Étiquette : Solidarité

  • Animal d’assistance : quand les animaux « soignent » les humains

    Animal d’assistance : quand les animaux « soignent » les humains

    Le chien : guide, assistant, médiateur

    Le meilleur ami de l’être humain a bien mérité son statut. Le chien possède en effet plus d’une qualité pour faciliter la vie, notamment face au handicap. Les chiens guides d’aveugle, souvent des labradors ou des golden retrievers connus pour leur docilité, sont ainsi éduqués pour accompagner les personnes mal voyantes ou non voyantes dans leur vie quotidienne. 

    Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent aussi compter sur le soutien de chiens d’assistance pour les alerter des différents sons (sonnerie à la porte, four, réveil, alarme incendie, etc.) de manière spécifique. Le chien est aussi un précieux allié pour les personnes en fauteuil roulant. Il sait, par exemple, ouvrir une porte, éteindre les lumières, ramasser tout ce qui tombe, ouvrir les placards pour prendre les médicaments

    Outre ce côté pratique, il facilite l’échange avec les autres : « Tous les chiens d’assistance ont pour point commun de créer du lien social, ce qui permet aux personnes d’être moins enfermées dans leur handicap », confie Édith Panero.

    450 chiens sont remis chaque année par le réseau Canidea.

    Des chiens pour les troubles mentaux et les maladies chroniques

    Leur aide ne se limite donc pas au handicap physique. Pour les enfants et adultes ayant un trouble autistique ou une maladie psychique (post-traumatique, etc.), des chiens spécialement formés peuvent éviter à leur maître de se faire mal lors des crises : par exemple, il empêche la personne de se gratter jusqu’au sang en repoussant sa main ; si une personne tremble, il vient sur elle ou lui met des coups de museau, etc.

    Des chiens d’alerte sont aussi éduqués pour les personnes épileptiques ou diabétiques. « On leur apprend à détecter les crises en prélevant et travaillant en amont sur des échantillons de salive ou de transpiration émises lors d’une crise. Le chien reconnaît cette odeur et prévient la personne et son entourage avant la crise », explique Édith Panero.

    Comment sont éduqués ces chiens d’assistance ?

    Les chiens d’assistance peuvent être de diverses races : huskies, spitz, cavaliers king-charles, bergers australiens mais aussi les caniches, par exemple. Plus que la race, c’est l’éducation et le caractère de l’animal qui importent. « On éduque ces chiens de façon positive. La base est toujours la même : ils doivent être à l’aise dans toutes les situations pour pouvoir bien faire leur travail. Ils ont ensuite des apprentissages spécifiques selon leur fonction future », ajoute l’éducatrice. Ces chiens sont formés généralement par des associations qui ont chacune leur spécialité.

    Bon à savoir

    La confédération Canidea réunit les principales organisations, nationales ou régionales, de chiens d’aide aux personnes (FFAC, le Centre national d’élevage, etc.). Il s’agit d’associations à but non lucratif qui forment des chiens aux activités diverses : médiation, assistance, alerte. Certaines proposent d’autres animaux que les chiens pour la médiation.

    Comment bénéficier d’un chien guide, d’alerte ou d’assistance ?

    Toute personne reconnue en situation de handicap et porteuse de la carte mobilité inclusion peut demander à bénéficier de l’assistance d’un chien qui aura été éduqué pendant deux ans. Il faut contacter l’une des écoles de formation pour faire une demande. Si celle-ci est acceptée, le chien sera remis gratuitement à son nouveau maître, mais l’école en restera propriétaire.

    Bon à savoir

    Les animaux de soutien émotionnel

    Très en vogue aux États-Unis où ils sont reconnus comme tels (contrairement à la France), les animaux de soutien émotionnels apportent du réconfort psychologique à leur maître (en cas de troubles anxieux, de dépression, de stress par exemple). Tout animal, chat, chien, cochon d’inde ou NAC (nouveaux animaux de compagnie) peut être un animal de soutien psychologique, car cela ne correspond à aucun critère précis d’éducation. 

    La médiation animale : l’animal allié du thérapeute

    La médiation animale consiste à travailler avec un thérapeute (ergothérapeute, psychologue, etc.) et un animal. « On vise un objectif précis. Ça peut être sur les émotions, la confiance en soi, la motricité, la mémoire. Faire les exercices avec des animaux permet de mener les séances de façon ludique et détournée. Après quelques ateliers, il y a de beaux résultats ! », assure la spécialiste. 

    Avec le cochon d’inde, le thérapeute peut par exemple travailler la douceur, la motricité (en coupant des légumes pour le nourrir), la reconnaissance des fruits et légumes, que ce soit en Ehpad ou avec des enfants ayant des troubles autistiques. Avec les ânes, il s’agit d’arriver à se faire écouter d’eux, d’exercer sa patience et sa douceur. Il est possible de faire de la médiation animale avec un large éventail d’animaux : cheval, oiseau, poule, chat, alpaga, lapin… Ce sont les thérapeutes qui choisissent leur animal de travail en fonction de leur affinité et des objectifs qu’ils vont se fixer. Les animaux de médiation sont remis à des professionnels qui ont suivi une formation en médiation par l’animal et qui ont construit un projet de médiation avec celui-ci.

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    *Dans les conditions et limites fixées dans le contrat Macif Assurance Chien Chat

    L’Essentiel de l’article

    • Les chiens sont d’excellents guides, ou animaux d’assistance, d’alerte ou de médiation.
    • La médiation animale permet un travail thérapeutique ponctuel.
    • Les chiens d’assistance ou chiens guides sont remis gratuitement aux personnes en situation de handicap.
  • Grands-parents : quel rôle jouer auprès des petits-enfants ?

    Grands-parents : quel rôle jouer auprès des petits-enfants ?

    53 ans, l’accession à la grand-parentalité

    53 ans, c’est l’âge moyen auquel on devient grand-parent en France (1). Et c’est souvent un âge où l’on est encore plein d’énergie ! Aujourd’hui, les grands-parents sont beaucoup plus actifs du fait de la durée de vie qui s’allonge. Ils peuvent alors s’engager dans plus d’activités avec leurs petits-enfants.

    Les grands-parents, des nounous de choix !

    Mercredi après-midi, week-ends, vacances scolaires, quand le petit est malade… 51 % des grands-parents consacrent pas moins de 8 heures par semaine et 21 jours par an à leurs petits-enfants (1). Il s’agit aussi d’un temps de garde rassurant pour les parents qui savent leur enfant en lieu sûr, et généralement avec moins de contraintes, notamment d’horaires. Et, bien sûr, c’est moins cher qu’une garde professionnelle !

    Les grands-parents, des soutiens financiers

    Les seniors sont généreux en temps… et en argent ! 585 euros, c’est le montant annuel moyen qu’ils consacrent à chaque petit-enfant : pour les cadeaux d’abord, puis l’argent de poche, et enfin les dépenses de loisirs (1). Mais c’est aussi une façon efficace de soutenir les parents et de participer aux petits et grands projets de la famille (études, achat d’un véhicule, voyages, équipement de leur premier logement, etc.). 

