Pour profiter sans danger de votre séjour à la montagne, il convient de connaître les risques et d’adopter les bons réflexes. Suivez le guide !
1 Préparez-vous physiquement
Que vous soyez skieur débutant ou confirmé, personne n’est à l’abri d’une mauvaise chute sur les pistes. « C’est ce qu’on appelle l’accident du troisième jour », explique Bastien Kynast, accompagnateur en montagne. Les stations de ski observent en effet un pic d’accidents de ski en début de séjour. « La plupart de ces blessures s’expliquent par la fatigue accumulée et un manque de préparation physique » observe le professionnel de montagne. Pour skier sans danger, musclez-vous en faisant quelques exercices à la maison plusieurs semaines en amont.
Avant de rejoindre les pistes ou les chemins de randonnée, vérifiez votre matériel et assurez-vous qu’il soit de qualité et en bon état. Il est important de choisir des skis adaptés à votre niveau et de s’assurer que les fixations maintiennent correctement vos chaussures. Le port du casque est également fortement conseillé pour tous les skieurs, quel que soit leur âge et leur niveau. Les enfants en cours de ski ont l’obligation de porter un casque. Privilégiez des vêtements de sport adaptés à la météo (isolants, imperméables et respirants) et n’oubliez pas de porter des lunettes de soleil ou un masque pour protéger vos yeux de la réverbération sur la neige. Par précaution, testez votre altimètre, boussole et GPS et pensez à recharger votre téléphone portable avant de partir.
3 Choisissez une randonnée adaptée à votre niveau
Pour ceux qui préfèrent découvrir la montagne en raquettes plutôt qu’à skis, il convient d’être tout aussi vigilant. « Le principal est de ne pas surestimer son niveau et de partir en randonnée toujours à plusieurs », recommande Bastien Kynast. Si vous avez de jeunes enfants, préférez une balade familiale de quelques heures avec un itinéraire accessible à tous plutôt qu’une randonnée d’une journée, qui nécessite une bonne condition physique.
Lorsque vous partez en randonnée, « il faut aussi prendre en compte le dénivelé cumulé plus que le nombre de kilomètres. Celui-ci vous donne la distance totale d’ascension que vous allez rencontrer et donc un aperçu de la difficulté de la randonnée » explique l’accompagnateur en montagne.
interventions ont lieu chaque année sur le domaine skiable français.*
4 Sécurisez votre parcours
Que ce soit en raquettes ou à skis, suivez les pistes balisées et les panneaux de signalisation en montagne. La raison est très simple : « en cas d’accident, il est beaucoup plus facile pour les secouristes de vous retrouver si vous êtes sur un sentier ou un chemin » indique Bastien Kynast.
Vous souhaitez faire du hors-piste ? Faites-vous accompagner par un professionnel pour sécuriser votre pratique, comme un moniteur de ski ou un guide de haute montagne, par exemple. De plus, pensez à prendre en compte les prévisions météorologiques avant de partir et assurez-vous de rentrer avant que la nuit ne tombe.
Au cours d’une grossesse, plusieurs temps d’échanges avec des professionnels de santé (sage-femme, médecins, gynécos, etc.) sont programmés. Parmi eux, l’entretien prénatal précoce.
Pris en charge à 100 % et sans avance de frais, l’entretien prénatal précoce est défini par l’Assurance maladie comme « un entretien, individuel ou en couple, avec votre sage-femme ou votre médecin ». Systématiquement proposé aux femmes enceintes depuis 2006, il fait désormais partie des rendez-vous obligatoires d’un suivi de grossesse.
Pendant ce temps de parole, vous faites le point librement sur votre projet de naissance : vos attentes, vos difficultés éventuelles (médicales, sociales, psychologiques) et vos besoins et souhaits en termes d’accompagnement pendant la grossesse et après l’accouchement. Par exemple, si vous souhaitez ou pas bénéficier de la péridurale, ou si vous envisagez d’accoucher à domicile.
Avec quel professionnel effectuer un entretien prénatal précoce ?
En début de grossesse, vous pouvez choisir d’être suivie par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. L’entretien prénatal précoce se déroulera alors avec le praticien désigné. Ce dernier, en cas de besoin, pourra vous orienter, ainsi que votre partenaire, vers d’autres professionnels : spécialiste, psychologue, assistante sociale, etc.
Quand faut-il le programmer ?
Il est conseillé de le programmer dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois, lorsque le risque de fausse-couche diminue. Mais celui-ci peut être réalisé à tout moment. Il se fait individuellement ou en couple, dure entre trente minutes et une heure. Il s’agit d’un temps d’échange et non d’un examen médical.
Il s’agit d’un document écrit que vous rédigez et adressez à l’équipe médicale qui va suivre votre grossesse. Le projet de naissance détaille vos souhaits en matière d’accompagnement pour l’accouchement, de gestion de la douleur (péridurale ou pas par exemple), lieu d’accouchement, présence du conjoint, etc.
Quels sujets peut-on y aborder ?
L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange privilégié pour s’informer sur les séances de préparation à l’accouchement, pour évoquer le projet de naissance et la manière dont le couple se projette dans la parentalité, mais aussi pour faire le plein de conseils. Il vous est recommandé de préparer l’entretien en amont afin de lister tous les points à aborder : n’hésitez pas à noter toutes vos questions, vos craintes (par rapport à la douleur ou aux transformations du corps, par exemple). Il n’y a pas de mauvaise question ! Vous pourrez également y aborder des sujets au-delà de la grossesse : l’ambiance dans le couple, la vie professionnelle, le congé maternité/paternité et le congé parental, les droits (accepter ou refuser un déclenchement, un décollement des membranes, la présence d’internes, etc.). Objectif : que la grossesse se passe le mieux possible. Un compte rendu de cet entretien vous sera remis à l’issue de la séance.
Un guide d’accompagnement pour votre grossesse
Vous souhaitez en savoir plus sur les mesures proposées par l’Assurance maladie pour accompagner votre grossesse ? Téléchargez le guide de l’Assurance maladie « Je prépare l’arrivée de mon enfant », qui vous informe sur toutes les démarches et options, des tout premiers mois jusqu’à votre retour à la maison.
BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?
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** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
L’Essentiel de l’article
L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange obligatoire.
Il se programme dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois.
C’est un entretien avec un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.
Au cours d’une grossesse, plusieurs temps d’échanges avec des professionnels de santé (sage-femme, médecins, gynécos, etc.) sont programmés. Parmi eux, l’entretien prénatal précoce.
Pris en charge à 100 % et sans avance de frais, l’entretien prénatal précoce est défini par l’Assurance maladie comme « un entretien, individuel ou en couple, avec votre sage-femme ou votre médecin ». Systématiquement proposé aux femmes enceintes depuis 2006, il fait désormais partie des rendez-vous obligatoires d’un suivi de grossesse.
Pendant ce temps de parole, vous faites le point librement sur votre projet de naissance : vos attentes, vos difficultés éventuelles (médicales, sociales, psychologiques) et vos besoins et souhaits en termes d’accompagnement pendant la grossesse et après l’accouchement. Par exemple, si vous souhaitez ou pas bénéficier de la péridurale, ou si vous envisagez d’accoucher à domicile.
Avec quel professionnel effectuer un entretien prénatal précoce ?
En début de grossesse, vous pouvez choisir d’être suivie par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. L’entretien prénatal précoce se déroulera alors avec le praticien désigné. Ce dernier, en cas de besoin, pourra vous orienter, ainsi que votre partenaire, vers d’autres professionnels : spécialiste, psychologue, assistante sociale, etc.
Quand faut-il le programmer ?
Il est conseillé de le programmer dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois, lorsque le risque de fausse-couche diminue. Mais celui-ci peut être réalisé à tout moment. Il se fait individuellement ou en couple, dure entre trente minutes et une heure. Il s’agit d’un temps d’échange et non d’un examen médical.
Il s’agit d’un document écrit que vous rédigez et adressez à l’équipe médicale qui va suivre votre grossesse. Le projet de naissance détaille vos souhaits en matière d’accompagnement pour l’accouchement, de gestion de la douleur (péridurale ou pas par exemple), lieu d’accouchement, présence du conjoint, etc.
Quels sujets peut-on y aborder ?
L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange privilégié pour s’informer sur les séances de préparation à l’accouchement, pour évoquer le projet de naissance et la manière dont le couple se projette dans la parentalité, mais aussi pour faire le plein de conseils. Il vous est recommandé de préparer l’entretien en amont afin de lister tous les points à aborder : n’hésitez pas à noter toutes vos questions, vos craintes (par rapport à la douleur ou aux transformations du corps, par exemple). Il n’y a pas de mauvaise question ! Vous pourrez également y aborder des sujets au-delà de la grossesse : l’ambiance dans le couple, la vie professionnelle, le congé maternité/paternité et le congé parental, les droits (accepter ou refuser un déclenchement, un décollement des membranes, la présence d’internes, etc.). Objectif : que la grossesse se passe le mieux possible. Un compte rendu de cet entretien vous sera remis à l’issue de la séance.
Un guide d’accompagnement pour votre grossesse
Vous souhaitez en savoir plus sur les mesures proposées par l’Assurance maladie pour accompagner votre grossesse ? Téléchargez le guide de l’Assurance maladie « Je prépare l’arrivée de mon enfant », qui vous informe sur toutes les démarches et options, des tout premiers mois jusqu’à votre retour à la maison.
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L’Essentiel de l’article
L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange obligatoire.
Il se programme dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois.
C’est un entretien avec un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.
« Avoir le ventre plein empêche la vidange gastrique. L’alcool reste plus longtemps dans l’estomac et a le temps de s’y dégrader davantage avant de rejoindre la circulation sanguine une fois dans l’intestin », assure le Pr Mickael Naassila, professeur de physiologie à l’UFR de pharmacie à l’université de Picardie Jules Verne et président de la Société française d’alcoologie (SFA). L’alcoolémie va donc monter moins vite… mais va monter quand même. Le danger reste présent, par exemple si on prend le volant.
Boire de la bière rend moins ivre que le whisky : VRAI et FAUX
Certaines études montrent que le pic d’alcoolémie est moins élevé après avoir bu de la bière qu’après avoir bu du vin ou un alcool fort (1), même si la quantité d’alcool pur ingérée est la même. « Par contre, après une consommation importante, tous les types d’alcool provoqueront une ivresse intense », alerte le professeur Naassila. Quelle que soit l’alcool consommé, la modération reste donc la règle.
40% des consommateurs d’alcooljustifient avant tout leur consommation par l’envie de s’amuser(²)
Quand on mélange l’alcool avec du jus de fruit, ses effets diminuent : FAUX
Le jus de fruit peut diminuer l’amertume de l’alcool mais ses effets restent les mêmes. Selon l’expert, « Il y a une telle variabilité individuelle que les effets ne vont pas être vraiment influencés par la présence ou non de jus de fruit. Le sucre peut diminuer les effets subjectifs de l’ivresse mais ne diminue pas l’alcoolémie elle-même. »
Les femmes ressentent plus vite les effets de l’alcool : VRAI
« À consommation égale, l’alcoolémie monte plus vite et plus haut chez les femmes comparativement aux hommes », déclare le spécialiste. « Cela s’explique, d’une part, par la différence de corpulence, et d’autre part, par le fait que les femmes ont généralement plus de masse grasse en proportion que les hommes. Or la masse grasse favorise la montée rapide de l’alcoolémie. »
Bon à savoir
Vous souhaitez faire le point sur votre consommation d’alcool ou celle d’un proche ? Les experts d’Alcool Info Service sont joignables par téléphone au 0 980 980 930 (7j/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé), ou par tchat (de 14h à minuit du lundi au vendredi et de 14h à 20h le samedi et le dimanche).
