Étiquette : Santé

  • Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    1 La coupe menstruelle ou “cup”

    La coupe menstruelle ou « cup », est un réceptacle en caoutchouc ou en silicone que l’on place à l’intérieur du vagin. Son prix varie entre 15 et 30 euros selon le modèle et sa taille. La cup peut rester en place pendant 4 à 8 heures (1), en fonction de l’intensité de votre flux menstruel, et se réutilise pendant 10 ans. Après l’avoir vidée, nettoyez-la, soit simplement à l’eau, soit à l’eau avec du savon doux ou un nettoyant intime, sans agent chimique (type parfum). Pour la nuit, il vaut mieux préférer une protection externe comme une serviette ou une culotte menstruelle afin de diminuer le risque de développer un syndrome du choc toxique menstruel.

    La coupe menstruelle nécessite un peu d’entraînement avant de la poser et de la retirer en un seul geste. Elle ne contient pas de produits chimiques (2), mais une petite gêne est parfois ressentie lors des premières utilisations car la cup est plus rigide et imposante qu’un tampon.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    33,75 euros par an, soit 337,50 tous les 10 ans*

    Chiffre-clé

    Entre 10 000 et 15 000 (3) produits menstruels sont utilisés par les femmes au cours de leur vie.

    2 La culotte menstruelle

    La culotte de règles ressemble à une culotte ordinaire… sauf qu’elle retient vos menstruations grâce à ses multi-couches de tissus absorbants en matière naturelle (éponge de coton, bambou…). Elle ne contient aucun composant chimique. Discrète, vous pouvez la porter de jour comme de nuit, jusqu’à 12 heures maximum. Il faut donc penser à en acheter au moins deux pour tenir 24 heures et les laver à la main, avant de les mettre en machine après utilisation. Comptez ainsi entre 30 et 40 euros en moyenne pour une culotte de règles à garder entre 7 et 10 ans.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    25,50 euros par an, soit 255 euros tous les 10 ans*
     

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif couvre vos consultations chez un(e) gynécologue*.

     

    *Voir conditions du contrat

    Bon à savoir :

    Vous voulez savoir combien vous coûtent vos protections hygiéniques à l’année ? Faites vos comptes grâce au calculateur imaginé par le site du Monde.

    Le saviez-vous ?

    45 milliards (3) de déchets par an sont générés par les serviettes hygiéniques. Il faut environ 500 ans (2) avant qu’une serviette hygiénique ne se dégrade.

    3 La serviette hygiénique lavable

    Les serviettes lavables en tissu sont composées de matières naturelles et biodégradables, comme le coton bio ou la fibre de bambou, et ne contiennent pas de produits chimiques. Aussi absorbantes que les serviettes classiques, elles offrent une protection d’une durée équivalente (quatre heures environ selon votre flux). Sauf qu’elles se réutilisent pendant 5 ans.

    Une serviette lavable se rince à l’eau froide, puis se lave en machine. Une contrainte certes, mais cela vous permet d’éliminer la serviette à usage unique et donc de réduire vos déchets au quotidien ! Côté budget, comptez entre 15 et 25 euros pour un lot de 3 serviettes. À moins que vous ne cousiez vos propres modèles.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    28 euros par an, soit 280 euros tous les 10 ans.*
     

    Vous souhaitez vous engager contre la précarité menstruelle ?

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    *Protection hygiénique jetable : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’un lot (3 euros), du nombre moyen constaté de protections jetables par lot (24 pièces) et du nombre moyen constaté de protections jetables utilisées par une femme chaque mois (22 pièces) (4).

    Coupe menstruelle : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’une cup (22,50 euros) et d’une cup utilisée par une femme pendant 10 ans.

    Culotte de règle : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’une culotte menstruelle (35 euros) et de 3 culottes utilisées par une femme pendant 10 ans.

    Serviette lavable : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’un lot de 3 serviettes lavables (20 euros) et de 2 lots de serviettes lavables utilisées par une femme pendant 5 ans.

    L’Essentiel de l’article

    • Une coupe menstruelle peut s’utiliser jusqu’à 10 ans.
    • La culotte menstruelle se porte de jour comme de nuit.
    • Vous pouvez coudre vos propres serviettes lavables.

    (1) ANSES, Sécurité des produits de protection intime, 2019
    (2) Sénat, Commercialisation de la coupe menstruelle, 2021
    (3) Planetoscope, Consommation mondiale de serviettes hygiéniques
    (4) Absorbent Hygiene Products Manufacturers Association
  • Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    En France, la consommation d’alcool est autorisée à partir de la majorité. Pourtant, c’est dès le collège que la plupart des français expérimentent leur première ivresse. Selon l’OFDT, en 2022, quatre collégiens sur dix ont déjà bu au moins une fois une boisson alcoolisée au cours de leur vie(2). À 17 ans, près de 6 adolescents sur 10 en ont déjà consommé(2), et près d’1 sur 10 en consomme même régulièrement (au moins 10 fois dans le mois), une tendance en nette baisse par rapport à 2017 (7,2% en 2021 au lieu de 8,4% en 2017)(2).

     

    Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

     

    1 Alcool : des différences générationnelles et genrées

    Si les jeunes boivent de moins en moins, leur façon de s’enivrer est différente. D’abord, ils éclusent leur soif moins souvent : les 18-24 ans sont 2,3 % à boire tous les jours et 2,8 % pour les 25-34 ans. Cette part de buveurs quotidiens augmente au fil de l’âge pour atteindre un gros quart (16,6%) chez les 65-75 ans (3)

    Des chiffres qui cachent pourtant de grandes différences entre garçons et filles, ces dernières étant nettement plus modérées : en 2023, 10,4% des hommes mais seulement 3,8% des femmes ont consommé de l’alcool de manière quotidienne(3).