    Des grands-parents en quête de la proximité géographique

    Pour tenir au mieux leur rôle, 37 % des grands-parents seraient prêts à déménager pour se rapprocher de leurs petits-enfants. Une proximité qui facilite les relations et qui favorise la possibilité des moments passés ensemble

    Une relation propice à la transmission de valeurs

    D’ailleurs, 60 % d’entre eux souhaitent transmettre à leurs petits-enfants des valeurs comme la confiance en soi, 38 % insistent sur la tolérance et 36 % sur la politesse. Ces valeurs circulent entre les générations par le biais de récits, d’anecdotes familiales, de chansons à fredonner, de savoirs à enseigner, de photos à faire découvrir, d’activités à partager… Si les grands-parents jouent ce rôle de transmission avec leurs petits-enfants, la réciproque est vraie aussi ! Outils numériques, jeux, musique, mode, évolutions des pratiques dans la société…, les seniors apprennent aussi beaucoup des plus jeunes !

     

    Source
    (1)    Enquête Ifop « Les grands-parents français, portrait et attentes », 2021.

    Bon à savoir

    Les petits-enfants, c’est bon aussi pour la relation parents-enfants ! Les grands-parents sont 4 sur 10 à juger leurs relations avec leurs propres enfants plus confiantes (45 % des grands-parents, 39 % des parents), plus complices (40 % et 41 %) et plus tendres depuis la naissance d’un petit-enfant.

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    L’Essentiel de l’article

    • Les grands-parents consacrent beaucoup de temps à leurs petits-enfants, surtout pour la garde. 
    • Les grands-parents soutiennent financièrement leurs petits-enfants.
    • Les grands-parents sont soucieux de la proximité géographique avec leurs petits-enfants.

    (1) Enquête Ifop « Les grands-parents français, portrait et attentes », 2021.

  • Réparation, don, recyclage d’objets : que faire des appareils défectueux ou obsolètes ?

    Réparation, don, recyclage d’objets : que faire des appareils défectueux ou obsolètes ?

    Mis à jour le 01/03/2021

    1 Un espoir ? Je répare

    Les ateliers de réparation solidaires

    Parce que tout le monde n’est pas mécanicien ou électronicien, les ateliers de réparation solidaires se multiplient pour vous aider à donner une seconde vie à vos objets. Une cafetière qui fait pschitt, un smartphone plus très smart, un aspirateur qui tousse ? Passez, faites-vous aider, c’est réparé ! Il vous suffit d’apporter votre matériel usagé dans ces ateliers et, encadré par des bénévoles, vous apprendrez à le réparer. Certains ateliers ont leur propre spécialité, comme l’organisation d’ateliers de réparation de vélos : plus d’excuse pour laisser la bicyclette de Mamie rouiller dans le garage ! Ces ateliers existent partout en France, renseignez-vous sur Internet ou auprès des associations.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    2 Électroménager, électronique, informatique, vélos… : si ça fonctionne, je donne

    Les réseaux solidaires

    Pas envie ou pas le temps de poster une annonce pour vendre votre grille-pain ? Offrez-lui quand même un avenir grâce aux réseaux solidaires partenaires d’Eco-systèmes. Ceux-ci assurent la collecte des appareils en état de fonctionnement, garantissant un réemploi dans le respect des principes du développement durable. Emmaüs, Fédération Envie et des dizaines de structures locales constituent un réseau de 193 points de collecte. Il y en a forcément un près de chez vous !

    342 MILLIONS

    de tonnes de déchets sont produites chaque année en France. (1)

    3 Faire débarrasser la cave ou son grenier gratuitement, c’est possible !

    Emmaüs

    L’association Emmaüs se déplace pour les dons volumineux (parce qu’il y a beaucoup de choses ou parce qu’il s’agit de gros objets). Contactez la structure la plus proche de chez vous par téléphone pour discuter avec eux des modalités de collecte.

    Les ressourceries

    Ces structures (associations, coopératives, etc.) récupèrent vos objets inutilisés quels qu’ils soient (électroménager, vêtements, jouets, bibelots, écrans, etc.). Ils sont alors remis en état et généralement revendus à bas prix. Lorsqu’ils ne sont plus utilisables, ils sont envoyés vers un partenaire recycleur. Si vous avez une grande quantité d’objets à donner, les ressourceries peuvent organiser un rendez-vous à domicile pour les collecter. Il y des ressourceries dans toute la France, trouvez la vôtre sur Ressourceries.fr.

    4 Objets KO ? Jeter, c’est OK !

    En déchetterie

    En rapportant vos appareils, meubles, déchets verts, gravats et autres déchets à la déchetterie, vous vous assurez qu’ils seront traités dans les meilleures conditions environnementales possible, et qu’ils seront recyclés lorsque c’est possible. La plupart des communes sont aujourd’hui équipées d’une déchetterie. Pour y accéder, vous devrez généralement vous inscrire sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile.

    Aux encombrants

    Votre commune organise probablement des tournées régulières de ramassage des déchets encombrants. La régularité dépend des communes, voire des quartiers. Renseignez-vous auprès de la mairie.

    Auprès d’un revendeur

    Si vous achetez un nouveau lave-linge parce que le vôtre a rendu l’âme, sachez que le vendeur (si c’est un professionnel) a pour obligation de reprendre votre ancien appareil au moment de la livraison du nouveau. Et depuis 2015, les revendeurs d’électroménager d’une surface de vente supérieure à 400 m2 sont également tenus de reprendre vos petits appareils électroménagers (moins de 25 cm de côté) sans obligation d’achat. Vous pouvez donc vous rendre en magasin pour les déposer.

    88% des Français change de smartphone alors que l’ancien fonctionne encore. (2)

    5 Smartphones, ordinateurs et tablettes : recycler pour ne pas polluer

    Smartphones, ordinateurs et tablettes contiennent de nombreuses matières très polluantes : plastiques, verre, métaux lourds. Il est donc très important de ne pas s’en débarrasser n’importe comment et de s’assurer qu’ils seront intégrés dans un circuit de traitement ou de recyclage adapté. L’association Emmaüs reprend et répare ces matériels lorsqu’ils sont encore en état de fonctionner. Sinon, déposez-les en points de collecte chez les revendeurs, en déchetterie ou aux encombrants. À noter : il faut au moins « 5 ans d’utilisation pour que l’impact environnemental de l’usage du smartphone soit équivalent à celui de sa fabrication » selon l’ADEME.

    Appareil électroménager en panne ?

    Plutôt que de jeter, privilégiez la réparation avec l’option Panne électroménager du contrat Assurance Habitation de la Macif.*

     

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Au lieu de jeter, pensez à réparer ! Des ateliers d’aide à la réparation se multiplient pour tout type de matériel.
    • Les objets en état peuvent être donnés aux associations comme Emmaüs.
    • Les ressourceries récupèrent tous types d’objets.
    • Les objets inutilisables doivent être jetés en déchetterie.

    (1) Ademe, Déchets-Chiffres-clés, 2022
    (2) Ademe, L’impact des smartphones, 2020
  • Des Centres Ressource pour les personnes touchées par le cancer

    Des Centres Ressource pour les personnes touchées par le cancer

    1 Les Centres Ressource, un lieu dédié au bien-être des malades du cancer

    Le concept de Centre Ressource est apparu en France en 2001 avec la création de l’association Ressource. Quatre ans plus tard, naîtra la première structure du genre à Aix-en-Provence : le centre Petit Ressource, devenu grand en 2011. L’idée était de proposer un lieu différent de l’hôpital et du domicile, dédié au bien-être du malade. Il en existe désormais 7 en France : à Aix-en-Provence, à Lafrançaise, à Lyon, à Marseillle, à Montélimar, à Reims et à Valmont.

