Étiquette : Mobilités

  • Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail ?

    Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail ?

    1 Le court-voiturage : une alternative aux transports en commun

    Éviter les bouchons sur la route

    Les grandes villes font face à une saturation des transports en commun. Ce constat a fait naître de nouvelles mobilités alternatives, comme des plateformes de covoiturage centrées sur les trajets domicile-travail. Ces derniers représentent en France environ 3 % des déplacements domicile-travail. Selon l’Ademe, près d’un million de Français « covoiturent tous les jours, le conducteur et le(s) passager(s) allant travailler ». (1)

    Charlotte, adepte du court-voiturage, est conquise par cette nouvelle façon de se déplacer :

    « Je circulais seule avec ma voiture tous les jours. Par curiosité, je me suis inscrite sur une application de court-voiturage. En quelques heures, j’ai senti que j’allais pouvoir partager ces trajets. Ce n’est finalement pas si compliqué pour mettre en place ces déplacements et c’est gagnant-gagnant pour le conducteur comme pour le passager ! Je ne conçois plus mes trajets autrement et je trouverais désormais dommage de laisser trois places vides dans ma voiture ! »

    Compenser le manque de transports en commun

    Pour d’autres, qui habitent dans des zones peu ou pas desservies par les transports en commun, le court-voiturage est une aubaine ! C’est une solution locale très intéressante, qui permet à des personnes isolées d’accéder à des activités de loisirs par exemple, ou à des actifs d’aller travailler sans investir dans un véhicule particulier. Cette alternative aux transports en commun proposée dans les zones peu denses permet petit à petit de faire évoluer les habitudes de mobilité.

    Julie, 39 ans, habitante de la région cannoise, est une adepte, en tant que passagère, du covoiturage de courte distance :

    « Dans ma région, les transports en commun, ce n’est pas évident. Je prenais le train pour me rendre au travail, situé à une trentaine de kilomètres de mon domicile. Et puis un jour, il a été annoncé que mon train du lendemain matin serait annulé. J’ai cherché des solutions et j’ai testé le court-voiturage. Depuis, j’utilise ce mode de transport très fréquemment ! J’ai découvert qu’il y avait finalement beaucoup de personnes qui faisaient le même trajet que moi quotidiennement. C’est très économique et surtout plus rapide pour moi de me rendre au travail en voiture. »

    Comme Julie, les usagers peuvent combiner les modes de transport en fonction de leurs besoins et des imprévus. En France, les régions où le covoiturage domicile-travail compte le plus d’adeptes sont la Lorraine, l’Alsace, la Haute-Normandie et le Nord-Pas-de-Calais. De façon générale, on note que le court-voiturage est plus pratiqué en zone rurale qu’en zone urbaine. (1)

    28% des Français ont déjà pratiqué le covoiturage de courte distance.*

    2 Faire des économies en respectant la planète

    Un tarif compétitif

    C’est le succès principal de cette nouvelle façon de circuler. Partager son trajet permet de faire de belles économies !

    Le court-voiturage permet au conducteur de rentabiliser ses déplacements en faisant participer les passagers aux divers frais inhérents à la possession d’un véhicule : frais de carburant, assurance ou entretien. Pour le passager, c’est également une alternative économiquement intéressante à étudier, car elle permet, entre autres, de se passer de l’achat d’un véhicule.

    Si le conducteur est libre de proposer son tarif pour le trajet qu’il propose, les applications apportent tout de même leurs recommandations.

    Un transport plus durable

    Le gain environnemental du court-voiturage dépend des moyens de transport qu’il remplace. Il n’empêche que l’augmentation du taux de remplissage d’une voiture pour une courte distance participe à réduire l’empreinte carbone. Une voiture transportant quatre voyageurs émet autant de CO2 qu’une voiture avec un conducteur seul. Alors autant remplir son véhicule pour limiter le ratio « émanations de gaz à effet de serre par personne ».

    Vous souhaitez gagner du temps, faire des économies et faire un geste pour la planète ? Rejoignez la communauté de covoiturage Karos en téléchargeant son appli www.karos.fr/.

    3 La convivialité : le maître-mot du court-voiturage

    Humaniser ses trajets quotidiens, c’est cela aussi la plus-value du court-voiturage ! Le court-voiturage est en effet un moyen de créer du lien social avec des personnes le temps d’un trajet.

    Charlotte se réjouit de partager les trajets avec ceux qu’elle embarque :

    « C’est une occasion formidable de faire des rencontres intéressantes. J’ai eu l’occasion de discuter avec des personnes qui n’étaient pas du tout du même milieu que moi. Et j’ai pu assister à des débats passionnants entre passagers pendant certains trajets ! Je sais par contre que certains n’auront pas envie de discuter par humeur ou fatigue, et cela me va très bien aussi. Mais globalement, quand on fait la démarche d’adopter le court-voiturage, on est plutôt ouvert au dialogue et aux échanges. »

    2 plateformes de covoiturage de courte distance

    L’Essentiel de l’article

    • Le conducteur renseigne son itinéraire, ses tarifs et ses horaires sur une plateforme de court-voiturage.
    • Les passagers intéressés s’inscrivent sur cette ligne de court-voiturage et participent financièrement au trajet.

    (1) Ademe, « Étude nationale sur le covoiturage de courte distance », 2015.
    *Ifop, « Enquête auprès des Français sur la mobilité au quotidien : les Français sont-ils prêts à adopter le covoiturage au quotidien ? », 2017.
  • Gilet airbag : l’équipement indispensable du motard

    La chute est sans doute une des plus grandes frayeurs des conducteurs de deux-roues. Et pour cause, lors d’un accident, 75% des motards subissent des blessures à l’abdomen, au thorax ou à la colonne vertébrale1. Pour votre sécurité, le gilet airbag constitue donc un équipement indispensable.

