Étiquette : Santé

  • En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    1 Définition de l’allergie

    Une allergie est une réaction de défense excessive de l’organisme face à un « intrus » (appelé allergène). Il peut s’agir de pollens ou de plantes, d’un aliment, d’un venin d’insecte, de poils d’animaux, d’acariens, de métaux, d’additifs alimentaires, d’un médicament, ou même d’une simple poussière… Mais pas seulement ! On peut être allergique à tout ou presque. Les symptômes sont eux aussi très variés, d’une démangeaison bénigne à la crise d’asthme voire, dans les cas extrêmes, à un choc anaphylactique pouvant être mortel.

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    2 Les symptômes courants

    En France, les plus courantes sont les rhinites (nez qui coule) à égalité avec les dermatites atopiques (irritations, démangeaisons, eczémas de contact) qui représentent chacune 15 à 20 % des cas d’allergies. Viennent ensuite l’asthme (7 %) et les allergies alimentaires, autour de 2 à 5 % (1).

    3 Les allergènes les plus fréquents

    Le latex et les métaux comme le nickel et le chrome sont les matières le plus souvent responsables d’allergies. Chez les plantes, les pollens de bouleau, de cyprès, d’olivier ou de noisetier sont de grands responsables d’allergies, tout comme les graminées ou l’ambroisie. Du côté des aliments, le lait de vache, les œufs de poule, l’arachide et les fruits de mer sont les plus souvent rencontrés. Enfin, chez nos amis à quatre pattes, c’est le chat qui nous cause le plus de tracas puisque plus de 25 % des Européens (2) y seraient sensibilisés à des degrés divers ! À l’inverse, il existe des formes rares d’allergies comme l’urticaire aquagénique (allergie à l’eau) et ou encore l’allergie au froid.

    4 Les zones à risque

    Parce qu’elles dépendent de la végétation locale, les allergies aux pollens et aux plantes varient en fonction des régions et des saisons. Le Languedoc-Roussillon et le pourtour méditerranéen sont ainsi particulièrement concernés par les allergies aux cupressacées (famille d’arbustes et de plantes proches des pins) au mois de mars. Au même moment, la Bretagne ou le Val de Loire sont relativement épargnés… jusqu’à l’arrivée de la floraison ou de la germination en avril ou en mai. Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens. Les autres allergies, en revanche, ne sont pas impactées par le facteur géographique.

    (1) Inserm, Les allergies

    (2) Medscape, Allergies animales : le chat est loin d’être l’unique coupable, 2012

  • Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    1 20 ans après, ne rien lâcher

    En vingt ans, le festival Solidays n’a rien perdu de la fougue et de la force d’engagement de ses débuts, comme aime à le souligner son fondateur, Luc Barruet :

    « Depuis 20 ans, l’ADN du festival est toujours le même : construit sur des valeurs de partage et d’entraide, Solidays donne toujours du sens à la fête et des couleurs à la solidarité. »

    Artistes, célébrités, public, associations et bénévoles se mobilisent ainsi, année après année, pour attirer l’attention sur la maladie et poursuivre la lutte. Car le sida demeure tristement d’actualité : en France, 16 personnes découvrent leur séropositivité chaque jour, et le préservatif reste le premier outil pour se protéger contre ce virus et les autres maladies sexuellement transmissibles.

    Et dans le monde, les chiffres du sida sont alarmants. En 2016 (1) :

    • 36,7 millions de personnes vivaient avec le virus du VIH ;
    • 1,8 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH ;
    • 1 million de personnes sont mortes de maladies liées au sida.

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    2 Mobiliser les jeunes d’abord

    « Les jeunes se sentent moins concernés car ils sont nés au moment où le VIH existait déjà », explique Karl-Ludwig Francisco, bénévole Prévention à Solidarité Sida. « C’est déjà dans leur quotidien et c’est quelque chose de banal, donc ce qui est dur, c’est de leur faire comprendre que ça les concerne directement. Ils savent qu’il faut mettre des capotes, mais la question est à quel moment ils vont intégrer l’info et réellement la mettre. C’est là qu’il faut faire un peu plus de travail qu’avant. »

    Plus de 1 500 bénévoles de Solidarité Sida sont présents sur le festival Solidays. Ils participent activement à l’organisation, à la récolte de fonds, à la sensibilisation auprès du public…

    Des stands d’information, des échanges avec des associations mais aussi une exposition ludique sur la découverte de la sexualité ont permis au public de s’informer sur les dangers du sida.

    Avec les fonds récoltés, Solidarité Sida peut mettre en place de nombreuses actions :

    • accompagnement des malades dans leur quotidien ;
    • apport d’une aide en zone de crise ;
    • actions de prévention ;
    • lobbying auprès des pouvoirs publics ;
    • rendre les médicaments accessibles à tous ;
    • mise en place d’événements mobilisateurs (Solidays, Love Life Parade, le Zapping, « Sex in the City »…).

    16 personnes découvrent leur séropositivité en France chaque jour.*

    3 L’humour et la fête au service de la solidarité

    « Pour bien communiquer avec les jeunes, il faut arriver à les intéresser au sujet, donc c’est vraiment important d’utiliser des outils ludiques comme l’exposition « Sex in the City », détaille Pauline Duverger, chargée de Prévention à Solidarité Sida. On passe beaucoup par des messages qui communiquent sur le plaisir, parce que la sexualité doit être avant tout quelque chose de vraiment positif, de joyeux. Après seulement, on aborde la question des risques. Si un jeune se sent à l’aise avec sa sexualité, il ou elle sera amené(e) à prendre moins de risques pour lui-même et ses partenaires. »

    Pour Antoine de Caunes, président d’honneur de Solidarité Sida, mêler plaisir et responsabilité, ambiance festive et engagement sans faille, c’est tout le paradoxe de Solidays :

    « Lutter d’année en année pour contribuer à éradiquer ce fléau, quand nous n’aimerions rien tant que d’en rester à ce qui nous réunit tous, artistes, bénévoles, contributeurs publics et privés : le bonheur de ces moments où la solidarité devient, l’espace de trois jours, le mot le plus important du monde. »

    20 ans de Solidays, c’est…

    • 25 millions d’euros de fonds récoltés en faveur de la lutte contre le sida grâce à Solidays ;
    • 8 500 bénévoles engagés avec enthousiasme et conviction ;
    • 1 100 artistes engagés pour la cause ;
    • 2 800 km de préservatifs distribués ;
    • 2 200 programmes contre le sida soutenus dans 42 pays.