    Un Centre Ressource, c’est un centre d’accueil pour les personnes atteintes d’un cancer et leur entourage. Le Centre est là pour apporter du bien-être et passer un moment agréable, se retrouver soi, retrouver son corps et participer à des ateliers en groupe pour recréer du lien entre les personnes.

    Astrid Romain, naturopathe et présidente du Centre Ressource Lafrançaise – Occitanie

    Les Centres Ressource proposent de nombreuses activités, animées bénévolement par des spécialistes : réflexologie, sports adaptés à la maladie, ostéopathie, sophrologie, yoga, ateliers esthétiques, coaching… L’idée est non seulement d’offrir un moment de pause aux malades, mais aussi de leur apprendre à vivre avec leur maladie, à l’accepter.

    C’est un moyen pour moi de me libérer, d’oublier ma maladie. C’est retrouver des copines et n’échanger que des bons moments.

    Yolande, membre d’un Centre Ressource

    2 Lutter contre le cancer et rester positif

    Pendant longtemps, la lutte contre le cancer s’est presque uniquement jouée sur le terrain médical. Les efforts se sont longtemps portés sur le triptyque prévention – diagnostic – traitement, avec des bénéfices réels. Les messages de prévention sont largement passés auprès de la population, les diagnostics précoces permettent de diminuer la mortalité due aux cancers : par exemple, la survie à 5 ans est de 99 % pour un cancer du sein détecté à un stade précoce (1). De plus, les traitements d’aujourd’hui sont de plus en plus efficaces, ciblés, avec moins d’effets secondaires.

    Mais le cancer ne se contente pas de s’attaquer aux corps. Il bouleverse aussi la vie des malades et de leurs proches. Au fil des années, la société dans son ensemble, souvent à l’initiative d’associations, s’est donc organisée progressivement pour apporter une réponse plus globale à cette maladie qui touche de près ou de loin toutes les populations.

    Soutien financier pour aider les mères isolées à faire face à la maladie, remboursement de prothèses capillaires pendant les traitements, accompagnement pour reprendre le fil de sa vie professionnelle, etc. Les initiatives sont trop nombreuses pour être toutes citées, mais toutes contribuent à soulager le malade dans tous les aspects de son quotidien.

    Cette approche se traduit aussi au niveau législatif. Depuis la loi du 4 avril 2002, dite loi Kouchner (2), les malades sont intimement associés aux protocoles de soins. Et depuis la loi sur le droit à l’oubli de janvier 2016, les personnes guéries ne sont plus discriminées par leur ancienne maladie pour des actes essentiels de la vie, comme l’accès au crédit.

    3 Une aide psychologique pour améliorer la santé des personnes malades du cancer

    Selon une étude menée par la psychologue Barbara Andersen aux États-Unis et relayée par le Centre Ressource de Paris, un soutien psychologique auprès de personnes atteintes de cancer aurait des effets positifs sur leur santé (3). D’où l’importance de suivre une thérapie parallèlement au traitement médical, car il faut à tout prix éviter de se renfermer sur soi-même.

    Ce soutien est ainsi apporté au sein même des Centres Ressource, mais pas seulement. La Ligue Contre le Cancer, partenaire de la Macif, organise également un soutien psychologique à cet effet. Vous pouvez notamment appeler le 0 800 940 939 (service et appel gratuits) les jours de semaine de 9 heures à 19 heures. Il s’agit d’un numéro dédié animé par des psychologues. Et pas d’inquiétudes, c’est anonyme ! Des professionnels vous écouteront sans jugement. Vous pouvez aussi participer à des groupes de parole organisés au niveau départemental ou encore bénéficier d’un soutien psychologique individuel. Enfin, la Ligue Contre le Cancer orchestre des groupes de convivialité, l’idée étant ici de participer à diverses activités ludiques : rien de mieux pour se changer les idées et oublier la maladie pendant quelques heures.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient les Centres Ressource !

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfant…

    En cas de pathologies lourdes * le contrat Garantie Santé de la Macif offre de nombreux services. Renseignez-vous !

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    * Dans les conditions et limites du contrat Garantie Santé souscrit pour les assurés du contrat Garantie Santé Macif, concernés notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

    L’Essentiel de l’article

    • Les Centres Ressource : des lieux dédiés au mieux-être des personnes atteintes du cancer.
    • Le soutien moral au service de la guérison.
    • La Ligue Contre le Cancer est à votre écoute, n’hésitez pas à les contacter.

    (1) Inca, Dépistage du cancer du sein : avantages et inconvénients, 2018
    (2) Légifrance, Loi Kouchner, « Loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé »
    (3) Centre Ressource, 2017
  • Animaux : 5 choses à savoir avant de devenir famille d’accueil

    Animaux : 5 choses à savoir avant de devenir famille d’accueil

    Comment candidater pour devenir famille d’accueil ?

    Nombre de refuges pour animaux, bien souvent surpeuplés, recherchent des familles pour accueillir temporairement des animaux qui ont des besoins spécifiques (sociabilisation, soins vétérinaires, alimentation au biberon…). Votre rôle auprès d’eux est alors essentiel pour leur bien-être.

    Pour candidater, tournez-vous vers le refuge de votre choix ou simplement le plus proche de chez vous. Une fois les informations nécessaires recueillies, il vous indiquera si vous présentez ou non des « contre-indications » pour prendre en charge un animal. Une pré-visite de votre domicile peut aussi vous être demandée.

    Avoir un animal de compagnie n’est pas un frein pour devenir famille d’accueil

    Il n’est pas obligatoire d’avoir déjà un animal pour être famille d’accueil. Les familles sans animaux sont idéales pour placer des animaux peu sociables par exemple. Et si vous en avez déjà un, vous devrez probablement l’emmener au refuge pour qu’il rencontre votre futur compagnon et tester leur compatibilité.

    Lire aussi : Futur chien guide d’aveugle recherche famille d’accueil

    Le refuge qui vous confie l’animal prend en charge les frais

    Pour les associations, les familles d’accueil sont un soutien solide. Celles-ci participent à mieux cerner le caractère et les besoins de l’animal avant son adoption. Il peut revenir à la famille d’accueil de prendre en charge les frais alimentaires, mais bien souvent les factures d’entretien et de nourriture sont à la charge du refuge. Dans tous les cas, les soins vétérinaires sont toujours réglés par l’association.

    Vous pouvez adopter l’animal que vous avez accueilli

    Si la garde est censée être temporaire, vous pouvez adopter l’animal que vous avez accueilli. C’est le cas notamment quand les familles se sont attachées à leur compagnon ! Mais, cela sera possible lorsque l’animal sera officiellement adoptable, notamment dans le cas où il a été retiré à son maître pour maltraitance et qu’une confiscation définitive doit être prononcée par la justice.

    Le refuge peut vous rendre visite pour assurer le suivi de l’animal

    Pour s’assurer des bonnes conditions de vie et d’évolution de l’animal, le refuge qui vous l’a confié vous rendra visite. L’occasion de faire le point sur les soins prodigués, de poser d’éventuelles questions et d’exprimer, si c’est le cas, votre désir de l’adopter définitivement.

    Bon à savoir

    Rassurez-vous, tous les types de foyers sont recherchés par les refuges. Que vous viviez en maison ou en appartement, en couple, avec des enfants, l’essentiel est que vous ayez du temps à consacrer à l’animal que vous accueillez.

