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  • Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    1 20 ans après, ne rien lâcher

    En vingt ans, le festival Solidays n’a rien perdu de la fougue et de la force d’engagement de ses débuts, comme aime à le souligner son fondateur, Luc Barruet :

    « Depuis 20 ans, l’ADN du festival est toujours le même : construit sur des valeurs de partage et d’entraide, Solidays donne toujours du sens à la fête et des couleurs à la solidarité. »

    Artistes, célébrités, public, associations et bénévoles se mobilisent ainsi, année après année, pour attirer l’attention sur la maladie et poursuivre la lutte. Car le sida demeure tristement d’actualité : en France, 16 personnes découvrent leur séropositivité chaque jour, et le préservatif reste le premier outil pour se protéger contre ce virus et les autres maladies sexuellement transmissibles.

    Et dans le monde, les chiffres du sida sont alarmants. En 2016 (1) :

    • 36,7 millions de personnes vivaient avec le virus du VIH ;
    • 1,8 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH ;
    • 1 million de personnes sont mortes de maladies liées au sida.

    Envie de vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (lancée par Macif) et découvrez les défis solidaires près de chez vous !

    2 Mobiliser les jeunes d’abord

    « Les jeunes se sentent moins concernés car ils sont nés au moment où le VIH existait déjà », explique Karl-Ludwig Francisco, bénévole Prévention à Solidarité Sida. « C’est déjà dans leur quotidien et c’est quelque chose de banal, donc ce qui est dur, c’est de leur faire comprendre que ça les concerne directement. Ils savent qu’il faut mettre des capotes, mais la question est à quel moment ils vont intégrer l’info et réellement la mettre. C’est là qu’il faut faire un peu plus de travail qu’avant. »

    Plus de 1 500 bénévoles de Solidarité Sida sont présents sur le festival Solidays. Ils participent activement à l’organisation, à la récolte de fonds, à la sensibilisation auprès du public…

    Des stands d’information, des échanges avec des associations mais aussi une exposition ludique sur la découverte de la sexualité ont permis au public de s’informer sur les dangers du sida.

    Avec les fonds récoltés, Solidarité Sida peut mettre en place de nombreuses actions :

    • accompagnement des malades dans leur quotidien ;
    • apport d’une aide en zone de crise ;
    • actions de prévention ;
    • lobbying auprès des pouvoirs publics ;
    • rendre les médicaments accessibles à tous ;
    • mise en place d’événements mobilisateurs (Solidays, Love Life Parade, le Zapping, « Sex in the City »…).

    16 personnes découvrent leur séropositivité en France chaque jour.*

    3 L’humour et la fête au service de la solidarité

    « Pour bien communiquer avec les jeunes, il faut arriver à les intéresser au sujet, donc c’est vraiment important d’utiliser des outils ludiques comme l’exposition « Sex in the City », détaille Pauline Duverger, chargée de Prévention à Solidarité Sida. On passe beaucoup par des messages qui communiquent sur le plaisir, parce que la sexualité doit être avant tout quelque chose de vraiment positif, de joyeux. Après seulement, on aborde la question des risques. Si un jeune se sent à l’aise avec sa sexualité, il ou elle sera amené(e) à prendre moins de risques pour lui-même et ses partenaires. »

    Pour Antoine de Caunes, président d’honneur de Solidarité Sida, mêler plaisir et responsabilité, ambiance festive et engagement sans faille, c’est tout le paradoxe de Solidays :

    « Lutter d’année en année pour contribuer à éradiquer ce fléau, quand nous n’aimerions rien tant que d’en rester à ce qui nous réunit tous, artistes, bénévoles, contributeurs publics et privés : le bonheur de ces moments où la solidarité devient, l’espace de trois jours, le mot le plus important du monde. »

    20 ans de Solidays, c’est…

    • 25 millions d’euros de fonds récoltés en faveur de la lutte contre le sida grâce à Solidays ;
    • 8 500 bénévoles engagés avec enthousiasme et conviction ;
    • 1 100 artistes engagés pour la cause ;
    • 2 800 km de préservatifs distribués ;
    • 2 200 programmes contre le sida soutenus dans 42 pays.

    L’Essentiel de l’article

    • Solidays est un festival solidaire qui mobilise l’opinion et les associations dans la lutte contre le sida.
    • En 2018, il a fêté ses 20 ans d’existence.
    • Il se déroule tous les ans au mois de juin, à Paris, et rassemble 200 000 festivaliers et 2 500 volontaires.

    (1) ONUSIDA, fiche d’information, dernières statistiques sur l’état de l’épidémie du sida

    *Solidarité Sida

     

  • Déserts médicaux : le MarSOINS, un camion médical qui rapproche les soins de ceux qui en ont besoin

    Déserts médicaux : le MarSOINS, un camion médical qui rapproche les soins de ceux qui en ont besoin

    1 Contrer la désertification médicale

    Le faible nombre de professionnels de santé disponibles sur certains territoires est un important facteur d’inégalité dans l’accès aux soins. Ce manque de praticiens crée ce qu’on appelle des déserts médicaux, qui s’observent davantage dans la moitié nord de la France, en zone rurale et dans les périphéries urbaines lointaines. Le ministère de la Santé estime que 8 % de la population française réside dans des communes avec une accessibilité restreinte aux consultations d’un médecin généraliste (1).

    Cette « désertification », qui tend à s’aggraver, s’explique par la faible attractivité de ces secteurs pour les professionnels de santé, en raison de conditions de travail difficiles (temps de trajet, nécessité de gardes pour assurer la permanence des soins). Elle concerne autant les médecins généralistes que les professions paramédicales comme les infirmières et les masseurs-kinésithérapeutes. Pour les médecins spécialistes, comme les gynécologues, les pédiatres et les ophtalmologues, la situation est particulièrement critique. À l’échelle de la France, leur densité est deux fois moindre que celles des généralistes : 147 spécialistes contre 298 généralistes pour 10 000 habitants (2). Le problème est exacerbé dans les déserts médicaux, où les délais de rendez-vous très importants chez le praticien peuvent entraîner un renoncement aux soins.

    2 POUR 1 000

    Certains départements comme celui de l’Eure comptent moins de deux médecins pour 1 000 habitants. À Paris, il y a environ huit médecins pour 1 000 habitants.

    2 À vos soins, un projet solidaire

    Le projet de l’association À Vos Soins est de compenser ce manque chronique de praticiens dans la région de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, où elle a vu le jour en janvier 2016. Son idée ? Un camion médicalisé qui parcourt les campagnes à la rencontre des habitants qui ont besoin d’échanger avec un professionnel de santé et d’un accès territorial aux soins.

