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  • Forfait mobilité durable : le vélo, ça peut être payant

    Forfait mobilité durable : le vélo, ça peut être payant

    1 Pédalage et covoiturage, boosters de mobilité durable

    La mobilité durable, ou écomobilité, est un levier essentiel de la transition énergétique. Les mobilités dites douces comme le vélo électrique ou « sec », les transports en commun et le covoiturage sont donc au cœur de la LOM, visant à cadrer la politique des transports en France sur les prochaines années. Parmi les nombreux points qu’elle aborde, la loi prévoit un « forfait mobilités durables » pour développer les transports moins polluants comme le covoiturage ou le vélo.

    80 euros/an

    C’est le coût moyen d’utilisation d’un vélo ordinaire (300 euros/an pour un vélo à assistance électrique (VAE)), contre 6 000 à 10 000 euros pour une voiture. (1)

    2 Un nouveau forfait de 400 euros maxi par an (ou pas)

    Le principe ? Inciter les entreprises privées à verser un forfait aux salariés venant travailler à vélo ou en covoiturage (les voitures en libre-service devraient aussi en faire partie). D’un montant maximum de 400 euros net par an, il est destiné à couvrir les frais d’entretien et d’utilisation de votre monture ou du véhicule servant au covoiturage. Ce forfait, remplaçant l’actuelle indemnité kilométrique vélo, avec la prise en charge d’un abonnement de transports en commun ne pouvant dépasser le montant maximum de 400 euros.

    Le hic ? La loi n’étant pas contraignante envers les entreprises privées, le forfait mobilité durable est donc optionnel. Avant de vous ruer pour acheter un vélo dernier cri, attendez donc 1/ que la loi entre en vigueur (un réexamen par L’Assemblée nationale est d’ores et déjà prévu à la rentrée) et la parution de décret(s) d’applications et 2/ d’en discuter avec votre boss.

    Bon à savoir

    Un VAE moins cher

    De très nombreuses communes accordent une prime pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) à leurs administrés (renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si vous pouvez en profiter). D’un montant forfaitaire ou en fonction du prix du vélo, elle peut considérablement alléger la facture ! De son côté, l’État propose également un « bonus VAE » soumis à condition de revenus.

    L’Essentiel de l’article

    • Les chefs d’entreprise pourront choisir de l’accorder aux salariés venant travailler à vélo ou en covoiturage
    • Il est amené à remplacer l’indemnité kilométrique vélo
    • Son plafond de prise en charge peut aller jusqu’à 400 euros par an
    • La LOM sera réexaminée en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale à la rentrée 2019 (10/09/2019) mais il faudra attendre le(s) décret(s) d’application pour connaître les modalités d’application.

    (1) Consoglobe, C’est prouvé : rouler à vélo coûte six fois moins cher qu’en voiture, 2019

  • Les bons trucs pour un voyage à moto sans accroc

    Les bons trucs pour un voyage à moto sans accroc

    1 Quelles vérifications techniques faites-vous avant de partir en road trip moto ?

    Éric Petaut : « L’idéal est de faire la révision annuelle de la moto peu de temps avant de partir. Quoi qu’il en soit, quelques jours avant et au moment du départ, on fait les vérifications de base : pression et état des pneus, niveau d’huile, fonctionnement des phares et clignotants. Comme ça, pas de mauvaise surprise en cours de route. »

    2 Qu’emmenez-vous dans votre trousse à outils ?

    Éric Petaut : « Pas besoin d’emmener des tonnes de clés, il faut plutôt miser sur les outils “malins” : un couteau suisse avec pinces, tournevis et scie intégrés, un rouleau de gros scotch, un peu de ficelle, des serre-câbles en nylon, une clé à molette… Cette année, j’ai par exemple eu un problème avec un garde-boue qui s’est dessoudé et que j’ai dû réparer en plein maquis corse. Un peu de scotch, une pince coupante, et j’ai pu repartir en attendant de me rendre chez un garagiste ! En cas de gros pépin comme une crevaison, là, bien sûr, il faut appeler l’assistance dépannage, surtout si on est dans une zone isolée. Mais si la moto est adaptée au terrain et bien entretenue, normalement il n’y a pas de problème. »

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    3 Quels conseils côté bagages ?

    Éric Petaut : « En prendre le moins possible évidemment ! Pour une semaine, on peut ne prévoir qu’un pantalon de rechange par exemple. En fonction du type de moto et de ses préférences, on peut avoir des sacoches latérales, un sac sur porte-bagages et/ou un top-case. Les bagages doivent être solides, bien arrimés et étanches parce que ça arrive qu’il pleuve… Par contre, j’évite les sacs à dos, qui fatiguent le dos (et sont dangereux en cas de chute, NDLR). »

    4 Comment gère-t-on les aléas météo à moto ?

    Éric Petaut : « Bien sûr, il faut prévoir les équipements en cas de pluie. J’utilise un surpantalon et des surbottes, et un vêtement imperméable. C’est pas cher et très efficace ! À l’inverse, s’il fait grand beau, il faut penser à avoir une visière solaire, très pratique. D’une manière générale, je préfère une double visière (normale et solaire) plutôt que des lunettes, ça protège mieux contre le vent, la pluie et les insectes. »

    5 Y a-t-il une longueur idéale pour les étapes ?

    Éric Petaut : « Tout dépend si on est en mode sportif ou découverte. Je suis plutôt adepte des road-trips “à la cool” : sur le dernier que j’ai fait en Corse avec trois amis, on était à 50 km/h en moyenne, et on était très contents ! Avec des étapes quotidiennes d’environ 200 km, ça laisse le temps de regarder le paysage, et surtout de ne pas être sur la moto toute la journée. Je préfère des étapes moins longues, qui laissent plus de temps pour faire des pauses ou explorer un endroit. Après, tout dépend aussi des routes : plus elles sont sinueuses et difficiles, plus les étapes doivent être courtes. Et une fois dans la semaine, je fais une journée “blanche” (sans moto), histoire de récupérer et d’être en forme jusqu’à la fin du voyage. »

    Deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    6 Est-ce que vous choisissez des hébergements spécifiques adaptés à la moto ?

    Éric Petaut : « Pas vraiment. L’intérêt de la moto est qu’on peut s’arrêter partout. Mais certains recherchent en effet des hôtels ou des gîtes “motards friendly” qui proposent notamment des parkings sécurisés. Si on a une moto avec un petit réservoir, il faut s’arrêter dans des lieux où l’on est sûr d’avoir une station-service à proximité. Il existe même des sites dédiés à l’accueil des motards ! »

    Bon plan

    Les étapes « motard friendly »

    Vous recherchez des étapes adaptées aux motards pour votre prochain road-trip ? Sur gites-de-france-motos.com ou chambres-hotes.fr, vous trouverez de bonnes adresses de gîtes équipés pour vos besoins (notamment un parking couvert), tenus par des hôtes passionnés. À l’approche de l’été, rendez-vous en kiosque : de nombreux magazines de moto consacrent des dossiers aux road-trips, avec les bons plans d’hébergement et des idées de circuit.

    7 Finalement, le road-trip à moto est une formule plutôt souple ?

    Éric Petaut : « Je dirais qu’il y a autant de road-trips que d’organisateurs. À part les vérifications techniques, chacun fait en fonction de ses préférences. Beaucoup de bagages ou en mode “roots”, étapes sportives ou cool, hôtel spécial motards ou pas : tout est permis ! Le plus compliqué est en fait de trouver des dates de voyage qui conviennent à tout le monde si vous avez décidé de faire le road-trip à plusieurs, et de choisir une destination. Pour le reste, ça se prépare, mais il ne faut pas trop s’en faire. Évidemment si on part six mois en Inde, c’est un autre niveau. Mais pour un premier essai, il faut choisir une durée courte et une destination facile : par exemple, un week-end dans une région voisine ou même une semaine dans le Sud, c’est à la portée de la plupart des motards débutants. »

    Bon à savoir

    Partir à deux sur une moto

    Envie de voyager avec votre conjoint ou un ami sur la même moto ? Pas de problème, à condition d’adopter la bonne attitude.

