionales, visites à ne pas louper, etc)

    L’administratif

    Si vous partez à l’étranger ne vous faites pas avoir avec les délais de délivrance des papiers d’identité de vos enfants !

    « Si vous pouvez faire vos démarches administratives 4 mois avant, c’est l’idéal ! Sinon attention au stress de dernière minute ! »

    Selon les mairies, le temps de demander l’acte de naissance + la création du passeport/CI …. Cela peut vite prendre plusieurs mois.

    Prévenez votre banque de votre déplacement et vérifiez le plafond de retrait d’espèces que vous avez à l’étranger (il n’est pas toujours le même qu’en France !). Prévoyez toujours du cash pour éviter de vous retrouver bloqué.

    Vérifiez bien que votre assurance vous couvre correctement à l’étranger en cas d’accident, renseignez vous sur le rapatriement, votre protection sur les locations de voitures, etc.

    Le logement

    Le choix du logement est primordial car il va jouer sur le point suivant : la valise. Je choisis souvent mes locations avec draps inclus et surtout : un lave linge ! Ce qui permet de voyager léger. J’aime la proximité qu’on peut avoir avec les propriétaires qui sont bien souvent très hospitaliers.

    Les valises

    Je ne prévois que 3 tenues par personne ce qui permet de ne faire qu’une valise pour 5. Astuce d’autant plus pratique si vous avez besoin de prendre une poussette, etc. Même si en vacances, je vous recommande le porte bébé physiologique !

    Autre astuce : la méthode Kondo pour plier le linge à la verticale dans la valise a fait ses preuves. C’est tout bête, mais elle me fait facilement gagner 30% de place !

    Quelques petites astuces pour les enfants

    Chaque enfant a un petit sac où il met son doudou, une paire de chaussures, ses affaires de bain etc. Ça les responsabilise ET je gagne de la place dans la valise ! J

    J’opte pour des bermudas de bain et des tee-shirts anti UV l’été. Pratiques, ils peuvent les garder toute la journée. 

    Avant de partir je fais une réserve de bracelets d’identification où j’indique mon numéro de téléphone. Ils sont briefés : si jamais ils nous perdent des yeux ils doivent se diriger vers un adulte et lui montrer le bracelet.

    Et puis pour les pousser un peu et les faire marcher… la promesse de la glace à l’arrivée fonctionne toujours d’après zozomum !

  • Fact-checking : pour éviter l’hydrocution, faut-il digérer avant de se baigner ?

    Fact-checking : pour éviter l’hydrocution, faut-il digérer avant de se baigner ?

    1 Une entrée progressive dans l’eau est-elle importante ?

    Oui. « Le maître-mot, c’est de ne pas s’exposer en plein soleil, puis d’aller plonger tête la première dans l’eau froide », prévient le Dr Christine Lepourcelet-Talvard, médecin fédéral national de la Fédération Française de Natation. Ce plongeon risque de provoquer une hydrocution, qui est le résultat d’un choc thermique, soit la différence excessive entre la température extérieure et celle de l’eau. L’exposition prolongée au soleil avant de se baigner est donc dangereuse. « Pour éviter l’hydrocution, l’important c’est de ne rien faire en excès », souligne le médecin fédéral. Comme faire le lézard sur la plage pendant des heures ou laisser les enfants jouer en plein soleil. « Une entrée progressive pour s’habituer à la température de l’eau est primordiale. On commence par se mouiller la nuque et le ventre, les parties les plus difficiles à faire rentrer dans l’eau », préconise le médecin. On évite donc le plongeon brusque !

    26

    cas d’hydrocution ont donné lieu à une noyade en 2015. 20 ont été mortelles. (1)

    2 Faut-il attendre de digérer avant d’aller se baigner ?

    Oui et non. « Tout dépend de la teneur du repas. Si le repas est copieux et bien arrosé, cela impose un temps de digestion plus long qui va augmenter le travail cardiaque, la température du corps et accroître les risques de choc thermique en entrant dans l’eau. Mieux vaut donc manger léger, sans alcool et surtout ne pas rester exposé au soleil, ni faire un exercice physique intense avant de se jeter dans l’eau pour se rafraîchir », indique le Dr Christine Lepourcelet-Talvard. Le temps de digestion dépendant de ce que vous avez consommé pendant le repas, il est conseillé par sécurité de respecter la règle des trois heures de digestion avant de se baigner.

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    3 Sauter dans l’eau brusquement après avoir bu de l’alcool est-il dangereux ?