    Baptisé le MarSOINS, le camion circule avec, à son bord, une équipe d’infirmières et de médecins. C’est à la fois un cabinet médical, un lieu d’échanges et d’information, et aussi une douche (4 200 personnes vivent sans confort en Loire-Atlantique : ni baignoire, ni douche, ni W.-C.) (3). Les consultations sont ouvertes à tous : diagnostic audio ou optique, examen dentaire, dépistage VIH… Si l’état d’un patient le nécessite, les praticiens peuvent alors l’orienter vers un spécialiste adapté. Et bien sûr, le MarSOINS contribue aussi à tisser du lien social dans des zones où la précarité et l’isolement sont fréquents.

    Preuve qu’il répond à un réel besoin, le MarSOINS a déjà plus de 700 dépistages au compteur, sept mois à peine après son lancement. Soutenu par 40 bénévoles et professionnels de santé, ainsi que par des entreprises mécènes, et notamment la fondation Macif, il conduit des actions de prévention sur le terrain une à deux fois par semaine.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient le MarSOINS et de nombreuses autres initiatives pour favoriser l’accès aux soins.

    3 S’engager pour un meilleur accès aux soins

    Pour lutter contre les inégalités d’accès aux soins, s’engager dans une association est une bonne solution ! Si vous souhaitez aider le MarSOINS, rendez-vous sur le site www.avossoins.fr. Si vous n’habitez pas Saint-Nazaire, d’autres initiatives de ce type existent en France, comme le Bus social dentaire en petite couronne parisienne, Préven’Bus en Aquitaine, le Bus Santé dans la Drôme, etc. Renseignez-vous auprès de votre CPAM.

    L’Essentiel de l’article

    • Un camion de soins itinérant qui va à la rencontre des habitants de déserts médicaux.
    • Il propose des dépistages (audio, optique, dentaires…), des actions de prévention et un accès à l’hygiène.
    • Les professionnels de santé du MarSOINS peuvent orienter les patients vers un praticien si nécessaire.

    (1) DREES, 2017.
    (2) DREES, 2015.
    (3) Lemarsoins.org

  • Service civique : et si vous le faisiez dans une mutuelle ?

    Service civique : et si vous le faisiez dans une mutuelle ?

    1 Un service solidaire et républicain

    Le service civique est un dispositif d’État qui permet aux jeunes qui le souhaitent de consacrer une période de leur vie à l’intérêt général (solidarité, protection de l’environnement, culture, etc.). Le service civique est ouvert à tous, sans aucune condition de diplôme. Son rôle social est double : en premier lieu, répondre aux défis sociaux ou environnementaux auquel notre pays est confronté en soutenant l’action des associations et organismes qui œuvrent pour le bien commun, en fournissant des activités ou des services gratuitement. Mais c’est aussi un apprentissage citoyen et républicain, comme le souligne Étienne Maïer, codirecteur d’Unis-Cité.

    « Le service civique a été pensé pour apporter aux jeunes des temps de sensibilisation et d’éveil citoyen, et permet ainsi pour certains jeunes un « raccrochage » républicain : comment fonctionnent les instances de notre pays, qu’est-ce qu’une démocratie, etc. Ce ne sont pas des cours d’éducation civique, mais plutôt une sensibilisation citoyenne participative qui permet aux jeunes de mieux comprendre comment fonctionne notre République et comment ils peuvent s’en saisir pour devenir acteurs de leur société au lieu de la subir. »

    300 000

    jeunes mobilisés depuis 2010 et 150 000 nouveaux en 2018.
    En 2017, la France est devenue le pays mobilisant le plus grand nombre de jeunes en service civique.*

    2 S’ouvrir et reprendre confiance

    Ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap), le service civique attire des profils très variés : des lycéens et des étudiants en fin de cycle scolaire ou universitaire, qui souhaitent se faire une première expérience et un début de réseau avant de commencer leur vie professionnelle. Ce sont aussi des jeunes qui ont commencé à travailler, mais qui, faute d’intérêt, réfléchissent à une réorientation. Les partenaires de l’Agence du Service Civique pourront notamment les accompagner dans leurs recherches de travail. Enfin, il y a aussi de nombreux jeunes sans qualification, au parcours moins « solide ».

    « Parfois en galère, ces jeunes utilisent le service civique comme une bouée de sauvetage, après plusieurs mois ou années d’inactivité, voire d’errance, explique Étienne Maïer. C’est une étape capitale pour eux, car ça leur permet de reprendre un rythme, d’apprendre de nouvelles choses au contact des autres, et de trouver une nouvelle dynamique pour l’avenir. Ils reprennent confiance en eux et en la société en général, ce qui est fondamental pour cette jeunesse parfois désabusée et malmenée. »

    Bon à savoir

    Les jeunes ayant fait preuve d’un engagement particulièrement fort pendant leur service civique peuvent être accompagnés par l’Institut de l’Engagement en vue de construire un projet d’avenir. Grâce à ses partenariats avec des écoles et des entreprises, l’institut aide les candidats sélectionnés à reprendre une formation, trouver un emploi ou monter un projet de création d’activité associative ou une entreprise.

    3 Service civique et organisme mutualiste, un lien évident

    Historiquement engagées dans les démarches solidaires, les mutuelles constituent un excellent cadre pour effectuer son service civique. C’est pourquoi la Macif a lancé un programme de service civique inédit aux côtés de l’association Unis-Cité. Depuis janvier 2018, 100 jeunes ont été accueillis partout en France et se sont vu confier des missions mettant en avant les valeurs mutualistes. Ils ont ainsi pu prendre part à des actions de terrain autour de quatre grandes thématiques :

    • la santé ;
    • l’habitat et vie quotidienne ;
    • la mobilité ;
    • la gestion budgétaire.

        
    Pour ces jeunes, ce programme de service civique mutualiste est l’occasion non seulement d’acquérir de l’expérience, mais aussi de découvrir les engagements mutualistes et les spécificités de l’économie sociale et solidaire.

    « Le groupe Macif soutient depuis plus de vingt ans l’association Unis-Cité via sa Fondation. La Macif collabore avec Unis-Cité, notamment dans le cadre du projet Silver Geek. Unis-Cité est également l’un des partenaires fondateurs de Diffuz, le nouveau réseau social solidaire ouvert à tous, initié par la Macif », rappelle Alain Montarant, président du groupe Macif.

    Fort de son succès, le programme est reconduit par la Macif et concernera 100 nouvelles places à partir de septembre 2018.