Les personnes plus corpulentes tiennent mieux l’alcool : VRAI et FAUX
« S’il boit six verres d’alcool, un homme de corpulence normale de 80 kg va atteindre environ 0,4 g d’alcoolémie, tandis qu’une femme de 50 kg atteindra les 2 g », constate le Pr Naassila. En effet, l’alcool se diffuse très vite dans l’eau que contient notre corps, et un grand corps en contient plus qu’un petit. En revanche, ce volume d’eau est plus important chez les personnes musclées et plus réduit chez les personnes en surpoids (du fait d’une masse grasse plus importante). Résultat, à poids égal, l’alcoolémie chez une personne en surpoids aura tendance à augmenter plus rapidement que chez une personne musclée ou sans surpoids.
Les cocktails accélèrent l’ivresse : FAUX
Le fait de mélanger les alcools joue peu. Les facteurs qui vont le plus influer sur l’ivresse sont : le sexe de la personne, son poids et sa morphologie, la prise d’aliments, la vitesse à laquelle elle boit, sa capacité corporelle à dégrader l’alcool. On est loin d’être égaux face à l’ivresse, même si la consommation régulière d’alcool est mauvaise pour tout le monde.
Vous vous interrogez sur votre consommation d’alcool ?
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Les alcools forts aident à digérer : FAUX
« C’est de l’utopie. Il n’y a pas d’étude probante qui aurait démontré l’efficacité d’un alcool fort sur la digestion. Un alcool fort utilisé comme digestif a au contraire plutôt tendance à ralentir la vidange gastrique et la digestion », tranche le professeur Naassila.
Le vin est un alcool comme les autres : VRAI
« Le vin a la même toxicité que les autres alcools. Il est peut-être même plus insidieux car il bénéficie d’une communication positive », ajoute l’expert. Un verre reste un verre, quel que soit l’alcool consommé !
Boire un café, prendre une douche ou faire du sport, ça dessoûle : FAUX !
Seul le temps élimine les effets de l’alcool. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,10g à 0,15g d’alcool par litre de sang par heure : il faut donc entre 3 et 4 heures pour éliminer 2 verres d’alcool. De même, prendre un chewing-gum ou une pastille mentholée ne fausse pas l’alcootest en cas de contrôle de police.
Un sommeil difficile ou trop prolongé, signe de santé mentale altérée
Les troubles du sommeil figurent parmi les symptômes qui peuvent induire un mal-être. « Il faut rester vigilant à l’égard d’un proche qui fait part de cauchemars récurrents, d’insomnies, de fatigue excessive, ou a contrario qui dort beaucoup. Le sommeil peut alors constituer un refuge pour quelqu’un qui va mal », indique Pauline Baranger.
Les troubles de l’humeur ou de la personnalité : à surveiller
L’isolement social est un symptôme à ne pas négliger : « Le repli sur soi est le signe que quelque chose ne va pas. Cela peut par exemple se traduire par des conflits plus fréquents avec la famille ou les amis, des excès de colère ou, au contraire, un isolement volontaire, une rupture du dialogue », poursuit-elle. Autres signes de mal-être social : une perte d’intérêt pour les activités sportives ou les loisirs, l’absentéisme au travail ou scolaire.
Alerte en cas d’augmentation de la consommation de substances addictives
« Il convient aussi de rester attentif à un proche qui augmente sa consommation d’alcool ou de produits stupéfiants », note-t-elle. « Là aussi, ces conduites à risque constituent pour la personne qui va mal un refuge ou une forme d’autosabotage par une mise en danger de soi. »
Les changements dans les habitudes alimentaires et/ou d’hygiène ne sont pas anodins
D’une manière générale, tout changement soudain dans un comportement habituel doit interpeller. Les troubles alimentaires (perte de l’appétit, boulimie, vomissements provoqués, obsession ou rejet pour une catégorie d’aliment, etc.) sont particulièrement révélateurs d’une crise intérieure. Autre symptôme qui peut parfois « passer sous le radar » : le manque d’hygiène corporelle. « La personne se laisse aller, ne prend plus soin d’elle. Ce n’est pas anodin et cela révèle souvent une perte d’estime de soi qui doit poser question », précise la cadre de santé.
Tristesse, angoisse, idées noires : des signes qui ne trompent pas
Dans les conversations, « Les difficultés à se projeter, les problématiques relationnelles, les manifestations d’angoisse peuvent surgir. Quand elles vont mal, certaines personnes pensent à la mort. Il faut alors les questionner sur leurs idées noires pour évaluer leur intentionnalité. Y a-t-il un projet suicidaire ? Ont-elles réfléchi à un scénario ? Le plus important est de préserver le lien pour éviter les risques de rupture et l’isolement », explique Pauline Baranger. Vous pouvez alors suggérer de consulter un professionnel pour se faire aider : ça peut être un médecin généraliste pour commencer, un psychiatre ou un psychologue. En cas de crise grave, certains hôpitaux ont un service d’urgences psychiatriques. Risque imminent ? Appeler le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers). Vous-même, ne restez pas seul face à quelqu’un qui ne va pas bien : parlez-en à votre médecin traitant ou à un professionnel de santé de votre entourage qui pourra vous conseiller sur la marche à suivre.
Bon à savoir
Le 3114, une ligne contre le suicide
Que vous soyez vous-même en prise avec des idées suicidaires ou que vous ayez des inquiétudes pour un proche, vous pouvez appeler le 3114 (24 h/24, 7 j/7, appel gratuit). Ce numéro national de prévention du suicide permet d’entrer en contact avec un professionnel de soins spécifiquement formé à la prévention du suicide. Il pourra vous proposer les ressources adaptées à votre situation.
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L’Essentiel de l’article
Un sommeil perturbé ou prolongé peut être un signe de dépression.
Une rupture sociale est un signe de mal-être.
Une propension aux idées noires doit donner l’alerte.
Pour laver un tout-petit (moins de 5 mois) en toute sécurité, placez votre avant-bras sous sa tête, de sorte à bien le maintenir et glissez votre main sous son aisselle. Votre autre main servira au savonnage. Commencez par lui laver la tête. Puis, savonnez-lui le corps, du haut vers le bas, en laissant les fesses et les parties intimes pour la fin. Enfin, rincez votre bébé avec l’eau du bain.