    L’Essentiel de l’article

    • Solidays est un festival solidaire qui mobilise l’opinion et les associations dans la lutte contre le sida.
    • En 2018, il a fêté ses 20 ans d’existence.
    • Il se déroule tous les ans au mois de juin, à Paris, et rassemble 200 000 festivaliers et 2 500 volontaires.

    (1) ONUSIDA, fiche d’information, dernières statistiques sur l’état de l’épidémie du sida

    *Solidarité Sida

     

  • Déserts médicaux : le MarSOINS, un camion médical qui rapproche les soins de ceux qui en ont besoin

    Déserts médicaux : le MarSOINS, un camion médical qui rapproche les soins de ceux qui en ont besoin

    1 Contrer la désertification médicale

    Le faible nombre de professionnels de santé disponibles sur certains territoires est un important facteur d’inégalité dans l’accès aux soins. Ce manque de praticiens crée ce qu’on appelle des déserts médicaux, qui s’observent davantage dans la moitié nord de la France, en zone rurale et dans les périphéries urbaines lointaines. Le ministère de la Santé estime que 8 % de la population française réside dans des communes avec une accessibilité restreinte aux consultations d’un médecin généraliste (1).

    Cette « désertification », qui tend à s’aggraver, s’explique par la faible attractivité de ces secteurs pour les professionnels de santé, en raison de conditions de travail difficiles (temps de trajet, nécessité de gardes pour assurer la permanence des soins). Elle concerne autant les médecins généralistes que les professions paramédicales comme les infirmières et les masseurs-kinésithérapeutes. Pour les médecins spécialistes, comme les gynécologues, les pédiatres et les ophtalmologues, la situation est particulièrement critique. À l’échelle de la France, leur densité est deux fois moindre que celles des généralistes : 147 spécialistes contre 298 généralistes pour 10 000 habitants (2). Le problème est exacerbé dans les déserts médicaux, où les délais de rendez-vous très importants chez le praticien peuvent entraîner un renoncement aux soins.

    2 POUR 1 000

    Certains départements comme celui de l’Eure comptent moins de deux médecins pour 1 000 habitants. À Paris, il y a environ huit médecins pour 1 000 habitants.

    2 À vos soins, un projet solidaire

    Le projet de l’association À Vos Soins est de compenser ce manque chronique de praticiens dans la région de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, où elle a vu le jour en janvier 2016. Son idée ? Un camion médicalisé qui parcourt les campagnes à la rencontre des habitants qui ont besoin d’échanger avec un professionnel de santé et d’un accès territorial aux soins.

    Baptisé le MarSOINS, le camion circule avec, à son bord, une équipe d’infirmières et de médecins. C’est à la fois un cabinet médical, un lieu d’échanges et d’information, et aussi une douche (4 200 personnes vivent sans confort en Loire-Atlantique : ni baignoire, ni douche, ni W.-C.) (3). Les consultations sont ouvertes à tous : diagnostic audio ou optique, examen dentaire, dépistage VIH… Si l’état d’un patient le nécessite, les praticiens peuvent alors l’orienter vers un spécialiste adapté. Et bien sûr, le MarSOINS contribue aussi à tisser du lien social dans des zones où la précarité et l’isolement sont fréquents.

    Preuve qu’il répond à un réel besoin, le MarSOINS a déjà plus de 700 dépistages au compteur, sept mois à peine après son lancement. Soutenu par 40 bénévoles et professionnels de santé, ainsi que par des entreprises mécènes, et notamment la fondation Macif, il conduit des actions de prévention sur le terrain une à deux fois par semaine.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient le MarSOINS et de nombreuses autres initiatives pour favoriser l’accès aux soins.

    3 S’engager pour un meilleur accès aux soins

    Pour lutter contre les inégalités d’accès aux soins, s’engager dans une association est une bonne solution ! Si vous souhaitez aider le MarSOINS, rendez-vous sur le site www.avossoins.fr. Si vous n’habitez pas Saint-Nazaire, d’autres initiatives de ce type existent en France, comme le Bus social dentaire en petite couronne parisienne, Préven’Bus en Aquitaine, le Bus Santé dans la Drôme, etc. Renseignez-vous auprès de votre CPAM.

    L’Essentiel de l’article

    • Un camion de soins itinérant qui va à la rencontre des habitants de déserts médicaux.
    • Il propose des dépistages (audio, optique, dentaires…), des actions de prévention et un accès à l’hygiène.
    • Les professionnels de santé du MarSOINS peuvent orienter les patients vers un praticien si nécessaire.

    (1) DREES, 2017.
    (2) DREES, 2015.
    (3) Lemarsoins.org

  • Piqûre de guêpe et bobos de l’été : comment les éviter et les soigner ?

    Piqûre de guêpe et bobos de l’été : comment les éviter et les soigner ?

    1 Attention aux piqûres des guêpes…

    Abeilles et guêpes viennent souvent jouer les trouble-fêtes lors des déjeuners en plein air. Leurs piqûres font plus mal qu’elles ne sont dangereuses. À moins que vous soyez allergique ou piqué à un endroit sensible (près des yeux, de la bouche…). Auquel cas, il faut appeler un médecin.

