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  • Dépendance aux jeux d’argent : que faire ?

    Dépendance aux jeux d’argent : que faire ?

    Une dépendance comportementale

    Si pour la majorité d’entre nous, les jeux d’argent évoquent simplement un divertissement, un moment de détente ou un occasionnel « je tente ma chance », ils peuvent faire basculer et précipiter certains dans l’abîme de l’addiction. On parle alors d’une dépendance comportementale ou d’addiction « sans substance », contrairement à l’alcoolisme ou à la toxicomanie. Ça peut concerner les jeux vidéo, par exemple, le shopping compulsif, les réseaux sociaux, l’exercice physique ou encore les pratiques sexuelles. Mais l’addiction aux jeux d’argent « est probablement la plus fréquente des dépendances comportementales. On n’a pas beaucoup de chiffres, mais ça peut toucher jusqu’à 1 % de la population », explique le Professeur Michel Lejoyeux qui dirige le Service de Psychiatrie et Addictologie à l’hôpital Bichat, à Paris, service qui propose d’ailleurs des consultations spécialisées pour les dépendants aux jeux d’argent.

    Des profils plus enclins que d’autres

    Si on sait désormais que les femmes sont par exemple plus sujettes à la dépression que les hommes, c’est l’inverse pour la dépendance aux jeux d’argent, plus répandue dans la population masculine. Mais aussi chez « les personnes qui ont déjà une addiction à une substance », comme le tabac ou l’alcool, précise le Pr Lejoyeux, et chez celles « qui ont dans leur famille quelqu’un qui a un problème d’addiction avec les jeux d’argent ». Fabrizio, fringant quinquagénaire, buvait ainsi déjà beaucoup trop quand il a plongé, dans sa trentaine, dans la dépendance aux jeux d’argent via des soirées bridge entre potes. Aujourd’hui sobre et délivré de l’emprise des jeux (il fréquente toujours les Alcooliques anonymes et voit un addictologue tous les mois), ce Parisien décrit cette période de sa vie comme une « spirale infernale. Quand j’y repense, je vois un gouffre ». Il faut aussi être plus attentif si un proche ou soi-même traverse des états de dépression. « Ces états peuvent faire le lit à une addiction aux jeux d’argent », explique le médecin qui en parle d’ailleurs dans son ouvrage L’Aventure de la bonne humeur (Robert Laffont), paru en novembre dernier.

    Une épreuve aussi pour l’entourage

    Pas facile de vivre avec un addict, quelle que soit la dépendance, et celle aux jeux d’argent n’y fait pas exception. « Un joueur d’argent va être plus passionné par ses jeux que par sa famille ou son conjoint. Et ça n’est évidemment pas très agréable d’avoir un conjoint plus intéressé par le casino que par vous », résume le psychiatre. Pour Cathleen, réaliser que son père était addict aux jeux d’argent a été brutal. « C’est quand les huissiers sont venus que ma mère et moi avons saisi l’ampleur du problème. On savait tous que papa passait des soirées au casino, mais on ne soupçonnait pas le montant des sommes qu’il perdait. Pour combler les trous, il avait siphonné différents comptes épargne, dont celui pour les études de mon petit frère. » C’est d’ailleurs souvent les conséquences financières qui alertent l’entourage. « Il n’y a pas de manière de jouer régulièrement sans perdre de l’argent », avertit le Pr Lejoyeux.

    Des critères précis pour évaluer cette addiction

    Avant d’en arriver aux huissiers, comment savoir que soi ou un proche n’est pas qu’un simple joueur occasionnel, mais est dépendant ? « C’est la seule addiction définie par des critères comportementaux précis », explique le médecin avant de les détailler. « Le premier c’est évidemment une pratique de jeu qui provoque des dommages financiers et relationnels. Le deuxième critère c’est la perte de contrôle : un joueur pathologique pense, par exemple dans un casino, jouer seulement quelques euros, mais il va perdre le contrôle de ce qu’il joue. Le troisième qui est peut-être le plus important, c’est l’impression de pouvoir maîtriser le sort. Au fond, tous les joueurs d’argent que je vois me racontent la même chose : ils pensent qu’ils ont un talent particulier pour maîtriser ce qui est en fait de l’ordre de l’aléa. Et le quatrième critère c’est qu’il n’y a pas de régulation. C’est-à-dire qu’ils retournent jouer après avoir perdu. »

    Le premier pas vers la guérison

    On dit souvent que réaliser qu’on a un problème d’addiction est le premier pas vers la guérison. Mais comment effectivement se sortir de cette spirale ou aider un proche à le faire ? Après l’épisode des huissiers et une grande discussion familiale, le père de Cathleen a ainsi fait la démarche de se faire interdire de casino. « Ça a permis de limiter le problème, explique la jeune femme. Mais, ça n’a pas tout réglé. Il n’y a pas que les casinos pour jouer de l’argent. » Il est aussi primordial de rappeler qu’on parle d’une maladie et non d’un manque de volonté. « Cette addiction donc être prise en charge comme n’importe quelle maladie, explique le Pr Lejoyeux, pourquoi pas en en parlant d’abord à son médecin généraliste. »

    Des traitements efficaces

    La solution pour s’en sortir ? Rien de magique ou de coûteux. Le Professeur Lejoyeux insiste : « Il faut aller en consultation », comme celles spécialisées que propose son service à l’hôpital Bichat, ou chez un psychiatre. On peut aussi choisir des réunions de groupe, comme SOS Jeux… « Ces traitements sont efficaces, affirme le médecin. En commençant un suivi, le joueur pathologique va petit à petit prendre conscience de son problème et corriger les troubles intellectuels à l’origine du jeu d’argent. »

    Une vigilance accrue pour les ados

    Concernant les jeunes, et particulièrement les ados, le Pr Lejoyeux, n’hésite pas à mettre les parents en garde : « Il faut être particulièrement vigilant. Il est extrêmement déstabilisant pour un adolescent de gagner une grande somme d’argent et toutes les addictions au jeu commencent par des moments où on a beaucoup gagné. L’argent qu’on gagne met plus en danger que l’argent qu’on perd. » Car, comme le résume le médecin : « Si on perd tout le temps, on sera moins tenté de jouer. »

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  • Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Les arnaques en ligne, ça n’arrive pas qu’aux autres. 65 % des Français avouent s’y faire prendre, au moins de temps en temps(1). Qu’on parle de phishing, de spear phishing (sa variante avec des mails ciblés), ou plus récemment de smishing, son dérivé par SMS, auxquels s’ajoutent appels téléphoniques ou sites de rencontre via les arnaques aux sentiments appelés romance scams, les tentatives d’escroquerie ont mille visages. « Le phishing, au fond, c’est même plus vieux qu’Internet » expose Rayna Stamboliyska, spécialiste en cybersécurité et autrice en 2017 de « La Face Cachée d’Internet ». Selon elle : « se faire passer pour une personne ou un organisme de confiance pour des raisons crapuleuses, est vieux comme le monde. Les moyens se sont simplement adaptés à notre époque ». Aussi ne faut-il pas avoir honte de se faire avoir : ces arnaques prennent des formes toujours plus évoluées.

