Étiquette : Santé

  • Fact-checking : faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    Fact-checking : faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    1 Faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    Non. « C’est une mauvaise information, véhiculée par un épisode de la série américaine Friends ! », rappelle Guillaume Turpin, inspecteur adjoint des nageurs sauveteurs, en sein de la Société nationale du sauvetage en mer (SNSM).

    Inutile donc de vous humilier en demandant à un proche d’uriner sur votre plaie… Pire, vous risqueriez de stimuler les cnidocystes, de petites vésicules qui couvrent les tentacules des méduses, et qui réagissent en projetant du venin urticant. C’est ce qui brûle la peau. Il faut donc éviter d’activer les cnidocystes qui ne sont pas encore ouverts.

    Le saviez-vous ?

    Sur une plage surveillée, la première chose à faire après une piqûre de méduse est de se rendre au poste de secours. Les nageurs sauveteurs vous prodigueront les soins nécessaires. Dans chaque poste de secours, un tableau d’informations réunit des conseils de prévention et signale notamment la présence massive de méduses.

    2 Faut-il rincer la plaie avec de l’eau douce ?

    Non. Comme pour l’urine, « il ne faut jamais rincer à l’eau douce car cela stimule la libération du venin. En rinçant la plaie avec une solution qui a une acidité différente des tentacules de la méduse, vous risqueriez de faire exploser les poches de venin, et donc d’aggraver les choses », prévient Guillaume Turpin. La meilleure méthode est donc de rincer à l’eau salée pour garder la même acidité que celle du milieu dans lequel vivent les méduses !

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    Généralement, plus les méduses sont petites, plus elles ont une coloration bleu violet et plus leurs piqûres sont douloureuses.

    3 Faut-il mettre de l’eau chaude ?

    Non. « Il ne faut pas mettre d’eau chaude après une piqûre de méduse », prévient Guillaume Turpin. Cependant, cette méthode sera efficace à la suite d’une piqûre de vive, un petit poisson qui aime les eaux chaudes, notamment en bord de plage. Pour les piqûres de méduse, on utilise l’eau de la mer, qui est à disposition.

    4 Faut-il enlever les tentacules ?

    Oui. Muni d’un gant de pharmacie en vinyle ou en latex, vous pouvez retirer les tentacules délicatement à la main. « Pour les microfilaments, qui ne sont pas visibles à l’œil nu, on peut gratter la peau avec une carte de crédit ou un morceau de carton », suggère le professionnel de la SNSM.

    Attention !

    Informez vos enfants qu’une méduse échouée sur la plage reste dangereuse. Même morts, ses tentacules continuent d’être urticants. La bonne idée : les chaussures de mer ! Elles protégeront les pieds de vos enfants contre les méduses, mais aussi les coquillages coupants.

    5 Faut-il mettre du sable sur la plaie ?

    Oui. L’astuce fait ses preuves ! « En frottant la peau avec une poignée de sable mouillé, les grains mélangés à l’eau salée permettront de retirer les microfilaments, sans risquer de libérer le venin. »

    Au moindre doute, n’hésitez pas à vous rendre dans une pharmacie ou à demander un avis médical.

    6 Faut-il mettre de la glace sur une piqûre de méduse ?

    Oui. « Après avoir rincé avec de l’eau de mer la zone du corps piquée, et après avoir retiré les microfilaments urticants, si une sensation de brûlure persiste, pour soulager la douleur, on peut appliquer une poche de glace enveloppée dans un linge », préconise Guillaume Turpin.

    Bon à savoir

    La SNSM est l’acteur numéro 1 de la surveillance des plages en France avec la gestion de 32 centres de formation et d’intervention répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain, et la gestion du dispositif estival de surveillance des plages. Chaque été, environ 1 400 nageurs sauveteurs sont affectés pour surveiller entre 260 et 270 postes de secours. D’ailleurs, chaque année, les piqûres de méduses font partie des cas les plus courants en termes de soins sur les plages.

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de s’installer sur la plage, prenez connaissance des conseils prévention affichés au poste de secours.
    • Pour soulager une piqûre de méduse, rincez la plaie avec de l’eau de mer, puis frottez avec une poignée de sable mouillé.
  • Vapoter peut-il aider à arrêter de fumer ?

    Vapoter peut-il aider à arrêter de fumer ?

    1 Un nombre de fumeurs en baisse

    Santé Publique France a mis en évidence une baisse de la consommation de tabac en France. En 2017, 26,9 % des adultes étaient fumeurs contre 29,4 % en 2016 (2). Il est probable que la perspective d’un paquet de cigarettes à 10 euros d’ici 2020 confirme cette diminution.

    La cigarette électronique est quant à elle utilisée par 3,3 % des Français âgés de 15 à 75 ans, dont 2,5 % l’utilisent quotidiennement (3).

    3e édition du #MoisSansTabac

    En novembre 2018, 242 000 personnes se sont inscrites pour l’opération #MoisSansTabac contre 158 000 en 2017. D’après Tabac info service, les appels traités par les tabacologues ont augmenté de presque 20 % et les visites du site Internet de plus de 30 % entre 2017 et 2018 (4).

    2 La cigarette électronique : une alliée pour arrêter de fumer ?

    Selon une étude publiée dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, (5), la cigarette électronique serait plus efficace que le patch à la nicotine pour arrêter de fumer. Un an après le début de l’étude, le taux de sujets ayant arrêté le tabac était de 18 % dans le groupe « vape » (e-cigarette), contre presque moitié moins (9,9 %) dans le groupe des « substituts nicotiniques » (patchs et gommes).

    Mais ces bons résultats peuvent aussi amener à s’interroger sur le vapotage. Délaisser la cigarette pour ce substitut n’est-il pas comme remplacer une addiction par une autre ? Car, en effet, un an après l’étude, parmi les sujets qui avaient arrêté le tabac, « 80 % utilisaient encore l’e-cigarette, contre 9 % qui utilisaient encore les substituts nicotiniques. » (5)

    Anne-Laurence Le Faou, présidente de la société francophone de tabacologie, a conscience de l’effort que peut représenter le sevrage du tabac et admet que certains anciens fumeurs, par crainte de rechuter, « garderont la cigarette électronique ou un substitut nicotinique à vie pour ne plus fumer. »

    Les hôpitaux français étudient l’efficacité de l’e-cigarette dans le sevrage du tabac

    Lancée dans 11 hôpitaux par l’AP-HP, l’étude Ecsmoke (6) s’adresse aux personnes âgées de 18 à 70 ans fumant au moins 10 cigarettes par jour et souhaitant arrêter de fumer. Elle vise à comparer l’efficacité de la cigarette électronique dans le sevrage du tabac par rapport à un traitement de référence. Ce ne sont pas moins de 650 personnes qui participent à cette étude.

    3 Que sait-on des effets du vapotage ?

    Si les études ont démontré qu’une cigarette « classique » contient 4 000 composés chimiques responsables de la toxicité du tabac sur l’organisme (7), le Dr Le Faou émet également des réserves sur les effets de la cigarette électronique, encore trop peu connus.

    « Un médicament mis sur le marché a subi des études cliniques. Mais la cigarette électronique n’est pas un médicament : c’est un produit de consommation courante. Ses effets indésirables ne sont donc pas enregistrés. Si la vapoteuse est moins dangereuse qu’une cigarette, il s’agit toujours d’un choix en termes de bénéfices-risques. Bien que de très nombreux liquides présents dans les cigarettes électroniques soient analysés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ndlr), nous ne pouvons pas affirmer de façon absolue qu’il n’y a pas d’effets indésirables sur l’organisme à moyen et long terme. »

    Un flou d’autant plus grand qu’il existe diverses formes de cigarettes électroniques (avec ou sans nicotine), chacune manifestant des effets différents sur la santé.

    2 614

    C’est le nombre de boutiques spécialisées en vente de cigarettes électroniques fin 2017 en France, soit environ 5 % de plus qu’en 2016 (2).