    • Pour le pilote : conduisez en souplesse car le passager ressent plus les à-coups que vous. Adaptez vos réflexes dans les virages, en manœuvre et à l’arrêt : la moto est plus lourde et l’arrière est abaissé.
    • Pour le passager : suivez les mouvements de la moto et évitez les gestes brusques. Ne vous crispez pas et n’hésitez pas à communiquer avec votre pilote si vous ressentez un inconfort ou une fatigue.
    • Le conducteur doit disposer d’un gilet de haute visibilité sur lui ou dans un rangement de la moto, et le porter lorsqu’il descend de sa moto à la suite d’un arrêt d’urgence.
    • Pour tous les deux : le passager comme le pilote doivent porter un équipement adapté, a minima un casque homologué (ECE ou NF), des gants adaptés à la pratique de la moto certifiés CE ou NF. Un blouson en cuir à manches longues et de bonnes bottes sont également fortement recommandés !

    Et si c’est une première pour l’un ou l’autre (ou les deux), entraînez-vous quelques semaines avant de partir !

    L’Essentiel de l’article

    • Programmez la révision annuelle de la moto à une date proche du départ.
    • Avant le départ, vérifiez la pression des pneus, les éclairages et le niveau d’huile.
    • Préparez une trousse avec des outils polyvalents et du gros scotch.
    • Voyagez léger et prévoyez un équipement en cas de pluie.
  • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    1 Les parents exemplaires

    Les parents sont les plus à même de sensibiliser les enfants aux dangers de la route pour leur apprendre à bien anticiper lorsqu’ils seront prêts à aller à l’école sans eux.

    Ce rôle d’éducateur commence en montrant les bonnes attitudes et en respectant les règles :

    • traversez toujours sur les passages piétons et/ou lorsque le feu piéton est vert ;
    • si vous devez traverser une route sans passage piéton, n’oubliez pas de prendre le temps de regarder à droite, puis à gauche ;
    • et mieux vaut éviter d’utiliser votre téléphone portable, votre casque audio ou vos écouteurs, en marchant sur le trottoir, et encore moins sur la chaussée !

    À savoir

    Dans le cadre de la mission d’éducation civique et à la citoyenneté de l’école de la République, l’apprentissage de la Sécurité routière est présent dans le programme scolaire dès la primaire et jusqu’au lycée depuis 2006.

    2 Apprendre l’ABC de la sécurité routière tout en s’amusant

    Pour rendre le trajet ludique, prenez le temps d’expliquer à votre enfant ce que vous faites avec des mots simples (prendre le passage piéton, regarder le feu, surveiller les voitures, etc.) et pourquoi vous le faites. Vous pouvez aussi en profiter pour lui apprendre les principaux panneaux routiers et les attitudes pour être en sécurité. À pied ou en voiture, faites des quiz sur les panneaux que vous croisez : une bonne façon de les enseigner petit à petit en s’amusant. Et surtout, démontrez que ce n’est pas sorcier ! Les enfants apprennent très vite les principes élémentaires, reste ensuite à les appliquer. Et là, rien ne remplace l’expérience.

    Les règles de sécurité à pied

    • Bien marcher sur le trottoir et pas sur la route ou la rue.
    • S’il n’y a pas de trottoir, marcher sur le bas-côté à gauche de la route.
    • Éviter de descendre du trottoir ou traverser (même sur un passage piéton) sans avoir bien regardé des deux côtés pour vérifier qu’aucune voiture n’arrive.
    • Sur le trottoir, rester vigilant quand on passe devant des sorties de garage ou de parking.
    • Ne pas jouer au ballon sur le trottoir ni courir après les copains : on risque de se retrouver sur la route sans faire attention.
    • Ne jamais traverser devant ou derrière un bus (par exemple le bus scolaire) ou entre deux voitures, ni à la sortie d’un virage.
    • Le soir, porter des vêtements ou accessoires réfléchissants.

    Les règles de sécurité à vélo

    • Penser à mettre son casque (c’est obligatoire jusqu’à 12 ans).
    • Jusqu’à 8 ans, il est possible de rouler sur le trottoir, à condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons ; ensuite, emprunter les pistes cyclables lorsqu’il y en a. À défaut, rouler bien à droite de la chaussée (mais pas trop près du trottoir quand même).
    • Tendre le bras à l’avance pour indiquer que l’on va tourner et bien regarder avant de tourner à gauche si aucun véhicule n’arrive.
    • Respecter le Code de la route : feux, panneaux, marquage au sol…
    • S’il fait sombre, porter des vêtements réfléchissants et allumer les éclairages du vélo qui sont obligatoires.

    Pour les autres engins à roulettes comme les trottinettes, skateboards, hoverboards, rollers, etc., la nouvelle réglementation à venir (loi LOM) devrait obliger les utilisateurs aux mêmes obligations que pour le vélo, à savoir le port du casque jusqu’à 12 ans.

    3 parents sur 4

    admettent avoir été déjà imprudents en marchant avec leur enfant, dont 30 % qui reconnaissent avoir déjà traversé alors que le feu piéton était rouge…*

    3 Elliott le pilote, l’ami des petits piétons !

    Pour aider les enfants à utiliser la route et les trottoirs en toute sécurité, la Sécurité routière a créé Eliott le pilote, une mascotte toute ronde qui propose des contenus spécialement adaptés aux enfants. Dans ses vidéos, jeux, posters et dépliants, Elliott explique comment se comporter à vélo, pourquoi il faut retirer ses écouteurs lorsqu’on marche dans la rue, comment bien attacher sa ceinture de sécurité en voiture, fait découvrir les panneaux routiers… Il est également en vedette d’un numéro spécial du Petit Quotidien entièrement consacré à la sécurité des jeunes piétons et cyclistes.

    Le site de la Sécurité routière propose de nombreuses autres ressources (jeux, posters, dépliants) à destination des enfants, à télécharger et imprimer sur securite-routiere.gouv.fr.

    L’appli Sécurité routière Junior

    Destinée aux 6-12 ans, l’application mobile Sécurité routière Junior est un jeu éducatif interactif qui permet de découvrir les panneaux routiers en famille, accompagné de la mascotte Eliott et de ses amis Zach, Léa, Toma et Zoé. Si vous n’avez pas de smartphone, le jeu est également disponible en ligne.

    Vos enfants sont déjà des champions ? Challengez-les au Grand quiz de la Sécurité routière !

    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à pied
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      Les règles de sécurité à pied
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      Les règles de sécurité à vélo
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à vélo

    L’Essentiel de l’article

    • Il est toujours bon de montrer l’exemple : soyez un modèle de prudence et de pédagogie pour vos enfants.
    • Des explications sur les règles de sécurité et les panneaux de circulation sont les bienvenues quand vous marchez avec eux.
    • Vous pouvez utiliser des jeux et applis ludo-éducatives pour leur apprendre les bons comportements sur la route et les trottoirs.

    * Etude Attitude Prévention, 2016.

  • L’aménagement urbain à l’épreuve des nouvelles mobilités

    L’aménagement urbain à l’épreuve des nouvelles mobilités

    * Trottinettes, gyroroues, hoverboards, etc.

    1 Comment les nouvelles mobilités bousculent-elles le partage de l’espace public en ville ?

    Madeleine Masse, architecte-urbaniste : « L’arrivée rapide de nouveaux modes de transport comme les trottinettes oblige à repenser l’organisation des circulations. Traditionnellement, la voirie s’organise sur le modèle : un mode de déplacement = un aménagement. Une gare pour les trains, une pour les cars, une voie pour les voitures, une pour les bus, une pour les vélos… Idem pour les espaces de stationnement.

    Or, cette organisation est extrêmement consommatrice d’espace et peu efficace : elle sépare trop les modes de déplacement, ce qui est peu pratique pour l’usager. En plus, elle ne permet pas de s’adapter rapidement aux nouvelles mobilités comme on le voit aujourd’hui. Il faut donc inventer des espaces plus hybrides dans leur fonction. Par exemple, nous réfléchissons en ce moment sur le sujet des gares routières : quelle fonction leur donner en dehors des heures de pointe ? Nous proposons d’en faire des lieux qui vivent toute la journée, par exemple en accueillant des flottes de vélos en libre-service, des aires de covoiturage ou même accueillir un marché pendant les week-ends. C’est le principe des centrales de mobilité et des pôles d’échanges multimodaux qui se développent de plus en plus dans les centres-villes comme dans les nouveaux quartiers. »

    Le saviez-vous ?

    Strasbourg est numéro 1 des villes de plus de 200 000 habitants en termes d’aménagements cyclables (km de pistes cyclables, anneaux de stationnement, zones tampons au niveau des carrefours, etc.), selon le Baromètre des villes cyclables 2017. Grenoble (38), Illkirch-Graffenstaden (67), La Flèche (72) et Sceaux (92) se classent également parmi les meilleures. Retrouvez le baromètre complet sur Parlons-velo.fr.