    Manipulation en ligne et abus de confiance digital

    Il ne faut pas croire que réaliser ce type d’arnaque nécessite de grandes compétences techniques. C’est ce qu’on réalisé à leurs dépens Nicolas et Marie, couple de trentenaires résidant à Nantes. « Il y a deux ans, on cherchait un appartement, raconte Nicolas. Et j’imagine que la fatigue et la frustration nous on fait baisser la garde. On a vu une annonce qui, avec le recul, était un peu trop belle pour être vraie, mais restait crédible. Je l’ai contacté par mail, puis, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille, il nous a demandé un dossier avant la visite. Ce qui ne se fait pas. Mais sans réfléchir, j’ai tout envoyé : cartes d’identité, RIB, avis d’imposition… ». Dans un premier temps, aucune réponse, et le couple finit par trouver un autre logement. Mais, quelques jours plus tard, Marie reçoit un appel de sa banque : un virement de 950 euros est en attente vers un compte bancaire en ligne à son nom, qu’elle n’avait jamais créé. « On a mis du temps à faire le lien avec la fausse annonce. Heureusement, le virement a été annulé, mais il a fallu déposer plainte. On est même allés voir la Banque de France pour être sûrs de ne pas être inscrits comme interdits bancaires. Surtout, on est restés plusieurs mois dans la peur que cela recommence. » C’est bien la simplicité de l’arnaque qui le frappe : une simple annonce sur Le Bon Coin, avec quelques photos et un tarif attractif, et une fausse adresse mail.

    Pas de solution miracle

    « Tout repose sur la manière de mettre le pied dans la porte, explique Rayna Stamboliyska, et d’amener la personne sur un terrain isolé, c’est à dire un autre site. Faire des clones numériques est bien plus facile à faire qu’on ne croit. Au fond, l’aspect technique est secondaire, il permet d’isoler plus facilement les victimes en jouant sur le fait que certaines personnes ne sont pas à l’aise avec le digital. Mais c’est surtout la capacité à donner confiance à sa victime qui est essentiel. » En réalité, lors de ses arnaques, même si elles se déroulent en ligne, il s’agit plus souvent de manipulation que de piratage pur et dur. Ce qui fait qu’il n’existe pas de solution miracle pour s’en protéger. Aucun logiciel de cybersécurité ne protège d’un excès de confiance. Comme l’explique Rayna Stamboliyska : « ce serait vouloir un vaccin pour toutes les maladies, même celles qu’on ne connaît pas ».

    Et tout peut aller très vite. C’est ce qu’a réalisé Gérard, quinquagénaire résidant à Dijon. Début juin, il recevait un mail soi-disant d’Amazon l’informant avoir souscrit à un abonnement d’un montant de 989 euros. Voulant l’annuler, il se retrouve sur un site, ressemblant trait pour trait à celui du vendeur en ligne, et remplit un formulaire. « J’ai quand même eu un doute et j’ai appelé le standard d’Amazon, et mon interlocuteur n’a rien remarqué non plus, alors qu’un autre employé m’a confirmé après coup que l’arnaque est connue chez eux. raconte-t-il. Donc c’est en toute confiance que je suis allé au bout de la démarche, en donnant le code de validation envoyé par ma banque. » Soucieux, il contacte rapidement cette dernière, qui lui confirme qu’il a en réalité été débité par l’arnaqueur. « C’est vraiment un concours de circonstances, poursuit-il, je reçois chaque jour ce type de mail, et d’habitude, je regarde toujours l’expéditeur. Mais là, j’avais utilisé Amazon quelques jours plus tôt. Je pensais avoir accidentellement activé cet abonnement et je ne me suis pas méfié. »

    Que faire ?

    On le voit bien : si la vigilance reste bien sûr de mise lors de la navigation, il suffit d’une seule erreur. Et comme le souligne Rayna Stamboliyska : « l’hypervigilance permanente n’existe pas. On a toujours d’autres préoccupations dans la journée. » Bref, tout le monde, peu importe son âge ou ses connaissances, peut se faire avoir. Dès lors, la bonne réponse face à une victime n’est pas de lui rappeler qu’elle a manqué de discernement. « Il faut un vrai changement de mentalités, poursuit la spécialiste. La réaction est souvent de culpabiliser. Mais, si les victimes ont honte de s’être fait avoir, elles ne vont pas oser en parler. » Laissant ainsi l’escroc impuni. Plutôt que des solutions individuelle, Rayna Stamboliyska préconise plutôt de renforcer les procédures, « en demandant, par exemple, deux ou trois vérifications indépendantes, impliquant différentes personnes ». C’est également l’intuition de Gérard, pour qui « on pourrait imaginer un système de délai des paiements, pour que l’argent ne parte pas immédiatement chez le voleur et laisser plus de temps au contrôle ». Car à l’évidence, la précipitation est souvent la source des arnaques.

    (1) Kaspersky

  • Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Arnaque en ligne : « Je me suis fait avoir »

    Les arnaques en ligne, ça n’arrive pas qu’aux autres. 65 % des Français avouent s’y faire prendre, au moins de temps en temps(1). Qu’on parle de phishing, de spear phishing (sa variante avec des mails ciblés), ou plus récemment de smishing, son dérivé par SMS, auxquels s’ajoutent appels téléphoniques ou sites de rencontre via les arnaques aux sentiments appelés romance scams, les tentatives d’escroquerie ont mille visages. « Le phishing, au fond, c’est même plus vieux qu’Internet » expose Rayna Stamboliyska, spécialiste en cybersécurité et autrice en 2017 de « La Face Cachée d’Internet ». Selon elle : « se faire passer pour une personne ou un organisme de confiance pour des raisons crapuleuses, est vieux comme le monde. Les moyens se sont simplement adaptés à notre époque ». Aussi ne faut-il pas avoir honte de se faire avoir : ces arnaques prennent des formes toujours plus évoluées.

