Étiquette : Mobilités

  • Conseils pour continuer à conduire sa voiture quand on est enceinte

    Conseils pour continuer à conduire sa voiture quand on est enceinte

    1 Tout au long de la grossesse : attention aux longs trajets

    C’est valable pendant toute la grossesse mais encore plus au 3e trimestre : pendant les longs trajets, que vous conduisiez ou que vous soyez passagère, faites des pauses ! En effet, la position assise ralentit la circulation sanguine au niveau du bassin, ce qui peut, à la longue, provoquer un manque d’oxygénation du fœtus.

    Il est donc capital de faire des pauses toutes les heures : levez-vous et marchez une quinzaine de minutes afin de réactiver la circulation. C’est d’ailleurs valable aussi pour toute autre situation de la vie quotidienne où vous devez rester assise.

    Dans la vraie vie, les femmes enceintes conduisent quasiment jusqu’à leur terme, et elles ont raison ! Si on prend certaines précautions, il n’y a pas de problème, sauf contre-indication au cas par cas.

    Docteur Marc Lederer

    2 À partir du sixième mois, évitez les routes en mauvais état

    Pendant le dernier trimestre, mieux vaut éviter les routes chaotiques ou pavées, car les secousses et les vibrations peuvent provoquer des contractions et donc des douleurs pelviennes importantes.

    3 Jamais sans ceinture de sécurité

    Il faut absolument éviter que celle-ci n’appuie sur le ventre. Il faut donc passer la partie haute au-dessus du ventre, et la partie basse sous le ventre. Si malgré tout vous éprouvez une gêne, consultez votre médecin, il vous conseillera peut-être l’utilisation d’un guide-sangle, c’est-à-dire un adaptateur, qui aide à maintenir la ceinture sous l’abdomen. Vous pouvez aussi opter pour une pince-ceinture en complément. Mais dans tous les cas, ne conduisez jamais sans ceinture de sécurité, même pour les petits trajets.

    4 Airbag ou pas airbag ?

    Il est déconseillé de désactiver les airbags, qui vous protègent en cas de choc. En cas de déclenchement inopiné, rendez-vous aux urgences pour vous assurer qu’aucune contusion n’a été provoquée par le choc contre votre ventre.

    5 Le confort de conduite avant tout

    Pour le reste, c’est une question de confort : évitez de conduire par grosse chaleur, pensez à bien vous hydrater et à manger suffisamment, reposez-vous bien avant et après les longs trajets… Vous pouvez aussi réajuster votre siège (inclinaison du dossier, distance du volant) ou utiliser un coussin de dos si vous en ressentez le besoin. Si vous le pouvez, ne prenez pas la route aux heures de pointe : en plus du stress, on respire beaucoup de pollution dans les embouteillages, et ce n’est bon pour personne !

    Conduire enceinte : la mini-check-list

    • Une bouteille d’eau
    • Un brumisateur s’il fait chaud
    • Un téléphone mobile (on ne sait jamais !) à ne pas utiliser au volant bien sûr !
    • Des chaussures confortables, plates, ni trop lâches ni trop serrées
    • Un en-cas léger (fruit frais ou quelques fruits secs)

    Merci au Docteur Marc Lederer, médecin généraliste, pour ses conseils.

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    L’Essentiel de l’article

    • Sauf contre-indication médicale, il est possible de conduire jusqu’à terme.
    • Consultez votre médecin traitant ou votre sage-femme pour toute question.
    • Pendant les longs trajets, il est indispensable de faire des pauses de 10-15 minutes toutes les heures.
    • En fin de grossesse, évitez les routes chaotiques.
  • L’AREnAM collecte les huiles alimentaires et les recycle en biodiesel

    L’AREnAM collecte les huiles alimentaires et les recycle en biodiesel

    1 Pourquoi collecter les huiles alimentaires usagées ?

    Marie Thomé, fondatrice et présidente de l’association AREnAM. L’association AREnAM (pour le Respect de l’Environnement et l’Aide à la Mobilité) a été créée en 2008 et l’entreprise (1) a démarré son activité de garage solidaire en 2010. C’est une idée qui est venue du constat que j’avais fait, en tant qu’assistante sociale, que l’entretien et la réparation des voitures étaient problématiques pour de nombreux foyers précaires. Cela pose des problèmes de sécurité et de mobilité d’une part, mais aussi des problèmes environnementaux, puisque certains propriétaires de véhicules en sont réduits à faire les réparations, vidanges, etc. dans l’espace public. C’est pourquoi nous nous sommes aussi intéressés dès 2012 à la collecte des huiles alimentaires usagées, car c’est à la fois une façon d’adresser un problème environnemental et de créer du carburant de façon durable. C’était donc tout à fait cohérent avec notre projet !

    1,6 million

    de tonnes de colza ont été produites en France en 2015 à destination de la fabrication de biodiesel. (2)

    2 Où collectez-vous les huiles alimentaires usagées ?

    M. T. : Nous les collectons gratuitement auprès de 150 restaurants des Ardennes et des 14 déchetteries intercommunales du département. Celles-ci sont pour le moment le seul canal par lequel nous touchons les particuliers, à part certains de nos adhérents qui font la démarche volontaire de nous rapporter leurs huiles usagées. Jeter ses huiles directement dans son évier a un coût très important pour la collectivité, en termes de traitement et d’entretien des réseaux d’eaux usées.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient AREnAM pour un carburant bio et propre !

    J’encourage les particuliers à apporter leurs huiles en déchetterie, car les jeter dans les canalisations est très dommageable pour l’environnement.