    Autre fait : le verre de vin ne fait pas partie des rituels de la génération Y ! Les alcools les plus consommés par les jeunes sont la bière, le whisky, les alcools prémixés et le champagne(4).

    Chiffre-clé

    La France est le 6e (1) pays le plus consommateur d’alcool parmi les 34 pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

    2 Le binge drinking*, un fléau si banal

    Inversement, plus on est jeune, plus on boit en grande quantité à  chaque occasion : en moyenne 3,2 verres chez les 18-24 ans contre 2,2 pour les 45-54 ans et 1,6 pour les 65-75 ans(5). Un phénomène qui, poussé à fond, mène au binge drinking : une consommation excessive et accélérée d’alcool dont le seul but est de chercher le black-out**. Environ la moitié des 18-34 ans ont ainsi connu un épisode de binge drinking au cours de l’année 2021(6). Importé des pays anglo-saxons, le binge drinking a presque doublé au cours de ces 25 dernières années : en 1992, 10% des hommes et 3% des femmes étaient concernés, contre 19% et 7% en 2017(6). Et chez les jeunes, l’ivresse n’est pas seulement plus intense, elle est aussi plus fréquente : 13,4% des 18-24 ans sont soûls plus de 10 fois par an contre à peine 1% des plus de 55 ans.(6)

    *beuverie
    **Trou noir, perte de mémoire

     

    Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours !

    Alcool Info Service

    3 Alcool, le péril jeune

    En France, l’alcool reste profondément ancré dans les habitudes, au point de (presque) faire tout oublier, et notamment les 41 000 décès annuels dont il est directement responsable (30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes) (1). L’alcool apparaît ainsi comme la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac.

    Partout dans le monde, les jeunes paient un tribut particulièrement lourd : chez les 20-39 ans, la proportion de décès attribuables à l’alcool est la plus forte (13%)(7). Accidents de voiture, comas éthyliques, chutes mortelles, suicides… Les risques d’accidents sont démultipliés et les jeunes alcoolisés sont particulièrement vulnérables sur la route. Les conséquences sur la santé à plus long terme sont aussi importantes. Selon l’OMS, plus de 200 maladies physiques ou mentales et traumatismes sont provoqués ou aggravés par l’alcool (7). Sans oublier les conséquences économiques et sociales, comme le chômage et la précarité. Au total, le coût social de l’alcool en France est estimé à 102 milliards d’euros (8).

    Jeune ou moins jeune, avant de voir des éléphants roses ou de faire une cirrhose, faites le point sur votre consommation d’alcool.
     

    L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ.
    À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

    Bon à savoir

    Si vous avez des questions sur la consommation d’alcool de votre ado, vous pouvez contacter le 0 980 980 930 ou consulter la rubrique « L’alcool et vos proches » du site Internet alcool-info-service.fr. Articles, vidéos pédagogiques, réponses pratiques… Le site répond à toutes vos questions. Vous y trouverez également un annuaire qui recense toutes les structures d’aide spécialisée en France.

    Volant et alcool ne font pas bon ménage !

    Pour éviter l’accident, la Macif propose à ses sociétaires des ateliers « Améliorez votre sécurité sur la route ».
    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’âge moyen de la première ivresse est de 15 ans(2).
    • 13,4 % de 18-24 ans ont été ivres plus de 10 fois au cours de l’année. (6)
    • Le binge drinking a doublé en 25 ans. (6)

    (1) Santé Publique France, Alcool : où en sont les Français ?, 2020

    (2) OFDT, Alcool – Synthèse des connaissances, 2023

    (3) OFDT, La consommation d’alcool et ses conséquences en France en 2023, 2024

    (4) CRIPS île-de-France, Les jeunes et l’alcool, 2021

    (5) Santé Publique France, La consommation d’alcool des adultes en France en 2021, 2023

    (6) Santé Publique France, Consommation d’alcool, comportements et conséquences pour la santé, 2019

    (7) OMS, Consommation d’alcool, principaux faits, 2018

    (8) OFDT, Le coût social des drogues en France : Estimation en France en 2019, 2023

  • Les ados et le sexe : qu’en disent les ados et leurs parents ?

    Les ados et le sexe : qu’en disent les ados et leurs parents ?

    Comment aborder le sujet de la première fois et du consentement ? Faut-il parler du porno, des sextos et du revenge porn ? Quid de la contraception et des IST ? Autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile d’avoir la bonne réponse ! Rien que sur le bon âge pour parler de sexualité, les jeunes et leurs parents n’ont pas forcément la même perception. “Vers 15 ans, à l’entrée en seconde” estime une maman. “C’est un peu tard !” répondent les ados qui préféreraient que le sujet soit abordé plutôt vers 12 ans, à l’entrée au collège.

    Le dialogue, essentiel pour bien appréhender la sexualité

     

    58 % des garçons et 45 % des filles ont vu leurs premières images pornographiques entre 8 et 13 ans. *

    En tant que parent, comment montrer que l’on est ouvert à la conversation sans être trop intrusif ? L’équilibre est parfois difficile à trouver mais le dialogue reste particulièrement essentiel pour que les ados trouvent des réponses et comprennent les informations auxquelles ils sont confrontés en permanence. Et même si les ados répondent une chose, et les parents parfois une autre, tous sont d’accord : le plus important c’est de pouvoir en discuter !