Pour un plus grand, il est possible de placer votre enfant, en position semi-allongée, sur un transat ou un « siège de bain » ; vous devez veiller à ce que le siège reste toujours stable. Important : cela vous libère un bras, mais vous devez toujours garder une main sur bébé pour être en capacité de réagir rapidement et empêcher qu’il ne glisse ou ne se retourne.
Petite astuce avant de plonger bébé dans le bain : anticipez les prochaines étapes jusqu’à la sortie ! Préparez tout ce qui vous servira à faire sa toilette : produit lavant, jouets, serviette ou cape de bain… En ayant tout à portée de main, vous gagnerez du temps et, surtout, vous éviterez de le quitter des yeux, ce qui reste la règle n° 1.
L’eau : ni trop chaude, ni trop froide, ni trop profonde !
Avant de déshabiller bébé et de le plonger dans son bain, assurez-vous que l’eau du bain n’est ni trop chaude (risque de brûlure), ni trop fraîche. La température idéale du bain d’un nouveau-né est de 37 °C. Pour vérifier, utilisez un thermomètre de bain que vous trouverez en magasin, en ligne ou en pharmacie. Pour un confort optimal, la température de la salle de baisn devrait se situer entre 22 et 25 °C. Prenez soin de maintenir porte et fenêtre fermées pour éviter les courants d’air !
Et la hauteur d’eau ? Pas besoin d’en faire trop ! Pour un nourrisson, remplir la baignoire entre 8 et 12 cm de profondeur est suffisant (vous adapterez ensuite la hauteur d’eau à la taille de l’enfant).
Le bon geste : un séchage soigneux pour éviter les irritations
Bébé est tout propre ! Sortez-le du bain et enveloppez-le rapidement dans la serviette. Pensez à le sécher délicatement sans le frotter en commençant par la tête, puis le haut du corps. Ne négligez pas de bien essuyer les plis du cou et les aisselles pour le prémunir contre des irritations. Enfin, séchez-lui le bas du corps, en insistant soigneusement sur les plis des fesses et entre les doigts de pied. Mettez-lui une couche et habillez-le rapidement.
Bien choisir la baignoire de bébé et les accessoires
Être bien équipé est le b.a.-ba pour donner le bain à un tout-petit. Pour cela, choisissez toujours du matériel adapté à son âge et conforme aux normes de sécurité en vigueur.
Pour les modèles de baignoires mobiles, privilégiez ceux qui se posent sur le sol, plus stables que ceux placés sur des pieds. Vous pouvez les placer dans votre douche, dans votre baignoire ou sur le sol de votre salle de bains. Le principal est que la structure ne bouge pas et que vous soyez bien installé pour vous occuper de votre enfant.
Si votre bébé sait se tenir assis (généralement vers 8 mois), vous pouvez l’asseoir dans la baignoire en fixant au préalable sur le fond un tapis antidérapant afin de prévenir les chutes. Tout en gardant constamment un œil et une main sur lui, bien sûr !
Pour la toilette de petits, mieux vaut choisir des produits spécialement formulés pour la peau des bébés. Non agressifs, sans savon, ils sont adaptés à leur épiderme délicat Les savons acides ou alcalins, comme le savon de Marseille, sont à éviter.
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L’Essentiel de l’article
Choisir du matériel adapté à son stade de développement.
Assurer une bonne température dans la salle de bains.
Ne jamais quitter bébé des yeux pendant son bain.
Faire un séchage minutieux pour éviter les irritations.
Il existe plusieurs types d’écrans : les ordinateurs, les smartphones et téléphones portables, les tablettes, les jeux vidéo, la télévision… Et les enfants ont souvent accès à tous ces écrans, pour des usages différents et à des moments spécifiques : le téléphone pour patienter dans la queue du supermarché, l’ordinateur portable pour regarder un dessin animé, la tablette pour jouer…
Les écrans plus petits, comme les téléphones et les tablettes, sont aussi les plus interactifs et les plus faciles à prendre en main, donc souvent plus attrayants et captivants pour les enfants que les écrans non tactiles (télévision, ordinateur de bureau ou portable). On les différencie en les qualifiant d’écrans « passifs » ou « actifs ».
Quelle différence entre écran « passif » et écran « actif » ?
Les écrans « passifs » sont ceux qui ne nécessitent aucune interaction de la part de l’utilisateur, comme la télévision ou un film regardé sur un écran d’ordinateur portable par exemple. Les écrans « actifs » nécessitent une interaction de l’utilisateur, comme les jeux vidéo ou les applications d’apprentissage.
La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées peuvent avoir plusieurs effets négatifs sur les enfants (1) :
des troubles de la concentration : c’est le cas notamment si les contenus (émissions, films, jeux) ne nécessitent pas beaucoup de réflexion. En revanche, les jeux vidéo peuvent stimuler lorsqu’il y a, par exemple, des missions claires à accomplir ;
une augmentation de l’anxiété, car ils peuvent être confrontés à des images qui les perturbent ou les inquiètent. D’où l’importance d’être accompagné par un adulte !
des troubles du sommeil : les écrans, parce qu’ils peuvent diffuser des contenus bruyants, très animés, avec un effet « zapping » excitant, peuvent surstimuler les sens des enfants et les empêcher de s’endormir tranquillement. Il est aussi démontré que la lumière bleue perturbe le cycle veille-sommeil ;
une diminution de la communication sociale : en passant beaucoup de temps devant un écran, les enfants ont tendance à moins interagir avec les autres enfants ou les adultes.
Quid des écrans « spécial enfant »
Si l’une des meilleures solutions reste de limiter le temps passé devant les écrans et de favoriser les activités « déconnectées », l’une des autres solutions pour limiter les effets négatifs des écrans est d’en contrôler leur usage :
en paramétrant une luminosité appropriée ni trop brillantes ni trop sombre (ce qui pourrait créer de la fatigue oculaire, des maux de tête et une vision floue) ;
en limitant l’accès aux images violentes et aux contenus inappropriés.
Il existe également des produits spécialement conçus pour les enfants, avec des contenus et une ergonomie adaptés aux différents âges. Pour autant, leur utilisation nécessite le même accompagnement et les mêmes limites de temps que les autres supports.
