Étiquette : Santé

  • Le régime végétarien a-t-il des limites ?

    Le régime végétarien a-t-il des limites ?

    « Jamais je n’ai été aussi en forme que depuis que je suis végétarien ! » Après une heure de foot en salle, Jérémy rayonne. Masseur-kinésithérapeute et sportif convaincu, ce père de 39 ans ne mange ni viande ni poisson depuis près de cinq ans. Comme sa femme, comme ses enfants, comme ses frères et sœurs, et 1,4 millions de Français(1). Ce sont surtout des préoccupations écologiques qui l’ont amené à faire ce choix. Et il ne le regrette pas, puisqu’il se sent parfaitement bien dans son corps : « Je n’ai jamais eu de quelconque problème de santé. Pas de fatigue, pas de déprime… »

    Régime végétarien : des risques peuvent exister

    Stanislas Kran, qui se définit comme un ancien « très mauvais végétarien », l’a observé et a d’ailleurs raconté son aventure dans un livre L’Expérience alimentaire (éditions Grasset) : « C’est en 2013 que, du jour au lendemain, j’ai foncé dans ce régime tête baissée, car je lisais partout que c’est très facile de devenir végétarien. En réalité, ça n’a pas été si simple. D’autant que, par souci de cohérence, je suis rapidement devenu quasiment végétalien (aucune consommation de produits d’origine animale, ce qui exclut le lait et les œufs ou encore le miel, ndr). Les effets sur mon corps ont été un affaiblissement généralisé, un amaigrissement, une perte de masse musculaire… Le tout associé à de la fragilité psychique et des symptômes dépressifs que j’ai fini par attribuer à une carence en tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine. »

    Ce documentariste pour la télévision s’est décidé au bout de deux ans à faire une prise de sang qui a dévoilé une carence en vitamine B12, l’obligeant à faire machine arrière.

    Le végétarisme n’est pas fait pour tout le monde

    Son témoignage n’étonne pas les experts de la nutrition, lesquels expliquent facilement ces troubles physiques. « Pour la majorité des enfants et des adultes, le régime végétarien ne répond pas correctement aux besoins nutritionnels. Les produits carnés sont en effet indispensables pour les apports en fer, de même que les produits de la mer le sont pour ceux en DHA (acide docosahexaénoïque), un acide gras essentiel pour le fonctionnement et le développement du cerveau, explique Patrick Tounian, chef du service de nutrition et gastro-entérologie pédiatriques de l’hôpital Trousseau (Paris). Les végétaux riches en fer, comme les épinards ou les légumineuses, ne peuvent pas remplacer les produits carnés, car le fer qu’ils contiennent est huit fois moins bien absorbé par l’intestin. »

    Même son de cloche chez le Docteur Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste et chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille ayant rédigé un ouvrage sur la question intitulé La viande : Un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout (Editions Buchet-Chastel) qui apporte certaines précisions : « Il faut distinguer le régime végétarien et le régime végétalien, ce dernier étant plus problématique en raison du manque de calcium, surtout concernant les personnes âgées, et les enfants en croissance. Pour le régime végétarien, les études montrent globalement des déficits de certains nutriments : il y a un peu moins de fer, de calcium et d’iode ou encore de zinc dans le sang des végétariens que dans celui des omnivores. Sans poisson, il y a aussi un déficit d’oméga-3. Ce n’est pas dramatique même si le cerveau et la vision peuvent être impactés, mais ça peut être dangereux pour les enfants, les femmes allaitantes et les femmes enceintes. »

    En moyenne, on remarque également plus de cas d’ostéoporose et de fracture chez ceux qui ne mangent pas de viande ou de poisson.

    Savoir pallier aux carences

    « La vitamine B12 est cruciale pour le système sanguin ou nerveux et elle n’est pas apportée par les végétaux. Si bien qu’au bout de trois à cinq ans, si aucun supplément n’est apporté, des troubles apparaissent : paralysie, dépression, anémie… On l’observe souvent, explique Patrick Tounian. Pour la vitamine B12 et le fer, les prises de compléments sont indispensables, sauf peut-être pour les rares individus qui possèdent un variant génétique leur permettant d’absorber anormalement le fer végétal et peuvent ne pas être carencés malgré l’absence de consommation de produits carnés. Pour le DHA, des compléments sont aussi nécessaires. »

    C’est pourquoi Alice, kiné elle aussi, absorbe quotidiennement des compléments alimentaires, à l’instar de son confrère Jérémie. « Mais j’en prenais déjà avant de devenir végétarien, parce que je manquais de fer, détaille la trentenaire, qui indique que ses analyses médicales sont très bonnes. Je n’ai pas de cholestérol, pas de carence ou autre mauvais signal. Je dirais même que je me sens en meilleure santé depuis que je suis végétarienne : on a moins de ballonnements, de problèmes digestifs quand on retire la viande de son alimentation. Je ressens du confort, de l’énergie à force de végétaliser mon assiette. » Ses conseils, pour ceux qui seraient intéressés ? « Ne pas simplement supprimer la viande ou le poisson ! » De son côté, Jérémie recommande « d’y aller doucement, en se renseignant »

    Il faut transformer son alimentation, découvrir des recettes et réapprendre à composer un repas. C’est une nouvelle façon de s’alimenter .

    Alice, kiné et végétarienne

    « Nous, les scientifiques, préconisons de manger plusieurs fois végétariens dans la semaine plutôt que d’adopter un régime végétarien strict, conclut le Dr Lecerf, membre de la Société française de nutrition. Davantage de fibres, de fruits, de légumes… Le régime végétarien apporte des avantages par rapport à une mauvaise alimentation occidentale, on ne peut pas le nier. Mais il faut trouver le bon équilibre, en considérant notamment le système osseux et nerveux. Statistiquement, les végétariens font par exemple plus d’AVC, mais présentent moins de diabète et de pathologie cardio-vasculaire. Quant aux cancers, on ne sait pas, ce n’est pas très clair. »

    À chacun son équilibre en se faisant accompagner !