    Manipulation en ligne et abus de confiance digital

    Il ne faut pas croire que réaliser ce type d’arnaque nécessite de grandes compétences techniques. C’est ce qu’on réalisé à leurs dépens Nicolas et Marie, couple de trentenaires résidant à Nantes. « Il y a deux ans, on cherchait un appartement, raconte Nicolas. Et j’imagine que la fatigue et la frustration nous on fait baisser la garde. On a vu une annonce qui, avec le recul, était un peu trop belle pour être vraie, mais restait crédible. Je l’ai contacté par mail, puis, ce qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille, il nous a demandé un dossier avant la visite. Ce qui ne se fait pas. Mais sans réfléchir, j’ai tout envoyé : cartes d’identité, RIB, avis d’imposition… ». Dans un premier temps, aucune réponse, et le couple finit par trouver un autre logement. Mais, quelques jours plus tard, Marie reçoit un appel de sa banque : un virement de 950 euros est en attente vers un compte bancaire en ligne à son nom, qu’elle n’avait jamais créé. « On a mis du temps à faire le lien avec la fausse annonce. Heureusement, le virement a été annulé, mais il a fallu déposer plainte. On est même allés voir la Banque de France pour être sûrs de ne pas être inscrits comme interdits bancaires. Surtout, on est restés plusieurs mois dans la peur que cela recommence. » C’est bien la simplicité de l’arnaque qui le frappe : une simple annonce sur Le Bon Coin, avec quelques photos et un tarif attractif, et une fausse adresse mail.

    Pas de solution miracle

    « Tout repose sur la manière de mettre le pied dans la porte, explique Rayna Stamboliyska, et d’amener la personne sur un terrain isolé, c’est à dire un autre site. Faire des clones numériques est bien plus facile à faire qu’on ne croit. Au fond, l’aspect technique est secondaire, il permet d’isoler plus facilement les victimes en jouant sur le fait que certaines personnes ne sont pas à l’aise avec le digital. Mais c’est surtout la capacité à donner confiance à sa victime qui est essentiel. » En réalité, lors de ses arnaques, même si elles se déroulent en ligne, il s’agit plus souvent de manipulation que de piratage pur et dur. Ce qui fait qu’il n’existe pas de solution miracle pour s’en protéger. Aucun logiciel de cybersécurité ne protège d’un excès de confiance. Comme l’explique Rayna Stamboliyska : « ce serait vouloir un vaccin pour toutes les maladies, même celles qu’on ne connaît pas ».

    Et tout peut aller très vite. C’est ce qu’a réalisé Gérard, quinquagénaire résidant à Dijon. Début juin, il recevait un mail soi-disant d’Amazon l’informant avoir souscrit à un abonnement d’un montant de 989 euros. Voulant l’annuler, il se retrouve sur un site, ressemblant trait pour trait à celui du vendeur en ligne, et remplit un formulaire. « J’ai quand même eu un doute et j’ai appelé le standard d’Amazon, et mon interlocuteur n’a rien remarqué non plus, alors qu’un autre employé m’a confirmé après coup que l’arnaque est connue chez eux. raconte-t-il. Donc c’est en toute confiance que je suis allé au bout de la démarche, en donnant le code de validation envoyé par ma banque. » Soucieux, il contacte rapidement cette dernière, qui lui confirme qu’il a en réalité été débité par l’arnaqueur. « C’est vraiment un concours de circonstances, poursuit-il, je reçois chaque jour ce type de mail, et d’habitude, je regarde toujours l’expéditeur. Mais là, j’avais utilisé Amazon quelques jours plus tôt. Je pensais avoir accidentellement activé cet abonnement et je ne me suis pas méfié. »

    Que faire ?

    On le voit bien : si la vigilance reste bien sûr de mise lors de la navigation, il suffit d’une seule erreur. Et comme le souligne Rayna Stamboliyska : « l’hypervigilance permanente n’existe pas. On a toujours d’autres préoccupations dans la journée. » Bref, tout le monde, peu importe son âge ou ses connaissances, peut se faire avoir. Dès lors, la bonne réponse face à une victime n’est pas de lui rappeler qu’elle a manqué de discernement. « Il faut un vrai changement de mentalités, poursuit la spécialiste. La réaction est souvent de culpabiliser. Mais, si les victimes ont honte de s’être fait avoir, elles ne vont pas oser en parler. » Laissant ainsi l’escroc impuni. Plutôt que des solutions individuelle, Rayna Stamboliyska préconise plutôt de renforcer les procédures, « en demandant, par exemple, deux ou trois vérifications indépendantes, impliquant différentes personnes ». C’est également l’intuition de Gérard, pour qui « on pourrait imaginer un système de délai des paiements, pour que l’argent ne parte pas immédiatement chez le voleur et laisser plus de temps au contrôle ». Car à l’évidence, la précipitation est souvent la source des arnaques.

    (1) Kaspersky

  • 3 bons réflexes en cas d’inondation

    3 bons réflexes en cas d’inondation

    Les inondations représentent le premier risque naturel en France (1) par le nombre de personnes résidant dans des zones inondables (9,1 millions), par le nombre de communes exposées (15 départements) et par l’importance des dommages qu’elles provoquent.

    1 Protégez vos biens de l’eau

    Surélevez avec des pavés ou des parpaings vos meubles et tout ce qui peut l’être ou, si vous avez un étage, montez-les pour les mettre à l’abri. Si possible, pensez aussi à rentrer et à surélever vos biens situés à l’extérieur et fermez vos volets car les vols ne sont pas à exclure au moment des crues. Ne jetez aucun objet endommagé avant le passage de l’expert ; mettez-les simplement de côté et photographiez-les. En revanche, débarrassez-vous de toute la nourriture, des médicaments et objets sans valeur touchés par l’eau.

    2 Respectez les consignes de sécurité

    Au moment de la crue, fermez eau, gaz et électricité. En cas d’évacuation, mettez votre véhicule à l’abri, fermez les portes et les fenêtres et emmenez vos animaux de compagnie ! Dans tous les cas, conformez-vous strictement aux consignes émises par les pouvoirs publics ou les pompiers.

    Lorsque vous revenez pour la première fois dans votre logement, ne touchez pas à l’électricité. Faites intervenir un électricien qui coupera le circuit si nécessaire et s’occupera de débrancher les appareils électriques pour écarter tout danger.

