On doit l’invention de l’homéopathie à un médecin allemand : Samuel Hahnemann. En 1790, alors qu’il traduit les recherches d’un confrère sur l’écorce de quinquina, médicament prescrit contre la fièvre, Hahnemann a l’idée d’expérimenter sur lui-même les effets de cette substance. Il constate qu’elle entraîne des troubles identiques à ceux pour lesquels elle était habituellement prescrite. Le médecin est certain qu’il existe un principe de similitude : « Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue. »
L’homéopathie, nom formé à partir de deux mots grecs, homoios, semblable, et pathos, maladie, s’appuie sur la loi de la similitude : une substance qui provoque des symptômes chez une personne saine peut guérir ces mêmes symptômes s’ils se présentent chez une personne malade. Un principe qui s’oppose à l’allopathie qui utilise des substances dont les effets sont contraires à ceux que la maladie provoque (2).
Bon à savoir
En France, l’homéopathie ne peut être pratiquée que par des médecins, docteurs en médecine, docteurs en chirurgie dentaire, sages-femmes, selon les articles L4111-1 du Code du travail et conformément aux directives du rapport Lebatard-Sartre (1998).
2 Quels sont les grands principes de l’homéopathie ?
Cette « loi de similitude » est indissociable de deux autres grands principes de l’homéopathie : l’infinitésimalité et la globalité. Préparés à partir de substances végétales, minérales ou animales, les remèdes homéopathiques ont été dilués à plusieurs reprises selon une technique spécifique appelée « dynamisation » jusqu’au niveau dit « infinitésimal ».
La dilution, c’est le fameux CH que l’on peut lire sur l’étiquette. Au regard de ses expérimentations, Hahnemann conclut que plus un remède est dilué, plus il agit et que, de surcroît, il peut, selon le degré de dilution, répondre à des usages différents. Les basses dilutions (4, 5 CH) agiraient sur les signes physiques et localisés comme une éruption de boutons par exemple. Les hautes dilutions (15 à 30 CH) sur les signes psychiques. Les moyennes dilutions (7 à 9 CH) sont réservées aux troubles dits fonctionnels (douleurs, spasmes, fièvres, etc.) (3).
Autre principe propre à l’homéopathie : la globalité. Il est impossible de soigner un patient sans prendre en compte la totalité de ses symptômes. Pour déterminer un remède efficace, le médecin homéopathe va donc considérer l’individu dans son ensemble, avec tous les symptômes physiques et psychiques qu’il présente, en tenant compte de la description bien personnelle qu’il en donne. De même qu’un symptôme ne peut être pris en compte que s’il est précis. Par exemple, avoir le nez qui coule est insuffisant pour prescrire un remède contre le rhume. Y a-t-il écoulement clair ou jaune ou quand cela survient-il ? Cette recherche au plus près des symptômes propres à chaque patient est nommée individualisation par les homéopathes (2).
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3 Quels maux peut-on soigner avec l’homéopathie ?
L’homéopathie ne permet pas de soigner les maladies graves, qui relèvent toutes de la médecine allopathique, mais elle peut être utilisée en complément d’un traitement médical, pour soulager des douleurs postopératoires, minorer les effets secondaires d’un traitement allopathique sévère, aider à la consolidation des os après réduction d’une fracture, ou encore prévenir les récidives (2). Votre médecin traitant peut vous conseiller.
Elle est particulièrement indiquée comme médecine de prévention et permettrait de soulager un certain nombre de maux du quotidien : stress, diarrhée, allergies, mal des transports, piqûres d’insecte, angoisses, règles douloureuses, hypertension artérielle, problèmes de sommeil, etc.
Pour les enfants et bébés, cette médecine douce est tout particulièrement appréciée. Des médicaments homéopathiques pourraient aider à soigner les angines, otites, coliques du nourrisson, rhume, gastro, poussées dentaires, bosses… (4)
77 %
des Français ont déjà pris de l’homéopathie au cours de leur vie et 74 % d’entre eux jugent qu’ils sont efficaces. (5)
4 Quels sont les différents modes d’administration de l’homéopathie ?
Il existe différentes formes de présentation des médicaments homéopathiques. Les plus courantes sont les granules et les globules. Les premiers sont des petites boules de lactose et de saccharose enduites du remède plus ou moins dilué. Ces granules se prennent chaque jour par trois, quatre ou cinq. Les globules de même composition que les granules sont de minuscules billes de 3 à 5 mg chacune. Conditionnées dans des tubes unidoses, elles s’administrent en une seule fois.
Cette présentation est le plus souvent prescrite dans les traitements de fond, en moyenne et haute dilution, en prises espacées ou quotidiennes sur une courte période.
Enfin, l’homéopathie en gouttes est particulièrement adaptée pour les enfants jeunes ou pour traiter certains troubles comme les difficultés d’endormissement. Les préparations homéopathiques en gouttes sont utilisées généralement à la dose de 15 à 100 gouttes de deux à trois fois par jour (2).
5 L’homéopathie : quelle efficacité ?
La controverse sur l’homéopathie est vieille de plus de 200 ans et n’est pas près de prendre fin. Il y a d’un côté les convaincus de son efficacité et de l’autre les sceptiques qui pensent que l’homéopathie, parce qu’elle ne contient pas de substances actives, n’a qu’un effet placebo.
L’Essentiel de l’article
Aucune maladie grave ne peut être soignée par l’homéopathie.
L’homéopathie utilise des doses infiniment petites si bien qu’elle ne présente aucun danger de toxicité.
Pour prescrire le bon traitement, le médecin homéopathe tient compte de l’état de santé général du patient.
Insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides… Les résidus de pesticides de synthèse présents dans les aliments constituent une véritable préoccupation pour 93 % des Français (1) qui s’inquiètent de leurs effets sur la santé. Et pour cause, aussi infimes soient-elles, ces traces ne seraient pas inoffensives. Alors que de nombreux pesticides sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens (2), l’Inra a récemment rappelé leur responsabilité, à fortes doses, dans la survenue d’irritation cutanée, de dérèglement du système nerveux central mais aussi de la maladie de Parkinson ou de cancers (3).
Problème, ces substances sont omniprésentes dans l’alimentation. Plus de 3 fruits sur 4 (72,6 %) et 4 légumes sur 10 (41,1 %) issus de l’agriculture non-biologique présentent ainsi des doses de pesticides supérieures à 0,01 milligramme par kilogramme (4). Les chasser de son assiette nécessite donc d’adapter ses habitudes de consommation.
des Français consomment des aliments bio. C’est deux fois plus qu’il y a 20 ans. (1)
1 L’agriculture biologique, est-elle le meilleur rempart contre les pesticides ?
Se tourner vers le bio* apparaît comme le moyen le plus simple et le plus efficace d’éliminer les pesticides de son alimentation. D’autant que, contrairement aux idées reçues, ces produits ne sont pas exclusivement réservés à une clientèle aisée, comme le confirme Angélique Piteau, chargée de communication et de plaidoyer du réseau Cocagne.
« Nos 105 jardins produisent des légumes biologiques qui sont ensuite distribués sous forme de paniers hebdomadaires à nos adhérents-consommateurs. Notre objectif est de rendre l’alimentation durable accessible à tous et de prouver que, même avec un petit budget, il est possible de consommer des fruits et légumes bio », indique-t-elle. Et de préciser que les Jardins de Cocagne sont tous certifiés « Agriculture Biologique », un label qui atteste du non-recours à des pesticides de synthèse au cours de la production.
Le Réseau Cocagne est une structure d’insertion sociale et professionnelle composée de 105 jardins disséminés dans toute la France. Chaque semaine, des assortiments de fruits et légumes bio, frais et de saison sont vendus à des adhérents-consommateurs et/ou à des commerçants en circuit court.
2 « Les pesticides se concentrent dans la peau des fruits et légumes »
Dans le cas d’aliments non bio, l’élimination totale des pesticides s’avère plus compliquée, si ce n’est impossible. Un simple rinçage à l’eau ne suffit pas puisque ces substances pénètrent plus ou moins profondément dans les fruits et légumes. Mieux vaut donc les faire tremper plusieurs minutes dans une eau additionnée de bicarbonate de soude.
