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  • Moto : comment partager la route en ville ?

    Moto : comment partager la route en ville ?

    Comment faire face aux difficultés de la route en moto ?

    4h10 : Cela fait bientôt plus de 7 années que je roule (quasi) quotidiennement avec mon 2 roues dans Paris. Que ce soit en grosse cylindrée ou en PX, les difficultés se ressemblent.

    Quelles sont les difficultés rencontrées en ville à moto ?

    Quelle est la première difficulté lorsque vous enfourchez votre 2 roues en ville ? Le trafic bien sûr. Les grands axes sont bondés, les petites rues sont bloquées, les utilisateurs sont multiples. Bref autant de contraintes à devoir gérer.

    Je me souviens très récemment avoir vu sur la place de la Concorde, un véritable Tetris de voitures et 2 roues, bloquant totalement la circulation quelle que soit votre direction. Dans ces moments-là, il faut prendre son mal en patience, respecter (bien évidemment !) les feux de circulation afin d’aider à fluidifier le trafic et ne pas choisir des comportements dangereux tels que ; monter sur les trottoirs ou rouler en sens inverse pour grappiller quelques secondes.

    D’autre part, la route n’est plus réservée aujourd’hui qu’aux voitures et motos/scooters. Que ce soit les bus, les vélos ou encore avec l’apparition récente et en masse des trottinettes, il est plus que nécessaire de partager la route.

    Lire aussi : Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    N’oublions pas que chacun des autres usagers doit faire face aux propres difficultés de son véhicule et il est de notre devoir de les anticiper.

    4h10

    Qui sont les utilisateurs avec qui la route est partagée ?

    Les bus 

    Bien que des voies leurs soient réservées, les bus sont souvent amenés à s’en extraire pour poursuivre leurs parcours. Et il ne faut pas oublier que pour nous, la taille de ces véhicules et la multitude d’angles morts qui en résulte peuvent nous mettre en difficulté. La taille d’une moto étant infime en comparaison, ils ne peuvent nous voir à 100%. Le bon sens est d’éviter ses zones d’angle mort, de bien penser à allumer ses feux pour augmenter sa visibilité, de ne pas se mettre à l’intérieur d’un virage lorsque qu’un bus tourne et surtout de privilégier des espaces plus dégagés pour les dépassements.

    Les vélos

    Qu’il soit personnel ou en libre-service, le vélo est devenu de plus en plus prisé dans les grandes agglomérations. Les pistes cyclables se développant mais ne couvrant pas encore 100% des trajets possibles, il est de plus en plus récurrent de croiser des cyclistes sur la route.

    Voici quelques-unes de mes astuces pour que la cohabitation se déroule le mieux possible. Pour moi la règle d’or est de ne pas oublier que les vélos n’ont pas la même force de propulsion que nous. Que ce soit au démarrage notamment, ils ne peuvent partir aussi rapidement qu’un 2 roues motorisés à un feu rouge. Dans ce cas précis, il convient de leur laisser un maximum de place. Il faut faire également très attention à tous les changements de direction des vélos. Lorsqu’ils doivent traverser un carrefour ou changer de voie, il faut leur laisser la place et surtout anticiper au maximum pour leur laisser le temps.

    Il faut garder en tête que les vélos aussi doivent faire face aux comportements parfois anticiviques de certains utilisateurs (voitures garées en double fil, pistes cyclables obstruées par des taxis…).

    4h10

    Les trottinettes

    Depuis quelques mois, les trottinettes sont nombreuses dans nos villes. Nouvelle méthode de transport, elle implique de nouvelles difficultés à faire face. Par conséquent, comment se comporter ? Il est juste de rappeler qu’elles doivent circuler en priorité sur les pistes cyclables. Cependant, certains d’entre eux sont amenés à parfois utiliser la route. Pas de clignotant, pas de rétroviseur, et souvent pas d’équipement de sécurité. La plus grande vigilance est donc de mise ! Anticipation est mère de sûreté…

    Lire aussi : Free floating, quel avenir pour les mobilités en libre service ?

    Quel est le bon comportement à adopter en moto sur la route ?

    Être à l’écoute des conditions de circulation

    La circulation en ville est souvent source de frustration. Cela fait plus de 2h que vous êtes bloqués dans votre voiture en plein milieu des bouchons, d’autres usagers vous empêchent de passer ou alors ne vous ont pas laissés la priorité. Autant de sources pouvant créer l’énervement, la frustration et parfois même la colère. Comment réagir face à ces situations ? Nous sommes d’autant plus vulnérables étant en 2 roues, il est donc plus que judicieux d’essayer de garder son calme en toutes circonstances. Ce n’est pas toujours facile mais il faut s’y tenir. Combien de fois ai-je dû garder patience quand certains automobilistes me bloquaient délibérément le passage ? Il suffit d’attendre et une fois la circulation un peu plus fluide, j’ai pu me dégager et repasser devant. Je l’ai également vécu avec des vélos, ils étaient coincés dans la circulation et respiraient à pleins poumons les fumées d’échappement. Il m’a fallu avancer uniquement de quelques centimètres pour que le vélo derrière puisse se dégager, zigzager entre les voitures à l’arrêt et s’extraire du trafic. Et j’ai même été remercié, comme quoi il faut être à l’écoute du contexte.