    S’il s’agit d’une abeille, retirez le dard de la piqûre avec une pince à épiler et désinfectez avec de l’alcool. En revanche, les guêpes et les frelons peuvent vous piquer à plusieurs reprises. La piqûre du frelon, et notamment celle du frelon asiatique, est plus douloureuse, car plus profonde et plus chargée en venin.

    Chez les personnes allergiques, la réaction à la piqûre se manifeste par des rougeurs accompagnées de fortes démangeaisons, un gonflement du visage, des vertiges, des difficultés respiratoires, de la pâleur, et une sensation d’étouffement. Il faut alors coucher la victime et lui surélever les jambes. Appelez ensuite les urgences pour la transporter à l’hôpital.

    Si vous êtes piqué dans la bouche ou dans la gorge, le gonflement peut être rapide et important et entraîner des difficultés respiratoires. Prenez un glaçon à sucer et consultez immédiatement un médecin, ou rendez-vous aux urgences d’un hôpital.

    Pour empêcher abeilles et guêpes de vous piquer, ne faites pas de mouvements brusques pour les éloigner, l’erreur que nous commettons tous, ne marchez pas pieds nus et portez des vêtements aux couleurs neutres.

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    2 … des moustiques, des taons et fourmis…

    Les piqûres de moustiques, de taons et de fourmis entraînent de simples démangeaisons et rougeurs, voire des boursouflures. Elles nécessitent néanmoins d’être nettoyées à l’eau et au savon, voire d’appliquer une crème. La douleur disparaît toute seule dans les heures qui suivent la piqûre.

    Faites attention également au virus du chikungunya. Il est transmis à l’homme par la piqûre du moustique tigre, présent dans le sud de la France, ou du moustique Aedes aegypti, qui vit dans les départements et territoires ultramarins (Antilles, Nouvelle-Calédonie…). Notez également que la maladie est endémique, notamment en Asie du sud et en Afrique.

    Le virus provoque chez les patients des douleurs articulaires aiguës (aux poignets, aux doigts, aux chevilles…), souvent invalidantes et qui peuvent être persistantes. Elles s’accompagnent de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une éruption cutanée au niveau du tronc et des membres. Les traitements existants reposent uniquement sur la prise d’antidouleurs et d’anti-inflammatoires.

    Les vêtements à manches longues constituent la meilleure parade. Les sprays antimoustiques sont aussi efficaces, mais leur odeur peut vous incommoder.
     

    3 … et des serpents

    C’est plus rare, mais vous pouvez aussi vous faire mordre par une vipère, le seul serpent dont la morsure est dangereuse en France, mais très rarement mortelle.

    Les symptômes surviennent entre une demi-heure et quelques heures après la morsure : douleur intense, gonflement autour de la morsure, nausées, vomissements, diarrhée, accélération du rythme cardiaque. Dans les cas les plus sévères, l’œdème se développe au-delà du membre mordu et un état de choc ainsi que des saignements peuvent survenir.

    Plutôt que de jouer les apprentis sauveteurs, prévenez les secours. Il est fortement déconseillé d’aspirer le venin avec la bouche, d’inciser la plaie ou de poser un garrot. La pompe à venin n’est également d’aucune utilité.

    En attendant que les secours arrivent, désinfectez la plaie, enlevez à la victime tout ce qui pourrait entraîner une compression si un œdème se forme (bague, ceinture…), appliquez un bandage sur le membre mordu et immobilisez-la en surélevant légèrement le membre atteint.

    Mieux vaut prévenir que guérir : lors de vos balades à travers champs ou dans les zones pierreuses, chaussez-vous de chaussures montantes et munissez-vous d’un bâton pour effrayer les serpents.

    Si vous voyagez en dehors de la France, voire de l’Europe, certaines morsures de serpents peuvent s’avérer mortelles. En cas de morsure, il faut tout faire pour ralentir la diffusion du venin, ce qui nécessite de ralentir le rythme cardiaque de la victime. Cela passe par les précautions d’usage évoquées ci-dessus. Le patient doit être ensuite impérativement évacué vers un hôpital où les médecins pourront lui injecter un sérum antivenimeux. Ils sont les seuls habilités à le faire en raison du risque d’allergie existant.

    4 Mais aussi au soleil

    Le soleil est souvent trompeur. Une trop forte exposition sans protection et vous voilà avec d’horribles coups de soleil. En plus d’être rouge, la peau vous brûle. Pour soulager la douleur, il faut appliquer des compresses d’eau froide plusieurs fois par jour sur les zones en feu ainsi qu’une crème analgésique. Et en cas de complication, là encore, consultez un médecin.

    Une exposition trop forte au soleil entraîne un vieillissement accéléré et prématuré de la peau et peut se traduire à long terme par un éventuel développement d’un cancer de la peau.

    Pour éviter les coups de soleil, les protections à prendre sont simples : appliquer une crème solaire, se mettre à l’ombre, porter des vêtements clairs (évitez les matières synthétiques et optez plutôt pour du lin ou du coton), un chapeau, etc.

    5 Le bon réflexe contre les brûlures

    Pas d’été sans barbecue. Reste qu’un accident est vite arrivé : un coup de vent qui ravive les flammes sans prévenir, une main qui se pose par erreur sur du métal chauffé à blanc… Et ce d’autant plus si vous ne respectez pas les recommandations d’usage (allumer le barbecue avec de l’alcool à brûler ou de l’essence par exemple).
     
    Pour refroidir la brûlure et arrêter la propagation aux tissus voisins, placer la partie brûlée sous l’eau froide pendant au moins cinq minutes, voire plus selon le degré et l’étendue de la brûlure, ou si ce n’est pas possible, appliquer un linge propre imbibé d’eau froide.

    6 Et les petites blessures

    L’été, les balades, les parties de foot improvisées dans le jardin ou la pratique de diverses activités (vélo en forêt ou en montagne, escalade, rafting…) n’épargnent pas les organismes : égratignures, coupures ou encore griffures. Rien de grave. Lavez les plaies au savon ou avec un antiseptique, en fonction de la gravité et de la profondeur de la plaie, et rincez-les bien.