Une autre solution consiste à les éplucher avant de les consommer, « car les pesticides se concentrent surtout dans la peau des fruits et légumes. En ne l’ingérant pas, les risques sont certes réduits mais on perd en apport nutritionnel, une grande partie des fibres et vitamines de ces aliments se trouvant dans leur peau », prévient Angélique Piteau. « De même, s’agissant des céréales, les pesticides se retrouvent surtout dans les graines et enveloppes. Il est donc préférable de les consommer raffinées. »
Le saviez-vous ?
Près de 9 Français sur 10 (89 %) souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires. (1)
3 Une sensibilité aux pesticides très disparate
Acheter des produits de saison et/ou privilégier les circuits courts permet également de limiter la charge toxique de son assiette. En effet, la réglementation française sur l’utilisation des pesticides étant plus stricte que de nombreux pays exportateurs, les produits de saison cultivés en France devraient en présenter une quantité moindre.
Enfin, sachez que les fruits et légumes ne sont pas tous égaux face à cette exposition.
« Les raisins par exemple, sont très sensibles aux parasites et donc très traités. Les résidus y sont donc nombreux. L’arboriculture est également connue pour avoir énormément recours aux pesticides car les parasites y sont très résistants. Mais paradoxalement, ces parasites ont développé leur résistance à la suite de l’utilisation massive de ces substances. Aujourd’hui, nous voyons donc les limites des solutions chimiques. La meilleure alternative désormais semble être de revenir au bio », estime Angélique Piteau.
En attendant le tout bio, il est recommandé d’opter pour les fruits et légumes les moins exposés (maïs, asperges, betteraves, patates douces, oignons, potirons, avocat, kiwi, banane ou ananas) et d’éviter les raisins, cerises, framboises et groseilles non issus de l’agriculture biologique (4).
Viandes, poissons, laitages
La consommation de produits d’origine animale peut exposer aux pesticides de synthèse si les espèces concernées (bétail, volaille, poissons, etc.) consomment elles-mêmes des plantes ou céréales saturées en pesticides. En effet, des traces résiduelles de ces substances seront alors présentes dans les graisses animales, le foie, les reins ou le lait. Toutefois, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments, la majorité des aliments d’origine animale (84,4 %) (5) sont exempts de résidus de pesticides de synthèse quantifiables.
Quoi qu’il en soit, pour limiter les risques, mieux vaut opter pour de la viande, du poisson et des laitages certifiés AB ou Bio. Ces labels de la Communauté européenne certifient que les animaux ont reçu une alimentation issue de l’agriculture biologique, saine et variée. En cas de maladie, ils doivent être soignés au moyen de thérapies naturelles et, par ailleurs, pouvoir bénéficier d’espace suffisamment vaste pour évoluer en liberté.
L’Essentiel de l’article
72,6 % des fruits et 41,1 % des légumes non-bio présentent des doses de pesticides quantifiables (4).
Les raisins, cerises, framboises et groseilles font partie des fruits les plus sensibles aux pesticides.
Privilégier des aliments biologiques est le meilleur moyen de chasser les pesticides de son alimentation.
* Le ministère de l’Agriculture définit l’agriculture biologique (ou le bio) comme un mode de production trouvant son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels ; et excluant l’usage des produits chimiques de synthèse et des OGM, entre autres.
La presbytie est un trouble de la vision très fréquent dont les premiers signes peuvent parfois se faire sentir dès 35 ans : la vision de près devient plus difficile, et on doit tenir son livre à bout de bras pour pouvoir lire… Elle est due à une perte de souplesse de l’œil liée naturellement à l’avancée en âge, et qui rend plus difficile la « mise au point ». Rien de grave donc, tout le monde ou presque est concerné et ça se « soigne » très bien ! Ce n’est cependant pas une raison pour la négliger : une presbytie non corrigée peut entraîner de réelles difficultés au quotidien, notamment pour la lecture, ainsi que des maux de tête dus à l’effort d’adaptation permanent des yeux.
Bonne nouvelle pour les myopes (la myopie déforme la vision et la netteté sur les longues distances) : l’apparition de la presbytie va compenser partiellement la myopie pendant un temps. Vous pourrez donc sans doute voir de près sans lunettes pendant plus longtemps qu’une personne non myope. Mais pas de miracle : la presbytie finira par vous rattraper et, quoi qu’il en soit, vous aurez toujours besoin de vos lunettes pour voir de loin…
1,1 milliard
de personnes dans le monde sont concernées par la presbytie.*
2 Faut-il consulter un ophtalmologue ?
Oui, c’est conseillé ! Certes, la presbytie elle-même n’est pas grave et peut, au moins dans un premier temps, être compensée par une simple paire de lunettes achetée en pharmacie ou en supermarché (voir ci-dessous). Elle peut néanmoins masquer d’autres troubles de la vision jusqu’alors non détectés, et qui tendent à s’aggraver avec l’âge comme l’astigmatisme (déformation des contours des images) ou l’hypermétropie (une difficulté à voir de près différente de la presbytie).
La consultation d’un ophtalmologue permettra alors de dresser un diagnostic complet et de prescrire la meilleure correction possible pour vos futures lunettes. Et bien sûr, d’écarter toute maladie grave comme le glaucome ou la DMLA (voir plus bas).
3 Une paire de « loupes » pour patienter
En attendant votre rendez-vous chez l’ophtalmologue et la fabrication de vos verres sur mesure, vous pouvez compenser votre presbytie naissante à l’aide de « loupes de lecture » vendues en pharmacie ou en supermarché. Il s’agit de lunettes à verres grossissants simples, qui vous permettront de retrouver instantanément le plaisir de lire ! Les corrections proposées sont exprimées en dioptries, qui correspondent au niveau de grossissement des verres : +0,5 pour un grossissement très léger, +1 pour un grossissement un peu plus fort, etc. On trouve ainsi des corrections qui montent le plus souvent jusqu’à + 3,5.
Avantage : elles sont efficaces, disponibles partout et bon marché (de 4 à 40 euros selon les modèles et les points de ventes, comptez 15 euros en moyenne). Elles peuvent faire office de deuxième ou troisième paire lorsque vous aurez fait faire des lunettes à votre vue si nécessaire.
Inconvénient : c’est du one size fits all (taille unique), c’est-à-dire que la correction n’est pas personnalisée et n’est donc peut-être pas exactement adaptée à votre cas, d’où l’utilité de consulter un spécialiste. Et bien sûr, le choix d’une monture est beaucoup plus limité que chez un opticien…
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4 Comment se faire faire une paire de lunettes ?
Une fois l’ordonnance de l’ophtalmologue en poche, rien de plus simple ! Rendez-vous chez un opticien pour faire faire vos verres et choisir la monture sur laquelle ils seront montés. Pensez à vérifier la prise en charge des frais d’optique par votre complémentaire santé : le remboursement de l’Assurance maladie est encore très bas (de 2,29 euros à 24,54 euros par verre en fonction des corrections, ou un forfait annuel de 39,48 euros par lentille), la facture peut grimper très vite.
Si vous souhaitez payer le moins cher possible, choisissez un centre optique mutualiste, à condition que votre mutuelle y soit affiliée : vous y trouverez des montures à petits prix et vous pourrez en principe bénéficier du tiers payant.
5 Verres progressifs ou unifocaux ?
Cela dépend de vos besoins et de vos préférences. Les verres progressifs ont l’avantage de corriger la vision de près (dans le bas du verre) tout en permettant une bonne vision de loin (dans le haut du verre). Ils nécessitent souvent un petit temps d’adaptation de quelques jours, et cela implique a priori que vous portiez vos lunettes en permanence. Certaines personnes préféreront des lunettes corrigeant uniquement la vision de près, à verres unifocaux, à porter de façon occasionnelle pour lire ou travailler. Discutez-en avec votre ophtalmologue et votre opticien qui vous guideront dans le choix le plus adapté à vos besoins et à votre style de vie.
6 Peut-on corriger la presbytie avec des lentilles ?
Même si l’option lunettes est de loin la plus répandue (pour des questions de simplicité d’usage et de tolérance), la presbytie peut très bien être corrigée avec des lentilles, qu’elle soit simple ou accompagnée d’astigmatisme ou d’hypermétropie. C’est d’autant plus vrai chez les personnes déjà porteuses de lentilles, qui n’auront qu’à adapter la correction et éventuellement le type de lentilles.
Il existe de multiples sortes de lentilles (souples, rigides, unifocales, multifocales…) : si vous préférez des lentilles aux lunettes, l’ophtalmologue et l’opticien vous aideront à choisir le modèle qui correspond à vos besoins.
