Étiquette : Solidarité

  • Social Calling : engagement solidaire avec la Macif

    Social Calling : engagement solidaire avec la Macif

    Qu’est-ce qui se cache derrière l’engagement et la solidarité des gens ? Pourquoi donner de son temps, de son argent, de son amour, de son savoir ? Qu’est-ce qui motive un tel investissement aussi bien sur le plan personnel que professionnel ? Elles et ils viennent d’horizons différents, n’ont pas le même parcours, ni le même âge ou encore les mêmes compétences, mais toutes et tous sont animé.e.s d’une même volonté : construire un monde plus juste pour les générations futures. Et cette ambition, c’est aussi la raison d’être de la Macif.

    Voici leur histoire, les raisons de leur engagement et leur message à toutes celles et ceux qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice.

    Jean-Louis Kiehl, co-fondateur de Crésus

    Lutter contre le sur-endettement, telle est la mission de la fédération nationale Crésus. Son co-fondateur et président, Jean-Louis Kiehl, revient sur les événements qui l’ont poussé à s’engager pour les autres. Optimiste et bienveillant, il se livre à vous sans filtre.

    Lucie Codiasse, directrice de la communication d’Action contre la faim

    Entrepreneuse, maraudeuse, travailleuse psychosociale, Lucie Codiasse veut donner du sens à chacune de ses démarches. Engagée au sein d’Action contre la faim, elle se livre en toute humilité sur les bouleversements qui ont étayé son parcours de militante solidaire.

    Solenn Thomas, fondatrice de l’association Eklore

    En 2015, Solenn Thomas crée l’association Eklore et le Mouvement Culturel d’Humanité au Travail. Sa mission : remettre en avant le sens commun, la singularité individuelle et la solidarité collective au sein de la vie professionnelle. Déterminée et persévérante, elle raconte le déclic qui l’a poussé à s’engager.

    Marc Mossalgue, le créateur d’Energie partagée

    En 2021, Marc Mossalgue créé Energie partagée, un mouvement citoyen pour accompagner et financer des projets locaux de production d’énergie 100% renouvelable aux quatre coins de la France. Engagé et résolument tourné vers l’avenir, il raconte son parcours.

    Vous souhaitez vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) pour trouver et/ou proposer une initiative solidaire près de chez vous.

    Sanae Hebrard – Tendre la main

    Sanae a 34 ans, est franco-marocaine et nous raconte comment elle a tendu la main à une jeune femme au Maroc à travers une mise en relation sur Facebook. On pense parfois que certaines pratiques sont révolues et datent d’un autre temps, mais on découvre à travers son récit une réalité actuelle et alarmante. Cette expérience va considérablement bousculer sa vie en un clic…

    Bernadette Rwegera – Guider par l’Amour

    Bernadette Rwegera est la fondatrice de l’association Ikambere. Elle a récemment reçu le prix “Elle de France” lancé par Valérie Pécresse pour valoriser les femmes qui font l’Ile de France. Tout commence lorsqu’elle décide de s’intéresser aux femmes et aux enfants migrants face au VIH en Ile-de-France en 1995, s’en suit ensuite la création d’une association, Ikambere, qui a pour vocation d’aider les femmes à reprendre pied alors qu’elles ont un parcours complexe.

    Loic Froger – S’autoriser à être

    On pourrait décrire Loïc comme discret et doué pour les études. Il obtient son bac économique et social tout en se demandant qu’est ce qu’il pourrait faire ensuite.
    Sous le regard inquiet de ses parents, il s’inscrit à l’université mais se rend vite compte que sa place n’y est pas. Loïc nous raconte comment il a dit “stop” et a suivi la voie qu’il a choisi, lui.

    Myriam Boure – Voyage initiatique

    Myriam nous raconte comment elle a tout quitté pour rejoindre Pékin en auto-stop, alors qu’elle a 27 ans. Un beau récit qui nous montre qu’on peut trouver du confort dans l’incertitude. Suite à cette expérience, Myriam lance la filiale française d’Open Food qui accompagne la création et le développement des circuits courts.

    Marie-Jeanne Dedouit et sa fille – Se serrer les coudes

    Sandra travaille en Ehpad et sent qu’elle n’en peut plus. Les conditions, le manque de personnel, et la frustration de ne pas avoir le temps de bien faire, la poussent à changer de voie. Elle et sa mère se lancent dans la création d’Alliages, une association qui œuvre pour le bien-être, la santé et la dignité des aînés dans notre société.

    Zarina Khan – Faire la paix

    Pour Zarina, l’art est aussi important que la vie. C’est pourquoi après l’obtention d’un accord de l’ONU, elle part à Sarajevo avec l’envie d’aider, à sa façon, dans un contexte de guerre. Elle crée un atelier théâtre qu’elle anime auprès de jeunes adolescents. Ce récit raconte son histoire mêlant art et expérience humaine.

  • Violences conjugales : comment repérer et aider les femmes victimes ?

    Violences conjugales : comment repérer et aider les femmes victimes ?

    1 Des associations mobilisées contre les violences conjugales

    En France, il existe plusieurs associations engagées dans la prévention et la lutte contre les violences conjugales faites aux femmes. Femmes Debout, Du Côté des Femmes, Fondation des Femmes ou encore Halte Aide aux Femmes Battues… Ces structures, soutenues par l’État, apportent leurs conseils et leur soutien aux femmes violentées ainsi qu’aux témoins de violences. Si vous souhaitez vous engager pour lutter contre ce fléau, vous pouvez retrouver la liste des associations qui œuvrent près de chez vous sur le site arrêtonslesviolences.gouv.fr.

    Chiffre-clé

    213 000 (2).
    C’est le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans, en moyenne, qui sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint ou ex-conjoint, chaque année en France.

    Le saviez-vous ?

    Depuis 1999, le 25 novembre (3) est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

    3 Identifier les signes de violences conjugales

    En tant que bénévole, vous pourrez également apprendre à repérer les signes de violences et à communiquer avec les victimes. Il faut savoir que les personnes victimes de violences conjugales ont tendance à dissimuler la gravité de leur situation, mais certains signes doivent vous alerter. Des marques à répétition sur le visage et/ou le corps, des bleus ou encore un œil au beurre noir peuvent être les stigmates de violences. Ils s’accompagnent bien souvent d’explications confuses de la part de la victime, comme une chute dans l’escalier, un mauvais coup contre un meuble ou un accident pendant une sortie footing…

    Les violences conjugales ont aussi des conséquences importantes sur la santé mentale des victimes : la perte de confiance en soi, les difficultés à dormir ou à s’alimenter, l’anxiété, l’isolement, le déni, la dépendance amoureuse… (4) Si vous identifiez ces comportements chez une femme, notamment de votre entourage, c’est qu’il est temps d’agir pour lui venir en aide. Avant tout, parlez-lui pour la mettre en confiance et évaluez la situation. Puis accompagnez-la dans son cheminement.