    Vous êtes victime d’une inondation ?

    La Macif vous accompagne pour y faire face. Renseignez-vous !

    Prenez des photos pour permettre à l’expert d’évaluer plus facilement la valeur des biens endommagés et donc le montant de votre indemnisation.

    Rémi Baupoux, expert incendie, accident et risques divers chez Eurexo

    3 Déclarez rapidement le sinistre à votre assurance

    Le délai est de cinq jours ouvrés pour déclarer le sinistre à votre assureur, porté à dix jours en cas de publication d’un arrêté ministériel de catastrophe naturelle. Cette reconnaissance officielle de l’état de catastrophe naturelle permet une prise en charge rapide et complète des dégâts survenus, sous réserve que les biens soient couverts en dommage. Établissez la liste des biens endommagés en y joignant autant que possible photos et factures pour permettre un remboursement optimal.

    Si de l’eau stagne dans votre logement, faites intervenir un professionnel pour l’évacuer avant la venue de l’expert en assurance. Les frais de pompage, comme ceux de désinfection et de nettoyage, seront normalement couverts par votre assurance. Si vous procédez vous-même au nettoyage de votre logement, après avoir évacué l’eau et les boues, retirez les papiers peints, moquettes, revêtements et isolants abîmés. Concernant ce dernier point, si votre isolant endommagé est une laine de verre ou de roche, protégez-vous avant de vous lancer dans le chantier. Équipez-vous de gants, de lunettes de protection, d’un masque et portez des vêtements couvrants prévus à cet effet.

    Enfin, nettoyez et désinfectez à fond votre logement (eau de javel ou vinaigre blanc), en aérant au maximum pour favoriser l’assainissement et le séchage. Vous pouvez également louer des déshumidificateurs pour accélérer le processus.

    Bon à savoir

    L’état de catastrophe naturelle, qu’est-ce que c’est ?

    Il est décrété par arrêté interministériel publié au Journal officiel et atteste d’événements d’origine naturelle ayant entraîné d’importants dégâts humains et/ou matériels, tels que les crues, tempêtes, séismes, tsunamis, glissements de terrain… Pour les victimes, l’état de catastrophe naturelle ouvre droit à une indemnisation automatique prévue par les assureurs dans les contrats d’assurance de dommages.

    L’Essentiel de l’article

    • Surélevez vos biens (à l’étage ou sur des parpaings).
    • Prenez des photos de votre logement et de vos biens.
    • Respectez les consignes de sécurité.
    • Prévenez votre assureur dans les 5 jours suivant le sinistre.

    (1) ecologie.gouv.fr

  • Qu’est-ce que la crypto-monnaie ?

    Qu’est-ce que la crypto-monnaie ?

    Le marché de la crypto-monnaie est en forte croissance ces dernières années, mais il représente autant d’opportunités d’investissements que de risques. Il convient donc d’être vigilant. Voici ce qu’il faut savoir avant d’investir dans les monnaies numériques.

    1 Qu’est-ce que la crypto-monnaie ?

    « La crypto-monnaie est une monnaie virtuelle numérique, non émise par une entité gouvernementale ou financière (État ou banque). Il s’agit d’un système nommé pair-à-pair, qui n’utilise ni monnaies, ni billets de banque », explique Benjamin Sultan, trader professionnel. « Cette monnaie numérique repose sur un réseau de chaînes de blocs (ou blockchain). Il s’agit d’une base de données décentralisée et sécurisée, qui ne peut être ni falsifiée, ni modifiable ». Ainsi, la crypto-monnaie est accessible aux actionnaires (personnes ou entreprises) à tout moment et de n’importe où. « Vous êtes votre propre banque, personne ne peut vous empêcher de l’utiliser. Et personne ne contrôle les échanges entre utilisateurs », poursuit le spécialiste.

    Chiffre-clé

    En 2022, le marché total des crypto-monnaies est évalué à un peu plus de 1 500 milliards(1) dollars.

    2 Quels sont les différents types de crypto-monnaies ?

    « Il existe plusieurs sortes de crypto-monnaie, explique Benjamin Sultan. Chaque crypto-monnaie, qui est une devise, a sa propre spécificité au même titre que l’euro, le dollar, le yen par exemple… Le bitcoin est aujourd’hui la reine de la crypto-monnaie, créé par le Japonais Satoshi Nakamoto en 2009. Il s’agit du réseau le plus grand et le plus sécurisé. Le créateur a décidé qu’il y aura un nombre limité de bitcoins en circulation : soit 21 millions maximum. 19 millions sont émis aujourd’hui ». Parmi les crypto-monnaies aussi leader sur le marché : l’ethereum (ETH, Ether ou Ethereum) qui arrive en seconde place, et le ripple (XRP).

    Chiffre-clé

    8 %(2) des Français possèdent des crypto-monnaies, et 30 % envisagent d’en acheter.

    3 Comment obtient-on de la crypto-monnaie ?

    Pour obtenir de la crypto-monnaie, « il suffit de créer un compte sur une plateforme web dédiée et sécurisée, de s’identifier, et de déposer des euros (pas de montant minimum) pour acheter des crypto-monnaies », indique Benjamin Sultan, qui utilise la plateforme d’échange Binance. En 2022, si vous souhaitez acheter l’une des principales crypto-monnaies, vous devrez dépenser environ 29 615,56 dollars pour un bitcoin, 1 764,57 dollars pour un Ethereum, 1 dollar pour un Tether ou un USD Coin et 280,52 dollars pour un Binance coin (BNB). À noter que le prix de chaque crypto-monnaie peut monter et descendre en fonction de l’offre et de la demande. Par exemple, la variation journalière moyenne du bitcoin est de +0,3 %(3).

    4 Comment utilise-t-on la crypto-monnaie ?

    Les crypto-monnaies n’ont aucun lien avec l’économie réelle ni les monnaies d’État (euro, dollar, livre…). Elles ne subissent pas les taux de change ni les taux d’intérêt imposés par les banques par exemple.

    Depuis 2009, la crypto-monnaie relève essentiellement du domaine spéculatif. C’est-à-dire qu’on achète de la monnaie virtuelle dans le but d’en tirer profit lorsque son prix augmentera. C’est une source d’investissement. « Pour 95 % des utilisateurs, il s’agit de la revendre plus cher, plus tard pour faire de la plus-value, souligne Benjamin Sultan. Dans les pays occidentaux, la crypto-monnaie n’a pas vocation à être utilisée. Quelques bars à Paris l’acceptent, et prochainement un grand centre commercial. Ça se diffuse progressivement. Par contre, au Salvador (Amérique centrale), on peut utiliser le bitcoin comme monnaie légale. Aux États-Unis, des biens immobiliers sont achetés en crypto-monnaie », explique-t-il.