Prendre soin de sa vue au quotidien
Quand vous lisez ou regardez la télé, veillez à avoir suffisamment de lumière : lire dans la pénombre est mauvais pour la vue.
Si vous travaillez sur ordinateur toute la journée, limitez les temps d’écran le soir, en particulier les tablettes et smartphones qui émettent beaucoup de lumière bleue. Faites régulièrement de petits exercices pour entretenir votre « souplesse » oculaire.
L’été et à la neige, protégez vos yeux des UV avec des lunettes de soleil adaptées (indice 3, voire 4). Attention : il est interdit de conduire avec des lunettes de soleil indice 4.
Les opticiens proposent généralement d’appliquer un filtre antilumière bleue sur les lunettes, une bonne option si vous travaillez sur écran. Mais son efficacité n’est que partielle : rien ne remplace le repos !
Certains aliments sont réputés bons pour la vue, en réduisant notamment le risque de glaucome ou de DMLA : la vitamine A (carotte, citrouille, abricots, jaune d’œuf…), le sélénium combiné à la vitamine E (avocat, amandes, noisettes…), la vitamine C (agrumes, poivron rouge, brocoli…) et les oméga-3 (poissons gras, huile de lin, etc.).
La chirurgie au laser peut corriger partiellement la presbytie en « rabotant » la cornée pour retrouver la profondeur de champ qui va permettre de récupérer une bonne vision de près. Elle est particulièrement indiquée chez les « jeunes » presbytes (avant 60 ans) car, au-delà, les bénéfices sont faibles.
En fonction de votre situation, l’opération n’est pas la même :
pour les emmétropes, c’est-à-dire les personnes n’ayant jamais eu de troubles de la vue avant la presbytie : un seul œil est opéré, l’autre œil (le directeur) permettant de conserver une bonne vision de loin.
pour les myopes : s’ils choisissent l’opération, c’est pour corriger la myopie et non la presbytie. Le chirurgien laisse alors une légère myopie sur un œil pour compenser l’arrivée de la presbytie.
pour les hypermétropes : l’opération permettra de corriger principalement l’hypermétropie, ce qui a des effets bénéfiques partiels pour la presbytie.
Dans tous les cas, on ne retrouve jamais la vision de sa jeunesse ! La presbytie continue d’évoluer et le port de lunettes devient généralement inévitable quelques années plus tard.
8 Vue qui baisse : les autres causes possibles
D’autres causes que la presbytie peuvent expliquer une baisse de la vision, même si leur apparition est souvent plus tardive (50 ou 60 ans). C’est le cas notamment de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), du glaucome et de la cataracte. Prises à temps, ces maladies peuvent voir leur évolution stoppée par un traitement adapté qui permettra de sauver la vue restante. Il est donc impératif de toujours consulter un ophtalmologue quand on constate une déperdition de vision dans un œil ou les deux.
Si vous n’avez pas de problèmes de vue, il est conseillé de consulter un ophtalmologue tous les deux à trois ans jusqu’à 50 ans. À partir de 50 ans, tous les deux ans, voire tous les ans, et à partir de 60 ans, au moins une fois par an.
Un pesticide est un produit issu de l’industrie chimique, utilisé en agriculture pour éliminer les organismes considérés comme nuisibles et ainsi améliorer le rendement des cultures. Cela comprend les herbicides contre les « mauvaises herbes », les insecticides, les fongicides (contre les champignons), les parasiticides, mais aussi des substances contre les limaces et escargots (molluscicides), les rongeurs (rodenticides), les taupes (taupicides), etc. Les pesticides regroupent également les produits phytosanitaires comme les défoliants, les répulsifs, les fumigants et les agents antifouling (utilisés pour éviter la prolifération végétale sur les surfaces immergées comme les coques de bateaux). Ils se présentent généralement en poudre ou en granulés à disperser, ou sous forme liquide à pulvériser à la main, par tracteur et même par avion.
En France, les pesticides les plus utilisés sont les herbicides (41 % des ventes, dont le fameux et très controversé glyphosate), les fongicides (36 % des ventes) et les insecticides (11 %)(1).
2 A-t-on vraiment besoin des pesticides ?
Les pesticides ont un rôle certain à jouer dans le rendement des cultures. Par exemple, sans glyphosate, qui est un herbicide parmi les plus efficaces existants, les récoltes de blé et d’orge seraient trop chargées en mauvaises herbes pour être réduites directement en farine. D’une manière générale, les monocultures, qui constituent une part importante du paysage agricole français (7 cultures occupent 90 % des terres : blé tendre et dur, orge, maïs, colza, tournesol et prairies temporaires(2)), fragilisent les plantes(3). Celles-ci ne bénéficient pas des effets naturellement protecteurs d’un écosystème riche et varié. Dans ces conditions, difficile de se passer des pesticides si l’on veut viabiliser les exploitations.
L’enjeu n’est donc pas forcément d’interdire purement et simplement les pesticides, mais plutôt de trouver comment les utiliser de façon raisonnée, ou mieux encore, de trouver des alternatives écologiques. Le développement de l’agroforesterie/écologie et de la permaculture est ainsi une piste de plus en plus mise en avant, tout comme l’utilisation de produits d’origine naturelle en lieu et place des produits issus de l’industrie chimique.
Des ventes de pesticides en constante augmentation
En 2016, le volume de produits phytopharmaceutiques vendus en France s’élevait à 73 000 tonnes(4). Le rapport de 2018 de la mission d’information commune sur les produits phytosanitaires montre en effet une hausse de la vente des pesticides de 12 % entre 2014 et 2016. Entre 2015 et 2016, si les ventes d’herbicides ont baissé de 10 %, celles de fongicides ont augmenté de 17 %(1) ! Parmi les causes avancées, la résistance aux végétaux et de certains animaux dits « nuisibles » aux pesticides, qui oblige à recourir à des doses de plus en plus fortes, mais aussi le réchauffement climatique qui augmente le risque de maladies(8). Dans son plan Écophyto 2+ pour la sortie des pesticides, le gouvernement fixe pourtant une baisse de l’utilisation des pesticides de 25 % à horizon 2020.
Les régions les plus concernées
Seulement 11 départements totalisent un tiers des ventes de pesticides, la Gironde arrivant en tête avec 3 000 tonnes, suivie de la Marne et la Somme(4). Les exploitations viticoles étant grandes consommatrices de pesticides, c’est sans surprise que les grandes régions productrices comme la Champagne, le Val de Loire ou le Bordelais comptent parmi les plus touchées. Les zones de maraîchage intensif comme la Loire-Atlantique ou les plaines céréalières et betteravières des Hauts-de-France sont également très concernées.
Vignes et vins, champions des pesticides ?
Une étude menée en 2008 par Actions Network Europe et la MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) avait pointé le recours massif aux pesticides dans la viticulture qui concentrait à elle seule 20 % de l’utilisation de pesticides en France, alors qu’elle ne représentait que 3 % de la surface agricole. Avec, pour conséquence, 100 % des vins issus de la viticulture conventionnelle (non bio) contaminés par des résidus jusqu’à 5 800 fois plus élevés que dans l’eau potable. Dix ans plus tard, rien ou presque n’a changé. Si la surface viticole a légèrement augmenté (3,7 % des terres agricoles françaises), elle draine toujours un cinquième des pesticides. Une bonne nouvelle, pourtant : la viticulture bio est en forte progression, passant de 22 000 hectares certifiés en 2007 à plus de 70 000 en 2016.
9%
du vignoble européen est cultivé en bio.*
4 Produits phytosanitaires et santé, quels risques ?
L’utilisation massive de pesticides, longtemps passée sous silence, est aujourd’hui au cœur de problématiques de santé publiques bien réelles. Largement présents dans l’air au moment de leur pulvérisation, ils sont respirés directement par les riverains des sites d’épandages, mais pas seulement. Une étude Airparif de 2016 a ainsi montré que pas moins de 36 pesticides étaient détectables dans l’air de la zone urbaine parisienne, contre 38 dans les zones agricoles d’Île-de-France(5). Les produits phytosanitaires infiltrent ensuite les eaux de surface et souterraines par ruissellement, contaminant l’eau potable où ils sont présents à l’état de traces. Entre 2007 et 2015, 573 captages d’eau potable ont été interdits à cause de taux de nitrates et/ou de pesticides présentant un risque pour la santé, dont près d’un tiers (31 %) lié au seul dépassement des seuils de pesticides(4).