Les écrans pour favoriser le développement de votre enfant : oui, mais accompagné et avec modération !
Utilisés à bon escient et de manière adaptée à l’âge de l’enfant, les écrans peuvent favoriser le développement des jeunes : amélioration des performances cognitives, plus grande créativité et meilleure coordination des mouvements.
Toutefois, les apprentissages seront d’autant meilleurs que l’enfant sera accompagné dans ses découvertes. Et bien sûr, il est conseillé de diversifier les sources éducatives et les activités pour explorer différentes manières d’apprendre (lecture, sorties, activité physique…).
Le saviez-vous ?
Des études ont prouvé que les vidéos spécialement conçues pour les bébés n’ont aucun effet positif sur le développement du langage. Pire, chez les plus jeunes bébés, elles seraient même associées à un vocabulaire plus restreint.
Les bonnes pratiques générales pour gérer le temps passé sur les écrans
Il y a de nombreuses façons de gérer le temps d’écran de votre enfant. Il est par ailleurs important de rappeler que ces recommandations sont des lignes directrices et que chaque enfant est différent. En tant que parents, il est important de s’adapter non seulement à l’âge, mais aussi au niveau de maturité de votre enfant et à sa personnalité. Certains enfants auront plus de mal que d’autres à « digérer » ce qu’ils voient et auront besoin de plus d’accompagnement ou de temps d’écran réduits, d’autres qui ont le sommeil fragile ne devront surtout pas consulter d’écran le soir, etc.
Mais quelques grands principes s’appliquent dans la plupart des cas :
aménager des temps consacrés aux écrans : un moment dédié à l’utilisation des écrans, régulation par l’utilisation d’une minuterie pour aider les enfants à suivre leur utilisation et les responsabiliser ;
utiliser des repères de temps faciles à comprendre pour l’enfant comme « OK pour un épisode », plutôt que « OK, encore 10 minutes » ;
établir des règles simples et claires en fonction de votre organisation telles que « Pas d’écran avant d’avoir terminé les devoirs » ou « Pas d’écran après 19 heures », « Pas d’écran dans la chambre la nuit », etc. ;
toujours proposer une activité alternative au temps d’écran (jouer, se promener, dessiner par exemple).
La recommandation n° 1 : aucun écran avant 3 ans
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de n’utiliser aucun écran pour les enfants de moins de 2 ans. Mais Santé publique France va plus loin et recommande d’en bannir l’usage jusqu’à 3 ans. C’est donc l’une des règles d’or à retenir : aucun écran avant 3 ans !
En effet, les enfants de moins de 3 ans ne sont pas en mesure de comprendre ce qu’ils voient sur les écrans, et cela peut nuire à leur développement physique et cognitif. Par exemple, cela peut avoir des impacts négatifs sur l’apprentissage du langage et de la motricité. À cet âge, l’enfant a besoin de construire ses repères dans son environnement physique, en utilisant tous ses sens et accompagné de ses parents.
Quelle durée d’écran journalière recommandée pour chaque âge ?
Selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la durée d’écran recommandée pour chaque âge est la suivante :
moins de 3 ans : pas d’écran !
de 3 à 8 ans : pas plus de 30 à 40 minutes par jour ;
à partir de 8 ans : pas plus de 1 heure par jour, tous supports confondus.
À titre indicatif, certaines associations (2) proposent des temps d’écran quotidien maximums adaptés à chaque tranche d’âge :
de 3 à 6 ans : 20 minutes ;
de 6 à 8 ans : 30 minutes ;
de 8 à 10 ans : 45 minutes ;
après 10 ans : 1 heure.
Concrètement, quelles sont les règles proposer à son enfant pour gérer ses temps d’écran ?
Il est primordial de montrer l’exemple en limitant soi-même son propre temps d’écran en tant que parent, par exemple à table et dans les temps passés en famille. Voici quelques exemples de « méthodes » pour vous aider au quotidien et éviter au maximum les « crises » et négociations perpétuelles !
La règle du « 3-6-9-12 »
La règle du « 3-6-9-12 » a été imaginée par Serge Tisseron, psychiatre, membre de l’Académie des technologies, docteur en psychologie. L’idée est simple, proposer un programme pour une éducation et une utilisation raisonnée des écrans en famille :
3 → Pas d’écran avant 3 ans, ou à éviter le plus possible.
6 → Pas de console de jeux avant 6 ans, car elles ont tendance à accaparer toute l’attention de l’enfant, l’éloignant de toute autre activité.
9 → Pas d’accès à Internet avant 9 ans afin de le protéger des contenus inappropriés.
12 → Internet seul à partir de 12 ans, mais avec prudence. Un accompagnement des parents est primordial dans le but de définir des règles d’usage, des horaires de navigation, la mise en place d’un contrôle parental…
La méthode des 4 « pas »
Autre méthode, la méthode des 4 pas : « 4 temps sans écrans = 4 pas pour mieux avancer », imaginée par la psychologue Sabine Duflo. La méthode des 4 pas consiste à aider les enfants à gérer l’utilisation des écrans en quatre points clés :
pas d’écran le matin ;
pas d’écran pendant les repas familiaux ;
pas d’écran le soir avant de s’endormir ;
pas d’écran dans la chambre de l’enfant.
Ces quatre moments sans écran permettent de dégager du temps pour se consacrer à d’autres activités essentielles à son développement : jouer, parler avec un adulte, échanger avec d’autres enfants, etc.
Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous faire conseiller par un professionnel de santé. Votre médecin traitant par exemple (pédiatre), un psychologue ou un pédopsychiatre pourront vous orienter et vous aider sur la gestion des temps d’écran de votre enfant si celle-ci vous pose souci.
Bon à savoir
Selon une étude de l’Inserm (3), les enfants exposés aux écrans le matin avant l’école, et discutant rarement ou jamais du contenu de ces écrans avec leurs parents, sont six fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage que les enfants qui ne remplissent pas ces critères.
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L’Essentiel de l’article
Pas d’écran avant 3 ans !
