Étiquette : Travail

  • « Après un cancer, retravailler permet de reprendre sa vie en main »

    « Après un cancer, retravailler permet de reprendre sa vie en main »

    1 Quelle place prend le travail après un diagnostic de cancer ?

    Hélène Bonnet. Quand on apprend qu’on est malade, votre vie bascule et les priorités changent brutalement. Il faut avant tout penser à se soigner bien sûr, et malheureusement reléguer le travail au deuxième ou au troisième plan. La maladie vous fait alors prendre conscience que le travail a une importance capitale dans la vie de tous les jours. Le travail est à mon sens structurant : d’une part, il vous permet de vous sentir utile dans la société et, d’autre part, il vous permet de maintenir un lien social avec vos semblables.

    2 Quand on commence une chimio, peut-on continuer à travailler ?

    Hélène Bonnet. Certains traitements sont compatibles avec une activité professionnelle, d’autres pas. Pour ma part, j’ai arrêté de travailler neuf mois pour suivre mon parcours de soins : un véritable temps plein !

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    3 Avez-vous parlé de votre maladie au travail ?

    Hélène Bonnet. Dès les premiers examens médicaux, j’ai informé mon manager. Ça m’a permis de transmettre plus facilement mes dossiers à l’équipe et de partir plus « tranquille ». Sur le moment, en parler m’a aidée à mieux vivre l’arrêt et le retour. Aujourd’hui cela contribue à briser le tabou, s’entraider et faire changer les regards.

    4 Comment s’est passé votre retour au travail ?

    Hélène Bonnet. À mon retour, j’ai pu bénéficier d’un aménagement de mes horaires et de mes tâches pour reprendre progressivement. Ce temps indispensable est à gérer étroitement avec le manager et les collègues et surtout avec ses managers : plus tout le monde est au diapason, plus le retour se passe bien. La visite de préreprise est très importante à ce titre.

    63 %

    des personnes en emploi au moment du diagnostic de cancer ont pu bénéficier d’un aménagement de poste. (2)

    5 Comment votre entourage professionnel a-t-il réagi ?

    Hélène Bonnet. Quand on revient, le travail est un véritable soutien, le signe que l’on reprend sa vie en main. Mais c’est un moment délicat. Même si les collègues sont bien intentionnés, les réactions ne sont pas toujours adaptées : parfois trop protectrices – et donc qui ramènent sans cesse à la maladie, parfois comme si rien n’avait changé, ce qui est bien sûr faux.

    6 Comment changer le regard sur le cancer en entreprise ?

    Hélène Bonnet. Les séquelles des traitements, comme les troubles de la mémoire, sont peu connues. Il faut informer davantage sur ce temps incompressible de rétablissement. C’est la raison pour laquelle nous avons ouvert des espaces de parole dans mon entreprise, où toute personne touchée directement ou indirectement par le cancer peut venir discuter et s’informer.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient l’association Rose. Lauréate P’INS 2018, l’association a créé des maisons d’accueil destinées aux femmes atteintes d’un cancer, à leur entourage, à celles qui sont dans la maladie ou viennent d’en sortir. Elles offrent entre autres écoute, conseils (juridiques par ex.), sport adapté, ateliers coiffure, ateliers cuisine vitaminée, échanges entre pair.

    L’Essentiel de l’article

    • Le cancer et les traitements peuvent laisser des séquelles durables et influer à terme sur le travail des personnes touchées.
    • L’employeur est tenu d’examiner les éventuelles propositions d’aménagement de poste émises par le médecin du travail. (1)
    • Les visites médicales de préreprise permettent de s’informer sur les dispositifs d’aide au retour au travail.

    (1) Légifrance, Article L1226-8.

    (2) Inserm, 2018.

  • Cours en ligne : la nouvelle école pour tous

    Cours en ligne : la nouvelle école pour tous

    Se perfectionner et obtenir une certification de qualification professionnelle : tels étaient les objectifs de Sandrine en 2017. À 37 ans, cette chef de projet en formation professionnelle fait partie des nombreux Français ayant récemment suivi une formation en ligne. Entre les difficultés du marché de l’emploi et les mutations de chaque secteur d’activité, se former tout au long de sa vie est important pour maintenir son niveau d’employabilité. La transition numérique n’ayant pas échappé au secteur de la formation, une simple connexion Internet permet aujourd’hui d’acquérir de nouvelles compétences.