    Envie de changer de régime alimentaire ?

    Faites vous accompagner par un médecin nutritionniste, le remboursement de séances est inclus dans le contrat Macif Mutuelle Santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Le végétarisme consiste à ne pas consommer de chair animale (ni viande ni poisson)
    • Le régime végétarien n’est pas adapté à tout le monde, des carences peuvent subvenir
    • Se faire accompagner permet d’adapter son alimentation au plus proche de ses propres besoins 

    (1) Ifop 2021

  • À la découverte de la musicothérapie

    À la découverte de la musicothérapie

    Le musicothérapeute n’est pas un médecin

    L’efficacité de la musicothérapie pour soulager certains types de pathologies est reconnue par des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des patients eux-mêmes. D’ailleurs, des institutions comme des hôpitaux y ont recours. Mais le musicothérapeute n’est pas un médecin : il est d’abord un musicien. Selon le site de la Fédération française des musicothérapeutes, « il s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique ».

    Ses séances viennent en complément d’un traitement médical ou d’un suivi médico-social, mais elles ne se substituent pas à ces derniers. 

    Un soin en musicothérapie ne guérit pas, il aide à apaiser des souffrances.

    Émilie Tromeur–Navaresi, la présidente de la Fédération française des musicothérapeutes

    Un bilan de réceptivité est nécessaire

    La musicothérapie n’est pas pertinente dans tous les cas de figure. Par exemple, certains individus ne sont pas réceptifs à la musique. Au contraire, un son ou une mélodie peuvent raviver des traumatismes chez d’autres. Mais, contrairement à une idée reçue, la musicothérapie peut fonctionner sur des malentendants grâce à un dispositif d’enceintes vibratoires posées au sol.

    « En revanche, précise Émilie Tromeur–Navaresi, il peut y avoir des contre-indications pour des personnes acouphéniques. » Pour toutes ces raisons, un bilan de réceptivité est indispensable pour déterminer l’opportunité de mettre en place une telle thérapie. Il comprend un questionnaire sur le parcours du patient et son rapport à la musique, ainsi qu’un test de réceptivité à l’écoute musicale.

    Un programme adapté à chaque patient

    La musicothérapie est utilisée dans des contextes très différents allant de la psychiatrie aux soins palliatifs, en passant par la pédiatrie, la gériatrie, l’addictologie, le handicap et bien d’autres domaines. C’est pourquoi, à l’issue du bilan de réceptivité, et en fonction de l’état du patient, le professionnel définit des objectifs, un programme et une méthode.

    La thérapie se déroulera alors en groupe ou de façon individuelle, sous une forme « réceptive » (le patient écoute et réagit) ou « active » (il utilise sa voix et son corps pour produire des sons, notamment par improvisation), à raison de plusieurs séances par semaine ou d’une séance tous les 15 jours. « Une séance dure entre 20 min et 1h30, précise la présidente de la FFM. Cela dépend des possibilités de chacun. » Si, pour certains, un cycle de huit séances suffit, d’autres suivront la thérapie pendant plusieurs années.

    Bien choisir son musicothérapeute

    En l’absence de réglementation de l’État concernant cette profession, n’importe qui peut s’autoproclamer musicothérapeute. Il faut donc faire preuve de prudence avant de prendre rendez-vous. La Fédération française des musicothérapeutes (elle-même membre de l’European Music Therapy Confederation) met à disposition le registre national des musicothérapeutes qu’elle référence. « Le musicothérapeute a suivi une formation spécialisée en musicothérapie, peut-on lire sur son site. Sa formation professionnelle lui assure un savoir théorique, pratique, clinique en psychologie et neuropsychologie, psychiatrie, psychopathologie, neurophysiologie de la musique, et de développement personnel. »

    La fédération liste aussi également les organismes de formation agréés et ils ne sont que quatre à ce jour :

    Faire appel aux médecines douces

    Si la musicothérapie n’est pas encore prise en charge, il existe des médecines douces permettant elles aussi de soulager les douleurs. Le contrat Macif Mutualité Santé rembourse certaines médecines douces : vos séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de diététique, de pédicurie et podologie, de chiropraxie, d’homéopathie et d’étiopathie sont prises en charge.*

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • La musicothérapie s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique
    • Elle n’est pas pertinente dans tous les cas de figure
    • Un bilan de réceptivité est nécessaire avant de démarrer une thérapie
  • Contraception masculine, quelles sont les possibilités ?

    Contraception masculine, quelles sont les possibilités ?

    Visiblement, ce n’est pas une question de volonté. De nombreuses études montrent qu’au sein du couple, les hommes sont intéressés par un partage de la responsabilité de la contraception. Seul problème : la science avance lentement. Pour preuve, la recherche d’une pilule contraceptive pour les hommes remonte aussi loin que l’autorisation en 1960, de son équivalent pour les femmes. S’il existe des alternatives, peu d’hommes sont au fait.

    Et pour cause : en 2023, en France, les seules méthodes de contraception masculine reconnues par la Haute Autorité de Santé (HAS) sont le préservatif, la vasectomie et le retrait. Si la vasectomie est la solution la plus efficace, c’est aussi la plus radicale. Elle consiste à couper les canaux déférents qui portent les spermatozoïdes depuis les testicules jusqu’à la prostate. Une fois ces canaux bloqués, le sperme est alors dénué de spermatozoïdes et donc sans capacité de féconder. Le retrait, quant à lui, a plutôt mauvaise presse lorsqu’il s’agit de parler d’efficacité et relèverait plus du hasard, avec 22 % d’échecs. « L’éventualité d’une grossesse non prévue doit être acceptable, résume subtilement la HAS. Sinon préférer une autre méthode. » Le message est clair.

    Et les méthodes thermiques ?