    L’Essentiel de l’article

    • Candidatez auprès d’un refuge pour devenir famille d’accueil.
    • Avoir un animal de compagnie n’est pas un frein pour devenir famille d’accueil.
    • Le refuge prend en charge les dépenses.
    • Il est possible d’adopter l’animal accueilli.
  • Des « forêts urbaines » pour sauver les villes ?

    Des « forêts urbaines » pour sauver les villes ?

    Les milieux urbains, peu propices à la balade ? S’il est rare de ralentir le pas dans les métropoles, où le bruit se mélange à la pollution atmosphérique, c’est peut-être en partie par le manque de végétation.

    Pour l’organisation mondiale de la santé (OMS), il faudrait au moins 9 m² d’espaces verts par habitant, avec un idéal de 50 m² à moins de 300 mètres de chaque habitation (1). Paris arrive tout juste à ce seuil, avec 9 m² de végétation par habitant, et la ville de Grenoble atteint quant à elle les 17 m².

    « Malgré des périodes plus favorables à la nature urbaine que d’autres, les XIXe et XXe siècles ont été peu propices au développement d’une importante naturalité en ville car ils sont marqués par l’hygiénisme et le fonctionnalisme : les arbres devaient être bien taillés et agencés dans des espaces verts ou le long des grands boulevards au nom de la santé publique. Et jusqu’à la loi Labbé de 2017 qui interdit les produits chimiques dans l’espace public, et les premières actions municipales, la ville était, dans la réglementation, encore considérée comme un espace stérile pour la biodiversité », retrace Hugo Rochard, doctorant en géographie à l’Université Paris Cité.

    C’est donc à partir de ce constat qu’Enrico Fusto et Damien Saraceni ont fondé en 2016 l’association Boomforest. L’idée : recréer des écosystèmes forestiers en ville via la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki : « Nous voulions recréer des espaces autonomes et plus sauvages, souligne Damien, l’un des fondateurs. Car les plantations ornementales, les villes savent déjà bien le faire. » Après un voyage au Japon, Enrico se lance, avec l’aide de Damien et plusieurs groupes de citoyens, à la création de différentes mini-forêts en Ile-de-France. « En 2017, nous avons débuté notre premier projet de plantation Porte-de-Montreuil, sur un talus du boulevard périphérique dans le 20e arrondissement à Paris. Aujourd’hui, nous pouvons suivre cinq projets par saison entre 500 à 900 mètres de surface, dont un à Lyon porté par la municipalité », abonde Damien.

    Lire aussi : Maison individuelle et étalement urbain : faut-il densifier la ville ?

     

    La ville comme territoire d’expérimentation

    Au sein de l’équipe de Boomforest, des gens passionnés qui tentent collectivement d’agrader – améliorer la qualité d’un sol ou d’un milieu, par opposition à ce qui le dégrade – leur environnement, mais pas n’importe comment : « Les endroits que nous avons choisis à Porte-de-Montreuil et aux Lilas avaient des sols dégradés et pauvres en biodiversité», se rappelle Damien.

    Le botaniste Akira Miyawaki a montré qu’une restauration rapide du couvert forestier et du sol était possible, même sur des sols très dégradés, ce qui en fait une technique idéale pour les milieux urbains. Cette méthode, qui a permis de reboiser de nombreux sites – notamment en Inde et autour de la Méditerranée (2) – consiste à planter plusieurs espèces locales de manière très rapprochée en s’inspirant d’un écosystème forestier à son stade final.

    Avant de pouvoir planter, Damien et Enrico ont réalisé un minutieux travail de recherche pour retrouver les espèces d’arbres et d’arbustes naturellement présentes dans la région. « Nous nous sommes d’abord renseignés sur les essences d’arbres qui poussent dans les bois de la région, y compris ceux de Boulognes et de Vincennes, puis nous avons croisé ces informations à des sources historiques. » C’est donc des hêtres, des chênes, des érables, des ormes mais aussi des sureaux, des aubépines et des groseilliers, ainsi que plusieurs arbres fruitiers comme le pommier sauvage et le noisetier qui ont été plantés sur les différents sites parisiens. Ensuite, viennent l’attente, et un long travail de vigilance d’environ trois ans – pour s’assurer de la survie des jeunes plants. « Nous avons vraiment limité les passages pour qu’il y ait le moins de piétinements possibles », précise Damien. Les bénévoles interviennent donc seulement quelques fois dans l’année, pour l’arrosage et la coupe de certaines herbes.

    Une forêt dense aux multiples vertues

    Une fois arrivés à maturité, ces espaces ont de nombreuses vertus pour les riverains : diminution des températures, augmentation de la biodiversité, amélioration de la qualité de l’air et du bien-être. Pour se rendre compte de l’augmentation de la biodiversité, le géographe Hugo Rochard a réalisé des relevés de la flore avec l’écologue Marion Brun sur les sites de l’association. Sur un mètre carré de terrain, les deux scientifiques ont comparé la diversité des micro-forêts à celles des sites adjacents : « Un an après la plantation, on observe une densité de trois à quatre arbres par mètre carré. Une flore spontanée s’est également développée tout autour des arbres : elle vient enrichir la diversité des espèces présentes – qui est environ deux fois plus importante sur ces sites par rapport à ce que l’on trouve sur les talus à proximité, où le gazon est fauché au moins deux fois par an en moyenne », explique le chercheur.

    Malheureusement, pour l’association Boomforest, le manque de suivi scientifique des différents projets ne permet pas de dire si la qualité des sols s’en voit améliorée. Damien constate toutefois de façon empirique la présence d’insectes : « Lorsque nous avons planté près du périphérique au Lilas, il y avait des déchets plastiques dans le sol et aucun insecte. Un an plus tard, il a suffi de creuser un peu le sol pour y trouver des vers de terre et plein d’autres organismes vivants. »

    Lire aussi : Quiz : Quelles menaces sur la biodiversité et comment la protéger ?

    Pour Michaël Belluau, chercheur spécialisé dans les questions de plantations urbaines au laboratoire de recherche canadien PaqLab, les bénéfices d’une mini-forêt urbaine pourraient même aider à lutter contre l’érosion : « Le principal problème en ville, c’est le tassement du sol : le milieu urbain le rend sec et dur et cela complique l’infiltration de l’eau par le sol. En revanche, avec la présence des racines, le sol est aéré. Et même en bord d’autoroute, ces forêts les maintiennent. »

    En effet, les bois, les haies ou même de simples talus permettent déjà d’intercepter l’eau de surface. Ces micro-forêts ont aussi pour avantage de demander peu d’entretien : « L’objectif est de rendre ces espaces autonomes, c’est le cas pour le moment de notre projet à Porte-de-Montreuil quatre ans après la plantation », partage fièrement Damien Saraceni.

    Le défi n’était pourtant pas simple à relever, car aucune initiative similaire n’avait eu lieu en France jusqu’alors… ou presque : « Le mouvement de “renaturation” des villes n’est pas totalement nouveau, précise Hugo Rochard. Les premières politiques cohérentes en ce sens datent, en France, d’une quinzaine d’années, avec, dans le cas de l’afforestation, le projet de “forêt linéaire nord” et “sud” à Paris. Ici, ce qui est nouveau, c’est qu’il s’agit d’une initiative citoyenne qui vise à la création d’un écosystème et non plus la protection d’un seul arbre remarquable. C’est un projet collectif à tous les niveaux. »

    Ce désir de créer des écosystèmes – qui remplaceraient les arbres isolés dans du béton en ville – vient aussi des récentes découvertes scientifiques : « Depuis une dizaine d’années, nous avons pris conscience du niveau de communication des arbres dans les forêts : certaines espèces s’entraident. Les arbres sont plus résistants lorsqu’ils peuvent communiquer avec d’autres végétaux. Et les micro-forêts ont le même potentiel », conclut Michaël Belluau.

