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  • Maison des femmes : pour une prise en charge des victimes de violence

    Maison des femmes : pour une prise en charge des victimes de violence

    Derrière le service de maternité de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard, se trouve un petit bâtiment en pierre dédié à l’accompagnement des femmes victimes de violence. Rattaché au département universitaire de gynécologie périnatale, cet espace a ouvert officiellement le 22 novembre 2021 dans le 18e arrondissement de Paris, parallèlement à celles des hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière et de l’Hôtel-Dieu. « Depuis un an, nous avons accueilli 266 patientes que l’on a reçues au minimum une fois », partage Amélie Glading, sage-femme de formation et coordinatrice du lieu.

    Plusieurs professionnelles travaillent ensemble dans ces mêmes locaux : une sage-femme, une infirmière et une psychologque y sont à temps plein, une travailleuse sociale, une aide-soignante et une psychiatre à mi-temps, et une juriste du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (DIDFF) intervient une fois par semaine.

    L’objectif : créer une première accroche, évaluer les besoins des patientes au niveau médical, social, psychologique et juridique et faire le pont entre les différentes structures sociales et médicales : « Si une femme se présente aux urgences ou en consultation de maternité et déclare des violences conjugales, elle peut être adressée directement à nous », abonde Amélie Glading.

    Lire aussi : Violences intrafamiliales : quels signaux repérer pour venir en aide aux victimes ?

     

    Un suivi personnalisé

    Lorsqu’une femme arrive dans la structure, le maître-mot du personnel de la maison des femmes, c’est l’adaptation : « Nous fonctionnons différemment avec chaque personne car nous rencontrons tout type de situation, relève Amélie Glading. Nous voyons des femmes qui vivent sous le toit de leur agresseur, d’autres qui sont séparées depuis plusieurs années et qui subissent des violences lors des décisions de justice, ou bien encore des femmes qui prennent conscience de leurs traumatismes et veulent porter plainte. » La plupart des patientes consultent pour des violences conjugales et sont suivies sur une période qui peut varier de quatre mois à un an. Concernant le type de violence, le spectre est large, allant des violences économiques et administratives aux violences physiques, psychologiques ou encore sexuelles.

    « À chaque fois qu’il y a des violences physiques, il y a des violences psychologiques. »

    Amélie Glading, sage-femme de formation et coordinatrice de la maison des femmes

    « Les violences psychologiques sont difficiles à mettre en évidence, car ces femmes ont parfois du mal à se rendre compte des violences qu’elles subissent. » C’est aussi pour cette raison que le suivi est pris en charge par différentes professionnelles, avec toutefois un ordre de priorité : « c’est l’infirmière ou l’aide-soignante qui réalisent le premier entretien, explique Céline Conan aide-soignante récemment spécialisée sur l’accompagnement des femmes victimes de violence. Nous suivons, lors de ce premier échange, une trame où nous rassemblons les coordonnées et la situation de la patiente. C’est assez différent de notre rôle de base, et cela peut être frustrant de ne pas trouver de solutions tout de suite. »

    Lire aussi : Violences conjugales : comment repérer et aider les femmes victimes ?

     

    Quand l’urgence social prime

    Parfois, certaines situations demandent une prise en charge d’urgence. « Nous rencontrons des femmes qui n’ont pas accès à la sécurité sociale, aux aides de la caf et qui ont besoin d’être relogé rapidement… Elles sont totalement perdues lorsqu’elles arrivent », soutient Nadège Désert, éducatrice spécialisée de formation, employée par l’association Halte aide aux femmes battues et Libres terres des femmes, et par la maison des femmes pour laquelle elle réalise des permanences sociales deux à trois fois par semaine.

    Les besoins sociaux peuvent aller du remboursement de dettes, à la réinsertion professionnelle jusqu’à l’hébergement d’urgence. Nadège Désert joue alors un rôle de coordination entre les différents services sociaux : « Nous avons par exemple construit des liens très étroits avec le Samu Social. Dans les cas de demande d’hébergement d’urgence, nous trouvons une solution généralement le jour même ou le lendemain. » Certaines personnes bénéficient également d’un hébergement à long terme, mais les conditions sont souvent précaires. « Pour les aider à retrouver une situation stable, nous avons mis en place un partenariat avec la Caf de Paris afin de réduire les délais de traitement de leur dossier », souligne Nadège Désert.

    Lire aussi : Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

     

    Pour le personnel, cet accompagnement social est crucial : « Si les questions des conditions matérielles ne sont pas réglées, nous ne pouvons pas travailler dans de bonnes conditions », rappelle la psychologue de l’établissement, Hélène Ferrary. L’accompagnement psychologique vient donc après la mise en place d’un environnement stable pour la victime. Le suivi peut être à la fois individuel et groupal. « Écouter le récit des autres peut créer des résonances avec son propre vécu, aider à se sentir moins seule… Et cela se ressent ensuite dans les entretiens individuels. »

    La maison des femmes a aussi développé d’autres démarches de soin autour de l’estime de soi, comme l’atelier « Réparer l’intime », déjà en place depuis plusieurs années à la maison des femmes de Saint-Denis, ou encore des séances de yoga, de sophrologie ou encore un atelier de karaté proposé par l’association Fight for dignity.

    Un environnement sécurisant

    Tout est pensé pour créer des conditions de suivi optimales. Depuis le 1er juillet 2021, la maison des femmes de l’hôpital Bichat organise une permanence avec des policiers de la brigade locale de protection des familles de la préfecture de Paris. « Nous nous sommes encore une fois inspirées de ce qui se faisait à Saint-Denis, qui est la première municipalité à avoir expérimenté ce type de dispositif », estime Amélie Glading. Les policiers reçoivent donc les femmes qui ont été victimes de violences conjugales directement dans les locaux de la maison des femmes, peu importe l’arrondissement ou le département concerné par leur plainte. « Nous prenons le temps d’accueillir les policiers dans de bonnes conditions pour qu’ils puissent se concentrer sur leur mission, et la qualité des plaintes qui en ressort est excellente », abonde Amélie Glading.

    « Sur les femmes qui ont fini par porter plainte, 90 % d’entre elles ne l’auraient pas fait sans ce dispositif. »

    Amélie Glading, sage-femme de formation et coordinatrice de la maison des femmes

    Cette collaboration est renforcée par le soutien de la juriste Anouck Laubé qui suit les victimes de violence tout au long de leur procédure : « C’est un travail qui s’effectue en amont avec la patiente. Il m’arrive également de faire un récapitulatif à mes collègues pour qu’elles puissent faciliter le dialogue avec les policiers lors du dépôt », résume-t-elle.

    Le bilan de l’année s’avère donc concluant, pour cette équipe qui se projette déjà dans de nombreux projets : « Nous aimerions développer de la recherche et de la formation et avoir davantage d’interactions avec les autres maisons des femmes », s’enthousiasme Amélie Glading qui prévoit de dédier un budget spécifique pour former les sages-femmes. « Notre projet, à long terme, c’est de former et de sensibiliser le personnel du plus grand nombre d’établissements de santé », conclut-elle.

