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  • Rouler en camping-car : voyager sereinement

    Rouler en camping-car : voyager sereinement

    1 Préparez-vous à prendre la route

    Si vous avez laissé votre camping-car plusieurs mois en hivernage, assurez-vous que vos pneumatiques sont en bon état. Rendez-vous chez un professionnel qui pourra contrôler si les roues tournent bien, car les pneumatiques sont l’atout sécurité de votre véhicule.

    Avant de partir, effectuez un tour du camping-car pour vérifier si tous les indicateurs lumineux fonctionnent bien.

    Bien sûr, vous aurez pris soin de rentrer la parabole, le marchepied, les cales, de vérifier la fermeture de la soute arrière, des lanterneaux et des panneaux solaires. Coupez toutes les arrivées d’eau, de gaz (la bouteille doit être sanglée), calez les assiettes, les couverts et les verres pour éviter le roulis et les bruits incessants durant le trajet. Bonne route !

    2 Répartissez le poids

    Ne surchargez pas le camping-car et vérifiez que les charges sont bien réparties et respectez le PTRA (poids total roulant autorisé) de 3,5 tonnes. En moyenne, un camping-car avec capucine consomme 12,4 litres/100 km. Pour réaliser quelques économies et vous délester de surpoids, emportez une seule bouteille de gaz (13 kg) et videz les eaux grises le temps du trajet.

    Pensez à attacher toutes vos affaires ou à les glisser dans un filet de sécurité, car un sac de voyage ou tout autre objet projeté dans la cabine à plus de 50 km/h peuvent s’avérer extrêmement dangereux pour ses occupants.

    3 Choisissez les bons itinéraires

    Préenregistrez votre destination sur votre GPS pour visualiser le bon itinéraire à l’avance et la distance à parcourir. Sur certains GPS spécialisés camping-car, le conducteur peut présélectionner la taille du véhicule pour éviter les routes avec des restrictions et indiquer les itinéraires spécifiques au volume ! Cela vous permet aussi de sélectionner les bonnes aires de camping-cars sans être obligé d’effectuer des détours et des kilomètres supplémentaires. Même si vous êtes équipé d’un GPS, pensez à emporter une carte routière et un guide : elle pourrait vous servir en cas d’arrêt soudain et inattendu du GPS.

    Faites des pauses toutes les deux heures et évitez de rouler aux heures de pointe : départ en vacances ou sorties de plage risquent de vous mobiliser de longues heures. Pensez à occuper les enfants avec un DVD, des jeux de carte, des coloriages (s’ils ne sont pas sujets au mal des transports) ou devinettes : le trajet sera moins pénible pour eux et pour vous ! Roulez à la fraîche pour éviter de surconsommer en utilisant la climatisation.

    Si vous choisissez la conduite sur autoroute, attention à bien connaître la hauteur de votre camping-car. En effet, s’il fait moins de 3 mètres de hauteur, il sera classé en catégorie 2 (véhicules intermédiaires) et s’il fait plus de 3 mètres en catégorie 3 (poids lourd), un classement qui change tout au niveau de la tarification. Et dans tous les cas, utilisez la voie de péage la plus à droite, celle sans gabarit de hauteur généralement réservée aux poids lourds.

    4 Pensez gabarit !

    Si le camping-car est un véhicule qui se conduit facilement et ne nécessite pas de permis spécialisé, son gabarit est proche de celui d’un petit camion : 3 mètres de hauteur et 6 à 7 mètres de longueur. Faites attention lors des manœuvres de stationnement, des passages sous les ponts, au niveau des parkings et des péages, mais aussi en montagne avec les pics rocheux ou les branches d’arbres qui dépassent. Soyez prudents avec les angles morts, lors des marches arrière. Pour les manœuvres, demandez à un autre passager de vous aider pour reculer.

    Bon à savoir

    Pour vos premières sorties en camping-car, inscrivez les dimensions de votre véhicule sur un post-it collé sur le tableau de bord. Un petit mémo utile pour éviter les accrochages !

    5 Conduisez en toute sécurité

    La ceinture est bien sûr obligatoire, même pour les passagers à l’arrière, c’est pourquoi toutes les places en sont équipées. Dans les descentes, servez-vous du frein moteur en passant les vitesses. Non seulement vous éviterez de consommer trop d’essence, mais en plus, en utilisant l’inertie due au poids du camping-car, votre conduite sera plus souple. Pour franchir les montées et les cols en montagne, restez en seconde pour ne pas trop tirer sur votre boîte de vitesses.

    Sur route étroite (ruelle, route de montagne avec voie rocheuse, franchissement d’un pont, etc.), faites attention à la largeur de votre véhicule (2,30 mètres environ). C’est souvent là que les accrochages ont lieu.

    6 Levez le pied !

    Si les vitesses autorisées sont les mêmes qu’une voiture, pensez à doubler les distances de sécurité car, pour un camping-car, le temps et la distance de freinage sont trois fois plus importants. Maîtrisez votre vitesse et réduisez-la en cas d’intempéries (forte pluie, brouillard, etc.) ou de pentes à forte inclinaison. Sur la route, vous êtes plus sensibles au vent et aux appels d’air comme lorsqu’un poids lourd vous dépasse. Une rafale peut ainsi déporter votre camping-car, surtout si vous roulez à une vitesse élevée. Du fait de votre encombrement, ralentissez dans les virages et pour prendre les ronds-points.