Autre sujet d’inquiétude, les pesticides se retrouvent jusque dans l’alimentation, notamment les fruits et légumes et les vins, et dans une moindre mesure les produits animaux. En France, 6,4 % des aliments testés en 2016 dépassaient les seuils autorisés(6). Plus grave, « l’effet cocktail » obtenu en consommant des aliments affichant chacun un taux de résidus conforme peut suffire à atteindre des seuils présentant un danger pour la santé. De plus en plus d’études sont menées pour étudier l’impact de ces substances omniprésentes sur l’apparition de maladies graves, notamment les cancers et les troubles neurodégénératifs comme la maladie de Parkinson. Avec des résultats très largement convergents pointant une corrélation positive entre la présence de pesticides dans l’air, l’eau ou les aliments consommés, et la fréquence de ces maladies dans les populations.
Le rapport parlementaire de 2018 met ainsi en avant les risques les plus fréquemment identifiés :
Un facteur de risque accru pour le cancer de la prostate (notamment liés au chlordécone aux Antilles) et des cancers du sang et du système lymphatique (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples) en cas d’exposition professionnelle à des pesticides. Une étude menée de 2005 à 2007 a également montré une occurrence augmentée du mélanome (cancer de la peau) chez les agriculteurs(7).
Un facteur de risque pour le développement des enfants exposés en période prénatale, périnatale ou au cours de la petite enfance.
Une étude de Santé publique France pointe une augmentation sensible de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, en particuliers les viticulteurs (+10 % par rapport à la population générale)(8). Elle a également révélé qu’environ 1 800 nouveaux cas par an se sont déclarés chez les exploitants agricoles âgés de 55 ans et plus, ce qui correspond à une incidence de 13 % plus élevée que chez les personnes affiliées aux autres régimes d’assurance maladie.
Le professeur Robert Barouki, médecin, biochimiste et toxicologue de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) confirme dans ce même rapport qu’il y a « 80 % de certitude qu’il existe un lien de causalité entre certains cancers et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques pour les professionnels ».
5 L’impact des pesticides sur l’environnement
Mais les effets néfastes des pesticides ne se limitent malheureusement pas à la santé. Ils impactent l’ensemble des écosystèmes dans lesquels ils sont dispersés : animaux, végétation, vie souterraine, qualité des sols… Une étude allemande publiée en 2017 montre un déclin de 76 à 82 % des insectes volants en Europe(9) sur les 27 dernières années, une catastrophe pour la survie de toutes les espèces reliées dans la chaîne alimentaire, en particulier les oiseaux, batraciens, poissons et petits mammifères (chauves-souris, mulots…). Le rapport parlementaire de 2018 sur l’utilisation des pesticides pointe ainsi que « 37 % des populations d’abeilles, sauvages et domestiques et 31 % des papillons sont déjà en déclin, et 9 % menacées de disparaître ». Un impact qui se fait bien sûr aussi sentir sur la pollinisation des végétaux dont 80 % des cultures en dépendent(10), mettant en danger l’alimentation humaine.
Les oiseaux, eux, sont triplement impactés : par la disparition des stocks d’insectes et la contamination des espèces survivantes, mais aussi par la raréfaction des graines issues des plantes sauvages systématiquement éliminées par les modes de production de l’agriculture intensive. Un étau qui a conduit à une réduction de 30 % des populations d’oiseaux des champs en 15 ans, l’hécatombe s’élevant à 75 % chez quinze oiseaux nicheurs métropolitains inscrits sur la liste rouge des espèces menacées(11). Un désherbage massif qui accélère également l’érosion des sols(12).
Enfin, parmi les impacts certes moins spectaculaires mais dont les effets pourraient se révéler tout aussi problématiques, le rapport parlementaire met en avant que « l’impact sur la faune du sol, comme les vers de terre et les collemboles […] peut à son tour avoir des conséquences pour la santé des sols et des systèmes aquatiques, la structure des sols, leur perméabilité et le cycle des éléments nutritifs plus généralement (10) ».
6 Les pistes de sortie des pesticides
Les interdictions et régulations
Des pesticides très connus comme le DDT (antimoustiques) et le Gaucho (insecticide) ont été interdits en France respectivement en 1973 ou 2009 du fait de leur toxicité dans le cas d’une exposition trop importante de la population à ces pesticides. Une bonne chose qui n’efface malheureusement pas des années d’utilisation intensive, le DDT pouvant rester dans les sols pendant plus de 20 ans(12). Les néonicotinoïdes, dont les effets néfastes sur les populations d’abeilles ont été démontrés(13), sont eux interdits depuis le 1er septembre 2018, tout comme le métam-sodium, également interdit après avoir intoxiqué 70 personnes dans l’ouest de la France à l’automne 2018. En revanche, le glyphosate, largement décrié, a vu son autorisation d’utilisation au sein de l’Union européenne prolongée jusqu’au 15 décembre 2022.
Utilisation raisonnée des pesticides
Les projections des Nations unies estiment que la population mondiale devrait croître jusqu’à 9,7 milliards d’ici 2050, soit une hausse de 30 % par rapport à 2017, principalement dans les pays en développement. Pour assurer les ressources alimentaires nécessaires, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) prévoit que les rendements agricoles devront s’accroître de 80 % et la surface cultivée de 20 %. Dans cette logique, les pesticides peuvent continuer à jouer un rôle, à condition d’en encadrer l’utilisation pour limiter leurs effets délétères. La FAO a publié à ce titre un guide de bonnes pratiques pour la gestion et l’utilisation des pesticides à l’usage de toutes les parties prenantes de la filière. Et rappelle à bon escient qu’il est également possible, quand les conditions le permettent, de produire sans y avoir recours.
Croissance du bio et de l’agroécologie
Si la réglementation reste un outil de choix pour sortir du « tout-pesticide », un changement radical des pratiques agricoles et des modes de consommation semblent également indispensables. Le succès grandissant du bio est à ce titre une réelle avancée en France et un peu partout en Europe, où 12 millions d’hectares étaient cultivés en bio ou en conversion en 2016, soit 6,7 % des surfaces agricoles (+20 % en quatre ans)(14).
D’autres pratiques, comme l’agroécologie ou l’agroforesterie sont aussi en pleine croissance. Ces systèmes de culture s’appuient sur les interactions bénéfiques entre les espèces animale et végétale, et sur le maintien d’un équilibre optimal des écosystèmes pour obtenir des cultures plus résistantes aux maladies et aux parasites. Par exemple, replanter les haies pour protéger les cultures des intempéries mais aussi attirer les insectes pollinisateurs, planter des arbres pour stabiliser les sols, entretenir les pâtures en y remettant des ruminants, etc. À la clé, une agriculture plus variée, dont les différentes composantes s’autorégulent pour limiter, voire éliminer totalement la nécessité des traitements chimiques.
Recommandations et actions publiques
Après l’échec du plan Écophyto lancé en 2009, les pouvoirs publics ont lancé en 2018 un second plan, Écophyto 2+, visant à réduire drastiquement l’utilisation des pesticides en France tout en maintenant une agriculture performante. Écophyto 2+ repose sur 5 leviers d’action :
allouer une majorité des 71 millions d’euros de crédits annuels au soutien de projets de recherche appliquée, de transfert de l’innovation et au déploiement de collectifs d’agriculteurs ;
Du ski à la randonnée en passant par la luge, le snowboard ou les balades en chiens de traîneau : à la montagne, il y en a pour tous les goûts ! Malgré ses atouts, il est important de rester vigilant. Preuves en sont les nombreuses interventions réalisées chaque année par les équipes de secours. En effet, en altitude comme ailleurs, un accident est vite arrivé. Mais savez-vous quels sont les gestes à adopter face à une telle situation ? Si oui, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Si non, suivez le guide et découvrez comment secourir une victime en cinq étapes.
1 Établir une zone de sécurité
Lorsque l’on est témoin d’un accident en montagne (ou ailleurs), la première règle est de ne pas se laisser gagner par la panique. Il est en effet très important de réagir de façon rationnelle. Aussi, si vous vous retrouvez dans cette situation, n’hésitez pas, si nécessaire, à prendre quelques secondes de recul pour analyser la situation calmement et établir les priorités.