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  • 10 idées reçues sur les coups de soleil

    10 idées reçues sur les coups de soleil

    1 Le parasol protège des coups de soleil

    VRAI et FAUX – Tout dépend du type de parasol. Le modèle basique, en tissu fin, protège très peu, alors que ceux en toile sombre anti-UV sont efficaces contre les rayons ultraviolets. « Il faut toutefois se méfier des UV réfléchis par le sable. La crème solaire, même à l’abri d’un parasol, est indispensable, rappelle Catherine Oliveres-Ghouti, médecin dermatologue. La meilleure protection reste l’évitement du soleil entre 12 et 16 heures, lorsque les rayons du soleil sont les plus nocifs. »

    2 L’ombre protège des coups de soleil

    VRAI et FAUX – Même à l’ombre d’un arbre ou d’un bâtiment, les rayons UV sont réfléchis par le sol et diffusés dans l’atmosphère. Ils peuvent être responsables d’un léger coup de soleil. Si vous optez pour une sieste à l’ombre, protégez-vous avec de la crème solaire ou portez un t-shirt.

    3 Il faut remettre de la crème après chaque baignade

    VRAI – 70 % de la crème solaire est diluée dans l’eau à chaque baignade ! La dermatologue conseille, pour les enfants, une crème solaire spéciale pour peaux sèches et peaux mouillées et des t-shirts anti-UV. « Préférez un chapeau anti-UV à une casquette qui ne protège ni les oreilles ni le nez, fait-elle remarquer. Beaucoup de patients adultes viennent consulter pour un mélanome (tumeur cancéreuse) situé sur l’oreille… ».

    40 %

    Seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures.(1)

    4 On ne peut pas attraper un coup de soleil derrière une vitre

    VRAI – Les vitres ne laissent pas passer les UVB, responsables du bronzage. Seuls les UVA atteignent la peau, derrière une vitre. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour autant car les UVA sont responsables du vieillissement cutané, des taches brunes et de lésions précancéreuses ou cancers de la peau. « Je conseille à mes patients qui passent beaucoup de temps au volant, d’installer un filtre anti-UV à la vitre de leur véhicule afin de se protéger au quotidien », précise la dermatologue.

    À savoir

    Les rayons du soleil qui parviennent jusqu’à notre peau sont composés de rayons ultraviolets, les fameux UV. On distingue les UVB et les UVA. Les UVB, permettent de bronzer, et les UVA, peuvent causer coups de soleil, vieillissement et cancers de la peau.

    5 Pas de coup de soleil quand on a une peau mate ou noire

    FAUX – Les peaux noires, mates ou métissées peuvent subir des coups de soleil. Il est conseillé de les protéger avec une crème solaire à indice 30. Pour les enfants, privilégiez toujours un indice 50, peu importe la couleur de la peau.

    6 Un coup de soleil se transforme toujours en bronzage

    FAUX – « S’il s’agit d’un coup de soleil léger, en restant à l’ombre le lendemain, le coup de soleil devient effectivement un teint hâlé », observe Catherine Oliveres-Ghouti. Pour autant, se protéger contre les coups de soleil est indispensable, car à répétition, ils peuvent mener au cancer de la peau.

    Lire aussi : La tomate et la pomme de terre soignent les coups de soleil, info ou intox ?

    Un coup de soleil, c’est une brûlure.

    Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue

    7 Attraper un coup de soleil de temps en temps n’est pas grave

    FAUX – « Un coup de soleil, c’est une brûlure, une destruction des cellules de la peau et ce n’est jamais anodin ! », martèle la dermatologue. Elle insiste sur l’importance de protéger la peau des enfants, y compris des ados. « Des épaules parsemées de taches sont des coups de soleil répétés pendant l’enfance et cela représente un risque de tumeurs sur ces zones fragilisées. »

    8 Une crème solaire se garde d’une année à l’autre

    VRAI et FAUX – « Si le tube n’a pas été ouvert, la crème solaire est efficace tant que la date de péremption est valide », affirme la dermatologue. En revanche, si la crème a déjà été ouverte l’année passée, il convient de la jeter car sa protection sera peu ou pas efficiente, surtout si la crème est souvent restée dans le sac de plage au soleil.

    9 Une crème indice 50 protège totalement la peau

    VRAI et FAUX – L’indice 50 est seulement relatif aux UVB et non aux UVA. « Il est important de bien lire les informations sur le type de protection solaire contre les deux types d’UV », conseille le Dr Oliveres-Ghouti. Pour une protection optimale, optez pour une crème solaire qui protège à la fois contre les UVA et les UVB, et soyez généreux : « Pour protéger le corps d’un adulte, il faudrait la quantité d’une balle de tennis à chaque application. »

    Chiffre-clé

    95. C’est le pourcentage de rayons UV que laisse passer un voile nuageux. Raison pour laquelle il faut se protéger, même lorsque le temps est couvert.

    10 Un coup de soleil se voit immédiatement dès que la peau rougit

    FAUX – La rougeur ne vient pas immédiatement. « Le premier signe d’un coup de soleil est la sensation de chaleur. La rougeur n’apparaît que le soir, lorsque la peau est déjà brûlée », indique Catherine Oliveres-Ghouti. Calmez cette brûlure avec une crème ou une lotion adaptée.

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    L’Essentiel de l’article

    • Ne pas s’exposer entre 12 h et 16 h, lorsque les rayons du soleil sont les plus nocifs.
    • Mettre de la crème indice 30 pour les peaux foncées et 50 pour les peaux claires, et renouveler l’application toutes les deux heures.
    • Protéger les plus jeunes d’un vêtement et d’un chapeau anti-UV.

    (1) Santé Publique France

  • Comment apprendre aux enfants les gestes de premiers secours ?

    Comment apprendre aux enfants les gestes de premiers secours ?

    1 À partir de quel âge un enfant peut-il apprendre les gestes de premiers secours ?

    Pour Julien Wolf, sapeur-pompier dans les Yvelines, mais aussi directeur de formation pour la sécurité des entreprises, « il est difficile de donner un âge précis auquel les enfants peuvent être sensibilisés aux gestes de premiers secours car chaque enfant évolue en fonction de son propre rythme. En revanche, plus cette sensibilisation a lieu tôt, plus la mise en place de réflexes se fait de façon instinctive. »

    Sachez néanmoins que des initiations sont accessibles aux enfants dès l’âge de 3 ans. Proposées notamment par la Croix-Rouge, ces courtes formations (entre 40 minutes et 1 heure pour les plus petits) sont axées sur la prévention. Les enfants y apprennent à détecter une situation « anormale » ou « risquée » et à réagir en cas d’urgence. Les enfants de plus de 10 ans peuvent, quant à eux, participer à des formations plus complètes comme celle du premier diplôme de secourisme (PSC1) afin d’être initiés aux gestes de secours simples, puisque celles-ci ne nécessitent ni connaissance ni condition physique particulière.