    Lire aussi : Ces idées reçues sur la sexualité des ados

     

    *Planning Familial 2020

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  • Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Votre enfant vous semble plus petit ou plus grand que la moyenne ? Vous vous demandez si son poids est en adéquation avec sa taille ? Pour vous aider à vous faire un avis (et éviter d’angoisser), la solution se trouve dans son carnet de santé, aux pages des courbes de croissance. Son pédiatre ou son médecin les remplit généralement à chaque consultation, en indiquant à l’aide d’une croix le poids et la taille de votre enfant, son périmètre crânien ainsi que son indice de masse corporelle ou IMC (poids/T²). Ces courbes permettent d’évaluer le développement de votre enfant par rapport aux mesures moyennes constatées dans un vaste échantillon d’enfants du même âge et du même sexe. Elles sont indicatives. Pas de panique donc si votre enfant affiche un poids et une taille en dessous de la moyenne mais que son développement est régulier !

    1 De belles courbes pour une croissance harmonieuse

    Les courbes de croissance comportent plusieurs couloirs. Celui du milieu, le plus large, correspond aux mesures les plus fréquemment relevées chez les enfants à cet âge. « On doit observer un poids et une taille en corrélation. Si la taille est au-dessus de la moyenne, c’est mieux si le poids l’est aussi. Ce qu’il faut, c’est que l’enfant grandisse de manière harmonieuse et que la courbe soit régulière », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre.

    Le saviez-vous ?

    La croissance des filles et des garçons est quasi semblable jusqu’à la puberté. Leurs courbes varient ensuite de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.

    2 La courbe de croissance, ça se surveille !

    En revanche, si la courbe de croissance de votre enfant stagne, qu’elle commence à ressembler à des montagnes russes ou qu’elle sort de son couloir et ce, depuis plusieurs mois d’affilée, cela peut constituer un signal d’alerte. Les visites régulières chez le médecin permettent de constater ces irrégularités mais en cas d’inquiétude, vous pouvez prendre rendez-vous directement chez le pédiatre. Le médecin examinera alors votre enfant et cherchera la cause de ces changements.

    « Une croissance irrégulière peut être due à une pathologie génétique, des troubles endocriniens (ou troubles hormonaux), des allergies alimentaires, une puberté précoce, des soucis personnels et du stress qui rejaillissent sur son appétit… », précise la pédiatre. Dans tous les cas, il est prudent de faire le point avec un médecin.

    Bon à savoir

    Pas d’inquiétude si votre enfant est dans la fourchette haute ou basse des courbes, il peut tout à fait être en bonne santé ! Les courbes ne représentent pas des valeurs absolues mais sont des repères pratiques pour suivre son développement.

    3 Votre enfant sera-t-il plus grand que vous ?

    Avouez que vous vous êtes déjà posé cette question ! La réponse se trouve en partie dans sa courbe de croissance. « Lorsque l’enfant atteint la puberté, vers 11-12 ans en moyenne (1), on peut suivre la ligne de sa courbe jusqu’à son extrémité et estimer à peu près sa taille quand il sera adulte », confie le Dr Rondeleux. Bien entendu, pas de certitude derrière cette courbe, mais c’est un bon indicateur malgré tout !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les courbes de croissance (poids, taille, périmètre crânien) permettent de surveiller le développement de votre enfant.
    • Les courbes de croissance doivent être régulières et équilibrées.
    • En cas de stagnation ou de rupture durable de la courbe, consultez votre pédiatre.

    (1) Ameli, Comprendre les mécanismes de la puberté, 2020

  • Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    1 Les soins d’optique

    Le port de verres correcteurs ou de lentilles concerne de plus en plus de jeunes, et le temps passé devant les écrans n’y est pas étranger ! Résultat : 75 % (1) des 16-24 ans déclarent avoir déjà ressenti des troubles visuels à cause du temps passé devant un écran et l’exposition à la lumière bleue.

    Côté budget, mieux vaut donc assurer. Depuis le 1er janvier 2020, tous les opticiens proposent une gamme « 100 % Santé » (2), composée d’une sélection de lunettes de vue de qualité (monture et verres) à un prix inférieur ou égal à 30 €, intégralement prises en charge par l’Assurance Maladie et la complémentaire santé (mutuelle). Si vous préférez d’autres verres ou un autre modèle de monture, vous pouvez évidemment choisir un équipement d’une autre gamme. Dans ce cas, la monture est remboursée à 60 % (2) sur la base d’un tarif s’élevant à 30,49 euros. Quant aux verres, ils sont remboursés à 60 % (2) sur la base de tarifs variables selon le degré de correction. Vous pouvez aussi opter pour des verres 100 % Santé et une monture d’une autre gamme, ou inversement. Parfait pour votre porte-monnaie !

    Les lentilles de contact, sur prescription médicale, sont également prises en charge à hauteur de 60 % sur la base d’un forfait annuel fixé à 39,48 €, par œil appareillé, quel que soit le type de lentilles. Votre complémentaire santé, si le contrat auquel vous avez souscrit le prévoit, peut couvrir les frais qui ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès d’elle !
     

    Bon à savoir : quand peut-on renouveler ses lunettes ?

