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  • Troubles du neurodéveloppement chez l’enfant : comment les détecter et quand consulter ?

    Troubles du neurodéveloppement chez l’enfant : comment les détecter et quand consulter ?

    Concernant le développement, il faut garder à l’esprit que chaque enfant évolue à son propre rythme, selon ses capacités. Ne vous inquiétez pas si votre bébé évolue plus lentement que d’autres enfants du même âge sur certains points, un petit retard peut arriver. Peut-être est-il en avance sur d’autres points ! Vous avez des doutes sur un potentiel retard de neurodéveloppement ? Le Dr Sandrine Lanco-Dosen, neuropédiatre au centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) d’Aulnoye-Aymeries, vous aide à y voir plus clair afin de vous guider sur la potentielle nécessité de consulter un spécialiste.

    1 Troubles du neurodéveloppement (TND) : à 6 mois, mon bébé ne tient pas sa tête ou ne me regarde pas dans les yeux

    À 6 mois, un enfant est capable de tenir sa tête bien droite, de suivre un objet du regard et de créer un contact visuel avec la personne en face de lui. « Sinon, il s’agit peut-être d’un petit retard psychomoteur, surtout s’il est né prématurément. Parfois, c’est aussi le signe d’un trouble du développement et/ou, pour le cas du regard, d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA), d’un problème visuel, voire neurologique », explique la neuropédiatre. « Au moindre doute, il faut observer son enfant et prendre en compte d’autres facteurs. Par exemple, bébé ne tient pas sa tête, mais a-t-il aussi du mal à dormir ou à s’alimenter ? Ses frères et sœurs ont-ils des troubles du développement ? Pleure-t-il très souvent ? Si d’autres éléments vous inquiètent, parlez-en à votre médecin afin de faire un bilan et d’établir un diagnostic », conseille-t-elle.

    Chiffre-clé

    Chaque année en France, 35 000 enfants naissent avec un trouble du neurodéveloppement, diagnostiqué vers l’âge de 7 ans en moyenne (1).

    2 TND : à 1 an, mon enfant ne me répond pas

    Votre enfant ne se retourne pas quand vous l’appelez par son prénom ? Il est peut-être concentré sur autre chose. « Mais si c’est fréquent, il peut s’agir d’un trouble auditif, à vérifier absolument, ou d’un retrait relationnel qui pourrait être un signe précoce d’autisme », indique Sandrine Lanco-Dosen. Évitez de rester avec vos doutes, faites part de vos inquiétudes à votre pédiatre, qui étudiera le développement de votre enfant de plus près et vous orientera vers un ORL ou un neuropédiatre si besoin.

    3 Troubles du neurodéveloppement : à 18 mois, mon enfant ne marche pas

    Rien d’inquiétant au fait que votre enfant de 18 mois ne marche pas encore : il prend peut-être son temps et développe d’autres aptitudes comme le langage. « Pour l’évaluation du retard de marche, l’existence d’un mode de déplacement est importante : votre enfant avance-t-il à quatre pattes ou sur les fesses ? Se met-il debout tout seul et fait-il quelques pas ? Si les réponses sont “oui”, c’est sûrement peu inquiétant. Néanmoins, une consultation permet de faire le point et de déceler un éventuel handicap invisible », indique la neuropédiatre.

    4 TND : à 3 ans, mon enfant ne joue pas avec les autres

    C’est l’entrée à l’école, une période où l’enfant va davantage vers les autres et s’intéresse à eux. Ce n’est pas le cas ? À chacun sa personnalité ! Votre enfant est peut-être timide… « S’il communiquait bien jusque-là et semble s’enfermer dans son monde, ça peut être un signe d’une phobie scolaire, voire d’un trouble autistique. Mais il faut toujours replacer les choses dans leur contexte. Si un enfant est en retrait à l’école, mais qu’il communique bien à la maison, cette observation est à pondérer », précise le Dr Lanco-Dosen. En vous référant à un professionnel, vous éluciderez vos doutes et permettrez à votre enfant, si besoin, d’avoir un suivi adapté.

     

    Troubles du neurodéveloppement chez l'enfant : comment les détecter et quand consulter ?

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Gardez en tête que chaque enfant évolue à son rythme ; un petit retard peut survenir.
    • Observez le comportement de votre enfant en tenant compte des aptitudes déjà acquises.
    • Consultez un médecin en cas de doute ou de régression du développement de votre enfant.

    (1) Assurance maladie, « Agir tôt », une campagne pour repérer les signes d’un développement inhabituel chez l’enfant, 2020.

  • La Covid-19 et les impacts sur la santé mentale des enfants

    Cours à la maison, sorties limitées, activités sportives suspendues, port du masque toute la journée… Depuis plus d’un an, les plus jeunes ont vu leur quotidien complètement chamboulé. Les enfants et les ados peuvent alors éprouver de grandes difficultés face à ces changements. En tant que parents, comment détecter une éventuelle détresse psychologique et comment agir pour aider son enfant ? Benjamin Landman, chef de clinique au service psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Robert-Debré AP-HP à Paris, vous donne ses conseils.

    Lire aussi : Confinement : quels impacts sur la santé ?

    Pour plus d’infos

    Rendez-vous sur clepsy.fr, un site référence proposé par le Centre d’excellence pour les troubles neurodéveloppementaux (InovAND) pour accompagner les familles dans leur quotidien et leur parentalité

    Au moins 1 jeune (enfant/adolescent) sur 7

    dans le monde

    a subi des mesures de confinement dans son quotidien pendant la majeure partie de l’année 2020. (Unicef 2021)

    L’impact du masque dans le quotidien des enfants

    Porter un masque au quotidien, dans la rue ou à l’école n’aurait pas d’impact sur les capacités à communiquer chez la plupart des enfants. « La majorité des enfants, sauf cas particuliers comme les enfants avec des difficultés auditives, s’adapte à la mise en place du masque et à son utilisation, observe le Dr Landman. À ce jour, le port du masque ne constitue pas non plus un facteur particulier pour avoir des troubles de l’humeur. » Selon le médecin, c’est plutôt le fait de ne pas avoir accès à un masque dans des situations potentiellement contaminantes qui peut constituer un facteur d’anxiété et de mal-être pour l’enfant qui a alors l’impression d’être plus exposé.