    D’autres méthodes moins connues font néanmoins parler d’elles : les contraceptions thermiques. On compte trois dispositifs : le slip chauffant, l’anneau en silicone et le boxer chauffant. Tous ont pour objectif de rentrer les testicules dans les canaux inguinaux, laissant le scrotum vide. S’ils ne sont pas homologués, ils reçoivent de nombreux adeptes un peu partout en France, qui décident de prendre les choses en main, en fabriquant eux-mêmes leur dispositif thermique. « Pour le slip, il doit se porter au minimum quinze heures par jour », détaille Maxime, 29 ans. Même effet pour l’anneau lorsqu’il est porté plus de quinze heures par jour. Pour ce qui est du boxer chauffant, aucun processus scientifique n’a permis de le valider. Prudence, donc.

    Un acte militant

    À Rennes, Maxime (le prénom a été changé à sa demande) a cofondé en octobre dernier un collectif baptisé Rennes Antisexiste qui, plusieurs fois par mois, organise des ateliers couture et partage d’informations. Sur les présentoirs, slips, anneaux et jockstraps se mélangent aux brochures. « On accueille divers profils, ajoute-t-il. Des personnes qui ne sont au courant de rien mais qui sont curieuses de voir quelle serait la meilleure méthode. Il y a aussi des hommes “contraceptés” depuis six mois, un an voire un an et demi, qui viennent partager leur expérience. Certains sont même accompagnés de leur partenaire. Et pour ce qui est de l’âge, vous avez des jeunes de 20 ans mais aussi des pères de famille. »

    Pour l’instant, le collectif compte six participants présents à chaque permanence. « C’est loin d’être la cohue, mais espérons que les gens viendront de plus en plus nombreux. » Aujourd’hui, choisir son contraceptif, le fabriquer soi-même relève du militantisme, afin que la contraception masculine soit mieux étudiée et prise en charge par les pouvoirs publics. Car, rappelons-le, le slip chauffant n’est pas reconnu par la sécurité sociale et requiert des prescriptions régulières de spermogrammes.

    Il faut que les hommes se saisissent de ce sujet.

    Rennes Antisexiste

    Une demande de plus en plus forte

    Slip, anneau, vasectomie ou injections d’hormones, les nouvelles méthodes sont de plus en plus demandées, notamment chez les 25-35 ans et les plus de 40 ans. Ce que confirme Maxime, de Rennes Antisexiste : « On reçoit des personnes qui ont bien creusé le sujet et qui cherchent à être accompagnées, qui souhaitent avoir un suivi médical. » Si l’objectif de ces permanences rennaises est autant d’informer que de socialiser, Maxime a à cœur d’apporter aux contraceptions masculines un cadre politique féministe. « Il faut que les hommes se saisissent de ce sujet et qu’ils en discutent au sein de leur couple, estime-t-il. Peut-être que votre partenaire aura envie de garder sa méthode de contraception, peut-être que non. Le tout, c’est que ça puisse être un sujet de discussion. »

    Quelle contraception choisissez-vous ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé prévoit notamment la prise en charge des préservatifs féminins et masculins. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • La charge liée à la contraception pèse majoritairement sur les femmes
    • Trois contraceptions dites « masculines » sont reconnues en France : le préservatif, le retrait et la vasectomie
    • D’autres méthodes existent dont les sous-vêtements chauffants et l’anneau en silicone
  • Chiens d’assistance : des aides essentielles souvent difficiles d’accès

    Chiens d’assistance : des aides essentielles souvent difficiles d’accès

    Ils peuvent leur servir d’yeux, d’oreilles, de guides ou de soutien moral, mais sont aussi capables de donner l’alerte avant certaines crises ou de réaliser de la détection médicale. Ces chiens d’assistance sont plus que nécessaires pour de nombreuses personnes en situation de handicap. Comme les personnes malvoyantes, malentendantes mais aussi pour les diabétiques ou encore les épileptiques. Offerts aux bénéficiaires, ils sont pourtant une denrée rare. Mais alors pourquoi ? Et surtout comment aider les associations de chiens d’assistance à en attribuer davantage ?

    Un investissement humain et financier

    Tous les ans, en septembre, les écoles des chiens guides d’aveugle ouvrent leurs portes au public. Ces week-ends-là, dans la quinzaine de centres de formation de France, les familles sont accueillies par des hordes de chiots sélectionnés au préalable, encore patauds mais généreux en câlins. Face à ces petites boules de poils, difficile, pour les enfants comme leurs parents, de ne pas succomber. Le but de cette opération séduction : trouver des familles d’accueil à ces chiots pour qu’elles les éduquent jusqu’à dix-huit mois et les emmènent en formation, tous les quinze jours. C’est le premier défi auquel se confrontent les associations de chiens guides d’aveugle, mais également des autres chiens d’assistance.

    « Il y a des règles à respecter pour faire grandir le chiot de manière sereine, ne pas le laisser le chien seul plus de quatre heures par jour et surtout accepter de s’en séparer le moment venu », admet Florian Auffret, chargé de mission recherche et développement, coordinateur national de la formation et éducateur de chiens d’assistance chez Handi Chiens. Une fois la famille d’accueil trouvée, tout reste à faire et lorsque les associations récupèrent la garde du chien, tous ne peuvent pas intégrer le centre de formation. « À cause de problèmes d’éducation, de santé ou de profil inadéquat, 40 % des chiens ne pourront pas remplir leur rôle », regrette l’éducateur.

    À ces difficultés viennent s’ajouter les problèmes de financement des chiens d’assistance basé essentiellement sur les dons et mécénats. Il faut en effet compter entre 15 000 et 25 000 euros en fonction des compétences dispensées aux compagnons à quatre pattes. Ces sommes comprennent la formation, les vaccins, les équipements et les soins du chien jusqu’à ses deux ans voire davantage, en fonction de l’association qui l’emploie. Dans la majeure partie des cas, le chien employé sera un labrador retriever ou un Golden retriever. Il faut ensuite trouver des chiens qui correspondent au profil des bénéficiaires et la tâche est parfois ardue.