    Oui. Attention, l’alcool modifie la perception de la réalité et entraîne le sujet, dans un sentiment de toute-puissance, à prendre plus de risques. « L’ingestion de l’alcool, comme le repas copieux, provoque une augmentation de température corporelle, une dilatation des vaisseaux et par voie de conséquence, une augmentation du travail cardiaque : d’où les risques de choc thermique à l’entrée dans l’eau », conclut le Dr Lepourcelet-Talvard.

    Bon à savoir

    Quels sont les symptômes de l’hydrocution ?

    Sachez que l’hydrocution n’est pas forcément brutale. Elle peut être annoncée par certains signes avant-coureurs. Soyez donc attentif à l’arrivée soudaine de maux de tête, de crampes musculaires, d’une sensation d’angoisse ou de fatigue, de frissons ou encore de démangeaisons en entrant dans l’eau : il s’agit peut-être d’une hydrocution…

    Vous partez au bord de la mer ?

    Révisez les règles de base de la baignade sécurisée pendant des ateliers animés en partenariat avec la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer). Retrouvez les rendez-vous près de chez vous sur Diffuz.

    L’Essentiel de l’article

    • On évite de s’exposer entre 12 h et 14 h.
    • On entre progressivement dans l’eau.
    • On se protège contre le soleil : crème solaire, lunettes, chapeau, parasol, etc.

    (1) Santé publique France, Enquête Noyades 2015, 2016

  • Les bons trucs pour un voyage à moto sans accroc

    Les bons trucs pour un voyage à moto sans accroc

    1 Quelles vérifications techniques faites-vous avant de partir en road trip moto ?

    Éric Petaut : « L’idéal est de faire la révision annuelle de la moto peu de temps avant de partir. Quoi qu’il en soit, quelques jours avant et au moment du départ, on fait les vérifications de base : pression et état des pneus, niveau d’huile, fonctionnement des phares et clignotants. Comme ça, pas de mauvaise surprise en cours de route. »

    2 Qu’emmenez-vous dans votre trousse à outils ?

    Éric Petaut : « Pas besoin d’emmener des tonnes de clés, il faut plutôt miser sur les outils “malins” : un couteau suisse avec pinces, tournevis et scie intégrés, un rouleau de gros scotch, un peu de ficelle, des serre-câbles en nylon, une clé à molette… Cette année, j’ai par exemple eu un problème avec un garde-boue qui s’est dessoudé et que j’ai dû réparer en plein maquis corse. Un peu de scotch, une pince coupante, et j’ai pu repartir en attendant de me rendre chez un garagiste ! En cas de gros pépin comme une crevaison, là, bien sûr, il faut appeler l’assistance dépannage, surtout si on est dans une zone isolée. Mais si la moto est adaptée au terrain et bien entretenue, normalement il n’y a pas de problème. »

    Vous possédez un deux-roues ?

    N’hésitez pas à réaliser une simulation d’assurance moto/scooter avec la Macif.

    3 Quels conseils côté bagages ?

    Éric Petaut : « En prendre le moins possible évidemment ! Pour une semaine, on peut ne prévoir qu’un pantalon de rechange par exemple. En fonction du type de moto et de ses préférences, on peut avoir des sacoches latérales, un sac sur porte-bagages et/ou un top-case. Les bagages doivent être solides, bien arrimés et étanches parce que ça arrive qu’il pleuve… Par contre, j’évite les sacs à dos, qui fatiguent le dos (et sont dangereux en cas de chute, NDLR). »

    4 Comment gère-t-on les aléas météo à moto ?

    Éric Petaut : « Bien sûr, il faut prévoir les équipements en cas de pluie. J’utilise un surpantalon et des surbottes, et un vêtement imperméable. C’est pas cher et très efficace ! À l’inverse, s’il fait grand beau, il faut penser à avoir une visière solaire, très pratique. D’une manière générale, je préfère une double visière (normale et solaire) plutôt que des lunettes, ça protège mieux contre le vent, la pluie et les insectes. »

    5 Y a-t-il une longueur idéale pour les étapes ?

    Éric Petaut : « Tout dépend si on est en mode sportif ou découverte. Je suis plutôt adepte des road-trips “à la cool” : sur le dernier que j’ai fait en Corse avec trois amis, on était à 50 km/h en moyenne, et on était très contents ! Avec des étapes quotidiennes d’environ 200 km, ça laisse le temps de regarder le paysage, et surtout de ne pas être sur la moto toute la journée. Je préfère des étapes moins longues, qui laissent plus de temps pour faire des pauses ou explorer un endroit. Après, tout dépend aussi des routes : plus elles sont sinueuses et difficiles, plus les étapes doivent être courtes. Et une fois dans la semaine, je fais une journée “blanche” (sans moto), histoire de récupérer et d’être en forme jusqu’à la fin du voyage. »

    Deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    6 Est-ce que vous choisissez des hébergements spécifiques adaptés à la moto ?