    4 Faut-il rembourser la cigarette électronique ?

    Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le passage au remboursement à 65 % des traitements obtenus sur prescription, c’est-à-dire les patchs et les gommes à mâcher, continue à avoir un fort impact sur le choix d’arrêter de fumer (8). Au Royaume-Uni, l’e-cigarette est aussi remboursée. Une mesure qui, d’après Anne-Laure Le Faou, n’est pas encore envisageable en France :

    « Les Anglais n’ont pas la même façon de financer leur santé qu’en France, et avec seulement 17 % de fumeurs, ils veulent utiliser tous les moyens pour encore baisser ce chiffre. En France, nous venons juste de rembourser les traitements médicamenteux et nous avons encore beaucoup de formations à diffuser auprès des professionnels de santé, qui connaissent les complications liées au tabac mais pas forcément comment aider les personnes à arrêter de fumer. Rembourser la cigarette électronique, cela suppose que ce soit un médicament et ce n’est pas le cas, ce n’est donc pas le champ de l’assurance maladie. Il faut des études nationales comme celle lancée par l’AP-HP avant d’envisager un éventuel remboursement. »

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    L’Essentiel de l’article

    • En 2018, Santé Publique France note une baisse de la consommation de tabac en France.
    • La cigarette électronique est utilisée par 3,3 % des Français âgés de 15 à 75 ans (3).
    • La cigarette électronique serait plus efficace que le patch nicotinique pour arrêter de fumer.
    • Mais les effets du vapotage sont encore trop peu connus.

    Sources :

    (1) Tabac info service, « Chiffres du tabac »
    (2) Santé publique France, « Tabagisme en France : 1 million de fumeurs quotidiens en moins », 2018
    (3) Santé Publique France, « Tabagisme et arrêt du tabac en 2017 », 2018
    (4) OFDT
    (5) The New England Journal of Medicine, « A Randomized Trial of E-Cigarettes versus Nicotine-Replacement Therapy », 2019
    (6) Assistance Publique Hôpitaux de Paris, « Fumeurs : vous pouvez encore participer à l’étude ECSMOKE », 2019
    (7) Haute Autorité de Santé, « Dépistage du tabagisme et prévention des maladies liées au tabac », 2015
    (8) Observatoire Français des drogues et des toxicomanes, « Tableau de bord Tabac »

  • Grossesse : le dépistage prénatal non-invasif (DPNI) détecte les trisomies 13, 18 et 21

    Grossesse : le dépistage prénatal non-invasif (DPNI) détecte les trisomies 13, 18 et 21

    1 Qu’est-ce que le DPNI ?

    D’après la Haute Autorité de Santé (HAS), 1 grossesse sur 400 est concernée par une anomalie génétique comme la trisomie 21 (1). Les personnes atteintes d’une trisomie 21 ont trois chromosomes 21 au lieu de deux, ce qui à terme entraîne des retards mentaux et malformations cardiaques chez l’enfant à naître.

    Pour détecter si votre fœtus est atteint d’une trisomie 21 (syndrome de Down), d’une trisomie 18 (syndrome d’Edwards) et d’une trisomie 13 (syndrome de Patau), le médecin ou la sage-femme qui vous suit peut vous proposer avec votre consentement de réaliser un test ADN pendant le 1er trimestre.

    Le risque de trisomie augmente avec l’âge de la maman, notamment pour les grossesses dites « tardives » (après 40 ans), mais aussi si vous-même ou l’un de vos enfants déjà né est porteur d’une maladie génétique ou si un problème a été dépisté à l’échographie.

    Le test ADN est un dépistage prénatal non-invasif (DPNI) qui consiste en une simple prise de sang. Elle est sans danger pour la santé de la maman et du bébé. Cette prise de sang évite de faire une amniocentèse où l’on ponctionne du liquide amniotique à l’aide d’une aiguille.

    Le saviez-vous ?

    Contrairement à la Belgique, en France, le laboratoire n’est pas autorisé pas à révéler le sexe du fœtus lors de cet examen.

    2 En quoi consiste ce test ADN ?

    Avant d’effectuer le test, il y a quelques prérequis à connaître sur votre grossesse. Tout d’abord, il faut que l’échographie du premier trimestre ait eu lieu. Cette échographie permet de détecter des signes comme une malformation cardiaque et de mesurer la clarté nucale du fœtus (l’espace qui se situe derrière la nuque du fœtus doit avoir une épaisseur supérieure à 3 mm), autre marqueur de la trisomie. Ensuite, il vous faut savoir si la grossesse est simple ou multiple car le calcul n’est pas le même.
     
    Le DPNI se pratique sur rendez-vous dans un laboratoire de biologie médicale. Précisez-leur bien la nature de votre examen, car celui-ci doit être équipé de tubes spécifiques pour recueillir le sang.

    À partir de cette prise de sang, les fragments d’ADN du fœtus, mêlé au vôtre, sont isolés et analysés pour vérifier s’ils sont porteurs des trisomies 13, 18 ou 21. Les autres anomalies génétiques (anomalies du tube neural, mucoviscidose, cancer…) ne peuvent pas être détectées à partir d’un DPNI.

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    Bon à savoir

    Depuis le mois de janvier 2019, le DPNI est remboursé par la Sécurité sociale pour les patientes qui ont un risque de donner naissance à un enfant trisomique compris entre 1/50 et 1/1000 (2). Si vous ne faites partie des sujets à risque, vous pouvez toujours effectuer ce test, mais son montant de 390 € reste à votre charge.

    450

    C’est le nombre de fausses couches qui ont lieu chaque année en France, dues aux gestes invasifs (amniocentèse et choriocentèse) pratiqués pour la recherche d’un diagnostic prénatal chromosomique (3).

    3 Que faire en cas de résultat de DPNI positif ?

    La Haute Autorité de Santé estime ce test ADN fiable à 99 % (1). Le résultat est simple, soit il signale l’absence du gène, soit il signale sa présence.

    Si le résultat est négatif, vous poursuivez le suivi médical habituel de votre grossesse.

    En cas de résultat positif, votre médecin vous proposera une amniocentèse qui permet d’analyser les chromosomes du fœtus ou une choriocentèse (prélèvement d’un échantillon du placenta). Ces examens présentent un risque de fausse couche : 1 cas sur 1 000 pour l’amniocentèse et 2 cas sur 1 000 pour la choriocentèse selon l’HAS (4).

    Si le diagnostic de trisomie 13, 18 ou 21 est confirmé, vous pouvez être accompagnée par votre gynécologue ou l’équipe médicale de l’hôpital ou la clinique qui vous suit pour la poursuite de votre grossesse ou si vous le souhaitez choisir de demander une interruption médicale de grossesse (IMG).

    Si vous avez besoin de conseils et de soutien, les associations comme le collectif inter-associatif autour de la naissance (CIANE) ou la Fédération Trisomie 21 France peuvent vous répondre.

    20 000

    C’est le nombre d’amniocentèses réalisées en 2016,
    pour 800 000 naissances (5).

    L’Essentiel de l’article

    • Le DPNI est un test ADN (prise de sang) qui permet de détecter les trisomies 13, 18 et 21.
    • Cet examen est remboursé, seulement si votre niveau de risque est important.

    Sources :

    (1) HAS, « Dépistage de la trisomie 21 : la HAS propose une fiche d’information aux femmes enceintes », 2019
    (2) Légifrance
    (3) CHU Grenoble, « Dépistage prénatal non-invasif (DPNI) de la trisomie 21 », 2018
    (4) HAS, « Le dépistage de la trisomie 21 », 2018
    (5) Société française de médecine prédictive et personnalisée

  • Grossesse et alcool : quelles conséquences ?

    Grossesse et alcool : quelles conséquences ?