    La multiplication des voies dédiées ne serait donc pas la solution ?

    Madeleine Masse : « En effet, c’est le même problème sur la chaussée : il n’est plus possible aujourd’hui d’envisager une voie pour les bus, une pour les vélos, une pour les trottinettes… D’abord parce que c’est trop compliqué, et on aboutit vite à des aménagements sous-dimensionnés : de nombreuses pistes cyclables sont aujourd’hui trop petites parce qu’elles ont été conçues pour rogner a minima sur l’espace des voitures.

    Il faut donc sortir de cette logique pour aller vers des aménagements qui encouragent la cohabitation entre plusieurs modes en fonction de leur importance et de leur rythme. La question de la place accordée à la voiture est centrale : dans les centres-villes, on se rend compte qu’elle est inadaptée. On recherche des modes plus agiles, adaptés aux courtes distances, plus économiques et moins polluants et sans problème de stationnement.

    L’idée générale est donc de réfléchir à la priorisation des différents modes de transport en fonction du contexte et de l’espace à aménager. Les réponses en termes d’aménagement vont par conséquent être très variables selon l’environnement dans lequel on se trouve. La part de la voiture va se réduire dans les centres urbains, mais restera importante dans zones interurbaines ou peu denses, avec des pistes cyclables mieux séparées et plus sécurisées. Les cyclistes seront protégés des voitures via des aménagements tels qu’un îlot séparateur en granit ou des voies « en Lincoln », c’est-à-dire un trottoir intermédiaire, entre les piétons et la chaussée. »

    Le saviez-vous ?

    La Macif, membre du Movin’On Lab, s’engage en faveur des mobilités durables, innovantes et collaboratives.

    Des innovations technologiques au service de la ville

    Side Walk Labs, la filiale d’Alphabet (Google), imagine aussi la ville de demain au travers d’innovations technologiques. Demain, la ville pourra être connectée et interagira avec le véhicule autonome. Les limitations de vitesse pourront s’adapter à la congestion du trafic en temps réel. Les chaussées bénéficieront de marquages au sol plus visibles grâce à des revêtements éclairés. Le mobilier urbain pourra être mobile et les voies de circulation pourront même changer de direction (dans un sens le matin, et dans l’autre le soir pour faciliter l’entrée et la sortie des véhicules en heures de pointe).
     

    3 Y a-t-il d’autres façons de « pacifier » les relations entre les différents utilisateurs de la voirie ?

    Madeleine Masse : « Oui, en réduisant la vitesse, tout simplement ! On constate que plus les vitesses sont basses, notamment celles des voitures, plus la cohabitation avec les vélos et les autres modes de transports se passe bien. Le meilleur exemple est celui des contresens cyclables : leur côté déstabilisant pour les automobilistes les amène à ralentir, et au final, ce sont des aménagements qui fonctionnent bien. Il existe d’autres aménagements efficaces pour apaiser la circulation en ville, comme de réduire la largeur des chaussées ou faire des carrefours rehaussés « en plateau » où les piétons sont prioritaires. Cette question de la vitesse est aussi valable hors des centres-villes. Nous avons par exemple des projets prospectifs sur le devenir des autoroutes en Île-de-France à horizon 2030-2050. L’une des pistes que nous proposons est la baisse de la vitesse sur ces routes afin de pouvoir les partager avec d’autres formes de mobilités. Nous proposons par exemple l’aménagement d’une piste cyclable sur l’A86 ! »

    4 Et les piétons dans tout ça ?

    Madeleine Masse : « C’est vrai qu’il ne faut jamais perdre de vue l’espace réservé aux piétons. Nous travaillons beaucoup sur l’analyse des flux piétons et l’ergonomie des espaces qui leur sont dédiés. L’idée est d’une part de « sanctuariser » l’espace piétonnier, qui ne peut être partagé avec d’autres modes de transports plus rapides, et de permettre des déplacements simples et efficaces : se repérer sur la voirie, trouver son bus, accéder aux vélos partagés, etc. Cette question est cruciale partout et particulièrement autour des gares, qui concentrent un trafic piéton et multimodal particulièrement dense car ce sont par définition des lieux de transition entre plusieurs modes de transport. »

    5 La trottinette : opportunité d’avenir ?

    Madeleine Masse : « En termes d’urbanisme et d’environnement, la trottinette est plutôt une chance parce qu’elle contribue justement à repousser la voiture en dehors de ces zones en accélérant la multimodalité quotidienne. Il y a peu de temps, on prenait sa voiture, le bus ou le métro pour aller travailler, et on n’envisageait pas de changer de mode en cours de route. Aujourd’hui, il est de plus en plus courant de combiner : la voiture jusqu’à un parking périurbain, puis une trottinette – voire un mix transport en commun/trottinette – pour le dernier kilomètre. L’offre de mobilités douces, partagées et agiles permet ainsi de s’adapter beaucoup plus facilement. Et comme les publics sont de plus en plus sensibles à la question environnementale, il y a aujourd’hui une prise de conscience qui amène une véritable opportunité de repenser nos mobilités et nos villes pour donner sa place à chacun et réduire considérablement la pollution. »

    Et pour en savoir plus…

    Rendez-vous au Pavillon de l’Arsenal (Paris XIIe) pour assister à l’exposition Les Routes du futur, du 6 juin au 31 août 2019.

    L’Essentiel de l’article

    • Les nouvelles mobilités obligent à repenser l’aménagement urbain.
    • Il faut réfléchir à un rééquilibrage entre les différents modes de transport.
    • L’abaissement de la vitesse est souhaitable pour apaiser le trafic.
    • Les nouvelles mobilités contribuent à réduire la pollution en ville.

    (1) Sondage Odoxa/Eurofil, « Les Français et les nouveaux véhicules électriques individuels », 2018
    (2) Insee, « Partir de bon matin, à bicyclette… », 2017

  • Comment obtenir une carte de stationnement handicapé pour votre enfant ?

    Comment obtenir une carte de stationnement handicapé pour votre enfant ?

    Pour lutter contre la fraude, depuis le 1er janvier 2017, la carte de stationnement handicap est remplacée par la Carte Mobilité Inclusion (CMI). Elle est sécurisée et infalsifiable et se substitue aux trois anciennes cartes : d’invalidité, de priorité et de stationnement.

    1 À quoi sert la Carte Mobilité Inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées » ?

    La Carte Mobilité Inclusion confère le droit de se garer gratuitement en priorité sur les places handicapées, mais aussi sur toutes les autres places de stationnement ouvertes au public en France.

    La carte mobilité inclusion a pour but de faciliter le déplacement et la mobilité des personnes en situation de handicap. Si vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap, afin de vous simplifier le stationnement, dès lors que vous disposez d’une CMI, vous bénéficiez de places réservées relativement accessibles car placées près des entrées de bâtiments, ou plus larges pour pouvoir déplier le fauteuil roulant de votre enfant en toute sécurité.

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    2 Qui peut bénéficier de la Carte Mobilité Inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées » ?

    La mention « Stationnement pour personnes handicapées » est attribuée à toute personne atteinte d’un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu’elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements.

    Si vous êtes le parent d’un enfant en situation de handicap et dont le taux d’incapacité est d’au moins 80 %, vous pouvez également bénéficier de la carte mobilité inclusion.

    Bon à savoir

    Les cartes actuelles de stationnement handicap en cours de validité restent valables jusqu’au 31 décembre 2026 au plus tard.

    3 Comment faire la demande ?

    Pour obtenir la CMI, il faut s’adresser à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre département en leur fournissant les documents suivants :

    • un formulaire accompagné soit d’un certificat médical datant de moins de 6 mois ;
    • la photocopie d’une pièce d’identité de votre enfant (la CMI sera à son nom et portera sa photo).

    La CMI est attribuée pour une durée de 1 à 20 ans selon la situation de votre enfant(1).

    Le saviez-vous ?

    Votre CMI est infalsifiable. Si toutefois, suite à la perte ou au vol de votre carte, celle-ci est utilisée par un usurpateur, celui-ci risque une contravention pouvant aller jusqu’à 1 500 euros (2).

    4 Où placer la carte ?

    La carte est à apposer sur le pare-brise de votre véhicule, mais vous devez penser à la retirer dès lors que l’enfant handicapé n’est pas présent dans le véhicule.

    Attention son nouveau format carte bancaire ne lui permet pas toujours d’être visible : vérifiez bien avant de quitter votre véhicule qu’elle soit bien lisible, surtout dans les villes où les forfaits post-stationnement (3) (ces amendes que vous pouvez désormais contester) sont délivrés par des mandataires privés.