    (1) WIT Transactions on Ecology and The Environment

    (2) Ranjan, V., Sen, P., Kumar, D. et al. A review on dump slope stabilization by revegetation with reference to indigenous plant.

  • Maison des femmes : pour une prise en charge des victimes de violence

    Maison des femmes : pour une prise en charge des victimes de violence

    Derrière le service de maternité de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard, se trouve un petit bâtiment en pierre dédié à l’accompagnement des femmes victimes de violence. Rattaché au département universitaire de gynécologie périnatale, cet espace a ouvert officiellement le 22 novembre 2021 dans le 18e arrondissement de Paris, parallèlement à celles des hôpitaux de la Pitié-Salpêtrière et de l’Hôtel-Dieu. « Depuis un an, nous avons accueilli 266 patientes que l’on a reçues au minimum une fois », partage Amélie Glading, sage-femme de formation et coordinatrice du lieu.

    Plusieurs professionnelles travaillent ensemble dans ces mêmes locaux : une sage-femme, une infirmière et une psychologque y sont à temps plein, une travailleuse sociale, une aide-soignante et une psychiatre à mi-temps, et une juriste du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (DIDFF) intervient une fois par semaine.

    L’objectif : créer une première accroche, évaluer les besoins des patientes au niveau médical, social, psychologique et juridique et faire le pont entre les différentes structures sociales et médicales : « Si une femme se présente aux urgences ou en consultation de maternité et déclare des violences conjugales, elle peut être adressée directement à nous », abonde Amélie Glading.

    Lire aussi : Violences intrafamiliales : quels signaux repérer pour venir en aide aux victimes ?

     

    Un suivi personnalisé

    Lorsqu’une femme arrive dans la structure, le maître-mot du personnel de la maison des femmes, c’est l’adaptation : « Nous fonctionnons différemment avec chaque personne car nous rencontrons tout type de situation, relève Amélie Glading. Nous voyons des femmes qui vivent sous le toit de leur agresseur, d’autres qui sont séparées depuis plusieurs années et qui subissent des violences lors des décisions de justice, ou bien encore des femmes qui prennent conscience de leurs traumatismes et veulent porter plainte. » La plupart des patientes consultent pour des violences conjugales et sont suivies sur une période qui peut varier de quatre mois à un an. Concernant le type de violence, le spectre est large, allant des violences économiques et administratives aux violences physiques, psychologiques ou encore sexuelles.

    « À chaque fois qu’il y a des violences physiques, il y a des violences psychologiques. »

    Amélie Glading, sage-femme de formation et coordinatrice de la maison des femmes

    « Les violences psychologiques sont difficiles à mettre en évidence, car ces femmes ont parfois du mal à se rendre compte des violences qu’elles subissent. » C’est aussi pour cette raison que le suivi est pris en charge par différentes professionnelles, avec toutefois un ordre de priorité : « c’est l’infirmière ou l’aide-soignante qui réalisent le premier entretien, explique Céline Conan aide-soignante récemment spécialisée sur l’accompagnement des femmes victimes de violence. Nous suivons, lors de ce premier échange, une trame où nous rassemblons les coordonnées et la situation de la patiente. C’est assez différent de notre rôle de base, et cela peut être frustrant de ne pas trouver de solutions tout de suite. »

    Lire aussi : Violences conjugales : comment repérer et aider les femmes victimes ?

     

    Quand l’urgence social prime

    Parfois, certaines situations demandent une prise en charge d’urgence. « Nous rencontrons des femmes qui n’ont pas accès à la sécurité sociale, aux aides de la caf et qui ont besoin d’être relogé rapidement… Elles sont totalement perdues lorsqu’elles arrivent », soutient Nadège Désert, éducatrice spécialisée de formation, employée par l’association Halte aide aux femmes battues et Libres terres des femmes, et par la maison des femmes pour laquelle elle réalise des permanences sociales deux à trois fois par semaine.

    Les besoins sociaux peuvent aller du remboursement de dettes, à la réinsertion professionnelle jusqu’à l’hébergement d’urgence. Nadège Désert joue alors un rôle de coordination entre les différents services sociaux : « Nous avons par exemple construit des liens très étroits avec le Samu Social. Dans les cas de demande d’hébergement d’urgence, nous trouvons une solution généralement le jour même ou le lendemain. » Certaines personnes bénéficient également d’un hébergement à long terme, mais les conditions sont souvent précaires. « Pour les aider à retrouver une situation stable, nous avons mis en place un partenariat avec la Caf de Paris afin de réduire les délais de traitement de leur dossier », souligne Nadège Désert.

    Lire aussi : Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

     

    Pour le personnel, cet accompagnement social est crucial : « Si les questions des conditions matérielles ne sont pas réglées, nous ne pouvons pas travailler dans de bonnes conditions », rappelle la psychologue de l’établissement, Hélène Ferrary. L’accompagnement psychologique vient donc après la mise en place d’un environnement stable pour la victime. Le suivi peut être à la fois individuel et groupal. « Écouter le récit des autres peut créer des résonances avec son propre vécu, aider à se sentir moins seule… Et cela se ressent ensuite dans les entretiens individuels. »

    La maison des femmes a aussi développé d’autres démarches de soin autour de l’estime de soi, comme l’atelier « Réparer l’intime », déjà en place depuis plusieurs années à la maison des femmes de Saint-Denis, ou encore des séances de yoga, de sophrologie ou encore un atelier de karaté proposé par l’association Fight for dignity.

    Un environnement sécurisant

    Tout est pensé pour créer des conditions de suivi optimales. Depuis le 1er juillet 2021, la maison des femmes de l’hôpital Bichat organise une permanence avec des policiers de la brigade locale de protection des familles de la préfecture de Paris. « Nous nous sommes encore une fois inspirées de ce qui se faisait à Saint-Denis, qui est la première municipalité à avoir expérimenté ce type de dispositif », estime Amélie Glading. Les policiers reçoivent donc les femmes qui ont été victimes de violences conjugales directement dans les locaux de la maison des femmes, peu importe l’arrondissement ou le département concerné par leur plainte. « Nous prenons le temps d’accueillir les policiers dans de bonnes conditions pour qu’ils puissent se concentrer sur leur mission, et la qualité des plaintes qui en ressort est excellente », abonde Amélie Glading.

    « Sur les femmes qui ont fini par porter plainte, 90 % d’entre elles ne l’auraient pas fait sans ce dispositif. »

    Amélie Glading, sage-femme de formation et coordinatrice de la maison des femmes

    Cette collaboration est renforcée par le soutien de la juriste Anouck Laubé qui suit les victimes de violence tout au long de leur procédure : « C’est un travail qui s’effectue en amont avec la patiente. Il m’arrive également de faire un récapitulatif à mes collègues pour qu’elles puissent faciliter le dialogue avec les policiers lors du dépôt », résume-t-elle.