    En cas de choc (collision avec une voiture par exemple), son déclenchement est ultra-rapide pour protéger toutes les parties vitales qui risqueraient d’être touchées. Votre cou et vos cervicales sont également préservés avec le déploiement d’une minerve qui permet ainsi d’éviter le fameux “coup du lapin”.

    Lire aussi : Shopping high-tech du motard

    Chiffre-clé : 747

    décès en 2019 parmi les conducteurs de deux-roues motorisés2

    Le gilet airbag contribue donc à réduire les conséquences d’une éventuelle chute, mais votre vigilance et le respect du Code de la Route restent évidemment toujours de mise lorsque vous circulez en deux-roues.

     

    1 Sécurité Routière 2019
    2 Sécurité routière 2020

     

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  • Tous les conseils pour rouler à moto même l’hiver

    Tous les conseils pour rouler à moto même l’hiver

    1 Les équipements personnels

    Les gants

    Bien s’équiper permet de résister au froid et de conduire avec confort. Les gants, obligatoires sous peine d’amende, sont d’une importance primordiale. Équipez-vous de gants chauffants dont le système électrique permet de produire de la chaleur.

    Le rechargement de leur batterie peut se faire sur la moto grâce à une connexion filaire ou chez vous via une prise secteur. Idéal pour des trajets courts ou des balades de deux heures environ. Autrement, prenez des gants munis d’une membrane étanche et respirante ainsi que de renforts contre les chocs et l’abrasion. Il existe également des poignées chauffantes.

    Un blouson

    Choisissez un vêtement de route, blouson ou veste selon vos goûts, même si la veste longue (qui couvre les hanches et le bas du dos) est recommandée, avec une doublure hiver intégrale, c’est-à-dire avec des manches, et un rabat antifroid, qui empêche le froid de traverser le zip de fermeture. L’idéal est d’opter pour un gilet airbag qui saura non seulement vous protéger du froid, mais vous protégera également, surtout en cas de chute.

    Les vêtements

    Ensuite, ne multipliez pas les couches : une polaire et un sous-vêtement technique (qui permettent de conserver la chaleur) sous votre veste doivent suffire.
    Quant au choix du pantalon, optez pour des pantalons textiles qui peuvent être portés par-dessus un pantalon ordinaire. Ils sont quasiment tous dotés de protections aux genoux, voire aux tibias, et de renforts ou de protections aux hanches.

    À noter que de plus en plus de blousons et de pantalons sont dotés d’un zip de connexion, qui permet de lier le haut et le bas et d’éviter ainsi que l’air ne pénètre par le bas du dos.

    L’idée essentielle est d’empêcher l’air de pénétrer dans votre équipement quand vous roulez. Il faut donc ajuster au mieux votre ensemble veste-pantalon, bien penser à enfiler vos gants par-dessus vos manches, et être spécialement attentif à l’étanchéité entre votre tour de cou et votre casque. 

    Le casque

    Enfin, choisissez un casque intégral équipé d’une lentille Pinlock, pour éviter toute buée.

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    2 Les équipements de la moto

    Comme pour les équipements personnels, il existe de nombreux accessoires chauffants. Vous pouvez ainsi vous doter de poignées chauffantes ou d’une selle chauffante. Néanmoins, pas de miracle, ces poignées ne sont d’aucun secours pour réchauffer l’extérieur de vos mains. Même s’ils sont peu esthétiques, les manchons offrent une bien meilleure couverture.

    Les tabliers vous apporteront également du confort et de la chaleur. Les modèles les plus pratiques possèdent une ouverture au niveau de la trappe à essence. Faites attention toutefois lors de l’installation du tablier à bien l’accrocher et à ce qu’il ne soit pas en contact avec la motorisation, la chaleur pouvant le faire fondre.

    En temps de neige, des précautions supplémentaires sont à prendre. Il est ainsi recommandé de modifier la suspension arrière qui, une fois assouplie, offre une meilleure tenue de route. Si la fourche autorise un réglage de la détente, on peut la changer en conséquence. Il faut également procéder au contrôle de l’état des pneus, dont la pression doit être conservée dans les limites préconisées par le fabricant pour que les rainures remplissent bien leur rôle. Enfin, les modèles de pneus M+S ou marqués du pictogramme 3PMSF (Three Peak Moutain Snow Flake) sont adaptés à la conduite sur la neige.

    9 905

    C’est le nombre de motards blessés dans un accident en 2020. (1)

    3 La conduite de la moto

    Dans des conditions extrêmes, vos pneus auront besoin d’un peu de temps pour trouver une adhérence correcte. Laissez-leur le temps de chauffer. Il en sera de même pour la température de fonctionnement de votre moto. Laissez tourner le moteur au ralenti quelques minutes.

    Sur la route, conduisez avec douceur et souplesse : pas de gestes brusques, pas de forte accélération ni de freinage brutal, opérez une diminution notable de la vitesse, ne faites pas de changements brusques de direction…

    Augmentez également les distances de sécurité afin de disposer d’une marge de sécurité en cas de freinage inopiné sur un terrain à l’adhérence incertaine. Négociez les courbes à plat, en prenant le moins d’angles possible, pour pouvoir mieux réagir à un comportement imprévu de la moto.

    Prenez garde aux zones à risque en termes de verglas. Faites particulièrement attention aux tronçons de route ombragés – les risques de verglas sont réels même si le bitume semble sec –, aux ponts et autres segments de route suspendus – plus froids que le sol –, et aux bandes blanches et plaques d’égout au risque de glisse élevé.

    * Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de 10 ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des équipements adaptés pour toutes les parties du corps.
    • La moto peut également être équipée contre le froid et pour la conduite sur la neige.
    • Il faut adapter son pilotage aux conditions difficiles.

    (1) ONISR, Bilan de l’accidentalité en 2016
  • Mal des transports : comment ne plus avoir mal au cœur ?

    Mal des transports : comment ne plus avoir mal au cœur ?