    C’est d’autant plus important dans les pays tropicaux et chauds où les petites plaies peuvent rapidement s’infecter et s’aggraver.

    Avant de partir en vacances, vérifiez que vos vaccinations, notamment celle du tétanos, sont à jour.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Faites attention aux piqûres de toutes sortes.
    • Protégez-vous des coups de soleil.
    • Le barbecue, c’est convivial, mais une brûlure est vite arrivée.
    • Attention aux égratignures lors des sorties sportives.
  • Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    1 Une épidémie qui persiste

    « 150 000 personnes vivent aujourd’hui en France avec le VIH, rapporte Florent Maréchal, directeur des programmes de Solidarité Sida. L’Île-de-France est la région la plus touchée avec 43 % de diagnostics positifs. »

    La France est l’un des pays les plus concernés par l’épidémie de VIH en Europe (2). Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité, un chiffre stable depuis 2011.

    Au niveau mondial, 36,7 millions de personnes sont aujourd’hui touchées par le virus du VIH, dont les deux tiers en Afrique.

    57% des contaminations ont lieu à l’occasion de rapports hétérosexuels(1).

    Le saviez-vous ?

    Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée sida (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint alors le système immunitaire (3).

    2 Une épidémie « cachée »

    « Aujourd’hui, on estime que 25 000 personnes ignorent encore leur statut sérologique, soit près de 20 % des personnes séropositives », indique Florent Maréchal. À lui seul, ce chiffre explique que l’épidémie reste en partie cachée. Chez ces personnes, la découverte de la séropositivité a souvent lieu lors d’un bilan pour un autre problème de santé ou quand l’infection manifeste ses premiers signes à un stade avancé.

    Face à ce constat, l’un des objectifs de Solidarité Sida est « d’apporter des informations sur le VIH, sur les modes de contamination, les outils de prévention, et de promouvoir le dépistage, notamment chez les populations les plus vulnérables ».

    Vous avez envie de vous investir pour les autres ?

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    3 L’importance du dépistage

    « Malgré les efforts de prévention VIH qui sont faits, l’épidémie ne recule pas avec des dépistages souvent trop tardifs, et de graves conséquences de santé sur le patient », précise Florent Maréchal.

    Seuls les tests sanguins permettent de détecter la présence du virus dans l’organisme. La démarche la plus classique reste d’aller faire un test dans un laboratoire de biologie médicale. Cette démarche est libre, anonyme et gratuite. Depuis quelques années de nouveaux tests sont disponibles : les « Tests rapides » (Trod) réalisés dans les centres de dépistage ou par des associations et dont le résultat est disponible en quelques minutes ; et les « Autotests » que l’on peut se procurer directement en pharmacie.

    De nombreuses structures proposent également des tests gratuits et anonymes pour faciliter le dépistage. C’est notamment le cas :

    • des associations de lutte contre le SIDA ;
    • des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD) ;
    • des centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) ;
    • des centres de protection maternelle et infantile (PMI) ;
    • des permanences d’accès aux soins de santé (PASS).

    En cas de comportement à risque, ne restez pas dans le doute et faites le test.

    En savoir plus :
    Contacter Sida Info Service
    www.sida-info-service.org
    0800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

    1 sur 5

    C’est le nombre de jeunes qui s’estiment aujourd’hui mal informés en France.***

    4 Pour une prévention globale et adaptée

    « Pendant des années, l’approche de la prévention VIH sur les risques du Sida a été anxiogène. À présent, on dirait qu’il y a une forme de désengagement de l’État dans la prévention, avec une baisse de la vigilance et de la communication, par exemple autour des préservatifs, affirme Florent Maréchal. Il y a une nécessité de développer une prévention qui soit avant tout positive, qui capte les jeunes et qui aborde largement les questions liées à la sexualité, au plaisir, au consentement, au rapport de genre. Cette prévention est portée tout au long de l’année auprès des jeunes lycéens et au travers d’initiatives comme Solidays. »

    Par ailleurs, pour l’association Solidarité Sida, l’enjeu des actions de prévention autour du VIH est « de coller au plus près des besoins et des comportements, notamment auprès des publics plus vulnérables ». Avec un enjeu fort auprès des personnes en situation de précarité sociale et économique, qui sont particulièrement exposées à l’épidémie.

    Dans tous les cas, Solidarité Sida juge essentiel d’adopter une approche pragmatique afin de trouver les stratégies de prévention adaptées aux pratiques de chacun.

    C’est aujourd’hui le seul festival d’utilité publique pour éveiller les consciences et lever des fonds.

    Bon à savoir

    « Tout ce qui est souhaitable est possible », tel est le plaidoyer de l’association Solidarité Sida depuis sa création en 1992 par Luc Barruet. À la fois acteur de prévention, organisateur d’événements et partenaire d’associations communautaires à travers le monde, Solidarité Sida est une entité à multiples facettes qui se veut originale dans sa culture et ses principes d’action : aider, prévenir, défendre et mobiliser autour du VIH/sida.

    C’est ainsi que depuis plus de vingt ans, le festival Solidays offre un vrai terrain d’engagement pour la jeunesse.

    Le saviez-vous ?

    La France accueillera la 6e conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2019. Créé en 2002, le Fonds mondial est aujourd’hui le deuxième contributeur en France pour le financement des médicaments. 20 millions de vies auraient été sauvées dans le monde depuis sa création. Plus d’informations ici.

    Pour en savoir plus : Festival Solidays, du 22 au 25 juin, à l’hippodrome ParisLongchamp.

    L’Essentiel de l’article

    • 150 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH en France.
    • Un grand nombre de séropositifs ignorent encore qu’ils sont infectés. Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité.
    • Les risques de contamination vont de pair avec une précarité sociale et économique.
    • Le dépistage est essentiel, mais souvent effectué trop tardivement.
    • Innover pour mieux prévenir avec des actions solidaires et bénévoles partout en France.