    1 Formation en ligne : un marché en pleine effervescence

    L’essor des smartphones, tablettes, mais aussi de la vidéo en ligne a largement profité au développement des formations sur Internet. Résultat, le secteur qui représentait 32 milliards d’euros en France en 2017 (et 87,2 milliards d’euros dans le monde) (1) est aujourd’hui en pleine effervescence. Une aubaine pour les salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs non salariés et étudiants, entre autres, qui ont ainsi la possibilité d’acquérir facilement de nouvelles connaissances, sans pour autant avoir à bouleverser leur emploi du temps.

    Un critère qui a été décisif pour Sandrine, la trentenaire, qui a pris ses fonctions sans avoir jamais eu de formation dans son domaine, souhaitait se perfectionner et obtenir une certification correspondant à son métier qu’elle a appris sur le tas.

    « Le choix d’une formation en ligne a été évident pour moi. Non seulement parce qu’il s’agissait d’un perfectionnement de connaissances, mais aussi et surtout parce que je ne pouvais pas me permettre de m’absenter des jours entiers de mon poste », explique-t-elle. Et d’ajouter : « La flexibilité des horaires m’a permis de m’aménager des plages de travail selon mes disponibilités. »

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    À savoir

    Depuis le 1er janvier 2019, le Compte personnel de formation (CPF) de transition professionnelle remplace l’ancien congé individuel de formation (CIF). Il permet aux salariés souhaitant changer de métier ou de secteur d’activité de financer des formations certifiantes en lien avec leur projet. Il leur permet donc d’acquérir des compétences et des connaissances dans un domaine différent que leur emploi.**

    2 6 méthodes d’e-learning à la loupe

    Et si Sandrine s’est orientée vers un SPOC (Small Private Online Course), les formations en ligne se déclinent sous différentes formes.

    SPOC (Small Private Online Course ou petit cours privé en ligne, en français)

    Il s’agit d’une formation interactive en ligne privée et payante dont le nombre de participants est limité, et dont les critères d’accès varient selon chaque SPOC. Principalement destiné aux étudiants et/ou formation en reconversion, le SPOC a l’avantage d’être immédiatement certifiant.

    Le MOOC (Massive Online Open Course ou cours en ligne ouvert et massif, en français)

    C’est le format le plus populaire actuellement, avec plus de 10 000 cours disponibles (2). Environ 350 MOOC, soit près d’un par jour, sont diffusés en France chaque année(2). Ouvert à tous les âges et profils, le MOOC désigne une formation en ligne pour laquelle le nombre de participants n’est pas limité. À noter que, pour l’heure, un MOOC ne permet pas d’obtenir un diplôme.

    Le blended learning (apprentissage mixte, en français)

    C’est une formation mixte qui combine à la fois les méthodes d’apprentissage classique (c’est-à-dire en présentiel) et les cours en ligne. Payant, le blended learning est par ailleurs une formation certifiante.

    Le social learning (apprentissage social, en français)

    C’est une technique transversale qui met les interactions et la collaboration au centre de la formation. Dans le cadre du social learning, chaque participant partage ses connaissances et son expérience sur le sujet, devenant à la fois apprenant et formateur. Ce format, qui n’est pas diplômant, est généralement mis en place par l’entreprise elle-même et concerne les collaborateurs d’une même structure.

    Le mobile learning (apprentissage mobile)

    C’est, comme son nom l’indique, une méthode d’apprentissage basée sur le mobile. Ce système permet d’avoir très facilement accès à sa formation et ce, de n’importe où et à n’importe quel moment de la journée. Texte, message, image, vidéo ou jeux : le mobile learning combine tous les formats que permettent les smartphones. Il permet, contre une poignée d’euros, d’acquérir des connaissances sur des thématiques variées (langues, comptabilité, création d’entreprise, etc.), sans être diplômant pour autant.