    Lire aussi : Les aménagements urbains à l’épreuve des nouvelles mobilités

    Prévoir ses itinéraires

    Une autre astuce pour faciliter ses trajets en ville est de prévoir ses itinéraires. Quelques minutes avant le départ suffisent pour regarder quels axes sont bloqués, ceux où la circulation est plus fluide et ainsi éviter des potentiels risques et difficultés. De nombreuses applications existent et vous indiquent plusieurs itinéraires. Libre à vous ensuite de choisir celui qui correspondra le mieux à votre véhicule et vos capacités. Parfois l’itinéraire le plus rapide, n’est pas forcément le mieux. Quelques minutes supplémentaires permettent de découvrir de nouveaux endroits, nouvelles routes ou monuments et ainsi d’améliorer un trajet monotone.

    Le saviez-vous ?

    La circulation inter-files est de nouveau autorisée !

    Après avoir été interdite en janvier 2021, la circulation inter-files est de nouveau autorisée dans certains départements français depuis le 2 août 2021 ! Ceci rentre dans le cadre d’une nouvelle expérimentation qui durera 3 ans et concerne 21 départements, dont l’Île-de-France.

    Et pour cause ! Se retrouver lancer entre deux files de voitures, avec scooters et motos devant et derrière est dangereux, en plus d’être assez anxiogène.

    De mon côté, j’ai pu tester l’inter-files dans une de ces zones autorisées. La vigilance et l’anticipation doivent alors être redoublées car au moindre changement de file d’une voiture, un freinage s’impose. J’ai pu appréhender cette difficulté en y allant progressivement. Tout d’abord, en ne le faisant que sur des petites distances et en réduisant ma vitesse afin de se faire à cette situation originale. Puis avec l’expérience, j’ai rallongé les distances, j’ai su mieux comprendre les comportements des autres autour de moi.

    Je reste cependant assez réfractaire à cette situation et quand un trajet alternatif est possible, même si un peu plus long, je préfère le choisir. Circuler en ville est une somme de difficultés. Multitudes d’utilisateurs, trafic dense, nombreux modes de transports, autant de point rendant un trajet d’un simple point A à un point B parfois compliqué. Cependant, quelques attitudes permettent d’y remédier.

    Anticiper ses trajets et choisir l’itinéraire est un excellent outil. Mais surtout, l’attitude est ce qui vous permettra de faire face aux difficultés. Les sources de frustration sont grandes, mais respirez, restez zen et cordial et votre trajet restera positif ! 



  • Déménager à vélo : une solution écolo, solidaire et… un peu sportive !

    Déménager à vélo : une solution écolo, solidaire et… un peu sportive !

    Deux pièces, une trentaine de cartons, quelques meubles, un frigo et un lave-linge : en préparant son déménagement, Céline se dit qu’elle n’a peut-être pas besoin de louer une camionnette pour transporter tout ça vers son nouvel appartement, situé dans le même quartier. Elle en est convaincue : c’est un vélo qu’il lui faut !

    L’association Carton Plein

    Créée en 2012, l’association Carton Plein, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif, accompagne l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Elle propose à Paris deux activités complémentaires : les déménagements opérés à vélos électriques et la collecte de cartons vides auprès des commerçants et des particuliers, pour être revendus ou réutilisés.

    1 Vélos costauds pour déménagement écolo

    « J’ai décidé de faire mon déménagement à vélo par souci écologique. J’avais vu un reportage sur le sujet et j’avais trouvé ça super intéressant. Et comme c’était le déménagement d’un deux-pièces au sein du même quartier de Paris, ça m’a semblé tout à fait envisageable ! »

    Informée quelques semaines auparavant de l’existence des déménageurs écolos de Carton Plein, elle prend contact avec cette association d’insertion professionnelle spécialiste du déménagement à vélo.

    « Ils m’ont rassurée en me disant que l’électroménager et les meubles ne posaient aucun problème car les vélos sont conçus pour transporter d’assez grosses pièces. Ça ne leur fait pas du tout peur ! Dans mon cas, ils viendront à trois vélos, qui feront chacun deux trajets entre les appartements. »

    Le secret de ces déménageurs en deux-roues ? Une assistance électrique bien sûr, mais aussi des remorques XXL capables de transporter jusqu’à 400 kg ! Avec ça et un bon coup de pédale, même le frigo américain quatre portes peut changer d’appart’ !

    27 %

    des Français font appel à des professionnels
    pour déménager. (1)

    2 Solidarité et petit budget

    Et concrètement, comment ça marche ? En fait, c’est ultrasimple et très comparable à un déménagement classique, le CO2 en moins.

    « Le devis est fait en fonction de la distance et du volume à déménager. Ensuite, c’est simple ! Je fais mes cartons moi-même, et ce sont les déménageurs, pour la plupart des personnes en réinsertion, qui les portent et les transportent à vélo. Je trouve que cet aspect social de Carton Plein est aussi important que ma démarche écolo. Et financièrement, c’est moins cher qu’un déménageur traditionnel. »

    Ravie de l’expérience, Céline recommande vivement cette solution.

    « Au final, tout s’est très bien passé ! C’est probablement un peu plus long qu’un déménagement traditionnel parce qu’il a fallu faire deux trajets, mais tout s’est bien déroulé. Je le recommande complètement, à condition que ce soit un déménagement pas trop volumineux, et pas trop loin. Dans mon cas, c’était parfait ! »

    La prochaine fois que vous déménagerez à proximité, pensez vélo !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient l’association Carton Plein.