    Éric Petaut : « Pas vraiment. L’intérêt de la moto est qu’on peut s’arrêter partout. Mais certains recherchent en effet des hôtels ou des gîtes “motards friendly” qui proposent notamment des parkings sécurisés. Si on a une moto avec un petit réservoir, il faut s’arrêter dans des lieux où l’on est sûr d’avoir une station-service à proximité. Il existe même des sites dédiés à l’accueil des motards ! »

    Bon plan

    Les étapes « motard friendly »

    Vous recherchez des étapes adaptées aux motards pour votre prochain road-trip ? Sur gites-de-france-motos.com ou chambres-hotes.fr, vous trouverez de bonnes adresses de gîtes équipés pour vos besoins (notamment un parking couvert), tenus par des hôtes passionnés. À l’approche de l’été, rendez-vous en kiosque : de nombreux magazines de moto consacrent des dossiers aux road-trips, avec les bons plans d’hébergement et des idées de circuit.

    7 Finalement, le road-trip à moto est une formule plutôt souple ?

    Éric Petaut : « Je dirais qu’il y a autant de road-trips que d’organisateurs. À part les vérifications techniques, chacun fait en fonction de ses préférences. Beaucoup de bagages ou en mode “roots”, étapes sportives ou cool, hôtel spécial motards ou pas : tout est permis ! Le plus compliqué est en fait de trouver des dates de voyage qui conviennent à tout le monde si vous avez décidé de faire le road-trip à plusieurs, et de choisir une destination. Pour le reste, ça se prépare, mais il ne faut pas trop s’en faire. Évidemment si on part six mois en Inde, c’est un autre niveau. Mais pour un premier essai, il faut choisir une durée courte et une destination facile : par exemple, un week-end dans une région voisine ou même une semaine dans le Sud, c’est à la portée de la plupart des motards débutants. »

    Bon à savoir

    Partir à deux sur une moto

    Envie de voyager avec votre conjoint ou un ami sur la même moto ? Pas de problème, à condition d’adopter la bonne attitude.

    • Pour le pilote : conduisez en souplesse car le passager ressent plus les à-coups que vous. Adaptez vos réflexes dans les virages, en manœuvre et à l’arrêt : la moto est plus lourde et l’arrière est abaissé.
    • Pour le passager : suivez les mouvements de la moto et évitez les gestes brusques. Ne vous crispez pas et n’hésitez pas à communiquer avec votre pilote si vous ressentez un inconfort ou une fatigue.
    • Le conducteur doit disposer d’un gilet de haute visibilité sur lui ou dans un rangement de la moto, et le porter lorsqu’il descend de sa moto à la suite d’un arrêt d’urgence.
    • Pour tous les deux : le passager comme le pilote doivent porter un équipement adapté, a minima un casque homologué (ECE ou NF), des gants adaptés à la pratique de la moto certifiés CE ou NF. Un blouson en cuir à manches longues et de bonnes bottes sont également fortement recommandés !

    Et si c’est une première pour l’un ou l’autre (ou les deux), entraînez-vous quelques semaines avant de partir !

    L’Essentiel de l’article

    • Programmez la révision annuelle de la moto à une date proche du départ.
    • Avant le départ, vérifiez la pression des pneus, les éclairages et le niveau d’huile.
    • Préparez une trousse avec des outils polyvalents et du gros scotch.
    • Voyagez léger et prévoyez un équipement en cas de pluie.
  • Réglementation paddle : une activité bien encadrée !

    Réglementation paddle : une activité bien encadrée !

    1 Règlement paddle en mer et océan : prudence est mère d’amusement

    Le stand-up paddle est le mariage parfait entre la pirogue et le surf. Il consiste à tenir debout sur une longue planche et à naviguer tranquillement à l’aide d’une pagaie. Il permet alors de s’éloigner de la plage en toute tranquillité. Au-delà de la promenade, il est également possible de surfer et de réaliser des figures à l’aide de sa pagaie. D’apparence paisible, cette pratique nécessite toutefois quelques précautions.

    Pour les personnes possédant déjà un certain niveau et souhaitant s’aventurer en eaux profondes, en plus des indications classiques, comme vérifier la météo et porter un leash (le cordon de sécurité reliant la cheville à la planche), il ne faut jamais partir sans prévenir un proche et il est déconseillé de naviguer seul.