Fixez des règles simples et claires sur les temps d’écran autorisés.
Adaptez le temps d’écran (et bien sûr les contenus) à l’âge de l’enfant.
1 Un changement soudain du comportement de l’enfant ou de l’adolescent
« Il y a des comportements qui relèvent de la crise d’adolescence, période de l’expérimentation, et ceux d’un adolescent en vraie crise », souligne Sébastien Blin, directeur de la Maison des adolescents 53, lieu d’expression des maux de l’adolescence. « Il est important de rester vigilant à tout changement soudain de comportement chez un adolescent, car c’est le signe que quelque chose se passe mal pour lui », ajoute Pauline Baranger, cadre de santé dans la structure. « Il faut par exemple être vigilant s’il entre en conflit avec ses parents, se coupe de son cercle d’amis, parle moins, se replie sur lui-même, s’isole dans sa chambre ou s’oppose à ses professeurs », précise-t-elle. Les troubles du sommeil peuvent aussi être des indicateurs d’un mal-être, notamment « les cauchemars récurrents, les insomnies, la tendance à se réfugier dans le sommeil ».
2 Une consommation récurrente de drogue et d’alcool
« L’adolescence est une période de chamboulement où surgissent des questions existentielles et nombre de changements dans le corps. C’est aussi une période d’expérimentations », rappelle Sébastien Blin. Mais il convient de rester attentif pour faire la part des choses entre de simples expérimentations et un comportement compulsif qui peut cacher une réelle détresse psychologique : « Un jeune qui consomme des produits stupéfiants et de l’alcool, surtout de façon récurrente, est au-delà de l’expérimentation. Un surinvestissement sportif et une sexualité compulsive peuvent eux aussi relever de conduites à risque entraînant une mise en danger volontaire de soi ».
3 Du découragement, des propos suicidaires ou des idées noires
« Je ne vais pas bien », « J’en ai marre », « Qu’est-ce que je vais devenir ?»… « Il faut porter attention aux paroles de son enfant ou de son adolescent. Cela dit toujours quelque chose », poursuit Pauline Baranger. D’autant plus si ses messages verbaux « sont la manifestation d’une détresse, d’une angoisse existentielle, de difficultés à se projeter, ou en lien avec la mort ou des idées noires. Pour les parents, il est important de se rendre disponibles quand leur enfant exprime un besoin de parler. Il faut alors saisir l’occasion de déceler ce qui ne va pas en discutant, en le questionnant sur ses propos. Le plus important est de maintenir le lien à tout prix ». C’est lui envoyer le signal fort que vous avez repéré son mal-être et que vous vous inquiétez pour lui, ce qui permet d’éviter le sentiment d’isolement ou d’être incompris.
4 Des actes d’automutilation ou d’autosabotage
En plus d’une fatigue constante, de douleurs corporelles (mal de tête, au ventre, etc.), « d’autres signes comme la scarification doivent inquiéter car ils constituent des conduites à risques »,poursuit Pauline Baranger. La scarification est une forme d’automutilation : l’adolescent ou l’enfant s’inflige à lui-même des blessures. Ce sont souvent des coupures superficielles accompagnées d’un écoulement de sang. Autre alerte : les troubles alimentaires (perte d’appétit, vomissements provoqués et répétés, frénésies et obsessions alimentaires, etc.) sont des signes à prendre en considération et à surveiller de près. Tout comme les actes « d’autosabotage » : l’absentéisme scolaire, la fugue, l’abandon de projets, la dévalorisation de sa personne.
Si vous repérez ces signes chez votre enfant ou votre ado, essayez autant que possible d’entamer une discussion avec lui. Prenez conseil auprès de votre médecin de famille, d’un psychologue ou d’un psychiatre, voire de l’établissement scolaire, qui pourront vous indiquer s’il est utile que le jeune consulte.
L’Essentiel de l’article
Tout changement comportemental soudain doit interroger.
Il existe des manifestations physiques d’un mal-être intérieur.
Les mots prononcés peuvent trahir de la souffrance psychique.
Si vous avez des antécédents allergiques dans votre famille, susceptibles de toucher bébé, demandez l’avis de votre médecin ou pédiatre avant de vous lancer dans une diversification alimentaire menée par l’enfant. Le professionnel de santé saura vous guider dans le choix des aliments à privilégier ou à éviter.
Qu’est-ce que l’alimentation DME ?
La diversification alimentaire menée par l’enfant est l’introduction d’aliments solides dans l’alimentation de l’enfant, en plus du lait maternel ou du lait maternisé. La DME se fait à partir de 5-6 mois, lorsque l’enfant est prêt à se nourrir de façon plus variée et à mâcher des aliments solides. Ainsi, contrairement à la diversification classique – où purées et compotes sont de rigueur –, bébé mange seul et avec des morceaux.
La diversification alimentaire menée par l’enfant permet de compléter l’alimentation de l’enfant en lui apportant d’autres nutriments essentiels, tels que les vitamines, les minéraux et les fibres. Les avantages autres de la DME sont nombreux. Elle permet – entre autres – de :
l’aider à développer sa motricité fine ;
l’habituer à de nouveaux goûts et textures, réduisant ainsi le risque de néophobie alimentaire et de refus alimentaire autour des 2-3 ans ;
développer la musculature du palais et aider l’enfant à mieux mâcher les aliments ;
développer son autonomie.
Cependant, il faut savoir que la diversification alimentaire menée par l’enfant peut être un peu plus difficile à gérer que la diversification classique où le parent nourrit lui-même le bébé de compote et purée, car elle nécessite une plus grande organisation et une plus grande vigilance de la part des parents. Parmi les principaux inconvénients de la DME, on retrouve :
le temps : l’enfant va hésiter, tâtonner, goûter, recracher… puis remettre à la bouche. Le repas deviendra donc un vrai jeu de patience ;
le manque de propreté : l’alimentation autonome expose au fait d’en retrouver partout, et souvent plus à côté de la bouche que dans la bouche ;
le fait d’être constamment en alerte : avec des risques de fausse route, et un réflexe de nausée accrue, l’enfant ne doit jamais être laissé seul lors du repas (ceci est d’ailleurs valable quel que soit le type d’alimentation de l’enfant). Il faut donc lui apporter une attention permanente et ne jamais le lâcher du regard.