Généralement, le premier geste vise à éviter le suraccident en délimitant une zone de sécurité autour du blessé. À l’instar du triangle de signalisation qui permet, sur la route, de prévenir les autres automobilistes, cette précaution protégera le blessé, mais aussi les secouristes d’une éventuelle collision. Le plus simple pour inviter les autres usagers des pistes à la vigilance consiste à placer ses skis, ses bâtons ou ses raquettes en croix dans la neige, à une distance de cinq à dix mètres environ de la victime.
En revanche, il vous faudra effectuer un dégagement d’urgence en cas de risque imminent (par exemple). Dans ce cas exceptionnel, vous devrez alors déplacer le blessé vers un endroit sécurisé. Tâchez alors de l’installer dans une position stable et confortable.
Une fois le blessé protégé des autres skieurs, il faut rapidement contrôler son état physique et de conscience. La victime est-elle consciente ? Répond-elle clairement aux questions et sollicitations ? Réagit-elle uniquement à la douleur ? Ou, au contraire, est-elle inconsciente ? Vérifiez ensuite ses fonctions vitales en vous assurant qu’elle respire normalement par le nez ou par la bouche, et qu’elle n’a pas de blessure grave.
Si la victime est consciente mais que ses voies respiratoires sont encombrées, elles doivent être dégagées afin de faciliter la respiration. Si l’air circule partiellement, encouragez la victime à tousser. Si par contre les voies respiratoires sont complètement obstruées, la personne est victime d’un étouffement. Dans ce cas, alternez grandes claques dans le dos de la victime et compressions abdominales jusqu’à l’expulsion du corps étranger.
Si une hémorragie est détectée, l’arrêter est une priorité. Pour cela, il faut d’abord allonger la victime puis alerter les secours, avant de comprimer la plaie. Appuyez si possible un linge propre ou sac plastique sur l’endroit qui saigne avec la paume de la main ou vos doigts jusqu’à l’arrivée des secours.
Si la victime est inconsciente et qu’elle ne respire plus, un massage cardiaque devra être pratiqué. A contrario, si la victime est inconsciente et qu’elle respire, placez-la en position latérale de sécurité (PLS).
C’est le nombre d’interventions effectuées par les sapeurs-pompiers montagnards en 2017.**
3 Protéger la victime en attendant les secours
Après avoir réalisé cette évaluation, portez une attention particulière aux éventuelles lésions de la tête, de la colonne vertébrale et des jambes, mais évitez tout mouvement qui pourrait aggraver les blessures. Ne cherchez pas non plus à lui enlever son casque et/ou ses chaussures. Cette évaluation peut parfois être rendue compliquée par les couches de vêtements. Si elle est consciente, demandez à la victime de vous parler de son état et de ses douleurs régulièrement.
9 000
C’est le nombre d’interventions effectuées chaque année par le GMSP (Groupe Montagne Sapeurs-Pompiers), le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) et les CRS de montagne.***
4 Alerter les secours
Le 15 (Samu), le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d’urgence européen) vous permettront de joindre les secours. Si vous êtes sourd ou malentendant, composez le 114. En cas d’absence de réseau téléphonique, désignez une ou plusieurs personnes qui seront chargées d’aller chercher de l’aide, mais ne laissez pas la victime seule. Dans l’éventualité où vous seriez seul avec la victime, restez proche d’elle et tentez de joindre les secours régulièrement.
Sachez toutefois que lorsque votre téléphone indique que vous n’avez pas de réseau, cela signifie simplement qu’il ne capte pas votre opérateur de téléphonie. Le 112 étant considéré comme un numéro d’urgence, votre téléphone se mettre en relation avec l’opérateur disponible.
Dès lors que le contact avec les équipes de secours est établi, communiquez-leur les informations nécessaires dans le calme. Indiquez notamment l’âge, le sexe et l’état de la victime. Si possible, communiquez également l’activité pratiquée et les circonstances de l’accident. Par ailleurs, en plus de l’adresse et/ou des coordonnées GPS, donnez des informations sur la zone d’intervention (dégagée ou boisée, possibilité d’y faire atterrir un hélicoptère ou non, etc.) et sur votre tenue vestimentaire (et celle de la victime) afin d’être repérés plus facilement.
5 Veiller sur la victime
Le délai entre l’accident et l’arrivée des secours présente un risque élevé d’hypothermie pour la victime. Pendant ce laps de temps, il est donc indispensable de s’assurer qu’elle ne souffre pas du froid et que sa température corporelle reste stable. Pour ce faire, placez un manteau ou n’importe quel autre vêtement sous son corps afin qu’elle ne soit pas directement en contact avec la neige (restez bien couvert également, vous pourriez vous-même être victime d’hypothermie si vous restez plusieurs heures dans le froid). De même, couvrez-la pour la protéger du froid, de la neige ou de la pluie. Enfin, si la victime est consciente, tenez-la éveillée en lui parlant sans cesse, et, surtout, rassurez-la.
Vous êtes victime d’un accident ?
Bénéficiez d’une assistance 24h/24 et 7j/7. Renseignez-vous !
L’Essentiel de l’article
Protégez la victime en formant une zone de sécurité.
Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules sont pourtant très présentes dans notre environnement. Ces particules de matière infiniment petites sont 50 000 fois plus petites qu’un cheveu (1), et tirent d’ailleurs leur nom de cette taille microscopique. En effet, elles ne mesurent qu’entre 1 et 100 nanomètres, sachant qu’un nanomètre équivaut à un millionième de millimètre.
Selon l’Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanotechnologies et des sciences (Avicenn) (2), il existerait trois types de nanoparticules, dont les nanoparticules incidentelles. Ces dernières sont produites « involontairement » et seraient notamment présentes « dans les fumées industrielles ou celles émanant des moteurs diesel et autres particules dites ultrafines, des grille-pain ou des fours ». Les nanoparticules naturelles, quant à elles, se « trouvent dans les poussières d’érosion ou d’éruption volcanique, ou encore dans les embruns marins ». Enfin, les nanoparticules manufacturées désignent « les matériaux composés ou constitués d’objets intentionnellement fabriqués par l’homme à l’échelle nanométrique » pour offrir de nouvelles propriétés à certains matériaux, aliments ou produits cosmétiques, entre autres.
Le saviez-vous ?
Une nanoparticule est 50 000 fois plus petite qu’un cheveu.*
2 Où trouve-ton-on les nanoparticules ?
Plébiscités par le secteur industriel depuis la fin des années 1990 (3), les nanomatériaux (comme les additifs alimentaires) sont aujourd’hui présents dans de très nombreux produits de la vie courante. Et pour cause, ils permettent de fabriquer des produits dotés de propriétés nouvelles ou d’en améliorer les caractéristiques.
Le dioxyde de silicium (ou E551), par exemple, est un antiagglomérant qui permet d’éviter qu’une poudre forme des paquets. Il est utilisé dans le chocolat en poudre, les soupes instantanées, les assaisonnements prêts à l’emploi, etc. Le dioxyde de titane (E171) et l’oxyde de zinc permettent, eux, de rendre une crème solaire transparente plutôt que blanche. On retrouve donc couramment ces nanomatériaux dans les produits cosmétiques et/ou pharmaceutiques. S’agissant du nano argent, ce sont ses propriétés antibactériennes et antiodeur qui sont exploitées dans les textiles, les pansements ou encore les sprays désinfectants.
Malgré les multiples bénéfices que voit en eux le secteur industriel, les nanomatériaux font l’objet de méfiance en raison de leurs effets délétères soupçonnés sur la santé.
3 Quels sont les risques liés aux nanoparticules ?
Si leur taille infime est une aubaine pour l’industrie, elle l’est moins pour le corps humain. En effet, cette spécificité permet aux nanoparticules de pénétrer plus facilement dans l’organisme par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée. Elles franchissent ainsi plus aisément les barrières physiologiques.
Ainsi, en 2017, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) (4) relevait une relation de cause à effet entre l’exposition au dioxyde de titane et l’affaiblissement du système immunitaire. D’ailleurs, le Centre international de recherche sur le cancer considère cette nanoparticule comme étant cancérogène quand elle est inhalée.
Problème, faute de traçabilité et d’étiquetage, il est actuellement très difficile de connaître notre niveau d’exposition à ces nanoparticules. Ainsi, en août 2017, le magazine 60 Millions de consommateurs(5) révélait la présence de dioxyde de titane dans divers desserts glacés, confiseries et autres gâteaux destinés aux enfants. Mais aucun de ces produits ne mentionnait la présence de nanoparticules dans sa composition, alors que la mention « nano » aurait dû figurer sur les étiquettes.