    Bon à savoir

    Unis-Cité est une association qui invente et organise des missions de service civique dans des domaines principalement reliés à la solidarité. Les missions sont confiées à des collectifs de quatre ou huit jeunes, ce qui leur permet de vaincre leur timidité, de se soutenir et de dépasser les éventuelles phases de démotivation. Un fonctionnement qui aide à casser les préjugés et suscite même des vocations. Les jeunes reçoivent une formation en début de service civique et disposent d’outils et d’un suivi tout au long de la mission afin d’avoir le bagage nécessaire pour mener à bien leur mission.

    4 Motivé(e) ? Cliquez, postulez !

    Toutes les missions de service civique en France et même à l’étranger sont répertoriées sur un site national : service-civique.gouv.fr. On peut aussi postuler directement en ligne et, contrairement à un emploi, le plus important n’est pas le CV. Certaines missions étant plus demandées que d’autres, une « sélection » doit parfois être opérée. Toutefois, le niveau d’étude et les expériences professionnelles ne sont pas les critères sur lesquels se base cette sélection. Ce sont surtout les savoir-être et la motivation qui font la différence. Il s’agit de montrer son intérêt pour la mission en question.

    « On va avant tout regarder les motivations et les envies, ce n’est pas un entretien d’embauche ! Il est important de rassurer les jeunes là-dessus car ils peuvent manquer de confiance et se mettre eux-mêmes des barrières, rappelle Étienne Maïer. Si ça ne marche pas du premier coup, il faut retenter sa chance, on finit toujours par trouver ! Mais nous insistons aussi sur le fait que ce n’est pas du bénévolat : c’est du volontariat encadré, avec des obligations, et qui nécessite un vrai engagement pour réussir. »

    Il y a neuf grandes thématiques de missions : santé, sport, éducation pour tous, intervention en cas de crise intérieure, mémoire et citoyenneté, culture et loisirs, développement international, solidarité, environnement. Le service dure en moyenne huit mois et est indemnisé autour de 570 € par mois, nets et non imposables. Il est possible de poursuivre des études ou d’avoir un emploi à temps partiel, en parallèle de son service civique. Cependant, l’engagement de service civique étant d’au moins 24 heures par semaine, il est fortement recommandé que cela reste l’activité principale durant cette période.

    Attention toutefois : on ne peut faire qu’un seul service civique dans sa vie, il faut donc savoir choisir le meilleur moment pour soi. Et plus on est au courant tôt de l’existence du service civique, plus on peut tirer profit de cette expérience pour son avenir.

    Un nouveau programme de citoyenneté initié et financé par la Macif

    Depuis le mois de janvier 2018, 100 jeunes « Diffuseurs de Solidarité » sont mobilisés grâce à la Macif dans cinq villes pilotes (Tours, Lyon, Mulhouse, Alforville, Niort). S’appuyant sur la plateforme Diffuz.com pour développer la solidarité locale en repérant et rapprochant les besoins des associations et les désirs d’engagement des citoyens.

    5 Testé et approuvé

    Unis-Cité est présent sur une soixantaine de sites partout en France et organise régulièrement des séances d’information, animées entre autres par des jeunes en service civique qui viennent témoigner de leur expérience.

    « 92 % des jeunes ayant fait un service civique le recommandent autour d’eux. Entre 75 et 80 % des jeunes trouvent un travail, entrent en formation ou reprennent les études à l’issue de leur mission, c’est donc un excellent tremplin ! 82 % des jeunes déclarent également s’engager bénévolement après la fin de leur service, précise Etienne Maier. Celui-ci est donc aussi un excellent moyen de nourrir le tissu associatif qui en a bien besoin ! » 

    Avec 150 000 missions proposées en 2018 (dont 8 000 chez Unis-Cité), la France est le premier pays en nombre de volontaires ; soit un beau potentiel de futurs bénévoles.

    Étienne Maïer

    Vous envisagez de faire un Service Civique ou vous êtes actuellement en service ?

    Vous pouvez bénéficier de certains avantages, notamment sur la complémentaire santé : la Macif vous offre deux mois de cotisation sur votre Garantie Santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Le service civique est ouvert à tous les jeunes sans condition de diplôme.
    • Il faut être âgé de 16 ans minimum et jusqu’à 25 ans maximum (30 ans si vous êtes en situation de handicap).
    • 150 000 missions sont disponibles en 2018, dont 100 au sein de la Macif.
    • Une mission dure en moyenne 6 à 8 mois.
    • La rémunération est de 570 €/mois.

    *Agence du Service Civique.
  • Les Français et le recyclage : bons élèves ou dissipés ?

    Les Français et le recyclage : bons élèves ou dissipés ?

    1 Encore une montagne de déchets

    La production totale de déchets en France atteint 5 tonnes par an et par habitant (1). Si cela vous semble énorme, c’est normal : ce chiffre pharaonique inclut les déchets industriels, notamment ceux du secteur BTP. Forcément, ça pèse dans la balance ! Les déchets dits « ménagers », c’est-à-dire ceux produits par les foyers, atteignent en réalité un peu plus d’une demi-tonne (530 kg) par habitant (2), un chiffre qui correspond à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). C’est 4 fois plus que la quantité de déchets générée par un citoyen chinois (128 kg/an/habitant) (2), mais tout de même beaucoup moins qu’au Danemark (780 kg/an/habitant) (2). Un constat : sur ces 500 kg de détritus annuels, 150 kg sont liés au gaspillage alimentaire (3)

    40 %

    des déchets de l’Union européenne sont produits par seulement trois pays : l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.*

    2 Le recyclage, ça marche !

    En France, 48 millions de tonnes de déchets ménagers sont envoyées chaque année dans des centres de traitements spécialisés (4). Parmi eux, les déchets organiques (épluchures, restes alimentaires, etc.) sont valorisés à 44 % (3), notamment sous forme de biogaz. Autrement dit, recycler permet non seulement de limiter les rejets de CO2, mais aussi de créer des énergies renouvelables. Les autres matériaux les plus recyclés sont les bouteilles et flacons en plastique (56 %), le papier et le carton (65 %), et le verre (86 %) (5).

    3 Les Français et le recyclage : les bons élèves… et les moins bons

    Si 87 % des Français trient leurs déchets, seuls 44 % le font systématiquement (6). Alors, qui trie le mieux ?

    Un sondage d’Éco-emballages a montré que les champions toutes catégories confondues sont les Français âgés de 55 à 64 ans (55 % de trieurs) et les habitants des zones rurales (51 %). À l’inverse, les 18-24 ans et les personnes vivant en appartement se disputent la dernière place (18 % de trieurs) (6).