    1 Les Français, de plus en plus conscients des risques de l’alcool pendant la grossesse

    Depuis 2017, une campagne lancée par le ministère de la Santé rappelle la dangerosité de la consommation d’alcool pour les femmes enceintes et leur bébé et prône le « zéro alcool pendant la grossesse ». Il semblerait que cette opération de communication ait porté ses fruits puisqu’en 2017, 44 % des Français jugeaient que consommer de l’alcool présentait un risque pour l’enfant contre 25 % en 2015 (1). Le message de prévention mérite donc encore d’être divulgué. En effet, la majorité de la population pense encore qu’une consommation faible ou ponctuelle d’alcool pour les femmes enceintes n’a pas d’incidence sur la santé du bébé.

    « Dans notre pays, boire l’apéritif avant le repas ou un verre à table fait presque partie d’un art de vivre. Le message a donc du mal à passer. Or, à ce jour, nous ne savons pas définir un seuil de sécurité en dessous duquel l’alcool n’est pas dangereux pour le fœtus, il vaut donc mieux s’abstenir de boire dès que l’on a fait un test de grossesse qui s’est révélé positif », explique Jean-Claude Colau, ex-professeur des universités et chef de service de gynécologie obstétrique à l’hôpital Foch, à Suresnes.

    44 %

    des Français déclarent spontanément que consommer de l’alcool présente un risque pour l’enfant (1).

    2 Les effets de l’alcool sur le fœtus

    Retard de croissance, atteintes du système nerveux central, malformations des organes… Boire de l’alcool pendant la grossesse est nocif pour la maman et toxique pour le fœtus et peut entraîner de graves complications pour l’enfant.

    « Le placenta n’est pas une “barrière” pour l’alcool : il passe donc directement dans le sang du fœtus. Or, cette substance toxique peut avoir des conséquences plus ou moins graves en fonction de la quantité d’alcool absorbée et du stade de développement fœtal », rappelle le professeur Jean-Claude Colau.

    Dans le cas le plus grave, pour les consommatrices dépendantes notamment, on parle de syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). Un syndrome qui, selon Santé publique France, touche en moyenne une naissance par semaine (1), soit environ 1 enfant sur 15 000 (2). Ce syndrome d’alcoolisation fœtale donne lieu à des troubles du comportement, un retard psychomoteur, une déficience intellectuelle ou encore une malformation du visage.

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    Peut-on consommer de l’alcool pendant l’allaitement ?

    À ce jour, aucune étude n’a prouvé que la consommation d’alcool pendant l’allaitement exposait les enfants à des troubles du développement. Mais l’alcool passe dans le lait maternel et les enfants, dont l’organisme est encore immature, en pâtissent forcément. C’est pourquoi, si vous choisissez d’allaiter, prohibez ou limitez au maximum la consommation d’alcool. Dans l’idéal, il faut attendre entre deux et trois heures après une consommation modérée d’alcool avant de redonner le sein. (3)

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    3 Vin, bière, alcool fort : tous nocifs

    On a tendance à penser qu’un petit verre de vin ou une bière pression ne peut pas faire de mal. Mais toutes les boissons alcoolisées (vin, bière, pastis, alcool fort…) contiennent la même molécule, appelée éthanol.

    « Si la future maman consomme de l’alcool, la concentration d’éthanol mesurée dans son sang sera la même que celle du liquide amniotique, avertit Jean-Claude Coleau. Par ailleurs, une étude (4) a montré que si l’élimination de l’alcool se situait aux alentours de trois heures et demie chez la maman, il fallait le double de temps au fœtus pour s’en débarrasser, alors que son foie est immature », conclut-il.

    Pour minimiser les risques, il recommande à toutes les femmes ayant le projet d’une grossesse de cesser de boire de l’alcool. En cas d’accoutumance, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin au cours d’une consultation pré-conceptionnelle. S’il ne peut pas prescrire de traitements médicamenteux, contre-indiqués quand on est enceinte, le spécialiste pourra proposer un accompagnement psychologique.

    « Les femmes sont encore trop nombreuses à ne pas oser en parler de peur d’être jugées. »

    Bon à savoir

    Si vous avez des questions sur la consommation d’alcool au cours de votre grossesse, vous pouvez contacter le 0 980 980 930 ou consulter la rubrique « Alcool et grossesse » du site Internet alcool-info-service.fr. Articles, vidéos pédagogiques, réponses pratiques… Le site répond à toutes vos questions. Si ce n’est pas suffisant, un annuaire recense toutes les structures d’aide spécialisée en France.

    L’Essentiel de l’article

    • Consommer de l’alcool pendant sa grossesse pourrait exposer son enfant à un retard de croissance, une malformation des organes et des problèmes neurologiques.
    • Vin, bière, alcool fort…, tout type d’alcool est prohibé.
    • Le placenta ne constitue pas une barrière pour l’alcool.
    • En cas d’accoutumance à l’alcool, il est préférable d’en parler à son médecin avant la grossesse.

    (1) Santé publique France, « Journée mondiale du SAF », 2018
    Identification dans les bases de données médico-administratives des troubles causés par l’alcoolisation fœtale durant la période néonatale. Étude de faisabilité à partir des données du Programme de médicalisation des systèmes d’information en France entre 2006 et 2013.
    (2) Insee, 2018
    (3) Alcool Info Service, « Puis-je boire alors que j’allaite mon enfant ? »
    (4) US National Library of Medicine.

  • Attendre des jumeaux, ça change quoi ?

    Attendre des jumeaux, ça change quoi ?

    1 Vous vous attendiez à avoir des jumeaux ?

    Bizarrement, non. Pourtant j’ai moi-même une sœur jumelle ! J’avais entendu dire que les grossesses gémellaires sautaient une génération. J’étais restée sur cette idée. Le jour de la première échographie, quand on m’a annoncé qu’il y en avait deux, ça a été un vrai choc !

    Chiffre-clé

    On compte en France 12 847 naissances de jumeaux sur 740 000 naissances, soit 1,7 % des accouchements (1).

    2 Comment avez-vous réagi quand on vous l’a annoncé ?

    À vrai dire je rêvais d’un garçon. Alors sur le coup, j’avoue avoir pleuré toutes les larmes de mon corps en apprenant que j’attendais deux filles. Le gynécologue a ri quand je lui ai fait part de mes croyances :

    « Ce sont des histoires de grand-mère ça ! »

    Même si deux bébés d’un coup, ça faisait beaucoup, j’étais heureuse d’être enceinte et me réjouissais à l’idée de l’arrivée de ces bébés dans ma vie. Le fait d’être moi-même jumelle me rassurait sur ma capacité à gérer ces enfants et à éviter certaines erreurs. Petite, j’avais souffert qu’on parle toujours de moi et de ma sœur au pluriel, comme si nous formions la même entité. Avec moi, elles n’entendraient pas : « Ça va les jumelles ? » à longueur de journée !

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    3 Et le papa, comment a-t-il vécu la nouvelle de cette grossesse gémellaire ?

    Mon mari rêvait d’avoir des triplés. Il était au summum du bonheur. Aussitôt sorti du cabinet de gynécologue, il appelait tous ses amis pour leur annoncer la bonne nouvelle !

    4 Quelle a été la réaction de votre entourage ?

    Globalement, tout le monde était heureux pour nous, même si cette annonce a suscité beaucoup de surprise. On avait 31 ans. C’étaient les premiers bébés de la bande. Avec des jumeaux, nos amis savaient que le changement de rythme serait radical. Seule ma mère a manifesté beaucoup d’inquiétude. Cette grossesse l’a replongée trente ans plus tôt. « Comment tu vas faire ? », me disait-elle. Il a fallu que je la rassure pas mal.