    “La plupart des enfants ont compris que le masque était un facteur de protection. Les enfants sont très sensibles au fait que leurs proches, notamment leurs grands-parents, puissent tomber malades.”

    Dr Benjamin Landman

    Quels signes de détresse psychologique chez l’enfant ?

    Dans ce contexte de crise sanitaire, il est important de pouvoir repérer les signaux d’alerte chez son enfant. Pour les plus jeunes, il s’agit d’être particulièrement attentif aux différentes formes de régression de comportement tels que le retour des pipis au lit ou des grandes demandes de réassurance par des enfants habituellement joyeux et autonomes. « Avant l’école primaire, de un à trois ans, la capacité d’expression des émotions est parfois limitée, donc un chamboulement va se voir dans les comportements au quotidien, une façon de manger différente ou des difficultés à s’endormir par exemple, explique le Dr Landman. De 3 à 6 ans, la capacité à mettre des mots sur ses émotions se développe et ils peuvent exprimer leurs peurs, leurs interrogations face à ce qui se passe. »

    Lire aussi : Comment repérer le stress chez l’enfant et l’aider à le gérer ?

    Pour les plus grands, notamment les adolescents, une tristesse importante, un repli sur soi-même voire une agressivité inhabituelle peuvent être des signes d’une détresse psychologique. « Les adolescents peuvent également exprimer des craintes sur le futur de leur parcours académique, voyant que leurs études sont mises à mal par la crise sanitaire. C’est une peur à prendre en compte. » Le mal-être de l’enfant peut aussi se traduire par le développement d’une phobie des endroits très fréquentés, voire même de l’école.

    Lire aussi : Phobie scolaire : comment la prévenir et la gérer ?

    “Les parents sont les meilleurs juges pour constater des changements chez leurs enfants. Ils doivent faire confiance en leur capacité à repérer des signaux et veiller à ouvrir au maximum le dialogue.”

    Dr Benjamin Landman

    Comment rassurer son enfant face à la crise sanitaire?

    Pendant cette période où les parents eux-mêmes peuvent être préoccupés par leur santé, leur emploi ou leur situation économique, l’important est de veiller à ne pas transmettre cette anxiété aux enfants. « Si ces sujets sont fréquemment abordés par les adultes à la maison, ça peut transférer le stress vers l’enfant », souligne le Dr Landman. De même pour ce que l’enfant pourrait entendre à l’école ou à la télévision. « Il faut recontextualiser les informations reçues par les plus jeunes. Il faut filtrer ces données, sans les censurer, mais plutôt en reformulant à l’échelle de compréhension de son enfant. »

    Lire aussi : Chômage d’un parent, comment en parler à son enfant ?

    Activités physiques régulières, maintien des liens sociaux tout en respectant les gestes barrière, objectifs à court terme… Il est également important de redonner à votre enfant des perspectives et du rythme au quotidien pour qu’il recommence à se projeter dans une vie plus “normale”. « Si on se projette en permanence à la fin de la crise Covid, le temps va paraître trop long, observe le Dr Landman. Beaucoup d’enfants ont déjà compris qu’on n’est pas maître de la durée de la crise, donc il ne faut pas attendre la fin hypothétique pour commencer de nouveaux projets. »

    Détresse psychologique chez l’enfant : vers qui se tourner ?

    Et si malgré votre intervention et votre accompagnement votre enfant continue de présenter des signes de mal-être, le pédiatre reste l’interlocuteur à privilégier en premier lieu. « Il faut pouvoir solliciter une aide, au moins celle du pédiatre pour qu’il puisse vous orienter dans un second temps. »

    Psychologue spécialiste de l’enfance, psychiatre, psychologue scolaire, centre médicaux-psychologiques régionaux, de nombreux interlocuteurs et structures peuvent vous aider à accompagner votre enfant. L’important est de réagir rapidement car « une prise en charge le plus tôt possible permet d’éviter un enkystements des difficultés ».

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  • Tatouage : 4 précautions à prendre avant de se faire tatouer

    Tatouage : 4 précautions à prendre avant de se faire tatouer

    1 Bien choisir son tatoueur : fiez-vous au bouche-à-oreille !

    Prenez le temps de découvrir plusieurs salons de tatouage pour discuter de votre projet et checker les conditions de travail et l’hygiène. Sur ce point, sachez que tous les tatoueurs professionnels doivent respecter un cahier des charges très strict (1) : lavage antiseptique des mains, port de gants à usage unique, utilisation de matériel stérile, etc. Soyez intransigeant ! « Si vous voyez que ce n’est pas le cas, fuyez, car le non-respect de ces règles d’hygiène est susceptible d’entraîner une infection bactérienne, voire la transmission du VIH » prévient Isabelle Rousseaux, médecin dermatologue. À noter que hors épidémie, le port du masque par le tatoueur n’est pas obligatoire, mais vivement conseillé pour éviter toute transmission de germes par voies respiratoires.

    Chiffres-clés

    18 % (2) des Français majeurs sont tatoués (soit + 8 points depuis 2010). Les premiers concernés sont les 25-34 ans : 31 % (2) d’entre eux sont déjà tatoués, puis viennent les 35-49 ans (26 %) et les 18-24 ans (22 %).

    2 S’informer sur les contre-indications : prenez soin de votre peau

    « Toutes les maladies de peau comme le psoriasis ou le vitiligo sont des contre-indications aux tatouages », fait remarquer la dermatologue. En effet, l’encre peut être responsable de complications et amplifier vos lésions sur les zones concernées. Idem si vous souffrez d’allergies (encre, métaux, latex…) car le matériel utilisé par le tatoueur peut contenir des allergènes.