    Au niveau des départements, on constate là aussi de grandes disparités, liées principalement aux infrastructures de tri en place dans les communes et au tissu urbain (tailles des villes, surface des logements, âge des bâtiments, etc.). Résultat, ça recycle à tour de bras en Vendée (53 % de déchets recyclés), dans le Morbihan (50 %) et en Haute-Saône (49 %). C’est moyen dans le Nord (39 %), tout comme dans l’Indre (37 %) à égalité avec la Moselle. Les scores les plus bas se trouvent plutôt dans les départements du Sud-Est (22 % dans le Var, 15 % en Corse-du-Sud)et en région parisienne, avec 14 % à Pariset 12 % seulement en Seine-Saint-Denis. Une consolation : c’est aussi l’une des régions où l’on jette le moins, avec l’Auvergne et les départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées (7).

    4 Déchetterie is the new poubelle

    Les déchetteries ont la cote auprès des Français ! Au nombre de 710 en 1990, on en compte aujourd’hui plus de 4 600 réparties sur tout le territoire, couvrant 97 % de la population. Les consommateurs seraient 87 % à s’y rendre au moins une fois par an (8) pour y déposer principalement des déchets verts (40 %) et issus de travaux ou de bricolage (20 %), des encombrants (19 %) et des équipements électriques et électroniques (15 %) (9). Ces derniers sont dépollués et recyclés à hauteur de 81 % (8), une bonne raison de se déplacer jusqu’au point de collecte le plus proche pour vous en débarrasser !

    Comment Eugène Poubelle a inventé le tri sélectif ?

    Tout le monde ou presque connaît l’histoire d’Eugène Poubelle, ce préfet de la Seine qui a inventé le bac à ordures ménagères – la poubelle donc – en 1884. Mais saviez-vous qu’il avait également inventé le tri sélectif ? Son arrêté prévoyait en effet que les récipients mis à disposition des locataires soient composés de trois bacs séparés : un pour les matières putrescibles, un pour les chiffons et le papier, un pour les débris de vaisselle, le verre et les coquilles d’huîtres. Une idée longtemps oubliée qui est aujourd’hui au cœur de la démarche de transition écologique partout dans le monde.

    Diffuz.com est la plateforme solidaire de la Macif où vous pourrez découvrir des dizaines de projets associatifs ou entre particuliers.

    En quelques clics, inscrivez-vous pour participer aux initiatives éco-citoyennes près de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les Français produisent un peu plus de 500 kg de déchets ménagers par an et par habitant.
    • Les déchets organiques sont recyclés à 44 %, le verre à 86 %.
    • En 2014, le recyclage a évité la production de 20 millions de tonnes de CO2.
    • En France, les champions du tri sont les 55-64 ans et les habitants du département de la Vendée.

    (1) Ministère de la Transition écologique (« Environnement », à l’époque), Data Lab, Bilan 2014 de la production de déchets en France

    (2) OCDE, Les déchets municipaux

    (3) Insee Références, Les acteurs économiques et l’environnement, édition 2017

    (4) ADEME, Chiffres-clés sur les déchets, 2017

    (5) Éco-emballages, Rapport annuel 2016

    (6) Éco-emballages, 2014

    (7) ADEME, Chiffres-clés des déchets, édition 2016

    (8) Eco-systèmes

    (9) Association Consommation, logement et cadre de vie, 2017

    Chiffres ADEME cités dans Le Figaro, 2016

    * Ministère de la Transition écologique (« Environnement », à l’époque), Data Lab, Bilan 2014 de la production de déchets en France

  • CowFunding, le financement participatif au service de l’économie sociale et solidaire

    CowFunding, le financement participatif au service de l’économie sociale et solidaire

    1 Le crowdfunding, une solution de financement pour les projets

    L’idée de CowFunding part d’une observation :

    « On a constaté qu’il y avait un souci de financement sur les sommes inférieures à 10 000 euros et qu’il était très difficile d’aller chercher du financement pour des microprojets, particulièrement dans l’économie sociale et solidaire, rappelle Christophe Masson. Certaines plateformes de crowdfunding existaient déjà, mais elles se concentraient plutôt sur des projets artistiques et créatifs. »

    Nous sommes alors fin 2012, et le financement participatif est encore balbutiant en France. CowFunding se lance quelques mois plus tard, en septembre 2013, avec pour objectif prioritaire de faciliter le financement de projets solidaires, souvent autour du développement durable et du handicap.

    160 000

    C’est le nombre de microcrédits financés à ce jour par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), dont la Macif est partenaire. Elle aide les personnes n’ayant pas accès au crédit bancaire à créer leur entreprise. Pour trouver l’une des 120 antennes en France, cliquez ici.

    2 Des financements diversifiés pour les projets solides

    Si vous vous lancez dans une aventure entrepreneuriale, vous aurez besoin de financement. L’idéal est d’utiliser des sources variées. Cela sera plus rassurant pour vous, et pour vos investisseurs ! Les principales solutions de financement sont :  

    • votre épargne personnelle (livrets, placements…) ;
       
    • l’aide de vos proches (amis, famille…) sous forme de prêt (avec ou sans intérêt), de donation ou de participation au capital de votre entreprise. Cette aide est souvent appelée la « love money » ;
       
    • les aides et prêts à taux zéro réservés à la création et à la reprise d’entreprise : prêts d’honneur accordés par des plateformes ou réseaux tels que le Réseau Entreprendre ou Initiative France, prêt du dispositif Nacre (de 1 000 à 10 000 euros), aide à la reprise ou à la création d’entreprise de Pôle Emploi (ARCE) si vous êtes demandeur d’emploi indemnisé, les solutions de microcrédit de l’Adie, etc. ;
       
    • les aides régionales à retrouver par exemple sur le site de votre CCI (chambre de commerce et d’industrie) ;
       
    • le prêt bancaire classique ;
       
    • la levée de fonds (ouverture du capital à des investisseurs), auprès par exemple de business-angels (investisseurs privés).

    Le crowdfunding est une forme particulière de levée de fonds. Il s’adresse aux particuliers et leur propose d’investir en échange d’une récompense qui peut être, selon les cas, concrète ou symbolique. Le financement participatif n’a pas vocation à remplacer d’autres sources de financement, mais à donner un coup de pouce aux moments clés.

    Vous souhaitez vous lancer ?

    Assurance auto, complémentaire santé, assurance activité, matériel informatique… Découvrez les offres Macif dédiées aux auto-entrepreneurs.

    Le financement participatif doit rester un complément à d’autres formes de financement, comme le prêt bancaire.

    3 Bien se préparer et bien s’entourer

    Les plateformes de financements participatifs peuvent aider au financement d’un projet. Mais Christophe Masson peut aussi donner quelques conseils tirés de sa propre expérience lors de la création de CowFunding.

    Son premier conseil : bien s’entourer.