    Bon à savoir

    En France, la formation aux premiers secours et aux gestes qui sauvent est obligatoire pour tous les écoliers. Le dispositif, renforcé en 2016 par l’Éducation nationale, se décline en deux programmes : Apprendre à porter secours (APS) pour les élèves du primaire et Gestes qui sauvent (GQS) pour les collégiens.

    2 Quels sont les bons réflexes à lui apprendre ?

    La sensibilisation aux gestes de base à pratiquer en cas d’urgence est à adapter en fonction de l’âge et des compétences de l’enfant.

    « Vous pouvez d’abord l’aider à mémoriser son adresse et les principaux numéros d’urgence : 15 pour le Samu, 17 pour la police, 18 pour les pompiers », explique Julien Wolf. Montrez-lui aussi comment débloquer un téléphone, composer un numéro et déclencher l’appel. Si votre enfant sait lire, rédigez un mémo à afficher sur le réfrigérateur. Trop petit pour agir seul ? Expliquez-lui qu’il doit demander de l’aide à un adulte, celle du voisin de droite, par exemple.

    En cas de malaise d’un proche, la position latérale de sécurité (PLS) est l’un des gestes importants à lui apprendre car il est facile à reproduire et surtout très utile. Dites-lui en quoi cela consiste et dans quel cas pratiquer la PLS (il est face à une personne allongée sur le dos qui ne parle pas et ne réagit pas, mais qui respire). Mettez ensuite en scène la position avec lui dans le rôle de la victime, pour qu’il intègre bien les différentes manipulations à effectuer. Précisez-lui qu’il doit ensuite prendre le téléphone, appeler les urgences pour leur expliquer la situation et rester auprès de la victime jusqu’à l’arrivée des secours.

    ll est aussi important d’apprendre à votre enfant les réflexes à avoir en cas d’incendie. Montrez-lui quel est le point de ralliement de la famille dans l’habitation en cas de feu ou encore comment se protéger de la fumée avec un linge humide sur le nez et la bouche. Si possible, dites-lui qu’il doit faire signe à la fenêtre pour que les pompiers le voient en arrivant sur les lieux.

    Enfin, en cas de tremblement de terre, expliquez à votre enfant comment se protéger. S’il est à l’intérieur, dites-lui qu’il ne doit pas sortir mais se cacher sous un meuble solide comme un bureau, une table ou encore un lit. S’il n’y a pas de meubles autour de lui, il peut s’accroupir près d’un mur mais toujours se tenir éloigné des fenêtres. Montrez-lui aussi comment couvrir sa tête et son torse pour se protéger des objets qui pourraient lui tomber dessus.

    Que faire en cas d’accident ?

    Apprenez les gestes de premiers secours en ligne avec Salvum !

    « Vous pouvez d’abord l’aider à mémoriser son adresse et les principaux numéros d’urgence : 15 pour le Samu, 17 pour la police, 18 pour les pompiers. »

    Julien Wolf, sapeur-pompier

    3 Comment faciliter l’apprentissage des gestes de premiers secours ?

    Il faut sensibiliser l’enfant à l’importance d’utiliser les bons mots au bon moment car dans une situation d’urgence, la précision est primordiale. « Une brûlure, ce n’est pas un bobo ! »

    L’enfant doit également mémoriser les situations mises en scène. « Même si les enfants ont des réactions plus spontanées que les adultes, cela ne les empêche pas d’avoir peur et de se sentir démunis face au danger. C’est pourquoi la répétition des situations fait partie de l’apprentissage ». De la même façon, mieux vaut les questionner sur les bons gestes à avoir plutôt que de leur donner les solutions clés en main pour leur permettre une meilleure mémorisation des réflexes à adopter en cas d’urgence.

    Chiffre-clé

    Entre 2010 et 2020, le nombre de particuliers ayant suivi une formation aux gestes de premiers secours a plus que triplé(1).

    4 Comment apprendre aux enfants les gestes de premiers secours ?

    Julien Wolf suggère une mise en application qui passe par le jeu, technique très utilisée par les professionnels de la petite enfance, comme par les parents de façon assez naturelle. Ainsi, il s’agit de mettre en scène des situations du quotidien pouvant représenter un potentiel danger. « En étant au plus près du réel, les enfants découvrent par eux-mêmes et sans danger différentes situations auxquelles ils pourraient être confrontés, telles qu’un malaise, une brûlure, un étouffement, ou encore un arrêt cardiaque », explique-t-il.

    Par exemple, mettez en scène deux enfants qui jouent dans la cuisine alors qu’une casserole est sur le feu avec le manche tourné vers l’extérieur. Demandez à votre enfant de repérer ce qui représente un danger potentiel dans cette scène. Poursuivez en imaginant que l’eau bouillante de la casserole se renverse sur l’un des enfants, lui brûlant le bras. Demandez-lui ce qu’il ferait pour aider l’enfant brûlé.

    Julien Wolf insiste en revanche sur la douceur des situations à mettre en place avec son enfant. « Il ne s’agit pas de les effrayer mais de créer des jeux de rôle amusants tout en gardant l’objectif du jeu en tête : apprendre à bien réagir en cas de situation dangereuse. »

    L’astuce en plus

    C’est moins effrayant en se déguisant ! Pour que votre enfant se mette dans la peau d’un « sauveur », rien de tel que d’enfiler un déguisement de pompier, médecin ou même de super-héros !

    Vos enfants en « Mini sauveteurs »

    Du 13 au 28 juillet 2022, la SNSM partenaire de la Macif formera les enfants de 7 à 12 ans aux gestes qui sauvent. Rendez-vous sur les plages de la côte méditerranéenne et sud atlantique.

    L’Essentiel de l’article

    • Faire l’apprentissage du danger par des jeux de rôle et des mises en situation
    • Faire comprendre l’importance d’utiliser des mots précis en cas d’urgence
    • Faire mémoriser les numéros d’urgence et les bons gestes à pratiquer
    • Répéter les situations pour faciliter la mémorisation

    Eduscol, Comment les jeux amènent nos enfants à l’essentiel : comprendre le contexte, 2017
    Education.gouv, Formation aux premiers secours et gestes qui sauvent 
    (1) Croix-Rouge française 2020
  • 6 gestes de premiers secours sur les enfants et les bébés

    6 gestes de premiers secours sur les enfants et les bébés

    1 Réagir en cas de danger

    Quelle que soit la nature de l’accident ou de la blessure, le premier réflexe à avoir est de mettre l’enfant en sécurité : couper le courant en cas d’électrocution, l’éloigner de la cuisinière en cas de brûlure, le sortir de l’eau en cas de noyade, etc.

    Ensuite, évaluez rapidement son état : si la blessure est légère, c’est de la « bobologie » classique (désinfection, pansement, bisou magique…). Si la situation est sévère ou confuse, appelez immédiatement le 15 : un médecin urgentiste vous aidera à évaluer la situation et vous guidera dans les premiers soins.

    Après avoir appelé le 15 (Samu), si nécessaire, cherchez de l’aide autour de vous (parent, voisin, passant, etc.) pour vous assister.