    Bon à savoir

    Si vous êtes victime ou témoin de violences, appelez le 17 (police et gendarmerie), le 112 (numéro d’urgence européen) ou le 3919 (numéro dédié aux femmes victimes de violences conjugales).

    ENVIE D’AGIR ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz et participez à des défis solidaires pour aider les victimes de violences conjugales et intrafamiliales. 
    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires. Renseignez-vous !
     

    TROUVEZ DU SOUTIEN OU DE L’ÉCOUTE

    La Macif vous soutient.
    Contactez Macif Solidarité Coups Durs au 09 69 32 84 19 (du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 12h. Appel non surtaxé).
    Renseignez-vous sur les solutions que nous vous proposons.

    L’Essentiel de l’article

    • En France, il existe quelques associations d’aide aux victimes de violences conjugales.
    • Devenir bénévole permet d’agir concrètement contre les violences faites aux femmes.
    • Des lésions sur le corps, l’isolement et le déni peuvent être signes de violences.

    (1) CAF, 1 femme sur 10 subit des violences conjugales, 2020
    (2) arretôntslesviolences.gouv
    (3) culture.gouv, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
    (4) HAS, Repérage des femmes victimes de violences au sein du couple, 2019
  • Les AGORAé, des épiceries étudiantes solidaires

    Les AGORAé, des épiceries étudiantes solidaires

    Mise à jour le 15/02/21

    1 Étudiants et précaires

    Selon l’IGAS, 20 % des étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté. En ajoutant le logement, les frais de scolarité, l’équipement, les factures, les transports, la santé et les frais divers, pas facile de boucler les fins de mois ! Si quasiment tous les étudiants doivent se serrer la ceinture par moments, certains souffrent d’une forme bien réelle de précarité financière. Et la crise sanitaire actuelle ne fait qu’augmenter la précarité étudiante. Difficile alors de couvrir ses besoins de base, comme l’alimentation ou encore les produits d’hygiène, qui peuvent peser très lourd dans leur budget.

    La Fondation Macif soutient ce projet !

    Découvrez d’autres projets soutenus par la Fondation Macif ici !

    2 Des épiceries solidaires au cœur des campus

    Cette réalité économique difficile est mesurée tous les jours sur les campus de France par les associations étudiantes regroupées au sein de la FAGE.

    « On constate malheureusement qu’il y a de nombreux étudiants dans une situation de précarité, avec des difficultés financières chroniques », explique Erwan Vincent, premier vice-président en charge du développement associatif à la Fédération des associations étudiantes de Bretagne occidentale, à l’université de Brest.

    C’est ainsi que sont nées en 2011 les AGORAé, des épiceries solidaires qui proposent des produits alimentaires, mais aussi des articles d’hygiène et d’entretien de la maison, vendus entre 10 et 20 % de leur valeur réelle en supermarché.

    « On est là pour leur apporter une solution afin qu’ils puissent acheter des produits de qualité “normale” et à bas prix. Nos bénéficiaires sont des étudiants qui ont 7,50 € ou moins de reste à vivre par jour, c’est-à-dire qu’une fois qu’ils ont payé toutes leurs charges fixes comme le loyer, les transports, les factures… C’est donc très peu pour s’acheter à manger ! »

    5 679 €/AN

    C’est le montant maximum de la bourse étudiante (échelon 7) sur 10 mois, pour l’année 2020-2021.*

    3 Privilégier les études aux jobs alimentaires

    En 2020, plus de 12 300 étudiants ont ainsi bénéficié des AGORAé, qui sont présentes dans 15 villes universitaires de France. À l’image de William Dussart, qui fait partie des étudiants utilisateurs de l’épicerie solidaire du campus de Brest.

    « En tant que bénéficiaire, j’ai un panier de 22 € par mois pour acheter ce dont j’ai besoin à l’AGORAé. Les produits coûtent trois fois moins cher que dans le commerce, c’est vraiment intéressant ! », constate-t-il.

    Les AGORAé favorisent ainsi les études en réduisant le recours aux petits boulots qui rognent sur le temps de travail universitaire des étudiants précaires. C’est aussi une façon de leur donner accès à une alimentation plus saine et équilibrée, à moindre coût.

    Retrouvez plus d’informations sur le site de la Fédération des associations générales étudiantes : https://www.fage.org/innovation-sociale/solidarite-etudiante/agorae-fage/

    À savoir

    15 AGORAé sont déjà ouvertes : Amiens, Brest, Caen, Lille, Lyon, Metz, Nancy, Nanterre, Nice, Paris 13e, Reims, Saint-Étienne, Strasbourg (Esplanade et Gallia) et Valenciennes.

    L’Essentiel de l’article

    • Les AGORAé sont des épiceries solidaires destinées aux étudiants précaires.
    • 24 AGORAé en France.
    • Elles sont accessibles sur critères sociaux.
    • Elles proposent des produits alimentaires, d’hygiène et d’entretien à très bas prix.

    IGAS, 2015, cité dans Le Monde, « Précarité : près de 20 % des étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté », 2018

    *Service-public.fr

    Voir plus de chiffres ici : https://www.fage.org/ressources/documents/1/4566-2017_15_08_Des-galeres-etudiantes.pdf

  • « Par solidarité, je fais don de mon lait maternel »

    « Par solidarité, je fais don de mon lait maternel »

    Marina découvre la possibilité de faire don de son lait maternel en 2017, à la naissance de son deuxième fils, hospitalisé à l’hôpital Necker à cause d’une malformation viscérale. Le lactarium d’Île-de-France, un centre de collecte, de traitement et de distribution du lait maternel pour les bébés qui en ont besoin, lui propose alors de tirer son lait pour entretenir sa lactation afin de pouvoir allaiter son enfant plus tard.

    « Comme j’avais beaucoup de lait, j’ai accepté d’en faire profiter d’autres enfants », confie-t-elle. Ce qu’elle continue de faire pendant deux ans, tout en allaitant son fils entre-temps sorti de l’hôpital. Conquise par la démarche, elle profite de la naissance de sa fille en mars 2020 pour recommencer. « Aujourd’hui, je donne toujours mon lait, en plus de co-allaiter mes deux enfants », raconte Marina.

    Vous souhaitez donner votre lait ? Retrouvez la liste des lactariums de France et contactez le plus proche de chez vous.