    « Choisissez vos associés en fonction de vos complémentarités. Il nous a par exemple cruellement manqué un développeur à nos côtés quand nous avons dû externaliser notre développement web. »

    Bien s’entourer, c’est aussi bien choisir ses partenariats. Dans le cas de CowFunding, les premiers pas sont accompagnés par la BGE, le Réseau national d’appui aux entrepreneurs, puis un partenariat avec la chambre du commerce des Hauts-de-France, quatre mois après leur lancement. Les partenariats suivants se concentrent sur des acteurs au cœur de l’économie sociale et solidaire.

    « Dès le début, notre stratégie a été de travailler avec des prescripteurs de projet comme la fondation Macif, le département de l’Économie sociale et solidaire du Pas-de-Calais ou le Conseil général du Pas-de-Calais ».

    Autre point clé : bien connaître l’environnement législatif et réglementaire.

    « Lorsque nous nous sommes lancés, le cadre législatif évoluait énormément : tous les 6 mois, on avait de nouvelles réglementations ! », se souvient Christophe Masson.

    De fait, l’évolution législative peut être une source de risques et d’opportunités. Pour rester informé, vous pouvez vous appuyer sur certains professionnels au service de votre entreprise, comme les experts-comptables sur les questions fiscales. Par ailleurs, les Chambres de commerce et d’industrie proposent généralement des conseils sur l’évolution législative. Enfin, vous pouvez, à titre informatif, suivre des veilles législatives et réglementaires sur Internet.

    À SAVOIR

    Sur CowFunding.fr, les campagnes tournent autour de 5 000 euros et les contributions sont en moyenne de 60 euros.

    L’Essentiel de l’article

    • Diversifiez les sources de financement, notamment grâce au crowdfunding.
    • Choisissez des associés et des partenaires complémentaires.
    • Faites attention à l’évolution du cadre législatif, qui impacte votre activité.
  • Superquinquin : le premier supermarché participatif de Lille

    Superquinquin : le premier supermarché participatif de Lille

    1 Les supermarchés coopératifs

    Les supermarchés coopératifs se développent à toute vitesse un peu partout en France, de Lille à Marseille, d’Agen à Nancy. Plus d’une vingtaine d’initiatives similaires ont vu le jour ou sont en cours de lancement. On les trouve principalement dans les grandes villes, où la demande est plus forte.

    La prise de conscience de l’importance d’une alimentation saine, qui soutient une agriculture durable, est pour beaucoup dans la multiplication actuelle des projets. Volonté de manger bio et local et désir de retrouver du lien social et de contourner la grande distribution sont autant de raisons qui vous convaincront peut-être de rejoindre le mouvement !

    2 D’où ça vient ?

    Ce modèle est importé des États-Unis où un supermarché collaboratif, en activité depuis les années 1970, compte plus de 16 000 membres. Deux Américains vivant à Paris ont initié la création d’un supermarché similaire, La Louve, ouvert à l’automne 2016 dans le 18e arrondissement de la capitale. Superquinquin a pour sa part ouvert ses portes le 1er avril 2017. Ces deux initiatives ont été soutenues par la Fondation Macif.

    3 Comment ça marche ?

    Le système mis en place chez Superquinquin se retrouve dans quasiment tous les projets de supermarché coopératif. Les clients sont des coopérateurs. Ils doivent être adhérents de l’association et offrir trois heures de leur temps par mois, pour faire fonctionner le magasin : ils peuvent tenir la caisse, assurer la mise en rayons, réceptionner les commandes, faire du travail administratif…

    « Il n’y a pas de missions fixes. Au démarrage de chaque créneau, les coopérateurs font le point sur les besoins et les envies, les capacités de chacun avec leur chef d’équipe et se répartissent ensemble les tâches à faire », précise Nicolas Philippe, coordinateur du projet.

    Les adhérents s’inscrivent en amont sur les créneaux horaires compatibles avec leur activité professionnelle : en semaine, le week-end ou en soirée, avec des souplesses d’organisation pour les personnes ayant des horaires flexibles ou irréguliers. Les heures d’ouverture du supermarché sont définies en fonction des disponibilités des coopérateurs.

    En échange de cela, chaque coopérateur peut faire ses courses dans le supermarché et bénéficier des avantages de la coopérative. C’est une particularité des supermarchés collaboratifs : ils sont uniquement ouverts à leurs membres, donc impossible d’y faire vos courses sans vous engager !

    Les associations peuvent réunir une centaine de coopérateurs pour un projet qui démarre, et jusqu’à 5 700 personnes pour la Louve à Paris ! De son côté, Superquinquin compte déjà plus d’un millier de coopérateurs un an après son lancement.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient Superquinquin, et plein d’autres initiatives d’économie collaborative !

    4 Les avantages

    Les coopérateurs récoltent les fruits de leur investissement personnel en passant à la caisse. En réduisant quasiment à zéro les frais de fonctionnement, de gestion et de marketing, les supermarchés coopératifs peuvent proposer des prix vraiment intéressants. Selon Nicolas Philippe, chez Superquinquin, un panier est en moyenne 20 % moins cher qu’ailleurs sur des produits équivalents.

    Par ailleurs, les coopérateurs ne se contentent pas de remplir les rayons, ils choisissent également, de manière collégiale, les produits qu’ils y mettent ! Si le choix est libre, tous les supermarchés coopératifs respectent le principe de favoriser à chaque fois que c’est possible les productions locales, artisanales ou bios. Et ça marche ! À ce jour chez Superquinquin, 75 % des produits alimentaires proposés répondent à au moins l’un de ces trois critères.

    Ailleurs en France

    • La Louve à Paris
    • La Chouette à Lyon
    • Supercoop à Bordeaux
    • Super Cafoutch à Marseille
    • La Grande Épicerie Générale à Nancy
    • La Coop Agenaise à Agen

    L’Essentiel de l’article

    • Superquinquin est le premier supermarché coopératif et collaboratif de Lille.
    • Chaque adhérent est « coopérateur » et s’engage à travailler 3 heures/mois dans le supermarché.
    • Les produits proposés sont majoritairement issus des filières bios et des circuits courts.
    • En moyenne, le panier « type » chez Superquinquin est 20 % moins cher que dans un supermarché classique.
  • Pour le World CleanUp Day, le 15 septembre, on ramasse tout !

    Pour le World CleanUp Day, le 15 septembre, on ramasse tout !

    1 Comment est née l’idée du World CleanUp Day ?

    Julien Pilette, présidente de l’association World CleanUp Day – France : Le World CleanUp Day est né d’un projet estonien baptisé Let’s do it * lancé en 2008 pour nettoyer la nature. Il a mobilisé du premier coup 4 % de la population sur l’opération, avec 10 000 tonnes de déchets collectés. Vu son succès, l’idée a été essaimée en Europe de l’Est, par exemple en Slovénie où 14 % de la population a participé !