    À savoir

    Il existe une initiation aux premiers secours enfants et nourrissons (IPSEN). Elle dure une demi-journée et coûte entre 15 et 20 euros. Renseignez-vous sur le site de la Croix-Rouge.

    2 Faire un massage cardiaque

    Si un enfant est inconscient et qu’il ne respire plus, c’est qu’il est en arrêt cardiaque. Le massage cardiaque, idéalement combiné à l’utilisation d’un défibrillateur (voir plus bas), est capital pour le maintenir en vie en attendant les secours. Si vous utilisez un défibrillateur, ne le débranchez pas pendant que vous effectuez le massage cardiaque.

    Si vous avez un téléphone avec haut-parleur, appelez le 15, le 18 ou le 112 (numéro d’urgence européen) en débutant le massage cardiaque. Sinon, commencez par une minute de massage cardiaque avant d’appeler. En attendant l’arrivée des secours, recommencez le massage cardiaque. Si une personne est avec vous, faites-lui appeler le 15 pendant que vous débutez le massage.

    Pour faire le massage, commencez par libérer les voies aériennes en plaçant votre main sur le front de l’enfant. Placez deux ou trois doigts de l’autre main sous la pointe du menton en prenant appui sur l’os et basculez doucement la tête de la victime en arrière en lui relevant le menton. Le cou doit alors être droit.

    Sur un bébé (moins d’un an), le massage cardiaque doit s’effectuer avec deux doigts et non avec la paume entière. Positionnez le nourrisson sur le dos, sur une surface dure (sol, table), poitrine dénudée. Placez deux doigts sur le sternum, environ deux à trois centimètres au-dessus de la jonction des dernières côtes. Compressez 100 à 120 fois par minute en enfonçant d’un tiers de l’épaisseur du corps du bébé.

    Pour un enfant de 1 à 8 ans, le massage s’effectue avec le talon de la main ouverte placée sur le sternum au centre de la poitrine. Massez à une fréquence de 100 à 120 compressions par minute.

    3 Utiliser un DAE (dÉfibrillateur externe)

    En cas d’arrêt cardiaque, l’utilisation d’un défibrillateur automatique externe (DAE) en plus du massage cardiaque est décisive pour la survie. De plus en plus de lieux publics en sont équipés : écoles, mairies, supermarchés, gares, aéroports, gymnases, clubs sportifs, entreprises…

    Certains DAE sont équipés d’électrodes pour enfant avec réducteur d’énergie, plus petites que celles des adultes. C’est donc celles-ci que vous devrez utiliser, en les plaçant comme indiqué par le défibrillateur : une au milieu du thorax, l’autre au milieu du dos. S’il n’y a pas d’électrodes adaptées, utilisez les électrodes pour adulte et activez le mode pédiatrique sur le défibrillateur. S’il n’y a ni électrodes enfant ni mode pédiatrique, placez une électrode adulte au milieu du thorax, et l’autre au milieu du dos.

    2 000

    enfants de 0 à 6 ans sont victimes d’un accident de la vie courante chaque jour en France. (1) 

    Sur une année, on estime à 1 700 000 le nombre d’accidents de la vie courante parmi les enfants de 0 à 15 ans.

    4 Stopper un saignement important

    Chez un enfant comme chez un adulte, un saignement important doit déclencher systématiquement un appel au 15.

    Pour stopper l’hémorragie, comprimez la plaie avec la paume de la main (la vôtre ou celle l’enfant s’il est en âge et en état de le faire). En relais de la compression manuelle, par exemple le temps d’appeler les secours, vous pouvez faire un pansement compressif en plaçant un tampon de tissu (vêtement, serviette-éponge, etc.) sur la plaie, et en le maintenant avec une bande suffisamment serrée pour stopper l’hémorragie.

    Si la compression manuelle et le pansement compressif ne sont pas possibles ou pas efficaces, alors seulement vous devez réaliser un garrot « tourniquet » (si le saignement est au niveau d’un membre) :

    • enroulez une bande de tissu deux fois autour du membre blessé, quelques centimètres au-dessus de la plaie (jamais sur une articulation) ;
    • faites un nœud, placez dessus un bâton solide ou une petite barre métallique et faire deux nœuds au-dessus du bâton pour le maintenir ;
    • tourner le bâton pour serrer le garrot jusqu’à l’arrêt du saignement ;
    • maintenez le bâton et le garrot pour qu’il ne se desserre pas en nouant solidement la bande de tissu.

    Attention :

    • une fois en place, ne desserrez pas le garrot car cela pourrait aggraver l’état de la victime ;
    • le garrot doit être visible pour que les secouristes puissent le gérer rapidement ;
    • un garrot se pose uniquement sur les membres. Ne posez jamais de garrot au niveau du tronc ou du cou.

    5 Stopper un étouffement aigu

    En cas d’étouffement aigu, c’est-à-dire si l’enfant ne peut plus ni parler, ni tousser, il faut intervenir très rapidement pour éviter la perte de connaissance. Chaque seconde compte : si vous êtes seul(e) avec l’enfant, vous devez effectuer les manipulations de désobstruction des voies aériennes avant de prévenir le 15. Si quelqu’un est avec vous, la personne peut appeler les secours pendant que vous effectuez les manipulations.

    Pour un enfant de plus de 2 ans

    Si c’est un enfant de plus de deux ans, mettez-le à genoux et appuyez son torse contre votre cuisse, penché en avant. Appliquez alors une à cinq claques vigoureuses entre les omoplates, avec le talon de la main ouverte. Si au bout des cinq claques la respiration n’a pas repris, effectuez des compressions abdominales : placez l’enfant debout et appuyez son dos contre votre ventre. Appliquez votre poing fermé entre le bas du sternum et le nombril. Penchez légèrement l’enfant vers l’avant et appuyez alors cinq fois sur son ventre avec un mouvement profond légèrement remontant. Si les compressions abdominales ne donnent pas de résultat, réessayez les claques dans le dos, et ainsi de suite.

    Une fois le corps responsable de l’étouffement expulsé, appelez le 15 pour évaluer l’état de l’enfant.

    Pour un bébé de moins de 2 ans

    Pour un bébé (0-2 ans), les signes de l’étouffement aigu sont la bouche ouverte sans cris ni pleurs, et le bleuissement. Il faut alors intervenir très vite pour désobstruer les voies respiratoires. Placez l’enfant sur le ventre, le long de votre bras et appuyez-vous sur votre cuisse, la tête vers le bas. Maintenez-lui la tête au niveau de la mâchoire pour qu’il garde le cou droit, sans appuyer sur la gorge. Appliquez une à cinq claques vigoureuses entre les omoplates, avec le talon de la main ouverte. Si ça ne suffit pas, effectuez des compressions thoraciques : retournez le nourrisson sur le dos, toujours sur votre avant-bras appuyé sur votre cuisse, tête vers le bas, en lui maintenant la nuque. Placez deux doigts sur le sternum, un peu au-dessus de la jonction des dernières côtes, et appuyez fermement une à cinq fois pour tenter de provoquer l’expulsion. En cas d’échec, réessayez les claques dans le dos, et ainsi de suite.