    150

    C’est le nombre de déménagements à vélo réalisés chaque année par Carton Plein. (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des déménageurs à vélo dans plusieurs villes comme Paris, Rouen, Grenoble, Rennes…
    • Déménager à vélo est possible sur une dizaine de kilomètres.
    • Les vélos électriques peuvent transporter du gros électroménager et des meubles volumineux.

    (1) Sondage Ifop, Les Français et le déménagement, 2017.
    (2) Le Parisien/Macif, Et maintenant, le déménagement à vélo, 2018

  • Métro, bus, voiture : quelles mobilités alternatives pour se déplacer ?

    Métro, bus, voiture : quelles mobilités alternatives pour se déplacer ?

    1 Le bonheur sur deux roues

    La pratique du vélo en ville et du « vélotaf » a explosé en 2019 (1), propulsée par les nouveaux aménagements cyclables et la prime à l’achat d’un vélo électrique. Bon pour la santé, le moral et l’environnement, il est même capable de remonter les pires bouchons… Il n’a (presque) que des qualités, on vous dit ! Pas envie de pédaler ? Lancez-vous sur un EDPM (engin de déplacement personnel motorisé) : la trottinette électrique, son avatar le plus connu, est parfaite pour les courts trajets en ville. Et pour les irréductibles du 2RM (deux-roues motorisés), les scooters électriques, en libre-service ou non, sont un excellent choix pour ménager la qualité de l’air et les oreilles des riverains.

    2 La voiture autrement

    Pas convaincu(e) ou pas faisable ? Testez le covoiturage qui s’adapte aussi bien aux trajets de proximité et domicile-travail qu’aux départs en vacances. Vous êtes à la campagne ? De nouvelles formes d’auto-stop « planifié », comme Rezo Pouce, se multiplient, notamment dans les zones rurales. Le principe ? Conducteurs et passagers s’inscrivent sur un site qui propose des « arrêts » identifiés pour faciliter la rencontre. Preuve que voiture et environnement ne sont pas forcément incompatibles.

    (1) Source : Actu Paris, Le nombre de cyclistes augmente à Paris, quatre nouveaux compteurs bientôt installés, 2019.

  • Trottinettes électriques : comment contredire les haters* ?

    Trottinettes électriques : comment contredire les haters* ?

    *Haters : ennemis, détracteurs en anglais

    La trottinette électrique rencontre un succès fulgurant en France. Et pourtant, ses détracteurs semblent aussi nombreux que ses fans : accusée d’être dangereuse ou ridicule, elle alimente les débats houleux sur les trottoirs comme à l’Assemblée nationale… Et si on faisait redescendre la pression ?

    1 La trottinette, un véhicule de hipsters ?

    230 000 trottinettes électriques ont été vendues en France en 2018 (+129 % par rapport à 2017) (1), après plusieurs années de ventes en constante hausse. Un engouement qui semble donc durer, soutenu par la présence d’une offre en libre-service foisonnante notamment à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. On peut dire sans risquer de se tromper que la e-trottinette est devenue l’engin de déplacement de bon nombre de citadins.

    Qui sont les utilisateurs de trottinettes électriques en free-floating ?

    • Parmi les actifs, 53 % sont des cadres
    • 19 % sont des étudiants
    • 33 % sont des touristes (2)

    2 Un jouet dont se sont entichés les grands ?

    Certains associent encore la trottinette à l’enfance. Pourtant, la trottinette motorisée était à l’origine un véhicule pour adultes. Et les premiers modèles ne datent pas d’hier ! Dès 1915, les premières trottinettes à essence (appelées scooters) des postiers et des policiers américains fonçaient déjà à 35 km/h. Les piétons de l’époque ont dû se faire raser de près plus d’une fois, preuve que son côté rebelle lui colle à la peau depuis le début… Comble de la modernité, les ancêtres de la e-trottinette avaient un guidon pliant, pour embarquer plus facilement dans les transports. La preuve que l’intermodalité est une idée vieille comme la roue !

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    Vous êtes un(e) adepte de la trottinette électrique ?

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    L’Essentiel de l’article

    • La trottinette motorisée existe depuis 1915.
    • Les ventes de trottinettes électriques augmentent d’année en année.

    (1) Fédération des professionnels de la micro-mobilité, Baromètre marché de la mobilité 2018, 2019
    (2) Ademe et 6-t, Usages et usagers de trottinettes en free-floating en France, 2019
  • Le vélo électrique, un véhicule de feignant ?

    Le vélo électrique, un véhicule de feignant ?

    Plus de 670 000 vélos électriques ont été vendus en France en 2023, soit 30% des vélos vendus (1). Ce raz-de-marée de deux roues électriques faisant partie des nouvelles mobilités alternatives est-il une bonne nouvelle ou le début de la fin pour les amoureux du vélo traditionnel ?

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    1 Pédaler assisté, c’est tricher !

    Le vélo électrique ou VAE (vélo à assistance électrique) n’est pas une moto mais bien un vélo : pour avancer il faut pédaler ! Le niveau d’assistance est parfois modulable (léger, moyen, fort), mais quoi qu’il en soit, il faudra toujours fournir un effort pour faire tourner les roues. Et si le moteur donne un coup de pouce appréciable en côte, il peut être désactivé sur le plat ou en descente (et oui, on peut aussi pédaler en descente).