    3 Avez-vous tout de suite trouvé des « clients » intéressés ?

    M. T. : Avant notre arrivée, le marché était principalement occupé par des entreprises belges, luxembourgeoises et allemandes, qui faisaient payer la collecte. Mais comme nous proposons la collecte gratuite, ils se sont rapidement alignés, en proposant même aux restaurateurs de racheter les huiles… La preuve que c’est une marchandise qui a de la valeur ! Nous avons néanmoins trouvé notre clientèle, grâce notamment au Conseil départemental des Ardennes et à l’ex-Conseil régional de Champagne-Ardenne : nous avons en charge la collecte auprès de l’ensemble des cantines des collèges et lycées publics du département.

    Quand nous avons commencé en avril 2012, nous avons collecté 7 000 litres, et aujourd’hui nous sommes à près de 37 000 litres d’huile ! Et tout ça avec une camionnette et une équipe ultra-motivée et impliquée ! Nous avons actuellement cinq salariés, mais depuis la création de l’entreprise, nous avons formé huit personnes qui ont ensuite trouvé un emploi durable. Car c’est le but aussi d’une entreprise solidaire et sociale : servir de tremplin pour les personnes éloignées de l’emploi.

    – 90 %

    de gaz à effet de serres émis par les biodiesels issus d’huiles alimentaires recyclées par rapport aux carburants fossiles. (3)

    4 Comment se passe ensuite le traitement des huiles pour en faire du biodiesel ?

    M. T. : Nous effectuons un premier travail de filtration en interne, dans un local dédié à cet usage. Jusqu’à l’année dernière, nous revendions des huiles à une grande entreprise spécialisée dans le recyclage, et puis nous avons découvert le projet européen BIOHEC-LIFE via l’entreprise sociale et solidaire Gecco.

    BIOHEC-LIFE est à la fois un programme de collecte des huiles usagées sur les territoires et un procédé biologique de transformation des huiles en biocarburant à l’usage des collectivités. Depuis, c’est à Gecco que nous revendons notre matière première. La transformation prend environ deux semaines en fonction des volumes.

    5 Qui utilise votre biodiesel ?

    M. T. : Le biodiesel est utilisé par des flottes de collectivités, notamment la Ville de Charleville-Mézières (Ardennes) qui a accepté de tenter l’expérience. Avec Gecco, nous avons également établi un partenariat avec La Poste et la ville. Celui-ci va d’ailleurs donner naissance à une station-service de biodiesel implantée directement dans le garage municipal de la ville qui ouvrira fin novembre. Un bel exemple d’économie circulaire en circuit court !

    Malheureusement, les particuliers n’ont pas encore droit à ces biocarburants à base d’huiles alimentaires recyclées, car la loi française l’interdit. C’est un combat que nous allons devoir mener, car pour nous, ce serait une alternative intéressante…

    6 Pensez-vous que ce soit une énergie durable pour l’avenir ?

    M. T. : Bien sûr ! On a tout dans nos poubelles : pas la peine de faire pousser du colza ! L’idée est qu’à terme nous puissions transformer nous-mêmes les huiles en biodiesel. Mais pour cela, nous allons avoir besoin de subventions pour investir dans le matériel nécessaire. Nous nous sommes tournés vers Ardenne Métropole et la Fondation d’entreprise du groupe Macif. La Fondation nous a en l’occurrence déjà soutenu deux fois : au lancement de l’association (7 000 euros), et lorsque nous avons installé une chaudière à huile, avec une subvention de 15 000 euros. Car, il faut le savoir, les huiles usagées peuvent aussi servir à se chauffer, et c’est ce que nous faisons dans le local de 200 m2 consacré à la filtration des huiles. La boucle est bouclée !

    Rouler à l’huile végétale, que dit la loi ?

    Le Code de l’environnement oblige les restaurateurs à recycler leurs huiles alimentaires. Mais dans le même temps, la loi française interdit purement et simplement l’utilisation de l’huile végétale comme carburant pour les particuliers. Concernant le biodiesel issu du traitement des huiles alimentaires recyclées, seules les flottes d’entreprises publiques et collectivités sont, pour le moment, autorisées à les utiliser. En revanche, il est possible, pour les particuliers, de se chauffer aux huiles recyclées. Il suffit pour cela d’acheter une chaudière adaptée ou de remplacer le brûleur de sa chaudière à fuel par un brûleur à huile.

    L’Essentiel de l’article

    • AREnAM gère un garage solidaire et une activité de collecte des huiles alimentaires usagées.
    • Les huiles sont transformées en biodiesel.
    • Le carburant est utilisé par les voitures de La Poste et de la Ville de Charleville-Mézières.
    • Le local de traitement des huiles est chauffé grâce aux huiles collectées.

    (1) Entreprise sociale et solidaire reconnue d’intérêt général depuis 2013.
    (2) Ministère de la Transition écologique et solidaire, Les biocarburants, 2016.
    (3) Ademe, Produire des biocarburants de première génération, 2018
  • Des conseils pour circuler à moto avec son enfant

    Des conseils pour circuler à moto avec son enfant

    1 Les règles de sécurité à respecter

    Vous souhaitez emmener votre enfant sur votre moto ? Pour le conduire à l’école ou au sport, voire pour de plus grands trajets. La loi en matière de transport d’enfant à moto est assez souple.

    Jusqu’à 5 ans, le siège enfant est obligatoire

    L’une des rares précisions de la loi est l’obligation d’installer les enfants de moins de 5 ans dans un siège adapté. Au-delà de 5 ans, la loi est la même pour tous les passagers, quel que soit leur âge : la moto doit disposer de deux sièges ou d’une selle double, et le siège du passager doit posséder une courroie d’attache ou des repose-pieds.
     