    5 En quoi cela a été une grossesse différente ?

    J’avais rendez-vous tous les mois à l’hôpital pour faire une échographie, prendre ma tension et faire des tests d’urine pour détecter de l’hypertension. Le suivi en cas de grossesse gémellaire est plus régulier que pour une grossesse classique. D’ailleurs, je souffrais un peu qu’on ne prenne pas davantage en compte cette particularité. Je me souviens être sortie en pleurant d’une réunion à la maternité où la sage-femme ne s’était adressée à nous qu’en disant « votre bébé ». Autre particularité : j’ai pris 28 kg au cours de cette grossesse, mais beaucoup à cause de la rétention d’eau. J’étais donc surveillée et je devais faire attention à mon alimentation pour limiter les risques d’apparition d’hypertension artérielle. Et j’ai été arrêtée 12 semaines avant la date prévue de l’accouchement. Les mamans qui attendent des jumeaux ont la possibilité d’un congé maternité plus long. Le congé maternité dure 34 semaines, dont 12 semaines avant et 22 semaines après la naissance.

    Le saviez-vous ?

    La prise de poids d’une maman qui attend des jumeaux est généralement 30 à 40 % plus importante que pour une grossesse nullipare. Dès le second semestre, la prise moyenne est de 2 à 3 kg par mois (2).

    Comment s’est déroulé l’accouchement ?

    Avec mon gynécologue, il avait été convenu de déclencher l’accouchement à huit mois. C’est souvent le cas dans le cadre d’une grossesse gémellaire pour éviter d’arriver au moment où le placenta ne fonctionne plus, car celui-ci vieillit plus vite quand on attend des jumeaux. J’ai finalement accouché à sept mois et un jour. Je me souviens avoir dîné avec des amies cinq jours avant. Je leur avais dit :

    « C’est sûrement ma dernière sortie avant l’arrivée des bébés. Je commence à fatiguer. »

    Je faisais de la rétention d’eau et avais du mal à enfiler des chaussures tellement mes pieds étaient gonflés. Cinq jours après, lors d’une visite de contrôle, on m’a diagnostiqué une prééclampsie, de l’hypertension artérielle associée à une présence excessive de protéines dans les urines. Cela faisait d’ailleurs une semaine que je n’urinais plus… Et cela ne m’avait pas inquiété car je m’en étais à peine rendu compte. L’accouchement a donc été déclenché en urgence et Chloé et Lou sont arrivées, avec deux mois d’avance. Après deux semaines de couveuse et 28 jours à l’hôpital avec moi, la petite famille a pu rentrer à la maison.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    7 Et matériellement, comment vous êtes-vous organisée ?

    Malgré l’arrivée de deux enfants d’un coup, il n’était pas question de changer de voiture ni d’appartement. On pouvait accueillir nos deux bébés sans problème. En revanche, il a fallu s’équiper : deux lits, une double poussette, deux transats, deux sièges auto ! Sans compter les quantités de couches et de lait achetés chaque semaine au supermarché. Toutes ces dépenses ont sacrément alourdi notre budget.

    L’Essentiel de l’article

    • Une future maman de jumeaux est suivie au minimum tous les mois à l’hôpital.
    • Le congé maternité dans le cas d’une grossesse gémellaire dure 34 semaines.
    • La durée du congé prénatal est de 12 semaines et celle du congé postnatal de 22 semaines.
    • Les femmes enceintes de jumeaux risquent davantage de faire de l’hypertension artérielle pendant leur grossesse.

    (1) Insee, 2016.
    (2) Pons J.-C., Charlemaine C., Papiernik E. Le Guide des jumeaux, Odile Jacob, Paris, 2005, 322 p.

  • Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    1 Quels sont les symptômes d’une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question. Chez les nourrissons et chez les enfants, l’allergie atteint souvent le tube digestif et provoque des vomissements, des diarrhées ou des douleurs abdominales, mais les symptômes peuvent être plus sévères : urticaire autour de la bouche, œdème des lèvres et de la langue, irritation de la gorge, diarrhée, vomissements, asthme… Dans des cas extrêmes, une allergie alimentaire peut provoquer un choc anaphylactique, qui se traduit souvent par une chute de la tension artérielle voire une perte de conscience, qui exceptionnellement peut être fatal.

    Entre 5 et 8 % des enfants

    seraient touchés par une allergie alimentaire, contre 3 % des adultes (3).

    2 Quels sont les aliments le plus souvent en cause ?

    Jocelyne Just : Le lait de vache, les œufs et l’arachide sont les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez l’enfant (1). En grandissant, s’ajoutent à ces trois aliments les fruits à coque (noisette, amandes, noix…), les légumineuses (comme l’arachide), les poissons de mer, les crustacés, le lait de chèvre et de brebis pour les allergies les plus fréquentes. Il faut noter que le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique, qu’il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    3 Comment peut-on s’assurer qu’il s’agit véritablement d’une allergie ?

    Jocelyne Just : Le diagnostic est parfois difficile. Il faut consulter un allergologue spécialisé en allergie alimentaire. Celui-ci peut vous demander la tenue d’un journal alimentaire où seront notés tous les aliments ingérés afin de l’aiguiller dans ses recherches. Il procédera ensuite à des tests cutanés puis des tests sanguins pour valider son diagnostic.

    Bon à savoir

    Le remboursement par la Sécurité sociale d’une consultation d’un allergologue est effectué au taux de 70 %, si la consultation est effectuée dans le respect du parcours de soins (patient adressé à l’allergologue par son médecin traitant). La prise en charge de l’assurance maladie est au taux de 100 % pour les patients bénéficiaires de la CMU-C et pour ceux qui consultent dans le cadre de leur affection de longue durée (ALD).

    4 Quels sont les facteurs qui expliquent une recrudescence des allergies alimentaires de l’enfant ?

    Jocelyne Just : Notre mode de vie actuel explique en partie cette recrudescence. En s’éloignant de la nature et des animaux, nos muqueuses sont devenues plus sensibles et les microbes non pathogènes qui les recouvrent sont devenus moins diversifiés. Par ailleurs, notre alimentation, riche en sucres, en graisses et en produits remaniés incluant de nouveaux allergènes, favorise une hypersensibilité alimentaire. Par exemple, de nombreux produits contiennent aujourd’hui des liants à base de pois, et les allergies à cet ingrédient augmentent.

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    5 Comment traite-t-on une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Le traitement d’une allergie alimentaire repose sur l’éviction absolue de l’aliment responsable. Pour certains aliments comme les œufs, le lait, le blé, cela peut être complexe car on en trouve dans de nombreux produits industriels. Il faut donc apprendre au patient et à sa famille à déchiffrer les étiquettes et à reconnaître les symptômes de l’allergie. L’enfant doit alors avoir avec lui une trousse d’urgence avec un antihistaminique, plus exceptionnellement des corticoïdes, voire de l’adrénaline auto-injectable. Dans certains cas d’allergies sévères ou qui ne guérissent pas seules (comme des allergies au lait, œuf, gluten ou encore à l’arachide), on peut procéder à un travail de désensibilisation dans un centre spécialisé.

    6 Certaines allergies disparaissent-elles d’elles-mêmes ?

    Jocelyne Just : Oui, presque toutes les allergies au lait et à l’œuf chez le nourrisson disparaissent seules entre 18 mois et deux ans. En revanche, seules 20 % des allergies à l’arachide disparaissent vers l’âge de 6-7 ans. Et certaines vont perdurer et constituer un handicap dans la vie courante.

    Quels documents apporter à la crèche ou en milieu scolaire en cas d’allergies ?

    Si votre enfant est allergique, vous devez fournir à la crèche ou à l’école un projet d’accueil individualisé (PAI). Il s’agit d’un document écrit par le médecin traitant de l’enfant. Il lui permet d’être accueilli en toute sécurité en bénéficiant de son traitement médicamenteux, de son régime alimentaire ou d’aménagements spécifiques à son cas.

    L’Essentiel de l’article

    • Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question.
    • Le lait de vache, les œufs et l’arachide figurent parmi les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez les enfants (1).
    • Le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique. Il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    (1) Association Asthme & Allergies, « L’enfant allergique », 2018
    (2) Traité d’allergologie, page 345
    (3) Ministère de la Santé

  • 5 choses à savoir sur le pédicure-podologue

    5 choses à savoir sur le pédicure-podologue

    1 Qu’est-ce qu’un pédicure-podologue ?

    L’être humain effectue en moyenne, de 5 000 à 6 000 pas par jour (2) et c’est le pied supporte tout son poids. Il est donc primordial d’en prendre grand soin. Or, comme pour tous les membres du corps humain, le pied a son spécialiste : il s’agit du pédicure-podologue !