    Il faut bien évidemment adapter votre vitesse aux différentes routes : autoroute, campagne, montagne et ville. Faites attention notamment aux chicanes et aux ralentisseurs ! Vous êtes plus large qu’une voiture (2,30 mètres).

    Sur les ronds-points, prenez garde aux angles morts, avec un véhicule de 7 mètres, il faut doubler avec vigilance. Élargissez votre trajectoire (pour ne pas que vos roues arrière montent sur un terre-plein central), réduisez votre vitesse pour ne pas avoir à freiner subitement ou voir votre véhicule se déporter.

    7 Tractez un autre véhicule

    Si vous souhaitez tracter votre voiture, selon l’article R.311-1 de 2014 du Code de la route, elle doit obligatoirement être placée sur une remorque. Si le cumul du PTAC de la remorque et du camping-car reste égal à 3 500 kg, le permis B suffit. Sinon, il vous faudra suivre une formation de sept heures et passer le permis B96 pour pouvoir tracter jusqu’à 4 250 kg. Autre solution pour vous déplacer en ville, vous pouvez choisir de transporter un scooter (100 kg environ) sur une remorque porte-moto.

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    L’Essentiel de l’article

    • Préparez votre véhicule.
    • Définissez votre itinéraire.
    • Levez le pied.
    • Pensez gabarit et sécurité.
  • Eau et électricité : comment être autonome en camping-car ?

    Eau et électricité : comment être autonome en camping-car ?

    1 Installez une batterie auxiliaire

    La batterie auxiliaire ou batterie cellule est indépendante de la batterie moteur. Elle alimente en 12 volts tous les éléments électriques situés dans l’espace de vie du camping-car : réfrigérateur, plaque de cuisson, téléviseur… Elle se recharge via la batterie moteur (grâce à un alternateur). Si elle est vide, il vous faudra rouler deux heures pour la recharger.

    Cette batterie est capable de supporter une décharge importante et régulière. À moins de disposer de panneaux solaires, choisissez un modèle de batterie à charge profonde.

    Lorsque vous utilisez moins votre camping-car (en hiver notamment), la batterie a tendance à se décharger naturellement. Veillez donc à recharger la batterie cellule sur le secteur (230 V) une fois par mois minimum, pendant 24 à 48 heures.

    La vie en camping-car, c’est aussi changer ses habitudes et profiter de la vie en plein air, alors apprenez à déconnecter en éteignant la TV et la radio : allez plutôt voir le coucher de soleil sur la jetée ! Pour l’éclairage, les derniers modèles de camping-car sont éclairés de LED beaucoup moins énergivores. Attention, une cafetière à expresso utilisée environ une heure par jour consomme 1 500 watts !

    Bon à savoir

    Les groupes électrogènes extérieurs sont très pratiques car ils rechargent vite la batterie : en deux ou trois heures seulement ! Mais attention, ils sont aussi très bruyants pour le voisinage.

    2 Équipez-vous de panneaux solaires

    Les panneaux solaires pour camping-car sont un complément d’énergie qui, en été, peut devenir votre principale source d’énergie. À condition d’avoir une installation électrique secondaire reliée à la batterie moteur (elle vous fournira de l’électricité en cas de mauvais temps). Leur coût est vite amorti puisqu’ils ont une durée de vie de vingt ans !

    Plus le panneau solaire est puissant, plus l’autonomie sera grande car la batterie se chargera plus vite.

    Faites poser le panneau solaire à plat sur la toiture de votre camping-car (et passez par les services d’un professionnel). Si vous pensez l’utiliser en hiver, il faudra alors une pose inclinée ou opter pour un panneau solaire orientable afin de profiter d’un ensoleillement maximum.

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    3 Consommez peu

    Le remplissage de l’eau (100 litres) prend du temps et ce service proposé sur les aires est généralement payant (entre 2 et 3 euros). C’est pourquoi, si vous voulez être plus autonome et ne pas devoir remplir vos réservoirs tous les jours, soyez économe.

    Prenez des douches plus courtes et profitez de vos haltes en camping pour utiliser les sanitaires. Vous pouvez également investir dans une petite douchette extérieure de 8 litres, dont la poche se réchauffe au soleil pour un rinçage express après une baignade en eau salée, par exemple.

    L’eau sert à la toilette (douche et brossage des dents). Pensez donc à être économe et à ne pas laisser le robinet ouvert inutilement !

    L’Essentiel de l’article

    • Alternez votre apport en énergie en installant une batterie auxiliaire et des panneaux solaires.
    • Soyez économe dans vos dépenses d’eau et d’électricité.
  • Camping-car : comment vidanger et ravitailler ?

    Camping-car : comment vidanger et ravitailler ?

    1 Anticipez votre plein d’eau et vos vidanges

    Vous n’avez pas envie de manquer d’eau, ni de transporter les cassettes de vos W.-C. chimiques pleines à ras bord ? Faites un stop tous les deux ou trois jours dans une aire de services équipée de bornes ! Cette étape de vidange et d’approvisionnement en eau est une opération indispensable pour votre confort. Sans cela, adieu douche et vaisselle !

    C’est là que vous pourrez remplir votre réservoir d’eau propre. Celui-ci contient environ 100 litres, soit deux jours en autonomie pour quatre personnes. Ce service est généralement payant (autour de 2 à 3 euros), alors autant choisir certaines aires qui disposent d’un tuyau qui quantifie les 100 litres du réservoir et le remplit plus rapidement. Pensez sinon à voyager avec un tuyau enrouleur (15 mètres), un embout 15/21 et un embout 20/27 utilisable et compatible dans de nombreux pays européens.