    52 %

    des Français se disent favorables à une sanction plus sévère pour un stationnement illégal sur une place réservée à une personne handicapée (4).

    Bon à savoir

    En cas de séparation des parents, vous pouvez demander un deuxième exemplaire de la carte auprès de l’Imprimerie nationale (5). Il faudra vous acquitter d’un montant de 9 € pour l’attribution d’une nouvelle carte. Par ailleurs, seules les personnes désignées comme responsables de la charge de l’enfant en situation de handicap pourront obtenir cette carte.

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    * Valable jusqu’au 31/12/2026.

    L’Essentiel de l’article

    • La Carte Mobilité Inclusion vient en remplacement de la carte de stationnement handicap.
    • Elle se substitue aux 3 anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement.

    (1) Handirect, « Droits et handicap : Le point sur les aides existantes », 2018
    (2) Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées, « La carte mobilité inclusion (CMI) », 2017
    (3) Service public, « Stationnement non payé – Amende ou forfait de post-stationnement », 2018
    (4) Étude YouGov pour Seton, « Les Français et les interdits »
    (5) Portail CMI

  • Alcool au volant : attention danger !

    Alcool au volant : attention danger !

    Envie d’explorer ce sujet en profondeur ? Écoutez ce podcast !

    1 Les effets de l’alcool au volant et ses dangers

    L’alcool a un effet euphorisant et désinhibant, il agit directement sur le cerveau. Le conducteur qui prend son véhicule en état d’ivresse se sent grisé et adopte alors des comportements dangereux pour lui et les autres usagers de la route. Le conducteur en état d’ébriété sous-évalue les risques. Ses réflexes sont diminués : visibilité rétrécie, temps de freinage plus long et sensibilité à l’éblouissement.

    En moyenne, quand on boit un verre, l’alcoolémie atteint son maximum une heure après (30 minutes à jeun). Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2). Les individus ne sont pas tous égaux pour éliminer l’alcool : tout dépend de la morphologie, du poids, de la taille et de l’état de santé de chacun. Plus de 9 conducteurs alcoolisés sur 10 impliqués dans les accidents mortels avec un taux d’alcool dans le sang supérieur au taux légal sont des hommes (3).

    Attention aux idées reçues ! Il n’existe aucune solution miracle pour faire redescendre votre alcoolémie : café salé, cuillère d’huile, etc. Sachez également qu’un demi de bière (25 cl) ou un verre de whisky (3 cl) contiennent en réalité la même quantité d’alcool pur (environ 10 grammes) (4).

    Alcool au volant : attention danger !

     

    17 %

    En 2018, 17 % des Français déclaraient conduire en dépassant la limite d’alcool autorisée.*

    Que dit la loi ?

    La limite autorisée de taux d’alcool pour un conducteur est de 0,5 g d’alcool par litre de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré, c’est-à-dire maximum deux verres d’alcool correctement dosés (voir l’infographie ci-dessus). Entre 0,5 et 0,8 g, vous encourez un retrait de 6 points de permis et une amende allant de 135 à 750 €. Au-delà de 0,8 g, les sanctions maximales encourues sont un retrait de 6 points de permis, 4 500 € d’amende, 2 ans de prison et jusqu’à trois ans de suspension de permis. Le cas échéant, vous devrez passer par deux jours de stage de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Les sanctions sont donc majorées en fonction du taux d’alcool.

    2 Les solutions pour rentrer en toute sécurité

    La prévention

    En soirée, plusieurs solutions existent comme de désigner un conducteur qui ne boit pas (Sam ou Sans Accident Mortel), de rentrer en transport en commun ou de faire appel à un chauffeur professionnel ou encore de rester dormir sur place. Ayez en tête le slogan simple émis par la Sécurité routière : « Quand on tient à quelqu’un on le retient ! » En 2018, 50 animateurs de télévision et de radio ont participé à la campagne de prévention Sécurité routière : tous responsables (5) !

    Les éthylotests

    En soufflant dans l’éthylotest, un liquide jaune vire au vert en présence d’alcool. Cela peut aussi être un bon argument pour empêcher l’un de vos proches de reprendre le volant ! La possession d’un éthylotest est obligatoire depuis 2015 dans tous les véhicules. Il est vendu en pharmacie ou dans les stations-service.

    Quant à l’EAD ou l’éthylotest antidémarrage, il a été expérimenté dans trois départements : la Drôme (26), le Nord (59) et la Marne (51). Depuis le 1er janvier 2019, le préfet peut ainsi délivrer un permis de conduire d’une durée de validité limitée comportant une restriction d’usage prévoyant une obligation de conduire un véhicule équipé d’un EAD. Cela concerne les conducteurs sanctionnés par une suspension ou une annulation de leur permis de conduire pour alcoolémie positive. L’installation de l’EAD est à la charge du conducteur (96 euros/mois la première année en location) et est assortie d’un suivi médico-psychologique.

    Un premier souffle est demandé au conducteur pour faire démarrer le véhicule. Un second souffle intervient de façon aléatoire entre cinq et trente minutes après le démarrage du véhicule, moteur coupé. Si le conducteur est sobre le véhicule redémarre, sinon impossible de reprendre la route.

    Alcool au volant : attention danger !

     

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    Alcool et mortalité sur les routes**

    • Conduire sous l’emprise de l’alcool multiplie par 8,5 le risque d’être responsable d’un accident mortel. La consommation d’alcool couplée à celle du cannabis multiplie le risque de décès sur les routes par 15.
    • 28 % des personnes tuées le sont dans un accident dans lequel au moins un conducteur/piéton avait un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,5 g.

    3 Les jeunes et l’alcool au volant

    Les jeunes de 18-25 ans constituent la classe d’âge la plus gravement touchée : ils représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).

    Amateurs de boissons alcoolisées et sucrées ou de cocktails, ils peuvent vite se faire piéger par ces mélanges d’alcool et d’un soft sucré ou fruité qui cache le goût de l’alcool.

    Alors comment faire évoluer ces comportements ? Selon le docteur en psychologie Jean-Pascal Assailly (7), les campagnes de prévention de la sécurité routière face aux 18-24 ans ne sont pas toujours impactantes :

    « Les jeunes nous disent souvent “si je me comporte mal et que ça se termine mal pour moi, à la limite ça me regarde”. Agiter la peur de la mort, c’est extrêmement inefficace. Seule la crainte du handicap pour autrui, serait une des raisons pour laquelle un jeune conducteur serait capable de moduler sa prise de risque, s’il crée un tort grave à autrui, par exemple, si son meilleur ami termine sa vie dans un fauteuil roulant. »

    C’est pourquoi, en matière de prévention, Jean-Pascal Assailly recommande « de les responsabiliser sur la gestion de leur consommation ». C’est alors que les stratégies de communication comme Sam et la campagne “Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas !” fonctionnent auprès de cette population.

    Que risquent les permis probatoires ?

    Le taux d’alcool autorisé est 0,2 g/l pour tous les permis probatoires, autant dire zéro verre d’alcool. Si vous avez un permis probatoire, et que vous dépassez le seuil d’alcool autorisé au volant, vous encourez la perte de 6 points ou la suspension du permis de conduire, une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 750 euros et une immobilisation du véhicule.

    Cette mesure est aussi appliquée dans 21 pays de l’Union européenne. Elle a d’ailleurs fait chuter la mortalité au volant de 17 % chez les 18-21 ans (1).

    Le saviez-vous ?

    La Macif propose à ses sociétaires des ateliers « Améliorez votre sécurité sur la route ». Renseignez-vous pour en trouver un à côté de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Pour les permis probatoires, c’est zéro alcool au volant !
    • Les 18-25 ans représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).
    • Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2).

    (1) Sécurité routière, « Alcool », 2019.
    (2) LegiPermis, « Combien de temps pour éliminer un verre d’alcool », 2016
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’alcool », 2018.
    (4) Alcool Info Service, « Idées reçues ».
    (5) Sécurité routière, « Plus de 50 animateurs de TV radio se mobilisent contre l’alcool au volant pendant les fêtes », 2018
    (6) Étude Attitude prévention, « Sur la route, assurons-nous de transmettre les bons gestes », 2017.
    (7) Jean-Pascal Assailly, docteur en psychologie et auteur de Homo automobilis.

    * Ipsos pour la Fondation Vinci Autoroutes, « Baromètre de conduite responsable 2018 », 2018.
    ** INPES

  • Comment fonctionne un camping-car à l’arrêt ?