    1 Une démarche simple

    Il existe des lactariums dans tous les grands centres hospitaliers de France. Les conditions requises pour leur faire un don de lait sont relativement minimes. « Il suffit d’effectuer une prise de sang tous les trois mois et de remplir un questionnaire de santé. Après, il ne faut évidemment pas fumer, ni boire d’alcool et consommer de drogues, ou prendre des médicaments… des restrictions que l’on respecte théoriquement lorsqu’on allaite », explique Marina.

    Le saviez-vous ?

    Le lait maternel est revendu par les lactariums aux services de néonatologie et aux particuliers sur prescription médicale, et remboursé à 100 % par la Sécurité sociale. L’argent récolté par les lactariums permet de rémunérer l’équipe médicale et de financer le matériel de collecte ainsi que l’analyse en laboratoire du lait pour s’assurer de sa qualité.

    2 Une expérience gratuite et encadrée

    À la maison, le matériel est prêté durant la période de dons : téterelles, machine de tirage, biberons, pastilles de stérilisation… « Il faut avoir un saladier suffisamment grand pour tremper les téterelles entre deux pompages, et un congélateur pour conserver les biberons », précise Marina. Une fois la quantité de lait suffisante atteinte (un peu plus de 2 litres), un employé du lactarium vient le récupérer directement à domicile, en moyenne une fois par mois. « Tout dépend de la quantité tirée : il m’est arrivé d’en donner toutes les semaines au début ! », ajoute-t-elle.

    Aujourd’hui bien occupée avec ses trois enfants, Marina tire son lait en fonction de ses disponibilités et de sa fatigue, généralement le soir entre 23 heures et minuit. « Cela reste souple, on n’est pas obligée de le faire tous les jours », rassure-t-elle.

    Bon à savoir : comment conserver le lait maternel ?

    Une fois le recueil terminé, le lait maternel se conserve 48 heures au réfrigérateur mais l’idéal est de le stocker immédiatement au congélateur à -18 °C. Le lait congelé peut être conservé pendant quatre mois sans conséquence sur ses qualités nutritionnelles.

    Donner son lait est un geste solidaire pour les bébés prématurés.

    Marina Paglieri

    3 Un geste bénéfique

    Actuellement, les lactariums souffrent de pénuries. « Donner son lait peut permettre de sauver la vie de bébés nés prématurément » insiste Marina. En effet, le lait maternel est adapté aux besoins spécifiques des nouveau-nés. Il contient des éléments protecteurs, anti-inflammatoires et facteurs de croissance, ce qui en fait un lait idéal pour aider les prématurés, plus fragiles que les bébés nés à terme, à développer leurs organes, notamment leur tube digestif, mais aussi à renforcer leurs défenses immunitaires afin de contrer les infections et prévenir certaines complications potentiellement graves liées à la prématurité (entérocolite nécrosante, rétinopathie, etc.).

    « On saisit la portée du geste, comme celui des personnes qui donnent leur sang. À la différence qu’il y a moins de mamans allaitantes », alerte Marina, désormais soucieuse de sensibiliser d’autres mères à la question.

    Marina entend également lutter contre l’idée reçue que donner son lait priverait ses propres enfants de leurs rations quotidiennes. « Au contraire, cela permet d’entretenir la lactation et de soulager certaines douleurs liées aux montées de lait (y compris les poussées de fièvre) », souligne-t-elle. « C’est une belle façon de s’engager pour les autres ! », se réjouit-elle.

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

    Optez pour le contrat Garantie Santé de la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Donner son lait permet de sauver la vie de bébés prématurés.
    • Pour une mère allaitante, donner environ deux litres par mois de lait maternel suffit à aider les lactariums.
  • Le guide du parfait auto-stoppeur

    Le guide du parfait auto-stoppeur

    1 Applications mobiles : le stop sans frein !

    La vogue du covoiturage (1) (2) sur courtes et longues distances a ouvert la porte à une nouvelle façon de pratiquer l’auto-stop.

    Il existe aujourd’hui plusieurs applications mobiles, comme Rezo Pouce, qui mettent en relation des conducteurs et des stoppeurs pour faciliter leurs déplacements au quotidien. Le principe : auto-stoppeurs et conducteurs s’inscrivent en ligne et leur identité est vérifiée. Des points d’arrêt sont prédéfinis et aménagés afin de simplifier la rencontre entre automobilistes et candidats passagers. Contrairement au covoiturage, il n’y a donc pas besoin de réserver votre trajet : une fois inscrit, vous intégrez une communauté et un réseau identifié. Vous n’avez plus qu’à vous rendre à l’arrêt le plus proche de votre point de départ et de tendre le pouce : dès qu’un conducteur du réseau passe par là, il vous prendra ! La solution Rezo Pouce, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, couvre à ce jour plus de 1 300 communes en France et annonce un temps d’attente de moins de 5 min pour un trajet sur deux.

    Simples et sécurisantes, ces applications sont surtout déployées pour des déplacements locaux. Le covoiturage, lui, reste plus répandu pour les longs trajets, alors qu’il existe d’autres mobilités alternatives, tels que le vélo ou la trottinette électrique, parfaites pour les courts trajets en ville. Les déplacements en stop sont généralement gratuits (comme sur Rezo Pouce), mais certaines applications reposent sur un principe d’abonnement mensuel.

    2 Où faire de l’auto-stop ?

    Si vous préférez voyager « à l’ancienne », le premier facteur de succès va reposer sur l’emplacement que vous choisirez pour tendre le pouce. Il faut être visible de loin bien sûr, mais aussi faciliter la manœuvre de l’automobiliste : préférez donc un endroit où il est facile de s’arrêter, sans risque et sans gêner la circulation (parking, dégagement, bord de chaussée élargi, etc.). Placez-vous en amont du point de stationnement, si possible après un carrefour ou un rond-point car les voitures roulent moins vite et peuvent donc s’arrêter facilement.

    En revanche, évitez d’attendre avant ou après un virage, c’est dangereux, et pour vous, et pour les automobilistes !

    10 minutes

    C’est le temps d’attente des auto-stoppeurs Rezo Pouce dans 9 cas sur 10.*

    3 Une pancarte qui fait mouche

    Une pancarte bien visible est essentielle pour faire du stop car les conducteurs savent tout de suite s’ils peuvent vous aider ou pas : elle réduit de 30 à 50 % votre temps d’attente (3) ! Pensez que les voitures roulent assez vite et ont besoin de temps pour s’arrêter, il faut donc que votre pancarte soit assez grosse pour être lisible de loin : format A4 minimum (21 x 30 cm) ! Écrivez lisiblement (en majuscules), au marqueur noir sur un carton blanc. S’il pleut, préférez un matériau qui ne se désintégrera pas au bout de quelques minutes (bois, plastique) et recouvrez la pancarte de scotch transparent ou de cellophane de cuisine pour protéger l’écriture.