    (1) Le VIH en France en 2017.

    (2) Chiffres solidarité sida

    (3) Définition du VIH/sida, OMS.

    (4) Sondage Ifop et Bilendi pour Sidaction, 2018.

     

  • L’eCall appelle les secours automatiquement en cas d’accident de la route

    L’eCall appelle les secours automatiquement en cas d’accident de la route

    En cas d’accident de la route ou d’incident, un temps précieux est souvent perdu avant de déclencher les secours.

    L’appel d’urgence automatique « eCall » pour « emergency call », est un système embarqué dans un véhicule permettant de générer rapidement un appel de détresse auprès des secours.

    Le service est gratuit et se déclenche de deux manières :

    • automatiquement grâce aux capteurs du véhicule, lors de l’actionnement de l’airbag ;
    • manuellement par les occupants : par la pression d’un bouton SOS.

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    Profitez d’une assistance toujours à vos côtés en cas d’urgence*. Soyez géolocalisé avec l’application mobile Macif.

    10 minutes 17 secondes

    C’est le temps moyen entre la diffusion de l’alerte et l’arrivée des secours pour un accident de la circulation en France. (2)

    Grâce à ce dispositif, une notification à un centre de secours et une géolocalisation de l’incident sont possibles.
    Le but premier de l’eCall est de réduire à 75 secondes maximum la mise en relation avec les services de secours.
    Sa mise en place permettrait de sauver chaque année plus de 2 500 vies (1).

    L’eCall est obligatoire pour les véhicules homologués depuis le 1er avril 2018. Il fait partie des équipements obligatoires, au même titre que les airbags ou le freinage ABS. Une mesure prise par le Parlement et le Conseil européens et qui s’applique donc à tous les pays membres de l’Union européenne. Il s’appuie sur le numéro d’urgence 112.

    Pour plus d’informations sur l’eCall, découvrez la vidéo de présentation du Syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA).

    Un problème sur la route ?

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

     

    (1) Chiffres de la Commission européenne.
    (2) Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, 2016.
  • Retour en force des infections sexuellement transmissibles (IST) : les infos clés

    Retour en force des infections sexuellement transmissibles (IST) : les infos clés

    1 Qu’est-ce que les IST ?

    Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des infections dues à des virus, des bactéries, des parasites ou des champignons, principalement transmises au cours des relations sexuelles. La plus connue est l’infection par le VIH/sida, mais il en existe une trentaine d’autres dont : les chlamydiae, la syphilis, l’hépatite B…

    Fièvre, démangeaisons ou écoulements anormaux au niveau des organes génitaux, rougeurs, éruptions cutanées, sensation de brûlure en urinant sont les principaux symptômes des IST. Mais beaucoup d’IST n’ont pas ou peu de symptômes, ce qui favorise leur transmission à l’insu des personnes porteuses. Non traitées, elles peuvent entraîner de graves complications.

    Les IST touchent aujourd’hui un public mal informé. Selon une étude (1) :

    • 10 % des jeunes de 16 à 25 ans ne savent pas où se rendre pour réaliser un dépistage ;
       
    • 15 % ne sont pas convaincus qu’il est nécessaire d’effectuer un test de dépistage à chaque fois qu’ils ont un nouveau partenaire ;
       
    • 50 % ignorent que l’idéal est de se faire dépister 6 semaines après un rapport sexuel à risque (rapport non protégé ou rupture du préservatif et ce, avec un partenaire dont on ne connaît pas le statut sérologique).

    7 sur 10

    C’est le nombre de personnes entre 18 et 35 ans qui ignorent ou interprètent mal les signes d’une IST.*

    2 Les gestes préventifs

    Les infections sexuellement transmissibles augmentent en France depuis la fin des années 1990. On observe une accélération sensible ces dernières années (2). Pour se protéger des IST et éviter de les transmettre, il existe des gestes simples :

    • Utilisez un préservatif avec chaque partenaire dont vous ne connaissez pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST.
       
    • Utilisez des préservatifs certifiés « CE » ou marqués « NF ». Si c’est votre première utilisation, pensez à bien lire la notice. Il existe des préservatifs masculins et féminins. Les deux sont à usage unique. Moins connu, le préservatif féminin est plus solide, mais aussi plus cher (comptez en moyenne 8,30 € pour une boîte de trois en pharmacie, contre 4,50 € pour une boîte de douze préservatifs masculins). Il peut être placé plusieurs heures avant le rapport. Attention : n’utilisez pas les deux à la fois, ils risquent de ne pas rester en place.
       
    • En cas de doute après un rapport, parlez-en à votre médecin traitant et réalisez un test dépistage du VIH ou des autres IST. Vous pouvez également vous rendre dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF).
       
    • Soignez-vous correctement et retournez voir le médecin pour vérifier la guérison.
       
    • Prévenez votre (vos) partenaire(s) susceptible(s) d’être infecté(s).
       
    • Il existe des vaccins qui protègent contre certaines IST (hépatite B, papillomavirus). Parlez-en à votre médecin.

    Plus d’informations sur les tests de dépistage :
    http://www.sida-info-service.org/?Ou-faire-un-test-de-depistage

    Lignes d’information et d’écoute :

    • Sida Info Service au 0 800 840 800

      24 h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

    • Hépatites Info Service au 0 800 845 800

      24 h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

    Le contrat Garantie Santé Macif est accessible à tous et personnalisable !

    Il prévoit la prise en charge immédiate des préservatifs féminins et masculins non remboursés par le RO dans le forfait intimité/vie de couple (50 euros par an quel que soit le niveau de soins souscrit). Renseignez-vous !