    Moto et enfants : les recommandations de la Sécurité routière

    Si le cadre législatif est peu contraignant, la question se pose de savoir à partir de quel âge un enfant peut raisonnablement être transporté. Il est toutefois déconseillé de transporter un enfant de moins de 8 ans à moto ou en scooter (1). Avant leurs 8 ans, les enfants ont moins le sens de l’équilibre et du danger et leur corps est beaucoup plus fragile et sensible aux accélérations et aux freinages. Avant cet âge, le manque de concentration, la perception du danger et le sens de l’équilibre posent problème. De plus, les casques ne sont pas adaptés aux jeunes enfants : le poids peut constituer un danger pour les cervicales d’un enfant.

    La responsabilité vous incombe, et le bon sens doit primer.

    2 L’équipement moto de votre enfant

    Le corps de l’enfant doit être protégé de la tête aux pieds.

    Comme tout motard, votre enfant devra obligatoirement porter des gants et un casque. Ils doivent être adaptés à sa taille et homologués. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un spécialiste qui vous orientera vers les bons modèles. En plus, il est primordial d’avoir un équipement complet : combinaison ou pantalon doté de coques de protection, blouson et bottes montantes. Cela génère forcément des coûts, d’autant plus élevés que votre enfant va grandir très vite, mais il est indispensable de le protéger au mieux.

    Assurance moto

    En cas d’accident ou de vol de votre deux-roues assuré à la Macif, votre casque, vos gants et votre gilet airbag endommagés ou dérobés sont garantis.*

    3 Adaptez votre conduite

    Être accompagné d’un enfant exige d’adapter sa conduite : n’accélérez pas et ne freinez pas brutalement, prenez les virages à vitesse réduite, etc. Dans la mesure du possible, optez pour des itinéraires « confortables », en évitant les routes en mauvais état, et abstenez-vous de circuler par temps de pluie.

    Pendant le trajet, n’oubliez pas de communiquer avec votre enfant régulièrement afin de le maintenir éveillé et vigilant (notamment sur les longs trajets), et de le rassurer. Des pauses doivent être faites plus souvent. Il faut également avoir fait, au préalable, tout un travail de pédagogie sur la moto, la vitesse, les bons réflexes à adopter, etc. Dans tous les cas, ces trajets à moto ne doivent pas être imposés à un enfant : ils doivent être en accord avec son désir de vous accompagner à moto.

    * Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de dix ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top-case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La loi ne fixe pas d’âge minimum pour être passager d’une moto.
    • Les enfants de moins de 5 ans doivent être dans un siège spécial.
    • La Sécurité routière déconseille les déplacements à moto avant 8 ans. (1)
    • L’enfant doit être équipé de la tête aux pieds. Le conducteur doit adapter sa conduite à la présence de l’enfant sur la moto.

    (1) Sécurité routière, « Transporter un passager »
    Légifrance, Code de la route, Article R421-11
  • La location de voiture longue durée, c’est tendance !

    La location de voiture longue durée, c’est tendance !

    1 La LLD en hausse continue depuis 1998

    En vingt ans, la part de marché de la location longue durée pour les voitures a explosé en France : de 27,5 % du total des immatriculations en 2020, elle est aujourd’hui de 30,5 % en 2021(1) ! Le parc de véhicules en LLD s’élève à 1 952 404 pour fin 2020, en hausse de 2,2 % par rapport à 2019 (2) . 

    Si ce succès est majoritairement porté par les entreprises petites et grandes, les particuliers eux aussi choisissent de plus en plus souvent la LLD : au premier trimestre 2021, on comptait 108 787 immatriculations de véhicules particuliers, soit une hausse de 18,7% par rapport à 2020 (3) .

    La location voiture longue durée en chiffres

    La location de voiture longue durée, c’est tendance !

     

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    2 Portrait-robot du client et des services LLD

    51 % des loueurs en LLD sont des femmes, et 49 % des hommes (1). Souple et ne nécessitant pas d’apport financier, la LLD (comme la LOA) est particulièrement populaire chez les jeunes de moins de 35 ans. 31% d’entre eux se révèlent être des jeunes cadres et ont au moins un enfant (4). 

    Côté services, véritables points forts de la formule, l’assistance arrive en tête, présente dans 81 % des contrats, suivie de la maintenance (76 %), des pneumatiques (38%), du véhicule de remplacement (32 %), de l’assurance hors perte financière (25 %) et enfin les perte financière (16 %). La gestion des amendes a également le vent en poupe avec 454 940 de procès-verbaux traités en 2020(1). 

    En parallèle, les moins de 35 ans pensent pour 44% d’entre eux qu’il est préférable de louer plutôt que d’acheter un véhicule pour des raisons environnementales. C’est pourquoi 23% déclarent qu’ils seraient prêts à passer le pas de la location longue durée pour préserver l’environnement.(4)

    3 Le diesel en perte de vitesse

    La tendance montre également une perte de vitesse des immatriculations au diesel. En 2021, 41,09 % des véhicules immatriculés en LLD étaient des diesels, contre 61,84% en 2016, soit une baisse considérable. Quant à l’essence, on voit une légère augmentation de ses parts de marché  : 23,19 % à 27,79 % d’octobre 2020 à octobre 202. La part des véhicules électriques et hybrides augmente également considérablement, passant de 3% en 2018 à 11,45% en 2021.(1)

    * Offre réservée aux sociétaires Macif éligibles et sous réserve d’acceptation par Leaseplan.