    Si votre destination est une grande ville, n’hésitez pas à utiliser des abréviations pour gagner de la place : MTP pour Montpellier, GRE pour Grenoble, BDX pour Bordeaux, etc. Vous pouvez aussi jouer le recto verso : BDX sur le recto, Gare sur le verso par exemple. Enfin, sachez que la fantaisie est permise (et même encouragée) : un smiley bien placé fait toujours son petit effet !

    4 Grands bonds et sauts de puce

    Si vous vous rendez dans un petit village, décomposez le trajet en plusieurs étapes : par exemple, pour aller de Loches (37) à Lusignan (86), indiquez d’abord Châtellerault (86) (55 km), puis Poitiers (86) (38 km plus loin), et enfin Lusignan (à 20 km de Poitiers). Oui, il vous faudra prévoir plusieurs pancartes, et oui, vous devrez avoir repéré à l’avance les points de dépôt les plus pratiques pour vous.

    Attention aux propositions de « vous avancer un peu sur votre trajet » : si l’intention est louable, le risque est de se retrouver en rase campagne avec un faible passage, et un fort temps d’attente… Mettez-vous d’accord avec le conducteur pour qu’il vous dépose dans un endroit intéressant pour la suite de votre parcours.

    5 L’ABC de la stop attitude

    C’est LA question que l’on se pose quand on parle d’auto-stop : quelle attitude adopter pour maximiser ses chances de réussite ?

    Soyez avenant : ne restez pas plongé dans votre portable, souriez, redressez-vous, regardez les conducteurs dans les yeux… Et surtout, tenez-vous prêt à monter rapidement si quelqu’un s’arrête ! Personne n’a envie d’attendre que vous remballiez votre pique-nique.

    6 L’art du blabla

    Un bon samaritain vous a pris en stop ? C’est le moment de déployer vos compétences dans l’art de la conversation. Commencez par les « ice breakers » (littéralement « briseurs de glace ») qui sont légion : la météo (« Quel froid, vous me sauvez ! »), la voiture dans laquelle vous vous trouvez (« Ma mère a la même »), votre temps d’attente (« C’est la première fois que je fais du stop et je ne suis pas déçue, les gens sont super sympas ! »), la musique qui passe (« J’adore cet artiste, j’étais à son concert le mois dernier »), etc. Il y a fort à parier qu’au bout de quelques minutes vous vous trouviez des points communs, ne serait-ce que parce que vous allez au même endroit ! Cela dit, restez à l’écoute : certaines personnes sont naturellement peu bavardes. Si votre interlocuteur ne répond que par monosyllabes et ne relance pas la conversation, ce n’est sans doute pas la peine d’insister. Il est important que chacun soit à l’aise.

    7 Savoir-vivre et auto-stop

    En auto-stop comme en toutes circonstances, le respect de l’étiquette vous assurera les bonnes grâces de votre hôte (utile si vous espérez qu’il vous dépose pile devant votre destination plutôt qu’à la sortie de l’autoroute). Outre les fautes de goût évidentes (changer la musique, mettre ses pieds sur le tableau de bord ou demander d’aller plus vite), il est généralement assez mal vu :
    •    d’ôter ses chaussures (même si vous avez fait un effort sur les chaussettes) ;
    •    de manger ou d’allumer une cigarette sans demander la permission (même si le conducteur fume) ;
    •    de dormir, d’écouter votre musique au casque, de téléphoner non-stop…

    Bien que l’auto-stop soit une pratique implicitement gratuite, il est poli de proposer un dédommagement (entre 5 et 8 centimes par kilomètre (3)) dans les cas où vous faites un long trajet. Au conducteur d’accepter ou non !

    8 Sécurité : les bons réflexes

    L’auto-stop reste une pratique sûre si elle est pratiquée avec bon sens et prudence – qui ne veut pas dire méfiance ! Voici quelques bons réflexes à adopter pour voyager l’esprit tranquille :

    • si vous ne « sentez pas » la personne qui s’arrête, ne montez pas. Idem pour les automobilistes : si vous trouvez que le stoppeur a une mine patibulaire, passez votre chemin ! Mieux vaut froisser un ego que de voyager sans être serein ;
    • en cas de mauvais comportement (harcèlement, conduite dangereuse, etc.), n’hésitez pas à demander à descendre ;
    • si un problème survient dans la voiture, restez calme et appelez un ami pour lui indiquer où vous trouvez et à quelle heure vous pensez arriver. C’est très dissuasif pour la personne qui envisagerait de vous porter préjudice…

    9 Prêts ? Partez !

    Vous vous sentez prêt à relever le défi ? Pour faire vos débuts d’auto-stoppeur, choisissez plutôt un trajet court et/ou avec une solution de repli par transport en commun. Un trajet Clisson-Nantes (44) un samedi matin est un bon début… Évidemment, prévoyez un timing large, avec possibilité de déborder : pas question de choisir le stop pour se rendre à un entretien d’embauche ! Et si vous le pouvez, emmenez un ami : on est moins timide à deux !

    L’Essentiel de l’article

    • L’auto-stop revient en force, notamment grâce aux applications comme Rezo Pouce.
    • Pour minimiser votre temps d’attente, choisissez un bon emplacement et soignez la pancarte.
    • Respectez les règles élémentaires de savoir-vivre en voiture.
    • Commencez sur un petit trajet et/ou avec un ami.

    (1) « En 2015, 11 millions de trajets longue distance ont été réalisés par des covoitureurs », selon le ministère de la Transition écologique et solidaire (2017).
    (2) Selon l’Ademe, 3,5 millions de Français covoiturent quotidiennement pour des trajets domicile-travail : « Étude nationale sur le covoiturage de courte distance », 2015.
    (3) Macif, Guide de l’autostop au quotidien
    * Rezo Pouce
  • Salariés et aidants familiaux : comment accompagner ces invisibles dans les entreprises ?

    Salariés et aidants familiaux : comment accompagner ces invisibles dans les entreprises ?

    Aujourd’hui en France, environ 5 millions (2) de salariés endosseraient le rôle d’aidant familial auprès d’un proche (enfant, conjoint, parent, etc.).

    1 Pourquoi les salariés aidants familiaux sont-ils invisibles en entreprise ?

    Beaucoup de salariés estiment que leur rôle d’aidant relève de la sphère personnelle. « La plupart ne veulent pas qu’on éprouve de la pitié à leur égard ou être stigmatisés », souligne Arnaud Trenta, sociologue du travail.

    Pourtant, les mêmes salariés reconnaissent que leur engagement impacte directement leur vie professionnelle. « Mais ils craignent d’être discriminés en se voyant confier moins de responsabilités, et que cela ait des retombées négatives sur leur carrière », précise le chercheur.