    Si vous présentez des troubles de la coagulation (hémophilie), le tatouage est également déconseillé, car vous risquez de saigner abondamment. Autre contre-indication : les maladies chroniques, auto-immunes ou inflammatoires. « Chaque tatouage présente un risque d’infection (malgré les précautions d’hygiène), on évitera donc de tatouer une personne au système immunitaire affaibli, qui peut avoir du mal à cicatriser, explique le Dr Rousseaux. Si vous êtes porteur de l’une de ces maladies, il convient de consulter votre médecin au préalable avant de vous faire tatouer », prévient-elle.

    Enfin, le tatouage est contre-indiqué aux femmes enceintes ou allaitantes. « Il s’agit davantage d’un principe de précaution, car on ne sait pas encore bien comment les encres migrent dans l’organisme », ajoute la dermatologue.

    3 Déterminez l’emplacement de votre tatouage : évitez certaines parties du corps

    Selon la dermatologue, deux zones sont à éviter. Celle de la colonne vertébrale, notamment pour les femmes. « C’est l’endroit où l’on peut être amené à poser une péridurale avant un accouchement. Le risque est de faire pénétrer des pigments d’encre dans votre moelle épinière » explique-t-elle. La seconde zone à ne pas tatouer, c’est le grain de beauté. « En tatouant une zone avec un ou plusieurs grains de beauté, on ne peut plus voir comment ils évoluent, ce qui rend difficile, pour ne pas dire impossible, le dépistage d’un éventuel cancer de la peau », prévient Isabelle Rousseaux.

    Le saviez-vous ?

    Vous pouvez faire effacer votre tatouage grâce au laser. Cette technique, consiste à pulvériser les particules d’encre dans votre peau afin que votre corps les éliminent naturellement et que le dessin disparaisse. Ce processus est long (comptez entre 5 à 6 séances espacées de 5 à 7 semaines chacune (3)), et coûteux (entre 50 euros la séance pour un tatouage de 3 cm de diamètre et jusqu’à 200 euros ou plus pour un grand tatouage (3)). Le détatouage au laser comporte des risques d’infections et de brûlures de la peau. À ce titre, il doit être pratiqué par un médecin dermatologue spécialisé pour prévenir toute complication. Les séances de laser ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale.

    4 Bien choisir son encre de tatouage : privilégiez les tons neutres !

    Les encres noires sont les moins cancérigènes selon une récente étude de Que Choisir Santé (4). Tandis que les encres rouges, bleues, vertes et blanches concentrent le plus de substances néfastes. « Toutes les couleurs contiennent des substances cancérigènes qui sont susceptibles, un jour, de se dégrader dans l’organisme, observe le Dr Rousseaux. Mais ce n’est pas tant le choix de la couleur qui pose le plus problème, mais la quantité utilisée, notamment pour les très grands tatouages », précise-t-elle. Si vous souhaitez vous faire tatouer, privilégiez si possible les tatouages unis à l’encre noire qui représentent le moins de danger.

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    L’Essentiel de l’article

    • Assurez-vous des bonnes conditions d’hygiène du salon de tatouage.
    • En cas de grossesse ou de maladie(s) de peau, le tatouage est contre-indiqué.
    • La colonne vertébrale et les grains de beauté sont des zones à éviter.
    • Le détatouage est un processus long et coûteux.

    (1) Légifrance, Décret n° 2008-149 du 19 février 2008 fixant les conditions d’hygiène et de salubrité relatives aux pratiques du tatouage avec effraction cutanée et du perçage, et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires), 2008
    (2) Ifop pour La Croix, La pratique du tatouage en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, 2017
    (3) AFME, Le détatouage laser pour enlever un tatouage, 2019
    (4) Que choisir, Dossier « Tatouages, du poison dans les encres », 2021
  • Covid-19 : comment mieux retrouver le goût et l’odorat après la maladie ?

    Covid-19 : comment mieux retrouver le goût et l’odorat après la maladie ?

    1 Qu’est-ce que l’anosmie ou perte de l’odorat ?

    Pr Sven Saussez. L’anosmie est la perte totale de l’odorat, c’est-à-dire que vous ne sentez plus aucune odeur. C’est le cas le plus fréquent chez les personnes atteintes de la Covid-19, car le virus attaque les cellules nerveuses sensorielles. Ce trouble est généralement transitoire et peut également survenir en cas d’allergies saisonnières, de rhinites à répétition, d’infection ORL, etc. Nous avons constaté chez nos patients ayant contracté le coronavirus que 75 à 85 % d’entre eux récupèrent leur odorat deux mois après la fin de la maladie, sans aucune séquelle.

    Chiffre-clé

    86 % (1) des malades présentant des symptômes légers de la Covid-19 (souche originelle) souffrent d’une perte d’odorat.

    2 Pourquoi l’anosmie peut engendrer la perte du goût ?

    Pr S.S. Les papilles gustatives de la langue identifient le goût (salé, sucré, acide, etc.) pendant que les nerfs olfactifs (présents dans le nez) identifient les arômes des aliments. C’est la combinaison de ces deux sensations qui vous permet de reconnaître une saveur et de l’apprécier pleinement. Quand votre système olfactif est détérioré par une infection, vous pouvez perdre aussi les arômes et donc la saveur des aliments. On appelle cette perte de goût l’agueusie.

    3 Qui et quand consulter lorsque l’on perd l’odorat ?

    Pr S.S. Si dans un délai de 2 à 4 semaines après les premiers symptômes de la Covid-19, votre sens de l’odorat ne revient pas, il faut vous rendre au cabinet de votre médecin traitant (sous réserve que votre test PCR ne soit plus positif) ou consulter en ligne grâce à la téléconsultation. Si besoin, votre médecin vous orientera vers un ORL.

    Vous souffrez d’une perte de l’odorat ou du goût liée à la Covid-19 ?

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    4 Comment retrouver son odorat ?