    L’adaptive learning (apprentissage adaptatif)

    C’est l’une des plus récentes techniques d’e-learning. Le concept : redéfinir le profil du participant grâce à l’intelligence artificielle et adapter la formation en temps réel afin de maintenir son intérêt et prévenir le décrochage. Destiné à l’origine aux étudiants afin d’enrichir et compléter les connaissances en cours d’acquisition, ce format d’apprentissage commence à se propager aux MOOCs.

    À savoir

    Avant de vous lancer, veillez bien à vérifier la fiabilité de la formation proposée. N’hésitez pas à appeler pour avoir toutes les informations nécessaires : Quelles sont les conditions pour y accéder ? Est-ce un diplôme reconnu par l’État ? Quel financement possible ? Les retours d’expérience d’autres utilisateurs pourront également vous aiguiller avant de vous inscrire.

    3 Motivation et organisation : les clés de la réussite

    Mais bien qu’elles multiplient les bons points, les formations en ligne ont aussi leurs limites. Le taux d’abandon en est la principale. Ainsi, près d’un apprenant sur deux (3) n’irait pas au bout de sa formation, surtout s’il n’est pas accompagné.

    « La réputation des formations en ligne est qu’il y a un fort taux de décrochage des stagiaires, confirme Sandrine. J’ai réussi à aller jusqu’au bout parce que j’étais extrêmement motivée par l’obtention de ma certification. Mais me dégager du temps et ne pas laisser le quotidien prendre le dessus a malgré tout été très compliqué. L’avantage du SPOC, c’est que l’on est bien encadré : des réunions en ligne hebdomadaires sont programmées pour les stagiaires qui le souhaitent, un forum de questions est disponible. Même si je n’ai jamais rencontré physiquement ni les autres stagiaires ni le responsable de la formation, je ne me suis jamais sentie seule face à mon écran », se souvient-elle.

    Finalement, sa motivation et son organisation ont permis à la jeune femme d’achever sa formation en gestion de projet en trois mois.

    « Chaque semaine, des quiz et des exercices devaient être réalisés et transmis au responsable de la formation. J’y ai consacré quatre à six heures hebdomadaires, auxquelles il faut ajouter le contrôle de connaissances de deux heures permettant d’obtenir la certification. »

    Deux ans après avoir pris cette initiative, elle ne regrette aucunement son choix. Mieux, elle le recommande et n’exclut pas l’idée de renouveler l’expérience quand le besoin s’en fera sentir.

    L’Essentiel de l’article

    • La formation en ligne est idéale pour se former dans de très nombreux domaines, tout en organisant son emploi du temps selon ses disponibilités.
    • Il existe différents formats de formation en ligne : MOOC, SPOC, blended learning, social learning, etc.
    • L’important taux de décrochage est le principal point faible des formations en ligne.

    (1) Blogemploi, « Le boom des formations en ligne : un plus pour l’emploi », 2017.
    (2) Xerfi, « Le marché des MOOCs et du e-learning », 2017
    (3) Enquête ISFT, « Les chiffres 2017 du digital learning ».

    * Offre soumise à conditions.
    ** Source : ministère du Travail, « Projet de transition professionnelle », 2019.

  • L’apprentissage : la bonne voie pour décrocher un job dans l’artisanat

    L’apprentissage : la bonne voie pour décrocher un job dans l’artisanat

    1 L’apprentissage : la porte d’entrée pour trouver un emploi

    Seuls 400 000 jeunes choisissent la voie de l’apprentissage chaque année, soit seulement 7 % des 16-25 ans. Pourtant, cette filière permet à 70 % des apprentis de trouver un emploi dans les sept mois suivant la fin de la formation, selon le ministère de l’Éducation nationale (1). C’est une porte d’entrée vers 250 métiers et certains secteurs de l’artisanat (boulangerie, pâtisserie, BTP, automobile ou encore les activités de l’alimentation) sont particulièrement accessibles à l’apprentissage. D’ailleurs, l’artisanat s’impose comme le premier employeur d’apprentis en France. Contrairement aux préjugés, cette formation prépare à tout type de diplôme, en passant du CAP au Master 2.