    « Dans mon cas, ça a pris près d’un an avant que la directrice technique trouve le chien qui me corresponde », se souvient Mickael Ros, chargé de communication de l’association les Chiens du Silence et également bénéficiaire. Aujourd’hui, les associations accusent du retard vis-à-vis des demandes des bénéficiaires. « Notamment à cause de la crise du Covid-19 », précise Mickael Ros.

    2 ans et demi d’attente

    Aujourd’hui, des milliers de dossiers sont en attente et environ 150 chiens sont attribués chaque année. Pour se voir accorder un compagnon à quatre pattes, il faut compter environ deux, trois ans d’attente.

    Apporter son soutien aux associations

    Alors, comment leur venir en aide ? « En fonction de leurs moyens et disponibilités, les gens peuvent faire des dons financiers mais aussi du bénévolat, nous aider à pousser la recherche plus loin, voire faire du mécénat de compétence. Ça peut nous être très utile que certaines entreprises mettent certains de leurs salariés à disposition. C’est notamment grâce à ça qu’on a pu développer une application permettant de faire le suivi santé et comportementale de l’ensemble des chiens », conclut Florian Auffret.

    La petite Spicy, un berger australien, partage la vie de Mickael Ros, sourd profond depuis quatre ans. Tous les jours, cette chienne à l’ouïe aiguisée lui vient en aide lorsqu’il n’entend pas le réveil ou lorsqu’un klaxon ou une sirène retentissent. « Si, par exemple, elle entend une alarme incendie dans un bâtiment, elle va me conduire vers la sortie, voire y retourner pour évacuer toutes les personnes qui y seraient encore, s’amuse Mickaël. Ils sont très attachés aux humains et ce sont des chiens de travail. Ils ont de bons réflexes. »

    L’info en +

    Les chiens travaillent en moyenne entre 7 et 10 ans, selon l’association qui les emploie. Quand le chien part à la retraite, il y a une évaluation de la situation des bénéficiaires et si elle n’a pas changé, le dossier est traité en urgence pour éviter qu’ils aient un délai d’attente trop long. Les associations encouragent les bénéficiaires à déposer leur dossier à l’approche de la retraite afin d’anticiper ce laps de temps d’attente.

    L’Essentiel de l’article

    • La formation d’un chien guide d’assistance coûte environ 25 000 euros
    • Les bénéficiaires attendent en moyenne 2 ans et demi avant d’avoir un chien d’assistance
    • Vous pouvez faire des dons financiers ou du bénévolat pour aider les associations

    Vous êtes propriétaire d’un chien d’assistance ?

    La Macif propose une assurance santé pour les chiens guides d’aveugle. Renseignez-vous !

  • Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    1 Prévenir la consommation de plantes toxiques

    Avant de vous lancer dans l’achat d’une plante, prenez conseil auprès d’un professionnel en jardinerie pour connaître les plantes qui sont risquées pour vos enfants ou vos animaux domestiques. Cela vous permettra de faire des choix raisonnés !

    Autre mesure : les jeunes enfants ont tendance à mettre à la bouche tout ce qui leur tombe sous la main ! Alors, à l’intérieur de la maison comme dans votre jardin, veillez à ne pas avoir de plantes toxiques qui seraient dangereuses pour eux. Pensez, de manière générale, à mettre hors de leur portée les plantes d’intérieur en les surélevant sur un meuble, par exemple. En extérieur, gardez un œil sur vos enfants et apprenez-leur, quitte à leur répéter, à ne pas goûter ni même toucher les plantes. La répétition a des vertus pédagogiques !

     

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

    Le saviez-vous ?

    La confusion de plantes provoque des cas d’intoxications graves.

    Chaque année, on recense environ 250 cas d’intoxications aux plantes d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Et en seulement six ans (entre 2012 et 2018), 1 872 cas de confusion entre des plantes toxiques et comestibles ont été recensés(1).

    2 Repérer les signes d’intoxication aux plantes

    Que ce soient ses baies, ses feuilles ou ses tiges, certaines plantes contiennent des substances toxiques dont l’ingestion en grande quantité nécessite une prise en charge en hôpital(2). Une intoxication aux plantes provoque généralement des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées. Certaines plantes, comme le vératre (confondu avec la gentiane) ou la belladone (confondue avec le raisin), causent des symptômes plus graves : troubles cardiaques ou neurologiques. Si rien n’est fait, l’intoxication peut mener au décès.

     

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

     

    Des plantes toxiques pour votre animal

    • Le muguet : il provoque des irritations pour le tube digestif, des troubles nerveux et cardiaques, des vomissements et diarrhées.

      Le lys : il peut provoquer des lésions du rein chez le chat après ingestion de fleurs, de feuilles ou de pollen.

      Le laurier-rose : il provoque des troubles digestifs, nerveux et cardiaques, des vomissements, des convulsions et des douleurs abdominales chez les animaux.

      Le rhododendron : il provoque des salivations, des troubles digestifs, des convulsions, de la toux et des troubles de la démarche*.

    3 Que faire en cas d’intoxication ?

    En cas de contact cutané : retirez les vêtements touchés et lavez la peau avec du savon et de l’eau tiède pendant 15 minutes.

    En cas de contact oculaire : rincez l’œil avec de l’eau tiède pendant 15 minutes.

    En cas d’ingestion : retirez soigneusement le reste de la plante de la bouche de votre enfant ou de votre animal, puis donnez-lui un peu d’eau à boire.

    Quelle que soit l’intoxication par plante, contactez le centre antipoison de votre ville afin de connaître les mesures à prendre. Vous pouvez aussi consulter directement votre médecin traitant ou contacter votre vétérinaire en indiquant le nom de la plante en cause. En cas d’urgence vitale (coma ou détresse respiratoire), appelez immédiatement le 15.