    Bon à savoir

    En cas de services payants, notamment pour vous ravitailler en eau : prévoyez de la monnaie ou des jetons à retirer en mairie ou à l’office de tourisme.

    2 Vidangez vos eaux usées

    Les eaux grises sont les eaux qui proviennent de la douche et des éviers. Le réservoir des eaux grises a une capacité d’environ 100 litres, il est situé sous le plancher du camping-car. Pour évacuer cette eau usagée, il vous suffit d’ouvrir les robinets, vannes ou trappes qui se déversent directement sous le camping-car.

    Les aires de services disposent d’une aire de vidange bétonnée équipée d’une trappe d’évacuation (de la taille d’une bouche d’égout) sur laquelle il faudra venir positionner votre camping-car. Une opération qui peut demander un petit peu d’adresse lors des premières vidanges.

    Comptez dix minutes pour évacuer les eaux grises. Pendant ce temps-là, vous pouvez commencer à détacher votre cassette amovible des eaux noires.

    Les eaux noires sont les eaux qui proviennent uniquement des W.-C. chimiques. Elles sont stockées dans une cassette extractible d’une contenance de 10 à 25 litres (à vider tous les deux à trois jours environ), laquelle se situe à l’extérieur du camping-car. Pour faciliter leur transport, certaines sont équipées d’une poignée et de petites roues. Il suffit ensuite de prendre la cassette et de la vider à l’aide de son bec verseur dans le réceptacle prévu à cet effet. Prévoyez des gants car il vous faudra soulever le couvercle. Utilisez deux litres d’eau et un mélange qui neutralise les mauvaises odeurs pour rincer votre cassette.

    Si vous n’avez pas trouvé d’aire, vous pouvez toujours utiliser les sanitaires du camping ou d’une station-service à condition que vos W.-C. chimiques ne renferment pas de produit chimique (bleu, vert, bouillie bordelaise ou autre). Il faudra bien veiller à nettoyer l’ensemble en partant !

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    3 Halte aux vidanges sauvages

    Vidangez sans polluer ! Aucune vidange des eaux noires ou des eaux grises ne doit être effectuée sur la voie publique, dans les bouches d’évacuation d’eaux de pluie ou dans la nature. Même si vous utilisez des produits biodégradables (liquide vaisselle, shampooing…) qui se déversent dans vos eaux grises, vous ne devez pas les vider sur la route en conduisant ou en pleine nature ! Cela fait partie de la charte éthique du parfait camping-cariste ! L’article R*116-2 du Code de la voirie routière prévoit en cas d’infraction une amende de 5e catégorie pouvant aller jusqu’à 1 500 euros (1).

    Par civisme, il faut vous interdire de vidanger n’importe où au mépris des règles essentielles de propreté, d’hygiène et par respect pour les communes que vous traversez.

    Avant de quitter l’aire de service, pensez à bien refermer vos vannes pour ne pas que l’eau continue à s’évacuer en roulant.

    L’Essentiel de l’article

    • Videz vos eaux grises et vos eaux noires dans les aires de service prévues à cet effet. Une opération à réaliser tous les deux ou trois jours.
    • Comptez 10 minutes pour remplir vos 100 litres d’eau propre. Ce service peut être payant.

    (1) Légifrance, Code de la voirie routière, Article R*116-2.

  • Comment stationner en camping-car ?

    Comment stationner en camping-car ?

    1 Campement ou stationnement ?

    Un camping-car peut « stationner » exactement aux mêmes endroits qu’une voiture : sur une place de parking située dans la rue ou sur le parking d’un supermarché ou d’une aire d’autoroute (sauf arrêté préfectoral ou barrières de limitation de hauteur). Seule condition : ne pas rester plus de sept jours sur le même emplacement. En général, les communes autorisent une durée de stationnement entre 48 heures et 72 heures. Vous devrez également vous acquitter d’un forfait post-stationnement en journée et veiller à ne pas gêner la circulation.

    En revanche, vous ne pouvez pas « camper » n’importe où avec votre camping-car. Camper signifie sortir vos cales, votre mobilier extérieur, votre auvent, votre marchepied…

    Bon à savoir

    Déballer ses affaires sur un parking peut vous coûter entre 1 500 et 3 000 euros selon l’article R*116-2 du code de la voirie routière.

    2 Préférez le camping…

    Question autonomie, vous êtes obligés de faire une halte tous les trois jours pour refaire le plein en eau et vidanger votre véhicule. Alors pourquoi ne pas réserver un emplacement en camping ? Une solution certes payante, mais qui permet de profiter d’infrastructures (douche, sanitaire, restauration, jeux…). Profitez également de votre arrêt pour recharger toutes vos batteries à une borne. Tout dépend de votre consommation (télévision, éclairage, recharge de téléphone portable…), mais l’autonomie électrique dure en moyenne trois jours. Séjourner quelques jours en camping peut aussi être une petite halte bénéfique si vous avez des enfants et/ou un animal de compagnie ! C’est l’occasion également de rencontrer d’autres camping-caristes qui partagent votre goût pour ce mode de déplacement.

    Avant de vous installer, surveillez la nature du sol. Normalement, il doit être facile d’accès, parfaitement plat et stabilisé. Pour vous approprier l’encombrement du camping-car et stationner facilement, aidez-vous du radar de recul si votre camping-car en est équipé. N’oubliez pas que votre camping-car possède un gros gabarit : soyez par conséquent attentif lors de ces manœuvres.