    L’Essentiel de l’article

    • En 2021, la part de marché de la LLD est de 30,5 %.
    • 17,8% des véhicules particulier fonctionnaient aux énergies alternatives en 2020
    • Les services les plus prisés sont l’entretien et l’assistance.
    • Les véhicules électriques représentent 11,45 % du parc total de la LLD.

    (1) Le marché de la Location Longue Durée 1er trimestre 2021, Sesamlld, 2021
    (2)Le marché de la Location Longue Durée 2020, Sesamlld, 2020
    (3) La LLD a déjà séduit 1 client sur 4 depuis le début de l’année, Autoinfo, 2021
    (4) La location longue durée, Flotte Automobile, 2021

     

  • Liberty Rider, une appli pour sauver les motards

    Liberty Rider, une appli pour sauver les motards

    1 Motards : des accidents plus graves, dans des lieux plus isolés

    Les deux-roues représentent seulement 2 % du trafic, et pèsent pourtant lourd dans le bilan de la sécurité routière : 21 % des accidents mortels et 42 % des accidents graves. Les deux tiers (66 %) de ces accidents ont lieu en dehors des agglomérations et n’impliquent dans plus d’un tiers des cas aucun autre véhicule. Une part importante des accidents graves de moto survient donc dans des lieux isolés, sans personne pour prévenir les secours (1).

    Ados et deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    J’utilise Liberty Rider car j’emprunte beaucoup de petites routes et en cas d’accident, je peux être seul coincé quelque part. Rassuré de voir que cela fonctionne très bien et qu’en plus, il y a un réel suivi.

    Fabien, motard, 32 ans

    2 La rapidité d’intervention des secours est décisive

    Lorsque l’accident survient, chaque minute compte. Une prise en charge médicalisée dans les 60 minutes qui suivent l’accident réduit la mortalité de 80 % (2) ! Pour les automobiles, les pouvoirs publics ont bien compris la nécessité d’intervention rapide. Depuis le 31 mars 2018, les voitures neuves vendues au sein de l’Union européenne sont obligatoirement équipées d’un dispositif eCall capable de détecter les accidents et de prévenir automatiquement les secours. Malheureusement, aucune disposition similaire n’est prévue pour les motos ou scooters, bien qu’ils soient plus exposés que les automobilistes ! Il existe une solution : l’application pour mobile Liberty Rider.

    3 Une appli qui détecte les accidents en deux-roues et appelle les secours

    Le cœur de l’application Liberty Rider est un algorithme capable de détecter les accidents. Il prend en compte plusieurs paramètres et analyse les événements suivants :  

    • une perte de vitesse ;
    • un choc ;
    • une période d’inactivité.

    La succession de ces trois événements indique un accident, et enclenche une procédure qui permet de prévenir les secours en moins de 5 minutes.

    Une fois l’accident détecté, l’application Liberty Rider lance une procédure qui peut être interrompue à tout moment. Pendant les 2 minutes qui suivent l’accident, l’application émet une alarme, et un écran sur le mobile permet soit de confirmer le besoin de secours, soit d’annuler la procédure si tout va bien. L’algorithme continue d’analyser la situation. Aussi, si la moto reprend son trajet normalement, la procédure s’interrompt également.

    Sans action au bout de 2 minutes, un opérateur Liberty Rider essaie de joindre le motard accidenté. Sans réponse de sa part, les secours sont immédiatement prévenus et reçoivent une localisation précise de l’accident. Ils peuvent ainsi intervenir au plus vite.

    « Lorsque j’ai repris conscience juste après le choc, j’ai attrapé mon portable dans ma poche pour prévenir mes proches de mon accident. À ce moment-là j’ai vu que l’application était en alarme. Dans mon souvenir, j’ai appuyé sur la touche rouge d’appel au 112. Je ne peux pas dire comment ça a été géré ensuite, mais quoi qu’il en soit, les pompiers sont arrivés très rapidement et j’ai été pris en charge. »
    Loïc, motard

    7/10

    C’est la part de motards qui a chuté au moins une fois et près de la moitié a été blessée. (3)

    4 Un bilan très positif

    Deux ans après son lancement en février 2016, l’appli Liberty Rider est utilisée par 200 000 motards en France. Son service d’appel d’urgence fonctionne dans toute la France, outre-mer inclue, et vient d’être étendu à 8 pays européens : le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

    Elle a enregistré 400 accidents à ce jour, permettant 100 interventions des secours. Ce sont 21 vies qui ont déjà été sauvées grâce à elle !

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    Offre soumise à conditions, réservée aux sociétaires titulaires d’un contratdeux-roues à la Macif (hors moins de 50 cm3 et voiturettes).

    L’Essentiel de l’article

    • Les motards représentent près d’un quart des accidents mortels sur la route.
    • Plus les secours interviennent rapidement, plus l’accidenté a de chances de survie.
    • Liberty Rider détecte et géolocalise les accidents et appelle les secours automatiquement.
    • Depuis le lancement en février 2016, 21 vies ont été sauvées grâce à l’application.

    (1) Sécurité routière
    (2) Plus d’information sur le concept de golden hour dans l’intervention des secours : http://enasis.univ-lyon1.fr/clarolinepdfplayerbundle/pdf/57373
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés »
  • Les technologies qui améliorent votre sécurité sur la route

    Les technologies qui améliorent votre sécurité sur la route

    1 Les équipements obligatoires

    L’ESP (Electronic Stability Program ou correcteur électronique de trajectoire)

    L’ESP stabilise la voiture dans les virages en agissant en cas de survirage (l’arrière du véhicule décroche et entraîne un tête-à-queue) ou de sous-virage (le véhicule glisse de l’avant et part tout droit). Alerté par des capteurs et aidé des dispositifs d’ABS et d’antipatinage des roues, l’ESP module à la fois la puissance de freinage, l’antiblocage et la traction aux roues pour ramener le véhicule dans sa trajectoire.