    Là aussi, dès reprise de la respiration, appelez immédiatement le 15 pour évaluer l’état du bébé.

    Nourrisson ou enfant, si le corps étranger n’a pas été expulsé au bout de trois cycles claques/compressions et si la respiration n’a pas repris, appelez tout de suite le 15 et continuez les manipulations en attendant l’arrivée des secours.

    En cas d’étouffement partiel, c’est-à-dire si l’enfant ou le bébé tousse et respire, il ne faut surtout pas tenter ces manipulations qui pourraient aggraver son cas. Laissez l’enfant tousser, rassurez-le, et une fois la crise passée, mettez-le dans une position confortable pour qu’il se remette tranquillement. Au moindre doute, contactez le 15 pour obtenir un avis médical.

    6 Mettre un enfant en PLS

    Pour empêcher un enfant inconscient mais qui respire de s’étouffer, il faut le mettre en position latérale de sécurité (PLS). C’est aussi le cas si l’enfant est en détresse respiratoire, par exemple suite à une noyade. La manœuvre est très simple.

    Pour un enfant de plus de 2 ans :

    • prenez le bras le plus proche de vous et placez-le à angle droit par rapport à l’enfant ;
    • prenez l’autre main, paume contre paume ;
    • positionnez le dos de sa main contre son oreille et sa joue ;
    • soulevez le genou le moins proche de vous ;
    • ramenez le talon le plus proche des fesses ;
    • appuyez sur le genou pour basculer la victime sans abîmer sa colonne vertébrale ;
    • retirez délicatement la main sous le cou de la victime ;
    • remontez le genou supérieur à angle droit pour terminer la stabilisation.

    Pour un nourrisson : c’est la même manœuvre sauf que la main du bébé devra être placée au milieu de sa poitrine et non contre sa joue.

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    L’Essentiel de l’article

    • Sur un bébé, le massage cardiaque s’effectue avec deux doigts.
    • Les défibrillateurs sont le plus souvent équipés d’électrodes adaptées aux enfants, ou comportent un mode pédiatrique. Dans le cas contraire, il est possible d’utiliser les électrodes d’adulte.
    • En cas d’étouffement, alternez les claques dans le dos, tête en bas, et les compressions thoraciques (bébé) ou abdominales (enfant) – compressions seulement s’il n’y a pas de respiration.

    (1) Fédération française de sauvetage et secourisme

  • Accouchement : 5 infos utiles et trop peu connues

    Accouchement : 5 infos utiles et trop peu connues

    1 Perdre les eaux n’est pas synonyme d’accouchement immédiat

    La poche des eaux peut se rompre à tout moment de votre grossesse. Vous êtes à moins de 37 de grossesse ? Direction l’hôpital pour une surveillance attentive afin d’éviter un risque d’infection ou d’accouchement prématuré. Vous êtes à quelques jours de votre terme ? Rendez-vous au plus vite à la maternité si le liquide est vert-jaune. En revanche, « si le liquide amniotique s’écoule sans contraction, l’accouchement est loin d’être éminent. Il peut se passer 24 à 48h avant que l’on ne le déclenche s’il ne s’est pas produit naturellement entre-temps », explique Céline Dalla-Lana, sage-femme. Allez néanmoins à la maternité dans les heures qui suivent pour être surveillée.

    Bon à savoir

    L’Assurance maladie vous offre 7 séances de préparation à la naissance et la parentalité, qui peuvent être réalisées par votre médecin ou votre sage-femme. Les partenaires de grossesse sont aussi les bienvenus !

    2 Après bébé, la délivrance

    Une fois votre bébé né, il reste un effort à faire : expulser le placenta hors des voies génitales. C’est ce que l’on appelle la délivrance. Elle a lieu dans les 20 mn suivant la naissance. Vous pouvez expulser le placenta naturellement, ou l’équipe médicale peut vous injecter dans une perfusion de l’ocytocine pour relancer vos contractions, décrocher et expulser le placenta.

    3 Des maux de tête et vertiges possibles

    Dans les 48h suivant votre accouchement, vous pouvez ressentir des maux de têtes et/ou des vertiges. « C’est un risque lié à la péridurale (anesthésie) qui survient lorsque l’aiguille perce l’espace céphalorachidien. Le liquide céphalorachidien peut fuir par cette brèche et donner des maux de tête », précise la sage-femme. Cette lésion peut avoir des conséquences graves comme une altération de l’audition et de la vue, des hématomes intracrâniens, des céphalées ou encore des nausées et des vomissements.

    Pour s’en défaire, quelques jours allongée, chez vous ou à la maternité, une bonne hydratation et du paracétamol peuvent vous soulager. En cas de maux de tête persistants après 48h, l’équipe médicale peut tenter un traitement spécifique appelé blood patch : « on prélève une petite goutte de sang de la maman et on l’injecte dans le trou de la péridurale pour qu’il forme un caillot et le rebouche », ajoute Céline Dalla-Lana. En cas d’inefficacité du traitement, un 2e blood-patch est possible. Vous pouvez ensuite rentrer chez vous dans les 24h, sans précautions particulières. Si après votre retour à la maison, vous ressentez de la fièvre, des céphalées ou des douleurs au dos, n’hésitez pas à contacter l’équipe médicale.

    4 Des saignements pendant un mois

    Pendant la grossesse, exit les règles ! Mais après l’accouchement, viennent les lochies, des saignements dus à la séparation de vos vaisseaux sanguins avec ceux du placenta. Ces saignements sont plus abondants que les règles et ne sont pas les mêmes chez toutes les femmes. Ils peuvent durer entre quatre et six semaines, voire un peu moins si vous allaitez votre bébé. En effet, l’allaitement permet la production d’ocytocine, l’hormone responsable des contractions de l’utérus. Vous perdez donc la même quantité de sang, mais plus rapidement.

    5 Des contractions après l’accouchement !

    Après votre accouchement, vous risquez de ressentir dans les heures et les jours qui suivent des contractions douloureuses, appelées « tranchées ». Pas de panique, elles sont parfaitement normales ! Vous pouvez ressentir ces douleurs dès votre premier accouchement, mais on observe plutôt ce phénomène pour les suivants. « Ces contractions permettent à l’utérus de se nettoyer des caillots liés à la grossesse, de retrouver sa taille d’origine, mais également de refermer les vaisseaux sanguins pour éviter une trop grande perte de sang », précise la sage-femme. Pour soulager la douleur, votre médecin peut vous prescrire des antalgiques. À noter que les tranchées sont plus importantes si vous allaitez votre bébé, car les contractions utérines sont provoquées par la sécrétion d’ocytocine lors de l’allaitement.

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    L’Essentiel de l’article

    • Perdre les eaux ne signifie pas que vous allez accoucher dans l’heure.
    • Suite à la naissance de votre bébé, il faut encore expulser le placenta.
    • Après l’accouchement, divers maux peuvent apparaître : céphalées, contractions, saignements.
  • Que faire en cas de canicule ?