    Pour éviter que le camping-car ne bouge lorsqu’il est immobilisé, il est conseillé de poser deux vérins sous le châssis à l’arrière pour plus de stabilité, surtout si les enfants chahutent ! Il faudra bien penser à les retirer avant de redémarrer.

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    3 … Ou stationnez dans des aires réservées aux camping-cars

    Beaucoup de municipalités proposent des aires spécifiques où les camping-cars peuvent stationner pour y passer une ou deux nuits.

    Soyez vigilant et respectez les règles de voisinage : évitez de faire trop de bruit ! Faites attention à l’affichage qui vous donnera des informations.

    Cette halte sera l’occasion pour vous de visiter les points d’intérêt de la région : plages, centre-ville, musées, festivals…

    4 En dernier recours, optez pour une aire de service

    Les aires de services spécifiques aux camping-cars permettent de trouver les services nécessaires : vidanges, remplissage d’eau et parfois bornes électriques pour recharger ses batteries. Vous pouvez y passer la nuit en sachant que ces aires ne sont pas faites pour rester très longtemps. D’ailleurs, elles consistent bien souvent en de grandes places de parking. Le gros avantage c’est que vous en trouverez facilement : il existe en effet 1 200 aires de services gratuites en France (2) !

    Le saviez-vous ?

    Il existe également 10 000 emplacements gratuits (3) chez l’habitant pour découvrir les éleveurs, fermiers et vignerons de la France entière… Une formule qui vous permet de visiter des lieux incroyables, de découvrir un savoir-faire, de goûter aux produits locaux et de dormir au calme.

    L’Essentiel de l’article

    • S’il est possible de stationner en ville pour un camping-car, il est en revanche interdit d’y camper.
    • Si vous souhaitez déballer auvent, mobilier extérieur ou marchepied, dirigez-vous vers une aire de stationnement autorisée ou un camping.

    (1) Fédération des campeurs, caravaniers et camping-caristes (FFCC).
    (2) Le Monde du Camping-Car.
    (3) France Passion.

  • Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Mobilités : comment les Français se rendent-ils au travail ?

    Un Français sur trois met plus d’une heure pour se rendre au travail

    Avec 19 km (1) et 50 minutes en moyenne (25 minutes aller, 25 minutes retour) (2), les déplacements domicile-travail quotidiens restent l’un des principaux motifs de déplacement des Français. En Île-de-France, ce temps s’allonge à 1 heures et 11 minutes. En zone rurale au contraire (environ 33 % de la population française), il descend à 30 minutes (2). Conséquence, 46 % des actifs déclarent que ces trajets représentent une perte de temps (2) !

    Le mode de transport choisi a un impact sur le temps passé à se rendre au travail : 1 heure et 3 minutes aller-retour par jour en moyenne en transports en commun, 50 minutes en voiture et 47 minutes en mode « doux » (marche, vélo).

    Bon à savoir

    Le forfait mobilité durable

    Proposé par l’employeur (qui n’en a pas l’obligation), le forfait mobilité durable (FMD) prendre en charge les frais de déplacements domicile-travail liés à l’utilisation d’un mode de transport doux (vélo ou VAE, trottinette électrique, etc.). Il est plafonné à 600 € par an et par salarié. 

    La voiture en tête, le vélo progresse dans les grandes villes

    Côté transports justement, quels sont les choix des Français ? Sans surprise, la voiture reste largement en tête puisqu’elle concerne plus des trois quarts des trajets (1), un chiffre stable depuis l’avant-pandémie. Seule exception : l’Île-de-France et les grandes métropoles, où la part modale de la voiture tend à diminuer, au bénéfice notamment du vélo, électrique ou non. Le réflexe voiture s’applique même aux petits trajets : plus d’un trajet domicile-travail de moins de 2 km sur deux (53 %) est effectué en voiture (3).

    Les mobilités douces (vélo, marche, trottinette) sont utilisées régulièrement ou occasionnellement par un tiers des Français se rendant au travail. 5 % optent pour des moyens de locomotion électriques (hoverboard, trottinette électrique, vélo à assistance électrique – VAE –, etc.) (1)

    Les transports en commun sont en revanche en perte de vitesse par rapport à l’avant-Covid, principalement du fait du télétravail. Utilisés par 20 % des sondés, ils enregistrent une baisse de fréquentation de 4 points par rapport à 2019 et de 7 points par rapport à 2018 (1)

    Moins de voiture… quand c’est possible

    Les habitudes changent donc très lentement. Pourtant, 9 actifs sur 10 souhaitent réduire l’impact écologique de leurs trajets quotidiens. Un vœu malheureusement impossible à réaliser dans les faits pour 21 % des personnes interrogées (2), majoritairement par manque d’alternative (notamment le manque de transports en commun).

    10 % des actifs ont réussi à changer leur routine de déplacement depuis la crise sanitaire. À noter que dans un cas sur trois, ce changement a été encouragé ou opéré à l’initiative de l’employeur (mise en place de flottes électriques, du forfait mobilité durable, etc.) (1)

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La voiture reste de loin le moyen de transport le plus utilisé pour aller au travail.
    • Les modes doux progressent, surtout dans les grandes villes.
    • Les Français souhaitent moins utiliser la voiture quand ils ont des alternatives.