    Qui n’a jamais été frappé par des maux de tête ou des nausées pendant un long trajet en voiture, en car, ou pire, en bateau ? Le mal des transports (aussi appelé cinétose) est un trouble sans gravité mais très désagréable pour les voyageurs. Heureusement, des solutions existent pour vous soulager et profiter pleinement de votre prochain périple !

    1 Mal des transports : quelles sont les causes ?

    Le mal des transports « survient lorsque le cerveau ne parvient pas à résoudre un conflit entre ce qu’il voit par les yeux, et les mouvements du véhicule qu’il perçoit par l’oreille interne », explique le Pr Martin Hitier, chef de service ORL et chirurgie cervico-faciale au CHU de Caen. C’est par exemple le cas lorsque vous lisez ou que vous restez scotché à l’écran de votre smartphone en voiture !

    Le mal des transports engendre une série de symptômes, sans gravité mais plus ou moins désagréables, comme des nausées, des maux de tête, des vomissements ou encore une somnolence. Comme le précise le spécialiste, « tout le monde peut souffrir du mal des transports dans certaines situations. Il est néanmoins plus fréquent chez l’enfant entre 2 et 15 ans, car à cet âge il n’a pas encore développé les mécanismes d’adaptation aux mouvements des véhicules. Le mal des transports est aussi fréquent chez les adultes souffrant de migraines ou de vertiges liés à l’oreille interne. »

    Bon à savoir

    Les enfants souffrent aussi du mal des transports.

    Nausée, somnolence, vomissements… si votre enfant présente l’un de ces symptômes, il est possible de lui donner certains médicaments qui le soulageront, sur conseils de votre pharmacien. Cependant, même s’ils sont en libre accès, parlez-en avec son pédiatre avant de les utiliser.

    2 Bateau, voiture, avion : est-ce le même phénomène ?

    Vous ressentez le mal des transports en bateau, mais pas en voiture ni dans l’avion ? C’est tout à fait possible ! Le Pr Hitier indique qu’effectivement, « certaines personnes peuvent être plus gênées dans certains transports que dans d’autres. Par exemple, un transport inhabituel comme le bateau sera plus à risque que la voiture, à laquelle une personne sensible peut finir par s’habituer ». Certains facteurs externes comme le froid, le bruit ou certaines odeurs peuvent aussi favoriser l’apparition du mal des transports.

    3 Comment prévenir le mal des transports ?

    Pour prévenir efficacement le mal des transports, il est essentiel d’éviter les facteurs favorisant son apparition. Le spécialiste parle des « 5F », une règle que l’on retrouve notamment chez les marins : le Froid, la Fatigue, la Frousse, la Faim et la Foif (jeu de mots marin sur « soif ») !

    Pour mettre toutes les chances de votre côté, couchez-vous tôt la veille du départ ou faites une sieste avant de voyager ! « Veillez également à manger léger avant votre trajet : un fruit, un peu de pain et de l’eau suffisent à remplir l’estomac sans le surcharger (ce qui risquerait d’aggraver les nausées) », conseille le spécialiste. Pendant le voyage, prévoyez aussi des encas, comme des barres de céréales ou des biscuits pour les petits creux, et n’oubliez pas de boire régulièrement afin d’éviter la déshydratation, car elle accentuerait vos symptômes.

    Prévoyez également de quoi bien vous couvrir, notamment pour vous protéger de la climatisation, et « tentez de vous détendre grâce à des exercices de relaxation, de la musique ou en regardant au loin un point fixe, la route ou l’horizon », poursuit le Pr Hitier. Bien sûr, mettez de côté livres, smartphone ou jeux vidéo qui ne feraient que déclencher vos symptômes.

    Veillez également à manger léger avant votre trajet : un fruit, un peu de pain et de l’eau suffisent à remplir l’estomac sans le surcharger (ce qui risquerait d’aggraver les nausées).

    Pr Martin Hitier, chef de service ORL et chirurgie cervico-faciale

    Mal des transports : quelle place choisir ?

    en voiture : privilégiez la place à l’avant, côté passager, ou si possible, prenez le volant.

    en bus et en car : asseyez-vous à l’avant du véhicule, dans le sens de la marche.

    en train : privilégiez une place dans le sens de la marche.

    en avion : choisissez votre place en achetant votre billet, si possible au niveau des ailes, voire à l’avant de l’appareil car les turbulences sont moins fortes.

    en bateau : placez-vous au centre du bateau, vous ressentirez moins la houle et les vagues.

    4 Quels remèdes utiliser contre le mal des transports ?

    Si vous souffrez régulièrement du mal des transports, la prise de certains médicaments peut prévenir son apparition avant un voyage. Le Pr Martin Hitier conseille ainsi de privilégier les « patchs de scopolamine, à placer derrière l’oreille idéalement 6 à 8 heures avant le transport ».

    Le spécialiste indique que les solutions naturelles sans effets secondaires, comme la consommation de gingembre, de vitamine C ou un traitement à base d’homéopathie permettent également de prévenir et soulager les symptômes liés au mal des transports. N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre médecin avant de prendre des médicaments.

    Vous souffrez du mal des transports ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un ORL*.

     

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Tout le monde peut souffrir du mal des transports.
    • Vous pouvez avoir mal au cœur dans certains transports et pas dans d’autres.
    • Certains médicaments sont disponibles pour prévenir le mal des transports.
    • Privilégiez une place à l’avant ou au centre du véhicule.
  • Fatigue au volant : 7 conseils pour une conduite éveillée

    Fatigue au volant : 7 conseils pour une conduite éveillée

    1 Dites stop à la fatigue

    Sachez écouter votre corps et reconnaître les premiers signes qui témoignent d’un manque de sommeil. Arrêtez-vous si vous avez :

    • des picotements dans les yeux ;
       
    • un raidissement de la nuque et du dos, une impression d’inconfort ;
       
    • des paupières lourdes et le regard fixe ;
       
    • des bâillements à répétition ;
       
    • des troubles de la mémoire à court terme, par exemple sur les derniers kilomètres parcourus.