    Les sièges auto Isofix

    Isofix est une norme ISO d’ancrage pour les sièges pour enfants (norme ISO 13216-1:1999 « Ancrages dans les véhicules et attaches aux ancrages pour systèmes de retenue pour enfants »). Ces sièges offrent une sécurité renforcée en cas de collision.

    L’installation est assez simple. Les attaches situées à l’arrière du siège viennent s’accrocher aux points d’ancrage Isofix, situés dans la banquette arrière sur tous les véhicules neufs produits après 2011. Si vous ne les trouvez pas immédiatement, passez la main sous le dossier pour les déceler.

    Une fois votre enfant assis, l’installation se complète en l’attachant avec la ceinture de sécurité ou en positionnant un bouclier d’impact devant lui. Vous pouvez également ajouter un dispositif antirotation destiné à éviter la bascule du siège vers l’avant, en installant soit une jambe de force (une sorte de béquille) soit un Top Tether (une sangle de retenue).

    L’eCall (ou système d’appel d’urgence)

    Obligatoire depuis le 1er avril 2018, ce système embarqué d’appels d’urgence prévient les secours en cas d’accident de la route, manuellement ou automatiquement.

    En cas de choc important, c’est la voiture qui déclenche l’alerte en direction d’une plateforme de secours via les capteurs intégrés dans les airbags. Le conducteur, ou un témoin venu porter assistance, peut également déclencher l’eCall manuellement via une touche SOS. C’est le 112 (numéro d’appel de secours européen) qui reçoit l’appel. Immédiatement, il tente d’entrer en contact avec la voiture via l’eCall. Si personne ne répond au bout d’une minute quinze, les forces d’intervention sont déclenchées : pompiers, ambulance…

    Les classiques : ABS, témoins, système de surveillance…

    D’autres dispositifs technologiques bien connus fonctionnent depuis longtemps sur les véhicules : l’ABS, le témoin de ceinture non bouclée pour le conducteur et les passagers, les systèmes de surveillance de pression des pneus (TPMS) qui permettent de supprimer le risque d’usure des pneus due à une pression trop faible, etc.

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    10 MINUTES 17 SECONDES

    C’est le temps moyen entre la diffusion de l’alerte et l’arrivée des secours pour un accident de la circulation en France. (1)

    2 Les équipements proposés de série

    L’assistance au freinage d’urgence

    Une assurance contre les pertes temporaires de concentration ou un début de somnolence. Ce dispositif est en effet capable de freiner votre voiture ou de la ralentir au maximum avant un impact jugé inévitable. Des capteurs (radar et/ou vidéo) surveillent la zone située à l’avant du véhicule. Si un obstacle se rapproche dangereusement, vous êtes prévenu par une alarme sonore, mais si vous ne réagissez pas, le freinage autonome entre en action. Selon la vitesse à laquelle vous circulez, il sera plus ou moins intense.

    Le système fonctionne de 7 km/h à 160 km/h, mais le freinage ne continuera jusqu’à l’arrêt complet du véhicule que dans le cas d’une vitesse inférieure à 45 km/h.

    La reconnaissance des panneaux de signalisation

    Cette technologie permet de lire les panneaux situés au bord ou au-dessus de la route. Une icône située sur le tableau de bord vous signale les limitations de vitesse, les interdictions de dépasser, etc. Elle évolue à chaque fois que de nouvelles limites ou interdictions entrent en vigueur.

    Les feux de route automatiques

    La conduite de nuit est désormais plus facile. Plus besoin de passer sans cesse des feux de route aux feux de croisement à chaque fois que vous croisez un autre véhicule. Les feux de route automatiques le font pour vous. Le dispositif passe temporairement en feux de croisement lorsqu’un véhicule roulant en sens inverse ou devant vous est détecté, et il revient ensuite automatiquement en feux de route pour vous donner une visibilité maximale.

    Le système d’aide au maintien dans la voie

    Il utilise une caméra installée à l’avant pour détecter si vous dépassez sans vous en rendre compte une ligne au sol. Auquel cas, votre volant se met à vibrer et un voyant s’allume sur le tableau de bord. Si vous mettez du temps à réagir ou si vous restez sans réaction, le système actionne alors le volant pour vous aider à revenir en toute sécurité dans votre voie.

    L’avertisseur d’angle mort

    Il vous permet de changer de voie de façon plus sûre, en voyant ce que vous ne pouvez pas voir. Les capteurs radar surveillent les angles morts des deux côtés de votre voiture. Si un véhicule est détecté, vous êtes alors averti de sa présence grâce à une alerte visuelle sur le rétroviseur extérieur du côté concerné.

    2 500

    C’est le nombre de vies que permettrait de sauver l’eCall chaque année en Europe. (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Des appels d’urgence embarqués.
    • Plus de sécurité pour les enfants avec les sièges auto Isofix.
    • Le freinage automatique d’urgence entre en action en cas d’impact détecté.
    • Les feux de route automatiques : plus de confort pour rouler la nuit.

    (1) Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, 2016.
    (2) Commission européenne.
  • Sécurité routière : sourds et malentendants bienvenus !

    Sécurité routière : sourds et malentendants bienvenus !

    1 Une question, trois solutions !

    « Sourdline travaille avec plusieurs entreprises, dont la Macif, qui souhaitent rendre leur service client accessible aux personnes sourdes et malentendantes », explique Raphaël Mendès, directeur de la stratégie et du développement Sourdline.