4 Peut-on éviter les nanoparticules ?
Depuis 2013, les étiquettes des produits cosmétiques et alimentaires contenant des nanoparticules doivent faire apparaître la mention « nano » entre crochets et avant la dénomination de l’ingrédient. Une obligation qui n’est pourtant que très rarement respectée. L’une des alternatives consiste donc à consulter les inventaires de produits disponibles sur Internet. À noter qu’ils sont plus ou moins fiables puisque réalisés selon les déclarations des fabricants. Autre solution, retenir les dénominations des nanoparticules les plus couramment utilisées (dioxyde de titane ou E171 et dioxyde de silicium ou E551) et s’assurer de leur absence avant de mettre un produit dans son panier.
L’Essentiel de l’article
Il existe trois types de nanoparticules : les incidentelles (c’est-à-dire qu’elles sont créées de manière fortuite), les naturelles et les manufacturées.
Elles sont présentes dans de très nombreux produits de consommation courante, des cosmétiques aux confiseries.
Faute de traçabilité et d’étiquetage, il est pour l’heure très difficile de les éviter.
Perturbateur endocrinien : ce terme dissimule l’un des principaux enjeux sanitaires de ces prochaines années. Et pour cause, omniprésentes dans les produits de consommation courante et dans notre environnement d’une manière générale, ces substances sont pointées du doigt en raison de leur nocivité soupçonnée.
1 Un perturbateur endocrinien, qu’est-ce que c’est ?
L’organisation mondiale de la santé (OMS) définit un perturbateur endocrinien comme étant « une substance exogène ou un mélange qui altère la/les fonction(s) du système endocrinien et, par voie de conséquence, cause un effet délétère sur la santé d’un individu, sa descendance ou des sous-populations ». Plus simplement, un perturbateur endocrinien est un agent chimique pouvant altérer le système endocrinien.
2 Comment agissent les perturbateurs endocriniens ?
Canal de communication entre différents organes, le système endocrinien regroupe les organes qui sécrètent les hormones visant à réguler la croissance, le développement sexuel et cérébral, la satiété et le fonctionnement du métabolisme d’un individu, notamment. Mais, en se fixant sur le récepteur hormonal d’un organe, le perturbateur endocrinien provoque un stimulus et modifie le mécanisme normal du corps humain.
Les perturbateurs endocriniens « peuvent également bloquer l’action des hormones en se fixant en grand nombre sur les récepteurs que ces dernières doivent utiliser », alerte d’ailleurs l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Et de préciser : « Ces molécules se caractérisent donc par un effet toxique indirect, via les modifications physiologiques qu’elles engendrent. »
Le saviez-vous ?
Le coût sanitaire de l’exposition aux perturbateurs endocriniens serait estimé à 157 milliards d’euros annuels en Europe et 340 milliards de dollars annuels aux États-Unis.*
3 Quels sont les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ?
Sans surprise, le dérèglement du fonctionnement des hormones dans l’organisme n’est pas sans conséquence. Diverses pathologies pourraient ainsi être liées à une exposition plus ou moins importante aux perturbateurs endocriniens.
Baisse de la qualité du sperme et de la testostérone et malformations congénitales de l’appareil urogénital chez l’homme, endométriose et/ou puberté précoce chez la femme, mais aussi cancers du sein, de l’utérus et des ovaires, des testicules et de la prostate : telles sont les principales incidences relevées par l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles).
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Très peu d’études permettent d’établir un lien causal clair entre l’exposition à des perturbateurs endocriniens et la survenue de pathologie chez l’homme.
INRS
À noter que les individus seraient plus vulnérables à l’exposition à ces substances chimiques pendant certaines périodes clés du développement du métabolisme, comme la puberté ou la grossesse, entre autres.
4 Où trouve-t-on les perturbateurs endocriniens ?
Il existe presque autant de types de perturbateurs endocriniens que de sources de contamination. « Ces composés peuvent être présents dans les produits manufacturés ou des aliments d’origine végétale ou animale. Ils sont pour la plupart issus de l’industrie agrochimique (pesticides, plastiques, pharmacie…) et de leurs rejets », indique l’Inserm. Ils seraient ainsi présents dans l’air à travers les polluants, dans les fruits et légumes par le biais des résidus de pesticides, mais aussi dans les emballages alimentaires plastifiés ou en conserve (bisphénol A), les traitements contraceptifs, les produits cosmétiques (parabène, phtalates), les textiles antitaches ou imperméabilisés, etc.
5 Comment s’en préserver ?
Bien qu’il semble impossible de les éliminer complètement de son environnement, quelques gestes peuvent permettre de se préserver des perturbateurs endocriniens. Il est ainsi recommandé de :
vérifier les étiquettes de ses produits d’hygiène et de beauté et de privilégier ceux ne contenant ni parabène, ni phtalate ;
privilégier les produits naturels pour faire son ménage et bannir les produits chimiques ;
éviter le linge de maison et les vêtements en matière synthétique ;
supprimer le plastique de sa cuisine, qu’il s’agisse des ustensiles, d’emballages alimentaires, de boîte de conservation ou de récipient ;
éviter les boîtes de conserve.
* Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
L’Essentiel de l’article
Un perturbateur endocrinien est une substance chimique qui dérègle le fonctionnement des hormones dans l’organisme.
Les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de favoriser l’apparition de tumeurs.
Ils seraient également responsables de pathologies liées à la stérilité.
Aussi envahissante que résistante, la punaise de lit fait partie de ces insectes dont il est difficile de se débarrasser. Problème, depuis quelques années, ce nuisible que l’on pensait avoir complètement disparu des pays développés fait un retour remarqué. Pour preuve, à l’automne 2018, le cinéma parisien MK2 Quai de Loire (1), l’internat du lycée de l’Elorn à Landerneau (Finistère) (2), le quartier Croix-Rouge de Reims (3) et l’école maternelle de la Cabucelle à Marseille (4) ont fait l’amère expérience d’une invasion de punaises de lit. Une multiplication des cas qui serait étroitement liée à nos modes de vie. Ainsi, la démocratisation des séjours à l’international, la concentration des habitations en milieux urbains, mais aussi leur résistance aux insecticides, sont autant de causes qui favoriseraient leur propagation.
1 Qu’est-ce qu’une punaise de lit ?
« L’un des plus anciens parasites de l’Homme » : c’est ainsi que le ministère des Solidarités et de la Santé définit la punaise de lit. Pas plus gros qu’un pépin de pomme, le Cimex lectularius de son vrai nom est un insecte brun, rampant et hématophage (c’est-à-dire qu’il se nourrit du sang d’animaux vivants). Si sa taille le rend visible à l’œil nu, il n’en est pas plus facile à repérer pour autant. Et pour cause, craignant la lumière, il affectionne les endroits obscurs (fissures d’un mur, fentes d’un parquet ou recoins d’un canapé) et ne se déplace qu’à la nuit tombée.
Autre caractéristique notable : la punaise de lit est très féconde. Chaque femelle peut ainsi pondre au cours de sa vie entre 200 et 500 œufs, d’où sa vitesse de prolifération. (5)
La femelle ne pond pas en dessous de 10 °C. Les pays chauds et tempérés seraient donc plus exposés à une propagation que les autres.
Lucile Vidal, responsable pédagogique de la cité des insectes Micropolis, en se basant sur les données de l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE).
2 Comment se déplacent les punaises de lit ?
Cet insecte se déplace surtout de manière passive, au gré des allées et venues de ses hôtes du moment. Il migre d’un lieu à l’autre par l’intermédiaire des vêtements et bagages lors de séjours à l’étranger, mais peut également s’installer à l’intérieur de meubles d’occasion. Il se déplace d’autant plus facilement qu’il est capable de survivre plusieurs mois sans se nourrir.
3 Comment éviter les punaises de lit ?
Vous pensiez que la présence de punaises de lit était synonyme d’insalubrité ? Détrompez-vous. Comme le rappelle le ministère des Solidarités et de la Santé, « la propreté d’une habitation n’est pas un facteur évitant une première infestation ». Peu regardante, la punaise de lit peut aussi bien s’installer dans une maison individuelle qu’un hôtel 5 étoiles, un centre hospitalier, une maison de retraite ou une cité universitaire…
Et s’il n’existe pas, à ce jour, de « solution non chimique efficace permettant d’éviter une invasion, on peut en limiter les risques en inspectant minutieusement la literie de ses lieux de vacances », prévient Lucile Vidal. De même, de retour de l’étranger, mieux vaut éviter de poser sa valise sur son lit ou son canapé. Et si vous êtes adeptes de seconde main (vêtements, mobilier, matelas, etc.), pensez à examiner vos achats avant de les installer chez vous.