    2 Respectez votre horloge biologique

    Il est important de partir reposé. Avant de prendre la route, faites donc le plein de sommeil. C’est votre carburant à vous. Alors, ne partez pas après une nuit trop courte, et d’une manière générale :

    • évitez de prendre le volant entre 13 et 16 heures ou entre 2 et 6 heures du matin. Le risque de somnolence y est le plus élevé ;
       
    • aérez l’habitacle et évitez les ambiances confinées et surchauffées ;
       
    • mangez léger ! Conduire après un repas trop copieux accentue les risques de fatigue, qu’entraîne le travail de digestion.

    En cas d’accident responsable

    Vous êtes garanti au volant de votre voiture, ainsi que tout autre conducteur de votre véhicule dès lors que celui-ci est assuré Macif.

    3 Faites une pause

    Conduire sollicite fortement votre concentration. Même reposé, la fatigue a donc tendance à augmenter après 2 heures de conduite. Faites des pauses de 10 à 20 minutes toutes les 2 heures. Néanmoins, si vous ressentez une somnolence et que vous peinez à rester éveillé, seul le sommeil vous permettra de récupérer.

    8 fois plus de risques

    d’avoir un accident lorsque vous êtes somnolent ! *

    4 Médicaments : gare aux effets !

    Si vous souffrez de troubles du sommeil, demandez conseil à votre médecin. Sachez aussi que la prise de certains médicaments n’est pas sans effets sur le risque de somnolence et le pouvoir de concentration. Là encore, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel (médecin, pharmacien) avant votre départ. Et dans tous les cas, lisez systématiquement les notices de vos médicaments.

    5 Attention aux derniers kilomètres !

    Ne cherchez pas à forcer, restez vigilant jusqu’au bout. Même si vous attaquez la dernière ligne droite, arrêtez-vous si vous ressentez le moindre signe de fatigue.

    Les statistiques montrent que l’accident survient souvent à la fin des trajets, à quelques kilomètres de l’arrivée.

    6 Exit les excitants

    La caféine ou les produits excitants ne remplacent pas le sommeil. Ils n’empêchent pas l’endormissement et leur effet stimulant s’estompe très vite. Ne comptez pas sur eux pour vous maintenir éveillé au volant. Leur cocktail pourrait même se révéler dangereux pour votre conduite.

    En manque de sommeil ? Initiez-vous à la micro-sieste !

    Avec un peu d’habitude et beaucoup de relaxation, elle vous permet, en moins de 10 minutes, de refaire le plein d’énergie et de concentration.

    7 Pas d’alcool ni de drogue !

    La consommation de cannabis est interdite par la loi, a fortiori avant de prendre le volant, d’autant que ses effets sont particulièrement soporifiques jusqu’à 6 heures avant de conduire.

    Idem pour l’alcool : même en deçà de la dose légale, sa consommation peut accentuer l’effet de la fatigue.

    L’Essentiel de l’article

    • Reposez-vous avant de partir.
    • Arrêtez-vous dès les premiers signes de fatigue.
    • Soyez vigilant avec la prise de médicaments.
    • Évitez de compenser par des excitants.

    *Sécurité routière 2020
  • Circuler à vélo : objectif 100 % sécurité

    Circuler à vélo : objectif 100 % sécurité

    1 Code de la route et vélo : règles et conseils de circulation

    Le cycliste se doit d’appliquer les règles du Code de la route qui garantissent sa sécurité et celle des autres usagers.

    Les règles élémentaires de circulation en ville

    Voici quelques règles obligatoires de bonne conduite (et de respect de la loi !), à observer pour rouler sereinement et éviter les amendes :

    • Ne brûlez pas les feux rouges.
    • Ne circulez pas sur les trottoirs. Seuls les enfants à vélo de moins de 8 ans y sont autorisés.
    • Circulez sur le côté droit de la chaussée, à environ un mètre du trottoir ou des voitures en stationnement, ce qui vous permettra d’éviter les portières qui s’ouvrent brusquement.
    • Gardez une distance de sécurité d’au moins un mètre avec les autres véhicules.
    • Évitez de zigzaguer entre les voitures.
    • L’usage du téléphone, en voiture, comme à vélo ou tout autre véhicule, est interdit (1). De manière générale, n’utilisez pas votre téléphone à vélo : être en conversation ou consulter, voire envoyer des messages, est une distraction qui démultiplie le risque d’accident. De plus, n’écoutez pas de musique pendant vos trajets, pour toujours entendre les bruits de circulation.

    Pour plus de sécurité encore, pensez à planifier vos itinéraires en privilégiant bien entendu les voies cyclables, mais aussi les zones de circulation restreintes (aussi appelées zones de rencontre et les zones à vitesse limitée). Aux intersections régies par un feu de circulation, des sas de sécurité permettent souvent de vous placer devant les véhicules et d’être ainsi bien visible. Profitez-en !

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    Avec l’assurance Macif Habitation, vous pouvez bénéficier d’une option couvrant votre vélo en cas de vol par exemple.
    Renseignez-vous !

    Les bons réflexes

    • Être vu

      Signalez un changement de file et de direction avec un bras bien tendu. Pensez à allumer les feux dès que la luminosité baisse. Même si la ville est munie d’éclairage public, il important de vous rendre visible auprès des autres usagers dans le flux de circulation. De nuit, portez des vêtements réfléchissants pour augmenter vos chances d’être vu. Le gilet jaune certifié CE est d’ailleurs obligatoire si vous circulez de nuit hors agglomération (2).

    • Être entendu

      N’hésitez pas à utiliser votre sonnette pour vous signaler, notamment dans les zones partagées avec les piétons.

    • Partager la route

      Éviter de rouler trop vite en cas de trafic dense : les risques de collision entre voitures, cyclistes et piétons augmentent. Soyez très vigilants dans les zones urbaines et adaptez votre allure à celle du pas pour protéger les plus fragiles.