    Pr S.S. Pour soigner l’anosmie, la rééducation olfactive fonctionne bien. Environ 60 % (3) des personnes qui suivent un training olfactif retrouvent l’odorat. Cette méthode consiste à sentir deux fois par jour (matin et soir) des huiles essentielles à base de fleurs, de fruits, d’épices ou de plantes aromatiques. Vous pouvez également utiliser des odeurs naturelles fortes comme la cannelle, le vinaigre, les agrumes, la menthe, le café, etc., en privilégiant celles qui vous sont familières et appréciables. Il faut vous concentrer sur l’odeur pendant 5 minutes, sans aucune pollution sensorielle. Vous pouvez répéter cet entraînement durant deux à trois mois, en utilisant les mêmes odeurs jusqu’à amélioration, avant d’en intégrer de nouvelles au fur et à mesure. Pour essayer de récupérer au plus vite vos sens, adoptez également une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes afin d’augmenter vos apports en antioxydants et en vitamine B qui peuvent améliorer la récupération nerveuse.

    Dernier conseil : armez-vous de patience, car la récupération de l’odorat peut, pour certains patients, être lente et difficile à vivre psychologiquement. On estime que 25 à 30 % (4) des personnes souffrant d’anosmie présentent des symptômes dépressifs à long terme. Si vous vous sentez en détresse face à cette perte de sens, parlez-en à vos proches, car ce n’est pas toujours évident pour les personnes non atteintes de comprendre cet handicap invisible. N’hésitez pas non plus à consulter un psychologue si vous vous sentez démunis face à la situation.

    5 Quelles peuvent être les séquelles de l’anosmie et comment y pallier ?

    Pr S.S. Durant la période où elles commencent à retrouver leur odorat, certaines personnes développent des fantosmies. Autrement dit, elles sentent des odeurs désagréables (cigarette, fer, vinaigre, chlore…), alors qu’il n’y a rien à sentir ! D’autres perçoivent des odeurs déformées, qui leur inspirent du dégoût (parosmie). Ces hallucinations olfactives surviennent plusieurs semaines après une perte brutale du goût ou de l’odorat. Pour en venir à bout, une seule solution : tout comme pour l’anosmie, il faut rééduquer son nez à sentir les odeurs.

    Bon à savoir :

    L’association Anosmie propose des réunions à distance d’information, de rééducation olfactive et de soutien entre malades.

    La perte d’odorat et de goût pèse sur votre santé mentale ?

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    L’Essentiel de l’article

    • L’anosmie désigne une perte totale de l’odorat.
    • Quand l’odorat est altéré, on perd aussi souvent les arômes des aliments en bouche.
    • L’odorat peut généralement se rééduquer petit à petit grâce au training olfactif.

    (1) Journal of Medicine, Study reports patient-reported loss of smell in 86 % of mild COVID-19 cases, 2021
    (2) Ameli, Le médecin traitant et le parcours de soins coordonnés, 2021
    (3) Anosmie.org
    (4) Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon
  • 4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Quels exercices pour entretenir sa santé ?

    Pas toujours facile de sortir de chez soi. Parce qu’il pleut ou qu’il fait froid. Ou encore parce qu’on est confiné. Et pourtant, vous avez envie de vous défouler, d’évacuer votre trop plein d’énergie. Vous pensez que c’est impossible ? Voici plusieurs exercices physiques simples, qui seuls ou enchaînés, vont vous permettre de vous sentir mieux au bout d’une séance. Le tout en restant dans votre salon ou votre chambre !

    Lire aussi : Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    Faire du cardio avec des squats jump

    Debout et bien droit, pieds écartés au niveau des épaules, regardez droit devant vous. Fléchissez vos jambes comme si vous vous asseyez sur une chaise imaginaire. Mettez les fesses en arrière pour garder le bas du dos plat et levez les bras face à vous pendant la descente. Remontez en position initiale en ramenant vos bras le long du corps. Inspirez pendant la descente, expirez pendant la remontée.

     

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Les squats jump renforcent les cuisses mais aussi le cardio. Parallèlement, cela fait aussi travailler l’équilibre.

    Jérôme Vion, coach sportif

    Effectuer une série de sauts

    Les jumping jack (sauts avec écarts)

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Debout, les bras contre le corps, vous sautez pieds écartés en levant les bras au-dessus de votre tête jusqu’à toucher vos mains. Toujours droit, vous resautez en revenant à votre position de départ, bras le long du corps et pieds serrés. Inspirez lorsque vous écartez les jambes, soufflez lors du bond pieds joints.

    Les burpees (sauts de grenouille)

    4 exercices physiques bons pour la santé à faire en appartement

    Position debout, les jambes légèrement écartées à hauteur des épaules. Mettez vous en position de squat mais posez vos paumes devant vos pieds sur le plancher. Lancez vos jambes en arrière, tout en gardant votre appui sur les mains. Faites une pompe en touchant la poitrine au sol. Revenez à votre position précédente, mains au sol et jambes tendues. Sautez en ramenant les pieds vers vos mains, talons au sol, puis revenez en position de squat. Sautez en l’air, les mains en l’air au dessus de votre tête.

    Ces sauts permettent un travail cardio-respiratoire important, une bonne coordination des membres inférieurs et supérieurs et surtout un travail complet du corps.

    Jérôme Vion, coach sportif

    Faire des pompes

    Un grand classique ! Effectuez des pompes (série de 10 ou 15) mais à votre rythme. Sur la pointe des pieds, le dos bien droit, il faut impérativement que votre buste touche le sol avant de remonter ! « Cet exercice fait bien travailler les pectoraux et triceps. C’est une bonne façon aussi de gainer les muscles profonds des abdominaux », souligne Jérôme Vion.

    Vous pouvez également faire des pompes sur les genoux, plus accessibles. Plutôt que d’être sur la pointe des pieds, vous reposez sur vos genoux, les mains sur le sol. « Même si c’est plus facile, cela permet un travail complet des pectoraux comme des muscles profonds abdominaux », rassure le coach.