Bon à savoir
La loi Elan a ajouté une nouvelle condition à la location de logement. Désormais, ce dernier doit être « exempt de toute infestation d’espèce nuisible et parasites ». Objectif : lutter contre la prolifération de cafards, punaises de lit et autres parasites.*
4 Comment savoir si l’on est infesté par des punaises de lit ?
« Vous vous réveillez un matin avec des boursoufflures rouges assez regroupées sur le corps ? Il y a de fortes chances que des punaises de lit aient élu domicile chez vous », explique Anaïs en se basant sur sa propre expérience.
Après un séjour en Équateur, cette jeune étudiante de 23 ans a eu la désagréable surprise de constater qu’elle n’était pas rentrée seule de ses vacances. La présence de petites taches de sang sur ses draps lui a mis la puce à l’oreille. Elles peuvent en effet être causées par les insectes que vous écrasez pendant votre sommeil. Enfin, si vous remarquez, du jour au lendemain, des petites traces noires sur vos draps, matelas ou sommier, il pourrait bien s’agir de leurs déjections…
5 Quelles sont les conséquences des piqûres de punaises de lit ?
Indolore, la piqûre de punaise de lit est semblable à celle d’un moustique, mais ne présente aucun risque de transmission de maladie. En revanche, des rougeurs et des démangeaisons apparaissent généralement quelques heures plus tard.
Les piqûres de punaises de lit disparaissent naturellement sous dix jours et ne nécessitent pas de soins particuliers.
Ministère des Solidarités et de la Santé
Attention toutefois, la réaction cutanée dépend de la sensibilité de chacun. Sans conséquence pour 10 % des individus, les piqûres peuvent déclencher une réaction allergique plus ou moins importante, voire des malaises chez d’autres. En cas de démangeaisons gênantes ou d’effets secondaires persistants, consultez donc sans tarder votre médecin traitant ou votre dermatologue. Il vous prescrira un traitement adéquat.
6 Comment se débarrasser des punaises de lit ?
« Si vous constatez la présence des punaises chez vous, il est malheureusement certainement trop tard pour éviter une infestation », regrette Lucile Vidal.
Il faut donc agir d’autant plus rapidement pour arrêter la propagation.
« N’ayez pas honte. Prévenez vos voisins et votre bailleur afin qu’ils prennent les mesures adéquates. Ensuite, passez minutieusement l’aspirateur aussi bien sur le sol que sur les matelas, sommier, canapé et fauteuil de votre appartement, en ne négligeant aucun recoin. Parallèlement, lavez à 60 °C au minimum tous les vêtements, linges de lit, revêtements en tissu, susceptibles d’avoir été contaminés ou congelez-les pendant 48 heures », conseille Anaïs qui a elle-même dû prendre ces mesures qui lui avaient été préconisées par des professionnels de la désinsectisation.
Quant au ministère des Solidarités et de la Santé, il recommande de procéder à un nettoyage vapeur à 120 °C qui « détruit tous les stades de punaises de lit au niveau des recoins ou des tissus d’ameublement ». Il existe pour cela des nettoyeurs vapeur dédiés à l’élimination des punaises de lit.
Enfin, en cas de grosse invasion, débarrassez-vous des matelas, canapés, fauteuils et meubles infestés en les déposant à la déchetterie, puis contactez une entreprise spécialisée dans la lutte antiparasitaire.
« Ces professionnels adopteront des méthodes de lutte qui allient des techniques et produits efficaces », assure le ministère.
Ils procéderont au démontage et au traitement du mobilier, mais aussi au nettoyage de vos textiles afin d’éradiquer le nuisible. Ces professionnels du nettoyage appliqueront également un insecticide chimique très puissant et rémanent en divers points infestés et/ou stratégiques du logement (plinthes, pieds et tête de lit, tapisserie décollée, fissures, etc.).
L’Essentiel de l’article
Extrêmement envahissante, la punaise de lit migre au gré des déplacements de son hôte du moment.
Elle est hématophage (c’est-à-dire qu’elle se nourrit du sang d’autres animaux vivants) et vit principalement la nuit.
Sans conséquence chez 10 % des individus, ses piqûres peuvent déclencher des réactions cutanées, des réactions allergiques, voire des malaises chez d’autres.
La moindre particule de poussière provoque chez vous des éternuements à répétition ? Vos yeux pleurent dès lors que vous secouez un plaid ? Vous êtes peut-être allergique aux acariens. Ces animaux microscopiques de la classe des arthropodes se plaisent tout particulièrement dans les environnements chauds et douillets que sont les tapis, les fauteuils, les coussins ou encore la literie. Et si leur présence, tout au long de l’année, n’a aucune incidence sur le quotidien de la majorité des individus, elle constitue une véritable gêne pour d’autres. En première ligne, les personnes allergiques.
Ainsi, selon une enquête réalisée à l’automne 2017 (2) :
« Les symptômes les plus handicapants (de cette allergie) sont liés aux affections nasales. Les éternuements (71 % des adultes fortement ou moyennement handicapés) et les écoulements nasaux (65 %) arrivent en tête des désagréments les plus cités, suivis par les démangeaisons (61 %) et les yeux gonflés ou rouges (51 %) ».
Mais outre ces symptômes, que beaucoup confondent d’ailleurs avec ceux d’un banal rhume (démangeaisons mises à part), les acariens peuvent également entraîner l’apparition de maladies respiratoires sévères, parmi lesquelles la rhinoconjonctivite, l’asthme ainsi que de l’eczéma.
À noter que le pouvoir allergisant des acariens est dû à certaines protéines présentes dans leurs déjections d’une part et aux poussières que produisent leurs cadavres, d’autre part. Bref, loin d’être anodine, la présence de ces indésirables, si elle ne peut être éliminée totalement, doit donc être limitée au maximum.
Le saviez-vous ?
Alors que leur espérance de vie n’est que de 2 à 3 mois, les acariens se reproduisent pourtant très rapidement. Ainsi, une femelle peut pondre entre 20 et 80 œufs tout au long de sa vie. (1)
2 Comment se débarrasser des acariens : traquer la poussière
Sachant qu’un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens (1), il est nécessaire de faire régulièrement le ménage chez soi afin de les déloger. Épousseter ses meubles et étagères avec un chiffon légèrement humide ou en microfibres, passer l’aspirateur au moins une fois par semaine et éviter l’accumulation de bibelots font partie des premières mesures à adopter pour se débarrasser des acariens.
Par ailleurs, plutôt que des tapis à poils longs, choisissez des sols facilement lavables. Les acariens se nourrissent principalement des miettes de nos aliments, de moisissures et de squames cutanées, c’est-à-dire de petites peaux mortes ; les tapis et moquettes constituent donc un habitat idéal pour eux.
Déjà présents par millions tout au long de l’année dans notre environnement, les acariens prolifèrent davantage pendant les mois de mars/avril et octobre/novembre. En cause : l’humidité ambiante, l’utilisation du chauffage et notre tendance à aérer moins régulièrement nos intérieurs pour se préserver du froid. Autant de facteurs qui créent des conditions de reproduction favorables puisque les acariens apprécient particulièrement les atmosphères chaudes et humides. Il est donc très important d’ouvrir quotidiennement les fenêtres de son logement, matin et soir de préférence, pendant quinze minutes au minimum. Ce petit geste doit devenir une habitude en toute saison afin de favoriser la circulation de l’air et d’éviter l’humidité. Par ailleurs, il est recommandé de limiter la température intérieure à 20 °C.
Des astuces naturelles peuvent vous aider à combattre ces petits indésirables. Parmi celles-ci, une solution composée d’eau (1,5 litre), additionnée de deux jus de citron et de deux cuillères à café d’huile essentielle d’eucalyptus, de lavande ou de menthe. Vaporisez cette solution partout dans votre logement et laissez sécher. À éviter si vous ou vos enfants êtes allergiques aux huiles essentielles, bien sûr. Par ailleurs, le bicarbonate de soude aurait également le pouvoir de repousser les acariens. À saupoudrer sur votre literie et/ou vos tapis, durant deux heures, avant de passer l’aspirateur. Pensez à éloigner les enfants et les animaux quand vous effectuez cette opération pour laisser le produit agir tranquillement.