    Le pédicure-podologue effectue tous les soins concernant la peau et les ongles (pédicurie). L’autre aspect du métier consiste à la correction et la protection en agissant sur la morphologie du pied (podologie).

    En France, ils sont environ 13 000 (3) à exercer ce métier et ont suivi une formation de trois ans reconnue par un diplôme d’état en pédicure-podologie délivré par le ministère de la Santé.

    71 %

    des personnes qui ont consulté pour des douleurs au pied et qui se sont vues prescrire des orthèses plantaires, ont été soulagées. (1)

    2 Pourquoi consulter un pédicure-podologue ?

    • Pour soigner des lésions bénignes des pieds (exemples : cors, ongles incarnés, verrues plantaires). Sachez que les femmes et les personnes âgées ont la peau plus fine et souffrent davantage d’un épaississement de la peau (appelé hyperkératose) alors que les hommes ont plus de problèmes d’ongles de pieds (2).
       
    • Pour soulager des douleurs. Vous ressentez peut-être des douleurs aux pieds, voire aux genoux ou au dos. Le pédicure-podologue peut vous prescrire des semelles orthopédiques qui amélioreront votre posture et vos points d’appui.

    Le pédicure-podologue consulte en cabinet, en milieu hospitalier, en centre de santé, en maisons pluridisciplinaires ou à domicile. Si vous passez par votre médecin traitant, il vous orientera en priorité vers un praticien conventionné dont le tarif par consultation se situe autour de 35 € en moyenne. (2)

    Pour les personnes souffrant de diabète, 4 à 6 séances par an (4) peuvent être prises en charge par la Sécurité sociale, selon la gravité des lésions.

    Il est conseillé de consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an pour les personnes âgées (5) et pour les enfants une consultation est envisageable dès l’âge de 4 ans.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif prend en charge* vos séances de pédicurie et de podologie.

    3 Comment se passe la première consultation ?

    Le pédicure-podologue réalise un bilan complet. À l’aide d’une échelle de 0 à 3, il classe la douleur. Le grade 0 représente une infection bénigne (la raison de consultation la plus fréquente (6)), alors que la sensibilité du pied est affectée (déformation) en classe 2. Quant à la classe 3, elle concerne l’ulcère au pied et/ou une amputation des membres inférieurs.

    Entre deux patients, le pédicure-podologue va bien sûr stériliser tous ses instruments : limes à ongles, pinces, bistouris.

    L’examen peut se faire en deux temps : vous êtes d’abord allongé sur une table pour déterminer les points douloureux. Puis le pédicure-podologue peut vous examiner debout car les maux dont vous souffrez peuvent être dus à une question de posture. Il va vous faire marcher, mesurer la hauteur de vos épaules ou observer la position de votre bassin. Il peut aussi vous faire monter sur une sorte de balance pour un examen podométrique qui décompose les points d’appui de votre pied au sol. À l’issue de ces examens cliniques qui peuvent prendre une heure, le pédicure-podologue déterminera si vous avez oui ou non besoin de porter des semelles correctrices.

    4 Comment soigner cors, callosités, ongles incarnés… ?

    Les cors

    Les cors sont un épaississement localisé de la peau. Ils sont généralement dus au frottement et à la pression des chaussures. Ils peuvent être durs et se situer au-dessus des orteils et sur le côté extérieur du petit orteil. Ils sont gênants voire douloureux. Les cors dits « mous » appelés aussi « œil-de-perdrix » sont situés entre deux orteils. Ils se font face-à-face et peuvent être enflammés.

    Dans un premier temps, vous pouvez tremper vingt minutes vos pieds dans l’eau chaude pour ramollir la peau. Puis appliquez une crème desquamante à base d’acide salicylique et enfin débarrassez-vous des peaux mortes à l’aide d’une pierre ponce. Si la douleur persiste, il ne faut pas hésiter à consulter un pédicure-podologue, surtout pour les personnes âgées qui ont des difficultés à se baisser. Il pourra retirer le cor à l’aide d’une lame à bistouri. La pointe du cor, elle, est éliminée manuellement. (7)

    Bon à savoir

    Pensez à apporter les deux paires de chaussures que vous portez le plus, elles pourront aider le pédicure-podologue à comprendre les zones de frottement.

    Les callosités et durillons

    Le frottement des chaussures et la pression sur l’avant et l’arrière du pied peuvent provoquer également des callosités. C’est-à-dire une zone de peau épaissie qui se situe généralement au niveau de la plante et du talon. Si vous ne prenez pas soin de vos pieds avec un gommage et l’application d’une crème très hydratante, cette callosité de couleur jaunâtre peut se fissurer et se transformer en crevasse très douloureuse.

    Même principe pour le durillon qui se localise juste derrière les orteils, là où les os entrent en contact avec le sol. L’apparition des callosités est fréquente chez les grands marcheurs et les sportifs qui sollicitent beaucoup leurs appuis.

    L’ongle incarné

    Quant à l’ongle incarné il s’agit d’un ongle dont les coins supérieurs s’enfoncent dans la chair. Il peut être inflammatoire et douloureux. Pour le soigner, trempez le pied deux à trois fois par jour dans de l’eau chaude, utilisez un antiseptique local et laissez ensuite le pied à l’air libre. Lors de la repousse, coupez votre ongle bien droit sans aller trop loin avec votre pince à ongles (pensez à la désinfecter après chaque utilisation). (4)

    Le hallux valgus

    Le chevauchement des orteils, appelé hallux valgus ou « oignon du pied » est une déformation de l’avant-pied. Très handicapant, il rend le chaussage douloureux et empêche de marcher. Parfois héréditaire, le hallux valgus peut aussi apparaître en cas de mauvaise posture et d’asymétrie, il sera alors présent sur un seul pied. Ce symptôme touche les femmes à 95 % (3).

    Pour soulager la douleur lorsque l’articulation se déforme, chaussez-vous avec une chaussure large. Vous pouvez également placer une protection d’orteil pour vous soulager ou mieux encore le podologue peut vous confectionner un écarteur, c’est-à-dire une prothèse en silicone sur mesure, avant de subir une opération chirurgicale (remboursée par la Sécurité sociale).

    5 Quel traitement pour les verrues et les mycoses ?

    Les mycoses

    Les mycoses du pied sont dues à un champignon. Elles se développent au contact de la chaleur, de l’humidité et d’une transpiration excessive. Les mycoses dites du pied d’athlète qui touchent les sportifs se situent entre les orteils et s’accompagnent de démangeaisons.

    Si la mycose est superficielle, il existe des traitements locaux antifongiques vendus en pharmacie. Cependant si la douleur persiste ou l’ongle est attaqué et jaunit, mieux vaut consulter un pédicure-podologue qui vous prescrira un traitement de fond. Car les mycoses sont très contaminantes et peuvent mettre de six mois à deux ans avant de complètement disparaître.

    La verrue plantaire

    La verrue plantaire est très fréquente surtout chez les enfants de 5 à 15 ans qui sont les plus touchés : 20 à 30 % d’entre eux auront une à plusieurs verrues plantaires (8). Elle est généralement unique et assez douloureuse lorsqu’on marche. Elle peut provenir d’une contamination virale lorsque le pied est au contact d’un sol de vestiaire, piscine…

    Si dans certains cas, elle peut disparaître seule, le pédicure-podologue peut la soigner à l’aide d’un traitement à froid en quelques séances.

    6 Comment prendre soin de ses pieds ?

    Les pédicures-podologues peuvent aussi vous fournir une mine de conseils pour bien vous chausser et prendre soin de votre pied.