    Afin d’assurer sa sécurité, voici l’équipement qu’il est conseillé de posséder :

    • un gilet de sauvetage et, éventuellement, une combinaison pour des raisons thermiques ;
    • un repérage lumineux étanche, comme un flash attaché au gilet de sauvetage ou un bracelet à LED ;
    • une trousse de secours et un moyen de communication (emportez votre smartphone dans un étui imperméable).

    Si l’épopée ne dépasse pas les 300 mètres de distance avec la côte, les règles sont moins drastiques. Elles concernent principalement les vagues et sont les mêmes que pour le surf : respect des zones de bain et des priorités, ne prendre que des vagues adaptées à son niveau, privilégier les spots peu fréquentés et port du leash obligatoire.

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    La planche : un choix primordial !

    S’il ne s’agit que de naviguer dans un rayon de 300 mètres, un engin de plage fera l’affaire. En revanche, pour s’éloigner jusqu’à 2 milles (3,7 km) de la côte, la planche doit mesurer au minimum 3,5 m de long.

    2 Le SUP en eaux douces : règles moins strictes, règles quand même

    Plus adapté aux niveaux débutants et intermédiaires, le stand-up paddle en eaux intérieures (lacs, canaux, fleuves et rivières) est lui aussi réglementé. À l’instar de la pratique en mers et océans, il est recommandé de toujours naviguer au moins à deux. Le port du gilet de sauvetage ainsi que l’information de son départ sont aussi fortement indiqués.

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    Le saviez-vous ?

    Obligatoire pour le SUP en lacs et canaux (sans courant), le leash est toutefois interdit pour la pratique en rivière et sur les fleuves, où le courant est parfois fort. En effet, puisqu’il traîne dans l’eau, il pourrait par exemple se coincer sous un rocher et vous empêcher de remonter à la surface. Il est en revanche indiqué de naviguer avec une paire de chaussures étanches.

    L’Essentiel de l’article

    • Port d’un leash : c’est obligatoire en mer, océan, lac et sur les canaux, mais interdit en rivière et sur les fleuves.
    • Ne naviguez jamais seul.
    • Portez un gilet de sauvetage et/ou une combinaison thermique.
    • Informez toujours vos proches avant d’embarquer.
  • 5 conseils pour se protéger du soleil sans ruiner les océans

    5 conseils pour se protéger du soleil sans ruiner les océans

    1 Préparez votre peau au soleil

    Bien préparer votre peau au soleil va vous permettre de bronzer plus vite, et donc d’avoir besoin de moins de crème (mais il faudra en mettre quand même !). Quatre à cinq semaines avant de vous exposer, faites une cure de vitamines A (dérivée du bêta-carotène) et E, qui jouent un rôle important dans la résistance de la peau aux UV. Vous pouvez utiliser des compléments alimentaires vendus en pharmacie ou en supermarché, ou tout simplement choisir des aliments naturellement riches : carottes, mangue, tomates, abricots pour le bêta-carotène, huile de tournesol ou de colza, amandes et germes de blé pour la vitamine E.

    2 Choisissez une crème solaire non polluante

    La crème solaire est responsable d’une part importante de la pollution des eaux marines et serait notamment impliquée dans la disparition des coraux (1). Pourtant, difficile de s’en passer… Le mieux est donc de choisir des formules respectueuses de l’environnement, idéalement bios, même si la réglementation européenne n’a pas encore créé de label spécifique concernant la protection des mers : la crème parfaite n’existe pas encore… Il faut donc s’en remettre aux étiquettes et choisir celles qui font état d’un certain degré de biodégradabilité ou d’absence de nocivité pour les coraux et l’environnement en général. Évitez par exemple les produits contenant du benzophénone-2 (BP-2) qui va tuer les coraux ou du dioxyde de titane (TiO2) qui empêche le phytoplancton de se développer ; or le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire marine.

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    25 000 tonnes

    de crème solaire sont diluées chaque année dans les océans par les baigneurs (2).

    Le bio c’est bien, à condition…

    Choisir une crème solaire bio peut être un bon geste, car les formules sont allégées en produits chimiques et donc potentiellement moins nocives pour l’environnement. Elles peuvent pourtant contenir des nanoparticules et de l’oxyde de zinc nocifs pour les coraux (3). Avant d’acheter une crème bio, lisez bien la liste des composants pour vous assurer qu’elle n’en contient pas.

    3 Laissez pénétrer la crème solaire

    Puisqu’on ne peut pas vraiment l’éviter, autant appliquer sa crème solaire de façon à impacter le moins possible l’environnement. Pour ça, laissez-lui le temps de bien pénétrer la peau avant de vous baigner, en l’appliquant une dizaine de minutes avant d’aller dans l’eau.