    Comment fonctionne un camping-car à l’arrêt ?

    1 Comprendre le panneau de commande

    Le panneau de commande se situe généralement au-dessus de la porte de l’habitacle. C’est l’équivalent du tableau électrique à votre domicile. En pressant les boutons, des témoins lumineux (vert, orange et rouge) indiquent le niveau des données électriques des deux batteries : la batterie cellule (pour l’éclairage intérieur) et la batterie du porteur (qui alimente le camping-car au niveau du moteur). Il affiche également les réserves d’eau propre et d’eaux usées et la mise en route de la pompe. La nouvelle génération de camping-cars propose de piloter tous ces éléments depuis une tablette numérique.

    Pour la lumière, il faut savoir que vous possédez en moyenne trois jours d’autonomie. Faites attention au poste de dépenses très énergivores comme la télévision et le chauffage. Pour alimenter la batterie, vous pouvez également bénéficier d’un apport supplémentaire grâce aux panneaux solaires.

    2 Les différentes énergies

    À l’arrêt, pour économiser de l’électricité, vous devez placer vos appareils (réfrigérateur, plaques de cuisson et chauffage) en mode gaz. Si vous restez sur l’option 12 volts pour alimenter votre réfrigérateur par exemple, cet oubli pourrait entraîner la décharge à plus de 80 % de la batterie. Or une batterie déchargée est synonyme d’une durée de vie diminuée. Cela signifie aussi qu’à moins d’être équipé de panneaux solaires, il n’y aura plus d’électricité dans votre camping-car.

    Depuis la commande de contrôle située sur le tableau de bord, testez la charge de votre batterie cellule. Vous pouvez également mettre tous vos appareils sous tension, notamment la pompe à eau pour ravitailler les différents points d’eau. Pour votre éclairage, vous pouvez aussi choisir de vous brancher sur du 220 volts si vous disposez d’une borne à proximité. En camping, l’emploi d’un générateur, très bruyant, est en revanche fortement déconseillé.

    Si vous hivernez votre camping-car, assurez-vous de bien vidanger tous les tuyaux, y compris ceux du circuit d’eau chaude. Sinon, des dégâts auront potentiellement lieu en cas de gel.

    3 Le carré et les couchages

    Pour la pause déjeuner, sur certains modèles, la petite table se déplie et les sièges du conducteur et passager avant sont pivotables et se retournent. Résultat : vous profitez de 4 assises confortables, le temps du repas. Au moment du coucher, transformez les banquettes appelées dînettes en lit convertible simple ou double. Vous pouvez déplier le lit pavillon ou escamotable qui est situé au fond du camping-car ou au plafond du salon. Il s’active manuellement ou automatiquement et disparaît complètement après son utilisation pour laisser plus de place à la circulation.

    5 430

    C’est le nombre de lieux en France où vous serez accueillis avec votre camping-car (aires communales, aires privées, campings, aires de stationnement).*

    4 La cuisine de votre camping-car

    C’est l’heure de se mettre en cuisine ! Avec une contenance de 130 litres, le réfrigérateur de camping-car est deux fois plus petit qu’à votre domicile. Évitez les mauvaises surprises : pour que les contenus ne se déversent pas lors de l’ouverture du réfrigérateur, prévoyez d’insérer les aliments dans des contenants en plastique hermétiques.

    Pour limiter les chutes d’objets comme la vaisselle ou les boîtes de conserve, lors de l’ouverture des placards, il existe des barres télescopiques qui maintiennent les objets en place.

    En cuisine, oubliez le micro-ondes qui prend de la place et est un consommateur d’énergie. La cuisson se fera généralement sur une plaque 3 feux de gaz. Pour limiter les mauvaises odeurs, vous pouvez utiliser une hotte aspirante, disponible en série dans certains camping-cars, mais surtout ouvrez le lanterneau situé au plafond.

    Bon à savoir

    Il est fortement déconseillé de boire l’eau du robinet. Mieux vaut donc consommer de l’eau en bouteille.

    5 La salle de bains et les WC du camping-car

    Même dans un camping-car de 6 mètres, vous pouvez avoir une douche séparée des WC. Pour un cabinet de toilette avec une douche de bonne dimension, il est conseillé d’avoir un bac au minimum de 90 x 90 cm pour ne pas vous y sentir trop à l’étroit (surtout si les passagers sont grands). L’aération s’effectue depuis un lanterneau situé au plafond. L’eau sale file dans les eaux grises du camping-car alors que l’eau propre vient du réservoir. D’où l’intérêt de l’utiliser même à l’arrêt si vous souhaitez rouler plus léger et vous délester du poids de l’eau.

    Vous devrez utiliser du gaz pour chauffer l’eau. Sachez qu’en moyenne, une bouteille de gaz de 13 kg dure un mois en été, contre deux à six jours en hiver (en raison du chauffage).

    Les WC sont généralement chimiques. Ils sont alimentés en eau propre par une pompe à cellule qui permet d’alimenter en eau les robinets, la douche et la chasse des toilettes. Elle se situe à l’extérieur du camping-car.

    Il faudra vider votre cassette d’eaux noires tous les deux à trois jours environ, dans des bornes de service prévues à cet effet ou directement dans les WC du camping. Pour rincer le réservoir, utilisez le bon robinet d’eau qui est distinct du réservoir d’eau propre. Vous pouvez y ajouter 2 litres d’eau et un mélange qui neutralise les mauvaises odeurs et surtout utilisez des gants jetables.

    Bon à savoir

    Un réservoir d’eau propre contient environ 100 litres, soit deux jours en autonomie pour 4 personnes, si vous stationnez sur une aire de services.

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

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    L’Essentiel de l’article

    • Stationnez votre camping-car sur un terrain plat et stabilisez-le en posant des cales et vérins.
    • Basculez de l’électricité au mode gaz.
    • Utilisez la partie cellule du camping-car.

    FFCC, « Chiffres-clés ».

  • Où trouver une aire de covoiturage près de chez vous ?

    Où trouver une aire de covoiturage près de chez vous ?

    1 Où trouver une aire ou un parking de covoiturage ?

    Partout ou presque ! Consultez sur cette carte les aires recensées par les collectivités, mairies et autres services publics partout en France. De Nantes à Bordeaux, Toulouse, Valence, Vierzon ou Clermont-Ferrand, il y en a forcément une près de chez vous !

    2 Le covoiturage, pourquoi pas vous ?

    Convivial, écologique et économique, le covoiturage, faisant partie des nouvelles mobilités alternatives, est aujourd’hui entré dans les pratiques quotidiennes des Français. Le ministère de la Transition écologie et solidaire relevait 11 millions de trajets de covoiturage de longue distance en 2015 (1). Par ailleurs, l’Ademe enregistrait 3,5 millions de Français covoiturant quotidiennement pour des trajets de courte distance – domicile-travail – en 2015 également (2).

    Pour des longs trajets (vacances, week-ends) ou les déplacements quotidiens (domicile-travail), le principe du covoiturage est simple : un automobiliste propose à un ou plusieurs passagers effectuant le même trajet de profiter des places libres dans la voiture, contre une participation aux frais d’environ 50 centimes d’euros par kilomètre (plus péages d’autoroute le cas échéant) (1). La mise en relation entre conducteurs et passagers peut se faire de façon officieuse (entre collègues, voisins, etc.) ou via des plateformes web et applications mobiles dédiées, comme Rezo Pouce.

    3% des déplacements domicile-travail sont effectués en covoiturage.*

    3 Qu’est-ce qu’une aire de covoiturage ?

    Une aire de covoiturage proprement dite est un espace de stationnement dédié au covoiturage et signalé par un panneau. Cette aire peut être indépendante, mais se trouve le plus souvent située dans un parking : sur une aire d’autoroute, à la sortie des agglomérations, en centre-ville, sur un parking de supermarché… Mais tout parking public ou même une simple aire où le stationnement est autorisé peut constituer une aire de covoiturage à condition de remplir quelques conditions comme la facilité d’accès, la gratuité, et une accessibilité maximale (en termes d’horaires notamment).

    3,5 milliards de kilomètres/voyageurs

    sont effectués en covoiturage dans le cadre de trajets longue distance.*

    4 Comment fonctionne une aire de covoiturage ?

    L’idée de ces aires est de simplifier la pratique du covoiturage : elles constituent des lieux de rendez-vous entre conducteurs et passagers faciles à trouver, où il est aisé de se garer. Ce sont aussi des espaces d’où l’on peut tout aussi facilement arriver que repartir, car ils sont le plus souvent dans des zones bien desservies : autoroutes, transports en commun, sorties de ville, etc. Il suffit donc d’indiquer l’adresse au passager et au conducteur, et le tour est joué !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient Rezo Pouce, système de covoiturage et d’auto-stop solidaire ainsi que plein d’autres initiatives qui favorisent la mobilité !