    Les lunettes de vue (monture et verres) sont prises en charge tous les 6 mois jusqu’à 6 ans (2), une fois par an pour les enfants de 7 à 15 ans, et une fois tous les deux ans à partir de 16 ans (sauf évolution notable de la vue) par l’Assurance maladie sur prescription médicale.

    2 Les troubles de l’audition

    À cause de certaines mauvaises habitudes, comme l’écoute prolongée de musique au casque ou l’exposition à un trop haut niveau sonore, les oreilles des jeunes générations sont de plus en plus malmenées.

    Ainsi, 65 % (3) des adolescents de 15 à 17 ans ont déjà ressenti des acouphènes (sifflements, grésillements, bourdonnements). Ces troubles peuvent provoquer une perte momentanée, voire définitive de l’audition. C’est pourquoi votre enfant doit se faire diagnostiquer dès leur apparition par un ORL.

    Quelques précautions permettent de limiter les risques, comme une écoute modérée, l’utilisation d’un casque plutôt que des écouteurs, ou encore le port de bouchons d’oreilles lors des concerts.
     

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    3 Le suivi gynécologique

    À environ 17 ans, la moitié des adolescents a déjà eu un rapport sexuel. Les garçons restent plus précoces que les filles, mais de quelques mois seulement (4).

    Cette entrée dans la sexualité implique une bonne connaissance des risques concernant les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que des moyens de contraception, pour les filles comme pour les garçons. Un suivi gynécologique est donc plus que recommandé aux adolescentes qui pourront ainsi s’informer sur les risques de grossesse et les méthodes contraceptives.

    En France, en 2018, 8 900 (5) bébés sont nés de mères de moins de 20 ans et 0,57 % (6) des femmes de 15 à 17 ans ont eu recours à l’IVG. Le Planning familial, déployé sur tout le territoire, est un centre d’aide et d’écoute où l’on peut parler sans tabou de sexualité, contraception, avortement, dépistage des IST, etc. Il met à disposition des brochures qui permettent d’aborder ces sujets de façon simple. Une structure que tout jeune peut consulter, gratuitement et de façon anonyme.
     

    4 L’accompagnement psychologique

    Aux grands bouleversements physiologiques de l’adolescence viennent parfois s’ajouter des difficultés d’ordre psychologique.

    En France, 14 % (7) des adolescents seraient concernés par la dépression. Le jeune adulte en pleine construction identitaire peut ainsi connaître des épisodes de mal-être (renfermement sur soi, troubles du comportement alimentaire, dépression), de conduite à risques, d’addiction aux substances comme les drogues et l’alcool, ou la dépendance aux jeux vidéo. Pour les aider à traverser ces périodes compliquées, une prise en charge par un psychologue ou un psychiatre peut se révéler essentielle.
     

    Le saviez-vous ?

    70 % (8) des adolescents de 15 ans déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolisée au cours de leur vie.

    33 % (8) déclarent avoir déjà fumé du tabac.

    16,5 % (8) déclarent avoir déjà consommé du cannabis.

    L’Essentiel de l’article

    • Assurez le budget lunettes.
    • Protégez leurs oreilles.
    • Accompagnez-les et trouvez les bons conseils pour une sexualité sans risques.
    • Sachez comment prendre en charge leur mal-être.

    (1) OpinionWay pour AsnaV – Baromètre de la santé visuelle – Avril 2019
    (2) Ameli, Lunettes et lentilles : quelle prise en charge ?, 2021
    (3) Ifop, Audition & Santé : de l’alerte à l’alarme, 2019
    (4) Santé Publique France, Mesurer l’évolution des comportements sexuels et contraceptifs, 2019
    (5) Insee, 759 000 nouveau-nés en France en 2018 : seulement 12 000 ont une mère de moins de 20 ans, 2019
    (6 )Drees, 224 300 interruptions volontaires de grossesse en 2018, 2019
    (7) Santé Publique France, La dépression en France chez les 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017, 2018
    (8) OFDT, Les consommations d’alcool, tabac et cannabis chez les élèves de 11, 13 et 15 ans, 2020
  • Temps d’écran : les adultes accros à leurs outils numériques

    Temps d’écran : les adultes accros à leurs outils numériques

    Smartphone, tablette, ordinateur, télévision… Les écrans sont plus que jamais omniprésents dans notre quotidien. Chaque foyer français disposerait ainsi de 5,6 écrans en moyenne (1). Pour travailler ou se divertir, communiquer ou s’informer, trouver son chemin ou réserver une table au restaurant, ils sont devenus quasi indispensables. Chaque jour en France, 37,4 millions (2) de personnes naviguent sur Internet depuis leur téléphone portable et 6 Français sur 10 (2) se connectent à leurs réseaux sociaux ou utilisent des applications.

    1 Un temps d’écran en constante augmentation

    La multiplication des écrans, des applications sociales et des services associés mobilise de plus en plus de temps. Ainsi, en 2019, les Français ont regardé la télévision 3 h 40 par jour en moyenne (2). Mais si la télévision reste à ce jour l’écran le plus répandu (présente dans 92 % des foyers) (1), elle est concurrencée par les smartphones (77 % des foyers) et autres tablettes (48,6 % des foyers) (1).

    « Les consommateurs passent en moyenne 50 minutes par jour sur Facebook. Les applications sociales telles que Snapchat, Instagram et Twitter se combinent pour prendre encore plus de temps. 38 % des Français consultent en moyenne 10 fois leur smartphone dans la journée et 28 % jusqu’à 25 fois », signale Alexis de Maud’Huy, coach et thérapeute, spécialiste des difficultés émotionnelles liées au numérique.