    « Concrètement, un client Macif qui a une assurance ou une complémentaire santé, peut joindre la Macif par téléphone via Sourdline de deux façons. Majoritairement, les personnes utilisent notre système de visioconférence par webcam, qui permet d’échanger en langue des signes avec un interprète entendant. Celui-ci peut alors appeler l’entreprise concernée et traduire simultanément par téléphone la demande du client au conseiller de l’entreprise », détaille Raphaël.

    Sourdline dispose également d’un système de tchat, car toutes les personnes sourdes et malentendantes ne maîtrisent pas la langue des signes : le client expose sa demande par écrit à l’interprète, qui appelle le service client de l’entreprise tout en échangeant par écrit avec le consommateur.

    « Nous avons aussi développé un troisième système avec l’un de nos partenaires : des collaborateurs sourds sont formés chez Sourdline pour répondre directement aux questions des clients. Ils ne sont donc pas interprètes, mais véritablement conseillers, spécialistes de la marque concernée. »

    6 MILLIONS

    de français sont sourds ou malentendants, soit 9 % de la population. (1)

    2 La sécurité routière, un sujet pour tous

    Le stage Macif est destiné aux personnes qui ont le permis de conduire et souhaitent acquérir une conduite plus sûre et de bons réflexes de sécurité. En une matinée, la partie théorique propose un rappel du code de la route avec un test ludique pour se remettre à niveau. La partie pratique permet ensuite d’estimer les temps et distances de freinage, de mieux négocier les virages sur chaussée glissante, de comprendre les limites de sa voiture, etc.

    Mais comment profiter de ce type de stage lorsqu’on est sourd, alors que la majeure partie de l’information est délivrée à l’oral par un formateur ? Sans interprète, c’est quasiment impossible !

     

    La Fondation Macif mène des actions en faveur des personnes en situation de handicap.

    Renseignez-vous !

    Nous avons donc accompagné et conseillé la Macif sur ce projet, et aujourd’hui les stages sont 100 % accessibles grâce à des sous-titrages ou l’incrustation d’interprètes en médaillon pour les vidéos et, bien sûr, à la présence d’interprètes sur place.

    Résultat : un stage qui profite à tous, où tout le monde peut poser des questions.

    « Et aussi, c’est important, on peut interagir et partager avec les personnes entendantes présentes, c’est très enrichissant !, se félicite Raphaël. Les sourds et malentendants sont ravis de voir qu’ils ont accès à ces stages, c’est un vrai plaisir pour eux ! C’est très valorisant de sentir qu’on est considéré au même titre que n’importe quel autre client, avec les mêmes droits et les mêmes avantages. D’ailleurs, dès que nous communiquons sur ces stages, les inscriptions sont très vite closes parce que c’est inédit, que ça intéresse vraiment le public. »

    3 Passer son permis de conduire, un casse-tête pour les sourds et malentendants

    Pour les personnes sourdes et malentendantes, passer son permis de conduire est un véritable challenge car les formations ne sont pas adaptées : non seulement les diaporamas sonores du code de la route ne sont pas sous-titrés ni interprétés en langue des signes, mais la communication avec les instructeurs peut parfois s’avérer compliquée.

    « Ça ne veut pas dire que c’est impossible, mais c’est plus dur parce qu’on passe à côté de beaucoup d’explications. À Paris, à ma connaissance il n’y a qu’une auto-école accessible aux personnes sourdes et malentendantes, dans le XIIe arrondissement, et il y en a très peu ailleurs en France, déplore Raphaël. Nous travaillons donc aussi avec la Macif pour sensibiliser les pouvoirs publics aux questions d’accessibilité des auto-écoles. On les informe, on est écouté, malheureusement les choses ont du mal à se concrétiser. C’est dommage parce que les solutions sont là, il n’y a plus qu’à les déployer ! Nous avons, par exemple, un diaporama du code de la route avec un doublage en langue des signes, il n’y aurait plus qu’à le distribuer dans toutes les auto-écoles de France. Donc notre combat continue, parce que le manque d’accessibilité constitue un véritable plafond de verre. »

    Pourtant, rendre accessible les formations quelles qu’elles soient répond à un réel besoin.

    « Nous avons aussi rendu accessible la formation aux premiers secours de la Macif, c’est génial ! Les personnes sourdes et malentendantes ont donc enfin pu apprendre ces gestes qui sauvent. Et il y a d’autres idées en cours, le partenariat avec la Macif est très dynamique car il y a une vraie volonté d’avancer et d’innover sur ces sujets d’accessibilité », conclut Raphaël.

    Bon à savoir

    Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent tout à fait passer leur permis de conduire, sous réserve de présenter un certificat médical d’aptitude à la conduite. Celui-ci doit être délivré par un médecin agréé autre que le médecin traitant. Consultez les détails et la liste des médecins sur le site Service-public.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Sourdline permet aux personnes sourdes ou malentendantes de joindre les services clients des entreprises partenaires.
    • Sourdline fonctionne grâce à des interprètes et à un système de visioconférence ou de tchat.
    • Avec Sourdline, la Macif a rendu encore plus accessibles ses stages de sécurité routière.

    (1) Fédération nationale des sourds de France
  • Le pédibus, un transport scolaire écologique et convivial

    Le pédibus, un transport scolaire écologique et convivial

    1 Qu’est-ce qu’un Pédibus ?

    Un pédibus, c’est tout simplement un bus scolaire pédestre. Il mobilise des parents qui accompagnent en toute sécurité les enfants tout le long d’un trajet défini vers l’école. Les élèves peuvent rejoindre le pédibus à des points d’arrêt tout le long du trajet.