    Pensez à inspirer en descendant et à expirer lorsque vous remontez.

    Lire aussi : Quel sport quand on a mal au dos ?

    Devenir haltérophile

    À défaut de petits haltères, prenez une bouteille d’eau dans chaque main, les bras le long du corps. Remontez vos bras toujours collés au dessus de votre tête puis revenez à la position initiale. Faites des séries de 5 ou 10. « Les biceps et les épaules sont très sollicités avec cette activité, détaille Jérome Vion. Cela améliore synchronisation et motricité. »

    Quel que soit l’exercice réalisé, n’oubliez pas de vous étirer en fin de séance !

    Lire aussi : Quelles activités physiques pour occuper les enfants en appartement ?

     

    L’Essentiel de l’article

    • Bien respirer pendant les exercices
    • Aller à son propre rythme
    • Adapter l’intensité à sa pratique habituelle
  • Précarité menstruelle, la fin d’un tabou ?

    Précarité menstruelle, la fin d’un tabou ?

    Depuis septembre 2021, les résidences et les services de santé universitaires de l’Hexagone doivent être dotés de distributeurs de tampons et serviettes hygiéniques. « Cette mesure va dans le bon sens, mais nous espérons qu’elle sera déployée à d’autres femmes, au-delà des étudiantes : femmes précaires, sans papier, sans emploi, sans domicile fixe, à la tête de familles monoparentales… De nombreuses personnes sont concernées par la précarité menstruelle », réagissait à l’époque Charlotte Caccialupi, travailleuse sociale et bénévole au sein de l’association Sang rancune 76, qui collecte et distribue des protections hygiéniques.

    Près de 4 millions de Françaises sont victimes de précarité menstruelle

    Ce chiffre de 2023 est deux fois plus élevé qu’en 2021. 

    Sondage OpinionWay pour Règles Élémentaires, publié lundi 6 mars 2023

    Précarité menstruelle : des risques sanitaires et psychologiques

    « Précarité menstruelle » : la médiatisation du terme est récente, mais le milieu associatif alerte depuis des années sur cette réalité trop répandue. En bref, il s’agit de la difficulté économique à se procurer des protections périodiques : serviettes, tampons, culottes ou coupes menstruelles. Quatre millions de femmes en France sont directement concernées. Côté étudiantes, plus d’un tiers d’entre elles estiment avoir besoin d’une aide pour se procurer des protections. Une étudiante sur dix fabrique des ersatz de fortune pour des raisons financières, et une sur vingt utilise du papier toilette. Les enjeux sont loin d’être anecdotiques. La précarité menstruelle peut provoquer de graves troubles physiques : démangeaisons, infections, syndrome du choc toxique pouvant occasionner la mort.

    Les risques sont aussi d’ordre psychologique. Ne pas être protégée pendant ses règles peut diminuer la confiance en soi et accentuer des difficultés de réinsertion sociale, professionnelle et scolaire. Une étude réalisée par l’IFOP pour Dons Solidaires le confirme : 15 % des femmes bénéficiaires de l’association ne se rendent pas à un entretien d’embauche en raison de la précarité menstruelle et 17 % d’entre elles renoncent à sortir.

    Précarité menstruelle et tabou des règles

    Si elle est aujourd’hui mise en lumière, la précarité menstruelle, à la fois conséquence et facteur aggravant des inégalités de genre, est longtemps restée inaudible. La cause, entre autres, au tabou qui entoure les règles. Les périphrases désignant le cycle menstruel, « problèmes de filles », « ragnagnas », « les Anglais qui débarquent », en attestent aujourd’hui encore. « Socialement, et de façon séculaire, les règles sont placées sous le signe de la honte, le sang menstruel est une souillure qui impose de le dissimuler et de se dissimuler, comme en témoignent une multitude de rites d’exclusion et de purification de la femme menstruée à travers l’histoire et dans tous les contextes culturels », analyse Camille Froidevaux-Metterie dans Le corps des femmes, La bataille de l’intime (Philosophie magazine éditeur, 2018).

    L’étymologie de certaines expressions est révélatrice : ainsi, au XVIe siècle, les règles se disaient « catimini », du mot grec katamênia désignant les menstruations (pluriel substantivé de katamênios, de chaque mois). « Nous en avons conservé l’expression qui désigne ce que l’on fait de façon dissimulée ou hypocrite », relève l’auteure Camille Froidevaux-Metterie.

    S’informer et agir contre la précarité menstruelle

    Règles Élémentaires, association de lutte contre la précarité menstruelle

    www.regleselementaires.com

    Sang rancune 76, association de lutte contre la précarité menstruelle

    https://www.facebook.com/sangrancune76/

    Les protections hygiéniques, une nécessité sous-estimée

    De fait, y compris dans le milieu de la solidarité, la question des règles et des besoins qu’elles engendrent est longtemps occultée. « Lors des collectes, l’alimentation a longtemps été privilégiée ; et si les kits d’hygiène masculins contenaient des rasoirs, leurs équivalents féminins étaient la plupart du temps dépourvus de protections périodiques. Les femmes n’osaient pas le demander », observe Charlotte Caccialupi.

    Quand elle créé avec Charline Gérard l’association Sang rancune 76, la trentenaire ne se doutait pas que la structure prendrait autant d’ampleur. « Un peu comme Coluche avec ses Restos du Cœur, nous avons réalisé que nos actions allaient devoir se prolonger bien au-delà de ce que nous avions prévu au départ. Les besoins sont plus forts que nous le pensions », observe Charlotte, qui consacre ses matins, ses pauses-déjeuners et plusieurs de ses soirées à organiser des collectes et des distributions en Seine-Maritime.