    Sources :
     
    (1) Étude du laboratoire Janssen, de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et du Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, « Quel est le niveau de connaissance des jeunes sur le VIH et les infections sexuellement transmissibles ? »
    (2) Avis suivi de recommandations sur la prévention et la prise en charge des IST chez les adolescents et les jeunes adultes du Conseil national du sida et des hépatites virales et Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2016 n° 41-42 de Santé publique France.
     
    Prévention IST
     
    Info IST
     
    * Selon une enquête récente du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues réalisée auprès de personnes âgées entre 18 et 35 ans.
  • Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    1 Que faire pour améliorer la qualité de vie des patients ?

    S’occuper de la qualité de vie des patients, c’est les accompagner pour des soins qui ne sont pas directement liés à la maladie ou aux traitements. Par exemple, de façon courante, il s’agit des soins dits de « support » :

    • soutien psychologique ;
    • coachings personnalisés pour conserver une activité physique adaptée à chaque cas ;
    • recommandations nutritionnelles, soins socio-esthétiques, etc.

    Ces conseils sont bien évidemment prodigués par des professionnels de santé certifiés, spécialisés dans ces domaines, lors de consultations à l’hôpital et, depuis peu, au domicile des patients.

    2 Que propose la Ligue contre le cancer en matière de qualité de vie ?

    En plus des soins de support que je viens d’évoquer, nous conduisons aussi des expérimentations dans le cadre du Plan cancer national, qui consistent en un accompagnement des malades par d’autres malades. Ces « patients ressources » agissent à deux niveaux. D’une part, ils participent à la formation initiale des étudiants en médecine et des soignants en rapportant leur vécu et l’impact du cancer sur leur parcours de vie. Et en conséquence, sur ce qui peut être amélioré dans la relation aux soignants et au système de santé.

    D’autre part, les patients ressources interviennent directement auprès des malades pour les accompagner dans leur traitement, leur proposer des solutions pratiques pour certaines difficultés quotidiennes comme faire garder les enfants, par exemple. C’est un suivi humain qui vient en complément de ce que peuvent apporter les soignants.

    3 La stigmatisation des malades du cancer, notamment dans le milieu professionnel, est-elle encore présente aujourd’hui ?

    Malheureusement oui, elle est toujours très forte et c’est l’un des grands combats de la Ligue. C’est un point que nous travaillons car il est fondamental, surtout pour les patients jeunes, de se projeter dans un projet de vie après leur traitement. Il est très important de faire passer le message aux malades eux-mêmes, mais aussi et surtout aux entreprises et aux collègues, à savoir qu’il est tout à fait possible de reprendre une activité après la maladie.

    C’est la raison pour laquelle nous avons aussi mis en place des ateliers et des séances de coaching pour le retour à l’emploi ainsi qu’un programme d’actions auprès des entreprises (PACTE*). Ça paraît incroyable, mais j’ai parfois d’anciens malades qui me disent que le cancer a finalement été une chance pour eux, parce qu’il les a obligés à réévaluer leurs priorités dans la vie. Ce sont des personnes solides, de vrais battants ! Là aussi, nous pourrons faire appel aux patients ressources : ils peuvent se déplacer dans les entreprises pour faire de la sensibilisation. Leurs témoignages apportent un éclairage qui fait vraiment la différence auprès des personnes non malades.

    Nous avons également développé une plateforme de témoignages de personnes malades sur le champ de l’emploi : http://emploicancer.ligue-cancer.net. Ces témoignages courts sur des sujets précis participent à changer le regard sur le cancer et à poursuivre l’effort d’information essentiel pour un retour au travail réussi.

    4 Et la maladie peut aussi avoir des conséquences financières…

    Oui en effet, le cancer peut entraîner un arrêt de l’activité professionnelle sur des périodes plus ou moins longues – avec parfois une perte d’emploi à la clé – et/ou accentuer des difficultés matérielles existantes.

    Chaque comité départemental a donc aussi une commission sociale qui permet d’apporter une aide financière directe aux patients en grande difficulté financière.

    Ce sont des aides ponctuelles qui viennent en complément des dispositifs existants (assurance maladie, mutuelles, aides sociales, etc.) quand ceux-ci sont insuffisants. Quatre millions d’euros d’aide sont ainsi distribués chaque année en France aux patients en grande difficulté.

    5 En plus des actions directement destinées aux patients, quelles initiatives mettez-vous en place pour réduire l’impact du cancer sur la vie des malades et de leur entourage ?

    Nous réfléchissons activement à ce que nous pourrions faire pour soutenir également les aidants, c’est-à-dire les proches qui accompagnent directement un patient dans la maladie, car c’est une situation qui est souvent très difficile à vivre au quotidien.

    Enfin il ne faut pas oublier nos actions de lobbying, qui sont une façon plus indirecte mais très efficace d’améliorer la vie des malades et ex-malades, notamment avec la loi du droit à l’oubli, qui évite aux anciens malades de payer toute leur vie des surcoûts d’assurance ou d’avoir des difficultés à décrocher un prêt bancaire, par exemple. Là encore, les patients ressources sont une aide précieuse puisqu’ils intègrent aussi les instances de représentation des usagers du système de santé pour aider les malades à défendre leurs droits.

    6 Comment les patients peuvent-ils vous solliciter ?

    En plus de notre présence dans les services de cancérologie de certains hôpitaux, nous travaillons en proximité avec les personnes malades via nos comités départementaux présents partout en France, y compris dans les départements d’outre-mer.

    Nous essayons aussi d’ouvrir de plus en plus de points d’accueil – Espaces Ligue – dans les petites localités pour faciliter la vie des patients. Depuis peu, nous cherchons à développer l’accompagnement à domicile avec, au niveau de notre comité départemental de Loire-Atlantique, un nouveau service appelé Proxiligue.

    Il s’agit de proposer aux malades trois séances de soins de support à domicile portant sur l’activité physique, les soins esthétiques, le soutien psychologique et les conseils nutritionnels. L’aide à domicile est un nouvel axe d’expérimentation très prometteur car il permet d’éviter d’ajouter le stress des déplacements au stress de la maladie.