    Le bilan de l’année s’avère donc concluant, pour cette équipe qui se projette déjà dans de nombreux projets : « Nous aimerions développer de la recherche et de la formation et avoir davantage d’interactions avec les autres maisons des femmes », s’enthousiasme Amélie Glading qui prévoit de dédier un budget spécifique pour former les sages-femmes. « Notre projet, à long terme, c’est de former et de sensibiliser le personnel du plus grand nombre d’établissements de santé », conclut-elle.

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  • 6 gestes de premiers secours sur les enfants et les bébés

    6 gestes de premiers secours sur les enfants et les bébés

    1 Réagir en cas de danger

    Quelle que soit la nature de l’accident ou de la blessure, le premier réflexe à avoir est de mettre l’enfant en sécurité : couper le courant en cas d’électrocution, l’éloigner de la cuisinière en cas de brûlure, le sortir de l’eau en cas de noyade, etc.

    Ensuite, évaluez rapidement son état : si la blessure est légère, c’est de la « bobologie » classique (désinfection, pansement, bisou magique…). Si la situation est sévère ou confuse, appelez immédiatement le 15 : un médecin urgentiste vous aidera à évaluer la situation et vous guidera dans les premiers soins.

    Après avoir appelé le 15 (Samu), si nécessaire, cherchez de l’aide autour de vous (parent, voisin, passant, etc.) pour vous assister.

    À savoir

    Il existe une initiation aux premiers secours enfants et nourrissons (IPSEN). Elle dure une demi-journée et coûte entre 15 et 20 euros. Renseignez-vous sur le site de la Croix-Rouge.

    2 Faire un massage cardiaque

    Si un enfant est inconscient et qu’il ne respire plus, c’est qu’il est en arrêt cardiaque. Le massage cardiaque, idéalement combiné à l’utilisation d’un défibrillateur (voir plus bas), est capital pour le maintenir en vie en attendant les secours. Si vous utilisez un défibrillateur, ne le débranchez pas pendant que vous effectuez le massage cardiaque.

    Si vous avez un téléphone avec haut-parleur, appelez le 15, le 18 ou le 112 (numéro d’urgence européen) en débutant le massage cardiaque. Sinon, commencez par une minute de massage cardiaque avant d’appeler. En attendant l’arrivée des secours, recommencez le massage cardiaque. Si une personne est avec vous, faites-lui appeler le 15 pendant que vous débutez le massage.

    Pour faire le massage, commencez par libérer les voies aériennes en plaçant votre main sur le front de l’enfant. Placez deux ou trois doigts de l’autre main sous la pointe du menton en prenant appui sur l’os et basculez doucement la tête de la victime en arrière en lui relevant le menton. Le cou doit alors être droit.

    Sur un bébé (moins d’un an), le massage cardiaque doit s’effectuer avec deux doigts et non avec la paume entière. Positionnez le nourrisson sur le dos, sur une surface dure (sol, table), poitrine dénudée. Placez deux doigts sur le sternum, environ deux à trois centimètres au-dessus de la jonction des dernières côtes. Compressez 100 à 120 fois par minute en enfonçant d’un tiers de l’épaisseur du corps du bébé.

    Pour un enfant de 1 à 8 ans, le massage s’effectue avec le talon de la main ouverte placée sur le sternum au centre de la poitrine. Massez à une fréquence de 100 à 120 compressions par minute.

    3 Utiliser un DAE (dÉfibrillateur externe)

    En cas d’arrêt cardiaque, l’utilisation d’un défibrillateur automatique externe (DAE) en plus du massage cardiaque est décisive pour la survie. De plus en plus de lieux publics en sont équipés : écoles, mairies, supermarchés, gares, aéroports, gymnases, clubs sportifs, entreprises…

    Certains DAE sont équipés d’électrodes pour enfant avec réducteur d’énergie, plus petites que celles des adultes. C’est donc celles-ci que vous devrez utiliser, en les plaçant comme indiqué par le défibrillateur : une au milieu du thorax, l’autre au milieu du dos. S’il n’y a pas d’électrodes adaptées, utilisez les électrodes pour adulte et activez le mode pédiatrique sur le défibrillateur. S’il n’y a ni électrodes enfant ni mode pédiatrique, placez une électrode adulte au milieu du thorax, et l’autre au milieu du dos.

    2 000

    enfants de 0 à 6 ans sont victimes d’un accident de la vie courante chaque jour en France. (1) 

    Sur une année, on estime à 1 700 000 le nombre d’accidents de la vie courante parmi les enfants de 0 à 15 ans.

    4 Stopper un saignement important

    Chez un enfant comme chez un adulte, un saignement important doit déclencher systématiquement un appel au 15.

    Pour stopper l’hémorragie, comprimez la plaie avec la paume de la main (la vôtre ou celle l’enfant s’il est en âge et en état de le faire). En relais de la compression manuelle, par exemple le temps d’appeler les secours, vous pouvez faire un pansement compressif en plaçant un tampon de tissu (vêtement, serviette-éponge, etc.) sur la plaie, et en le maintenant avec une bande suffisamment serrée pour stopper l’hémorragie.

    Si la compression manuelle et le pansement compressif ne sont pas possibles ou pas efficaces, alors seulement vous devez réaliser un garrot « tourniquet » (si le saignement est au niveau d’un membre) :

    • enroulez une bande de tissu deux fois autour du membre blessé, quelques centimètres au-dessus de la plaie (jamais sur une articulation) ;
    • faites un nœud, placez dessus un bâton solide ou une petite barre métallique et faire deux nœuds au-dessus du bâton pour le maintenir ;
    • tourner le bâton pour serrer le garrot jusqu’à l’arrêt du saignement ;
    • maintenez le bâton et le garrot pour qu’il ne se desserre pas en nouant solidement la bande de tissu.

    Attention :

    • une fois en place, ne desserrez pas le garrot car cela pourrait aggraver l’état de la victime ;
    • le garrot doit être visible pour que les secouristes puissent le gérer rapidement ;
    • un garrot se pose uniquement sur les membres. Ne posez jamais de garrot au niveau du tronc ou du cou.

    5 Stopper un étouffement aigu

    En cas d’étouffement aigu, c’est-à-dire si l’enfant ne peut plus ni parler, ni tousser, il faut intervenir très rapidement pour éviter la perte de connaissance. Chaque seconde compte : si vous êtes seul(e) avec l’enfant, vous devez effectuer les manipulations de désobstruction des voies aériennes avant de prévenir le 15. Si quelqu’un est avec vous, la personne peut appeler les secours pendant que vous effectuez les manipulations.

    Pour un enfant de plus de 2 ans

    Si c’est un enfant de plus de deux ans, mettez-le à genoux et appuyez son torse contre votre cuisse, penché en avant. Appliquez alors une à cinq claques vigoureuses entre les omoplates, avec le talon de la main ouverte. Si au bout des cinq claques la respiration n’a pas repris, effectuez des compressions abdominales : placez l’enfant debout et appuyez son dos contre votre ventre. Appliquez votre poing fermé entre le bas du sternum et le nombril. Penchez légèrement l’enfant vers l’avant et appuyez alors cinq fois sur son ventre avec un mouvement profond légèrement remontant. Si les compressions abdominales ne donnent pas de résultat, réessayez les claques dans le dos, et ainsi de suite.

    Une fois le corps responsable de l’étouffement expulsé, appelez le 15 pour évaluer l’état de l’enfant.