    (1) IFOP, Baromètre Alphabet « Mobilité & Entreprises », 2021.
    (2) IPSOS, Les déplacements des Français, 2022.
    (3) INSEE, 2021.

  • Risque de verglas ? 6 conseils pour tenir la route

    Risque de verglas ? 6 conseils pour tenir la route

    1 Des pneus antiglisse

    Aussi appelés pneus contact ou pneus neige, ils possèdent une gomme qui reste souple en dessous de 7 °C, de gros pavés pour évacuer la neige fraîche et des lamelles qui font ventouse sur le verglas. Leur grande polyvalence permet de les utiliser de novembre à mars.

    S’équiper de pneus hiver ou détenir des chaînes ou chaussettes à neige est d’ailleurs désormais obligatoire du 1er novembre et le 31 mars dans certaines communes des massifs montagneux (Pyrénées, Alpes, Massif central, Vosges, Jura, Corse…)(1). Découvrez ici si votre commune est concernée.

     

    2 Voir et être vu

    Avant de démarrer, veillez à bien dégivrer votre pare-brise et vos vitres. Pensez aussi à nettoyer les phares avant et arrière. Sans oublier d’allumer vos feux de croisement. Le verglas s’accompagne souvent de brouillard givrant, vous devez donc optimiser votre visibilité, pour voir, mais aussi pour être vu.

    3 Tenir ses distances

    Pour pallier le manque d’adhérence des pneus sur verglas, il est indispensable de limiter votre vitesse et d’opter pour une conduite en douceur et sans à-coups. Tout comme sur les routes enneigées, la distance de freinage est quadruplée, augmentez donc significativement la distance qui vous sépare des autres véhicules.

    Un pépin sur la route ?

    Grâce à l’application Macif, disposez d’une assistance géolocalisée depuis votre mobile, avec le suivi de la dépanneuse.

    4 Pédale douce

    Plus que jamais, anticipez vos freinages. Procédez par petits coups de pédale sur le frein pour ralentir progressivement et éviter ainsi de faire la toupie. Ne freinez pas dans les virages ! Conduisez plutôt en surrégime en utilisant le frein moteur pour maintenir votre adhérence au sol.

    5 Redémarrage en douceur

    Autant que possible, évitez l’arrêt complet de votre véhicule. Pour repartir, redémarrez en accélérant doucement pour éviter que les pneus ne patinent sur la glace.

    6 Bien réagir en cas de dérapage

    Si votre voiture se dérobe, surtout ne freinez pas ! Embrayez pour ramener les quatre roues à la même vitesse et ainsi limiter la glissade. Si l’arrière se met en travers, en somme, si la voiture dérape, regardez toujours où vous souhaitez aller, cela facilite instinctivement la manœuvre de maintien de la trajectoire voulue. Évitez donc de fixer votre attention sur l’obstacle.

    Risque de verglas ? 6 conseils pour tenir la route

    Souvent invisible, la présence possible de verglas est néanmoins signalée sur certaines routes par ce panneau.

    L’Essentiel de l’article

    • Limitez votre vitesse et augmentez la distance de sécurité.
    • Optez pour une conduite en surrégime.
    • Freinez toujours progressivement et jamais dans les virages.
    • Contre-braquez en cas de dérapage.

    (1) Sécurité Routière 2022

  • Comment bien aménager son van pour partir en voyage ?

    Comment bien aménager son van pour partir en voyage ?

    Quels équipements prévoir pour votre confort ?

    Au-delà des accessoires indispensables à la vie en appartement ou en maison, en van aménagé, se doter d’un réchaud portatif est primordial si votre véhicule ne dispose pas de plaques de cuisson. Un couteau suisse, une popote camping et une lampe frontale sont des alliés de choix tant ils sont des accessoires utiles et prenant peu de place.

    Côté hygiène, le savon de Marseille, écologique et biodégradable, permettra de faire sa lessive, mais aussi d’assurer son hygiène corporelle et le ménage ! Pensez aussi à un système de filtration d’eau en cas d’arrêt à proximité d’une rivière et des sacs de couchage pour gagner en confort quand les températures extérieures chutent !

    Quels types de véhicule sont autorisés ?

    Il existe deux types de vans et fourgons aménagés : les premiers sont dits « homologués » lorsqu’ils comprennent un compartiment habitable composé d’éléments inamovibles tel que des sièges et une table, des couchettes, un coin cuisine raccordé au gaz et des espaces de rangement. L’homologation officielle leur permet de changer de catégorie de véhicule. Le dossier est à soumettre auprès de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), pour changer de catégorie sur la carte grise : de véhicule VU ou CTTE à VASP (Véhicule Automoteur Spécialisé de PTAC < ou = 3,5 tonnes). 

    Un van aménagé est dit « non homologué » quand l’aménagement intérieur est sommaire et démontable en 2 heures maximum, qu’aucun système de gaz n’a été installé et aucune grande modification n’a été apportée sur la structure du véhicule. Il conserve alors sa carte grise de véhicule utilitaire (VU) ou camionnette (CTTE). 

    Quels sont les avantages et les limites du véhicule utilitaire (VU) ?

    Relativement accessible à l’achat, le véhicule utilitaire est compact, il peut se garer facilement et toutes les routes lui sont accessibles. Initialement destiné aux professionnels qui transportent du matériel, ce véhicule est également fiable ! Néanmoins, s’il offre suffisamment d’espace pour organiser un petit nid douillet pour deux, c’est plus compliqué avec une famille. Autre point négatif : du fait de sa petite taille, son aménagement est plus contraignant car il demande plus d’adaptation et d’agilité qu’une camionnette, ce qui peut entraîner un coût plus important.