    Résultat, on estime que le temps consacré aux écrans s’élève aujourd’hui à 4 h 30 par jour (3), soit 8 minutes de plus qu’en 2018.

    2 L’addiction aux écrans, qu’est-ce que c’est ?

    Cette surconsommation préoccupe de nombreux Français. Près des trois-quarts des Français (3) se disent désormais dépendants des outils connectés et plus de 9 parents sur 10 (3) se disent convaincus des conséquences néfastes de la connexion sur la santé de leurs enfants.

    Une situation problématique au vu des préjudices qui peuvent découler de l’utilisation abusive des écrans, notamment sur la santé (douleurs musculaires ou mal de dos, troubles du sommeil, fatigue oculaire, migraines, alimentation déséquilibrée et problèmes de poids, risque cardio-vasculaire accru), la vie sociale (isolement, dégradation ou rupture des liens sociaux, désintérêt pour toute activité extérieure) et l’équilibre psychologique (stress, anxiété, trouble de l’humeur, mal-être, agressivité, sentiment de culpabilité).

     

    Bien qu’ils soient pratiques, efficaces et accessibles, les outils numériques génèrent une hypersollicitation permanente. C’est à nous de fixer les limites de nos usages. Tout en profitant des atouts des nouvelles technologies, il s’agit d’éviter la surconsommation.

    Alexis de Maud’Huy

    Selon lui, l’addiction aux écrans concernerait véritablement entre 1 et 2 % de la population générale et 5 % des adolescents. L’auteur de l’ouvrage Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti ! (éditions Jouvence, 2018) définit l’addiction comme « la limite entre l’envie et le besoin. Il s’agit du moment où l’intention et la volonté sont dépassées, celui où l’on perd sa liberté de choix », explique-t-il. Et de poursuivre : « La forme de surconsommation aux écrans la plus fréquente reste celle qui concerne les jeux vidéo, en particulier ceux en ligne. Bien sûr, il existe de nombreuses autres façons de devenir addict à des services en ligne, les plus classiques étant les réseaux sociaux. »

    Chiffres-clés

    En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran en dehors du temps de travail a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et d’1 h 20 chez les adultes (5).

    À noter que, d’une manière générale, les personnes de moins de 30 ans seraient plus exposées à un usage excessif des écrans que les plus âgées (6).

    Le saviez-vous ?

    Le binge watching (ou visionnage boulimique) est la pratique qui consiste à regarder la télévision ou tout autre écran pendant une plus longue période de temps que d’habitude, le plus souvent en regardant plusieurs épisodes d’une série à la suite. Par exemple, l’abonné Netflix moyen regarde deux heures de contenu par jour. 61 % des abonnés avouent pratiquer régulièrement le binge watching. (4)

    3 Addiction aux écrans : comment l’identifier ?

    Mais à ce jour, aucun critère quantitatif ne permet de définir précisément le moment à partir duquel l’usage des écrans devient problématique. Cette situation ne se mesure pas au nombre d’heures passées devant l’écran, mais aux conséquences de ce comportement. En revanche, plusieurs indicateurs peuvent inciter à tirer la sonnette d’alarme.

    • Les écrans deviennent le principal, si ce n’est l’unique centre d’intérêt, au détriment des autres loisirs et relations sociales.
       
    • L’utilisateur perd le contrôle de sa pratique et ressent un besoin irrépressible de se connecter tous les jours sans exception, sans réussir à se fixer de limite et ressent un profond malaise en cas d’impossibilité de se connecter.
       
    • L’utilisateur est dans le déni et minimise souvent l’ampleur réelle de son utilisation des objets connectés lorsque vous lui faites remarquer.
       
    • L’usage des écrans influe négativement et durablement sur la vie sociale, professionnelle génère de la souffrance pour lui-même et/ou pour son entourage.

    Chiffre-clé

    En 2019, 77 % des Français s’adonnent chaque jour aux loisirs numériques – musique, vidéo, jeux vidéo, téléphone mobile. (7)

    4 Éviter la surconsommation d’écran

    S’il ne s’agit pas de recettes miracles ni de solutions universelles, quelques astuces peuvent limiter les risques de basculer dans un usage abusif des écrans, comme le fait de :

    • désactiver les notifications liées aux applications non indispensables ;
    • s’imposer un temps d’utilisation limité grâce à des applications spécialement conçues à cet effet ;
       
    • limiter le multitasking, c’est-à-dire l’usage de plusieurs écrans en même temps ;
       
    • s’accorder chaque jour des moments sans écran en faisant du sport, en lisant un livre ou en bricolant ;
       
    • oublier volontairement son téléphone à la maison ou le mettre en « mode avion » pour ne pas être dérangé.
       
    • ne regardez plus votre téléphone une heure avant de vous coucher car la lumière bleue émise par les écrans perturbent votre sommeil.

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    Avec la Garantie Santé de la Macif, faites le bon choix pour votre couverture santé !

    5 Vive la détox digitale

    Dans le cas d’un usage déjà abusif du téléphone, une désintoxication numérique peut constituer une bonne alternative. « Elle désigne le fait de s’abstenir volontairement d’utiliser des appareils électroniques et de stopper momentanément toutes les activités nécessitant d’être connectées à Internet », détaille Alexis de Maud’Huy.