    Les différents types de formation en apprentissage

    • Les diplômes de l’enseignement secondaire : certificat d’aptitude professionnelle (CAP), baccalauréat professionnel, brevet professionnel, mention complémentaire, brevet des métiers d’art.
    • Les diplômes de l’enseignement supérieur : brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme universitaire de technologie (DUT), licences et masters professionnels, diplômes d’ingénieur, école de commerce.

    Le saviez-vous ?

    Les jeunes engagés dans un contrat d’apprentissage et âgés d’au moins de 18 ans peuvent bénéficier d’une aide de 500 euros pour passer leur permis de conduire. Pour en savoir plus sur les modalités, consultez le site du ministère du Travail.

    2 Une nouvelle loi pour encourager les futurs apprentis

    Rendre plus attractif l’apprentissage auprès des jeunes, c’est l’une des vocations de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », promulguée le 5 septembre 2018.

    Notre objectif est de changer l’image de l’apprentissage et de le transformer en profondeur, de changer d’échelle et d’en faire une voie d’excellence et de réussite pour tous les jeunes.

    Muriel Pénicaud, ministre du Travail

    Parmi les nouveautés, l’âge maximum pour entrer en apprentissage est de 30 ans (29 ans révolus). Et une nouvelle grille de rémunération pour les apprentis de 16 à 20 ans a été votée : ils gagnent dorénavant environ 30 euros brut de plus par mois et leurs aînés ne pourront plus être rémunérés en dessous du Smic. Autre changement : il est possible de débuter un cycle de formation en apprentissage sans contrat, dans un CFA, dans la limite de trois mois. L’intéressé obtient le statut de stagiaire de la formation professionnelle. Un bon moyen de tester le métier avant de s’engager sur la durée.

    Bon à savoir

    Le temps de travail des jeunes apprentis ne peut excéder 8 heures par jour et 35 heures par semaine. Avec la nouvelle réglementation, cette durée peut être portée à 10 heures par jour et dans la limite de 40 heures par semaine dans certaines circonstances. Mais ces heures devront donner lieu à des périodes de repos compensateur équivalent (2).

    3 L’apprentissage, tout sauf une voie de garage

    C’est le message d’une campagne destinée à donner un coup de peps à l’apprentissage, en déconstruisant les clichés. Lancée par le ministère du Travail, #Démarretastory est une campagne « faite par les apprentis, pour les apprentis ». Des jeunes en apprentissage sont invités à raconter leur parcours et à démontrer que l’apprentissage peut être un atout dans de nombreux métiers. Parrain de la campagne, le chef étoilé Thierry Marx y raconte sa success story. Parmi les témoignages liés à la campagne, celui du chef cuisinier de l’Élysée, Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France (MOF) et ancien apprenti ou encore celui de Vincent Thiébaut, ex-apprenti, aujourd’hui député.

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    Deux contrats d’alternance sont possibles :

    • Le contrat de professionnalisation (effectué en formation continue). Il est ouvert aux 16-25 ans révolus, ainsi qu’aux demandeurs d’emploi ayant plus de 26 ans, mais également aux bénéficiaires de la prime d’activité, de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou d’un contrat unique d’insertion (CUI). La formation doit durer au minimum 150 heures sur 12 mois.
    • Le contrat d’apprentissage (qui relève de la formation initiale), quant à lui, s’adresse aux 16-29 ans. La formation doit représenter au moins 400 heures au cours de l’année.

    Les deux contrats mêlent cours théoriques et formation pratique
    en entreprise (3).

    L’Essentiel de l’article

    • 70 % des apprentis trouvent un emploi sept mois après leur formation (1).
    • L’artisanat permet d’accéder à 250 métiers dans 4 secteurs : alimentation, bâtiment, production, services.
    • La loi du 5 septembre 2018 facilite l’accès à l’apprentissage.

    (1) Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, « L’insertion des apprentis est marquée par la formation et par la conjoncture économique », 2018.
    (2) Légifrance, Article L. 6221.
    (3) Service Public Pro, « Contrat de professionnalisation et apprentissage : quelles différences ? », 2019.