    Chiffre-clé

    39 % (3) des aidants considèrent que l’aide apportée à leur proche a un impact négatif sur leur vie professionnelle.

    2 Les aidants au travail, des droits méconnus

    Une étude Ipsos-Macif de 2020, montre que près de 50 % des salariés aidants (5) ignorent leur droit à des congés et aides spécifiques liés à leur situation.

    « Cette méconnaissance s’explique en partie par le fait que les entreprises n’ont pas encore pris la pleine mesure de la réalité du rôle d’aidant dans notre société, et n’ont donc pas mis en place de dispositif permettant de sensibiliser et d’accompagner les salariés concernés au travail », explique le sociologue.

    Pourtant, plusieurs types de congés existent :

    • le congé du proche aidant (depuis le 1er octobre 2020) qui dure trois mois et permet de s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité (maladie d’Alzheimer, de Parkinson, paralysie, cancer…). Ce congé indemnisé peut être pris en une seule fois ou fractionné ;
    • le congé de présence parentale qui permet de cesser son activité professionnelle pour donner des soins à son enfant à charge handicapé, accidenté ou malade ;
    • le congé de solidarité familiale qui permet de vous absenter pour assister un proche en fin de vie.

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants.fr de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Chiffre-clé

    Lorsque la charge devient trop lourde, 67 % (2) des salariés utilisent leurs congés payés ou leur RTT afin d’assumer leurs responsabilités d’aidant.

    3 Quels sont les enjeux pour l’entreprise d’accompagner les salariés aidants ?

    Seuls 31 % (4) des dirigeants d’entreprise se disent en mesure d’estimer le nombre de leurs salariés qui aident un proche, quand 50 % déclarent qu’il n’y en a aucun au sein de leur société. Pourtant, pour le seul secteur privé, les aidants représenteraient 18 % (3) des salariés.

    Le travail contribue à maintenir un équilibre de vie : il leur permet d’échapper à leur rôle d’aidant et de tenir en existant pour eux-mêmes.

    Arnaud Trenta, sociologue du travail.

    Un impact réel sur le quotidien professionnel des aidants

     

    Les nombreuses tâches quotidiennes incombant au rôle d’aidant peuvent impacter le travail du salarié et notamment « de ceux disposant de moins de ressources, qui vont souvent s’investir davantage auprès du proche en effectuant de nombreuses tâches par eux-mêmes », déclare le sociologue.

    Ainsi, les salariés aidants déclarent qu’aider un proche engendre absentéisme au travail (59 %) (2), démotivation (48 %), difficultés à se concentrer (45 %), réduction du nombre d’heures travaillées (29 %), davantage de télétravail (14 %) ou encore des arrivées tardives le matin ou des départs plus tôt l’après-midi (33 %).

    « 10 % (5) des aidants familiaux salariés se mettent même en arrêt maladie pour pouvoir aider leur proche, observe Arnaud Trenta. Les soutenir contribue à lutter contre l’absentéisme et à les motiver davantage dans leurs missions, mais permet aussi de les maintenir dans l’emploi », affirme le sociologue.

     

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    La Macif s’engage auprès des aidants. Renseignez-vous sur macif.fr !

    Le saviez-vous ?

    Vous aidez un proche au quotidien ? Sachez qu’il existe des formations gratuites pour les aidants, afin d’être certains de faire les bons gestes et de gagner en efficacité dans vos tâches.

    4 Comment les entreprises peuvent-elles agir pour soutenir les salariés aidants ?

    « Les entreprises devraient adopter une politique active en faveur des aidants et se montrer plus solidaires. Elles ont un rôle à jouer autour de la diffusion de l’information et de la mise en place d’aménagements du temps de travail (autorisations d’absence, télétravail, flexibilité des horaires, dons de RTT et congés entre salariés, etc.). Le nouveau congé de proche aidant peut être une porte d’entrée pour libérer la parole et ouvrir le dialogue sur la question », conclut le sociologue. Une question qui devrait prendre de l’ampleur dans les dix prochaines années avec le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques. On estime qu’un actif sur quatre (6) sera un aidant en 2030.

    À savoir

    83 % (6) des Français pensent d’ailleurs que les entreprises devraient davantage soutenir et accompagner les salariés aidants.

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

    Le contrat Garantie Autonomie et Dépendance Macif vous apporte des solutions.* 

     

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les salariés aidants sont peu identifiés en entreprise.
    • Être aidant a un impact sur la vie professionnelle du salarié.
    • Avoir une politique active en faveur des aidants est bénéfique pour les entreprises.
    • Le nouveau congé de proche aidant est une porte d’entrée pour libérer la parole.

    Sources :
    (1) Anesm, Le soutien des aidants non professionnels, 2014
    (2) Handicap.fr, 20 % de salariés aidants : manager l’aidance, urgence !, 2020
    (3) Le comptoir de la nouvelle entreprise, Comment agir pour les salariés aidant un proche dépendant ?, 2017
    (4) La Maison des Aidants, Les salariés aidants : plus de solidarité de la part des entreprises, 2019
    (5) Ipsos-Macif, Enquête nationale aidants – 2020
    (6) Prix entreprise & salariés aidants, Enjeux et chiffres clés, 2017
  • Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail ?

    Le court-voiturage ou comment faire du covoiturage entre domicile et travail ?

    1 Le court-voiturage : une alternative aux transports en commun

    Éviter les bouchons sur la route

    Les grandes villes font face à une saturation des transports en commun. Ce constat a fait naître de nouvelles mobilités alternatives, comme des plateformes de covoiturage centrées sur les trajets domicile-travail. Ces derniers représentent en France environ 3 % des déplacements domicile-travail. Selon l’Ademe, près d’un million de Français « covoiturent tous les jours, le conducteur et le(s) passager(s) allant travailler ». (1)

    Charlotte, adepte du court-voiturage, est conquise par cette nouvelle façon de se déplacer :

    « Je circulais seule avec ma voiture tous les jours. Par curiosité, je me suis inscrite sur une application de court-voiturage. En quelques heures, j’ai senti que j’allais pouvoir partager ces trajets. Ce n’est finalement pas si compliqué pour mettre en place ces déplacements et c’est gagnant-gagnant pour le conducteur comme pour le passager ! Je ne conçois plus mes trajets autrement et je trouverais désormais dommage de laisser trois places vides dans ma voiture ! »

    Compenser le manque de transports en commun

    Pour d’autres, qui habitent dans des zones peu ou pas desservies par les transports en commun, le court-voiturage est une aubaine ! C’est une solution locale très intéressante, qui permet à des personnes isolées d’accéder à des activités de loisirs par exemple, ou à des actifs d’aller travailler sans investir dans un véhicule particulier. Cette alternative aux transports en commun proposée dans les zones peu denses permet petit à petit de faire évoluer les habitudes de mobilité.