    Pour un bébé de moins de 2 ans

    Pour un bébé (0-2 ans), les signes de l’étouffement aigu sont la bouche ouverte sans cris ni pleurs, et le bleuissement. Il faut alors intervenir très vite pour désobstruer les voies respiratoires. Placez l’enfant sur le ventre, le long de votre bras et appuyez-vous sur votre cuisse, la tête vers le bas. Maintenez-lui la tête au niveau de la mâchoire pour qu’il garde le cou droit, sans appuyer sur la gorge. Appliquez une à cinq claques vigoureuses entre les omoplates, avec le talon de la main ouverte. Si ça ne suffit pas, effectuez des compressions thoraciques : retournez le nourrisson sur le dos, toujours sur votre avant-bras appuyé sur votre cuisse, tête vers le bas, en lui maintenant la nuque. Placez deux doigts sur le sternum, un peu au-dessus de la jonction des dernières côtes, et appuyez fermement une à cinq fois pour tenter de provoquer l’expulsion. En cas d’échec, réessayez les claques dans le dos, et ainsi de suite.

    Là aussi, dès reprise de la respiration, appelez immédiatement le 15 pour évaluer l’état du bébé.

    Nourrisson ou enfant, si le corps étranger n’a pas été expulsé au bout de trois cycles claques/compressions et si la respiration n’a pas repris, appelez tout de suite le 15 et continuez les manipulations en attendant l’arrivée des secours.

    En cas d’étouffement partiel, c’est-à-dire si l’enfant ou le bébé tousse et respire, il ne faut surtout pas tenter ces manipulations qui pourraient aggraver son cas. Laissez l’enfant tousser, rassurez-le, et une fois la crise passée, mettez-le dans une position confortable pour qu’il se remette tranquillement. Au moindre doute, contactez le 15 pour obtenir un avis médical.

    6 Mettre un enfant en PLS

    Pour empêcher un enfant inconscient mais qui respire de s’étouffer, il faut le mettre en position latérale de sécurité (PLS). C’est aussi le cas si l’enfant est en détresse respiratoire, par exemple suite à une noyade. La manœuvre est très simple.

    Pour un enfant de plus de 2 ans :

    • prenez le bras le plus proche de vous et placez-le à angle droit par rapport à l’enfant ;
    • prenez l’autre main, paume contre paume ;
    • positionnez le dos de sa main contre son oreille et sa joue ;
    • soulevez le genou le moins proche de vous ;
    • ramenez le talon le plus proche des fesses ;
    • appuyez sur le genou pour basculer la victime sans abîmer sa colonne vertébrale ;
    • retirez délicatement la main sous le cou de la victime ;
    • remontez le genou supérieur à angle droit pour terminer la stabilisation.

    Pour un nourrisson : c’est la même manœuvre sauf que la main du bébé devra être placée au milieu de sa poitrine et non contre sa joue.

    Vous souhaitez vous former aux premiers secours ?

    La Macif propose des initiations aux gestes qui sauvent. Renseignez-vous auprès de votre agence Macif ou sur Diffuz.com !

    L’Essentiel de l’article

    • Sur un bébé, le massage cardiaque s’effectue avec deux doigts.
    • Les défibrillateurs sont le plus souvent équipés d’électrodes adaptées aux enfants, ou comportent un mode pédiatrique. Dans le cas contraire, il est possible d’utiliser les électrodes d’adulte.
    • En cas d’étouffement, alternez les claques dans le dos, tête en bas, et les compressions thoraciques (bébé) ou abdominales (enfant) – compressions seulement s’il n’y a pas de respiration.

    (1) Fédération française de sauvetage et secourisme

  • Premiers secours : c’est décidé, je me forme !

    Premiers secours : c’est décidé, je me forme !

    1 Pourquoi est-il important de se former aux gestes de premiers secours ?

    Les accidents de la vie courante font 20 000 morts par an en France(1), et près de la moitié – c’est-à-dire 10 000 décès – pourrait être évitée si le grand public était initié aux gestes de premiers secours. C’est dire l’importance de connaître ces réflexes élémentaires…De même, reconnaître les signes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et prévenir au plus vite les secours réduit la mortalité de 30 %, ainsi que l’intensité des séquelles. On estime qu’entre 20 et 30 % seulement des Français sont formés(2).

    Vous souhaitez vous former aux gestes qui sauvent ?

    Sociétaires, la Macif vous invite à vous former en ligne avec Salvum.

    x3

    Entre 2010 et 2020, le nombre de particuliers ayant suivi une formation aux gestes de premiers secours a plus que triplé(2).

    2 PSC1 et autres : quelles sont les formations possibles ?

    Il y a deux façons de débuter :

    • soit en optant pour une initiation aux premiers secours, qui dure 1 h 30 à 2 heures. Elle est le plus souvent gratuite et peut être suivie par tous, y compris les enfants à partir de 7-8 ans.
       
    • soit en choisissant la formation de Prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1), qu’on appelle souvent le « brevet de secourisme ». Elle dure huit heures, réparties sur une journée ou en plusieurs séances selon vos disponibilités. Elle est accessible aux particuliers et aux entreprises, seuls ou en groupe, et convient aux enfants dès 10 ans. Son coût est d’environ 55 à 65 euros par personne, selon les organismes. À l’issue de la formation, un diplôme est délivré à chacun des participants.

    Toutes deux sont proposées par des associations agréées pour les formations aux premiers secours, parmi lesquelles on trouve notamment La Croix Rouge, les sapeurs-pompiers et la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) ou la Fédération française de sauvetage et secourisme (FFSS).

    3 Que vais-je apprendre ?

    L’initiation aux premiers secours vous permettra de savoir comment agir face à tout type d’urgence ou d’accident :

    Plus complet, le PSC1 reprend les modules de l’initiation aux premiers secours, plus les thématiques suivantes :

    • prévention des accidents de la vie courante ;
    • sécurisation de la scène d’accident ;
    • les premiers gestes en cas de brûlure ;
    • les premiers gestes en cas de plaie et de traumatisme ;
    • les premiers gestes en cas d’étouffement ;
    • les premiers gestes en cas d’hémorragie ;
    • les premiers gestes en cas de malaise ou de perte de connaissance ;
    • les premiers gestes en cas d’arrêt cardiaque ;
    • la mise en position latérale de sécurité (PLS).

    32 %

    des vies sont sauvées lorsque les gestes de premiers secours sont pratiqués en cas d’arrêt cardiaque, contre 5 % s’ils ne le sont pas.*

    4 Comment m’inscrire ?

    Pour suivre l’initiation aux premiers secours près de chez vous, vous pouvez vous adresser à votre employeur : de nombreuses entreprises, petites et grandes, proposent cette initiation à leurs salariés. Certaines mutuelles comme la Macif organisent également des sessions de formation gratuites pour leurs adhérents et le grand public. Vous pouvez aussi consulter le site du ministère de l’Intérieur pour trouver les associations de votre région agréées pour les formations aux gestes qui sauvent. Si vous habitez Paris ou la région parisienne, vous pouvez vous inscrire en ligne auprès du site de la préfecture pour suivre les initiations des Pompiers de Paris.

    Si vous souhaitez passer directement le PSC1, là encore, consultez le site du ministère de l’Intérieur, les unions départementales des Sapeurs-Pompiers, ou le site de la Croix Rouge française. En période de vacances, les délais des stages PSC1 ou premier secours sont allongés, anticipez alors ces formations pour être paré pour vos vacances !