    Baisse du niveau de stress, gain de temps, capacité de concentration accrue, complicité avec ses proches retrouvée : les bienfaits d’une détox digitale sont multiples. Et si cette initiative ne suffit pas, la consultation d’un professionnel tel qu’un spécialiste des addictions, ne doit pas être exclue. « Lui seul pourra proposer l’accompagnement le plus adéquat et prodiguer les bons conseils. »

    L’Essentiel de l’article

    • Chaque foyer français dispose de 5,6 écrans en moyenne. (1)
    • Le temps d’écran moyen s’élève à 4 h 30 heures par jour. (3)
    • 71 % des Français pensent que l’usage croissant des écrans nuit à la qualité des relations. (4)
    • La forme de surconsommation aux écrans la plus fréquente concerne les jeux vidéo en ligne. (5)

    (1) Conseil supérieur de l’audiovisuel, Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers, Résultats des 1er et 2e trimestre pour la télévision, Octobre 2020.
    (2) Médiamétrie, « L’année Internet 2019 », 2020
    (3) BVA – Fondation April, 2ᵉ vague du baromètre de l’hyperconnexion, 2019
    (4) A. Maud-Huy, Se protéger des écrans, c’est parti ! Éditions Jouvence, 2018.
    (5) Anses, « Évolution des habitudes et modes de consommation, de nouveaux enjeux en matière de sécurité sanitaire et de nutrition », 2017.
    (6) Institut d’éducation médicale et de prévention, « Campagne d’information sur le bon usage des écrans », 2018.
    (7) Médiamétrie, Les Français orchestrent avec maîtrise leurs pratiques des médias et des loisirs numériques, 2020
  • Après la naissance d’un enfant, quelle contraception choisir ?

    Après la naissance d’un enfant, quelle contraception choisir ?

    1 Contraception après l’accouchement : quand reprendre ?

    L’ovulation reprend avant les premières règles

    Chez la femme, les menstruations marquent la fin d’un cycle ovulatoire. Cela signifie qu’avant leur venue, l’ovulation a eu lieu avec la possibilité de tomber enceinte. Suite à l’accouchement, on considère que la date de la première ovulation reste aléatoire, voire imprévisible. Néanmoins, il est possible de se référer aux trois configurations suivantes :

    • En cas de non-allaitement ou en cas d’allaitement mixte : selon Antonin Jackal, maïeuticien, « il ne peut pas y avoir d’ovulation avant le 21e jour après la naissance de votre enfant. Les recommandations préconisent donc une reprise de la contraception dès la troisième semaine suivant la naissance d’un bébé ».
    • En cas d’allaitement uniquement au sein : une ovulation est rare, mais pas non plus impossible.

    Pour Antonin Jackal, maïeuticien, l’allaitement peut avoir un effet contraceptif jusqu’à six mois après l’accouchement si :

    • l’allaitement est exclusif : pas de lait industriel ;
    • l’allaitement se fait de jour et de nuit, avec 6 à 10 tétées par tranche de 24 heures ;
    • les délais entre chaque allaitement ne dépassent pas plus de six heures la nuit et quatre heures le jour ;
    • l’aménorrhée est persistante, c’est-à-dire qu’il y a une absence totale de règles.

     

    Avant le « retour de couches »

    Selon la reprise de l’activité sexuelle après l’accouchement, il est vivement conseillé de ne pas attendre le fameux « retour de couches », c’est-à-dire les premières règles après l’accouchement, pour songer de nouveau à une méthode contraceptive.

    Attention ! La période de reprise varie selon la méthode choisie : stérilet, pilule, préservatif…

    Quand et avec qui en parler ?

    Avant l’accouchement
    Pourquoi ne pas profiter de la grossesse pour réfléchir à tout ceci ? En s’informant en amont auprès de sa sage-femme, de son gynécologue ou de son médecin traitant, il est sans doute plus facile de choisir la méthode contraceptive adaptée à sa situation, et de connaître toutes les éventualités lorsque le moment se présentera.

    Après l’accouchement
    Il est possible de se renseigner auprès de votre sage-femme au moment de la visite de sortie de la maternité (1) ou de votre médecin traitant ou votre sage-femme pour la visite qui a lieu huit jours après l’accouchement. Et à tout moment auprès de votre gynécologue !

    Informez-vous en amont auprès de votre sage-femme, de votre gynécologue ou de votre médecin traitant.

    Antonin Jackal, maïeuticien

    2 Quelle contraception choisir après bébé ?

    Dans les semaines qui suivent un accouchement, une grossesse non prévue est possible. Une méthode contraceptive fiable et adaptée est donc essentielle. Pour la choisir, vous devrez tenir compte de certains facteurs, en particulier la décision d’allaiter ou non votre nouveau-né.
     

    Les contraceptions disponibles quelle que soit votre situation

    Le préservatif masculin ou féminin
    Pratique et fiable quand il est correctement utilisé, le préservatif est un excellent moyen de contraception. Vous pouvez toujours l’utiliser dans un premier temps, en attendant de choisir une solution de contraception à plus long terme.

    Le dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet
    Généralement appelé stérilet, le DIU constitue une méthode efficace de contraception. Il peut être mis en place à l’occasion d’une consultation gynécologique, à partir de quatre à six semaines après l’accouchement.

    L’implant
    Un implant contraceptif apporte les mêmes avantages qu’un stérilet : une contraception continue, sans besoin d’y penser. Son avantage : il peut être posé dans les jours qui suivent l’accouchement, avant même la sortie de la maternité.

    Grâce au contrat Garantie Santé de la Macif, votre contraception peut être en partie remboursée.*

    Renseignez-vous !