    Malgré l’ampleur de la précarité menstruelle, la prise de conscience des pouvoirs publics a été tardive. Ainsi, il faut attendre 2016 pour que le taux de TVA soit abaissé à 5,5 % sur les protections périodiques, auparavant taxées à 20 %, comme n’importe quel produit de luxe. « En 2015, en première lecture, les députés, en majorité des hommes âgés, n’ayant jamais eu à se soucier de ce problème, ont refusé cet abaissement », rappelle Tara Heuzé-Sarmini, fondatrice et directrice de l’association Règles Élémentaires, qui a touché depuis ses débuts plus de 100 000 bénéficiaires à travers l’engagement d’une vingtaine de bénévoles.  

    Aujourd’hui, grâce au combat militant, appuyé entre autres dans l’hémicycle par la sénatrice Patricia Schillinger, « la donne a changé », se réjouit Tara Heuzé-Sarmini. Alors que la thématique était quasi inconnue il y a quelques années, « désormais, des cups menstruelles s’affichent en Une de journaux et le Président de la République dénonce la précarité menstruelle comme une injustice », observe encore la fondatrice de Règles Élémentaires.

    Mais si le tabou se brise enfin, la précarité menstruelle est loin d’être mise à bas. Les freins sont similaires à ceux que rencontre la lutte contre la pauvreté en général : un déficit de données et le choix politique de l’urgence au détriment du long terme. « Bien sûr, les associations sur le terrain se mobilisent, mais leurs résultats sont fragmentés. La précarité menstruelle peut être éradiquer, j’en suis convaincue. Mais elle doit être prise en compte au niveau national dans toute sa complexité. C’est un vrai enjeu », conclut Tara Heuzé-Sarmini.

    (1) 1 ÉtudeIFOPpourDonsSolidaires, 2019.
    (2)  2 La précarité menstruelle chez les étudiant·e·s en France, 2021
  • CBD : quelles sont ses vertus supposées vs réelles ?

    CBD : quelles sont ses vertus supposées vs réelles ?

    1 CBD, THC : quelles différences ?

    Le chanvre, plante aussi connue sous le nom de cannabis, contient principalement deux molécules (1) :

    • le THC (tétrahydrocannabinol), substance active majeure et considérée comme une drogue
    • le CBD (cannabidiol) molécule non considérée comme une drogue. « Le CBD est une substance psychoactive au sens où elle agit sur le cerveau. Mais il est beaucoup moins puissant que le THC et il ne crée pas de dépendance ni d’effet euphorisant. », explique le Pr Nicolas Authier, Médecin psychiatre, spécialisé en pharmacologie et addictologie au CHU de Clermont-Ferrand.

    2 Quels sont les bienfaits supposés du CBD vs la réalité ?

    Huile de cannabidiol, gélules, crème, boisson gazeuse, biscuits… Suivant un phénomène de mode venu des États-Unis, on peut actuellement trouver le CBD sous diverses formes. Considérée comme une médecine douce, cette substance procurerait un sentiment de bien-être et de détente. Une action confirmée par le Pr Nicolas Authier. « Le cannabidiol a effectivement un effet apaisant et relaxant qui améliorerait potentiellement le sommeil. Cependant, tempère le spécialiste, une insomnie durable nécessite de consulter un médecin pour une prise en charge plus complète. »

    Par ailleurs, si les promoteurs du CBD associent souvent cette substance à d’autres bienfaits, il faut les relativiser car ils ne sont pas avérés. « Le CBD seul n’a pas démontré son efficacité sur les nausées et n’est pas suffisant pour lutter contre les douleurs. Ses effets sur les personnes stressées et/ou souffrant d’addiction sont en cours d’étude. Celles-ci étant souvent réalisées avec des animaux et des extraits de cannabis contenant d’autres molécules que le CBD (terpènes, THC…), leurs résultats seront aussi à démontrer sur l’être humain et à tempérer. C’est la combinaison de plusieurs substances, à des doses différentes, qui permet d’obtenir des effets positifs sur l’organisme », explique le Pr Authier.

    Bon à savoir : que dit la loi ?

    Pour être commercialisé, le CBD extrait de chanvre ne doit pas contenir plus de 0,2 % de THC et le produit fini (huile, crème, biscuit, etc.) ne doit contenir aucune trace de THC. (2) Il vaut donc mieux acheter vos produits à base de cannabidiol en pharmacie (ou parapharmacie) afin de vous assurer de leur qualité.
     

    En effet, la composition des produits contenant du CBD vendus en boutique spécialisée et sur Internet n’est pas toujours garantie. « Il est possible que malgré la loi, ils contiennent aussi du THC, souligne le Pr Nicolas Authier. Le consommateur peut alors se retrouver positif au THC à son insu », prévient le pharmacologue. Vous pourriez alors avoir des crises d’angoisse, de paranoïa, des dysfonctionnements cardiovasculaires, de l’hypertension artérielle.

    3 CBD : quelques précautions à prendre

    Un point important à rappeler concernant le cannabidiol : il peut interagir avec certains médicaments et, à forte dose, entraîner des problèmes digestifs ou des troubles de la vigilance. Si vous prenez un traitement, il est donc nécessaire d’en parler avec votre médecin avant d’utiliser du CBD.

    Dans tous les cas, « il est recommandé d’augmenter très progressivement les doses pour vous habituer au CBD et mieux tolérer ses effets, conseille l’expert. Le dosage quotidien recommandé dépend de votre âge, de votre poids et de votre état de santé, mais on considère qu’il ne faut pas dépasser les 160 mg dans une journée » conclut-il. Là encore, prendre l’avis de votre médecin traitant est vivement conseillé.

    Le saviez-vous ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Le CBD est une molécule présente dans le chanvre, mais ce n’est pas un stupéfiant.
    • Le CBD, lorsqu’il est utilisé seul, n’a pas démontré son efficacité sur l’organisme.
    • Il convient d’acheter vos produits à base de CBD en pharmacie (ou parapharmacie) pour vous assurer de leur qualité.