    Les raisons qui peuvent provoquer toutes ces lésions sont nombreuses : le port de chaussures trop serrées ou trop rigides comme les chaussures de sécurité, des talons trop hauts, des frictions dues aux coutures, à la grossesse, au surpoids, au diabète, à beaucoup de marche, au port de bas de contention, etc.

    L’été, les tongs ou les chaussures ultraplates peuvent solliciter une contraction trop importante des pieds et des orteils qui pour retenir la chaussure se contractent. Ce phénomène appelé le grasping peut à la longue provoquer des traumatismes au niveau du dos, de la posture mais aussi accentuer un Hallux Valgus.

    Pour limiter l’apparition de durillons, cors, ongles incarnés, etc., changez de chaussures tous les jours pour éviter les frottements. Selon l’Union française pour la santé du pied (UFSP), il est conseillé de ne porter des baskets que deux fois par semaine. La journée, quittez le plus possible vos chaussures pour éviter les compressions.

    Amis sportifs, portez des chaussettes en coton pour diminuer l’excès de transpiration. Ne marchez pas pieds nus dans les endroits publics humides : piscine, vestiaire, salle de sport, douches, etc., sous peine de risquer d’attraper mycoses ou verrues plantaires.

    Comment anticiper les bobos ? Il faut prendre soin de vos pieds grâce à des gestes simples. Lavez-les quotidiennement à l’eau tiède avec un savon doux. Veillez à bien les sécher en insistant entre les orteils. Si vos talons sont secs voire fendillés, appliquez une crème spéciale hydratation en les massant doucement. Coupez vos ongles au carré sans aller trop profondément sur les côtés. Si vous avez une couche de peau excessive sous le talon, vous pouvez la gommer délicatement à l’aide d’une pierre ponce après avoir ramolli l’épiderme dans un bain de pieds de 20 minutes.

    Pour les enfants, il est primordial de bien les chausser. Ne cédez pas à la mode, préférez les chaussures en cuir sans voûte plantaire avec une tige montante rembourrée jusqu’à ses 5 ans. Le reste du temps, pour l’apprentissage de la marche, notamment lorsqu’il est à la maison, le mieux est de le laisser marcher pieds nus pour que sa voûte plantaire se forme.

    Bon à savoir

    Chaque année au mois de juin, se tient la journée nationale de la santé du pied. L’occasion de consulter gratuitement un podologue. Rendez-vous sur le site de l’Union française pour la santé du pied (UFSP) pour connaître le point de rencontre dans votre région.

    Lors de la journée de dépistage nationale de 2017, organisée par l’Union française pour la santé du pied, sur 1407 personnes (1) :

    • 29,5 % souffraient de cors ;
    • 43,8 % souffraient de durillons ;
    • 9,7 % étaient porteurs de mycoses au niveau des ongles de pieds.
    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit..

     

    L’Essentiel de l’article

    • Au quotidien, lavez vos pieds à l’eau tiède et au savon, puis séchez-les bien.
    • Évitez de porter des talons trop hauts, des chaussures trop serrées et des baskets plus de deux fois par semaine.
    • Dès l’apparition de douleurs aux pieds, consultez un pédicure-podologue.
    • Le pédicure-podologue peut améliorer vos problèmes d’appui et de posture en vous confectionnant des semelles orthopédiques sur mesure.

    (1) Union française pour la santé du pied (UFSP), « Enquête nationale 2017 sur la santé des pieds en France »
    (72 % des sondés étaient des femmes et 28 % des hommes avec une moyenne d’âge de 57 ans)
    (2) FNP Online
    (3) ONISEP, « Pédicure-podologue »
    (4) Ameli.fr, « Bons réflexes en cas d’ongle incarné », 2018
    (5) Ameli.fr, « Comment prendre soin de ses pieds ? », 2018
    (6) Ameli.fr, « Le podologue, un appui pour bien prendre soin de ses pieds », 2017
    (7) Ameli.fr, « Cors, callosités et durillons aux pieds : que faire et quand consulter ? », 2018
    (8) Ameli.fr, « Définition et causes des verrues cutanées », 2018

  • Principes et bienfaits de l’étiopathie

    Principes et bienfaits de l’étiopathie

    1 Qu’est-ce que l’étiopathie ?

    Le terme étiopathie provient du grec etios qui signifie cause et pathos qui veut dire souffrance. C’est une thérapie manuelle manipulatrice créée en 1960 par le Français Christian Trédaniel. L’échange avec le patient permet de connaître ses antécédents et de trouver l’origine de la douleur. Le corps est perçu comme un ensemble de systèmes en interaction entre eux et avec le milieu qui les entoure. C’est ce qu’on appelle l’approche systémique du corps humain. Sans prise de médicaments, elle permet souvent l’amélioration des souffrances du malade. Selon l’Institut français d’étiopathie (IFE) :

    « L’étiopathie ne se substitue pas à la médecine traditionnelle, mais se présente comme une solution souvent rapide et efficace. » (1)

    531

    étiopathes français sont inscrits au Registre national des étiopathes (RNE). (2)

    2 Comment se déroule une séance d’étiopathie ?

    Une séance d’étiopathie se déroule en quatre étapes :

    • le praticien recueille les faits auprès du patient : douleur ressentie, périodicité… ;
    • il pratique un examen clinique rigoureux et un échange avec le patient qui permettent d’appréhender la cause ;
    • il évalue le degré d’évolutivité et, s’il y a lieu, l’étiopathe réoriente le patient vers le praticien compétent en cas d’affections microbiennes, maladies dégénératives, actes chirurgicaux. Selon l’Institut français d’étiopathie : « La recherche systématique de la cause des pathologies va permettre la juste orientation de son patient dans le parcours médical. » ;
    • le praticien intervient avec des pratiques manuelles (massages et palpations) pour supprimer la cause du mal et s’occupe généralement des entorses, des luxations, de l’arthrose ou encore des rhumatismes.

    Anne-Claire s’est rendue chez un étiopathe pour son fils qui souffrait d’otites à répétition. Elle témoigne sur cette première expérience :

    « Mon fils venait de s’endormir juste avant la consultation, donc cela a été une première séance très calme. L’étiopathe a pris son pouls, et l’a trouvé très affaibli. Il a posé très peu de questions et effectué très peu de manipulations. Il faut savoir se livrer, mais les réponses qu’il a apportées sont pertinentes. L’étiopathe ressent un peu l’historique de notre corps, il ressent nos angoisses d’après nos réactions. La séance dure entre trois quarts d’heure et une heure et parfois une seule séance suffit. »

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif prend en charge * vos séances d’étiopathie.

    3 Pour quels maux consulter un étiopathe ?

    L’étiopathie soigne à tout âge et à tous les stades de la vie : bébé, enfant, femme enceinte, sportifs, personnes âgées… Le praticien adapte la manipulation en fonction de chaque patient. L’étiopathie prend en charge les maux du quotidien : diarrhées, vomissements, problèmes ORL et respiratoires, douleurs musculaires et articulaires.

    Après avoir constaté l’efficacité de l’étiopathe pour soigner les otites de son fils, Anne-Claire a eu recours à cette médecine à plusieurs reprises, pour elle, mais également pour sa fille qui souffrait de maux de ventre.

    Sébastien, lui, souffrait de douleurs abdominales épisodiques et répétées depuis des années. Malgré les différents scanners effectués sans trouver ni les causes, ni les solutions à ces souffrances, il s’est dirigé vers un étiopathe.

    « Je pensais que ma douleur provenait de l’estomac. Mais, suite à diverses manipulations, le praticien m’a dit que je concentrais toutes mes énergies négatives au niveau de la rate. »

    L’étiopathe a ensuite redirigé Sébastien vers son médecin, car comme le rappelle Jean-Paul Moureau, le président de l’Institut français d’étiopathie, « en aucun cas l’étiopathie ne se substitue au médecin dans le diagnostic. » (2)

    4 Quels sont les bienfaits de l’étiopathie ?

    L’étiopathie ne peut soigner les maladies infectieuses graves. Elle ne remplace pas non plus un acte chirurgical. Cependant elle peut venir en complément de la médecine traditionnelle. À l’aide de manipulations, en modifiant le tissu conjonctif (localisé entre les différents organes) ou en relançant la circulation, elle peut permettre au patient de ressentir un bienfait immédiat. Comme le rappelle l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur l’étiopathie, la pratique comprend « diverses manœuvres s’adressant à la peau (pli cassé, traction décollement), aux tendons (étirements latéraux secs, frottements-pression répétés) et aux muscles ». (2)

    Anne-Claire et Sébastien, bien que dubitatifs sur cette médecine alternative, ont été satisfaits des résultats.