    Que faire en cas de canicule ?

    1 Hydratez-vous régulièrement

    Cela peut paraître évident, mais il est bon de le rappeler : buvez régulièrement de l’eau même si vous n’avez pas forcément soif. Seuls 45% des Français boivent suffisamment d’eau au quotidien. Pourtant, en temps normal, il est recommandé de boire au moins 1,5 à 2 litres par jour. En période de canicule, il semble raisonnable d’accroître cette quantité.

    Mouillez-vous aussi régulièrement le visage et les avant-bras. Si vous le pouvez, prenez des douches fraîches plusieurs fois par jour. Ou, solution plus écologique, utilisez des brumisateurs pour vous rafraîchir.

    65 %

    du corps humain est constitué d’eau. C’est dire l’importance de bien s’hydrater !*

    2 Gardez la maison au frais

    Pour maintenir une température fraîche dans votre intérieur, fermez vos fenêtres, volets et stores durant la journée. Ne les ouvrez que tôt le matin ou tard le soir une fois le soleil couché pour créer des courants d’air. Laissez aussi, si vous en avez la possibilité, les fenêtres ouvertes la nuit pendant votre sommeil.

    N’hésitez pas à investir dans l’achat d’un ventilateur ou d’un climatiseur.

    3 Sortez peu

    Évitez de sortir pendant les heures les plus chaudes : entre midi et 19 h. Si vous souhaitez absolument sortir, privilégiez un endroit climatisé : cinéma, supermarché, centre commercial…

    Prendre la voiture n’est pas une bonne idée, surtout si vous avez des enfants. Leur température corporelle augmente 3 à 5 fois plus vite que celle d’un adulte. Emportez des quantités d’eau suffisantes pour pallier les risques d’hyperthermie. Et ne laissez jamais votre enfant seul dans le véhicule !

    4 Mangez léger

    En période de forte chaleur, il est recommandé de manger des plats froids, des crudités ou encore des fruits. Évitez  les plats en sauce. Il ne faut pas non plus boire de l’alcool, lequel empêche le corps de correctement réguler sa température et favorise la déshydratation (1). Les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, colas) ou très sucrées (sodas) sont aussi à éviter car elles sont diurétiques (1).

    5 Habillez-vous avec des vêtements légers

    Recommandation classique, optez pour des vêtements légers, amples, de préférence de couleur claire et en coton ou en lin.

    Si vous avez un bébé, vous pouvez le faire dormir en couche (1). Toutefois si la température descend pendant la nuit, n’hésitez pas à lui passer un body à manches courtes en coton qui laissera passer l’air et absorbera la transpiration.

    BON À SAVOIR

    En période de canicule, appelez Canicule info service de 9 h à 19 h par téléphone au 0800 06 66 66 (appel gratuit depuis un téléphone fixe).**

    6 Évitez les activités physiques extérieures

    Réduisez vos activités à l’extérieur. Si vous devez néanmoins travailler en plein air, modérez vos efforts, et faites des pauses régulières à l’ombre.

    Si vous avez un enfant asthmatique, pensez à le dire ou le redire à l’école, le centre de loisirs ou le club sportif afin d’éviter tout accident.

    Pensez également à prendre soin des personnes les plus fragiles de votre entourage (personnes âgées, personnes handicapées, personnes dépendantes, etc.) en leur proposant régulièrement des boissons. Vous pouvez aussi appeler vos amis, les membres de votre famille ou vos voisins âgés.

    Par ailleurs, ces personnes peuvent bénéficier de dispositifs mis en place par leur commune. S’ils ne l’ont pas fait avant le début de l’été, incitez-les à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin qu’ils reçoivent de l’aide des bénévoles ou des équipes de secours mobilisés à cet effet pendant les vagues de chaleur.

    Communiquez-leur également la liste des lieux gratuits où il est possible de se rafraîchir en cas de canicule : les communes sont censées procéder au recensement de tous ces endroits (bibliothèques, églises, fontaines, supermarchés, etc.).

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    ***Dans les conditions et limites du contrat souscrit. Le contrat Garantie Santé est assuré par Macif-Mutualité ou Apivia Mutuelle, mutuelles régies par le Livre II du code de la mutualité et adhérentes à la Mutualité Française.

    L’Essentiel de l’article

    • Buvez régulièrement de l’eau.
    • Maintenez votre logement au frais.
    • Évitez les efforts physiques.
    • Mangez des plats froids et légers.

    (1) Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, « Les recommandations canicule »

    *CNRS

    **Service public

  • Insolation : les symptômes et les bons réflexes à adopter

    Insolation : les symptômes et les bons réflexes à adopter

    1 Que faire en prévention ?

    Pour éviter ce genre de désagrément, le bon sens doit l’emporter : ne vous exposez pas trop longtemps au soleil, protégez-vous en portant un chapeau ou une casquette, buvez très régulièrement (au moins 1,5 litre d’eau par jour), mouillez-vous la nuque et la tête, et n’hésitez pas à vous mettre à l’abri dès que vous ressentez une sensation de chaleur sur le corps. Enfin, si vous êtes sportifs, choisissez le matin et la toute fin d’après-midi pour faire des efforts.

    Seuls 45 % des Français

    boivent assez d’eau au quotidien.

    2 Repérer les signes d’insolation

    Les symptômes de l’insolation sont multiples. Le corps ne parvient plus à réguler sa température interne, qui augmente alors rapidement (on appelle cela l’hyperthermie). Cette chaleur corporelle entraîne d’autres manifestations :

    • déshydratation ;
    • chaleur au niveau du visage ;
    • sueurs excessives ;
    • nausées ;
    • maux de tête violents ;
    • crampes musculaires ;
    • accélération du rythme cardiaque…

    Il est primordial de faire baisser la température de la personne malade. Il faut immédiatement l’installer à l’ombre, si possible dans un endroit frais et ventilé – un ventilateur serait idéal ! Il faut ensuite la rafraîchir en l’aspergeant d’eau (ou en lui donnant une douche froide) et la réhydrater en lui donnant de l’eau à boire (fraîche, mais pas glacée).

    Si la personne paraît très désorientée, perd connaissance, ou est victime de vomissements, appelez immédiatement les secours !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
  • Premiers secours : c’est décidé, je me forme !

    Premiers secours : c’est décidé, je me forme !

    1 Pourquoi est-il important de se former aux gestes de premiers secours ?

    Les accidents de la vie courante font 20 000 morts par an en France(1), et près de la moitié – c’est-à-dire 10 000 décès – pourrait être évitée si le grand public était initié aux gestes de premiers secours. C’est dire l’importance de connaître ces réflexes élémentaires…De même, reconnaître les signes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et prévenir au plus vite les secours réduit la mortalité de 30 %, ainsi que l’intensité des séquelles. On estime qu’entre 20 et 30 % seulement des Français sont formés(2).

    Vous souhaitez vous former aux gestes qui sauvent ?

    Sociétaires, la Macif vous invite à vous former en ligne avec Salvum.

    x3

    Entre 2010 et 2020, le nombre de particuliers ayant suivi une formation aux gestes de premiers secours a plus que triplé(2).