    (1) Drogue-info-services, 2020
    (2) Santé Cannabis, Les bienfaits du CDB : réalité ou fiction ?
  • Les allergies sont aggravées par la pollution

    Les allergies sont aggravées par la pollution

    1 Les pollens se développent avec la pollution

    Le cocktail pollen-pollution, lors des pics de pollution, aggrave les symptômes d’allergie aux pollens. La pollution atmosphérique accroît les effets des pollens :

    • elle rend les pollens plus allergènes ;
    • la sensibilité des individus aux pollens est accrue lors des épisodes de pollution ;
    • elle peut contribuer à l’accroissement de la période de pollinisation.

    Par ailleurs, la pollution stresse les plantes, lesquelles, de fait, se mettent à produire davantage de pollens.

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    2 Des conditions réunies en été

    En été, les pics de pollution sont fréquents. Le trafic routier bat son plein avec des chassés-croisés tous les week-ends et l’agriculture émet de nombreux solvants industriels. Et ces pics de pollution sont dopés par les épisodes caniculaires.

    De plus, printemps et été sont les saisons fortes de la pollinisation des plantes.

    3 Quels pollens favorisent l’allergie ?

    Toute personne, quel que soit son âge, peut être touchée, à condition d’avoir été exposée longtemps à ce pollen. Quelques grains suffisent pour déclencher une réaction allergique sévère.

    Les pollens de cupressacées

    Genévriers, cyprès, séquoias ou thuyas sont les plantes qui émettent ce type de pollens. Le pic de pollinisation a lieu en février et dure généralement jusqu’à la mi-avril.

    En mars-avril, soyez particulièrement vigilants avec les platanes, les bouleaux, les saules et les hêtres.

    À fin mars 2021, les risques d’épisodes allergiques sont faibles, mais ils peuvent rapidement augmenter à partir de la première semaine d’avril.*

    Les pollens de graminées

    Il existe deux types de graminées :

    • les graminées fourragères : dactyle, phléole, ivraie, pâturin, fétuque, chiendent.
    • les graminées céréalières : blé, orge, mais, avoine, seigle.

    L’allergie aux graminées, aussi appelée rhume des foins, connaît généralement son apogée aux mois de mai et juin. Mais les graminées pollinisent plus tardivement en montagne, après la fonte des neiges. Une personne allergique aux pollens de graminées sera donc gênée à Paris en mai et en juin et souffrira à nouveau de symptômes d’allergies si elle part en vacances à la montagne aux mois de juillet et août.

    Éternuements à répétition, rhinite obstructive (nez bouché), démangeaison du nez et du pharynx, conjonctivite, maux de tête et crises d’asthme sont les symptômes de l’allergie aux pollens de graminées.

    Les pollens d’ambroisie

    En été les pollens de graminées, laisse peu à peu la place aux pollens d’ambroisie. Alors que dans la mythologie, cette plante servait de nourriture aux dieux de l’Olympe et les rendait immortels, sur Terre, elle rend surtout allergique.

    Présente à l’origine dans la vallée du Rhône, la Nièvre et le Dauphiné, cette plante qui pousse dans les terrains vagues gagne du terrain. Une progression qui serait amplifiée par le réchauffement climatique. L’ambroisie pollinise le matin, entre 7 h et 11 h. Il est donc recommandé d’éviter de sortir, d’aérer son logement ou d’étendre son linge à l’extérieur à ces heures-là.

    Rhinite, conjonctivite, trachéite, toux, urticaire, eczéma, mais aussi crises d’asthme sont les symptômes de l’allergie aux pollens d’ambroisie.

    1 Pour en savoir plus

    Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens.

    AirParif, « Surveillance des pollens dans l’air »

    Réseau national de surveillance aérobiologique, « Bulletin Allergo Pollinique »

    Santé Médecine, « Allergie aux pollens de graminées »

    Futura Santé, « Allergie aux pollens d’ambroisie : quels sont les symptômes »

    France Info, « Alerte aux pollens d’ambroisie », 2018

    *RNSA mars 2021

  • 5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    123 millions : c’est en tonnes la quantité de CO2 émise chaque année par le secteur du bâtiment en France (1). En plein débat sur le réchauffement climatique, il constitue l’un des domaines à transformer en profondeur pour réussir la transition énergétique. Objectif : rendre le bâtiment plus économe en énergie mais aussi plus respectueux de l’environnement et de la santé de tout un chacun.

    Or, certains matériaux judicieusement produits sont d’ores et déjà capables de réduire l’impact écologique des habitations tout en préservant la santé de leurs occupants. Ne contenant aucun composant susceptible de dégager des matières toxiques comme le formaldéhyde ou les composés organiques volatils (COV), ces matériaux écologiques couvrent aujourd’hui une large gamme de produits. Ils peuvent ainsi être utilisés à diverses étapes de la construction ou de la rénovation d’un logement, du gros œuvre aux finitions. Une bonne nouvelle pour les Français qui placent la performance environnement parmi leurs critères prioritaires lors de la construction de leur maison. Des valeurs écologiques qu’ils sont 71 % à partager (2).

    1 Le bois

    Le bois est très prisé pour la construction dans le nord de l’Europe. Et pour cause, il multiplie les bons points. Selon une infographie du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, opter pour le bois plutôt que le béton, c’est réduire de 55 % les émissions de dioxyde de carbone liées à la construction de maisons individuelles et de 60 % pour les logements collectifs (3). Ce matériau naturel, s’il est certifié PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council), permet ainsi d’allier écologie et habitat sain.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    Le saviez-vous ?