     

    Muguet et plantes toxiques au printemps : attention au risque d’ingestion !

     

    Étiquettes et photos

    Conservez toutes les étiquettes des plantes achetées en jardinerie. Ainsi, en cas d’ingestion, vous saurez communiquer le nom de la plante aux professionnels de santé. Et si vous partez à la cueillette, pensez à prendre en photo les plantes récoltées de sorte à pouvoir les montrer aux professionnels de santé en cas d’intoxication !

    L’Essentiel de l’article

    • Tenez les plantes toxiques hors de portée des enfants et des animaux domestiques.
    • Douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées sont les principaux symptômes d’une intoxication aux plantes.
    • En cas d’intoxication, appelez le 15 ou un centre antipoison.

    (1) Agence nationale de sécurité sanitaire (ANES)
    (2) Centre antipoison belge, Muguet (Convallara majalis)
    * Centre Antipoison Animal et Environnemental de l’Ouest, Plantes toxiques
  • Ces idées reçues sur la sexualité des ados

    Ces idées reçues sur la sexualité des ados

    Vrai-Faux sur la sexualité des ados

    Les ados d’aujourd’hui ont leur premier rapport sexuel plus tôt que leurs aînés. Ils comptent plus de partenaires et plus de rapports à risques que les générations précédentes. Ils sont imprudents en matière de contraception, accros aux pornos, passionnés de sextos et friands de pratiques toujours plus poussées. Autant de préjugés, souvent infondés, qui planent encore sur la sexualité des moins de 20 ans.

    “Faites confiance à la jeunesse et donnez-leur les clés pour se protéger.”

    Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida

    “Il y a souvent une perception erronée de la jeunesse,” souligne Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida. Selon elle, le plus important reste de promouvoir le plaisir dans la sexualité tout en éveillant aux risques, notamment des MST/IST.

    24 % des jeunes n’utilisent pas systématiquement le préservatif

    Sondage Ifop – Bilendi Mars 2020 – Sidaction

    Un chiffre qui illustre bien que “les jeunes ont conscience des risques, mais ils pensent que cela ne leur arrivera pas,” selon Pauline. La prévention reste donc de mise !

    Lire aussi : Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

  • PSSM : comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

    PSSM : comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

    En quoi consistent les premiers secours en santé mentale ?

     

    Le secourisme en santé mentale est l’équivalent des gestes de premiers secours « physiques » : ils permettent d’apporter les tous premiers soins à une personne en crise psychique ou au début d’un trouble psychologique (voir plus bas). 

    Les premiers secours en santé mentale apportent un soulagement temporaire au malade, en attendant la prise en charge par un professionnel de santé. C’est une étape importante du processus car les troubles psychologiques sont souvent facteur d’isolement, ce qui aggrave la situation et la détresse du patient.

    Les premiers secours en santé mentale consistent principalement :

    • à savoir repérer les signes d’un mal-être ;
    • à réagir de façon adaptée ;
    • à écouter la personne souffrante de façon active et sans jugement ;
    • à rassurer la personne, à l’informer des ressources existantes susceptibles de lui apporter une aide : professionnels de santé, associations, centres de soin, etc. ;
    • à l’encourager à consulter ;
    • en cas de crise, à adresser la personne aux services adéquats.

       

    • Lire aussi : Cyberharcèlement et santé mentale : « le début de l’adolescence est un moment critique »

    Chiffre-clé

    36 000 secouristes en santé mentale sont formés en France (au total) (2).

    Dans quels cas peut-on avoir besoin de connaître les premiers secours en santé mentale ?

     

    Les problèmes de santé mentale sont encore tabous, et pourtant, ils sont extrêmement répandus. Toute personne, quels que soit son âge, sa situation familiale ou professionnelle, ou sa personnalité, est susceptible de traverser une crise. En France, on estime qu’une personne sur cinq est touchée chaque année par des troubles psychiques, soit 13 millions de personnes (1).

    Ces troubles peuvent se manifester de diverses façons : un renfermement soudain ou progressif, l’apparition de troubles alimentaires (perte d’appétit ou boulimie), une consommation problématique d’alcool ou de drogue, des colères fréquentes, mélancolie ou apathie, etc. Les enfants et les adolescents peuvent aussi, par exemple, développer une phobie scolaire

    En cas de crise aiguë, selon les cas, la personne peut faire une attaque de panique, devenir très agitée ou se mettre à délirer, menacer de passer à l’acte (suicide), devenir complètement mutique (catatonie), etc. Ce sont des situations d’urgence où les premiers secours en santé mentale peuvent faire la différence.

    En étant formé aux premiers secours en santé mentale, vous savez repérer ces signaux et réagir de façon adaptée.

    Comment devenir secouriste en santé mentale ?

    La formation en premiers secours en santé mentale dure généralement deux jours (ou quatre demi-journées). Toutes les formations sont assurées par des formateurs accrédités.

    Vous êtes professionnel de santé ou salarié (ou bénévole) d’une structure impliquée auprès du jeunes public (16-25 ans) : des formations gratuites peuvent être proposées par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès de la CPAM de votre département.

    Pour le grand public : vous pouvez consulter le site pssmfrance.fr pour trouver le calendrier des formations dans votre région ou en distanciel. Le coût se situe généralement autour de 250 €.

    VOUS AVEZ BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé, prend en charge les consultations chez le psychologue*.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les problèmes de santé mentale sont très fréquents.
    • Les premiers secours en santé mentale permettent d’apprendre à réagir et à aider un proche en souffrance.
    • On peut se former en deux jours aux premiers secours en santé mentale.

    (1) Viepublique.fr, Santé mentale et psychiatrie : répondre à la forte demande de soins des Français, 2021.
    (2) pssmfrance.fr

  • Idées reçues sur l’hypnose : démêlez le vrai du faux !