    « J’ai pu constater qu’en deux séances, mon fils allait beaucoup mieux, remarque Anne-Claire. Pour ma part, je suis ressortie vidée et légère. Il y a une grande part de psychologie lors de ces consultations. L’étiopathe m’a dit que si les parents vont bien, les enfants aussi souffriront moins de maux divers. Je suis désormais convaincue des bénéfices de cette médecine douce. »

    Selon l’étude de l’Inserm (2), « un soignant est peut-être plus efficace quand il est persuadé de la justesse de sa stratégie thérapeutique et qu’il en persuade son patient. » Alors effet placebo ou amélioration spontanée ? L’étiopathie se pratiquant en cabinet libéral et non dans le cadre hospitalier : « Il n’y a pas de données statistiques suffisantes permettant d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de l’étiopathie. » Un manque que les professionnels de l’étiopathie se sont engagés à pallier.

    Bon à savoir

    Selon l’Inserm, « les étiopathes ne sont pas au nombre des professionnels de santé régis par le code de la santé publique. Il n’existe aucun décret réglementant l’activité des étiopathes en France, ni la pratique de l’étiopathe en France. » (2) Trouver un étiopathe passe souvent par le bouche-à-oreille. Sinon, vous pouvez retrouver les praticiens qui exercent près de chez vous sur ici.

    L’Essentiel de l’article

    • L’étiopathe s’attelle à identifier l’origine des symptômes. Il identifie la cause avant de travailler sur les effets.
    • L’étiopathe considère le corps comme un ensemble de systèmes reliés entre eux (approche systémique du corps humain).
    • L’intervention d’un étiopathe ne remplace jamais l’expertise d’un médecin traitant.

    (1) Institut français d’étiopathie.
    (2) Inserm, « Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’étiopathie », 2018.

  • 5 choses à savoir sur la chiropraxie

    5 choses à savoir sur la chiropraxie

    1 Qu’est-ce que la chiropraxie ?

    Caroline Lambert : Le chiropracteur détecte, traite et soulage tous les problèmes de dos et les problèmes articulaires. Le chiropracteur fait de la prévention sur tous les dysfonctionnements du squelette.

    Aujourd’hui, la chiropraxie est encore méconnue. Seul un Français sur cinq connaît précisément ce qu’elle traite (1). Longtemps, la chiropraxie était définie comme médecine douce ou médecine alternative, mais il s’agit davantage d’une médecine intégrative, c’est-à-dire qu’elle intègre différentes disciplines pour le bien-être du patient. C’est une approche pluridisciplinaire.

    La chiropraxie se fait en trois périodes. La période 1 pour le traitement de l’urgence. La période 2 pour la correction (en quelques séances sur plusieurs semaines ou plusieurs mois). La période 3 pour la stabilisation : le chiropracteur voit son patient une à deux fois par an.

    2 Que soigne un chiropracteur ?

    Caroline Lambert : Le chiropracteur traite tout ce qui va être cervicalgie, sciatique du bras, maux de tête, vertiges, problèmes de mâchoire, de trapèzes et de dos. Une mauvaise posture due à une position assise ou au relâchement des abdominaux qui va avoir des incidences au niveau des lombaires, qui peut provoquer un lumbago, un pincement de disque, une sciatique, un problème de genou ou de hanche… Le chiropracteur soigne toutes les articulations en général et toutes les tensions liées au stress. Le patient peut très bien souffrir d’un dos douloureux qui n’est pas forcément un problème lié à une articulation, mais bien souvent dû à des tensions. Le corps est fatigué et ces tensions génèrent un épuisement de son système nerveux. Elles vont avoir des incidences sur la vue, sur l’agilité, sur l’appareil digestif, le sommeil ou encore le cycle menstruel qui va être perturbé.

    Le fait de relâcher, de réinitialiser la posture permet automatiquement au patient de vivre mieux. Quand vous êtes plié sur vous-même, vous ne pouvez pas respirer, vous êtes obligé d’ouvrir les épaules et les omoplates de manière à pouvoir laisser passer l’air. Les corps physique et émotionnel sont reliés et quelquefois en traitant la posture, l’état émotionnel va changer.

    1 000

    C’est le nombre de chiropracteurs en France. Pour trouver un professionnel proche de chez vous, renseignez-vous auprès de l’AFC.

    3 Pourquoi consulter un chiropracteur ?

    Caroline Lambert : Il y a des patients qui viennent voir un chiropracteur pour deux ou trois séances, et puis il y a ceux qui ont des problématiques qui durent depuis plus longtemps. Il faut alors essayer de comprendre ce qui se passe pour corriger et prévenir pour que sa douleur ne revienne pas. La même sciatique sur deux personnes va provenir d’une histoire différente. L’une peut durer depuis cinq à six ans alors que l’autre peut être due à une chute tout simplement. Il faut bien comprendre la problématique et adapter en fonction du cas de la personne. C’est pourquoi pour poser un diagnostic avec certitude, nous allons toujours consulter un patient avec une radio, un scanner ou un IRM.

    Les centres antidouleur des hôpitaux envoient de nombreux patients. Certains ont été opérés trois fois, ont des implants discaux avec des lourdes pathologies et sont en arrêt de travail depuis deux ans. Commence alors un travail de collaboration entre la pharmacopée provenant du centre antidouleur, un kinésithérapeute et le chiropracteur. Chacun va apporter un complément pour arriver à reprogrammer les postures et faire en sorte que les patients retrouvent leur capacité.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif prend en charge* vos séances de chiropraxie.

    4 Quelle est la différence entre un chiropracteur et un ostéopathe ?

    Caroline Lambert : La chiropraxie requiert cinq années d’études dispensées par une seule école, l’Institut franco-européen de chiropraxie et inclut quinze mois de stage clinique. C’est une formation standardisée au niveau mondial. C’est-à-dire que les chiropracteurs, qu’ils soient français, américains, australiens, suisses ou belges auront reçu exactement la même formation.

    À travers le monde, c’est la première profession manuelle en nombre de thérapeutes de niveau doctorat. La chiropraxie est reconnue par l’OMS comme expert de la colonne vertébrale.

    Le législateur, c’est-à-dire le gouvernement français, a également décrété que le chiropracteur est le seul thérapeute non médecin à avoir le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non-contradiction de la part d’un médecin.

    Le chiropracteur est le seul habilité à traiter le pathologique et le fonctionnel. C’est-à-dire que si un patient vient voir un chiropracteur en disant : « j’ai mal au dos, j’ai du mal à bouger », c’est fonctionnel. S’il dit : « C’est parce que j’ai une hernie discale », c’est pathologique. Et quand le diagnostic pathologique a été validé, l’ostéopathe n’a plus le droit de traiter.

    5 Comment se sent-on après une séance de chiropraxie ?

    Caroline Lambert : Très souvent, les patients appréhendent de souffrir pendant la séance, et la petite phrase à la fin est : « C’est tout ? » Ensuite, ils reviennent en confiance. La première consultation de chiropraxie est toujours plus longue en raison de l’entrevue préliminaire. Pour les séances suivantes, il faut compter entre quinze et trente minutes selon les soins préconisés. Après la première séance, la personne éprouve une grosse fatigue due à un phénomène de décompression. Après avoir ressenti tellement de tensions, de douleurs qui pompent toute son énergie, d’un seul coup, il a la sensation d’être délié, d’être réaligné, plus libre dans le mouvement.