    4 Misez sur les vêtements anti-UV

    Conseillés pour les enfants à qui il est parfois difficile de mettre de la crème, les vêtements anti-UV offrent une protection efficace et sans impact sur l’environnement. Mais attention, comme ils ne couvrent pas l’ensemble du corps, vous devrez quand même courir après votre progéniture pour lui crémer le bout du nez, les mains et les jambes. Avec une crème écolo et bio bien sûr !

    5 Restez à l’ombre

    Rester à l’ombre reste le meilleur moyen de se protéger des méfaits du soleil sans nuire à l’environnement. Un arbre, un coin de mur, un parasol, tout est bon pour barrer les UV. Et si vous n’avez pas de refuge, n’hésitez pas à porter un chapeau à large bord ou une casquette, un tee-shirt ou une robe de plage entre les baignades.

    L’Essentiel de l’article

    • Préparez votre peau au soleil avant de partir avec une cure de vitamines A et E.
    • Choisissez une crème solaire qui s’engage pour le respect de l’environnement.
    • Laissez pénétrer la crème avant de vous baigner.
    • Préférez l’ombre et choisissez des vêtements de plage anti-UV pour les enfants.

    (1) Effets toxicopathologiques des filtres anti-UV, 2015.
    (2) Surfrider Foundation, 2016.
    (3) Réponse photochimique du corail Stylophora pistillata aux composants des écrans solaires, étude de 2019.

  • Fact-checking : faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    Fact-checking : faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    1 Faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    Non. « C’est une mauvaise information, véhiculée par un épisode de la série américaine Friends ! », rappelle Guillaume Turpin, inspecteur adjoint des nageurs sauveteurs, en sein de la Société nationale du sauvetage en mer (SNSM).

    Inutile donc de vous humilier en demandant à un proche d’uriner sur votre plaie… Pire, vous risqueriez de stimuler les cnidocystes, de petites vésicules qui couvrent les tentacules des méduses, et qui réagissent en projetant du venin urticant. C’est ce qui brûle la peau. Il faut donc éviter d’activer les cnidocystes qui ne sont pas encore ouverts.

    Le saviez-vous ?

    Sur une plage surveillée, la première chose à faire après une piqûre de méduse est de se rendre au poste de secours. Les nageurs sauveteurs vous prodigueront les soins nécessaires. Dans chaque poste de secours, un tableau d’informations réunit des conseils de prévention et signale notamment la présence massive de méduses.

    2 Faut-il rincer la plaie avec de l’eau douce ?

    Non. Comme pour l’urine, « il ne faut jamais rincer à l’eau douce car cela stimule la libération du venin. En rinçant la plaie avec une solution qui a une acidité différente des tentacules de la méduse, vous risqueriez de faire exploser les poches de venin, et donc d’aggraver les choses », prévient Guillaume Turpin. La meilleure méthode est donc de rincer à l’eau salée pour garder la même acidité que celle du milieu dans lequel vivent les méduses !

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    Généralement, plus les méduses sont petites, plus elles ont une coloration bleu violet et plus leurs piqûres sont douloureuses.

    3 Faut-il mettre de l’eau chaude ?

    Non. « Il ne faut pas mettre d’eau chaude après une piqûre de méduse », prévient Guillaume Turpin. Cependant, cette méthode sera efficace à la suite d’une piqûre de vive, un petit poisson qui aime les eaux chaudes, notamment en bord de plage. Pour les piqûres de méduse, on utilise l’eau de la mer, qui est à disposition.

    4 Faut-il enlever les tentacules ?

    Oui. Muni d’un gant de pharmacie en vinyle ou en latex, vous pouvez retirer les tentacules délicatement à la main. « Pour les microfilaments, qui ne sont pas visibles à l’œil nu, on peut gratter la peau avec une carte de crédit ou un morceau de carton », suggère le professionnel de la SNSM.

    Attention !

    Informez vos enfants qu’une méduse échouée sur la plage reste dangereuse. Même morts, ses tentacules continuent d’être urticants. La bonne idée : les chaussures de mer ! Elles protégeront les pieds de vos enfants contre les méduses, mais aussi les coquillages coupants.

    5 Faut-il mettre du sable sur la plaie ?

    Oui. L’astuce fait ses preuves ! « En frottant la peau avec une poignée de sable mouillé, les grains mélangés à l’eau salée permettront de retirer les microfilaments, sans risquer de libérer le venin. »

    Au moindre doute, n’hésitez pas à vous rendre dans une pharmacie ou à demander un avis médical.