    L’Essentiel de l’article

    • Une aire de covoiturage est un espace de stationnement dédié au covoiturage signalé par un panneau ou un simple parking public.
    • Les aires de covoiturage sont des points de rendez-vous pratiques pour les conducteurs comme pour les passagers.
    • Il existe des aires de covoiturage partout en France.

    DataGouv, « Aire de covoiturage en France », 2018.
    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Le covoiturage en France », 2017.
    (2) Ademe, « Étude nationale sur le covoiturage de courte distance », 2015.
    * Ademe, « Développement du covoiturage régulier – De courte et moyenne distance », 2016.
  • 3 conseils pour comprendre le véhicule autonome

    3 conseils pour comprendre le véhicule autonome

    1 Voiture autonome : quels avantages ?

    Le véhicule autonome dispose d’une intelligence artificielle. Il est composé de caméras et de capteurs qui lui permettent de comprendre l’environnement dans lequel il se trouve, s’y déplacer et même interagir avec les autres véhicules autonomes. Grâce à cette technologie, le véhicule autonome devrait à terme permettre d’améliorer la sécurité et de réduire le nombre d’accidents. Selon certaines études (1), le nombre d’accidents de la route pourrait baisser de 90 % avec la généralisation de la voiture totalement autonome. Cependant, sur les décennies à venir, la coexistence de véhicules à conduite déléguée avec des véhicules plus anciens pourrait faire émerger de nouveaux types d’accident.

    Les erreurs humaines sont aujourd’hui responsables de près de 93 % des accidents (2). Par ailleurs, un conducteur met environ une seconde à appuyer sur la pédale de frein en cas d’obstacle sur la route ; temps qui peut être allongé par la fatigue par exemple. En somme, une faille humaine… Sur ces aspects, les « réflexes » du véhicule autonome seront potentiellement bien meilleurs. Par contre, il faut bien réaliser que la décision de freiner en urgence découle de l’analyse instantanée de centaines de paramètres qui caractérisent la situation, de la compréhension des éléments constituant le danger et qu’il faut donc une puissance de calcul et de traitement phénoménale pour prendre une décision pertinente : ce n’est malheureusement pas encore le cas et il reste beaucoup de travail aux ingénieurs pour réussir à donner à une machine les qualités minima possédées par la plupart des conducteurs humains. Il y aura donc une période de transition qui pourrait durer 30 à 40 ans, avant que le véhicule autonome n’offre toutes ses promesses. Le chemin pour parvenir aux bénéfices attendus de la part du véhicule robot sera donc très long et très incertain…

    En réalité, le véhicule autonome n’est que la suite d’un mouvement entamé depuis les années 1970 et destiné à diminuer le nombre d’accidents : ceinture de sécurité, airbag, ABS, ESP, régulateur de vitesse, aide au parking…

    Grâce aux datas, les véhicules autonomes détermineront la vitesse idéale de déplacement : cela permettra d’éviter les congestions de circulation. En effet, les véhicules communiqueront entre eux sous forme de notifications et s’autoréguleront, en vitesse et parcours, pour éviter les bouchons. La voiture de demain pourra également interagir avec son environnement, par exemple avec la route ou les panneaux de signalisation qui seront soit eux aussi connectés, soit reconnus par le véhicule. Les infrastructures seront elles aussi équipées de capteurs et autres dispositifs de détection. Infrastructures routières intelligentes et véhicules autonomes s’échangeront donc des données de façon automatique via la 5G. Ainsi, en cas d’accident, de chaussée bloquée, mais aussi de conditions météorologiques particulières (gel, pluie, etc.), la route enverra des informations vers les véhicules pour qu’ils adaptent leur comportement. Avec ce système, fini les écarts de vitesse entre chaque véhicule, c’est le trafic tout entier qui avancera au même rythme. Les distances de sécurité seront bien respectées et le Code de la route sera appliqué à la lettre.

    Mais au-delà des avantages pour votre sécurité, cela devrait apporter un bénéfice certain pour l’environnement avec la diminution des embouteillages. Les embouteillages sont aujourd’hui le fruit d’accidents, de travaux, de rétrécissements de la chaussée, mais surtout d’une saturation du trafic. La route intelligente et les voitures autonomes devraient permettre de fluidifier le trafic, de réduire les embouteillages et d’avoir un impact positif sur la pollution dans les grandes villes.

    Mais l’impact écologique devrait être principalement lié au fait que ces nouveaux véhicules seront probablement propres, c’est-à-dire roulant à l’électricité ou à l’hydrogène. Cette transition écologique dans le secteur automobile est d’ailleurs engagée puisque le gouvernement français a annoncé la fin de la vente de voitures à moteur thermique d’ici 2040.

    Si le véhicule de demain est autonome, cela signifie que vous n’aurez plus besoin de le conduire ! Le temps de trajet deviendra un temps dont vous pourrez disposer librement. Vous pourrez par exemple utiliser ce temps pour travailler ou pour vos loisirs : lecture, visionnage de films ou de séries, communication avec vos proches, réunion à distance, etc. À condition de garder votre ceinture de sécurité bien sûr !

    3 000

    C’est le nombre de véhicules autonomes nécessaires pour remplacer 14 000 taxis new-yorkais selon des chercheurs du MIT.*

    2 Partager pour rouler moins cher

    Pourvu de nombreux équipements extrêmement sophistiqués, le véhicule autonome devrait être très cher : probablement 50 % à 100 % plus cher qu’un véhicule classique. Un prix excessif pour de nombreux foyers même en comparaison des bénéfices qu’il apportera. Afin qu’il devienne une solution d’avenir, le véhicule autonome – et donc son coût – sera sans doute partagé entre différents utilisateurs.

    Partager sa voiture ou louer celle de son voisin est déjà devenu très courant. En effet, dès à présent, 62 % des Français disent oui au covoiturage (3), des voitures en libre-service ou en autopartage sont disponibles dans la plupart des villes et la location de véhicules entre particuliers s’est démocratisée (3 % des locations en 2015 (4)). Le véhicule autonome pourra donc s’inscrire dans la lignée de ces nouveaux usages, économiques et conviviaux, qui séduisent de plus en plus de Français.

    On peut notamment imaginer un système de location entre particuliers ou des systèmes gérés par des entreprises ou collectivités locales qui disposeraient de parcs automobiles entiers. Les véhicules autonomes seraient mis à la disposition des usagers qui n’auraient qu’à réserver leur véhicule au travers d’une application mobile ou d’une plateforme numérique dédiée. Un système de voiture à la demande qui devrait optimiser le partage de ce véhicule coûteux.

    Les sociétés de VTC sont d’ailleurs en force sur le sujet. D’ici 2030, il pourrait y avoir jusqu’à un tiers des kilomètres faits, dans le monde, au travers de véhicules autonomes à la demande (2). Mais ce sont aussi les transports en commun et notamment les bus qui seront autonomes. En 2017, les premières navettes autonomes entraient dans la circulation : la RATP a expérimenté de nouveaux véhicules à Vincennes et Transdev a mis en circulation deux minibus autonomes sur le parc d’activités de Rungis dans le Val-de-Marne.

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    3 Les freins au développement du véhicule autonome

    Aujourd’hui, le véhicule autonome n’est pas tout à fait prêt ! Technologiquement, plusieurs accidents lors de tests prouvent que l’intelligence artificielle est encore à développer pour faire face à des situations imprévues.

    Au-delà du véhicule en lui-même, c’est bien la route qui doit évoluer, ainsi que sa réglementation. Le Code de la route va devoir s’adapter à l’arrivée de ces nouveaux véhicules. Ainsi, pour chacun des acteurs de cet écosystème – constructeurs, financiers, prestataires de services, collectivités locales, mais aussi réseaux de transport et assureurs – cela implique des évolutions importantes de leur métier. Par exemple, à l’heure de la généralisation de la donnée automobile et de la connexion des véhicules, les constructeurs ne devront plus simplement être des fabricants, mais aussi des experts du service et de l’utilisation des données. De leur côté, les assureurs devront tenir compte de l’évolution probable du risque individuel (un conducteur, un véhicule, un usage), à un risque sériel : l’assurance de flottes de véhicules utilisés par des consommateurs multiples.