    Idées reçues sur l’hypnose : démêlez le vrai du faux !

    L’hypnose est un état de veille modifiée qui a pour but de permettre au patient d’accéder à des ressources internes habituellement peu utilisées, en vue de sa guérison. L’état d’hypnose est atteint par l’écoute de la voix du thérapeute, parfois soutenue par la focalisation sur un objet (pendule ou autre). 

    L’hypnose, il faut y croire pour que ça marche : VRAI et FAUX

    Chantal Wood. 97 % des gens peuvent être hypnotisés. Pour que ça fonctionne, il faut établir une bonne relation thérapeutique, avoir confiance en l’autre et se concentrer. En revanche, pour pratiquer l’hypnose sur des personnes ayant des problèmes psychiatriques comme la schizophrénie par exemple, mieux vaut avoir une formation spécifique.
     

    L’hypnotiseur peut me faire faire des choses que je ne veux pas : FAUX

    C. W. En principe non. Dans les spectacles de magie, les hypnotiseurs choisissent les gens qui sont en attente de quelque chose. Ils ne sont pas neutres. L’hypnose médicale, ce n’est absolument pas ce qu’on voit à la télé : il y a une éthique et un respect de la personne. On ne cherche pas à se moquer d’elle mais à l’aider à progresser et à trouver ses propres ressources.

    L’hypnose peut aider à arrêter de fumer : VRAI

    C. W. Tout dépend de la motivation de celui qui consulte. Mais l’hypnose peut tout à fait aider à arrêter de fumer. Le thérapeute fait des suggestions (propositions d’idées et de pensées à visée thérapeutique) qui peuvent conduire à diminuer la consommation de tabac, notamment en incitant les patients à penser aux effets négatifs pour leur santé, aux dépenses que ça représente, etc.

    83% des professionnels de santé dont 85 % de médecins, croient aux bienfaits de l’hypnose.

    L’hypnose n’est pas utilisée par les médecins, elle n’est pas reconnue : FAUX

    C. W. Elle est utilisée très fréquemment dans les services hospitaliers, dans les centres antidouleur contre les douleurs chroniques, ou encore dans les soins en cancérologie. Elle est aussi utilisée par les anesthésistes, les infirmiers, les kinés, les sages-femmes, les dentistes, etc. L’hypnose est aussi un outil psychothérapeutique mis en œuvre par les psychologues afin de permettre au patient de trouver en lui-même les ressources pour régler ses propres problèmes. Elle est efficace par exemple en cas de stress post-traumatique

    L’hypnose n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie : VRAI et FAUX

    C. W. L’hypnothérapie est prise en charge par l’Assurance maladie lorsque c’est un acte médical (c’est-à-dire prescrit et pratiqué par un médecin, par exemple votre médecin traitant). Le patient sera remboursé sur la base d’une consultation. En revanche, ce n’est pas remboursé lorsque l’hypnose est pratiquée par tout autre professionnel.

    Il est possible de s’auto-hypnotiser : VRAI

    C. W. Toute hypnose est de l’auto-hypnose. Le médecin hypnothérapeute va faire des suggestions, et, en fonction de la confiance qu’il lui accorde, le patient va suivre ses paroles. Si on lui dit d’imaginer qu’il part en week-end se détendre avec ses enfants, le patient part avec ses images à lui, pas celles du thérapeute. Un bon hypnothérapeute, c’est quelqu’un qui s’adapte à son patient et qui lui apprend à se servir de cet outil tout seul.

    L’hypnose fait se remémorer des souvenirs oubliés : VRAI et FAUX

    C. W. On peut se rappeler de choses, mais pas forcément avec exactitude. Notre mémoire peut être modifiée par ce qui a pu nous être dit. Il faut donc y faire très attention

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    Le contrat Macif Mutuelle Santé prend en charge les séances de médecine alternative comme l’hypnose médicale.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’hypnose médicale fonctionne chez la majorité des personnes.
    • Elle intervient dans la prise en charge de nombreuses pathologies, notamment en milieu hospitalier.
    • L’hypnose est remboursée quand elle est réalisée par un médecin.

    * Odoxa pour Orange Healthcare, NEHS, ASIP Santé, la Chaire Santé de Sciences Po, le Figaro Santé et France Inter, « Baromètre santé 360. Les médecines alternatives et complémentaires », janvier 2019.

  • Les bienfaits du sport pour les enfants

    Les bienfaits du sport pour les enfants

    Les deux tiers des 11-17 ans se situent à un niveau de sédentarité à risque élevé, alors qu’elle est l’un des premiers facteurs d’obésité (1). Pour limiter cette tendance, il est important de renouer avec l’activité physique, source de nombreux bienfaits tant au niveau physique que psychique. Plus un enfant est habitué à faire du sport, plus il y a de chances qu’il poursuive cette bonne pratique en grandissant.

    Les bienfaits du sport

    Selon le sport pratiqué, votre enfant pourra aussi développer son agilité, son adresse, mieux coordonner ses mouvements, gagner en souplesse, en rapidité, en force, en endurance « La pratique sportive permet aussi de se détendre mentalement, de travailler en équipe dans un but commun, d’écouter les autres, de chercher à se surpasser », ajoute le Dr Chantal Wood. Le sport apprend à respecter les règles, participe à la socialisation de l’enfant, l’amène à rencontrer d’autres jeunes qui partagent son centre d’intérêt. Il améliore aussi les capacités cognitives (concentration, mémorisation…), aide à lutter contre l’isolement et la dépression.

    Bon à savoir

    Pour bénéficier de tarifs avantageux ou d’aides pour l’activité sportive de votre enfant, renseignez-vous auprès de la Caisse d’allocations familiales, de l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances, de votre CSE ou des collectivités locales (municipalité, département, région).

    À chacun son activité sportive !