Comment savoir si mon enfant est prêt pour la diversification ?
Il n’y a pas de règles strictes quant à l’âge pour commencer la diversification alimentaire menée par l’enfant, mais il est généralement recommandé d’attendre que l’enfant ait au moins 5 mois. Il est essentiel que l’enfant ait un bon port de tête, qu’il sache se tenir assis par lui-même avec appui, et qu’il ne bascule pas en avant lorsqu’il est assis sur la chaise haute. Seul votre pédiatre pourra vous dire si vous pouvez démarrer cette méthode avec votre enfant. Cependant, certains signes peuvent indiquer que l’enfant est prêt à se nourrir de façon plus variée, comme s’il essayait d’attraper et de mâcher les aliments que vous mangez, ou s’il semblait intéressé par ce que vous mangez. Toutefois, il est important de prendre en considération des éléments propres à votre enfant (sortie des dents, fragilité ou non de son transit par exemple). Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre.
Il est important de ne pas trop en faire au début et de ne surtout pas forcer l’enfant à manger plus qu’il ne le souhaite. Comme pour la diversification classique, commencez par lui proposer de nouveaux aliments un par un, en petites quantités, et augmentez progressivement les portions. Laissez-le lui-même décider de la quantité qu’il veut manger, et ne le forcez pas à finir son assiette. Le lait infantile ou maternel reste l’aliment principal jusqu’au moins son premier anniversaire.
Aussi, veillez à respecter quelques règles de base :
Bien installer bébé Il est important de bien installer l’enfant pour qu’il soit à l’aise et en sécurité pendant qu’il mange. Vous pouvez le mettre dans une chaise haute ou dans un siège adapté à son âge, il doit être attaché pour éviter toute chute, mais sans être entravé dans ses mouvements.
Être au calme Veiller à ce que l’enfant ne soit pas distrait et puisse porter toute son attention sur son repas. On éloigne les écrans (TV, téléphone, etc.).
Veiller à couper des morceaux adaptés à son âge Les morceaux doivent être suffisamment petits pour que l’enfant puisse les mâcher facilement et sans danger. Vous pouvez vous baser sur sa motricité pour déterminer la bonne taille :
il saisit à pleine main ? Les morceaux doivent être un peu moins grands que la taille de sa paume, mais mous (des légumes très fondants par exemple) afin qu’ils se désagrègent tout seuls dans sa bouche ;
s’il les attrape avec deux ou trois doigts, alors ils peuvent être plus petits, jusqu’à pouvoir lui proposer des aliments comme du riz ;
en cas de doute, on conseille des morceaux d’un centimètre maximum pour qu’ils passent dans l’œsophage sans encombre.
Quels aliments pour commencer la DME ?
Privilégiez les aliments les plus riches en nutriments essentiels pour l’enfant :
les légumes et les fruits ;
les céréales complètes ;
les viandes et les poissons.
À l’inverse, il est important de limiter et d’intégrer avec une vigilance particulière les aliments susceptibles de provoquer des allergies, tels que les arachides, les noix, le soja, les produits laitiers, le blé, ou encore les œufs.
Certains aliments sont d’ailleurs à proscrire avant 12 mois. C’est le cas notamment pour :
le miel ;
le lait cru (jusqu’à 3 ans) ;
le sel ;
les œufs (sauf œufs durs bien cuits)… En effet, les œufs peuvent être une source potentielle de salmonellose, une infection bactérienne potentiellement grave. Les enfants sont plus susceptibles de contracter cette infection que les adultes, car ils ont un système immunitaire immature.
Aussi, favorisez les aliments non transformés tels que les fruits et les légumes frais, les produits laitiers entiers, les viandes et les poissons frais ou congelés, et les céréales complètes. Ils sont généralement plus riches en nutriments essentiels que les aliments transformés et n’ont pas été soumis à des procédés de fabrication qui peuvent détériorer certains nutriments.
● Quels fruits et légumes pour la DME ?
Il n’y a pas de règles strictes quant aux légumes et aux fruits à donner en DME. Il est recommandé de privilégier ceux qui sont riches en vitamines, minéraux et fibres.
Les légumes tels que les épinards, les carottes, les courgettes, les brocolis et les choux de Bruxelles sont particulièrement riches en nutriments.
Côté fruits, misez sur les oranges, les pommes, les bananes, les fraises et les myrtilles.
La diversification alimentaire de bébé mois par mois
● Quelle alimentation DME à 5-6 mois ?
À 5 mois, l’enfant peut commencer à manger des aliments solides, en plus du lait maternel ou du lait maternisé qui reste l’aliment principal jusqu’à au moins ses 12 mois. Il est recommandé de commencer par des aliments très souples et très faciles à défaire avec les gencives, tout en restant assez fermes pour ne pas s’écraser totalement dans la main.
Commencez avec des légumes de saison, tendres ou bien cuits, en lanières, en bâtonnets ou en bouquets (carotte, brocoli, poivron, asperge, etc.) ou des fruits mous ou très mûrs (banane, avocat, pomme cuite, etc.).
Côté quantité, le rythme d’alimentation est de quatre repas par jour, à heures régulières, en gardant au moins deux repas lactés au biberon, par exemple le matin et au dîner. La DME peut venir en complément du repas de midi et du goûter, pour commencer en douceur.
● Quelle alimentation DME à 7 mois ?
À partir de 7 mois, vous pouvez intégrer : – de la viande tendre ou effilochée ; – du poisson ; – des féculents ; – des céréales, complètes ou non, comme des croûtons de pain (dont les bébés raffolent !) ; – des légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs, etc.). Riches en fibres et en protéines, ils peuvent même remplacer la viande de temps en temps ; – des produits laitiers : petits suisses, yaourts, fromage blanc, nature ou aromatisés. En revanche, on évite les versions allégées et on proscrit les fromages au lait cru.