    En plus d’être un matériau écologique, le bois, à poids égal, est 30 % plus résistant que l’acier et six fois plus résistant que le béton armé. (3)

    2 Les laines de lin, de coton ou de chanvre

    Essentiellement composées de lin ou de coton industriels recyclés, ces laines permettent de réaliser l’isolation thermique et phonique des bâtiments. Quant à la laine de chanvre, elle est issue de fibres naturelles conditionnées. À l’instar des laines de lin et de coton, ce sont ses qualités en matière d’isolation phonique et thermique qui sont particulièrement appréciées. Toutes s’utilisent en substitution de la laine de verre et sont, à la différence de cette dernière, naturelles, saines, sans danger pour la santé et renouvelables.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    3 Le bambou

    Après avoir fait ses preuves sur le continent asiatique, le bambou séduit de plus en plus le secteur du bâtiment en Europe (4). Et pour cause, sa rapidité de pousse en fait une matière renouvelable par excellence. 5 ans suffisent au renouvellement d’une forêt de bambous, contre 50 pour une forêt de chênes (5). Présentant une empreinte carbone * neutre, il est par ailleurs très léger, ce qui facilite son transport. Dans le secteur du bâtiment, le bambou sert notamment à la réalisation de parquets. Et pour être dans une démarche écologique aboutie, si vous faites le choix du bambou, vérifiez qu’il soit produit en France.

     

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    * L’empreinte carbone est la quantité de CO2 émise par un objet, une entreprise ou un être humain tout au long de son cycle de vie.

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    4 L’écorce de liège

    Imputrescible, résistant aussi bien aux insectes qu’aux rongeurs, à l’humidité qu’au feu, le liège est depuis longtemps utilisé pour l’isolation acoustique mais aussi pour la décoration des murs et des sols. Après avoir été réduite en grains, l’écorce de liège est agglomérée pour former des panneaux. Attention toutefois, pour s’assurer du caractère écologique de ce matériau, il doit être conforme aux labels environnementaux PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council) (6).

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    5 Les peintures écologiques

    Biodégradables, sans solvant, sans dérivé pétrolier ni métaux lourds, peu polluantes et moins nocives pour la santé, les peintures écologiques (biologiques ou naturelles) ont le vent en poupe. Généralement labellisées Ecolabel Européen ou NF Environnement, elles sont fabriquées à base d’eau ou d’huiles végétales, auxquelles s’ajoutent des composants d’origine végétale ou minérale (chaux, blé, argile…). Les teintes sont également obtenues par l’ajout de pigments naturels.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez le bois au béton pour réduire les émissions de CO2.
    • Pour isoler votre logement, optez pour des laines de fibres végétales.
    • Pour un parquet écolo, choisissez le bambou.
    • Le liège : un matériau résistant !
    • Pour vos murs, adoptez les peintures écologiques.

    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Énergie dans les bâtiments », 2016
    (2) Batinfo.com, « Les Français et la construction de leur maison », 2017
    (3) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, « La construction bois », 2015
    (4) Batiweb, « Le bambou entre désormais dans les constructions », 2013
    (5) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012
    (6) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012

     

  • Secouriste bénévole : comment se former et s’engager dans une association ?

    Secouriste bénévole : comment se former et s’engager dans une association ?

    1 Devenir secouriste bénévole : quelles formations ?

    Pour vous initier au secourisme, vous pouvez commencer par suivre la formation aux gestes qui sauvent (GQS). Position latérale de sécurité, pose d’un garrot, massage cardiaque… : vous apprenez les gestes à pratiquer pour aider une victime en attendant l’arrivée des secours. « Cette formation de 2 heures s’adresse à tout public. Vous pouvez même y participer en famille pour apprendre à vos enfants, dès 10 ans, les gestes de premiers secours », explique Guillaume Turpin, inspecteur adjoint des Sauveteurs en Mer (SNSM).

    Pour les plus de 16 ans, la formation PSC1 (Premiers secours civiques de niveau 1) permet d’apprendre à réagir face à une situation d’urgence : brûlures, malaise, étouffement, arrêt cardiaque, etc. Un certificat de compétences est délivré aux participants à l’issue des 7 heures de formation aux premiers secours. La formation PSE1 (Prévention et secours en équipe de niveau 1) est la dernière étape pour obtenir la qualification de secouriste. « Accessible dès 16 ans, cette formation dure 36 heures et permet d’apprendre à intervenir en équipe et utiliser du matériel de secours professionnel (poser un collier cervical, utiliser un défibrillateur…) auprès de victimes », indique le professionnel.
     

    Bon à savoir : le coût* des formations au secourisme

    • GQS : entre 15 euros et 20 euros  (1).
    • PSC1 : entre 50 et 65 euros.
    • PSE1 : 250 euros.
    * Le coût peut varier en fonction de l’organisme de formation.

    2 Des missions de secourisme diverses et variées

    Festivals, concerts, rencontres sportives… « Les bénévoles secouristes sont amenés, lors de rassemblements publics, à tenir des postes de secours, venir en aide à des personnes en détresse ou soutenir les équipes médicales. Ils peuvent également être mobilisés lors d’évènements exceptionnels comme des inondations, des incendies, mais aussi des attentats et des crises sanitaires », précise Guillaume Turpin.

    La Macif vous invite à vous former en ligne aux gestes qui sauvent avec notre partenaire Salvum.

    3 Comment s’engager dans une association ?

    Selon vos disponibilités et vos envies, vous pouvez être secouriste bénévole dans une association les week-ends, en semaine ou occasionnellement. « Tenez compte de la proximité avec votre domicile et des valeurs qui vous tiennent à cœur pour vous diriger, au choix, vers la Croix-Rouge française, la Protection Civile, la Fédération française de sauvetage et de secourisme, ou encore la Société nationale de sauvetage en mer, par exemple », conseille Guillaume Turpin.

    Être secouriste bénévole, c’est donner de votre temps pour porter secours aux autres. Un engagement citoyen à part entière qui permet d’incarner des valeurs de partage, d’entraide et de dévouement !

    Envie de vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (proposée par la Macif) et découvrez les défis solidaires près de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Dès l’âge de 10 ans, votre enfant peut être sensibilisé aux gestes qui sauvent.
    • Il existe différents niveaux de formation pour devenir secouriste bénévole.
    • Les missions du secouriste bénévole sont variées selon les évènements sur lesquels il intervient.

    (1) Croix-rouge.fr