    Julie, 39 ans, habitante de la région cannoise, est une adepte, en tant que passagère, du covoiturage de courte distance :

    « Dans ma région, les transports en commun, ce n’est pas évident. Je prenais le train pour me rendre au travail, situé à une trentaine de kilomètres de mon domicile. Et puis un jour, il a été annoncé que mon train du lendemain matin serait annulé. J’ai cherché des solutions et j’ai testé le court-voiturage. Depuis, j’utilise ce mode de transport très fréquemment ! J’ai découvert qu’il y avait finalement beaucoup de personnes qui faisaient le même trajet que moi quotidiennement. C’est très économique et surtout plus rapide pour moi de me rendre au travail en voiture. »

    Comme Julie, les usagers peuvent combiner les modes de transport en fonction de leurs besoins et des imprévus. En France, les régions où le covoiturage domicile-travail compte le plus d’adeptes sont la Lorraine, l’Alsace, la Haute-Normandie et le Nord-Pas-de-Calais. De façon générale, on note que le court-voiturage est plus pratiqué en zone rurale qu’en zone urbaine. (1)

    28% des Français ont déjà pratiqué le covoiturage de courte distance.*

    2 Faire des économies en respectant la planète

    Un tarif compétitif

    C’est le succès principal de cette nouvelle façon de circuler. Partager son trajet permet de faire de belles économies !

    Le court-voiturage permet au conducteur de rentabiliser ses déplacements en faisant participer les passagers aux divers frais inhérents à la possession d’un véhicule : frais de carburant, assurance ou entretien. Pour le passager, c’est également une alternative économiquement intéressante à étudier, car elle permet, entre autres, de se passer de l’achat d’un véhicule.

    Si le conducteur est libre de proposer son tarif pour le trajet qu’il propose, les applications apportent tout de même leurs recommandations.

    Un transport plus durable

    Le gain environnemental du court-voiturage dépend des moyens de transport qu’il remplace. Il n’empêche que l’augmentation du taux de remplissage d’une voiture pour une courte distance participe à réduire l’empreinte carbone. Une voiture transportant quatre voyageurs émet autant de CO2 qu’une voiture avec un conducteur seul. Alors autant remplir son véhicule pour limiter le ratio « émanations de gaz à effet de serre par personne ».

    Vous souhaitez gagner du temps, faire des économies et faire un geste pour la planète ? Rejoignez la communauté de covoiturage Karos en téléchargeant son appli www.karos.fr/.

    3 La convivialité : le maître-mot du court-voiturage

    Humaniser ses trajets quotidiens, c’est cela aussi la plus-value du court-voiturage ! Le court-voiturage est en effet un moyen de créer du lien social avec des personnes le temps d’un trajet.

    Charlotte se réjouit de partager les trajets avec ceux qu’elle embarque :

    « C’est une occasion formidable de faire des rencontres intéressantes. J’ai eu l’occasion de discuter avec des personnes qui n’étaient pas du tout du même milieu que moi. Et j’ai pu assister à des débats passionnants entre passagers pendant certains trajets ! Je sais par contre que certains n’auront pas envie de discuter par humeur ou fatigue, et cela me va très bien aussi. Mais globalement, quand on fait la démarche d’adopter le court-voiturage, on est plutôt ouvert au dialogue et aux échanges. »

    2 plateformes de covoiturage de courte distance

    L’Essentiel de l’article

    • Le conducteur renseigne son itinéraire, ses tarifs et ses horaires sur une plateforme de court-voiturage.
    • Les passagers intéressés s’inscrivent sur cette ligne de court-voiturage et participent financièrement au trajet.

    (1) Ademe, « Étude nationale sur le covoiturage de courte distance », 2015.
    *Ifop, « Enquête auprès des Français sur la mobilité au quotidien : les Français sont-ils prêts à adopter le covoiturage au quotidien ? », 2017.
  • Le saviez-vous ? Vous pouvez faire don de vos cheveux pour aider les malades

    Le saviez-vous ? Vous pouvez faire don de vos cheveux pour aider les malades

    Vous connaissez sûrement le don du sang et le don d’organes, mais connaissez-vous le don de cheveux ? Le principe est simple : certaines associations collectent des mèches de cheveux pour les revendre (au kilo ou à l’unité) à des perruquiers. L’argent récolté par cette vente permet de subventionner l’achat de perruques pour les personnes qui en ont besoin, notamment celles qui ont perdu leur chevelure suite à une chimiothérapie). L’argent étant reversé directement au prothésiste ou au demandeur de la perruque.

    Le don de cheveux, comment ça marche ?

    Vous souhaitez faire don de vos cheveux ? Pour cela, ils doivent être longs, non colorés, lavés et séchés. Homme ou femme, si votre chevelure remplit ces conditions, vous pouvez vous rendre chez un coiffeur partenaire de l’association en lui précisant que vous souhaitez faire don de vos cheveux. Vous pouvez aussi couper vos mèches chez vous (seul.e ou avec l’aide d’un.e ami.e) en les ayant préalablement tressées ou attachées avec un élastique. Une fois vos cheveux coupés, emballez-les soigneusement dans un sachet (type congélation) ou dans une enveloppe à envoyer par courrier à l’adresse de l’association acceptant les dons de cheveux de votre choix.

    Chiffre-clé

    La mèche de cheveux coupée doit mesurer au minimum 25 cm.

    À savoir

    Si vous vous rendez chez l’un des coiffeurs partenaires de l’opération, une réduction sur la coupe peut vous être offerte en échange de votre don. Renseignez-vous !

    La bonne idée en +

    Vous pouvez également aider les malades atteints du cancer en faisant don de votre argent aux associations !

    L’Essentiel de l’article

    • Le don de cheveux permet de fabriquer des perruques destinées aux malades du cancer.
    • Pour donner ses cheveux, ils doivent être longs, non colorés, propres et secs.
    • Vous pouvez couper vous-même vos cheveux ou vous rendre chez un coiffeur partenaire de l’association.
  • Location solidaire : des avantages pour les propriétaires et les locataires

    Location solidaire : des avantages pour les propriétaires et les locataires

    Il n’est pas toujours facile pour un propriétaire de choisir son ou ses futurs locataires. Donner un coup de pouce à une famille aux ressources financières limitées ou choisir un profil a priori plus sûr ? Bonne nouvelle, une solution existe pour louer en toute sérénité. Le dispositif Solibail joue le rôle d’intermédiaire entre associations agréées et « candidats » à un logement, via un contrat sécurisé. Une bonne occasion d’être solidaire, mais aussi de voir son logement occupé et entretenu toute l’année.