    Quels sont les avantages et les limites de la camionnette (CTTE) ?

    La camionnette (CTTE) présente également des atouts ! Pratique et spacieuse, elle peut embarquer plus de monde et permet aux passagers de bénéficier de plus de confort. Cet espace plus généreux offre davantage de possibilités d’aménagement qu’un utilitaire. Cependant, elle est plus coûteuse à l’achat et pour l’entretien quotidien (gazole, réparations, etc.).

    Quels impacts écologiques ?

    Selon l’ADEME, voyager en van, seul, émet plus de C02 qu’un voyage en avion, en train ou en voiture. Reste qu’il est possible de barouder en van aménagé en limitant votre empreinte écologique. Par exemple, les émissions chutent à partir de 4 personnes à bord… à condition bien sûr d’avoir le nombre de places nécessaires. Autre possibilité, : opter pour un modèle électrique. Pensez aussi à ne pas le surcharger en objets inutiles pour limiter la consommation d’énergie. Vous pouvez aussi le doter de panneaux solaires. À bord, ne changez pas vos habitudes : dites halte au plastique, préférez le bon vieux matériel de camping en acier inoxydable ! Côté hygiène, utilisez des produits biodégradables pour pouvoir les évacuer dans la nature. Au volant, adaptez votre allure pour réduire la consommation énergétique.

    Bon à savoir

    Peut-on vivre à l’année dans son van ?

    Passer d’une vie sédentaire à celle de vanlifer, c’est possible ! Mais, cela implique des démarches administratives (assurance, domiciliation fiscale, réception du courrier…)  et des préparations pratiques (stockage de ses biens en garde-meubles, aménagement du véhicule pour toutes les saisons, installation d’un routeur 4G en cas de télétravail…). Alors si vous souhaitez troquer votre appartement ou votre maison pour un van, préparez-vous bien en amont à ce changement de vie !

    L’Essentiel de l’article

    • Des véhicules homologués et non homologués
    • Le véhicule utilitaire une alternative intéressante
    • Il est possible de barouder en van aménagé en limitant son empreinte écologique
    • Des démarches administratives et pratiques pour vivre en van à l’année

    UN VAN AMÉNAGÉ À ASSURER ?

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  • Shopping du motard : 5 innovations high-tech à tester

    Shopping du motard : 5 innovations high-tech à tester

    Le marché français du deux-roues se porte bien. C’est du moins le constat qu’en faisaient les professionnels du secteur à l’automne 2020. Au mois d’octobre, ils notaient ainsi une hausse des immatriculations de 50% pour les cyclos de moins de 50cc, de 43% pour les 125cc et de 50% pour les motos ou scooters de plus de 125cc. (1) Un chiffre qui n’étonnera pas les adeptes des motos et scooters, convaincus depuis longtemps déjà par les atouts de ces véhicules. Entre la sensation de liberté qu’offre la conduite d’une moto et la facilité pour se garer en ville, ils multiplient les avantages.

    Parallèlement, avec la pandémie mondiale de la Covid-19 et les confinements, la France enregistre une baisse historique de la mortalité et de l’accidentalité en 2020. Ainsi, le nombre de personnes décédées est inférieur de 21% en 2020 (2) (vs 2019) avec 479 décès de motards et 100 de cyclomotoristes (soit -32% en motos et -60% en cyclomoteurs). Le nombre de blessés enregistre aussi une baisse de -20% (2). Pour autant, même si rouler à moto est un plaisir, il est indispensable de prendre ses précautions pour assurer sa sécurité et son intégrité physique. Pour preuve, alors que les usagers des deux-roues motorisés représentaient moins de 2 % du trafic (1,9 %) en 2017, ils constituaient 43 % des blessés graves et 22 % des tués sur la route (3). Chaque année, des innovations technologiques permettent à la fois d’améliorer la sécurité et le confort des usagers de motos et scooters. Zoom sur cinq d’entre elles.

    1 Un gilet airbag

    Protéger les zones vitales du motard en cas de chute ou d’accident : tel est l’objectif de l’airbag moto. À l’instar des coussins gonflables dont sont aujourd’hui équipées la plupart des voitures, l’airbag moto se déploie automatiquement et enveloppe le haut du corps du conducteur (tronc et cou) dès lors que le système détecte une situation anormale (accélération soudaine, chute, collision, etc.). Sans fil, muni d’un capteur électronique ou relié à la moto par ondes radio, cet équipement est intégré dans un blouson. Dos, abdomen, clavicules, cervicales et thorax sont ainsi mieux protégés qu’avec un blouson seul, même si ce dernier est certifié « Équipement de protection individuelle ».

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    2 Des gants connectés

    Et si, en plus de protéger les mains des motards, leurs gants pouvaient les avertir d’un danger imminent ? Plus qu’un projet, cet équipement a été nommé pour le Prix innovation sécurité routière 2020. Fonctionnant grâce aux signalements des utilisateurs, ces gants nouvelle génération, équipés de LED, vibrent et clignotent à l’approche de la zone de danger (virage dangereux, ralentissement, nid-de-poule, plaque de verglas, accident, travaux, etc.) repérée par la communauté. À noter que chaque motard muni de ces gants peut lui-même prévenir d’un incident et le géolocaliser en temps réel, grâce à un bouton situé sur les gants. Frileux ou adeptes des road-trip dans les régions froides ? Les gants chauffants réchauffent toute la longueur de vos doigts et le dos de votre main à la température souhaitée grâce à ses 3 niveaux de chaleur.