    En 2018, 10 ans après la première opération, les organisateurs à travers le monde souhaitent donc se coordonner pour une journée mondiale du nettoyage de l’environnement : le World CleanUp Day, qui aura lieu le 15 septembre. Pour la France, ce sera la première tentative de réunir la population à grande échelle autour d’un projet de ramassage des déchets durant cette journée du recyclage. L’objectif est vraiment de passer à l’action dans un esprit positif et décontracté : on sait que la planète est sale, alors on arrête de réfléchir et on ramasse ! On souhaite provoquer la prise de conscience et faire évoluer les habitudes.

    * Au boulot !

    63 000

    tonnes de déchets sont jetés chaque année dans la nature en France.*

    2 Comment va s’organiser le World CleanUp Day ?

    J.P. : L’originalité de cette initiative est que chacun peut se l’approprier à son échelle : on peut décider de participer à titre individuel, avec un petit groupe d’amis, ou organiser soi-même un ramassage entre voisins, dans sa commune, via une école ou son entreprise… Tout est possible !

    L’association World CleanUp Day – France est là pour soutenir ces initiatives locales avec des conseils et des outils, notamment de communication. Sur notre site, les organisateurs de collecte peuvent télécharger des kits adaptés à leurs besoins : des bannières pour Facebook, YouTube ou Twitter ou encore des affiches à personnaliser et à imprimer. Il y a aussi des conseils sur les points « techniques » : comment trier les déchets collectés, les assurances nécessaires, les demandes d’autorisation en mairie, etc.

    En parallèle, nous allons assurer la promotion de cette journée sur les réseaux sociaux et à travers 5 événements majeurs, qui seront organisés sur 5 sites emblématiques en France.

    L’objectif est vraiment de passer à l’action dans un esprit positif et décontracté : on sait que la planète est sale, alors on arrête de réfléchir et on ramasse !

    Julien Pilette, coordinateur du World CleanUp Day – France

    3 Concrètement, où peut-on ramasser des déchets ?

    J.P. : Absolument partout ! En ville, dans les parcs, à la montagne, dans la mer (certains le font en paddle !), sur le littoral… Il est aussi possible de se tourner vers les associations locales qui agissent sur ces sujets pour leur proposer une action conjointe le 15 septembre. Il n’y a pas une seule bonne façon de faire, en fait, chacun fait ce qu’il veut et comme il peut. L’essentiel, c’est de participer !

    Pour ceux qui le souhaiteront, il sera possible de consulter une liste d’initiatives locales sur le site pour prendre part à celle de leur choix. Il est aussi possible de créer directement un événement sur le site pour « recruter » des participants. Pour se tenir au courant régulièrement, vous pouvez laisser votre mail sur le site pour recevoir la newsletter ou vous abonner à notre page Facebook. Il y a aussi des soirées de présentation du World CleanUp Day qui se déroulent régulièrement partout en France. C’est ouvert à tous : pour participer il suffit de consulter l’agenda sur le site.

    4 Et après le 15 septembre, on fait quoi ?

    J.P. : On continue ! Soit individuellement ou avec des proches, des amis, des collègues, ou avec des associations. Par exemple Zéro Waste France ou l’association Surfriders, qui font un excellent travail toute l’année autour du ramassage des déchets, du recyclage et de la lutte contre la pollution. Le World CleanUp Day a aussi vocation à être une caisse de résonances pour toutes ces structures qui sont déjà à l’œuvre au quotidien.

    Vous voulez organiser une opération de ramassage des déchets ou rejoindre une initiative existante ?

    Retrouvez toutes les actions près de chez vous et inscrivez-vous sur Diffuz.com.

    L’Essentiel de l’article

    • Le World CleanUp Day aura lieu le 15 septembre 2018 partout dans le monde.
    • Pour participer, on peut s’inscrire à une action organisée sur le site du World CleanUp Day, organiser soi-même un ramassage ou s’y mettre individuellement.
    • Pour les organisateurs de ramassage, un kit de communication est téléchargeable gratuitement sur le site du World CleanUp Day.

    *Gestes propres, 2018

  • Je suis devenu locavore et j’en ai fait mon métier !

    Je suis devenu locavore et j’en ai fait mon métier !

    1 Locavore d’abord

    On ne naît pas locavore, on le devient ! Pour François comme pour beaucoup d’autres, le choix s’est imposé progressivement, pour plusieurs raisons.

    « J’avais l’envie de mieux manger malgré des moyens limités, et aussi l’envie de contourner les circuits classiques, notamment la grande distribution », se souvient François Poisbeau.

    « Je me suis donc rapidement tourné vers les AMAP [Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr] qui émergeaient à ce moment-là et proposaient exactement ce que je cherchais : des aliments bios, locaux et accessibles. Je m’y suis donc intéressé d’abord en tant que simple acheteur, mais rapidement je me suis impliqué aussi comme bénévole, en participant aux activités de l’association. »

    41 %

    des Français achètent souvent, voire très souvent, des produits locaux, contre 20 % qui en achètent rarement ou jamais.*

    2 Des circuits courts pour voir plus loin

    Il faut dire que François avait le profil du parfait locavore : des études tournées vers le développement agricole en France et à l’étranger et la conviction que beaucoup de choses restent à faire pour rendre plus accessible une alimentation durable et responsable. Ce qui l’a conduit au locavorisme.

    « J’ai donc décidé de monter un projet à Nantes, dont je suis originaire. J’ai dans un premier temps rejoint le projet Micromarché.fr : une coopérative qui propose des paniers de produits locaux et bios, commandés directement auprès des producteurs, sans abonnement et modulables à volonté », explique-t-il.

    « Les paniers étant achetables en ligne, il nous a aussi fallu trouver une solution technique capable d’absorber le nombre grandissant de commandes. Nous avons donc noué un partenariat avec Open Food France, une association de développeurs bénévoles spécialistes dans les solutions logicielles pour les AMAP et épiceries solidaires et soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif. Grâce à eux, nous avons pu ouvrir deux points de distribution supplémentaires et surtout élargir notre offre : nous avons maintenant plus de 400 produits référencés ! »

    3 Locavores et gourmets

    En parallèle, François ouvre un bar-restaurant, La Grande Barge, pour donner de la visibilité au projet global et valoriser les producteurs partenaires.

    « Nous avons la chance d’avoir une grande variété de cultures et d’élevages dans la région : tous nos menus sont donc concoctés à partir de leurs ingrédients bios et locavores, et ça marche ! Ça prouve que les circuits courts ont leur place dans nos habitudes de consommation, pas seulement quand on fait ses courses, mais aussi au restaurant. »

    Et ça n’intéresse pas que les consommateurs : les professionnels de la distribution et de la restauration prennent conscience qu’ils peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.