Côté quantité, le rythme d’alimentation reste le même qu’à 6 mois, avec quatre repas par jour, à heures régulières, et toujours en petites portions.
● Quelle alimentation DME à 8 mois ?
Légumes, fruits, céréales, protéines… la diversification alimentaire devient de plus en plus riche au 8e mois de bébé. Vous pouvez lui proposer des menus variés et équilibrés respectant ses besoins nutritionnels. Les portions augmentent peu à peu, tout en restant petites. Le lait au biberon demeure l’aliment principal de bébé durant sa première année.
● Quelle alimentation DME à 9 mois ?
Vers 9 mois, bébé fait la pince entre le pouce et l’index. Résultat ? Il est possible d’intégrer des morceaux beaucoup plus petits en coupant la viande finement, en lui proposant des tomates cerises coupées, des coquillettes, etc. Variez de plus en plus les plaisirs pour faire découvrir toujours plus de textures et de goûts à votre enfant.
● Quelle alimentation DME à 12 mois ?
À 1 an, le système digestif de bébé n’est plus immature, et ses dents (incisives et molaires) – si elles sont sorties – lui permettent désormais de croquer et mastiquer. Vous pouvez lui proposer des fruits et légumes crus ou cuits (en veillant toutefois à leur découpe adaptée à bébé), mais aussi de la viande, du poisson, des féculents, etc. Son alimentation devient quasiment aussi variée que celle d’un adulte, mais en quantité toujours plus réduite.
Le réflexe nauséeux (appelé aussi réflexe vomitif, réflexe pharyngé ou « gag reflex » en anglais) sert à prévenir le risque d’étouffement. Si l’enfant tente d’ingurgiter un morceau trop gros, ce réflexe permettra de repousser le morceau à l’avant de la bouche pour le mastiquer à nouveau avant de l’avaler. Même si cela peut être impressionnant, il ne faut pas s’en inquiéter et le confondre avec un début d’étouffement. Adaptez alors la taille des morceaux.
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L’Essentiel de l’article
La DME commence entre les 5 et 6 mois de l’enfant.
La diversification est progressive, selon l’âge et les capacités motrices de bébé.
Certains aliments sont à éviter avant les 12 mois.
Avant de commencer la DME, il est conseillé d’en parler à un pédiatre.
Quels sont les troubles visuels qui peuvent se manifester dès tout petit ?
Christelle Bonifas.Un strabisme (les yeux qui « louchent ») constant dès la naissance doit alerter. On peut aussi voir des mouvements anormaux des yeux comme des tremblements, ou repérer des anomalies de l’œil comme un glaucome. Il est alors nécessaire de consulter rapidement un ophtalmologiste avec votre enfant.
Quels sont les troubles visuels plus fréquents quand l’enfant grandit ?
C. B. Les troubles visuels les plus fréquents sont la présence d’une amétropie (absence de netteté dans la vision de l’œil) ou d’un strabisme. L’enfant hypermétrope peut froncer les sourcils, cligner des yeux, avoir des céphalées en fin de journée. Ce sont des signes de fatigue visuelle. Pas pris en charge, ces troubles visuels peuvent causer une amblyopie, c’est-à-dire que l’enfant laisse de côté le développement visuel d’un œil (il n’apprend pas à voir avec un œil) et compense avec l’autre. L’entourage ne s’en aperçoit habituellement pas. C’est pourquoi un dépistage systématique est recommandé à 3 ans. Dépistée précocement, l’amblyopie peut être rééduquée : on peut par exemple mettre un cache sur l’œil sain pour faire travailler celui plus « paresseux ».
Y a-t-il d’autres troubles visuels qui apparaissent vers l’adolescence ?
C. B.La myopie est un trouble visuel classique à partir de 6 ans et surtout chez l’adolescent. L’enfant voit mal de loin et a besoin de se rapprocher. Il y a des facteurs de risques génétiques, mais aussi environnementaux comme le temps passé en vision de près (notamment sur les écrans) et à la lumière artificielle. C’est un sujet d’actualité : 50 à 60 % des adolescents devraient être myopes dans les prochaines années. Il existe des solutions, à adapter à chaque cas, pour freiner cette évolution. Dans les facteurs protecteurs, il y a le fait de faire passer du temps dehors à votre enfant, à la lumière naturelle pour solliciter sa vision de loin.
« 50 à 60 % de nos adolescents devraient être myopes dans les prochaines années. »
Dr. Christelle Bonifas Chirurgien-ophtalmologiste
Quels sont les signaux d’alarme ?
C. B. La leucocorie, une tâche blanche au niveau de la pupille. Ce n’est pas courant mais ça peut être grave. Un aspect de l’œil anormal, un œil un peu vitreux, très grand et qui craint la lumière peut être un signe de glaucome chez le petit enfant. Il faut consulter en urgence. Jusqu’à l’âge de 4 mois, on tolère un strabisme intermittent. À partir de 4 mois, un strabisme intermittent voire constant est un motif de consultation très rapide. Si vous constatez que votre enfant chute souvent, a des signes de fatigue visuelle, des mouvements anormaux des yeux, du strabisme, consultez rapidement.
Outre ces cas d’urgence, quand faut-il consulter ?
C. B. D’après les recommandations publiées en 2022 dans le nouveau carnet de santé, un dépistage visuel est recommandé pour tous les enfants de 3 ans, si possible par un orthoptiste, notamment pour détecter l’amblyopie. Lorsqu’il y a des antécédents familiaux ophtalmologiques (parents, fratrie) ou généraux spécifiques chez l’enfant, l’ophtalmologiste va recevoir l’enfant en consultation entre ses 12 et 15 mois. Je recommande souvent également une visite de contrôle avec un orthoptiste avant l’entrée au CP.
Bon à savoir
Obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologiste prend souvent des mois. Sachez que l’orthoptiste est également habilité à faire passer un examen d’acuité visuelle pour votre enfant.
L’Essentiel de l’article
Dès 3 ans, un dépistage visuel est recommandé pour tous les enfants et avant si besoin.
Un strabisme constant doit amener à consulter rapidement, tout comme des mouvements anormaux des yeux ou des anomalies de l’œil.
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