    2 Ils ne manquent pas d’air !

    C’est scientifiquement prouvé : le VAE est bon pour votre petit cœur, votre souffle, mais aussi votre niveau de stress (2)… En bref, c’est bon pour votre santé. Les bénéfices santé seraient même largement supérieurs à ceux de la marche sur le plat(2), et assez proches de ceux du vélo « sec » car utilisé sur de plus longues distances(3). Et si on l’utilise tous les jours, par exemple pour aller travailler, l’avantage santé est durable, avec une baisse notable des risques de maladies cardiovasculaires et de certains cancers (4).

    3 Ils n’ont rien dans les jambes !

    Le vélo tradi, c’est bien joli quand on habite sur l’île de Ré, mais quand il faut grimper les côtes de Montmartre ou celles d’Auvergne, on rigole moins. Le VAE a l’énorme avantage de permettre de circuler facilement à vélo y compris sur des parcours escarpés. Comme on force moins, on peut pédaler plus longtemps : une excellente nouvelle pour tous ceux qui habitent à plus de 10 ou 15 kilomètres de leur travail. Et bien sûr, le VAE est aussi plus rapide, surtout en côte, même s’il est
    « bridé » à 25 km/h en France. Le VAE a fait exploser le nombre de vélotaffeurs (1), bien contents d’arriver au boulot avec une chemise sèche.

    4 Ils font semblant de faire du sport !

    Plus démocratique que le vélo sec qui demande un effort plus soutenu, le VAE aide les personnes éloignées du sport à se (re)mettre en selle. Que l’on soit âgé, en surpoids, diabétique ou même atteint d’un cancer, le vélo électrique est bon pour tout le monde !

    5 Ils encombrent les pistes cyclables

    Les puristes aux mollets épilés et culotte en Lycra peuvent toujours se moquer, la réalité reste la suivante : un VAE en plus dans les rues, c’est peut-être une voiture qui pollue en moins. Choisir le VAE pour ses déplacements quotidiens, c’est faire du bien à la planète et se faire du bien à soi. Et c’est aussi découvrir la ville autrement, narguer les automobilistes coincés dans les embouteillages, déjouer les aléas des transports en commun, crâner avec un joli casque et rejoindre la cyclosphère des vélotaffeurs sur Twitter pour impressionner lors de dîners. Alors feignant ou pas, qui s’en fiche ?

    Vous êtes un(e) adepte du VAE ?

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    Le vélo électrique, un véhicule de feignant ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Le VAE a des bénéfices pour la santé proches de ceux du vélo sans assistance.
    • Le VAE permet de parcourir de plus grandes distances.
    • Le VAE est meilleur pour la santé que d’autres moyens de transport durables comme le covoiturage ou les transports en commun.

    (1) Union Sport et Cycle, Les chiffres du marché, 2024
    (2) Revue médicale Suisse, Le vélo électrique : un outil pour la santé ou un gadget « écolo » ?, 2012
    (3) Elsevier, Physical activity of electric bicycle users compared to conventional bicycle users and non-cyclists: Insights based on health and transport data from an online survey in seven European cities, 2019
    (4) Le Monde, Même électrique, le vélo est bon pour la santé, 2018
  • Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    Envie d’explorer ce sujet en profondeur ? Écoutez ce podcast !

    1 Vélos et trottinettes à la conquête de la ville

    Il suffit de se déplacer quelques minutes dans une grande ville pour constater que les mobilités dites douces (sans moteur ou électriques) ont le vent en poupe. Partout dans les rues et sur les trottoirs se bousculent – littéralement – piétons, vélos et trottinettes électriques ou non, gyroroues, hoverboards… La France compterait actuellement 500 000 utilisateurs réguliers de NVEI (nouveaux véhicules individuels électriques), avec des ventes en augmentation de 30 à 35 % sur les trois dernières années (1). À elle seule, la trottinette électrique, autonome et facile à utiliser, a conquis 50 000 acheteurs en 2017 (2). Côté vélo, les chiffres officiels de l’Insee indiquent que 2 % des travailleurs français se déplacent quotidiennement à vélo (3), mais cette moyenne nationale ne reflète pas la réalité de certaines villes ! Le nombre de « vélotafeurs » grimpe en effet à 12 % à Bordeaux, 15 % à Grenoble et 16 % à Strasbourg (4), la championne de France.

    Bon à savoir

    Copenhague dispute à Amsterdam le titre de capitale européenne du vélo. 63 % des Copenhagois enfourchent chaque jour leur bicyclette pour se rendre au travail pour parcourir près de 1 340 000 km cumulés. Avec 545 km de pistes cyclables et des infrastructures à la pointe, le cycliste copenhagois est roi ! (5)

    2 Le difficile partage de l’espace public

    Évidemment, ce boom récent des EDPM (engins de déplacement personnel motorisés) et du vélo, alimenté par les difficultés de circulation et de stationnement des voitures en ville, le prix des carburants et le besoin de faire baisser les émissions polluantes, entraîne quelques frictions entre les utilisateurs. Pendant longtemps, ni le Code de la route, ni les infrastructures urbaines (à l’exception de quelques villes pionnières en la matière, comme Strasbourg), n’ont eu le temps de s’adapter pour clarifier et faciliter la cohabitation entre les différents usagers et types de véhicules. Les vélos partagent la rue avec les voitures, parfois uniquement avec les bus et les taxis, mais aussi avec les piétons lorsque les pistes sont aménagées sur les trottoirs. Signe que les choses bougent, le voile vient d’être levé concernant les règles qui s’appliquent aux EDPM, désormais interdits de trottoirs et sur les chaussées où la vitesse autorisée peut dépasser les 50 km/h (sauf arrêté municipal contraire).