    Avec sa technique, le chiropracteur n’a pas besoin de force, mais de rapidité et de dextérité.

    Bon à savoir

    5 ou 6 séances sont nécessaires en moyenne, mais cela varie bien évidemment selon les cas et la réaction au traitement proposé par votre praticien.

    L’Essentiel de l’article

    • La chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette, comme les troubles musculo-squelettiques (TMS).
    • Manipulations vertébrales, mobilisation des articulations, conseils posturaux et d’hygiène de vie font partie des techniques de la chiropraxie.

    (1) Association française de chiropraxie.

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Quand les médecines douces soulagent les malades du cancer

    Quand les médecines douces soulagent les malades du cancer

    Acupuncture, phytothérapie, chiropraxie, massage, yoga, sophrologie… Si elles ne remplacent pas les traitements conventionnels, ces disciplines, dites douces, peuvent intervenir en complémentarité afin d’atténuer certains symptômes d’une maladie, calmer des douleurs ou apaiser des angoisses. À l’Institut universitaire du cancer de Toulouse, les patients du service hématologie (1) peuvent y avoir recours, selon leur pathologie. Carole Venturi, cadre de santé dans cet hôpital, explique comment ces soins parallèles sont utilisés dans le cadre d’un traitement contre le cancer.

    1 Qu’entend-on par médecines douces ?

    Carole Venturi : Les médecines douces peuvent être définies comme des pratiques complémentaires ne nécessitant pas l’utilisation de médicaments actifs. Sont considérés comme tels le massage, la relaxation, la chiropraxie, l’ostéopathie, la sophrologie, la naturopathie, l’aromathérapie mais aussi le yoga. Ces disciplines ont pour point commun de ne pas s’inscrire dans un traitement classique et de ne recourir à aucun soin ni aucun médicament chimique.

    L’ostéopathie, qu’est-ce que c’est ?

    L’ostéopathie est une pratique thérapeutique exclusivement manuelle basée sur des techniques de manipulation vertébrale et/ou musculaire. Par des mouvements de torsion, d’élongation et par des pressions effectuées en divers endroits du corps, elle permet de lever les blocages articulaires. Pour redonner leur mobilité aux zones affectées, cette médecine douce aborde le corps dans son ensemble. L’ostéopathie est ainsi particulièrement recommandée pour traiter les maux dont la cause est inconnue. Parmi ces derniers : les douleurs articulaires, vertébrales ou costales, les tendinites mais aussi les maux de tête, les migraines et les vertiges, entre autres. Elle est pratiquée dans certains hôpitaux pour soulager les patients et peut être parfois intégrée au forfait hospitalier.

    2 Que pensez-vous de la méfiance de certains patients et professionnels de santé à l’égard de ces pratiques non conventionnelles ?

    Carole Venturi : Je pense qu’il faudra encore quelques années et de nombreuses études pour que les effets des médecines douces soient incontestables mais aussi pour que les doutes et les idées reçues qui leur sont associées se dissipent. Mais de plus en plus d’études et de recherches vont dans ce sens, ce qui est plutôt positif. Par exemple, les bénéfices de l’aromathérapie sont aujourd’hui unanimement reconnus. Son action sur le relâchement des muscles et la réduction des inflammations n’est plus à prouver.

    3 Dans quelles situations avez-vous recours aux médecines douces ?

    Carole Venturi : Dans le domaine qui est le mien, l’hématologie (1), les médecines douces sont utilisées pour soulager les malades, alléger certains de leurs symptômes, atténuer la douleur ou encore détendre les muscles. Généralement, ce sont les patients eux-mêmes qui font le souhait d’en bénéficier soit parce qu’ils ont entendu parler de leurs bienfaits, soit parce qu’ils en sont adeptes depuis plusieurs années. Il faut cependant être prudent car certaines disciplines peuvent ne pas être compatibles avec certains traitements. Je pense notamment à l’aromathérapie qui peut donner lieu à des effets secondaires indésirables si elle est associée à certaines substances médicamenteuses. Communiquer et demander l’avis de son médecin traitant ou de l’équipe médicale est donc indispensable avant de se tourner vers ces médecines. Mais pas d’inquiétude : les professionnels de santé posent généralement suffisamment de questions pour détecter un éventuel recours à ces soins et adapter les traitements, le cas échéant.

    L’acupuncture : une médecine douce aux multiples bienfaits

    Issue du latin acus et punctura (signifiant respectivement aiguille et piqûre), l’acupuncture est l’une des branches de la médecine chinoise traditionnelle. Elle vise à rééquilibrer les énergies du corps en implantant de petites aiguilles en des points très précis (les méridiens). L’acupuncture se révèle particulièrement efficace pour :

    • soulager les maux de tête et les douleurs (menstruelles, dentaires, articulaires, etc.) ;
    • traiter les troubles du sommeil et/ou alimentaires, l’hypertension et les états dépressifs ;
    • soulager les nausées et les vomissements liés à la grossesse, par exemple ;
    • mais aussi dans le cadre d’un sevrage tabagique.

    Elle est utilisée dans certains hôpitaux en France, notamment dans des Centres de la douleur.

    4 Comment les patients accueillent-ils l’utilisation de médecines douces en milieu hospitalier ?

    Carole Venturi : À l’Institut universitaire du cancer de Toulouse, nous nous appuyons régulièrement sur certaines médecines douces depuis bientôt cinq ans. Pour nous, elles constituent des « soins support » et c’est ainsi que nous les présentons aux patients dès leur arrivée et selon leur problématique. Nous leur laissons ensuite le choix d’y avoir recours. Certains testent et y adhèrent, d’autres non. Dans tous les cas, notre démarche a toujours été très bien accueillie. Et pour cause, les pathologies que nous traitons nécessitent des traitements chimiques lourds pour être soignées. Dans ce cadre, l’aromathérapie et la médecine chinoise par exemple vont être très bénéfiques pour apaiser les symptômes ou les effets secondaires des traitements médicamenteux.

    Dans le service dans lequel j’officie, qui traite les leucémies aiguës et les lymphomes, nous avons surtout recours aux massages, à la relaxation et à la sophrologie pour atténuer les symptômes de la maladie. Mais cela passe aussi par des conseils et des exercices visant à faire baisser le taux d’anxiété ou de stress, et à réduire les nausées et les vomissements. Ces soins font désormais partie intégrante du quotidien du service et devraient, selon moi, être reconnus comme une médecine complémentaire à part entière.

    Zoom sur la chiropraxie

    Technique thérapeutique manuelle visant à soigner différentes affections par manipulations des vertèbres : telle est la définition de la chiropraxie. Concrètement, cette discipline repose sur la prévention, le diagnostic et le traitement des subluxations* de l’appareil neuro-musculo-squelettique, et ce, grâce à des manipulations effectuées au niveau des muscles, des articulations et des vertèbres. La chiropraxie permet de traiter les douleurs liées aux vertèbres et à la colonne vertébrale telle que les scolioses, celles liées aux cervicales (migraines, troubles articulaires et mandibulaires, etc.) mais aussi l’arthrose. Certains hôpitaux proposent à leurs patients un traitement chiropratique pour contribuer à corriger des dysfonctionnements mécaniques.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif rembourse certaines médecines douces : vos séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de diététique, de pédicurie et podologie, de chiropraxie, d’homéopathie et d’étiopathie sont prises en charge.**

    L’Essentiel de l’article

    • Les médecines dites douces ne nécessitent ni soin ni médicament chimique.
    • Dans le cadre d’un traitement, le recours aux médecines douces est soumis à l’accord de l’équipe médicale.
    • Les soins alternatifs comme la sophrologie peuvent intervenir à toutes les étapes de la maladie.

    (1) Spécialité médicale qui étudie le sang, les organes hématopoïétiques (moelle osseuse, ganglions lymphatiques, rate) et leurs affections.

    * Luxation incomplète, par déplacement partiel des deux extrémités osseuses d’une articulation.

    ** À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.