    2 Point sur l’équipement de sécurité à vélo

    Un vélo en bon état et bien équipé garantit également votre sécurité sur la route. Il est conseillé d’entretenir régulièrement votre vélo pour éviter les mauvaises surprises lors d’un trajet.

    L’équipement obligatoire

    Les équipements obligatoires à vélo, sous peine d’amendes, sont (3) :

    • Un casque homologué (portant la mention CE) et attaché pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient conducteurs ou passagers.
       
    • Un gilet de haute visibilité homologué (là encore portant la mention CE) pour circuler de nuit, ou quand les conditions de visibilité sont mauvaises (fortes pluies, brouillard, etc.).
       
    • Une ou plusieurs catadioptres arrières (dispositifs réfléchissants). Pour rouler de nuit ou dans de mauvaises conditions de visibilité, il faut en outre un feu de position avant non éblouissant et un feu de position arrière visible lorsque le vélo est en circulation. Et comme dit précédemment, si vous roulez de nuit hors d’une agglomération, vous devrez absolument porter un gilet jaune avec bandes réfléchissantes !
       
    • Un avertisseur sonore pouvant être entendu à 50 mètres, utilisant un timbre ou un grelot.

    L’équipement recommandé

    Même s’il n’est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans, le casque est recommandé pour tous car il protège d’un traumatisme crânien en cas de chute.

    N’hésitez pas non plus à utiliser des bandes réfléchissantes pour être bien visible. Prenez le réflexe d’emporter un gilet jaune lors de chaque sortie à vélo. Ou si vous souhaitez innover, pensez aussi au spray réfléchissant. Ni polluante ni toxique, sa peinture peut se pulvériser sur les vêtements et les sacs à dos, voire sur le cadre du vélo. Renseignez-vous dans les boutiques spécialisées.

    Pensez à équiper votre vélo de catadioptres. Glissez-les entre les rayons de vos roues. Et si vous circulez en soirée et de nuit, il faudra également prévoir un phare avant de couleur blanche et un phare arrière rouge.

    Été comme hiver, n’hésitez pas à enfiler des lunettes pour éviter toutes sortes de projections dans les yeux : particules émises par les pots d’échappement, insectes, etc. Privilégiez les formes couvrantes et enveloppantes pour une meilleure protection.

    Si vous roulez avec un enfant, vous pouvez le signaler à l’aide d’un fanion de couleur vive fixé sur le vélo.

    Testez votre vélo avant chaque sortie : le mordant de freins, la pression des pneus, l’éclairage, la lubrification de la chaîne et votre sonnette !

    3 Et en cas d’infraction ?

    Comme les automobilistes, les cyclistes sont soumis aux règles de circulation inscrites dans le Code de la route. Griller un feu rouge, ne pas laisser sortir un bus de sa voie, rouler sur le trottoir sont autant d’infractions soumises à l’amende.

    Par exemple, le fait de circuler à vélo sur le trottoir expose à une amende de 135 euros. Seuls les enfants de moins de huit ans y sont autorisés.

    Par ailleurs, le manque des équipements essentiels tels que l’éclairage ou encore les freins peut entraîner l’immobilisation du vélo par la police.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un bon équipement est nécessaire pour garantir sa sécurité.
    • Les règles de circulation du Code de la route s’appliquent aussi à vélo !

    (1) Légifrance, Article R412-6-1
    (2) Sécurité routière, « Circuler à vélo, roulez en toute sécurité »
    (3) Service-public.fr
  • Conduite : pourquoi tant d’agressivité au volant ?

    Les Français l’admettent, ils sont plutôt sanguins dès qu’ils passent derrière le volant : 69 % confessent insulter d’autres conducteurs et 56 % abusent du klaxon… Que se passe-t-il donc dans la tête des automobilistes pour perdre ainsi leur sang-froid ?

    1 La voiture rend-elle vraiment les gens plus agressifs ?

    Jean-Pascal Assailly : Les études montrent que la voiture a en effet tendance à changer le comportement des automobilistes : certaines personnes prudentes et avisées par nature se mettent à changer complètement d’attitude dès qu’elles ont un volant entre les mains. En fait, le phénomène touche même une très grande partie de la population… C’est un peu la brebis qui se transforme en loup enragé !

    2 Comment expliquer ce phénomène ?

    J-P. A. : Parmi les principales raisons, il y a le rapport au temps. On vit dans un monde où tout nous pousse à optimiser nos tâches. La société des loisirs nous pousse aussi à remplir le moindre temps libre. Cette pression temporelle s’exprime en voiture : on rage contre les embouteillages, un camion-benne qui traîne ou les limitations de vitesse qui nous font perdre de si précieuses minutes. Il faut aller vite. Partout. Tout le temps. Sauf sur la route, ce qui est très paradoxal… et frustrant ! Si les gens ont conscience des enjeux de sécurité routière, ils ont d’autres soucis en tête : ils sont stressés dans la vie, et ça transparaît au volant. Les piétons et les cyclistes sont eux aussi pressés, mais comme ils sont moins contraints dans leurs déplacements, ils s’énervent moins !

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    3 Pourquoi se « lâche-t-on » plus facilement en voiture qu’ailleurs ?

    J-P. A. : La voiture est un espace physique très protecteur où il est plus facile de se laisser aller à insulter quelqu’un que si on le croisait sur le trottoir. Il y a quelque chose d’un peu équivalent à l’anonymat des réseaux sociaux : on se lâche parce que le risque de représailles est faible, et ça permet d’évacuer le stress. Et comme ce n’est généralement pas puni par la loi (l’usage intempestif du klaxon peut l’être par exemple), on y va gaiement ! Mais attention quand même, car ça peut avoir un impact négatif sur la conduite et mener à des comportements à risques. Ce n’est pas aussi anodin que ça en a l’air.

    4 Pourquoi trouve-t-on que les autres conduisent mal ?

    J-P. A. : C’est le biais de l’optimisme comparatif : dire que les autres sont de moins bons conducteurs nous valorise et nous rassure : on considère que ce sont eux qui risquent l’accident. Mais là encore, cette position de supériorité peut vite pousser à considérer que les règles sont seulement pour les autres.