    Quand vous faites un don à Ligue contre le cancer, ce sont aussi tous ces dispositifs d’aide aux malades que vous soutenez.

    40 %

    des cancers pourraient être évités si les règles de prévention étaient respectées concernant l’alimentation, l’activité physique, le surpoids et l’obésité, la consommation d’alcool et de tabac.**

    Se faire dépister tôt pour mieux guérir

    En fonction de votre profil et facteurs de risque (âge, sexe, style de vie, activité sportive, etc.), l’INCA délivre des conseils personnalisés de dépistage des cancers les plus courants : sein, colon/rectum, bouche et poumons. Faites le tests sur e-cancer.fr.

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfant…

    En cas de pathologies lourdes*** le contrat Garantie Santé Macif offre de nombreux services. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les soins de « support » regroupent le soutien psychologique, les conseils sur l’activité physique, la nutrition et les soins esthétiques.
    • La Ligue contre le cancer propose des coachings de retour à l’emploi et un soutien financier dans certains cas.
    • L’accompagnement des malades est assuré par des spécialistes, mais aussi par des « patients ressources ».
    • Des dispositifs d’accompagnement à domicile sont à l’essai dans certaines régions.

    Sources :

    * Programme d’actions toutes entreprises : sensibilisation des entreprises, formation des managers.

    ** Ligue contre le cancer.

    *** Prestations applicables aux assurés du contrat Garantie Santé Macif, concernés notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

  • Sécurité à moto : les nouvelles technologies (r)assurent !

    Sécurité à moto : les nouvelles technologies (r)assurent !

    À 29 ans, dont cinq ans de permis moto, Emmanuel Petit a la tête (casquée !) sur les épaules. Il y a trois ans, le Toulousain a l’idée d’un « ange gardien de la route » en se rendant chez ses parents inquiets de le savoir rouler seul. Son objectif : alerter au plus vite les secours afin que plus aucun motard ne succombe à ses blessures après une chute isolée en rase campagne.

    1 De la page…

    Fin 2015, il crée ainsi la page Facebook Liberty Rider :

    « J’avais quelque chose en tête, mais pas du tout de compétences techniques, annonce-t-il. Je suis un commercial et un communicant, donc j’ai fait ce que je savais faire, c’est-à-dire que j’ai vendu et parlé d’un produit qui n’existait pas. Mais je n’avais pas forcément l’envie de créer ma boîte. »

    Avec un grand-père, un père et un grand frère tous trois entrepreneurs (Aylic Petit est l’un des fondateurs d’une célèbre appli de covoiturage nocturne), Emmanuel ne connaît que trop bien l’envers du décor entrepreneurial. Pourtant, la déformation familiale le rattrape et il est très vite rejoint par trois copains aux compétences techniques aiguisées : Jérémy, Julien et Martin.

    2 … au projet

    Les quatre associés décident de rejoindre le collectif de start-up toulousain At Home, « une coloc’ de potes idéale pour mutualiser les expériences, favoriser les échanges entre jeunes entrepreneurs et multiplier les synergies professionnelles », s’enthousiasme Emmanuel.

    Le 28 février 2016, après quelques mois seulement de développement, ils lancent la version bêta de l’appli gratuite Liberty Rider. Ils seront soutenus par la Fondation Macif à la fin de l’année 2017.

    Développé et testé sur 31 millions de kilomètres à moto dans toutes les conditions et plus de 800 simulations d’accidents, l’algorithme est spécifiquement conçu pour détecter les accidents à moto et créer une chaîne de secours avec la collaboration du SDIS 31.

    3 Une communauté pro-sécurité

    Les utilisateurs convaincus feront le reste et la communauté Liberty Rider s’agrandit de jour en jour grâce au bouche-à-oreille et à sa présence sur les réseaux (plus de 26 000 fans sur Facebook début avril 2018). En deux ans, l’appli Liberty Rider est téléchargée près de 200 000 fois.

    Ados et deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    Ma mère est orthophoniste et travaille avec beaucoup de traumatisés crâniens et mon père est assureur, donc je connais les statistiques et la réalité.

    Il faut dire que les arguments sont solides : une prise en charge médicale durant la première heure suivant l’accident augmente les chances de survie du motard de 80 % et 12 % des incapacités importantes occasionnées par un accident grave peuvent être évitées grâce à une hospitalisation plus rapide.

    12 %

    C’est le pourcentage d’utilisateurs de deux-roues motorisés roulant sans gants certifiés.*

    4 2018 en roue libre !

    Prochain succès annoncé ? Les tout premiers gants connectés annoncés pour l’automne.

    « On voulait faire quelque chose du côté de la prévention », explique le cofondateur de Liberty Rider qui vient de s’associer au célèbre gantier français RACER® pour mettre au point des gants capables d’alerter instantanément les motards d’un danger imminent (verglas, flaque d’huile ou nid-de-poule, véhicule sur le bas-côté…).

    Grâce à un bouton sur le pouce gauche et à un système de vibrations et d’éclairage par leds, les motards peuvent en effet signaler à la communauté le moindre incident en temps réel sur leur position géographique. Une innovation voulue accessible par Emmanuel et son équipe :

    « Pour une paire de gants Liberty RACER® mi-saison intégrant l’équipement connecté, il faudra compter entre 80 et 90 euros. »

    Roulez jeunesse (mais pas trop vite) !

    À savoir

    Depuis le 20 novembre 2016, les motards, scootéristes, cyclomotoristes, tricyclistes et quadistes ainsi que leurs passagers ont l’obligation de porter des gants de moto homologués CE. Les contrevenants risquent une amende forfaitaire de 68 euros ainsi qu’un retrait de points sur le permis du pilote.

    Assurance moto

    En cas d’accident ou de vol de votre deux-roues assuré à la Macif, votre casque, vos gants et votre gilet airbag endommagés ou dérobés sont garantis**.