    Autre point bloquant : la cohabitation entre véhicules autonomes et véhicules traditionnels. Car malgré tous ces radars, caméras et capteurs, il est difficile pour le véhicule autonome de se mouvoir dans un environnement composé d’innombrables carrefours, de routes parfois non marquées au sol, de camions de livraison arrêtés sur la voie, de voitures qui déboîtent sans clignotant, de scooters qui se faufilent, etc. Pour l’heure, les tests qui ont un lieu dans le trafic routier montrent que le véhicule autonome hésite face aux comportements humains. Il peut par exemple rester bloqué indéfiniment à l’intersection d’un carrefour sans signalisation ou rouler par à-coups. Le véhicule autonome ne peut pas se baser sur tout ce qui relève de la gestuelle ou même des jeux de regards entre conducteurs. Pour fonctionner de façon optimale, le véhicule autonome doit par conséquent être généralisé. Il a besoin d’évoluer dans un environnement formaté. Les experts estiment que d’ici cinq à dix ans, certaines zones données, comme une partie de Paris intra muros, pourront passer au tout-autonome (5). Mais à une condition qui pourrait poser pas mal de polémiques : exclure tous les véhicules non autonomes de cet espace…

    Le frein le plus important pour le développement du véhicule autonome reste cependant le frein psychologique. La confiance envers ce véhicule doit s’imposer, sans cela, le développement technologique ne suffira pas à contribuer à son émergence.

    Actuellement, plus de 3 500 personnes meurent chaque année sur les routes françaises (3 684 en 2017 (6)). Un chiffre glaçant, mais qui est considéré comme en partie incompressible, car il est le résultat d’erreurs humaines. Les individus accepteront-ils un plus petit nombre d’accidents, mais causés ou non évités par des machines ?

    Pour l’heure, près de 24 % des Français se disent prêts à rouler en voiture autonome. Ils sont un peu plus (25 %) à s’y opposer fermement (7).

    K-City : une ville fantôme pour tester le véhicule autonome

    Cette ville de 35 hectares a été inaugurée en octobre 2017 en Corée du Sud, dans le seul but d’effectuer des tests grandeur nature pour les véhicules autonomes.

    4 Le véhicule autonome au service des plus fragiles

    Certains publics se montreront sans doute plus enclins à monter à bord du véhicule autonome. D’une part, les férus de technologies, et d’autre part… les seniors : eh oui ! Car avec l’âge, nombre de personnes perdent leur capacité de conduire. Les nouvelles technologies pourront probablement permettre aux personnes âgées de maintenir leur liberté de mouvement.

    De même, les publics fragiles, comme les personnes en situation de handicap pourront peut-être demain bénéficier des avantages du véhicule autonome. Ils retrouveront ainsi une liberté de mouvement et gagneront en autonomie : ils ne seront plus dépendants de personnes tierces et ne seront plus obligés d’emprunter les transports en commun. Ils pourront se déplacer seuls, sur de courtes et longues distances.

    Autres bénéficiaires potentiels : les jeunes. En 2016, un quart des 18-35 ans (33 %) ont renoncé à un emploi ou une formation en raison de difficultés de déplacement (8). Les 18-24 ans sont d’ailleurs de moins en moins nombreux à passer leur permis de conduire selon un sondage d’Opinion Way (9) : 60 % d’entre eux étaient, en 2017, titulaires du permis B, soit 5 points de moins qu’en 2013… Cette baisse s’explique par des raisons financières pour 48 % d’entre eux, le permis coûtant en moyenne entre 1 000 et 1 200 euros. Si le véhicule autonome est partagé entre différents utilisateurs, il deviendra dès lors plus abordable au quotidien qu’un véhicule traditionnel. Le véhicule autonome représenterait alors une solution de retour à l’emploi pour ce public jeune.

    Enfin, et de manière plus large, le véhicule autonome représente une opportunité extraordinaire pour les populations souffrant d’une exclusion territoriale, notamment les habitants n’ayant pas le permis et vivant dans des zones mal desservies par les réseaux de transports en commun, notamment les zones rurales et périurbaines. Des navettes autonomes pourraient, par exemple, desservir ces zones aujourd’hui délaissées. Beaucoup de collectivités locales, communautés de commune, régions, villes, acteurs du développement local ou coopératives sont très motivés et intéressés par l’opportunité de désenclavement géographique lié au véhicule autonome.

    Les publics fragiles ou à l’autonomie réduite sont donc ceux qui ont le plus à gagner avec le développement de la voiture autonome. Le véhicule autonome dépassera donc sa fonction première de transport pour devenir un vecteur social d’intégration à la société.

    Bon à savoir

    Dès 1940, l’architecte américain Norman Bel Geddes, imagine en avance l’arrivée du véhicule autonome, les nouvelles infrastructures urbaines et les avantages de ceux-ci dans son livre Magic Motorways :

    Les voitures de 1960 et les autoroutes sur lesquelles elles rouleront auront en elles les dispositifs qui corrigeront les défaillances de l’être humain en tant que conducteur. Ils empêcheront le conducteur de commettre des erreurs. Ils l’aideront à traverser les intersections sans ralentir ni ralentir les autres véhicules et sans mettre en danger sa vie ou celle des autres.

    L’Essentiel de l’article

    • Sécurité, confort et décongestion des villes : les avantages du véhicule autonome.
    • Une voiture très chère qui nécessite d’être partagée.
    • Technologie, réglementation et confiance : les freins au développement du véhicule autonome.
    • Le véhicule autonome : une véritable opportunité pour les seniors, les handicapés et les jeunes !

    (1) Boston Consulting Group en collaboration avec le Forum économique mondial.
    (2) Guy Beauché, Véronique Préault, « Voiture : êtes-vous prêt à lâcher le volant », 2018.
    (3) Laboratoire de la société numérique, « 62 % des Français ont déjà fait du covoiturage : 25 % d’entre eux utilisent une plate-forme de covoiturage », 2017.
    (4) Insee, « Pelleteuses, voitures, smartphones… : louer plutôt qu’acheter ? », 2015.
    (5) Le Monde, « La ville à l’épreuve de la voiture autonome », 2017.
    (6) Sécurité routière, « Bilan de l’accidentalité de l’année 2017 », 2018.
    (7) Ipsos, « Quel regard les consommateurs portent-ils sur la voiture autonome ? », 2018.
    (8) Injep, « Les difficultés de transport : un frein à l’emploi pour un quart des jeunes », 2017.
    (9) Sondage Opinion Way pour Point S, « Les jeunes et le permis de conduire auto », 2017.
    * MIT Computer Science & Artificial Intelligence Lab
  • Rouler et transporter son enfant à vélo

    Rouler et transporter son enfant à vélo

    1 Pour transporter un bébé ou un enfant à vélo, la prudence est de mise !

    Vous songez à transporter votre bébé à vélo, mais vous avez peur que le trajet devienne une véritable épopée ? N’ayez crainte : avec des équipements adaptés, sa sécurité sera assurée.

    Mélanie, mère de trois enfants a hésité à rouler à vélo avec son premier enfant alors qu’il avait quelques mois :

    « Je ne voulais pas parce que les tout-petits sont vraiment fragiles. Mais dès qu’il s’est assis correctement, il tenait bien dans son siège et c’était parti ! »

    Habituellement, c’est à partir du neuvième ou dixième mois que l’enfant se tient correctement au niveau du dos et de la tête.

    Ne lésinez pas sur la sécurité de votre enfant. Alexandra Thérizol, experte de la conduite à vélo au sein de la Direction de la sécurité routière du ministère de l’Intérieur, rappelle les bases pour transporter son enfant à vélo :

    « Hors de question de faire l’impasse sur le casque pour les enfants de moins de 12 ans. Certes, la loi l’impose, mais c’est surtout faire preuve de bon sens ! Si vous souhaitez transporter un enfant de moins de 5 ans, choisissez un siège homologué avec trois points de sécurité. Au-delà de cet âge, vous devrez investir dans un siège disposant d’une courroie d’attache ou d’une poignée. Il faudra également que l’enfant puisse poser ses pieds sur un repose-pieds. Si vous faites le choix d’une remorque, vous devrez l’équiper, au minimum, de dispositifs réfléchissants. Mais l’éclairage n’est jamais de trop ! Vous pouvez donc équiper la remorque d’un phare arrière. »

    Pour Alexandra Thérizol, il est également très important de sensibiliser les enfants aux gestes de sécurité et à l’attitude à tenir sur un vélo :

    « La Sécurité routière a imaginé une façon amusante d’intéresser les plus jeunes aux fondamentaux de la sécurité à vélo, avec Elliot. Ce personnage donne des conseils de sécurité aux enfants de manière ludique. »

    Rendez-vous sur le site de la Sécurité routière pour plus de renseignements.