    5 Quels sont les risques ?

    Le marché des crypto-monnaies est beaucoup plus volatil que la finance traditionnelle. Il y a donc un risque de perdre votre capital. Pour preuve, depuis 2021, toutes les monnaies virtuelles ont fortement chuté. Ainsi, le bitcoin est passé de 69.000 dollars(4) fin 2021 à 29.000 dollars en juin 2022, soit une baisse de 58 %. Ce crypto-krach a fait chuter le capital de nombreux investisseurs. Soyez donc prudent si vous souhaitez vous lancer dans vos premiers investissements.

    « Ce marché peut aussi entraîner un risque d’addiction, car il pousse à miser de l’argent. On peut obtenir de gros gains, mais essuyer aussi de grosses pertes. D’où l’importance de bien se faire accompagner par des professionnels. Ils sont les mieux placés pour vous conseiller dans vos investissements », explique le spécialiste.

    VOUS VOULEZ ÉPARGNER L’ESPRIT TRANQUILLE ?

    La crypto-monnaie peut présenter des risques. Si vous préférez une épargne plus rassurante, optez pour le fonds euros du contrat d’’assurance-vie de la Macif*.

     

    *La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    L’Essentiel de l’article

    • Le bitcoin est aujourd’hui la reine de la crypto-monnaie.
    • La crypto-monnaie relève essentiellement du domaine spéculatif.
    • Le marché des crypto-monnaies a une forte volatilité, il y a donc un risque de perdre son capital.

    (1) CoinGecko, Cours des crypto-monnaies par capitalisation boursière

    (2) ADAN-KPGMG, La crypto en France, 2022

    (3) Cointribune, Bitcoin (BTC) : ce que révèlent les statistiques des variations, 2021

    (4) CoinGecko, Bitcoin (BTC)

  • Quelles aides pour la rénovation énergétique de votre logement ?

    Quelles aides pour la rénovation énergétique de votre logement ?

    Les travaux de rénovation énergétique ouvrent droit à un éventail d’aides (subventions, primes). Souvent (mais pas toujours) soumis à des conditions de ressources, ouverts uniquement aux propriétaires ou également aux locataires, dispositifs cumulables entre eux ou pas, avouons-le : il est difficile de s’y retrouver et de savoir à quoi on a droit.

    France Rénov’

    Vous peinez à vous y retrouver dans toutes ces aides ? Vous ne savez pas comment améliorer la performance énergétique de votre logement ? France Rénov’ est un dispositif d’accompagnement mis en place par le ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Ademe, l’Anah et France Nation Verte. Le site présente des outils d’aide à la décision pour déterminer les travaux dont vous avez besoin, mais vous permet surtout deprendre rendez-vous avec un conseiller qui vous proposera un accompagnement global : choix des travaux, étude d’éligibilité aux différentes aides disponibles, etc.

    1 MaPrimeRénov’

    Cette aide financière versée par l’Anah (Agence nationale de l’habitat) est accessible aux propriétaires occupants ou bailleurs sous certaines conditions. Le montant de la prime est calculé selon les revenus et la nature du projet de travaux. Les travaux doivent être réalisés par un artisan reconnu garant de l’environnement (mention RGE).

    Dans le cadre d’une rénovation d’ampleur de votre logement, associant plusieurs types de travaux complémentaires, vous pourrez solliciter l’aide MaPrimeRénov’ Parcours accompagné. Vérifiez donc à quel profil de contribuable vous correspondez avant de vous lancer. Pour tout savoir, c’est ici.

    2 Le dispositif Denormandie

    Ce dispositif est destiné aux particuliers souhaitant acheter un appartement pour le louer. Il permet à ces propriétaires-bailleurs d’acquérir un logement à rénover dans certains quartiers et de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. Parmi les conditions : les travaux doivent représenter au moins 25 % du prix du logement acheté et celui-ci doit être situé dans l’une des villes bénéficiaires du programme Action cœur de ville.

    3 L’éco-PTZ

    L’éco-PTZ est un prêt à taux zéro (c’est-à-dire sans intérêts) destiné à financer des travaux de rénovation énergétique. Il est plafonné entre 7 000 euros et 50 000 euros en fonction des travaux effectués. Le logement en question doit être déclaré comme résidence principale et avoir été achevé depuis plus de 2 ans à la date de début des travaux. La demande s’effectue auprès d’un établissement de crédit, une société de financement ou de tiers-financement – qui a signé une convention avec l’État -, après avoir fait remplir le formulaire « Devis » de l’administration fiscale par l’entreprise RGE qui va effectuer les travaux. Il vous faudra également joindre un certain nombre de justificatifs (attestation de résidence principale notamment) pour compléter votre demande. La durée maximale de remboursement est de 15 ans, voire de 20 ans dans certains cas.

    4 La TVA réduite à 5,5 % pour certains travaux de rénovation

    Généralement, les travaux effectués dans une maison ou un appartement sont soumis à une TVA de 10 %. Mais quand les travaux visent à améliorer la performance énergétique du logement, ils bénéficient d’une TVA réduite de 5,5 %. De quoi faire sensiblement baisser la facture ! Quand vous faites établir des devis par des artisans, n’oubliez donc pas de vérifier qu’ils ont bien appliqué cette TVA réduite. La liste des travaux concernés est consultable en ligne sur le site du ministère des Finances.

    5 Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE dite « prime énergie »)

    Cet important dispositif d’État permet une prise en charge jusqu’à 100 % du montant (dans certains cas et sous conditions) de vos travaux d’amélioration énergétique. Les aides sont versées sous forme de primes ou d’avantages offerts par les entreprises de fourniture d’énergie. MaPrimeRénov’ peut se cumuler sous conditions avec les certificats d’économie d’énergie et les aides locales. La procédure générale pour accéder à une aide dans le cadre du CEE est la suivante :

    • Assurez-vous que les travaux envisagés entrent dans le cadre prévu.
    • Faites établir les devis de vos travaux chez un artisan RGE (reconnu garant de l’environnement).
    • Trouvez un fournisseur d’énergie habilité à reverser les aides prévues par le CEE. Ce fournisseur peut être le vôtre ou un autre énergéticien, auquel cas il vous faudra changer d’abonnement.