    5 Ces mauvaises habitudes sont-elles très ancrées ?

    J-P. A. : Il faut aussi rappeler le rôle de la transmission intergénérationnelle dans le style de conduite : les enfants, garçons et filles, sont très influencés par le style de conduite de leurs parents. Si l’un de vos parents (ou les deux évidemment) avait tendance à abuser des gros mots au volant, il y a de fortes chances pour que vous soyez pareil ! L’éducation est donc capitale dans l’évolution des comportements. Tout comme il est primordial d’expliquer aux enfants les enjeux liés à la Sécurité routière.

    Merci à Jean-Pascal Assailly, psychologue, expert auprès du Conseil national de la Sécurité routière et chercheur à l’université Gustave-Eiffel.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Les incivilités au volant sont en grande partie liées à la pression temporelle qui est particulièrement importante quand on est en voiture.
    • Le stress est une source d’incivilités et d’infractions routières selon les Français.
    • Les automobilistes ont tendance à reproduire le style de conduite de leur(s) parent(s).

    (1) Sécurité routière, Radars et baisse de la mortalité routière
    (2) ONISR, Bilan 2018 des infractions et impacts sur le permis à points, 2019
    (3) Fondation d’entreprise Vinci Autoroutes pour une conduite responsable, 8e édition du baromètre de la conduite responsable, 2018
  • Passager et pilote : comment bien circuler à moto à deux ?

    Passager et pilote : comment bien circuler à moto à deux ?

    Comment être le conducteur idéal pour son passager d’après Belles Machines.

    Le comportement de la moto change en duo

    Si en tant que motard, vous n’avez aucune expérience à rouler à deux, soyez prudent car les caractéristiques de votre moto sont altérées par le poids du passager qui s’applique sur la roue arrière. La géométrie de la partie-cycle change en duo et par conséquent la tenue de route est perturbée. Ainsi, les distances de freinage sont allongées et la moto a tendance à se cabrer à chaque accélération. Le poids du « sac de sable » bride les performances de la moto et ainsi les accélérations seront moindres.

    En tant que conducteur, n’hésitez pas à faire des roulages de courte durée avant une longue chevauchée en duo. Dans ce cas, pensez à surgonfler légèrement les pneus (+0,3 bar) et à durcir le ou les amortisseurs. Adoptez toujours une conduite coulée.

    Comment doit monter ou descendre le passager d’une moto

    Le risque de chute est important lors de cette phase, car il ne faut pas déséquilibrer conducteur et moto. En général, il n’en résultera que quelques bobos, mais une machine accidentée.

    Avant tout, le débutant doit avoir l’aval du conducteur lorsqu’il monte ou descend de la moto. Le motard lui signalera la ligne d’échappement afin qu’il ne se brûle pas à la cheville.

    • Il grimpe sur la moto toujours par la gauche, car c’est là que se trouve la béquille latérale
    • Prendre toujours appui sur le repose-pied gauche, main gauche sur l’épaule du conducteur
    • Si la moto est équipée d’un top-case, il met la main droite dessus
    • Il pousse alors sur sa jambe gauche et se met debout
    • La jambe droite passe alors au-dessus de la selle ou du top-case selon le gabarit
    • La main droite s’appuie sur l’épaule droite du conducteur
    • Toujours debout, il cherche le repose-pied droit puis il s’assied
    • Il cherche la poignée ou la sangle de maintien et s’agrippe au conducteur
    • C’est toujours le passager qui donne le signal du départ Pour descendre, vous devez faire l’exercice inverse qui deviendra rapidement machinal.

    La position du passager en route: Agir en équipe

    Cette dernière varie selon le type de moto. Sur une sportive ou un roadster, il ne faut pas le cacher, le trajet s’avérera inconfortable au bout d’une vingtaine de kilomètres. Sur un roadster, on pourra investir dans un top-case équipé d’un dosseret (dès 70 €) qui améliorera le confort du passager pour les ballades dominicales. Pour une pratique intensive du duo, on se tournera vers une moto routière plébiscitée par tous les motos-taxis. Traverser la France sur une GT dotée d’une large selle et d’un dosseret est une simple formalité !

    Lire aussi : Nos conseils pour un roadtrip moto sans accroc !

    Pour être en bonne position, le passager doit :

    • S’agripper d’une main à la courroie ou à la poignée de maintien. L’autre bras entoure le pilote ou tient la poignée ou la courroie
    • Garder les genoux serrés pour faire corps avec la machine et diminuer la prise au vent
    • Maintenir les pieds loin des échappements afin de ne pas faire fondre les semelles de ses bottes
    • Toujours regarder la route loin devant et au-dessus de l’épaule du conducteur afin d’éviter que les casques s’entrechoquent
    • Ne pas être avachi mais tonique afin de ne pas être éjecté lors des accélérations et d’écraser le pilote contre le réservoir lors des freinages
    • Suivre l’inclinaison de la moto donnée par le pilote en virage ou dans le rond-point sans l’amplifier ou la contrecarrer
    • Ne faire aucun mouvement brusque. Autrement, suivez la cadence !

    Communiquer avec son passager

    Afin de ne pas avoir à ralentir ou à relever sa visière de manière intempestive, il est indispensable d’établir un code simple entre le conducteur et le débutant comme « serrer les jambes » veut dire « ralentir » ou « une tape sur l’épaule » signifie « faisons une pause ». Si vous pensez pratiquer le duo de façon régulière, pensez à un système intercom (environ 250 €) qui décuplera à la fois le plaisir de rouler à deux et accroîtra la sécurité.

    Lire aussi : Comment conduire un deux-roues en toute sécurité

    Bien s’équiper à moto

    A minima, le passager doit être équipé d’un casque homologué (Norme NF ou  E22-05/E22-06) et de gants certifiés comme le pilote. Des chaussures montantes et renforcées, d’un pantalon et un blouson également homologués sont fortement conseillés dans le cadre d’une pratique assidue. Ces équipements sont d’ailleurs obligatoires lors du passage du permis moto.