    L’Essentiel de l’article

    • Septembre 2015 : ouverture de la page Facebook Liberty Rider.
    • 28 février 2016 : lancement de l’application bêta Liberty Rider.
    • Environ 30 000 fans sur Facebook.
    • Près de 200 000 téléchargements, soit 80 000 sur l’App Store et 120 000 sur Google Play.
    • Automne 2018 : lancement du tout premier gant connecté.

    Sources :
     
    Décret n° 2016-1232 du 19 septembre 2016 relatif à l’obligation de porter des gants pour les conducteurs et les passagers de motocyclette, de tricycle à moteur, de quadricycle à moteur ou de cyclomoteur.
     
    Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés de la Sécurité routière.

    * Enquête TNS Sofres pour la Sécurité Routière.

    ** Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de 10 ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • 5 pistes pour arrêter le tabac

    5 pistes pour arrêter le tabac

    1 Les substituts nicotiniques

    Chewing-gums, patchs, inhalateur, pastilles… À chacun le sien, en traitement simple ou combiné. Le principe ? En délivrant une dose régulière ou ponctuelle de nicotine, ils atténuent la sensation de manque lié à l’arrêt du tabac. Le dosage et la durée du traitement dépendant du niveau de dépendance du fumeur, l’idée étant bien sûr de diminuer progressivement l’apport nicotinique. Prenez quelques pastilles pendant 6 semaines pour les chanceux, à plus de 6 mois de patch + inhalateur pour les plus accros.

    Utilisables dès 15 ans, les substituts ne connaissent quasiment aucune contre-indication. Ils doivent cependant être utilisés sous surveillance médicale par les femmes enceintes et les personnes ayant eu récemment un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Depuis peu, le forfait remboursé par l’Assurance maladie sur les substituts nicotiniques prescrits par un médecin a été augmenté pour passer à 150 € par bénéficiaire et par an.

    Le contrat Santé Macif vous accompagne dans l’arrêt du tabac en remboursant les substituts nicotiniques sur ordonnance médicale.

    2 L’accompagnement psychologique à l’arrêt du tabac

    Parce que traiter le manque physique du sevrage nicotinique ne suffit pas toujours, il peut être intéressant de coupler les traitements basiques avec un suivi psychologique ou une thérapie comportementale et cognitive (TCC).

    Ces méthodes agissent directement sur les gestes et les habitudes du patient, en une ou plusieurs séances selon les cas. Elles s’avèrent ainsi très efficaces pour aider les fumeurs à se débarrasser des rituels liés à la cigarette, à gérer le stress et la mauvaise humeur, et à ne pas rechuter par exemple, s’ils sont entourés d’autres fumeurs.

    Prescrites par le médecin traitant ou le tabacologue à l’origine de la démarche d’arrêt du tabac, elles peuvent également être délivrées directement en consultation de tabacologie.

    3 Les médicaments antitabac

    Pour les fumeurs les plus dépendants, un traitement médicamenteux peut être envisagé, bien évidemment sous contrôle médical strict pour ajuster la posologie au cas par cas et éviter les contre-indications.

    Deux molécules sont actuellement disponibles : le Bupropion LP (Zyban) et la Varénicline (Champix). Ils agissent sur les mécanismes du manque et permettent de supprimer ses effets les plus négatifs. Délivrés uniquement sur ordonnance et remboursés par l’assurance maladie sous certaines conditions, ils ne sont pas adaptés aux fumeurs de moins de 18 ans et aux femmes enceintes.

    58% des fumeurs réguliers déclarent vouloir arrêter de fumer.*

    4 La cigarette électronique

    Si elle fait encore beaucoup débat faute de recul sur le long terme, la plupart des tabacologues s’accordent sur le fait que l’e-cigarette peut être un moyen efficace de réduire voire de stopper sa consommation de cigarettes ordinaires (- 9 cigarettes/jour en moyenne pour les vapoteurs(1)), qui sont considérées en l’état actuel des connaissances comme beaucoup plus nocives.

    Si on utilise des e-liquides à la nicotine, l’e-cigarette officie comme un substitut en limitant la sensation de manque liée à l’arrêt du tabac. On peut alors réduire les doses progressivement, jusqu’à la suppression totale de la nicotine. Elle évite aussi au fumeur de changer complètement ses habitudes, puisque le geste et les moments de consommation restent quasiment identiques à ceux des fumeurs.

    À savoir : La cigarette électronique validée par la Haute Autorité de la Santé

    En 2016, la HAS a publié des recommandations concernant l’utilisation de la cigarette électronique, notamment : « que l’e-cigarette peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage » et « qu’elle constitue un outil de réduction des risques du tabagisme ». Cependant, elle ajoute que l’e-cigarette « pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme » et « induit un risque de renormalisation de la consommation ». La HAS recommande donc « d’informer, sans en faire publicité, les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique ».

    5 Les méthodes anti-tabac alternatives

    Même si les médecines douces ou alternatives n’ont pas véritablement fait la preuve de leur efficacité, notamment sur le long terme, elles peuvent néanmoins être à considérer pour vous aider à arrêter de fumer.

    Hypnose, acupuncture, mésothérapie (médecine antidouleur), sophrologie, relaxation, homéopathie… C’est avant tout une question de feeling personnel, et pour certain(e)s, ça marche !

    D’une manière générale, ces techniques sont plutôt à envisager en complément d’une approche classique, surtout en cas de réelle dépendance.

    L’Essentiel de l’article

    • Les substituts nicotiniques constituent un bon traitement de base. Ils sont remboursés 150 €/bénéficiaire/an.
    • Les thérapies comportementales et cognitives sont efficaces pour gérer le stress et changer ses habitudes en profondeur.
    • Les médicaments sont réservés aux plus dépendants si les autres méthodes ont échoué.

    * OMS, Tabagisme.

    (1) Tabac info Service.