    6 Faut-il mettre de la glace sur une piqûre de méduse ?

    Oui. « Après avoir rincé avec de l’eau de mer la zone du corps piquée, et après avoir retiré les microfilaments urticants, si une sensation de brûlure persiste, pour soulager la douleur, on peut appliquer une poche de glace enveloppée dans un linge », préconise Guillaume Turpin.

    Bon à savoir

    La SNSM est l’acteur numéro 1 de la surveillance des plages en France avec la gestion de 32 centres de formation et d’intervention répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain, et la gestion du dispositif estival de surveillance des plages. Chaque été, environ 1 400 nageurs sauveteurs sont affectés pour surveiller entre 260 et 270 postes de secours. D’ailleurs, chaque année, les piqûres de méduses font partie des cas les plus courants en termes de soins sur les plages.

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de s’installer sur la plage, prenez connaissance des conseils prévention affichés au poste de secours.
    • Pour soulager une piqûre de méduse, rincez la plaie avec de l’eau de mer, puis frottez avec une poignée de sable mouillé.
  • Foot : les filles sur le terrain !

    Foot : les filles sur le terrain !

    Qui a dit que le ballon rond était une affaire de garçons ? Les filles sont de plus en plus nombreuses à enfiler leur maillot. 163 000 (1) d’entre elles sont licenciées à la Fédération française de foot en 2019 (FFF). Encouragés par un plan de féminisation lancé en 2012 par la FFF, de nombreux clubs ont ouvert des sections féminines. Si la moitié des clubs avait une section réservée aux femmes il y a cinq ans, aujourd’hui deux clubs sur trois en ont créé.

    L’objectif pour l’année 2020, franchir le cap des 200 000 joueuses !

    En quoi consiste le plan de féminisation de la FFF ?

    Afin d’inciter les femmes à jouer au football, la FFF a mis en place des actions au cœur des régions. La campagne « Mesdames, franchissez la barrière » a permis de sensibiliser chaque club. Des éléments de langage ont été envoyés aux dirigeants afin de les aider à trouver les bons mots pour recruter de nouvelles joueuses. Des objets promotionnels et des affiches accompagnent aussi ce dispositif. Par ailleurs, depuis 2012, chaque club dispose d’une personne référente qui se charge de l’accueil et du suivi de chaque nouvelle joueuse. Des missions éducatives ont aussi été mises en place auprès des plus jeunes au travers du programme « Le football des princesses » : chaque enseignant reçoit un kit pédagogique lui permettant d’animer une séance de football. Une semaine dédiée au football féminin organisée en mai a aussi vu le jour. Enfin, 70 anciennes joueuses internationales ont été désignées comme ambassadrices : elles relaient donc leur expérience auprès du grand public. Autant de prises de parole qui permettent d’encourager les jeunes filles à jouer au football.

    À 11 ans, Alma est une mordue de foot. Elle évoque en compagnie de son papa, Jean-Christophe, sa passion et la manière avec laquelle elle s’est intégrée dans une équipe mixte.

    1 À quel âge as-tu eu envie de faire du foot ?

    Alma : « Dès l’âge de 5 ans. J’avais l’habitude de jouer au foot avec mes frères. J’aimais beaucoup ça ! Quand j’ai eu 6 ans, mes parents se sont renseignés pour m’inscrire dans un club. Une association créait justement une équipe de filles : on a sauté sur l’occasion ! »

    2 Aujourd’hui, tu joues dans une équipe de filles ?

    Alma : « Non, car la section filles n’a pas tenu longtemps. Il n’y avait pas assez de joueuses. Deux ans après le début de l’équipe, je me suis retrouvée toute seule parmi des garçons. Du coup, j’ai intégré une équipe de garçons qui avaient un an de plus que moi. L’entraîneur m’a encouragée à participer aux entraînements. Mais je faisais des exercices spécifiques pendant que les garçons disputaient de vrais matchs. Du coup, je m’ennuyais et j’en ai parlé : je voulais absolument participer aux matchs ! Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je joue dans ma catégorie tous les lundis et vendredis et j’ai droit au même traitement que les garçons. Et puis je ne suis plus la seule fille de l’équipe car ma meilleure amie, que j’ai initiée au foot, a rejoint mon club ! »

    x3

    Le nombre de femmes affiliées à la FFF a quasiment triplé en 7 ans : on n’en comptait que 55 000 en 2011 ! (1)

    3 Comment se comportent les garçons avec une fille dans leur équipe de foot ?

    Alma : « Pas toujours bien, car ils n’ont pas l’habitude de jouer au foot avec des filles… Au début, j’avais le droit à : « Mais t’es une fille ou un garçon ? ». Ce n’est pas toujours agréable. Un jour, j’ai tiré et le gardien a arrêté le but. Ils m’ont dit que j’étais nulle… Quand je jouais avec les filles, je n’avais jamais connu ça. Aujourd’hui, ils me connaissent tous et ils ne se moquent plus de moi : je fais vraiment partie de l’équipe ! »

    Le foot féminin passionne de plus en plus !