    1 Sécurité et tranquillité pour les propriétaires

    L’avantage du dispositif Solibail ? Un loyer versé par l’association, qui gère aussi l’entretien du logement. Lorsqu’il décide de mettre à la location ses 13 appartements à Saint-Laurent-du-Var (06) il y a quelques années, Michel Herbert comprend très vite qu’il a tout à gagner en optant pour Solibail.

     

    Une rénovation des biens financée

     

    Le deal : une rénovation de ses biens payée à hauteur de 42 % par l’Agence Nationale de l’Habitat et la Métropole en échange de leur mise en location estampillée Soliha, structure qui favorise l’accès au logement « des personnes défavorisées, fragiles ou vulnérables ». « Je loue certes un peu moins cher, mais je bénéficie d’une déduction d’impôts à hauteur de 75 % sur mes revenus locatifs. Financièrement, je suis gagnant », explique le sexagénaire.

    Chiffre clé

    Selon la localisation de votre logement, vous pouvez bénéficier de déductions fiscales allant jusqu’à 85 % de vos revenus locatifs. (1)

    Une gestion des biens assurée

     

    Le dispositif Soliha assure également aux propriétaires une certaine sécurité et tranquillité d’esprit quant à la gestion de leur bien. « Grâce au contrat signé avec Soliha, j’ai la certitude que mes biens seront loués durant six ans. Normalement, il y a toujours un peu de travaux à faire entre deux locataires, et ce n’est pas toujours simple d’en retrouver de nouveaux. Là, je ne m’occupe de rien. L’association remet le logement en état, effectue des travaux de rénovation énergétique si besoin, puis le reloue directement. Ce dispositif m’a libéré des contraintes liées à la location de mes appartements, et me permet d’aider des familles ou des jeunes en difficultés à se loger. »

    Le saviez-vous ?

    Pour louer solidaire, un propriétaire doit proposer un logement allant du studio au 5 pièces, non meublé, et satisfaisant aux normes sanitaires et sécuritaires. (1)

    2 Changement de vie pour les locataires

    Sécurité des loyers, maintien du logement en état, optimisation de son occupation, possibilité d’aides et de déduction fiscales : la location solidaire a de quoi susciter l’intérêt des propriétaires. Même son de cloche du côté des locataires, qui voient parfois des situations très périlleuses se débloquer. « Avec mes trois enfants, nous avons été plusieurs années sans logement », explique Vera Prokopyshina (Cannes, 06), qui a habité dans des hôtels, puis dans des foyers après une séparation difficile.

    Un locataire solidaire peut être n’importe qui : une mère isolée, un travailleur précaire, ou encore un couple en difficulté. Aucun critère n’est exigé pour accéder à un logement solidaire. Chacun peut y prétendre et déposer un dossier de candidature auprès de l’association Soliha de sa région, qui donnera suite aux situations les plus précaires. Les locataires sont logés pour une durée de 18 mois maximum et bénéficient d’un accompagnement social. Ils participent financièrement à hauteur de 25 % de leurs revenus et intègrent ensuite un logement définitif, ou se voient proposer une autre solution d’hébergement.

    Lorsqu’un propriétaire est frileux à l’idée de louer son logement, c’est que souvent, il a eu une mauvaise expérience : loyers impayés, dégradations, etc. Mais c’est aussi parfois parce qu’ils se fient à des préjugés sur les locataires à revenus modestes, comme celui selon lequel ils seraient de mauvais payeurs. C’est faux ! Ils ont parfois des difficultés à louer un logement en raison de leur situation personnelle, mais sont tout à fait aptes à habiter un logement autonome et à régler les charges.

    « J’ai ensuite été prise en charge par Soliha qui nous a trouvé un appartement magnifique, où mes enfants ont leur propre chambre, raconte Vera. Ce nouveau logement leur permet de grandir dans un environnement calme et sain. Pour nous, c’est une résurrection, et les mauvais souvenirs sont désormais bien loin. »

    La location solidaire c’est avant tout un beau geste de solidarité envers les plus démunis. Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

    Bon à savoir

    Pour pouvoir louer solidaire, votre logement doit être localisé dans l’une des 9 régions partenaires de Solibail : Basse-Normandie, IDF, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-la-Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. Pour les autres régions, le dispositif est dénommé « Louez solidaire ». (1)

    Vous êtes propriétaire et souhaitez louer votre logement ?

    Macif vous accompagne et assure votre bien.

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Louer solidaire assure aux propriétaires de recevoir un loyer.
    • Le propriétaire peut être aidé dans le cadre de ses travaux et profiter de réductions fiscales allant jusqu’à 85 % des revenus locatifs.
    • La location solidaire permet à des familles précaires d’accéder à des logements décents.

    (1) ecologie.gouv, Propriétaires, louez en toute tranquillité avec Solibail

  • 6 idées pour un Noël plus écologique, responsable et solidaire

    6 idées pour un Noël plus écologique, responsable et solidaire

    1 Cherchez les labels sociaux et écologiques

    Si vous souhaitez offrir des cadeaux et notamment des vêtements provenant d’autres continents, prenez soin de vérifier que les produits sont fabriqués sans le recours au travail infantile. Le label Child Labor Free se bat contre le travail des enfants. Grâce à cela, vous serez assuré que les cadeaux sont bien offerts aux enfants et non pas fabriqués par eux…

    Par ailleurs, le moyen le plus simple pour mettre un zeste de solidarité et d’écoresponsabilité et dans vos fêtes de fin d’année, c’est de choisir des cadeaux portant un ou plusieurs labels pour leurs qualités environnementales et/ou éthiques et solidaires. Côté préservation de l’environnement, il en existe beaucoup, mais, à l’échelle européenne, les quatre plus fréquents sont le « EU Écolabel », L’Ange bleu, le Nordic Swan et le label Energy Star spécifiquement dédié aux produits électroniques et audiovisuels.
     

    6 idées pour un Noël plus écologique, responsable et solidaire

    Tous certifient que les produits étiquetés respectent les normes environnementales en vigueur au sein de l’Union européenne, sur tout le cycle de vie du produit (matières premières, fabrication, transport, recyclage, etc.). Ils attestent également de leur qualité générale à l’utilisation.

    En fonction de la nature des biens achetés, vous pourrez vous référer à de nombreux autres labels, par exemple :

    • pour le mobilier : les labels SFC et PEFC (qualité environnementale et absence de pollution de l’air intérieure) ;
    • pour les vêtements et les chaussures : les labels Fairtrade Max Havelaar (commerce équitable), Ecocert, Demeter, GOTS (Global Organic Textiles), etc. ;
    • pour les cosmétiques : Cosmétiques Bio, NATRUE, BDIH, etc.