    En attendant que les comportements changent aussi, le nombre d’accidents augmente lui aussi : d’après un bilan de la sécurité routière, 559 piétons ont été tués en 2018 (+ 19 % en 1 an) et 162 cyclistes ont trouvé la mort soit 10 % de plus que l’année précédente (5).

    76 %

    des accidents mortels de piéton ont été causés par une collision avec un véhicule en 2016. (7)

    3 Aménagements urbains, la clé du succès

    Comment améliorer la cohabitation entre les différents usagers ? La réglementation et le Code de la route doivent évidemment évoluer pour s’adapter aux nouveaux usages. Mais l’aménagement de l’espace est aussi la clé d’une circulation apaisée. Parmi les équipements plébiscités, les pistes cyclables ont vu leur nombre exploser ces dernières années avec la multiplication des « plans vélo » dans de nombreuses villes dont Paris. L’Île-de-France comptait par exemple plus de 5 600 km de voies cyclables fin 2015, contre 3 500 en 2012, soit une hausse de 60 % (8). La « continuité cyclable », c’est-à-dire la possibilité de circuler sans passer sur la chaussée des voitures, reste cependant très insuffisante dans la plupart des centres-villes, voire inexistante dans les zones périurbaines et rurales.

    D’autres types d’équipements destinés à faciliter la circulation voient également le jour, comme les sas réservés aux vélos aux intersections équipées de feux tricolores. En plaçant les cyclistes devant les voitures, ils les rendent plus visibles et leur permettent de démarrer en priorité pour éviter que les automobilistes ne leur coupent la route de façon dangereuse. Dans le même esprit, les panneaux « M12 » autorisent maintenant les vélos à passer au feu rouge pour tourner à droite ou aller tout droit quand l’aménagement du carrefour le permet.

    Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

     

    Toutes les enquêtes autour de la sécurité routière sont unanimes : la majorité des automobilistes pensent que le danger vient toujours des autres. Et rares sont ceux à s’interroger sur leur propre comportement au volant. Observer sa conduite fait pourtant partie des priorités.

    Jean-Marc Bailet, docteur en psychologie cognitive et comportementale, auteur des livres Zen au volant et Le volant rend-il fou ?

    4 Règle n° 1 : priorité au piéton

    En attendant que les aménagements intègrent pleinement l’utilisation des EDPM et des vélos, la prudence reste donc de mise, tout comme le respect et le civisme. Rappelons que les piétons sont toujours prioritaires sur les trottoirs et les passages protégés, et que le bon sens (et évidemment le Code de la route) oblige évidemment à les laisser passer lorsqu’ils sont engagés sur la chaussée, même en dehors des clous ou si le feu piéton est rouge…

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    L’Essentiel de l’article

    • L’usage du vélo et des mobilités douces explose en ville.
    • Des aménagements souvent inadaptés complexifient la cohabitation entre les usagers
    • Les accidents de piétons et de cyclistes ont augmenté entre 2017 et 2018.
    • Les trottinettes électriques n’ont plus le droit de rouler sur les trottoirs.

    (1) Christophe Bayart, fondateur de Mobility Urban
    (2) Carel Wijngaards, patron de la marque E-Twow
    (3) Insee, « Partir de bon matin, à bicyclette… », 2017
    (4) Insee, 2017
    (5) Copenhagen city of cyclists, Cycling Embassy of Denmark
    (6) Itinéraire Bis, #01 – Les nouveaux codes de la route
    (7) Sécurité Routière, « Bilan définitif de l’accidentalité routière 2016 », 2017
    (8) Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France, 2018
    Légifrance, Décret n° 2019-1082

  • Gyropode, mono-roue, trottinette, hoverboard… Zoom sur les mobilités alternatives

    Gyropode, mono-roue, trottinette, hoverboard… Zoom sur les mobilités alternatives

    Gyropode, mono-roue/monowheel, trottinette électrique ou hoverboard/smartboard : vous avez forcément croisé un ou plusieurs de ces appareils de « micro-mobilité » ces dernières années si vous habitez en ville. Plus rapides que la marche à pied, moins fatigants et encombrants qu’un vélo, ils ont tout pour séduire les jeunes et les actifs lassés de l’auto, du bus, du tramway ou du métro.

    1 EDPM : interdits aux plus petits

    Pour conduire ces fameux « engins de déplacement personnel motorisés » (EDPM), certaines conditions s’appliquent depuis le décret du 23 octobre 2019, à commencer par l’âge minimum : 12 ans. Les plus jeunes devront se contenter d’une trottinette sans moteur. Rien de tel pour se muscler les mollets !
         
    Pour les plus grands, n’essayez pas de rouler à plusieurs sur une trottinette électrique, c’est interdit, et surtout c’est dangereux ! Dans tous les cas, soyez prudent quand vous conduisez un EDPM.

    2 Le trottoir : territoire des piétons

    Considérés comme des piétons, les utilisateurs de rollers, skateboards ou trottinettes (sans moteur) doivent par conséquent rouler sur le trottoir et aller à une allure modérée. En revanche, les EDPM tels qu’hoverboard, gyropode, monocycle et trottinette électrique sont désormais considérés comme une nouvelle catégorie de véhicules à part entière. Sauf arrêté municipal contraire, on ne veut plus les voir sur les trottoirs ! C’est sur les pistes et bandes cyclables (quand il y en a) qu’on les préfère. À défaut, les utilisateurs peuvent rouler sur les chaussées où la vitesse est limitée à 50 km/h. Hors agglomération, la circulation est interdite, sauf sur les voies vertes et pistes cyclables.