    Le premier pédibus a vu le jour en Australie au début des années 1990. Depuis, l’idée séduit à travers le monde, et les initiatives se multiplient aujourd’hui dans toute la France.

    Vous souhaitez assurer votre enfant ?

    Avec la Macif, l’assurance scolaire est comprise dans les contrats Habitation et Garantie Accident.

    On est parti du constat que beaucoup d’enfants du quartier faisaient le même trajet le matin. Du coup, l’idée a été de se réunir pour faire le trajet avec au moins deux accompagnants, voire trois suivant le nombre d’enfants.

    Laurence Louër, parent d’élève et bénévole d’un pédibus à Rennes

    À savoir

    Un pédibus se compose au minimum d’un conducteur, qui dirige le cortège et d’un accompagnateur qui ferme la marche. En fonction du nombre d’enfants, d’autres accompagnateurs peuvent être chargés de contrôler le pédibus latéralement. Il est recommandé d’avoir un adulte pour huit enfants maximum pour un trajet en toute sécurité.

    2 Transport scolaire : les avantages du pédibus

    Si le pédibus trouve facilement des adeptes, c’est qu’il propose bien des avantages ! En remplaçant des trajets souvent motorisés par de la marche, il est bénéfique à la fois pour l’environnement et pour la santé des enfants comme des parents. Il permet de tisser des liens entre voisins : les parents se rendent mutuellement service, et les enfants apprennent à se connaître en faisant le trajet ensemble au quotidien. Enfin le pédibus joue un rôle éducatif : il apprend aux jeunes élèves à se déplacer en groupe de manière sécurisée, et à bien respecter le Code de la route.

    3 Lancer votre pédibus

    Alors, convaincu par le pédibus pour vous enfants ? Pourquoi ne pas vous lancer ? Voici quelques conseils simples pour en créer un dans votre quartier :

    • Faites une réunion avec d’autres parents d’élèves et présenter le principe du pédibus. S’ils sont aussi séduits que vous, passez à la phase d’organisation.
       
    • Déterminez un itinéraire vers l’école permettant le ramassage de tous les élèves impliqués. Il doit tenir compte des contraintes de voirie et de la mobilisation des parents. Profitez-en pour déterminer les arrêts, où les enfants pourront rejoindre le pédibus.
       
    • Contactez la mairie et les collectivités locales qui pourront vous aider logistiquement en matérialisant les arrêts sur le parcours, en sécurisant certains passages sur la voirie, etc.
       
    • Rédigez une charte d’engagement qui précisera les obligations à respecter par les parents et les enfants participant au pédibus. Vous trouverez facilement des exemples de charte en ligne.
       
    • Établissez un planning pour les parents accompagnateurs. Il doit également définir qui est chargé simplement de la surveillance des enfants et qui est la personne en charge de conduire le pédibus.
       
    • Équipez-vous : il faudra des gilets fluorescents pour rendre visibles tous les accompagnateurs, et si possible pour les enfants.
       
    • Prévenez l’école pour faciliter les entrées et les sorties des enfants, et permettre un affichage des informations relatives à votre pédibus.

    Aide, conseils, accompagnement

    Vous souhaitez lancer un pédibus dans votre quartier ? Le réseau Milles-Pattes vous propose toutes les informations nécessaires et une boîte à outils complète pour bien vous organiser.

    4 Quelles assurances pour un pédibus sans risques ?

    Pour les enfants, une assurance scolaire garantissant les dommages qu’ils peuvent causer à des tiers ainsi que leurs propres dommages, suffit à couvrir les risques sur le trajet vers l’école. Pour les organisateurs et les accompagnateurs, aucune organisation n’est obligatoire. La responsabilité civile des parents-accompagnateurs pourrait être mise en œuvre. Il est toutefois recommandé de créer une association loi 1901 pour donner un cadre juridique au pédibus et clarifier les rôles et les responsabilités de chacun. Elle permettra de mette en place une assurance couvrant la responsabilité des dirigeants de l’association. Il est également possible de demander à l’école ou à la mairie si elles peuvent étendre leur couverture d’assurance aux membres du pédibus.

    L’Essentiel de l’article

    • Le pédibus permet de s’organiser pour des trajets scolaires à pied sous la surveillance de parents.
    • Il est à la fois écologique, convivial et éducatif.
    • Il s’organise facilement à l’initiative des parents.
    • Il est entièrement gratuit.
  • 7 conseils sécurité pour votre voyage en camping-car

    7 conseils sécurité pour votre voyage en camping-car

    1 Permis de rouler

    Un permis de conduire de catégorie B suffit pour conduire un camping-car de moins de 3,5 tonnes, auquel vous pourrez même atteler une remorque jusqu’à 750 kilos. Pour les véhicules dépassant 3,5 tonnes, il vous faudra passer le permis C1, sauf si vous avez obtenu votre permis B avant le 31 janvier 1975.

    2 Dans la limite des places disponibles

    On ne peut pas se tromper : le nombre maximum de passagers est indiqué sur la carte grise. En cas de dépassement, comme dans une voiture, la sécurité de l’ensemble des personnes à bord est compromise, en plus du risque d’amende !

    58 ANS

    C’est l’âge moyen des camping-caristes français. Ils sont par ailleurs 54 % à être à la retraite.