    L’Essentiel de l’article

    • Près de 10 000 vies pourraient être sauvées chaque année en France grâce aux gestes de premiers secours.
    • Il existe des séances gratuites d’initiation d’une heure et demie à deux heures.
    • La formation pour le diplôme de Prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1) dure huit heures.
    • De nombreux organismes assurent ces formations partout en France.

    (1) Santé Publique France

    (2) Croix-Rouge française 2020

    *Fédération française de cardiologie

     

  • Sensibilisation au handicap : comment agir ?

    Sensibilisation au handicap : comment agir ?

    Alors que 4 personnes sur 10(1), connaissent et fréquentent régulièrement une ou plusieurs personnes en situation de handicap, il reste difficile d’estimer le degré de familiarité, de connaissance ou encore de sensibilité de la population face au handicap.

    1 Comment sensibiliser au handicap : quels outils et méthodes utiliser ?

    Je souhaite sensibiliser mes enfants :

    La sensibilisation au handicap peut être abordée de différentes manières. Il est important d’adapter les outils pédagogiques et les méthodes selon l’âge des proches auxquels vous vous adressez.

    Sensibiliser des enfants de 3 à 12 ans

    Les enfants peuvent être sensibilisés aux différents handicaps (physique, psychique, sensoriel, etc.) de plusieurs manières, en fonction de leur âge et de leur compréhension. En plus d’échanger avec vos enfants, il existe de nombreuses activités de sensibilisation :

    • Leur faire écouter un audio livre pour leur montrer une autre façon de lire, comme le font les malvoyants et les aveugles ;
    • Organiser un goûter dans le noir pour les sensibiliser au handicap sensoriel ;
    • Jouer, les yeux bandés, à des jeux de société ou d’éveil odorants ou tactiles pour les familiariser à la perception des personnes ayant une déficience visuelle ;
    • Acheter de petites figurines ou des poupées de personnes en situation de handicap et/ou fabriquer avec eux des accessoires (fauteuil roulant, déambulateur, canne d’aveugle, prothèse auditive, etc.) pour qu’ils se familiarisent au handicap ;
    • Organiser des parcours avec différents obstacles, leur demander de fermer les yeux et les guider par la voix ;
    • Leur faire visionner des documentaires et des dessins animés sur la thématique du handicap ;
    • Les inscrire à des ateliers créatifs ou des jeux de sensibilisation au handicap organisés par des associations œuvrant à la sensibilisation au handicap.

    Certains organismes et associations proposent du matériel et des outils pour vous aider à sensibiliser les plus jeunes. C’est notamment le cas de LADAPT (L’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) qui propose un ensemble de matériel pédagogique sur le thème du handicap (jeux, albums, livres, DVD et CD), et organise des rencontres avec des personnes en situation de handicap.
     

    Sensibiliser des adolescents de 12 à 17 ans

    Les possibilités pour sensibiliser les adolescents au handicap dépendent de plusieurs facteurs, notamment de l’âge de l’adolescent, de son degré de compréhension du handicap, de son niveau d’intérêt pour le sujet, et de son expérience personnelle avec le handicap.

    Pour sensibiliser les adolescents au handicap, il est possible de :

    • Les encourager à lire des livres et des articles, à regarder des films (“Intouchables”, “Se souvenir des belles choses”, “Le discours d’un roi”, “La ligne droite”, “Le 8ème jour”, etc.) et à écouter des podcasts (“Pépin PODCAST”, “Hangagement” imaginé par Orange, etc.) sur le sujet du handicap ;
    • Le faire découvrir des activités handisports (Cécifoot, badminton sourds, Rugby Fauteuil, handbike…) ;
    • Prévoir une rencontre entre vos enfants et un proche ou une connaissance atteint par un handicap pour échanger sur son expérience ;
    • Les faire participer à des activités de sensibilisation au handicap, proposée par exemple par Diffuz, dans le cadre de la semaine de la solidarité et du handicap ou d’une journée de sensibilisation au handicap ;
    • Leur faire découvrir les objets connectés qui limitent les risques liés à la perte d’autonomie et les nouvelles technologies qui favorisent l’autonomie aux personnes en situation de handicap ;
    • Les emmener faire un serious game ludique et immersif de sensibilisation au handicap.

     

    Je souhaite m’engager dans un projet de sensibilisation au handicap

    Avant de s’engager dans un projet de sensibilisation au handicap, il est primordial de s’être informé sur le sujet pour savoir comment favoriser les échanges sur le sujet et faire évoluer les mentalités. Vous pourrez ensuite :

    • Devenir bénévole dans des associations d’aide et de soutien aux personnes handicapées (APF, l’UNAPEI, l’APAJH, etc.) ;
    • Participer à des événements de sensibilisation du public ;
    • Sensibiliser les autres en parlant ouvertement de ses propres expériences face au handicap.
       
    • Lire aussi : Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    Bon à savoir

    En France, 9,6 millions(2) de personnes sont atteintes d’un handicap.

    2 Sensibiliser au handicap : quels sont les événements auxquels participer ?

    Pour sensibiliser à la question du handicap, il existe plusieurs évènements en France. C’est le cas notamment de :

    • La journée internationale des personnes handicapées, organisée par les Nations Unies tous les 3 décembre depuis 1992, promeut les droits et le bien-être des personnes handicapées ;
    • La semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées : une initiative de l’ADAPT lancée il y a plus de 20 ans pour sensibiliser les recruteurs et faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap ;
    • Dans le cadre de la Semaine européenne pour l’emploi, le DuoDay est un événement national qui vise à favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap (à partir de 14 ans) au sein des entreprises. Tout collaborateur du secteur privé ou public peut se porter volontaire. Pendant une journée, vous êtes invités à faire découvrir à une personne handicapée votre environnement de travail et à le faire participer à certaines de vos tâches quotidiennes.
    • La journée Nationale du Sport et du Handicap, organisée depuis 10 ans par l’Association Nationale des Étudiants en STAPS, a pour but de développer le sport adapté mais aussi de mettre en lumière le handisport.
    • Les grands évènements sportifs à venir en France comme la Coupe du monde de rugby fauteuil en 2023 ou encore les JO Paralympique en 2024 sont aussi l’occasion de se sensibiliser au handicap.

    En octobre 2021, une campagne nationale de sensibilisation « Voyons les personnes avant le handicap » a été lancée. Diffusée à la télévision, dans la presse, par affichage, au cinéma, sur internet, cette campagne a pour objectif de faire changer le regard de la société sur les personnes handicapées. Elle s’adresse à toutes les générations, et notamment aux jeunes qui ont un rôle important à jouer.

    Bon à savoir

    Avec 43 000 enfants scolarisés en situation de handicap en France, la sensibilisation des enseignants à l’école inclusive et leur formation à l’utilisation d’outils numériques en classe sont primordiales.

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    L’Essentiel de l’article

    • 9,6 millions(2) de personnes sont handicapées en France.
    • Plusieurs événements ont lieu chaque année en France pour sensibiliser au handicap.
    • Une campagne nationale de sensibilisation au handicap a été lancée en Octobre 2021, « Voyons les personnes avant le handicap ».

    (1) CNCDH, Rapport d’activité sur le handicap de la CNCDH, mars 2019.

    (2) OCIRP, Les chiffres-clés du handicap en France, 2018