    Certains sports sont proposés dès tout petit sous forme d’initiation ludique : bébés nageurs, baby judo, baby gym, basket, foot… Dès 6 ans, votre enfant comprend et respecte mieux les règles, interagit davantage, gagne en motricité. Il a alors l’embarras du choix ! « Ce qui compte surtout c’est que l’enfant ait envie d’y aller et que ce soit adapté à son état physique et psychique. La natation par exemple peut être une bonne idée si l’enfant souffre d’obésité, car l’eau portera le poids de son corps et il bougera plus facilement », souligne la pédiatre.

    • Votre enfant est hyperactif ? Optez pour un sport qui lui demande de se concentrer mais qui lui permet aussi de se défouler, comme le volley-ball ou le foot par exemple. Il peut prendre plaisir aussi à faire du cyclisme ou de la course à pied pour se dépenser.
       
    • Si votre enfant a un handicap physique ou mental, « le choix du sport sera conditionné à ses capacités, son envie, mais aussi la ville où il habite pour y trouver une structure qui puisse l’accueillir », précise le Dr Wood. 

    Moins de papiers, plus de sport !

    Depuis mai 2021 (2), inutile de fournir un certificat médical pour que votre enfant obtienne ou renouvelle sa licence sportive ou participe à une compétition. Un simple questionnaire de santé rempli par vos soins suffit, sauf si votre enfant présente un souci de santé particulier. Dans ce cas, un certificat médical de moins de six mois de non-contre-indication à la pratique sportive est nécessaire. « Certaines pathologies, notamment au niveau cardiaque, peuvent contre-indiquer la pratique d’un sport. Il faut en discuter avec son médecin spécialiste », rappelle Chantal Wood.

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Le sport améliore la santé, les capacités motrices et cognitives.
    • Des activités physiques sont proposées dès le plus jeune âge et selon le profil de votre enfant.
    • Le certificat médical n’est plus obligatoire pour inscrire votre enfant.

    (1) Anses, Inactivité physique et sédentarité chez les jeunes : l’Anses alerte les pouvoirs publics, nov. 2020.
    (2) Légifrance, Décret n° 2021-564 du 7 mai 2021.

  • Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    1 Les problèmes d’audition, qu’est-ce que c’est ?

    Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements perçus de façon intermittente ou permanente par le patient. Ils peuvent être liés à des lésions de l’oreille interne, mais les causes ne sont pas toujours faciles à identifier. Quoi qu’il en soit, ils sont généralement provoqués par une exposition répétée au bruit, dans le cadre professionnel ou les loisirs. Souvent bénignes, les formes sévères d’acouphènes peuvent pourtant créer une réelle perte de qualité de vie.

    L’hyperacousie

    C’est une sensibilité accrue aux sons de moyenne à forte intensité. Elle se caractérise par une gêne auditive, des acouphènes ou des douleurs qui entraînent des difficultés de perception.

    La perte d’audition

    C’est une baisse de l’acuité auditive : on entend moins bien les sons de faible intensité (ou dans certaines fréquences aiguës ou graves) et on distingue moins bien les sons les uns des autres. C’est ce qui fait qu’on éprouve des difficultés à suivre une conversation à plusieurs ou s’il y a un bruit de fond.

    1 Français sur 4

    souffrirait d’une forme de perte et ou gène d’audition (tous âges confondus).*

    2 Les causes possibles de la perte d’audition

    Le bruit ambiant

    Circulation, travail en usine, travaux publics, concerts, discothèques… Les sources de bruit potentiellement dangereux pour l’audition sont légion. Cependant, il faut généralement une exposition prolongée et répétée pour que les sons ambiants aient de réelles conséquences sur l’audition : par exemple, si vous êtes un aficionado de concerts ou que vous travaillez dans un environnement particulièrement bruyant.

    La musique sur baladeur ou smartphone

    L’écoute de musique au casque (ou écouteurs) à des volumes inadaptés est responsable d’une part importante des pertes d’audition et troubles récurrents comme les acouphènes. C’est tout particulièrement vrai chez les adolescents et les jeunes adultes qui ne se séparent jamais de leur smartphone ! Une seule solution, baisser le son et se limiter à une heure d’écoute par jour(1).

    Les infections (otites, etc.)

    L’otite est une infection microbienne de l’intérieur de l’oreille. On parle d’otite externe lorsqu’elle touche le conduit auditif seul, et d’otite moyenne lorsqu’elle atteint le tympan. Très douloureuse, elle nécessite un traitement prescrit par un médecin pour ne pas risquer de laisser une infection proliférer : en fonction des cas, cela peut être des antibiotiques et/ou des gouttes antibactériennes ou anti-inflammatoires à base de corticoïdes.

    Problème : les otites à répétition, notamment chez l’enfant, peuvent provoquer des lésions du tympan. Il est donc important de limiter les facteurs de risque (froid, bâtonnet ouaté) et de consulter régulièrement l’ORL pour vérifier que le tympan est intact.

    Les traumatismes

    Accident, coup ou mauvaise utilisation des bâtonnets ouatés peuvent provoquer des lésions de l’oreille qui vont se répercuter sur l’audition. Ces traumatismes guérissent souvent spontanément, mais ils nécessitent parfois une intervention chirurgicale pour réparer le tympan endommagé. C’est une intervention rapide, sous anesthésie générale, mais qui peut se pratiquer en ambulatoire. Elle permet le plus souvent un rétablissement complet de l’audition.

    L’avion, la plongée, le saut en parachute…

    Dans une cabine d’avion (ou dans certaines situations de loisirs impliquant une forte variation de la pression environnante), la pression peut varier parfois fortement en fonction de l’altitude. Cela provoque ce phénomène bien connu « d’oreille bouchée », qui se résorbe le plus souvent spontanément en quelques secondes ou quelques minutes. Il arrive pourtant parfois qu’une mauvaise pressurisation de la cabine entraîne une surdité d’une, voire des deux oreilles pendant plusieurs heures. Si l’audition n’est pas rétablie au bout d’une journée, il est conseillé d’aller voir un médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes sous-jacents ou de traumatisme du tympan.