    À l’heure actuelle, le DIU hormonal est la contraception la plus fiable.

    Antonin Jackal, maïeuticien

    La contraception par suivi de la courbe de température : un pari risqué !

    L’ovulation entraîne une augmentation de quelques dixièmes de degrés de votre température. Ainsi, pour connaître vos jours d’ovulation, vous devez prendre votre température tous les matins au réveil, du premier jour des règles jusqu’au premier jour du cycle suivant. Lorsque celle-ci commencera à augmenter, c’est que l’ovulation s’est probablement enclenchée.

    Mais pour Antonin Jackal, ce moyen de contraception n’est pas fiable et ne peut pas être utilisé avant le retour de couches :

    « Il faudra attendre le deuxième, voire le troisième cycle dans certains cas, hors allaitement, pour que cela fonctionne. Mais son efficacité est faible et il faut une connaissance parfaite de son corps pour entreprendre de le faire. »

    L’allaitement, contraceptif naturel ?

    Lors de l’allaitement, les tétées du bébé déclenchent la sécrétion d’une hormone appelée prolactine, qui freine l’ovulation et diminue, de fait, la fécondité. Si l’allaitement est exclusif et à la demande – sans utilisation en complément de lait maternisé, la reprise des cycles d’ovulation peut être retardée de plusieurs mois. Il ne s’agit néanmoins pas d’une contraception fiable. C’est pourquoi il est recommandé d’avoir recours en parallèle à un autre moyen de contraception, si vous le souhaitez bien sûr.

    Si vous n’allaitez pas votre enfant

    En l’absence d’allaitement, la plupart des moyens de contraception habituels sont à votre disposition.

    Les pilules microprogestatives peuvent être reprises à partir de trois semaines après l’accouchement, et les pilules combinées à partir de six semaines. Les patchs contraceptifs, quant à eux, peuvent être utilisés au bout d’un mois. Enfin, vous pouvez également avoir recours à un anneau vaginal.
    Dans tous les cas, ces contraceptions doivent être prescrites par un médecin ou sage-femme, pour tenir compte des facteurs de risque qui ont pu évoluer pendant votre grossesse. Dans tous les cas, ne reprenez votre contraception d’avant grossesse sans en parler avec votre médecin ou votre sage-femme.

    Si vous allaitez votre enfant

    Si l’allaitement a un effet contraceptif naturel, celui-ci n’apporte pas toutes les garanties. En dehors des préservatifs, stérilets et implants contraceptifs, vous pouvez également envisager l’utilisation de pilules microdosées ou de pilules progestatives sans œstrogènes. Là encore, il est indispensable de consulter un médecin qui évaluera leur compatibilité avec votre état de santé.

    * Selon les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Attention aux idées reçues : après un accouchement : il est inutile d’attendre à nouveau vos règles pour reprendre une contraception.
    • Médecin traitant, gynécologue ou sage-femme : parlez-en lors de la visite postnatale.
    • Allaitement exclusif ou pas : choisissez une méthode adaptée à votre situation.
    • Les méthodes naturelles et l’allaitement comme choix contraceptifs : vigilance !

    (1) Ameli.fr, « De retour à la maison »
    Inpes, Baromètre santé 2016 – Contraception
  • Le saviez-vous ? Vous pouvez faire don de vos cheveux pour aider les malades

    Le saviez-vous ? Vous pouvez faire don de vos cheveux pour aider les malades

    Vous connaissez sûrement le don du sang et le don d’organes, mais connaissez-vous le don de cheveux ? Le principe est simple : certaines associations collectent des mèches de cheveux pour les revendre (au kilo ou à l’unité) à des perruquiers. L’argent récolté par cette vente permet de subventionner l’achat de perruques pour les personnes qui en ont besoin, notamment celles qui ont perdu leur chevelure suite à une chimiothérapie). L’argent étant reversé directement au prothésiste ou au demandeur de la perruque.

    Le don de cheveux, comment ça marche ?

    Vous souhaitez faire don de vos cheveux ? Pour cela, ils doivent être longs, non colorés, lavés et séchés. Homme ou femme, si votre chevelure remplit ces conditions, vous pouvez vous rendre chez un coiffeur partenaire de l’association en lui précisant que vous souhaitez faire don de vos cheveux. Vous pouvez aussi couper vos mèches chez vous (seul.e ou avec l’aide d’un.e ami.e) en les ayant préalablement tressées ou attachées avec un élastique. Une fois vos cheveux coupés, emballez-les soigneusement dans un sachet (type congélation) ou dans une enveloppe à envoyer par courrier à l’adresse de l’association acceptant les dons de cheveux de votre choix.

    Chiffre-clé

    La mèche de cheveux coupée doit mesurer au minimum 25 cm.

    À savoir

    Si vous vous rendez chez l’un des coiffeurs partenaires de l’opération, une réduction sur la coupe peut vous être offerte en échange de votre don. Renseignez-vous !

    La bonne idée en +

    Vous pouvez également aider les malades atteints du cancer en faisant don de votre argent aux associations !

    L’Essentiel de l’article

    • Le don de cheveux permet de fabriquer des perruques destinées aux malades du cancer.
    • Pour donner ses cheveux, ils doivent être longs, non colorés, propres et secs.
    • Vous pouvez couper vous-même vos cheveux ou vous rendre chez un coiffeur partenaire de l’association.
  • Boissons énergisantes : un danger pour la santé des jeunes ?