    Et pour se garer ? Le stationnement sur les trottoirs reste autorisé sous réserve qu’il ne gêne pas les piétons. Mais les maires pourront en décider autrement. C’est le cas à Paris où les EDPM doivent se mettre en rang d’oignon dans les espaces réservés au stationnement pour autos, vélos et deux-roues motorisés. Bye bye les trottinettes électriques qui squattent au milieu des trottoirs !

    3 Pas de passe-droit sur le Code de la route

    En tant que véhicules, les EDPM doivent respecter le Code de la route : priorité aux piétons, priorité à droite, respect des feux de signalisation, des stops, des cédez-le-passage… Pas question non plus de porter des écouteurs ou casque audio, ni d’utiliser votre téléphone. Si vous n’avez pas votre permis de conduire, Internet ou un bon livre pourront vous renseigner sur les bases à connaître. Sinon, répondez à ce quiz pour tester vos connaissances du Code de la route !

    4 La visibilité, c’est pas sorcier !

    Si vous circulez hors d’une agglomération ou si vous roulez de nuit ou par visibilité réduite, pas question d’avoir la tête dure : portez un casque ! Et un gilet réfléchissant pour vous faire voir.

    5 25 km/h en pointe

    La vitesse des EDPM est limitée à 25 km/h maximum, en agglomération ou hors agglomération. Évidemment, cette vitesse est à adapter aux conditions de circulation : vous devez toujours être prêt(e) à vous arrêter en urgence pour laisser traverser un piéton ou éviter un obstacle.

    6 Votre trottinette électrique est-elle homologuée ?

    La limitation de vitesse à 25 km/h est aussi une contrainte technique : votre trottinette ne doit pas pouvoir la dépasser, sous peine d’amende.

    Autres obligations : pour trouver sa place dans vos déplacements quotidiens, la trottinette doit être équipée d’un feu avant et arrière, d’une sonnette et de freins (encore heureux !).

    Bon à savoir

    Les EDP sont soumis à la même obligation d’assurance de responsabilité civile que les voitures, scooters et motos. Et c’est valable aussi pour vos ados !

    Source : Légifrance, Décret n° 2019-1082

  • Pas besoin d’être mécano pour entretenir sa moto !

    Pas besoin d’être mécano pour entretenir sa moto !

    1 L’équipement pour entretenir sa moto

    Avant de songer à entretenir sa moto soi-même, voici d’ores et déjà les outils qu’il faut avoir à portée de main :

    • une lampe de poche ;
    • un chiffon ;
    • une béquille centrale ou d’atelier ;
    • un compresseur équipé d’un manomètre, pour mesurer la pression de vos pneus. Si vous n’en êtes pas équipé, rendez-vous dans une station-service.

    Conseil sécurité

    Travaillez sur une moto froide (au moins 30 minutes de refroidissement), béquillée et sur une surface plane.

    2 Première partie à vérifier : les feux de signalement

    Le constat est tout simple : sans éclairage, on ne voit rien. Et un véhicule qui éclaire mal, c’est dangereux pour tout le monde. Pensez alors à contrôler régulièrement ce qui compose l’éclairage de votre moto : les feux de croisement, les feux de route, les clignotants avant et arrière, les feux de détresse (si votre moto en est équipée) et les témoins de freinage (appelés feux de stop). Rien de très compliqué, il suffit de les activer avant de prendre la route et de voir s’ils fonctionnent.

    Au-delà de leur bon état de marche, vérifiez leur propreté et les témoins du tableau de bord qui leur correspondent. En cas de dysfonctionnement, il est alors temps d’appeler votre mécanicien.

    Vous possédez un deux-roues ?

    N’hésitez pas à réaliser une simulation d’assurance moto/scooter avec la Macif.

    3 Après les feux, au tour des niveaux

    Vous voilà serein : votre moto éclaire la route comme il se doit, tous les voyants des feux sont au vert ! Maintenant, il est temps de vérifier que tous les liquides dont votre moto a besoin sont présents en quantité adaptée : les niveaux d’huile, de liquide de frein et le liquide de refroidissement doivent être situés entre les traits indiquant le minimum et le maximum. Après vérification, si l’un des niveaux est trop faible, rendez-vous chez votre garagiste pour faire le plein. Vous pouvez bien sûr ajuster les niveaux vous-même si vous possédez les huiles adaptées.

    Astuce

    Sur certains modèles de moto, le contrôle du niveau d’huile se fait à l’aide d’une jauge. Dans ce cas, dévissez et tirez la jauge ; essuyez-la avec un chiffon ; replacez-la et attendez quelques secondes ; retirez la jauge à nouveau pour observer si le niveau d’huile est suffisant.

    4 Dernière étape : les pneus

    Une moto aux pneus abîmés représente un grand danger pour le conducteur comme pour autrui. Heureusement, leur entretien n’a rien de compliqué : il vous suffit de contrôler la pression des pneus à l’aide d’un manomètre en vous référant à votre manuel utilisateur. Si la pression est inférieure à celle recommandée, regonflez en conséquence.