    Qu’est-ce que le label RGE ?

    Le label RGE (reconnu garant de l’environnement) certifie qu’un artisan ou une entreprise est habilité à mener des travaux de rénovation énergétiques éligibles à certaines aides. Le label RGE atteste donc de la compétence de l’entreprise dans le domaine énergétique et de sa validation par les pouvoirs publics. Quel que soit le type de travaux énergétiques que vous envisagez, il est donc conseillé de faire appel à un artisan labellisé.

    6 Le chèque énergie

    Initialement créé pour aider aux paiements des factures d’énergie du logement pour les foyers modestes, le chèque énergie, attribué sous certaines conditions, peut aussi être utilisé pour financer certains travaux de rénovation énergétique (isolation des murs et toitures, pose de volets isolants, installation d’un programmateur et régulateur sur le système de chauffage, etc.)

    7 L’exonération de taxe foncière

    Certaines municipalités exonèrent de taxe foncière pendant 5 ans les propriétaires qui entreprennent des travaux de rénovation énergétique. Pour bénéficier de cette aide, il faut que le logement et les travaux répondent à certains critères (date de construction, nature et montants des travaux, etc.). Renseignez-vous auprès de la mairie de votre domicile pour savoir si la municipalité pratique cette exonération.

    8 Les aides d’Action Logement

    L’association Action logement peut accorder des subventions aux propriétaires (occupants ou bailleurs) qui souhaitent rénover leur logement sur le plan énergétique. Ces aides peuvent être complétées d’un prêt à 1,5 % pour financer les travaux.

    Deux conditions :

    • les revenus du propriétaire doivent être inférieurs aux plafonds de ressources des ménages à revenus modestes
    • l’appartement ou la maison à rénover doit être situé dans une des communes du programme Action Cœur de ville ou en zone B2 ou C. Le montant maximum des primes est de 10 000 euros.

    Envie d’améliorer la consommation énergétique de votre logement ?

    Macif Service travaux vous propose un simulateur de travaux de rénovation énergétique et la mise en relation avec des professionnels pour vous accompagner dans la réalisation de vos travaux et pour vos demandes de subventions.

  • 1er achat immobilier en copropriété ? Vérifiez tout avant de signer !

    1er achat immobilier en copropriété ? Vérifiez tout avant de signer !

    Ça y est ? Vous avez enfin trouvé l’appartement idéal ? Avant de signer pour l’achat de votre futur logement, restez tout de même attentif à certains points. Se contenter des diagnostics immobiliers obligatoires ne suffit pas, il vous faut élargir les domaines de vérification pour avoir une vision globale de l’état du bien.

    1 Acheter au juste prix

    Informez-vous sur le prix pratiqué au mètre carré dans le secteur pour un bien équivalent à celui que vous projetez d’acquérir. Vous serez ainsi certain d’acheter au prix du marché. Demandez au vendeur, ou à l’agence immobilière, l’attestation de surface privative « loi Carrez » pour connaître le chiffrage précis de la surface habitable des parties privatives, notamment celles disposant d’une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m.

    De plus, pensez à vérifier que les parties annexes au logement (cave, garage…) font bien partie du lot que vous achetez. Si votre appartement comprend une terrasse ou un jardin, il faudra se reporter au règlement de copropriété et à l’état descriptif de division pour en connaître les modalités d’usage.

    Pensez aussi à vérifier avec le notaire qu’il n’y a pas de servitude, de type droit de passage dans votre jardin.

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    2 Se renseigner sur la copropriété

    Avant d’investir, demandez au propriétaire de vous transmettre une copie des procès-verbaux des trois dernières assemblées générales de la copropriété. Ils vous donneront des informations partielles sur les projets et problèmes récemment rencontrés par la copropriété. Vous pourrez savoir quels ont été les derniers travaux réalisés et lesquels sont prévus. Les travaux votés avant la vente seront à la charge du vendeur – dans la limite du budget prévisionnel établi alors, même si les travaux sont effectués lorsqu’il n’est plus copropriétaire. Dans certains cas, un arrangement entre le propriétaire et l’acquéreur peut être aménagé et devra faire l’objet d’une clause devant notaire.

    Si vous avez l’intention d’effectuer d’importants travaux dans votre logement, vous aurez besoin de l’accord de l’assemblée générale. Il peut être utile de connaître ses habitudes dans cette situation.

    Lire aussi : Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    6 sur 10

    58 % des ménages français sont propriétaires de leur résidence principale.**

    3 Ausculter l’environnement

    L’environnement immédiat du logement est l’un des critères qui conditionne la valeur de votre futur bien. Il est donc essentiel de vous assurer de la qualité de celui-ci en détaillant certains aspects : la proximité des transports en commun, des parcs, des écoles et des commerces sont des atouts. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des voisins ou des commerçants afin de vous faire une idée juste des avantages ou des défauts du quartier, des nuisances possibles, etc.

    4 Prendre en compte l’urbanisme

    Le quartier que vous appréciez aujourd’hui va-t-il demeurer ainsi ? Pour connaître les projets de construction et d’aménagements prévus à proximité, vous pouvez consulter librement et gratuitement à la mairie le POS (Plan d’occupation des sols) et le PLU (Plan local d’urbanisme).

    Pensez également à vérifier le règlement d’urbanisme si vous-même envisagez certains travaux (changer de volets, repeindre la façade…), car des réglementations spécifiques existent selon les quartiers. Une clause « harmonie de l’immeuble » décidée par la copropriété peut également fortement limiter la liberté du propriétaire dans ses choix.

    Lire aussi : Premier achat immobilier, entre rêve et réalité

    5 Faire le point sur les charges

    Outre le prix d’achat, ne mésestimez pas les charges afférentes tels que les impôts fonciers (taxe foncière et taxe d’habitation) ou les charges de copropriété. Elles pourraient se révéler, le cas échéant, plus coûteuses que prévu et alourdir votre budget. Le plus simple est de demander au vendeur des copies des relevés de charges sur les trois dernières années.

    N’oubliez pas non plus d’intégrer au coût réel de votre acquisition les frais d’acquisition inhérents (comme les frais de notaire, qui représentent généralement 7 % à 9 % du prix de vente d’un logement ancien).

    Besoin d’assurer un bien en copropriété ?

    Macif Habitation vous propose une assurance pour les propriétaires non occupant, y compris s’il s’agit d’un appartement ou d’une maison en copropriété.