    Lire aussi : Bien s’équiper à moto 

    Que nous dit la loi ?

    Le législateur n’est guère tatillon sur le sujet. Toute personne qui touche les repose-pieds peut être passager. Néanmoins, il est déconseillé de prendre en duo un enfant de moins de 12 ans. Les casques du marché ne sont guère adaptés à leur morphologie et le haut de leur rachis n’est pas encore suffisamment robuste.

    Lire aussi : Transporter un enfant à moto

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  • Moto : comment partager la route en ville ?

    Moto : comment partager la route en ville ?

    Comment faire face aux difficultés de la route en moto ?

    4h10 : Cela fait bientôt plus de 7 années que je roule (quasi) quotidiennement avec mon 2 roues dans Paris. Que ce soit en grosse cylindrée ou en PX, les difficultés se ressemblent.

    Quelles sont les difficultés rencontrées en ville à moto ?

    Quelle est la première difficulté lorsque vous enfourchez votre 2 roues en ville ? Le trafic bien sûr. Les grands axes sont bondés, les petites rues sont bloquées, les utilisateurs sont multiples. Bref autant de contraintes à devoir gérer.

    Je me souviens très récemment avoir vu sur la place de la Concorde, un véritable Tetris de voitures et 2 roues, bloquant totalement la circulation quelle que soit votre direction. Dans ces moments-là, il faut prendre son mal en patience, respecter (bien évidemment !) les feux de circulation afin d’aider à fluidifier le trafic et ne pas choisir des comportements dangereux tels que ; monter sur les trottoirs ou rouler en sens inverse pour grappiller quelques secondes.

    D’autre part, la route n’est plus réservée aujourd’hui qu’aux voitures et motos/scooters. Que ce soit les bus, les vélos ou encore avec l’apparition récente et en masse des trottinettes, il est plus que nécessaire de partager la route.

    Lire aussi : Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    N’oublions pas que chacun des autres usagers doit faire face aux propres difficultés de son véhicule et il est de notre devoir de les anticiper.

    4h10

    Qui sont les utilisateurs avec qui la route est partagée ?

    Les bus 

    Bien que des voies leurs soient réservées, les bus sont souvent amenés à s’en extraire pour poursuivre leurs parcours. Et il ne faut pas oublier que pour nous, la taille de ces véhicules et la multitude d’angles morts qui en résulte peuvent nous mettre en difficulté. La taille d’une moto étant infime en comparaison, ils ne peuvent nous voir à 100%. Le bon sens est d’éviter ses zones d’angle mort, de bien penser à allumer ses feux pour augmenter sa visibilité, de ne pas se mettre à l’intérieur d’un virage lorsque qu’un bus tourne et surtout de privilégier des espaces plus dégagés pour les dépassements.

    Les vélos

    Qu’il soit personnel ou en libre-service, le vélo est devenu de plus en plus prisé dans les grandes agglomérations. Les pistes cyclables se développant mais ne couvrant pas encore 100% des trajets possibles, il est de plus en plus récurrent de croiser des cyclistes sur la route.

    Voici quelques-unes de mes astuces pour que la cohabitation se déroule le mieux possible. Pour moi la règle d’or est de ne pas oublier que les vélos n’ont pas la même force de propulsion que nous. Que ce soit au démarrage notamment, ils ne peuvent partir aussi rapidement qu’un 2 roues motorisés à un feu rouge. Dans ce cas précis, il convient de leur laisser un maximum de place. Il faut faire également très attention à tous les changements de direction des vélos. Lorsqu’ils doivent traverser un carrefour ou changer de voie, il faut leur laisser la place et surtout anticiper au maximum pour leur laisser le temps.

    Il faut garder en tête que les vélos aussi doivent faire face aux comportements parfois anticiviques de certains utilisateurs (voitures garées en double fil, pistes cyclables obstruées par des taxis…).

    4h10

    Les trottinettes

    Depuis quelques mois, les trottinettes sont nombreuses dans nos villes. Nouvelle méthode de transport, elle implique de nouvelles difficultés à faire face. Par conséquent, comment se comporter ? Il est juste de rappeler qu’elles doivent circuler en priorité sur les pistes cyclables. Cependant, certains d’entre eux sont amenés à parfois utiliser la route. Pas de clignotant, pas de rétroviseur, et souvent pas d’équipement de sécurité. La plus grande vigilance est donc de mise ! Anticipation est mère de sûreté…

    Lire aussi : Free floating, quel avenir pour les mobilités en libre service ?

    Quel est le bon comportement à adopter en moto sur la route ?

    Être à l’écoute des conditions de circulation

    La circulation en ville est souvent source de frustration. Cela fait plus de 2h que vous êtes bloqués dans votre voiture en plein milieu des bouchons, d’autres usagers vous empêchent de passer ou alors ne vous ont pas laissés la priorité. Autant de sources pouvant créer l’énervement, la frustration et parfois même la colère. Comment réagir face à ces situations ? Nous sommes d’autant plus vulnérables étant en 2 roues, il est donc plus que judicieux d’essayer de garder son calme en toutes circonstances. Ce n’est pas toujours facile mais il faut s’y tenir. Combien de fois ai-je dû garder patience quand certains automobilistes me bloquaient délibérément le passage ? Il suffit d’attendre et une fois la circulation un peu plus fluide, j’ai pu me dégager et repasser devant. Je l’ai également vécu avec des vélos, ils étaient coincés dans la circulation et respiraient à pleins poumons les fumées d’échappement. Il m’a fallu avancer uniquement de quelques centimètres pour que le vélo derrière puisse se dégager, zigzager entre les voitures à l’arrêt et s’extraire du trafic. Et j’ai même été remercié, comme quoi il faut être à l’écoute du contexte.