    Bruit : à partir de combien de décibels est-on en danger ?*

    Le seuil de danger pour l’oreille est de 85 décibels. À quel niveau de bruit cela correspond ?

    • Lieu calme : 30 décibels. Tout va bien !
    • Rue ou restaurant bruyant : 70 à 80 décibels. À la longue, ça fatigue…
    • Bruit du marteau-piqueur ou d’un baladeur à volume maximum : 100 décibels. Votre oreille est en danger ! Il faut s’éloigner de la source sonore ou porter des protections.
    • Sirène, concert ou discothèque : 105 à 120 décibels. Bouchons obligatoires !

    3 Que faire ?

    Toute perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation pour faire un état des lieux précis de la situation et proposer un traitement adapté si nécessaire. Rendez-vous chez votre médecin traitant pour un examen à l’otoscope (ce petit appareil qui permet de regarder l’intérieur du conduit auditif) : en fonction des résultats, il pourra vous prescrire un premier traitement et/ou vous orienter vers un spécialiste (ORL) pour un diagnostic plus poussé.

    4 Dans quels cas faut-il porter un appareil ?

    L’audioprothèse : contre la perte d’audition installée

    Les prothèses auditives ont fait d’énormes progrès ces dernières années : fini le gros boîtier lourd à porter et difficile à régler ! Les appareils nouvelle génération sont plus performants, plus discrets et plus légers. Sur prescription médicale (obligatoire), ils permettent de compenser une perte d’audition plus ou moins sévère. Il existe plusieurs types d’appareil, correspondant à des besoins différents :

    • Les dispositifs intra-auriculaires (IA) : invisibles et très légers, ils se glissent à l’intérieur du conduit auditif pour corriger les pertes d’audition légères à modérées. 
       
    • Les contours d’oreille (BTE pour behind the ear en anglais) : ils s’accrochent derrière le pavillon (c’est-à-dire la partie visible de l’oreille externe) pour délivrer le son via un mini haut-parleur. Plus solides que les IA et souvent moins chers, ils permettent aussi de corriger des pertes auditives plus sévères. 
       
    • Les appareils à micro-écouteur déporté (RIC pour receiver in canal en anglais) : identiques aux BTE, sauf que le son est délivré à l’intérieur du canal auditif via un petit écouteur interne. Ils corrigent une large palette de pertes auditives et constituent une bonne alternative aux deux précédents. 

    Le générateur de bruit blanc : contre les acouphènes

    Il s’agit d’un appareil générant un bruit audible et monotone qui « dilue » les acouphènes dans un fond sonore, sans fatiguer l’auditeur. Le bruit des vagues, du vent dans les arbres ou de la pluie sur un toit sont de parfaits bruits blancs !

    5 Comment protéger ses oreilles ?

    Contre le bruit et l’eau : les bouchons d’oreille

    Le bruit est l’ennemi n° 1 de l’ouïe ! Si vous assistez à un concert où la musique est particulièrement forte ou si vous pratiquez une activité bruyante (bricolage, par exemple), protégez-vous avec des bouchons en mousse, en cire ou en silicone. À usage unique ou réutilisables, ils s’achètent en pharmacie ou sur Internet pour une somme tout à fait modique (à partir de 1 euro la paire). Pensez aussi à en munir vos enfants le cas échéant. Il existe aussi des casques antibruit très efficaces, plutôt réservés aux activités professionnelles ou aux travaux lourds.

    Vos oreilles craignent l’eau ? Certains bouchons d’oreille sont particulièrement adaptés à la pratique de la natation ou de la plongée : vous les trouverez en magasin de sport ou en pharmacie.

    Musique au casque : limitez les temps

    Apprenez à vos ados (c’est valable pour les parents aussi) à limiter le temps d’écoute et surtout le volume : à fort volume (85 % de la puissance maximale de l’appareil, sans jamais aller au-delà), pas plus de deux heures par semaine ! La plupart des smartphones ont une fonctionnalité de limitation du volume : parlez-en avec vos enfants ou ados pour l’activer et veiller à ce qu’ils ne puissent pas la désactiver (via un code numérique). Préférez aussi les casques aux oreillettes : celles-ci déversent le son plus près du tympan et provoquent donc potentiellement plus de dégâts.

    Contre les infections : lâchez ce bâtonnet ouaté !

    Les bâtonnets ouatés ont à juste titre la réputation d’endommager l’oreille et d’augmenter le risque d’infection ou d’eczéma. Le cérumen a en effet un rôle protecteur, l’oreille n’a donc pas besoin d’être récurée ! Si vous avez du mal à vous en passer, limitez strictement leur usage au pavillon, sans entrer dans le conduit auditif.

    Contre le froid : un joli bonnet

    L’hiver, couvrez-vous la tête ! Jusqu’à 20 % de la chaleur corporelle est perdue par la tête (3), et vous protégerez du même coup vos oreilles des infections.

    Vous avez des problèmes d’audition ?

    Vos consultations chez un ORL sont prises en charge dans votre contrat Santé Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Les troubles de l’audition peuvent se traduire par des acouphènes, une hyperacousie ou une perte d’audition.
    • Ils sont généralement dus à une exposition excessive au bruit, à un traumatisme, à des infections ou à l’âge.
    • Une perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation.

    (1) OMS, « Écouter sans risque ».
    (2) Ameli, « Prothèses auditives : quelle prise en charge ? », 2017.
    (3) NHS, Hypothermie.

    * Inserm 2022

    ** Par rapport aux prix moyens du marché et selon prestations. Données Santéclair comparant sur la France entière, les tarifs réseaux et les tarifs pratiqués hors réseaux. L’assuré conserve la liberté de choix de son professionnel de santé.