    L’Essentiel de l’article

    • Comparer les prix au mètre carré du quartier.
    • S’informer des nuisances auprès du voisinage.
    • Vérifier le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.
    • Étudier les plans d’urbanisme en cours ou à venir.
    • Estimer les charges en lien avec votre futur logement.

    * Sous conditions et selon le profil de l’emprunteur.

    ** Source : Insee, 2020.

  • Livret Jeune, livret A, assurance-vie… Épargnez comme vous êtes !

    Livret Jeune, livret A, assurance-vie… Épargnez comme vous êtes !

    1 Moins de 25 ans : le B-A BA de l’épargne

    Étudiant ou jeune actif, votre petit budget ne vous empêche pas d’avoir des projets ! Frais de scolarité, loyer, scooter, week-ends… Avoir quelques centaines d’euros de côté permet de faire face aux imprévus et de profiter de la vie sans risquer la banqueroute.

    Les projets types

    • Payer une facture imprévue, s’offrir un nouveau smartphone, partir en week-end.
    • Acheter sa première voiture, commencer à épargner pour un projet immobilier.

    Le conseil de l’expert

    Il n’y a pas d’âge pour commencer à se constituer une épargne, mais le plus tôt est le mieux ! Opter pour l’épargne de précaution avec des versements à partir de 10 euros sur un livret bancaire, comme un Livret Jeune ou un livret A (1), est essentiel pour absorber les imprévus et pour se faire plaisir ! Pour les projets plus lointains, les placements en assurance-vie restent accessibles : ils permettent d’épargner des sommes plus conséquentes tout en offrant des rendements supérieurs au livret A.

    Épargner en aidant les autres, c’est possible !

    Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

    2 25-45 ans : épargner pour se construire un patrimoine

    Une fois que vous êtes installé(e), les projets se bousculent et s’inscrivent souvent dans le long terme. Les solutions d’épargne doivent offrir la souplesse nécessaire pour couvrir tous les besoins au fil du temps.

    Les projets types

    • Acheter un logement.
    • Financer les études des enfants.

    Le conseil de l’expert

    Il vous est possible d’ouvrir autant de contrats d’assurance-vie que vous le souhaitez en fonction de la nature de vos projets. L’épargne est une course de fond : plus on s’inscrit dans un temps long, moins l’effort est important et plus le bénéfice est grand. Par exemple, c’est une bonne idée d’ouvrir un contrat d’assurance-vie dès la naissance de votre enfant en instaurant des versements mensuels dès 50 euros par mois. De quoi anticiper le financement du permis de conduire ou des études.

    21,3 % du revenu disponible brut

    C’est le taux d’épargne moyen des ménages Français en 2020. Mais il faut noter que seulement 30 % des Français ont épargné 70 % des 111 milliards d’euros d’épargnes supplémentaires. La majorité des Français n’ont pas pu mettre d’argent de côté en 2020 à cause de la crise sanitaire.. (1)

    3 45-65 ans : objectif retraite avec l’assurance-vie

    Les enfants ont grandi et le remboursement du logement est en bonne voie. Vous êtes en deuxième partie de carrière professionnelle, la retraite se profile et le maître mot est l’anticipation.

    Les projets types

    • Se créer une épargne pour la retraite.
    • Soutenir les enfants dans leur entrée dans la vie d’adulte.

    Le conseil de l’expert

    On ne se rend pas toujours compte de la perte de revenus qu’occasionne le départ à la retraite. Pour maintenir votre niveau de vie, il vous faut une épargne importante et, là encore, commencer tôt est le secret ! Généralement dès 45 ans, mais rien n’empêche de démarrer encore plus jeune. L’assurance-vie est une solution souple et performante qui convient parfaitement à ce type d’épargne.

    4 65 ans et plus : l’épargne pour profiter et transmettre

    Les tracas de la vie professionnelle sont derrière vous ! C’est le moment de souffler et de profiter de cette nouvelle étape. Vous avez besoin d’une épargne à la fois pour compléter vos revenus et financer vos projets, mais aussi pour prévoir la transmission de votre patrimoine.

    Les projets types

    • Maintenir son niveau de vie après le départ à la retraite.
    • Déménager au soleil ou se rapprocher des enfants.
    • Anticiper une situation de dépendance.

    Le conseil de l’expert

    Comme pour le financement de projets, la transmission de patrimoine doit s’anticiper pour se faire dans les meilleures conditions. L’ouverture d’un nouveau contrat d’assurance-vie est très intéressante, puisqu’elle permet de transmettre jusqu’à 152 500 euros sans droits de succession à chacun de ses bénéficiaires. Seule condition : que les versements aient été faits avant 70 ans. Pensez aussi à vérifier régulièrement votre clause bénéficiaire pour la mettre à jour si votre situation a changé.

    * Les livrets d’épargne bancaire sont accordés selon la réglementation en vigueur et les modalités définies dans les Conditions générales Épargne et dans le Guide tarifaire disponibles sur macif.fr
    ** Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur, sauf ceux versés à l’une des trois associations proposées.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Les livrets d’épargne constituent une épargne pour financer les premiers projets ou les aléas du quotidien.
    • L’assurance-vie permet de se constituer un patrimoine en vue d’un projet de long terme ou de court terme.
    • L’assurance-vie est aussi un bon moyen de se constituer un complément de revenu pour la retraite.

    (1) Insee, 2021
  • Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    1 Investir en Bourse, c’est comme jouer au casino : pour gagner, il faut avoir de la chance !

    C’est faux, car investir en Bourse n’est pas un jeu mais un investissement réfléchi qui fait du détenteur de l’action le copropriétaire d’une entreprise et donc amène à suivre son développement. Devenir actionnaire, c’est soutenir le capital ainsi que les emplois d’une entreprise. C’est aussi prendre des risques de perte en capital, qui s’avèrent payants dès lors que la société se porte bien puisque la valeur de ses actions grimpe ! Pour bien investir en Bourse lorsque l’on débute, mieux vaut donc demander un rendez-vous à votre conseiller financier plutôt que de miser sur un trèfle à quatre feuilles.

    Petite histoire

    C’est à Lyon en 1540 que fut créée la première Bourse en France. En 1563, « la place commune des marchands » fait son apparition à Paris. Mais ce n’est qu’en 1724 qu’un édit royal entérine définitivement la création de la Bourse de Paris.