    « C’est la condition sine qua non pour aborder les problèmes d’agriculture durable et plus globalement de réchauffement climatique », conclut François.

    Un enjeu mondial qui se joue en grande partie à l’échelle locale.

    La Fondation Macif soutient les initiatives sociales et solidaires !

    Renseignez-vous !

    Les circuits courts intéressent les consommateurs, mais aussi les professionnels de la distribution et de la restauration qui peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.

    François Poisbeau

    L’Essentiel de l’article

    • Un « locavore » privilégie les circuits courts et les produits locaux dans son alimentation.
    • Les circuits courts promeuvent une agriculture durable et des produits de qualité, souvent bios.
    • De plus en plus d’épiceries et de restaurants locavores ouvrent en France.

    *Ministère de la Transition écologique et solidaire, ministère de l’Économie et des Finances, 2017.

  • Wimoov vous donne des solutions pour retrouver un emploi

    Wimoov vous donne des solutions pour retrouver un emploi

    1 La mobilité oui, mais inclusive

    À l’origine spécialisée dans l’organisation de covoiturages, l’association Wimoov s’est très vite rendu compte de l’intérêt d’intégrer l’offre de transports publics et individuels disponibles localement pour proposer des solutions de mobilité adaptables à chaque cas. Avec un credo fort : la mobilité doit être inclusive et ne laisser personne au bord du chemin. Aujourd’hui, les services de Wimoov sont proposés à celles et ceux qui en ont le plus besoin, les personnes âgées, les PMR, les jeunes en fragilité financière et les publics en insertion sociale et professionnelle.

    Les jeunes de 18-25 ans et les personnes aux revenus les plus faibles sont les plus touchés par les difficultés de mobilité.

    « Nous avons mené une étude qui a montré qu’aujourd’hui sept millions de personnes parmi la population active, soit 20 %, ont des difficultés de mobilité. C’est un enjeu énorme ! explique Florence Gilbert, directrice générale de Wimoov. Ce sont des personnes qui, à tout moment, peuvent perdre leur travail à cause d’une vieille voiture trop chère à entretenir, ou qui doivent renoncer à un emploi parce qu’elles n’ont pas les moyens de se déplacer. »

    2 Un diagnostic et des solutions personnalisées

    Chaque conseiller en mobilité Wimoov est en mesure de proposer une approche individualisée aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, que ce soit pour des raisons physiques, financières ou psychologiques. Un diagnostic précis de leurs besoins et contraintes est établi pour proposer une solution personnalisée : ont-elles le permis de conduire ? Sont-elles en mesure de se déplacer à vélo ou en deux-roues motorisé ? De marcher ? Savent-elles utiliser les transports en commun ? Peuvent-elles payer le taxi ? De quel niveau de fiabilité par rapport aux horaires ont-elles besoin ?

    « Toutes ces questions aident à construire la réponse la plus efficace, d’autant que nos conseillers ont, bien sûr, une parfaite connaissance de l’offre disponible sur leur territoire, précise Florence Gilbert. Dans le cas des personnes âgées, si elles ne peuvent pas se déplacer jusqu’à nous, nos conseillers peuvent intervenir à domicile ou par téléphone. »

    La vraie force de Wimoov, c’est de centraliser toute l’information liée à la mobilité : voiture, vélo et VAE (vélo à assistance électrique), marche, trottinette, transports en commun, scooter, véhicules en libre-service, etc.

    « Nous avons aussi nos propres flottes de voitures, vélos et scooters ainsi que des transports à la demande avec chauffeur pour compléter l’offre publique ou privée existante. Mais ce sont des solutions temporaires, le but étant toujours d’accompagner la personne vers l’autonomie et l’utilisation des ressources disponibles sur le territoire. »

    C’est la raison pour laquelle Wimoov pratique la location et non pas le prêt, même si c’est à un coût faible.

    « Il est important de garder l’habitude de prévoir un budget transport dans ses dépenses. Nous intégrons d’ailleurs des formations de gestion budgétaire à nos services car, là aussi, il y a de vrais besoins », ajoute Florence Gilbert.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Participez au café mutualiste « Bougez pour l’emploi » en partenariat avec Wimoov. Contactez votre conseiller Macif pour trouver les dates près de chez vous.

    Chiffres-clés sur la mobilité et l’emploi*

    • 20 %

      20 % de la population active française à des problématiques de mobilité qui mettent en jeu la capacité à trouver ou garder un emploi.

    • 1/4

      Près d’1 Français sur 4 a déjà dû refuser un travail ou une formation, faute de pouvoir s’y rendre.

    • 1/5

      Près d’1 Français sur 5 a déjà renoncé à se rendre à un entretien d’embauche ou dans une structure d’aide à la recherche d’emploi.

    3 Objectif autonomie

    Les conseillers Wimoov assurent donc aussi des formations : au vélo, à la prise des transports en commun, etc. Être capable de se déplacer de façon autonome sans voiture est en effet primordial lorsqu’on est en recherche d’emploi.

    De nombreux employeurs exigent des candidats qu’ils aient le permis de conduire, alors qu’il y a d’autres façons de se rendre sur son lieu de travail, y compris dans des zones mal desservies par les transports. La mobilité est donc un argument pour “se vendre” en entretien d’embauche.

    Enfin, Wimoov propose un service d’accompagnement : les conseillers se déplacent avec les personnes qui en ont besoin, le temps qu’elles s’approprient leur parcours.

    « Nous accompagnons, par exemple, des personnes malvoyantes qui changent d’emploi ou des personnes âgées qui ont des appréhensions dans les transports en commun. Nous le faisons autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’elles redeviennent autonomes. »

    Bon à savoir

    Il existe désormais un diplôme inter-universitaire (DIU) de « Conseiller mobilité et insertion », créé par le Laboratoire de la mobilité inclusive avec Wimoov et en partenariat avec l’École d’urbanisme de Paris. C’est une formation diplômante de dix mois, accessible en formation continue pour les personnes justifiant de deux ans d’études universitaires (tout secteur) et ayant déjà deux ans d’expérience dans le secteur de la mobilité.

    4 La mobilité : un enjeu multifacette au cœur de la société

    « Nos publics nous sont adressés principalement par les services sociaux, les missions locales ou Pôle Emploi. Nous sommes présents dans neuf régions et 43 bassins d’emploi, ce qui malheureusement ne couvre pas tout le territoire, poursuit Florence Gilbert. Nous accompagnons actuellement 11 000 personnes avec un taux de retour à l’emploi de 46 %. Pour les personnes âgées, 80 % d’entre elles ont retrouvé leur autonomie dans leurs déplacements. C’est la preuve que le concept fonctionne ! »

    Pour avoir les moyens de se déployer sur l’ensemble du territoire, l’association en appelle aux pouvoirs publics. L’idée ? Légiférer sur la création d’un véritable service public de la mobilité inclusive, dans lequel Wimoov pourrait être partie prenante. Car, pour Florence Gilbert, la mobilité est un enjeu d’avenir, aux implications économiques et sociétales très larges.