    En avril 2011, le match opposant les Lyonnaises aux Parisiennes, a battu un record d’affluence en France pour un match de foot féminin, avec 26 000 spectateurs dans le stade (2). À l’étranger, le foot féminin fait aussi des émules puisqu’en mars 2019, le match opposant l’Atlético de Madrid au FC Barcelone a rassemblé plus de 60 000 spectateurs (3) ! La rencontre avait lieu dans le stade madrilène Wanda Metropolitano.

    4 Comment cela se passe-t-il sur le terrain ?

    Jean-Christophe, le père d’Alma : « Alma se comporte avant tout comme une joueuse de foot. Quand elle entre sur le terrain, elle est là pour jouer, pas pour défendre son identité de fille. Certains garçons pourraient l’exclure et ne pas lui faire de passes, mais heureusement, le foot féminin devient de plus en plus populaire et les mentalités ne cessent d’évoluer. Mais je constate que c’est surtout un phénomène de groupe. Quand ma fille débarque sur un terrain avec deux garçons, ça se passe toujours mieux que quand ils sont quinze. Plus les filles seront nombreuses sur le terrain, plus l’idée que ce sport n’est pas réservé aux hommes entrera dans les mœurs ! »

    Alma : « Au début, quand je descendais au parc en bas de la maison et que je demandais à jouer, les garçons me laissaient attendre sur le côté, ou ils me cantonnaient au goal ou à la défense. Je suis souvent rentrée en pleurs à la maison… Aujourd’hui, ils ont compris que je savais jouer : ça change tout ! »

    Et la féminisation de l’arbitrage ?

    La France compte 1 000 femmes arbitres pour 26 000 hommes (4). Le 28 avril 2019, Stéphanie Frappart a été la première femme à arbitrer un match de Ligue 1 (Amiens-Strasbourg) (5). Elle participera également à l’arbitrage de la prochaine Coupe du monde.

    5 Ce sport est-il source d’épanouissement ?

    Jean-Christophe : « Oui, en se confrontant ainsi aux garçons, Alma a dû déployer des forces pour s’imposer. Elle a appris à s’affirmer dans un monde masculin, ça a forgé son caractère. Je suis fier d’elle ! Physiquement, elle se donne à fond. Elle est très dynamique, a besoin de se dépenser. Ce sport lui convient bien. »

    Alma : « C’est vrai, je suis moins timide. Avant, je n’osais pas demander à jouer. Je restais sur le bord du terrain et j’attendais qu’on m’autorise à entrer. Aujourd’hui, je m’impose et pendant les matchs, je dis aux garçons de me faire des passes, comme dans une vraie équipe ! »

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    Bon à savoir

    Une enquête menée par l’UEFA (6) sur 4 000 adolescentes a montré que le football boosterait davantage la confiance en soi que la plupart des autres sports. 80 % des jeunes footballeuses déclaraient avoir plus confiance en elles et 48 % se sentir moins complexées.

    6 Envisages-tu une carrière professionnelle dans le foot féminin ?

    Alma : « Je ne sais pas encore. Mais je compte changer de club bientôt pour rejoindre le FC Paris, un club qui a une équipe féminine. Cela me permettra de faire des déplacements et de disputer plus de matchs : j’ai hâte ! »

    L’Essentiel de l’article

    • La Coupe du monde de foot féminin se tiendra en France du 7 juin au 7 juillet 2019.
    • Depuis 2012, la FFF encourage les filles à jouer au football au travers de son plan de féminisation.
    • En 2019, la France compte 163 000 joueuses de foot (1). Objectif : 200 000 joueuses en 2020 !

    (1) Fédération française de football
    (2) Europe 1, « Foot féminin : Lyon écrase le PSG, record d’affluence en France », 2019
    (3) L’équipe, « Record mondial d’affluence battu pour un match de clubs féminins », 2019
    (4) Fédération française de football
    (5) France Info
    (6) UEFA, 2017

  • Quel sport choisir pour un enfant entre 3 et 6 ans ?

    Quel sport choisir pour un enfant entre 3 et 6 ans ?