    2 PSC1 et autres : quelles sont les formations possibles ?

    Il y a deux façons de débuter :

    • soit en optant pour une initiation aux premiers secours, qui dure 1 h 30 à 2 heures. Elle est le plus souvent gratuite et peut être suivie par tous, y compris les enfants à partir de 7-8 ans.
       
    • soit en choisissant la formation de Prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1), qu’on appelle souvent le « brevet de secourisme ». Elle dure huit heures, réparties sur une journée ou en plusieurs séances selon vos disponibilités. Elle est accessible aux particuliers et aux entreprises, seuls ou en groupe, et convient aux enfants dès 10 ans. Son coût est d’environ 55 à 65 euros par personne, selon les organismes. À l’issue de la formation, un diplôme est délivré à chacun des participants.

    Toutes deux sont proposées par des associations agréées pour les formations aux premiers secours, parmi lesquelles on trouve notamment La Croix Rouge, les sapeurs-pompiers et la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) ou la Fédération française de sauvetage et secourisme (FFSS).

    3 Que vais-je apprendre ?

    L’initiation aux premiers secours vous permettra de savoir comment agir face à tout type d’urgence ou d’accident :

    Plus complet, le PSC1 reprend les modules de l’initiation aux premiers secours, plus les thématiques suivantes :

    • prévention des accidents de la vie courante ;
    • sécurisation de la scène d’accident ;
    • les premiers gestes en cas de brûlure ;
    • les premiers gestes en cas de plaie et de traumatisme ;
    • les premiers gestes en cas d’étouffement ;
    • les premiers gestes en cas d’hémorragie ;
    • les premiers gestes en cas de malaise ou de perte de connaissance ;
    • les premiers gestes en cas d’arrêt cardiaque ;
    • la mise en position latérale de sécurité (PLS).

    32 %

    des vies sont sauvées lorsque les gestes de premiers secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque, contre 5 % s’ils ne le sont pas.*

    4 Comment m’inscrire ?

    Pour suivre l’initiation aux premiers secours près de chez vous, vous pouvez vous adresser à votre employeur : de nombreuses entreprises, petites et grandes, proposent cette initiation à leurs salariés. Certaines mutuelles comme la Macif organisent également des sessions de formation gratuites pour leurs adhérents et le grand public. Vous pouvez aussi consulter le site du ministère de l’Intérieur pour trouver les associations de votre région agréées pour les formations aux gestes qui sauvent. Si vous habitez Paris ou la région parisienne, vous pouvez vous inscrire en ligne auprès du site de la préfecture pour suivre les initiations des Pompiers de Paris.

    Si vous souhaitez passer directement le PSC1, là encore, consultez le site du ministère de l’Intérieur, les unions départementales des Sapeurs-Pompiers, ou le site de la Croix Rouge française. En période de vacances, les délais des stages PSC1 ou premier secours sont allongés, anticipez alors ces formations pour être paré pour vos vacances !

    L’Essentiel de l’article

    • Près de 10 000 vies pourraient être sauvées chaque année en France grâce aux gestes de premiers secours.
    • Il existe des séances gratuites d’initiation d’une heure et demie à deux heures.
    • La formation pour le diplôme de Prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1) dure huit heures.
    • De nombreux organismes assurent ces formations partout en France.

    (1) Santé Publique France

    (2) Croix-Rouge française 2020

    *Fédération française de cardiologie

     

  • Comment constituer sa trousse de premiers soins ?

    Comment constituer sa trousse de premiers soins ?

    1 Que mettre à l’intérieur ?

    • Antiseptique
    • Collyre
    • Sparadrap
    • Thermomètre
    • Pansements de différentes tailles
    • Baume contre les bleus et les ecchymoses
    • Couverture de survie
    • Épingles de sûreté
    • Alcool à 70 %
    • Ciseaux à bouts ronds
    • Compresses stériles
    • Bande extensible
    • Paracétamol
    • Pince à épiler

    2 Le + sécurité

    La trousse de premiers soins s’adapte en fonction des usages et selon chaque foyer. Vous pouvez y ajouter :

    • un antidiarrhéique ;
    • un antivomitif ;
    • un antispasmodique ;
    • un antihistaminique ;
    • une crème apaisante contre les piqûres d’insectes ;
    • une pommade contre les brûlures ;
    • des comprimés de désinfection de l’eau ;
    • des gants à usage unique ;
    • un stick pour les lèvres ;
    • une protection solaire à indice élevé.

    Gare aux accidents de la vie courante !

    Première cause de décès chez les enfants de 1 à 14 ans.*

    *Santé Publique France 2021

  • Tout savoir sur l’endométriose : causes, symptômes et traitements

    Tout savoir sur l’endométriose : causes, symptômes et traitements

    1 Qu’est-ce que l’endométriose ?

    L’endométriose est une maladie chronique qui touche principalement les femmes en âge de procréer, et qui se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine. Le tissu endométrial est la muqueuse qui se développe et tapisse l’utérus dès la puberté. Ce tissu est sensible aux hormones sexuelles féminines (progestérone et oestrogène). Lorsque les règles commencent, le tissu endométrial est détruit et les cellules endométriales sont évacuées du corps par les voies vaginales.

    Dans le cas de l’endométriose, le tissu endométrial s’accumule à l’extérieur de l’utérus (sur les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie, le rectum ou dans d’autres zones du pelvis, etc.). Des fragments de ce tissu peuvent exceptionnellement migrer et se retrouver sur d’autres organes du corps, tels que les poumons, le foie, le cerveau ou encore les reins. Lorsqu’il se développe à d’autres endroits, il peut provoquer des douleurs pelviennes intenses, des saignements abondants pendant les règles et des problèmes de fertilité.

    L’endométriose peut se présenter sous différentes formes allant de légère à sévère :

    • L’endométriose superficielle ou péritonéale (la forme la plus courante), qui se caractérise par la présence de tissu endométrial à la surface du péritoine (membrane qui tapisse les parois intérieures de l’abdomen) ;
    • L’endométriose ovarienne, qui se manifeste par la présence de tissu endométrial dans les ovaires, sous forme de kyste ;
    • L’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale) qui se distingue par la présence de tissu endométrial (lésions) à plus de 5 mm sous la surface du péritoine. Elles peuvent se situer dans l’utérus, dans le cul-de-sac vaginal, dans l’intestin, dans la vessie, etc.

    Maladie déclarée enjeu de santé publique, l’endométriose touche 10 % à 15 %(1) des femmes en âge de procréer en France, soit 1,5 à 2,5 millions de femmes. Cette maladie est source de douleurs chroniques et d’infertilité.