    « Notre souhait à terme serait d’ouvrir nos services à tous les publics car la mobilité est en enjeu à la fois social, environnemental, d’aménagement du territoire, d’urbanisme… Ça concerne tout le monde. L’idéal serait aussi que la mobilité soit enseignée dès le collège ! »

    L’Essentiel de l’article

    • Wimoov s’adresse aux PMR ou précaires ayant des problèmes de mobilité.
    • Les conseillers mobilité proposent des solutions individualisées pour utiliser les bons transports au bon moment.
    • Les conseillers peuvent former et accompagner les personnes dans l’utilisation des transports.
    • Des vélos et voitures sont disponibles à la location en complément de l’offre locale.

    sondage 2016 Elabe – Laboratoire de la mobilité inclusive.

  • « Pour développer l’usage du vélo, il faut que les utilisateurs soient en confiance »

    « Pour développer l’usage du vélo, il faut que les utilisateurs soient en confiance »

    1 « Balades électriques » à travers la métropole

    Depuis cinq ans, l’association Wimoov propose des solutions de mobilités alternatives, tels que le vélo ou la trottinette électrique, adaptées aux personnes qui en ont besoin pour travailler ou préserver leur autonomie. À Bordeaux, une nouvelle antenne Wimoov s’est implantée en 2017 dans un emplacement stratégique : la gare Saint-Jean, en plein cœur de ville. C’est là qu’Alexandre reçoit les publics qui viennent le consulter pour leurs problématiques de déplacement au sein de l’agglomération bordelaise.

    « Je mets en place des animations pour faire découvrir l’offre de mobilité des transports bordelais : tests de vélos et trottinettes électriques, vélos en libre-service, transports en commun… Ces ateliers se déroulent sous forme de « balades électriques », à la fois dans des endroits faciles d’accès et d’autres plus difficiles », explique-t-il.

    Après chaque balade, un temps d’échange permet aux participants de faire le point sur les difficultés ou au contraire les bons côtés du parcours. L’objectif ? Identifier les itinéraires adaptés et ceux qui le sont moins, en fonction notamment de l’état des routes, de la présence ou pas de pistes cyclables et de l’intensité du trafic. Les trajets sont définis par Wimoov mais aussi à la demande des usagers.

    2 Le vélo en tête

    C’est ainsi que le vélo arrive en tête des moyens de locomotion activement promus.

    « Un plan de déplacement à vélo est en plein déploiement sur la métropole bordelaise, même si nous n’avons pas encore de chaussées aménagées partout ou de pistes adéquates. D’où l’utilité de nos balades, car certains trajets sont encore dangereux pour les cyclistes, malgré le port du casque obligatoire », poursuit Alexandre. « Or, pour développer l’usage du vélo, il faut que les utilisateurs soient en confiance, nous les aidons donc à découvrir les bons itinéraires et ceux à éviter. »

    Bonne nouvelle, sur une métropole où les congestions sur la route et dans les transports sont quotidiennes, l’arrivée récente des vélos en free-floating, à savoir prendre et laisser un véhicule à n’importe quel endroit dans une zone donnée, a permis d’étoffer l’offre et de proposer une solution complémentaire très utile aux VCub *. En attendant, Alexandre l’espère, la mise à disposition prochaine de vélos électriques…

    * Vélos en libre-service payant de Bordeaux Métropole.

    La Fondation Macif accompagne Wimoov dans la mise en œuvre de sa mission de maintien de l’autonomie par la mobilité des personnes fragilisées.

    1 700

    vélos répartis dans 175 stations sont à disposition des abonnés VCub à Bordeaux. (1)

    3 La sécurité avant tout

    Des ateliers dédiés à la sécurité routière sont aussi proposés aux visiteurs. Ces ateliers sont ouverts à tous, contrairement aux autres plateformes Wimoov habituellement réservées aux publics fragiles. C’est une originalité de l’antenne bordelaise :

    « Nous sommes implantés au sein de la gare Saint-Jean, nous touchons donc des publics très différents : des touristes, des professionnels en déplacement, mais aussi beaucoup de locaux. Nous avons tous les âges, des plus jeunes qui viennent chercher des conseils de financement pour passer le permis, aux personnes âgées qui nous consultent parce qu’elles n’osent plus prendre le bus, par exemple », détaille Alexandre. « Typiquement, j’ai eu hier quelqu’un qui était stressé à l’idée de prendre les transports en commun, par peur de se perdre. Je l’ai orienté vers notre conseillère mobilité qui lui a proposé d’abord un atelier théorique ludique pour dédramatiser et apprendre à se reconnaître sur la carte du réseau des transports. Ensuite, elle peut aussi effectuer un premier trajet en accompagnement pour rassurer l’utilisateur et faciliter sa découverte ou sa redécouverte des transports en commun. »

    Il y a un vrai besoin, c’est pour ça que l’expérience Wimoov à la gare Saint-Jean va être pérennisée. Et nous espérons devenir à terme une véritable Maison des mobilités.

    Alexandre Ratel

    4 Des solutions pour tous les publics

    Bien sûr, à Bordeaux comme ailleurs*, Wimoov offre aussi des conseils et des séances d’accompagnement personnalisées aux personnes ayant des besoins spécifiques, qui lui sont adressées par Pôle Emploi ou la Mission locale par exemple. Car l’aide aux personnes fragilisées reste le cœur de la mission de Wimoov, comme le rappelle Alexandre :

    « Nous étions présents aux côtés de la Macif lors d’un salon qui se déroulait à Bordeaux en mars 2018, dédié au handicap et au grand âge. Nous y avons étudié les habitudes et difficultés de mobilité des personnes âgées ou à mobilité réduite. Il y a un vrai besoin, c’est pour ça que nous espérons que l’expérience Wimoov à la gare Saint-Jean soit pérennisée.  »

    * Wimoov est implanté partout en France (sauf Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes).
    Retrouvez toutes les implantations Wimoov sur wimoov.org
     

    L’Essentiel de l’article

    • L’antenne Wimoov de Bordeaux permet de découvrir des itinéraires cyclables.
    • Une conseillère apporte des solutions de mobilité personnalisées.
    • Des ateliers dédiés à la sécurité routière sont ouverts à tous les publics.

    (1) Wikipédia