    2 Les solutions pour transporter un ou plusieurs enfants à vélo

    Devant votre vélo, vous vous demandez bien comment vous allez caser, un ou plusieurs enfants. Fini l’habitacle de la voiture, vous devez réfléchir à de nouvelles solutions. Pour Mélanie, la naissance de son troisième enfant l’a, au contraire, convaincue d’abandonner définitivement sa voiture :

    « À l’arrivée de mon troisième enfant, j’ai continué de renoncer à la voiture. Ça allait de soi. Le plus grand savait faire du vélo : il a laissé sa place sur l’un des deux sièges et faisait le chemin à mes côtés. »

    À vous de choisir le type de siège, voire le type de vélo, dans lequel faire asseoir votre enfant. Il en existe plusieurs sortes. Pour Alexandra Thérizol :

    « Quel que soit le siège que vous choisissez selon votre besoin, prenez soin de bien vérifier qu’il est aux normes européennes. Vous pouvez le savoir simplement en repérant l’inscription CE EN 14344 sur le siège. »
     

    Les différents sièges pour installer votre enfant sur un vélo

    Pour garder un œil en toutes circonstances sur votre enfant, faites le choix du siège avant.

    Ce siège s’installe entre votre selle et le guidon. Votre enfant est donc proche de vous : pratique pour lui parler et le rassurer. En ville, pour tous les jours ou pour une balade dominicale, votre enfant est sous vos yeux et quasiment dans vos bras.

    Le support cosy ou maxicosy à l’arrière du vélo

    C’est un siège bébé avec une coque pour un maximum de confort et qui s’adapte aux tout-petits. Vous l’installez au niveau du porte-bagages, à l’arrière, avec un système de serrage antidérapant et de sangles. Le tout pour résister à tous les soubresauts du voyage.

    Si vous faites le choix d’un support cosy, vous devrez dans un premier temps installer un porte-bagages au-dessus de la roue arrière de votre vélo.

    Quand le siège bébé permet de transporter un enfant de 15 kg maximum, sachez qu’un porte-bébé, qui est au niveau du porte-bagages supportera jusqu’à 22 kg. Attention au poids ! Si vous prenez la route avec vos deux enfants, veillez à ce que le vélo puisse soutenir toute la charge. Généralement, un vélo peut supporter jusqu’à 120 kg, mais n’hésitez pas à demander conseil à votre marchand de cycles.
     

    Pour plus de confort, installez votre enfant dans une remorque ou sur un vélo suiveur

    La remorque avec siège

    Pratique, la remorque permet à votre enfant d’être confortablement installé. Vous devrez néanmoins choisir un siège adapté, pour que votre enfant soit bien assis. Au choix : le siège nacelle, le siège hamac ou le siège de maintien. Demandez conseil à votre marchand de cycles pour savoir quel siège installer dans votre remorque.

    Le vélo suiveur

    Ce vélo est aussi appelé semi-vélo du fait de sa forme. Sur un vélo classique sont ajoutés une roue arrière, un siège, ainsi qu’un guidon pour que l’enfant se tienne (ce guidon ne sert pas à se diriger). Plutôt destiné aux enfants à partir de 4 ans et jusqu’à 9 ans selon les cas, le vélo suiveur est un moyen sécurisé pour les enfants de s’initier à la pratique du vélo.
     

    Optez pour un vrai vélo adapté au transport d’enfants

    Le vélo rallongé

    Comme son nom l’indique, ce vélo augmente votre capacité de transport. Il vous permet de transporter deux enfants à l’arrière, mais aussi d’ajouter des bagages ou vos courses. Le vélo rallongé dispose d’un siège de 40 cm environ et de barres d’appui : vos enfants pourront donc à la fois s’asseoir confortablement et s’accouder ou tenir fermement à ces barres durant le voyage. Si vous avez un jeune enfant, le vélo rallongé permet l’installation facile de sièges porte-bébé.

    La solution idéale : le vélo cargo

    À deux roues (biporteur) ou trois (triporteur), le vélo cargo permet d’avoir une caisse à l’avant de son vélo. La valeur ajoutée c’est que la limite de poids se calcule selon votre capacité à manœuvrer votre vélo. Certains modèles peuvent supporter jusqu’à 180 kg ! Et parce que vos enfants sont confortablement installés et ainsi situés à l’avant, vous pouvez conduire tout en ayant un œil sur eux : de quoi vous rassurer !

    Vous trouverez dans le commerce des vélos cargo disposant de sièges intégrés avec des sangles de sécurité à passer autour des jambes et des épaules de vos enfants. Grâce au vélo cargo, vous pourrez transporter jusqu’à 4 enfants.

    Attention, même s’ils sont installés sur un vélo cargo ou une remorque, votre enfant devra toujours porter un casque de sécurité !

    Si vous avez plusieurs enfants, vous pouvez évidemment mixer les solutions. Même si le vélo cargo semble séduisant, Mélanie, elle, a fait le choix d’un siège avant et d’un porte-bébé à l’arrière.

    Vous roulez à vélo ?

    Le contrat Garantie Accident de la Macif vous préserve vous et votre famille en cas de blessure.*

    J’ai décidé de m’équiper de deux sièges sur un vélo, pour un budget d’environ 300 euros. Mais j’ai longtemps hésité avec des solutions plus onéreuses, comme la remorque ou le triporteur. Ce qui compte avant tout, c’est la sécurité de mes enfants !

    3 Rouler en ville ou à la campagne, chacun son style

    Vélo des villes et vélo des champs. À chaque usage ses spécificités, ses plaisirs et ses accessoires ! Pour Mélanie, le vélo est synonyme de liberté :

    « J’en avais assez de passer du temps dans les bouchons avec les enfants, de devoir trouver un endroit où me garer ou de descendre dans un parking. En vélo, tout est plus rapide et surtout pratique : je stationne mon vélo à proximité de l’endroit où je veux aller. Il me suffit de trouver un arceau de stationnement et d’y fixer mon vélo avec un antivol. C’est idéal ! »

    Au-delà des éléments indispensables de sécurité (écarteur de danger, rétroviseur, gilet jaune, casque), des accessoires sont à votre disposition pour convenir au mieux à votre usage citadin ou vos itinéraires à travers la campagne. Les fabricants développent de plus en plus d’accessoires pour accompagner les enfants dans leurs trajets à vélo. Vous trouverez notamment des ponchos pour vous protéger de la pluie, des chancelières pour se parer du froid, des pare-brise pour s’abriter du vent, des pare-soleil pour éviter les coups de soleil et les insolations, des cale-nuques, cale-pieds, pare-jupes, drapeaux de balisage, etc.
     

    Préparer son itinéraire pour assurer un maximum de sécurité

    Favorisez un itinéraire adapté au déplacement à vélo, qui peut être différent de celui que vous emprunteriez en voiture. Les pistes cyclables, les zones partagées en ville seront plus sécuritaires et évitez autant que possible les zones sensibles qui concentrent des situations à risque comme les carrefours chargés aux heures de pointe (les ronds-points par exemple). Il est conseillé de parcourir ce trajet seul à vélo dans un premier temps pour tester votre itinéraire. Et n’oubliez pas de respecter le Code de la route qui constitue le code de communication entre tous les usagers et évite de surprendre. Soyez également vigilants aux réactions des piétons et aux nouvelles mobilités de type gyropodes et trottinettes qui se développent actuellement dans les villes.

    Merci à Mélanie pour son témoignage et à Alexandra Thérizol pour ses conseils d’experte.

    Assurez votre vélo !

    Le contrat Habitation Macif propose une option pour assurer vos vélos hors de votre habitation, y compris en cas de vol ou de dommage accidentel.*

    Roulez jeunesse !

    Avez-vous déjà tenté l’itinérance à vélo avec vos enfants ? Sur le site de France vélo tourisme, trouvez des parcours adaptés sur un ou plusieurs jours, partout en France ! Des itinérances sur voies vertes et canaux sont proposées.

    * Garanties dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La sécurité avant tout ! Achetez des équipements homologués.
    • Siège amovible ou vélo spécifiquement adapté aux enfants : faites votre choix.
    • De nombreux accessoires rendront les trajets forts agréables à vos enfants.