    3 Ceinture obligatoire

    Le conducteur et le(s) passager(s) à l’avant doivent toujours porter une ceinture de sécurité, et cela durant tout le voyage en camping-car. Pour les passagers arrière, tout dépend du véhicule : si les sièges sont équipés d’une ceinture, celle-ci doit être bouclée. Sinon… Pas d’obligation mais il vaut mieux ajouter des ceintures de sécurité sur les anciens modèles de camping-car, ce qui améliore considérablement la sécurité de tous. Demandez conseil à un garagiste qui pourra vous faire un devis. Enfin, les passagers doivent être assis lorsque le véhicule roule. Pas question de cuisiner durant le trajet !

    4 Pédale douce pour les plus de 3,5 tonnes

    Si votre camping-car ne dépasse pas 3,5 tonnes, les limitations de vitesse sont les mêmes que pour les voitures. Au-delà de 3,5 tonnes, une vitesse réduite s’impose : 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur les routes à deux fois deux voies séparées par un terre-plein central, et 80 km/h sur les autres routes.

    Si vous avez une remorque et que le PTRA (poids total roulant autorisé) est supérieur à 3,5 tonnes, la vitesse limite est alors de 90 km/h sur autoroute et 80 km/h sur toutes les autres routes.

    5 S’équiper pour la sécurité

    Roue de secours, ampoules de rechange, gilet orange et triangle réfléchissant, extincteur à poudre polyvalent : c’est le kit de sécurité indispensable et obligatoire pour tout séjour en camping-car.

    Mais on ne saurait trop conseiller de prévoir également une trousse de bricolage pour les petites réparations qui pourraient s’avérer nécessaires au cours de votre voyage : tournevis, clés anglaises, marteau, pinces, ficelle, fil de fer, gros scotch, colle forte… Ça peut servir !

    6 CT et PTAC ok ?

    Pardon ? Le CT, c’est le contrôle technique, qui doit évidemment être ok pour pouvoir rouler en toute sécurité et en toute conformité. Le PTAC, c’est le poids total autorisé en charge, qui ne doit pas dépasser celui indiqué sur la carte grise et qui doit donc être vérifié avant de voyager avec son camping-car. En cas d’infraction, la surcharge est sanctionnée par une amende proportionnelle au dépassement. Attention, si le dépassement excède 5 % du PTAC le véhicule risque même d’être immobilisé !

    Comment vérifier le PTAC de votre camping-car ? En le pesant, tout simplement ! De nombreux centres de contrôle technique sont équipés de pont-bascule : appelez-les pour connaître les conditions d’accès. Certaines communes rurales et la plupart des coopératives agricoles en disposent également, là encore, contactez-les : leur utilisation est souvent gratuite ou coûte quelques euros seulement.

    7 Assurance de circonstance

    Ça tombe sous le sens : pour rouler, il faut être assuré ! Les formules basiques disponibles auprès des assureurs peuvent se combiner avec des garanties plus complètes contre le vol, l’incendie, le bris de glace, les pannes… et comprendre une assistance bienvenue en cas de pépin sur la route.

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

    découvrez tous les avantages de l’assurance camping-car Macif.

    Comment appelle-t-on le couchage situé au-dessus de la cabine de conduite d’un camping-car ?

    a) Une marquise
    b) Une capucine
    c) Une ginette
    d) Une nacelle

    (Réponse b)
     

    L’Essentiel de l’article

    • En fonction du poids du véhicule, il faut un permis de conduire B ou C1.
    • Des réductions de vitesse s’appliquent pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes.
    • Le nombre maximum de passagers est indiqué sur la carte grise.
    • Les passagers doivent obligatoirement s’attacher si leur siège est équipé d’une ceinture de sécurité.
    • Vérifier bien votre PTAC avant de partir.

    *Fédération française des campeurs, caravaniers et camping-caristes

  • Covoiturage : qui est responsable de quoi ?

    Covoiturage : qui est responsable de quoi ?

    1 La responsabilité des conducteurs

    En France, pour avoir le droit de circuler, un véhicule doit être assuré. Les formules d’assurances les plus basiques comportent a minima une garantie responsabilité civile (2) qui couvre les dommages occasionnés aux tiers – dont les passagers – en cas d’accident (3).

    Si vous souhaitez partager le volant pendant le trajet, il est impératif de vérifier que le contrat ne comporte pas une clause de conduite exclusive. Cette clause ne vous empêche pas de laisser conduire quelqu’un d’autre, mais vous serez moins bien couvert, et vous risquez d’avoir à payer une franchise, en cas d’accident.

    Vous êtes conducteur ?

    Découvrez l’assurance auto Macif !

    3,5

    C’est le nombre de personnes en moyenne par véhicule en covoiturage (conducteur compris).*

    2 Les précautions à prendre par le passager

    Avant de prendre place dans le véhicule en tant que passager d’un covoiturage, deux réflexes sont à adopter :

    • assurez-vous que le conducteur possède bien son permis de conduire ;
    • contrôlez la validité du certificat d’assurance sur le pare-brise de la voiture.

    Les applications de covoiturage ne sont pas responsables des incidents et des accidents ayant lieu lors d’un trajet. Elles proposent parfois une assurance complémentaire, qui couvrira par exemple la prise en charge du véhicule en cas d’immobilisation et l’acheminement et/ou l’hébergement des passagers.

    Plus d’infos sur l’assurance du covoiturage sur le site de la Fédération française de l’assurance.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Accédez au meilleur du covoiturage avec GoMore ! Plus de renseignements ici !

    Chiffres clés du covoiturage

    (1) Le covoiturage est l’utilisation en commun et non professionnelle d’un véhicule par plusieurs personnes. Définition stricte du code des transports
    (2) Loi Badinter du 5 juillet 1985
    (3) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Ce qu’il faut savoir sur le covoiturage, 2019

    * Ademe, 2016