    Lire aussi : Les aménagements urbains à l’épreuve des nouvelles mobilités

    Prévoir ses itinéraires

    Une autre astuce pour faciliter ses trajets en ville est de prévoir ses itinéraires. Quelques minutes avant le départ suffisent pour regarder quels axes sont bloqués, ceux où la circulation est plus fluide et ainsi éviter des potentiels risques et difficultés. De nombreuses applications existent et vous indiquent plusieurs itinéraires. Libre à vous ensuite de choisir celui qui correspondra le mieux à votre véhicule et vos capacités. Parfois l’itinéraire le plus rapide, n’est pas forcément le mieux. Quelques minutes supplémentaires permettent de découvrir de nouveaux endroits, nouvelles routes ou monuments et ainsi d’améliorer un trajet monotone.

    Le saviez-vous ?

    La circulation inter-files est de nouveau autorisée !

    Après avoir été interdite en janvier 2021, la circulation inter-files est de nouveau autorisée dans certains départements français depuis le 2 août 2021 ! Ceci rentre dans le cadre d’une nouvelle expérimentation qui durera 3 ans et concerne 21 départements, dont l’Île-de-France.

    Et pour cause ! Se retrouver lancer entre deux files de voitures, avec scooters et motos devant et derrière est dangereux, en plus d’être assez anxiogène.

    De mon côté, j’ai pu tester l’inter-files dans une de ces zones autorisées. La vigilance et l’anticipation doivent alors être redoublées car au moindre changement de file d’une voiture, un freinage s’impose. J’ai pu appréhender cette difficulté en y allant progressivement. Tout d’abord, en ne le faisant que sur des petites distances et en réduisant ma vitesse afin de se faire à cette situation originale. Puis avec l’expérience, j’ai rallongé les distances, j’ai su mieux comprendre les comportements des autres autour de moi.

    Je reste cependant assez réfractaire à cette situation et quand un trajet alternatif est possible, même si un peu plus long, je préfère le choisir. Circuler en ville est une somme de difficultés. Multitudes d’utilisateurs, trafic dense, nombreux modes de transports, autant de point rendant un trajet d’un simple point A à un point B parfois compliqué. Cependant, quelques attitudes permettent d’y remédier.

    Anticiper ses trajets et choisir l’itinéraire est un excellent outil. Mais surtout, l’attitude est ce qui vous permettra de faire face aux difficultés. Les sources de frustration sont grandes, mais respirez, restez zen et cordial et votre trajet restera positif ! 



  • Déménager à vélo : une solution écolo, solidaire et… un peu sportive !

    Déménager à vélo : une solution écolo, solidaire et… un peu sportive !

    Deux pièces, une trentaine de cartons, quelques meubles, un frigo et un lave-linge : en préparant son déménagement, Céline se dit qu’elle n’a peut-être pas besoin de louer une camionnette pour transporter tout ça vers son nouvel appartement, situé dans le même quartier. Elle en est convaincue : c’est un vélo qu’il lui faut !

    L’association Carton Plein

    Créée en 2012, l’association Carton Plein, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif, accompagne l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Elle propose à Paris deux activités complémentaires : les déménagements opérés à vélos électriques et la collecte de cartons vides auprès des commerçants et des particuliers, pour être revendus ou réutilisés.

    1 Vélos costauds pour déménagement écolo

    « J’ai décidé de faire mon déménagement à vélo par souci écologique. J’avais vu un reportage sur le sujet et j’avais trouvé ça super intéressant. Et comme c’était le déménagement d’un deux-pièces au sein du même quartier de Paris, ça m’a semblé tout à fait envisageable ! »

    Informée quelques semaines auparavant de l’existence des déménageurs écolos de Carton Plein, elle prend contact avec cette association d’insertion professionnelle spécialiste du déménagement à vélo.

    « Ils m’ont rassurée en me disant que l’électroménager et les meubles ne posaient aucun problème car les vélos sont conçus pour transporter d’assez grosses pièces. Ça ne leur fait pas du tout peur ! Dans mon cas, ils viendront à trois vélos, qui feront chacun deux trajets entre les appartements. »

    Le secret de ces déménageurs en deux-roues ? Une assistance électrique bien sûr, mais aussi des remorques XXL capables de transporter jusqu’à 400 kg ! Avec ça et un bon coup de pédale, même le frigo américain quatre portes peut changer d’appart’ !

    27 %

    des Français font appel à des professionnels
    pour déménager. (1)

    2 Solidarité et petit budget

    Et concrètement, comment ça marche ? En fait, c’est ultrasimple et très comparable à un déménagement classique, le CO2 en moins.

    « Le devis est fait en fonction de la distance et du volume à déménager. Ensuite, c’est simple ! Je fais mes cartons moi-même, et ce sont les déménageurs, pour la plupart des personnes en réinsertion, qui les portent et les transportent à vélo. Je trouve que cet aspect social de Carton Plein est aussi important que ma démarche écolo. Et financièrement, c’est moins cher qu’un déménageur traditionnel. »

    Ravie de l’expérience, Céline recommande vivement cette solution.

    « Au final, tout s’est très bien passé ! C’est probablement un peu plus long qu’un déménagement traditionnel parce qu’il a fallu faire deux trajets, mais tout s’est bien déroulé. Je le recommande complètement, à condition que ce soit un déménagement pas trop volumineux, et pas trop loin. Dans mon cas, c’était parfait ! »

    La prochaine fois que vous déménagerez à proximité, pensez vélo !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient l’association Carton Plein.

    150

    C’est le nombre de déménagements à vélo réalisés chaque année par Carton Plein. (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des déménageurs à vélo dans plusieurs villes comme Paris, Rouen, Grenoble, Rennes…
    • Déménager à vélo est possible sur une dizaine de kilomètres.
    • Les vélos électriques peuvent transporter du gros électroménager et des meubles volumineux.

    (1) Sondage Ifop, Les Français et le déménagement, 2017.
    (2) Le Parisien/Macif, Et maintenant, le déménagement à vélo, 2018