    70 %

    des usagers de deux-roues motorisés ont chuté au moins une fois. Près de la moitié a été blessée lors de cette chute (4).

    3 Un casque intelligent

    Parce que quitter la route des yeux quand on est au guidon d’une moto est dangereux, même s’il s’agit de vérifier l’itinéraire proposé par un GPS, il existe désormais des casques de moto affichant sur la visière le trajet à emprunter ainsi que toutes les informations relatives à celui-ci : vitesse autorisée, éventuel ralentissement, etc. Comment cela fonctionne ? Le motard renseigne son adresse de départ et sa destination sur une application avant que ces données ne soient transmises au casque grâce à la technologie Bluetooth.

    Pour renforcer la sécurité des motards, une entreprise planche sur la création d’un casque intelligent et connecté. Ce petit bijou de technologie dispose d’un feu stop arrière pour prévenir les véhicules de votre freinage et d’une assistance vocale vous indiquant en temps réel la situation du trafic routier. Certains modèles pourront même, en cas de choc, avertir vos proches et envoyer par message votre géolocalisation, votre groupe sanguin et vos antécédents médicaux.

    4 Des feux de stop amovibles

    Des feux amovibles : c’est l’une des dernières innovations technologiques visant à rendre les utilisateurs de deux-roues mieux visibles des autres usagers de la route, notamment la nuit. Qu’il s’agisse d’un deuxième feu de stop ou d’une seconde paire de clignotants, ils se placent sur la signalisation de la moto grâce au système Bluetooth. Portez ce type d’équipement au-dessus d’un blouson spécifique moto équipé de renfort type dorsale, pour éviter de provoquer une blessure complémentaire en cas de chute.

    Une moto à assurer ?

    Pensez à la Macif et à sa garantie « Accessoires et Équipement du Motard », pour assurer notamment votre blouson, votre top case ou vos bottes.*

    5 Une balise GPS de détresse

    Si une balise GPS s’avère très utile pour pouvoir localiser son véhicule en permanence (et le retrouver facilement en cas de vol), elle l’est davantage lorsqu’elle fait, en plus, office de balise de détresse. Aujourd’hui, certaines balises GPS sont en effet munies d’un système permettant d’envoyer un SOS à la personne de son choix, par une simple pression sur un bouton. Contenant un lien de géolocalisation, le message ainsi envoyé permet au destinataire d’avertir les secours en leur précisant la position exacte de l’expéditeur et de l’éventuel accident.

    L’Essentiel de l’article

    • À moto ou en scooter, bien s’équiper est indispensable pour assurer sa sécurité.
    • En 2020, 579 usagers de deux-roues (479 en motos et 100 en cyclos) sont décédés sur les routes françaises.
    • Gilet airbag, gants connectés, casques intelligents : ces équipements améliorent le confort et renforcent la protection des motards.

    (1) Etude Autoviza basée sur les déclarations d’immatriculations du Ministère de l’Intérieur, de janvier 2016 à octobre 2020.
    (2) Bilan définitif de l’accidentalité routière, 2020. 
    (3) Bilan définitif de l’accidentalité routière, 2017. 

    (4) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés », 2018.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
    ** Offres soumises à conditions et non rétroactives, réservées aux sociétaires Macif hors personnes morales.

  • 7 bons plans pour rentrer de soirée en toute sécurité

    7 bons plans pour rentrer de soirée en toute sécurité

    1 Faites le test 

    La limite d’alcool pour prendre le volant est de 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Emportez un alcootest pour contrôler votre alcoolémie avant de reprendre le volant. Il est important de se fier aux résultats plutôt qu’à son sentiment. On peut se sentir en forme alors que l’alcool n’a pas pour autant disparu du corps.

    Pour les jeunes conducteurs en permis probatoire, la consommation d’alcool est tout simplement interdite avant de prendre le volant, quelle que soit la quantité !

    Attention danger !

    33% des jeunes âges de 16 à 30 ans avouent être déjà rentrés chez eux en conduisant leur voiture alors qu’ils avaient consommer des substances (alcool, cannabis, autres drogues). (1)

    2 Prenez un duvet

    Plutôt que de reprendre le volant fatigué et alcoolisé, optez pour quelques heures de sommeil réparateur. Le taux d’alcool dans votre sang diminuera et vous serez reposé pour reprendre le volant. Votre retour de soirée n’en sera que plus serein. À votre réveil, utilisez un alcootest pour vérifier que vous pouvez bien conduire, ou faites appel à un conducteur sobre.

    Pour information, l’alcoolémie décroît de 0,15 g/l par heure. Si vous avez dépassé 0,5 g, comptez au moins quatre heures de repos.

    4 Jouez-la classique : métro, bus…

    En zones urbaines, vous pouvez toujours attendre un peu et opter pour les premiers métros ou bus du matin. Dans les grandes villes, des bus circulent même de nuit. Sinon, comptez sur vos fidèles pieds.

    5 Appelez un chauffeur professionnel

    Rentrer avec un chauffeur de taxi professionnel peut avoir un coût élevé si on est seul, mais cette solution offre l’avantage d’être déposé exactement là où on le souhaite. C’est une solution efficace si le retour à pied ne vous inspire guère, et plus abordable si vous êtes plusieurs à partager la note.