    1 Les sports collectifs

    Pour un enfant entre 3 et 6 ans, la pratique d’un sport collectif s’inscrit dans la continuité de l’apprentissage de la sociabilisation commencé à la crèche. L’enfant apprend l’autonomie tout en travaillant par la même occasion son rapport aux autres. Accessibles sous forme d’initiation, les sports collectifs véhiculent auprès des plus jeunes des valeurs comme l’esprit d’équipe. Ils favorisent la sociabilité, le respect des règles du jeu et les décisions de l’arbitre. Si votre enfant est plutôt de nature timide et introvertie, il apprendra à trouver sa place, à s’insérer au sein d’un groupe et à communiquer avec les autres. Le foot notamment est plébiscité pour l’esprit d’équipe qui y règne. Le basket développe l’élongation et la souplesse, la rapidité et l’endurance. Toutefois, gardez en tête qu’il s’agit d’un sport qui s’appuie beaucoup sur les articulations, les genoux et les chevilles en particulier. Le rugby, lui est un sport de contact (n’ayez crainte, les plaquages sont proscrits pour les enfants de moins de 12 ans), tout particulièrement recommandé pour l’adresse. Il enseigne également la discipline, la rigueur et l’altruisme. Enfin, le handball qui a la particularité de se jouer sur un terrain de petite taille développe le sens tactique et la rapidité de prise de décision.

    6 heures de sport extrascolaire par semaine

    C’est le maximum conseillé pour un enfant de 6 ans (1).

    À savoir

    Pour inscrire votre enfant à une activité sportive, la présentation d’un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la discipline concernée, et daté de moins d’un an, est obligatoire (2).

    2 Les sports individuels

    Faire des roulades, des jeux aquatiques ou encore de la danse, enchante très vite les plus jeunes. La plupart des sports individuels peuvent débuter dès 4 ou 5 ans et sont appréciés pour leur aspect ludique. Afin que votre enfant s’y sente bien, il doit pouvoir découvrir la discipline tout en s’amusant. La natation, par exemple, en plus d’être une activité divertissante, permet d’accroître la souplesse musculaire, et ceci sans aucune résistance ni onde de choc grâce à l’effet d’apesanteur. La nage développe également la coordination motrice mieux que n’importe quelle autre discipline. Généralement praticable dès 5 ans, le tennis apprend aussi à bien coordonner ses mouvements tout en sachant adapter son jeu face à un partenaire. Avec l’athlétisme, aucun risque qu’il ne se lasse. Cette discipline se compose de nombreuses spécialités : course haie, saut, sprint, lancer… Pareil avec la danse africaine, classique ou contemporaine, il aura l’embarras du choix. Entre l’art et le sport, la danse permet de travailler l’expression corporelle, l’équilibre et enseigne le sens du rythme.

    20 000

    C’est le nombre d’enfants de moins de 6 ans licenciés dans un club de natation en France (3).

    3 Les arts martiaux

    Taper, tomber, se débattre sont des comportements qui apparaissent très tôt chez l’enfant. C’est pourquoi les arts martiaux sont adaptés aux jeunes. Même s’il s’agit de sports de combat, les arts martiaux ne sont pas des disciplines agressives. Ils fournissent des techniques défensives non violentes. Recommandés pour les enfants peu confiants ou turbulents, ils apprennent à canaliser leur énergie dans le respect des règles et de ses adversaires. Le judo apprend à avoir un bon équilibre sur ses jambes, à se défendre, soulever une charge et à chuter sans se blesser. Plus qu’un sport, le judo est une école de la vie. Il inculque des valeurs comme le respect, la solidarité et apprend la maîtrise de soi. Le karaté, quant à lui, est davantage un sport d’attaque : il permet de se défouler et de se libérer des tensions tout en respectant son adversaire. La capoeira se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et acrobatique.

    Bon à savoir

    Si vous hésitez entre plusieurs sports, profitez des cours d’essai gratuits, proposés par de nombreux clubs et associations. Ces séances sont un bon moyen de se faire une idée des entraînements et de l’ambiance. Les mairies organisent également des journées associatives pour faire découvrir aux enfants les différents sports possibles.

    Votre enfant se fait mal lors de son cours de sport ?

    Le contrat Garantie Accident de la Macif le préserve en cas d’accident.*

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Pratiquer une activité sportive est indispensable au développement physique et psychomoteur de l’enfant.
    • Les sports collectifs favorisent la sociabilité.
    • Les sports individuels conviennent bien au tempérament indépendant.
    • Le judo permet de pratiquer un sport de combat en suivant un code de conduite.

    (1) IRBMS
    (2) Ministère des Sports, « Certificat médical »
    (3) Fédération française de natation
    Fédération française de football
    Fédération française de basketball
    Fédération française de rugby
    Fédération française de handball
    Fédération française de tennis
    Fédération française d’athlétisme
    Fédération française de judo
    Fédération française de karaté