    Ensuite, à l’aide d’une béquille centrale ou d’atelier, vérifiez l’usure du pneu. Pour cela, assurez-vous qu’il n’y a pas de corps étranger dans les sculptures, puis contrôlez la profondeur des rainures à l’aide des témoins d’usure (petites bosses en caoutchouc dur, situées au fond des sillons principaux).

    Vérifiez enfin qu’il n’y ait pas de déchirure ou de hernie (une bosse qui apparaît sur le côté du pneu). Si vos pneus présentent la moindre anomalie ou si le niveau d’usure est élevé, changez-les.

    Le saviez-vous ?

    La durée de vie d’un pneu moto peut être de 1 000 km comme de 25 000 km. Pensez alors à effectuer ces vérifications avant tout long trajet. (1)

    5 Le + sécurité !

    • Changez votre casque tous les 5 ans et immédiatement après une chute ou un choc.
    • Assurez-vous d’être équipé d’un gilet fluorescent homologué, obligatoire en cas d’arrêt d’urgence.

    L’Essentiel de l’article

    • Les vérifications ne sont utiles que si elles sont effectuées régulièrement sur votre moto.
    • Vérifier les feux ne suffit pas, pensez aussi à regarder le fonctionnement des témoins sur le tableau de bord.
    • Vérifiez l’état de vos pneus tous les 15 jours et avant tout long trajet.

    (1) Source : Moto Station, « Faire la pression des pneus moto : le guide ! », 2016
  • Mobilité rurale : la révolution de l’auto-stop est-elle en marche ?

    Mobilité rurale : la révolution de l’auto-stop est-elle en marche ?

    « Sept kilomètres séparent Castelsarrasin où je travaille et Moissac où je vis. C’est peu, mais cela reste compliqué de se déplacer sans voiture », regrette Marie, habitante du Tarn-et-Garonne. Et ce ne sont pas les horaires SNCF qui la feraient mentir : pour un aller-retour entre les deux villes (un rendez-vous professionnel, une course, une visite…), mieux vaut réserver sa journée. Alors pour cette mère de deux grands enfants, l’affaire tient de l’évidence : elle se rend au travail en voiture. Et la plupart du temps, elle est seule. Pas toujours cependant. Car depuis quelques années, Marie est inscrite sur Rezo Pouce, une structure coopérative et associative à l’initiative d’élus locaux, qui vise à favoriser et améliorer l’auto-stop. Alors quand elle croise des piétons à l’un des arrêts « sur le Pouce » installés par le réseau, hop, elle les fait monter à bord.

    Depuis sa création en 2011, Rezo Pouce a bien grandi : d’abord cantonné à quelques villes et villages, il compte aujourd’hui 4 000 arrêts signalisés sur plus de 1 600 communes. « Chaque fois qu’une collectivité met en place le service, il est facturé de 2 500 à 6 000 euros par an. Mais si le déploiement du réseau vient des pouvoirs publics, son appropriation passe par les habitants, encouragée par des animations et diverses actions de sensibilisation », explique Michel Cassignol, président de l’association porteuse du projet. Les conducteurs, eux, sont bénévoles, et reconnaissables grâce à leur autocollant vert et blanc posé sur leur pare-brise. Une indemnité de cinq centimes par kilomètre a un temps été envisagée avant d’être abandonnée : il est simplement conseillé au passager de verser une participation au « chauffeur » si le trajet devient régulier.

    Ce sont souvent dans les premiers et les derniers kilomètres d’un trajet que les déplacements sont difficiles : un centre bourg peut disposer d’un réseau de bus, sans que rien ne soit prévu pour y accéder depuis un hameau périphérique. C’est là que l’auto-stop va trouver son utilité.

    « L’idée est de redonner de la mobilité là où elle est en panne, en lien avec les transports déjà existants »

    Michel Cassignol, président de Rezo Pouce

    Cette complémentarité, c’est aussi ce que défendent les collectivités locales de Bretagne et de la Loire-Atlantique qui ont monté Ouest Go en lien avec l’association éhop. L’ambition : développer un covoiturage de proximité, notamment sur des trajets réguliers. Pour la chercheuse en urbanisme Marie Huyghe, ingénieure en aménagement du territoire, ce lien entre associations, habitants et collectivités locales est l’une des conditions du succès. « De plus en plus d’associations d’usagers sont associées aux politiques menées. Si on ne travaille pas de manière concertée, on risque d’investir à perte ». Parfois, c’est la société civile qui est à l’origine de ces mobilités alternatives, comme avec Octopouce, imaginé il y a trois ans par un collectif de citoyens de la presqu’île de Crozon pour développer l’autostop organisé, avec carte de membre, carte des arrêts, panneaux de destination…

    Rezo Pouce compte aujourd’hui quelque 400 « poulpes » (c’est le nom des participants du réseau) enthousiastes.

    L’enjeu est environnemental, mais aussi économique et social. « Aujourd’hui, 80 % des actifs bretons sont seuls dans leur voiture. Le potentiel de réduction du trafic est énorme si on augmente le taux d’occupation des véhicules. D’un autre côté, la moitié des personnes en reconversion professionnelle a déjà dû refuser un emploi par manque de mobilité » explique Anne-Laure Chiquet, du service éco-mobilité au conseil départemental du Finistère.

    Reste que la complémentarité entre transports en commun et dispositifs alternatifs n’est pas toujours au rendez-vous. De la théorie à la pratique, il n’est pas rare que le service public sorte amoindri. « Le projet de loi mobilités actuellement en discussion à l’assemblée1 présente l’intérêt de placer la mobilité au cœur du débat. Mais s’il insiste sur l’importance du rail, les actes ne vont pas dans le même sens. C’est rageant ! », déplore Marie Huyghe.