    6 Faites du covoiturage de proximité

    Pas envie de prendre les transports ou le taxi pour rentrer ? De nouveaux services collaboratifs se développent, surtout en dehors des villes, avec l’organisation de réseaux d’entraide via des pages communautaires. Rejoignez en un clic le réseau et proposez vos déplacements, même les plus proches, à d’autres utilisateurs habitant la même ville ou se rendant au même endroit. Une solution plus sécurisante et moins fastidieuse que l’auto-stop !

    7 Prudence et vigilance dans tous les cas

    Vous êtes sobre et vous rentrez finalement en voiture ? Prudence et vigilance. La conduite nocturne demande un regain d’attention. Respectez scrupuleusement les limitations de vitesse et les distances de sécurité avec les autres véhicules, et pensez à allumer vos phares. Vérifiez toujours soigneusement avant de déboîter et ne doublez jamais dans une courbe ou une côte.

    L’Essentiel de l’article

    • « Boire ou conduire, il faut choisir ». Faites le test avec un éthylotest.
    • Désignez un capitaine de soirée qui restera sobre.
    • Emportez un duvet pour dormir sur place.
    • Jouez-la classique avec les transports en commun.
    • Appelez un chauffeur professionnel.
    • Pensez aux solutions locales de covoiturage.

    (1) Baromètre des Addictions – Macif 2023

     

  • Comment rester concentré au volant et éviter toute distraction ?

    Comment rester concentré au volant et éviter toute distraction ?

    Pour rouler en toute sécurité et rester concentré au volant, il faut éviter les distractions qui vont vous faire quitter la route des yeux ou lâcher le volant quelques instants.

    1 Le téléphone : ennemi n° 1

    Si vous avez l’habitude de répondre au téléphone ou de regarder vos SMS en voiture, il est primordial de revoir votre comportement. Cette mauvaise habitude est dangereuse, tant pour vous que pour les passagers que vous transportez ou les autres automobilistes.

    Par exemple, écrire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accidents(1). L’écriture d’un message constitue l’une des activités qui détourne le plus longtemps le regard de la route, et qui rend moins conscient du mouvement de la circulation qui vous entoure. Or trois secondes d’inattention suffisent pour provoquer un accident. Pour vous rendre compte des dangers de cette pratique, vous pouvez faire une simulation ici.
     
    En cas de problème sur la chaussée, si vous utilisez votre téléphone, le temps de réaction sera plus long. L’utilisation d’un téléphone portable tenu en main est d’ailleurs sanctionnée par une amende de 135 euros et un retrait de 3 points du permis de conduite (2). L’utilisation d’oreillettes ou d’un kit mains libres est également déconseillée, car une conversation téléphonique provoque une perte d’attention.

    Vous devez donc éteindre votre téléphone ou le mettre en mode avion et le programmer pour qu’il transmette un message d’absence automatique en cas d’appel ou de SMS reçu.

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    3

    Téléphoner au volant multiplie par trois le risque d’accident. (3)

    2 Programmez votre itinéraire

    Programmez également votre itinéraire sur le GPS avant de partir, et non une fois sur la route. Du bon sens. Mettez le son suffisamment fort pour pouvoir entendre les directives sans devoir jeter un coup d’œil à l’appareil, et placez-le dans l’habitacle afin qu’il soit le plus visible possible.

    23

    Lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accident. (3)

    3 Mais encore…

    D’autres éléments perturbateurs peuvent venir troubler votre attention :

    • consulter une carte, jeter un coup d’œil sur un titre de journal ou une vidéo, etc. Se concentrer sur autre chose que la route compromet le jugement du conducteur qui n’apprécie plus de manière précise les conditions de circulation ;
       
    • écouter de la musique très fort : votre attention diminue, vous n’entendez plus les bruits de la route, au point de pouvoir occulter par exemple le bruit d’une sirène ;
       
    • faire la conversation avec les passagers : ces derniers constituent une distraction courante, d’autant plus s’ils sont nombreux. Il faut éviter les discussions enflammées, ne pas se retourner pour parler avec les passagers assis à l’arrière, et leur demander de garder le silence lorsqu’une situation risquée se présente. L’ambiance de conduite idéale dans la voiture : le silence !
       
    • laisser des objets dans le véhicule à la volée : tous les objets, comme un sac à main, un sac à dos, des manteaux, etc., doivent être rangés, soit dans le coffre, soit au sol ou sous un siège, dans une position sûre, de sorte qu’ils ne se déplacent pas en cas de coup de frein soudain. Par mauvais réflexe, le conducteur peut être tenté de ramasser des objets qui tomberaient d’un sac après un coup de volant ou un freinage trop sec ;
       
    • manger ou boire : il est préférable de garder les deux mains sur le volant à tout moment. Si vous avez besoin de vous désaltérer ou de vous rassasier, faîtes plutôt une pause ;
       
    • fumer au volant : une cigarette dans la main provoque l’impossibilité de réagir convenablement en cas de besoin.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne répondez pas au téléphone.
    • Programmez votre trajet sur votre GPS avant de partir.
    • Prenez garde aux nombreuses distractions (musique, passagers, etc.) qui peuvent détourner votre attention de la route.

    (1) Sécurité routière, « Smartphone au volant, attention danger »
    (2) Légifrance, Code de la route, article R412-6-1
    (3) Sécurité routière