Bon à savoir
Outre les températures dépassant 55 °C, les acariens n’apprécient guère celles inférieures à 0 °C. N’hésitez donc pas à placer les textiles (ou les peluches) qui ne passent pas en machine au congélateur pendant quelques heures.
4 Laver très régulièrement son linge de maison
Plaids, couettes, draps, oreillers, coussins, peluches… Ces textiles constituent, eux aussi, un habitat de choix pour les acariens. Et pour cause, ils y trouvent l’un de leur repas de prédilection : les squames cutanées. Heureusement, ces indésirables ne résistent pas à une température excédant 55 °C. Un passage en machine à 60 °C tous les quatre mois (ce qui correspond au cycle de reproduction des acariens) aura donc vite fait de les éliminer.
S’agissant des draps, l’idéal est de renouveler l’opération une fois par semaine, non seulement pour se débarrasser des acariens, mais aussi pour une question d’hygiène. Et si vos finances vous le permettent, investir dans des housses de matelas et d’oreiller antiacariens peut être une bonne solution préventive. Quant au canapé du salon, préférez-le en cuir. Et s’il est en tissu, mieux vaut opter pour un modèle dont on peut enlever la housse et la laver tous les trimestres.
Si vous faites partie des adeptes de la moquette, passez l’aspirateur aussi régulièrement que possible. Vous pouvez aussi opter pour une solution plus radicale : vous en débarrasser et opter pour du carrelage ou du parquet.
3 choses à savoir sur la désensibilisation
1
La désensibilisation (ou immunothérapie) est une méthode thérapeutique destinée à diminuer la sensibilité allergique d’un sujet. Elle consiste en l’administration régulière au patient d’un ou plusieurs allergènes auxquels il est sensibilisé. Objectif : apprendre à son système immunitaire à le tolérer. Ce traitement, qui s’inscrit dans la durée, est prescrit et suivi par un médecin allergologue. Son efficacité est évaluée au bout de six mois à un an.
2
La désensibilisation par voie sublinguale : le traitement s’effectue chez le patient, selon les recommandations du spécialiste. Ici, il s’agit de déposer, à intervalles réguliers, des doses d’allergènes sous la langue. L’efficacité de cette technique dépend du taux d’allergène administré.
3
La désensibilisation par voie sous-cutanée : elle consiste en des injections d’extraits d’allergènes effectuées par l’allergologue lui-même. Aussi appelée « immunothérapie spécifique sous-cutanée » (SCIT), elle constitue le seul traitement capable de guérir une rhinite ou un asthme dus à une allergie aux acariens.
* Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
L’Essentiel de l’article
Limitez de préférence l’utilisation du chauffage à 20 °C environ et aérez chaque jour votre intérieur pour faire circuler l’air et ainsi limiter la prolifération des acariens.
Un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens, d’où l’importance d’épousseter régulièrement ses meubles. (1)
Un passage en machine à 60 °C permet d’éliminer les acariens présents sur les textiles lavables.
Passer une mauvaise nuit de temps en temps n’a rien de grave ni d’anormal. Mais quand les troubles s’installent de façon récurrente, mieux vaut ne pas trop attendre pour consulter. L’Assurance maladie recommande une visite chez le médecin lorsque certains symptômes se répètent comme une fatigue matinale, des somnolences en journée ou des difficultés de concentration apparaissent. Un simple changement d’habitudes ou des traitements légers prescrits par votre médecin comme l’homéopathie ou la phytothérapie, peuvent suffire à retrouver un bon sommeil, et ainsi éviter la cohorte d’effets néfastes de l’insomnie : mauvaise humeur, stress, troubles alimentaires, obésité, risques cardio-vasculaires…
2 Votre médecin traitant, première étape vers le diagnostic
La consultation chez un généraliste permettra de faire un premier état des lieux et le cas échéant de prescrire un premier traitement à base de médecine douce. Il pourra aussi vous prescrire des examens sanguins pour vérifier qu’il n’existe pas de carence particulière, de déséquilibre hormonal ou autre déficit qui pourrait expliquer les troubles du sommeil.
Toutes ces démarches vont permettre au médecin traitant de cerner les causes de l’insomnie. Si cela s’impose, il vous adressera alors à un spécialiste adapté à votre cas : cardiologue, pneumologue, psychologue psychiatre, voire même un sophrologue… Il pourra également vous prescrire un test dans un centre du sommeil (voir encadré). Il est donc très important de ne pas négliger cette première étape, d’autant que le fait d’être adressé par son médecin traitant déclenche une prise en charge optimale par l’Assurance maladie (70 % de la base de remboursement) et votre complémentaire santé (en fonction des garanties de votre contrat).
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4 %
de la population en France est concernée par le SAHOS (syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil).*
3 Traitements de l’insomnie et des troubles du sommeil (physiques et psychiques)
Hors causes environnementales (bruit, mauvaise literie, heures de lever/coucher inadaptées, etc.), les causes d’insomnie les plus fréquentes concernent le ronflement et l’apnée du sommeil, l’hypertension et les troubles psychiques (stress, angoisse, dépression…).
En cas de ronflements : l’ORL et/ou le pneumologue
L’oto-rhino-laryngologue ou ORL est spécialiste des voies respiratoires hautes (bouche/nez/gorge) et du système auditif. Il pourra établir la cause des ronflements (déformation de la cloison nasale, amygdales hypertrophiées, voile du palais trop long, décalage de la mâchoire…) et proposer un traitement adapté, qui peut être chirurgical et/ou prothétique : redressement de la cloison nasale, prothèse mandibulaire, ablation des amygdales, utilisation d’une machine à pression constante, etc. Le surpoids étant une cause de ronflement, la consultation d’un nutritionniste en vue de perdre du poids pourra aussi être prescrite.
En cas d’apnée du sommeil suspectée ou avérée, la consultation d’un pneumologue peut aussi s’imposer. L’apnée du sommeil est une obstruction épisodique des voies respiratoires pendant le sommeil liée au relâchement des muscles de la gorge et de la langue. Cela se traduit par des pauses respiratoires plus ou moins longues et fréquentes pendant la nuit. En plus de l’inconfort qui impacte directement le sommeil, cette pathologie présente un risque important pour la santé du fait du manque d’oxygénation chronique (risque cardio-vasculaire notamment).
En cas d’hypertension : le cardiologue
L’hypertension peut également nuire au sommeil. Dans ce cas, c’est un cardiologue qui pourra poser un diagnostic et proposer des pistes de traitements.
En cas de troubles psychiques : le psychiatre
Si les troubles du sommeil sont liés à un stress important (deuil, perte d’emploi) et/ou chronique, il peut être intéressant de consulter un psychiatre. Celui-ci pourra préciser le diagnostic, détecter une éventuelle dépression et orienter le patient vers le traitement adapté : psychothérapie, thérapie comportementale, et parfois, traitement médicamenteux.
Les troubles du sommeil pouvant aussi être révélateurs de maladies neurologiques à un stade précoce (maladie d’Alzheimer), le psychiatre ou tout autre médecin consulté pourra aussi renvoyer vers un neurologue afin de confirmer le diagnostic.
Bon à savoir
Entre 16 et 25 ans, la consultation d’un psychiatre peut se faire hors du parcours de soins, c’est-à-dire sans être adressé par le médecin traitant, tout en bénéficiant de la prise en charge à 70% par l’Assurance maladie (100 % avec la CMU-C).
Les centres du sommeil, pour qui, pour quoi ?
Les centres du sommeil sont des unités spécialisées dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil. Ils rassemblent des médecins généralistes et des spécialistes (neurologues, psychiatres, pneumologues) afin d’assurer une prise en charge globale et optimale des patients. Vous pouvez prendre rendez-vous directement auprès du centre de votre choix, ou être adressé par votre médecin traitant. Il en existe partout en France : consultez la liste des centres agréés par la Société Française de Recherche et Médecine du Sommeil sur le site du Ministère des solidarités et de la santé.
L’Essentiel de l’article
Face à des insomnies à répétition, n’hésitez pas à consulter un spécialiste du sommeil.
Passez en premier lieu par votre médecin généraliste : il vous orientera vers le bon spécialiste
Face à des causes multiples, des spécialistes variés : ORL, pneumologue, cardiologue, psychiatre.