    Aujourd’hui, on compte 5800 offres de covoiturage sur Ouest Go, et environ 12 000 utilisateurs de Rezo Pouce. Une goutte d’eau, au regard des millions d’automobilistes présents sur ces territoires. À tel point que nombre d’usagers, même convaincus, regrettent la faible fréquentation. « Je croise rarement du monde aux arrêts », confie Marie. « Ces initiatives restent encore anecdotiques, mais le discours évolue de la part des élus comme des citoyens. Depuis deux ou trois ans, la tendance est à l’expérimentation de nouvelles mobilités. Nous ne sommes qu’au début du changement » veut croire Marie Huyghe. Certains préjugés tombent, comme celui de la longueur des trajets en zone rurale (la moitié font moins de 5 km) ou encore l’inadéquation de certains modes de transport.

    Ainsi, le département Loire-Atlantique a longtemps relégué le vélo au secteur du tourisme, avant de se rendre compte que ses parcours touristiques étaient aussi utilisés par les habitants pour des trajets quotidiens, relate la chercheuse. Désormais, une signalétique commune a été installée sur tout le territoire, les communes porteuses de projets en faveur de la Petite Reine et l’apprentissage du vélo sont soutenus. Dans le Finistère, Anne-Laure Chiquet observe également une « vraie attente » par rapport au vélo, jugé attractif pour des trajets inférieurs à 5 km, et jusqu’à 10 km avec des modèles électriques.

    Assiste-t-on aux prémices d’une révolution ?

    « Aujourd’hui tous les marqueurs passent au vert. On prend conscience que continuer à se déplacer chacun tout seul dans sa voiture ne marche plus, il faut changer nos habitudes. »

    Michel Cassignol, président Rezo Pouce

    La question, en effet, n’est pas qu’affaire de technique ni d’infrastructure, ni même seulement de transport. « Quand on parle mobilité il faut aussi penser utilité du déplacement », abonde Anne-Laure Chiquet. Télétravail, redéfinitions urbaines, horaires de travail… Les chantiers ne manquent pas.

    En attendant, et si on levait le pouce ?

    (1) ecologique-solidaire.gouv.fr/projet-loi-mobilites

  • Casque audio et oreillettes interdits en voiture, à vélo, en deux-roues… Et en trottinette !

    Casque audio et oreillettes interdits en voiture, à vélo, en deux-roues… Et en trottinette !

    Un projet de décret modifiant le code de la route devrait bientôt préciser les règles de circulation avec un engin motorisé (trottinette…) pour les rapprocher de celles encadrant l’usage du vélo électrique.

    1 Écouteurs ou casque audio en voiture : c’est un grand non !

    Mélomanes impénitents et accros au smartphone, cette information vous concerne ! Depuis le 1er juillet 2015, la loi est sans appel : le conducteur d’un véhicule en circulation a interdiction de porter à l’oreille tout dispositif susceptible d’émettre un son (1). Autrement dit, lorsque vous conduisez, vous ne devez porter aucun casque audio, écouteurs internes ou externes ou kit main-libre. En cas d’infraction, il vous en coûtera 135 euros, et trois points de permis : ça fait réfléchir ! Seule exception logique : les appareils de correction auditive portés par les personnes malentendantes.

    Pour écouter de la musique, on s’en remet donc à ce bon vieil autoradio et ses enceintes intégrées. Pour téléphoner, le mieux est encore de stationner, moteur éteint, le temps de l’appel !

    1 accident de la route sur 10

    est lié à l’utilisation du téléphone portable au volant. (2)

    2 Deux-roues, vélo, trottinette… C’est non aussi !

    Vous pensiez écouter vos podcasts préférés en pédalant jusqu’au boulot ? Raté ! Car l’interdiction de porter des écouteurs s’étend à tout véhicule empruntant la chaussée ou les pistes cyclables : vélos, deux-roues motorisés mais aussi trottinettes électriques et autres NVEI tels que les gyropodes et les hoverboards pour ne citer qu’eux. Les écouteurs ont, en effet, tendance à couper le conducteur de son environnement et des autres usagers (on n’entend pas arriver les voitures, même si elles klaxonnent !), le rendant plus vulnérable… et plus dangereux pour les autres.

    Seuls les dispositifs intégrés dans un casque de moto sont tolérés. À défaut, écouteurs avec ou sans fils, casques audio et autres oreillettes Bluetooth devront voyager dans votre sac ou votre poche. À défaut, vous risquez jusqu’à 135 euros d’amende en cas de contrôle, mais pas une perte de points sur votre permis de conduire (sauf pour les deux-roues motorisés dont la conduite nécessite d’être titulaire d’un permis).

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    x3

    C’est l’augmentation du risque d’accident lorsqu’un conducteur téléphone en conduisant (avec ou sans oreillette). (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Tout dispositif sonore porté à l’oreille est interdit pour les conducteurs de voiture, vélo et deux-roues motorisés.
    • Les écouteurs, casques audio, oreillettes avec ou sans fil et kits Bluetooth sont interdits.
    • Trottinettes électriques et NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels) sont concernés depuis septembre 2019.

    (1) Sécurité Routière, « Téléphone au volant : la réglementation »

    (2) Sécurité Routière, « Au volant, le téléphone peut tuer »