    2 Les placements boursiers, ça demande beaucoup d’argent !

    Faux. Une centaine d’euros suffit pour ouvrir un PEA, un compte-titres ou une assurance-vie, par exemple. Le plan d’épargne entreprise (PEE) permet également de vous faire une place sur les marchés.

    3 La Bourse, c’est pour les traders et les experts financiers. Pas pour moi !

    Faux. Pas besoin d’être un ponte de la finance, il suffit d’appliquer certaines règles de « bon sens ». La première : diversifiez votre portefeuille d’actions, c’est-à-dire investissez dans des entreprises qui ne sont pas dans le même secteur d’activité ou qui ne sont pas toutes situées dans la même zone géographique. La seconde : préférez les petits investissements réguliers aux gros versements ponctuels. Et bien sûr, la règle la plus essentielle : n’investissez pas dans une solution que vous ne comprenez pas. Votre conseiller financier est là pour vous accompagner dans le choix de la solution qui vous permettra d’aborder les marchés financiers simplement, en fonction de la performance espérée, de votre capital et de votre goût du risque, mais aussi durant l’ensemble des étapes d’investissement.

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    4 Fiscalement parlant, les placements, ce n’est pas intéressant !

    Faux… à condition de choisir les bonnes solutions ! À l’instar de la plus-value sur la vente d’un compte-titres taxé à 30 % avant 8 ans, le PEA ou plan d’épargne en actions reste fiscalement très avantageux : les gains (plus-values et dividendes) acquis sont exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 17,2 %), pour peu que vous conserviez votre plan au moins cinq ans.

    Quant à l’assurance-vie, vous bénéficiez d’un abattement fiscal de 4 600 euros par personne au-delà de 8 ans.

    Vous voulez épargner l’esprit tranquille ?

    Le contrat d’assurance-vie Multi Vie* de la Macif vous permet de dynamiser votre épargne simplement et à votre rythme.

    Tout savoir sur la flat tax

    La flat tax, est un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % sur les rachats de contrats d’assurance vie avant 8 ans auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % ce qui fait au global un taux d’imposition à 30 %. Il s’applique  sur les revenus de capitaux mobiliers (produits des placements à revenu fixe ou dividendes) perçus à compter du 1er janvier 2018.

    5 Les investissements en Bourse, c’est plus risqué que les investissements immobiliers

    Faux. S’il est vrai qu’un bon investissement dans la pierre reste l’un des placements les plus sûrs (2), un mauvais choix en la matière peut vous plomber (bien de mauvaise qualité, mal situé, charges démesurées, fiscalité excessive, etc.). Pas si simple ! La Bourse comme l’immobilier demande prudence et réflexion. Mais si vous êtes bien informé(e) et bien conseillé(e), la prise de risque est maîtrisée et ils peuvent l’un comme l’autre s’avérer rentables.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un placement en Bourse est un acte mûrement réfléchi, il ne faut pas compter sur la chance.
    • La fiscalité des placements financiers a évolué favorablement ces dernières années.
    • Des conseillers spécialisés peuvent vous aider à investir en Bourse.

    (1) Rapport « Stimuler l’investissement de long terme en actions », publications Risques & tendances de l’AMF – juillet 2017

    (2) Étude comparative de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), publiée en 2018, sur des durées de 10, 20, 30 voire 40 ans, en s’appuyant sur le taux de rentabilité interne (TRI), indice intégrant les prix d’entrée et de sortie.

  • Acheter pour louer : est-ce un bon plan ?

    Acheter pour louer : est-ce un bon plan ?

    1 Un loyer qui rembourse vos mensualités ? Parfait !

    De nombreux particuliers ont flairé la bonne affaire : le loyer perçu peut se révéler plus élevé que le crédit. Un moyen de laisser se constituer un patrimoine tout en laissant fructifier son épargne tranquillement pour l’investir dans d’autres projets.

    2 Et pourquoi pas un petit bonus mensuel ?

    Cerise sur le gâteau, vous pouvez arrondir vos fins de mois si le loyer est supérieur aux traites du prêt. Anticipez tout de même que vos frais ne se limitent pas au remboursement du crédit : il peut y avoir des coûts annexes, notamment les charges de copropriété, les éventuels travaux (ravalement, chaudière…) ou les impôts locaux. Pour vous faire une idée précise de la rentabilité locative de votre bien, il existe des simulateurs en ligne.

    Un locataire qui ne paie pas en temps et en heure ?

    Pour éviter le risque d’impayé, demandez des garanties à votre locataire (caution simple ou solidaire ou une garantie Visale). Sachez néanmoins qu’il existe des délais de carence, et la caution peut parfois s’avérer difficile à mettre en jeu.

    3 Le banquier : votre nécessaire partenaire

    Peu importe si vous ne pouvez prétendre qu’à un studio dans une ville moyenne ! Ce premier achat vous met le pied à l’étrier de la propriété foncière, et la prochaine fois que vous solliciterez un prêt pour un second achat, si votre situation financière est saine, il y a de fortes chances que votre banquier vous ouvrira grand sa porte. Et ça, ça n’a pas de prix ! Et comme les taux d’intérêt sur le crédit immobilier sont historiquement bas, c’est le bon moment pour se lancer : emprunter ne coûte presque rien.

    Besoin d’une assurance habitation ?

    Avec la Macif, vous pouvez personnaliser votre contrat grâce à 15 options* pour l’adapter à votre mode de vie.

    4 Et à la fin, vous gagnez encore !

    L’immobilier reste l’un des moyens les plus accessibles de se constituer un patrimoine. Songez à ceux qui ont acheté un deux-pièces à Paris en 2009 à
    6 500 €/m2 et le revendent aujourd’hui à 10 000 €/m2(1) Bien souvent la plus-value d’une vie, en quelques années ! Vous avez laissé passer votre chance sur la capitale ? Tout n’est pas perdu, loin de là : de nombreuses villes, grandes et petites, en région comme en banlieue parisienne, voient leurs prix progresser régulièrement. Épluchez la presse spécialisée ou les sites immobiliers pour faire le bon choix, et rendez-vous dans 10 ans la différence (si ça fonctionne bien entendu) !

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    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.
    ** Sous conditions et selon le profil de l’emprunteur.

    L’Essentiel de l’article

    • Le loyer couvre tout ou partie du crédit et vous pouvez profiter de votre épargne pour vous faire plaisir.
    • Vous vous constituez un patrimoine « sans douleur ».
    • Les risques d’impayés sont limités.

    (1) Les Echos, Immobilier Paris : jusqu’où iront les prix ?, 2019