    Boissons énergisantes : un danger pour la santé des jeunes ?

    Les boissons énergisantes sont très populaires auprès des jeunes. Ainsi 68 % (1) des 10-18 ans déclarent en être consommateurs. Une consommation grâce à laquelle ils espèrent obtenir un regain d’énergie pour faire la fête ou une amélioration de leurs performances pour faire du sport ou réviser. Mais ces boissons énergisantes sont-elles sans risque pour leur santé ?

    « Les boissons énergisantes contiennent des psychostimulants comme la caféine, parfois de la taurine, du glucuronolactone… qui permettraient de lutter contre la fatigue et boostent certaines capacités cérébrales comme la mémoire. Elles contiennent également du sucre et sont très caloriques. À ne pas confondre avec les boissons énergétiques pour sportifs qui aident à récupérer après l’effort en apportant des sels minéraux », prévient le Dr François Paillard, cardiologue et premier vice-président de la Fédération Française de Cardiologie.

    1 Des associations dangereuses chez les jeunes

    Si les boissons énergisantes peuvent apporter un coup de boost, elles sont aussi suspectées d’engendrer des effets indésirables sur l’organisme. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) (2) a ainsi recensé chez les adeptes de ces boissons des symptômes cardiovasculaires (douleurs dans le thorax, tachycardie, hypertension…), psychocomportementaux ou neurologiques (irritabilité, nervosité, hallucination, épilepsie, etc.).

    « Il y a à peu près la même teneur en caféine dans une canette de boisson énergisante que dans une tasse de café. Si on en boit quatre ou cinq dans la journée ou qu’on les associe à d’autres stimulants comme de la drogue (cocaïne, amphétamine, etc.) ou de l’alcool, c’est un cocktail dangereux », argumente le cardiologue.

    Et c’est là le principal danger. Les jeunes consomment de l’alcool avec des boissons énergisantes car elles masquent les signes de fatigue (manque d’énergie ou de motivation, impression de lourdeur, difficulté de concentration, etc.) mais aussi d’ébriété (sensation de bouche sèche, somnolence, mauvaise coordination des mouvements, agitation, maux de tête, etc.). Elles leur procurent une sensation d’énergie pour tenir jusqu’au petit matin. Mais l’Anses précise que ce type de mélange peut altérer les perceptions. Résultat : ils risquent de se surestimer et de se mettre en danger. Prudence donc !

    Chiffre-clé

    55,4 % (3) des jeunes ayant consommé des boissons énergisantes ont ressenti des désagréments physiques.

    2 À consommer avec modération

    Pour prévenir les effets indésirables des boissons énergisantes, la modération est de rigueur. « L’idéal est d’en consommer le moins possible, indique le cardiologue, notamment parce qu’elles contiennent une très grande quantité de sucre (50 g (4) par canette en moyenne, soit l’équivalent de 12 morceaux de sucre). Et surtout, à forte dose, les ingrédients qui les composent peuvent être toxiques pour l’organisme », explique-t-il.

    Le saviez-vous ?

    Les boissons énergisantes ont un effet plutôt négatif sur la pratique sportive puisqu’elles tendent à déshydrater l’organisme, selon la Fédération Française de Cardiologie (4).

    L’Essentiel de l’article

    • Les boissons énergisantes sont riches en caféine.
    • La consommation excessive de boissons énergisantes peut engendrer des effets secondaires néfastes pour la santé des jeunes.
    • L’association des boissons énergisantes et de l’alcool et des drogues altère la perception du danger.

    (1) EFSA, Rapport sur les boissons « énergisantes », 2013

    (2) ANSES, Boissons énergisantes, 2017

    (3) Université de Waterloo (Canada), Energy drinks can negatively impact health of youth, 2018

    (4) Fédération Française de Cardiologie,« Boissons énergisantes, un risque pour la santé ? », 2020

  • Prendre du paracétamol après un repas arrosé permet-il de soulager la gueule de bois ?

    Prendre du paracétamol après un repas arrosé permet-il de soulager la gueule de bois ?

    Si le paracétamol soigne les maux de tête, en cas de gueule de bois, il s’avérerait inefficace. Pire, il pourrait même provoquer des effets indésirables. En effet, le foie filtre et élimine de votre corps les substances nocives (1) telles que celles contenues dans les médicaments et l’alcool. Or, votre foie déjà fragilisé par la consommation d’alcool, pourrait se retrouver complètement surmené par l’absorption supplémentaire de paracétamol. Vous risqueriez alors de l’endommager davantage !

    Bon à savoir : que faire pour soulager la gueule de bois ?

    Veillez à bien vous hydrater avec de l’eau, car l’alcool déshydrate (2), d’où le mal de tête et la sensation de bouche sèche. Pensez également à vous nourrir, car l’alcool diminue votre taux de sucre, d’où les nausées et la sensation de fatigue. Privilégiez une alimentation riche en vitamines C, B6, B12 (fruits frais, baies, légumes…) et évitez les aliments gras ou acides.

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

    Optez pour le contrat Garantie Santé de la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Le foie filtre et élimine les substances nocives (alcool, médicaments) de l’organisme.
    • L’association de l’alcool et du paracétamol risque de surmener votre foie, et donc de l’endommager davantage.
    • Pour soulager les effets d’une prise excessive d’alcool, il faut bien vous hydrater et vous nourrir.

    (1) AFEF, Les fonctions de mon foie

    (2) Ameli, Les effets immédiats d’une consommation d’alcool, 2020