    Dans tous les cas, si vous achetez des jouets, assurez-vous qu’ils sont également conformes à la norme de qualité européenne (CE) ou française (NF).

    Pour tout savoir sur ces labels responsables et équitables, reportez-vous au guide de l’Ademe consacré à ce sujet.

    2 Les emballages, c’est démodé !

    Quand vous choisissez les cadeaux, préférez si possible ceux qui ont le moins d’emballage : les peluches et de nombreux jouets en bois sont, par exemple, souvent vendus sans boîte. À l’inverse, d’autres jouent la surenchère : emballage, suremballage, sous-emballage, rembourrage… Tout ça finira dans votre poubelle : dommage !

    Et pour le papier cadeau ? Impossible de faire l’impasse sur cet emballage, sinon ce ne serait plus la fête ! Plutôt que les modèles plastifiés ou aux encres polluantes, pourquoi ne pas opter pour un papier kraft recyclé. Autre solution, chic et zéro déchet, mais plus chère : le furoshiki, l’art d’emballer les cadeaux à la japonaise, dans un joli carré de tissu coloré. Vous pourrez donc les récupérer et les utiliser à l’infini pour de nouveaux cadeaux, ou l’offrir à la personne avec le cadeau. Ça demande un peu d’entraînement, mais vos paquets ne passeront pas inaperçus !

    3 L’artisanat et commerce locaux au pied du sapin

    Toutes les villes et toutes les régions de France regorgent de trésors gastronomiques et artisanaux : profitez-en ! Conserves, chocolats, lainages, vins, bières et alcools *, coutellerie, bijoux, poterie…

    Plutôt que d’offrir des cadeaux standardisés, pourquoi ne pas faire découvrir à vos proches un artisan du coin ou offrir des assortiments de produits locaux ? C’est plus original, c’est bon pour l’emploi et l’économie du territoire et vous réduirez l’empreinte carbone de vos achats. Pensez également aux sites Internet comme Etsy, qui propose les productions d’artisans professionnels et amateurs du monde entier. Et comme vous pouvez affiner votre recherche d’article sur des critères géographiques, vous trouverez forcément un commerçant près de chez vous sur ce site.

    * L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

    4 Les cadeaux d’occasion, c’est oui !

    On n’ose pas toujours offrir un cadeau d’occasion pour les fêtes, et pourtant, 72 % des enfants seraient prêts à l’accepter s’il répond à leurs attentes (1). N’hésitez donc pas à vous tourner vers les plateformes collaboratives et les sites de vente d’occasion pour vos achats de Noël, comme l’incontournable Le Bon Coin, Videdressing ou Label Emmaüs (pour les vêtements et accessoires de mode), mais aussi vers les boutiques solidaires comme les ressourceries.

    5 Un festin responsable

    Bonne nouvelle pour les gourmands : il est possible de se faire plaisir en respectant la planète et en offrant des conditions équitables aux producteurs. Au moment de faire vos courses, que ce soit en grande surface ou chez les commerçants, prenez le temps de vérifier l’origine des produits, les labels de qualité et les conditions de production. Que ce soit pour la viande, le poisson, les fruits et légumes, les œufs, les fromages, ou autre, les produits issus de l’agriculture biologique et le Label Rouge garantissent des denrées de qualité, cultivés avec peu ou pas de pesticides chimiques ou produites dans des conditions d’élevage respectueuses du bien-être animal. Les labels comme Fairtrade Max Havelaar, World Fair Trade Organization, Ecocert ou Producteurs Paysans assureront eux une juste rémunération pour les producteurs.

    Comme pour les cadeaux, pensez à limiter les emballages : achetez en vrac vos épices, fruits et légumes secs, féculents, céréales, etc.

    6 Un sapin de Noël plus écologique

    La tradition du sapin reste très ancrée en France puisque 5,8 millions de sapins naturels sont vendus chaque année (3). N’ayez pas peur d’acheter un sapin naturel coupé ou en pot : ils proviennent de forêts françaises exploitées de façon durable, c’est-à-dire que des arbres sont plantés en permanence pour remplacer les arbres coupés, voire agrandir la forêt ! Vous pourrez notamment vous assurer du « Made in France » des sapins et de la démarche écoresponsable des fermes dont ils sont issus grâce au label Fleurs de France ou grâce à la certification Plante Bleue.

    Et pour aller au bout de la démarche : pensez à acheter au passage votre sac à sapin (5 euros), à disposer à son pied pour éviter les aiguilles sur le sol. Après les fêtes, il vous servira aussi à porter l’arbuste dans les espaces de collecte mis en place dans votre commune, ou à défaut, à la déchetterie. Votre sapin y sera broyé et transformé en copeaux, qui seront à leur tour utilisés comme désherbant naturel : un parfait recyclage donc ! Vous pouvez laisser le sapin avec son sac qui est biodégradable et compostable. Pratique et solidaire, le sac à sapin est proposé par l’association Handicap International qui utilise les recettes des ventes pour financer ses actions sur le terrain.

    N’essayez en aucun cas de brûler votre sapin dans votre cheminée : c’est dangereux ! Le sapin étant un bois résineux, il brûle très vite et à température très haute. Pour autant, son efficacité énergétique est moindre par rapport aux feuillus.

    Mais si vous préférez éviter de racheter un sapin tous les ans et faire baisser l’empreinte carbone, vous pouvez toujours investir dans un sapin en plastique, solide et pratique. Prenez en soin, vous pourrez le garder 10, 20 ou même 30 ans !

    19 millions d’euros

    C’est le montant collecté par Handicap International depuis 1993 par la vente de sacs à sapin. (2)

    Mini-quiz

    L’arbre le plus haut de France est un sapin « Pin de Douglas » ou « Pin d’Oregon » situé à Renaison, dans la Loire. Combien mesure-t-il ?

    a) 84,10 mètres, un peu plus que la basilique du Sacré-Cœur
    b) 66,60 mètres, presque aussi haut que Notre Dame de Paris
    c) 49,93 mètres, à 7 centimètres de l’Arc de triomphe
    d) 44,30 mètres, pile comme la colonne Vendôme

    Mini-quiz – réponse : b)

    L’Essentiel de l’article

    • Pour les cadeaux, privilégiez les articles portant des labels écoresponsables.
    • N’hésitez pas à acheter certains cadeaux d’occasion.
    • Pour le repas de fête, optez pour les labels bio et Label Rouge.

    (1) Ademe, 5 idées cadeaux de l’Ademe pour Noël, 2018 
    (2) Handicap International, 2021
    (3) Ademe, Pour Noël, faites un cadeau à la planète !, 2021