    2 Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

    Parmi les principaux symptômes de l’endométriose, on retrouve :

    • Les règles douloureuses ;
    • Les douleurs pendant ou après les rapports sexuels ;
    • Les douleurs abdominales ;
    • Les douleurs pelviennes ;
    • Les saignements vaginaux anormaux ;
    • La fatigue ;
    • Les troubles digestifs ;
    • Les troubles urinaires ;

    Associables à d’autres pathologies, ces symptômes peuvent rendre complexe la pose de diagnostic. Les médecins ont tendance à soupçonner une endométriose si une femme a des douleurs pelviennes, des crampes ou des ballonnements qui s’aggravent au moment de ses règles. Pour confirmer le diagnostic, une échographie ou une IRM peuvent être utilisées.

    Tout savoir sur l’endométriose : causes, symptômes et traitements

    3 Quels sont les facteurs favorisant l’apparition de l’endométriose ?

    De multiples facteurs contribuent au développement de l’endométriose. Selon différentes études, cela se produirait principalement pendant les menstruations car durant cette période, des fragments de l’endomètre remontent dans le pelvis en passant par les trompes de Fallope. Au lieu d’être expulsés, ces morceaux de muqueuse se fixeraient à l’extérieur de la cavité utérine, sur le péritoine ou encore les organes.

    D’autres facteurs favorisant l’endométriose ont été identifiés. C’est notamment le cas des femmes souffrant :

    • De problèmes mécaniques pouvant obstruer le système génital (par exemple, anomalies ou cancer du col de l’utérus) ;
    • D’une prédisposition génétique (antécédents familiaux de développement de la maladie) ;
    • D’un dérèglement hormonal ;
    • D’une réponse immunitaire et inflammatoire inappropriée de l’organisme, entraînant le développement de lésions.

    Aussi, il a été prouvé que le risque d’avoir de l’endométriose était plus important chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants et chez celles qui ont eu des menstruations précoces (avant 12 ans) ou qui ont des cycles menstruels courts (moins de 24 jours).

    4 Comment diagnostiquer l’endométriose ?

    Pas toujours facile de savoir si on souffre ou non d’endométriose. Il est important de prendre en compte les signes d’appel et d’être à l’écoute de votre corps. Si vous ressentez un ou plusieurs symptômes associés à l’endométriose, il est important de consulter un professionnel de santé. Afin de poser le diagnostic, plusieurs examens et tests doivent être réalisés. Cela peut inclure :

    • Un examen physique, y compris un examen gynécologique ;
    • Une échographie pelvienne ;
    • Une IRM pelvienne ;
    • Une laparoscopie (examen qui consiste à observer les organes génitaux par une petite incision dans l’abdomen).

    Si l’endométriose est diagnostiquée, cela vous permettra de bénéficier d’une prise en charge et de soins adaptés. Le traitement de l’endométriose varie selon la sévérité de la maladie et les symptômes ressentis par la femme.

    5 Comment soigner l’endométriose ?

    Si à ce jour il n’existe pas de traitements définitifs de l’endométriose, certains traitements peuvent permettre de contrôler son évolution et limiter la douleur des patientes, à savoir :

    • Un traitement hormonal : les pilules contraceptives sont souvent utilisées pour traiter l’endométriose. Elles peuvent aider à diminuer la douleur associée à l’endométriose en réduisant la quantité d’endomètre qui se développe chaque mois. Selon le degré de sévérité de l’endométriose, une ménopause artificielle peut être mise en place. Cela consiste à mettre la production d’œstrogène par les ovaires à l’arrêt, ce qui conduit à l’absence de menstruations. Cette action peut être temporaire, dans ce cas elle n’engendre pas d’effets secondaires sur la fertilité, ou irréversible.
       
    • La chirurgie : elle est recommandée en cas d’échec du traitement hormonal. Elle est utilisée pour traiter l’endométriose en enlevant les tissus endométriaux qui se sont développés à l’extérieur de l’utérus. Il s’agit d’une chirurgie complexe, surtout si les tissus se sont fixés sur des organes fonctionnels (vessie, rectum, colon, etc.). Il est donc important de s’adresser à des chirurgiens spécialisés dans le traitement de l’endométriose.

    La maladie étant invisible mais très handicapante, elle peut – au-delà des douleurs physiques – entraîner des troubles psychologiques tels que l’anxiété, la dépression, la fatigue mentale, la perte de productivité au travail, une baisse de libido, etc. Dès lors d’autres traitements, non médicaux, peuvent être mis en place pour soulager les douleurs physiques et psychologiques liées à la maladie :

    • Pratiquer la relaxation et la méditation, pour limiter son stress, reconnu comme étant un facteur aggravant de l’endométriose ;
    • Recourir à la médecine douce, telles que l’acupuncture, l’hypnose ou la sophrologie, réputées pour soulager la douleur liée à la maladie.
       
    • Lire aussi : Ces nouvelles disciplines qui font du bien

    6 Endométriose et grossesse : quelles possibilités ?

    Il est possible de tomber enceinte même si vous souffrez d’endométriose, mais cela peut être plus difficile. L’endométriose peut provoquer des dommages aux tissus de l’utérus, rendant parfois plus difficile l’implantation et le développement d’un embryon. Les femmes atteintes d’endométriose peuvent également avoir des difficultés à ovuler, ce qui rend plus difficile la rencontre entre un spermatozoïde et un ovule.

    En outre, l’endométriose peut également causer des lésions sur les trompes de Fallope, ce qui peut empêcher un ovule de se rendre dans l’utérus pour se fixer. La probabilité de grossesse est différente pour chaque femme. Elle dépend de l’âge, de l’étendue de l’endométriose, des traitements reçus et d’autres facteurs. Les femmes atteintes d’endométriose légère ont généralement autant de chances de tomber enceinte qu’une femme sans endométriose. On estime que 30 à 40 % doivent faire face à un problème d’infertilité.

    7 Une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose

    Depuis février 2022, une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose a été mise en place. C’est Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et eurodéputée, qui s’est vue confier cette mission par Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé. Pour ce faire, près de 200 experts, associations de patients, professionnels de santé et chercheurs concernés par cette maladie ont été consultés. Après avoir remis leurs propositions au Président de la République, trois champs d’action ont été priorisés pour les prochaines années :

    • Pour la recherche : un programme d’investissements massifs dans la recherche sur l’endométriose va être élaboré ;
    • Pour améliorer l’offre de soins accessible aux personnes souffrant d’endométriose : des filières territoriales spécifiques à l’endométriose vont voir le jour dans chacune des régions. Elles permettront d’informer, de former, d’organiser le diagnostic, de soigner et si nécessaire d’orienter les patientes aux formes les plus complexes vers des centres de référence ;
    • Pour accroître la connaissance de l’endométriose non seulement parmi les professionnels de santé, mais plus largement au sein de la société : de nombreuses actions visant à former les professionnels et à informer le grand public sur cette pathologie encore méconnue vont être menées.

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    L’Essentiel de l’article

    • L’endométriose est une maladie chronique qui touche 10 % à 15 %(1) des femmes françaises en âge de procréer.
    • 30 à 40 %(1) des femmes souffrant d’endométriose doivent faire face à un problème d’infertilité.
    • Depuis février 2022, une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose a été mise en place.

    (1) Association EndoFrance,“Qu’est-ce que l’endométriose”, mars 2022.