  • La transmission-reprise : une solution idéale pour les futurs artisans

    La transmission-reprise : une solution idéale pour les futurs artisans

    1 Trouver un cédant d’entreprise

    Vous avez envie d’entreprendre et vous envisagez la voie de l’artisanat ? La reprise d’une entreprise existante représente une belle opportunité pour démarrer. Pour trouver un cédant, plusieurs solutions s’offrent à vous. Commencez par contacter votre entourage et votre réseau. Interrogez vos proches, évoquez votre intérêt pour une éventuelle reprise dans votre quartier. Le bouche-à-oreille est souvent précieux dans ce type de recherches. Si vous savez dans quelle branche d’artisanat vous souhaitez exercer, consultez les revues spécialisées qui publient régulièrement des annonces de cédants, comme la bourse de la transmission de la BPI (Banque publique d’investissement) qui recense près de 58 000 annonces de cession dans toute la France, le site de Pôle Emploi dédié aux reprises d’activités ou encore le portail des Chambres de métiers et de l’artisanat.

    31 %

    des entreprises artisanales sont issues d’une transmission-reprise (1).

    2 Se faire accompagner

    Se lancer dans l’entrepreneuriat est une décision importante qui nécessite une bonne préparation. Cela passe par la construction d’un business model solide. Les Chambres de métiers et de l’artisanat assistent gratuitement les candidats à la reprise dans ces différentes étapes. Chaque année, elles accompagnent la cession des entreprises artisanales et se mettent au service des candidats repreneurs pour les aider à formaliser leur projet. Grâce à leur réseau de partenaires (notaires, experts-comptables, avocats, banques), elles sont un vrai soutien pour les repreneurs. Ne négligez pas cette aide précieuse. Certains organismes et syndicats professionnels ou sectoriels (Confédération de l’artisanat du et des petites entreprises du bâtiment, Fédération Nationale de l’Habillement, etc.) peuvent aussi vous proposer des services d’accompagnement gratuits.

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    L’ACRE, une aide précieuse à la reprise d’entreprise

    L’aide au créateur ou au repreneur d’entreprise présente de vrais avantages ! Elle permet une exonération totale des cotisations sociales lorsque les revenus sont inférieurs à 30 393 € par an et dégressive lorsque les revenus sont compris entre 30 393 € et 40 524 € par an. Mais cette aide donne aussi droit au NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise). Ce dispositif permet d’être accompagné pendant 3 ans dans le montage et le financement du projet. Pour l’obtenir, il faut contacter un organisme d’accompagnement conventionné par l’État en passant par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) de votre région.

    3 Un savoir-faire précieux transmis par le cédant

    Si le cédant est d’accord, il est possible qu’il vous accompagne dans vos nouvelles fonctions pendant une période déterminée. Cela vous laissera le temps de bien comprendre le fonctionnement de l’entreprise et les relations avec les clients. Dans ce cas de figure, le mode d’accompagnement choisi (statut du cédant, durée d’accompagnement, mode de rémunération…) devra être indiqué dans l’acte de cession. Plusieurs formules sont possibles : le cédant peut devenir salarié de son ex-entreprise. Il peut agir en tant que conseiller du nouveau dirigeant et facturer ainsi ses prestations à l’heure ou au forfait ou encore devenir micro-entrepreneur, associé unique d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou gérant de société à responsabilité limitée et proposer ses services via une convention de tutorat. Cet accompagnement peut s’étaler entre 2 et 12 mois et être gratuit ou rémunéré. Il est possible de prolonger cette période par un avenant, pour une durée d’un an maximum.

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    L’Essentiel de l’article

    • L’État a mis en place l’ACRE, une aide au créateur ou au repreneur d’entreprise.
    • 31 % des entreprises artisanales sont issues d’une transmission-reprise (1).
    • De nombreux sites Internet (BPI, Pôle Emploi, Chambres des métiers) publient des offres de reprise.
    • Dans le cadre d’une transmission-reprise, il est possible d’être accompagné par le cédant pendant une période déterminée.

    (1) Source : Sénat, Rapport d’information, 2017

  • De commercial à boulanger : la trajectoire de Jean-François Bandet

    De commercial à boulanger : la trajectoire de Jean-François Bandet

    1 Comment êtes-vous devenu boulanger à 40 ans ?

    Dans la vie, j’aime les nouveaux défis. J’ai eu plusieurs vies professionnelles. Après avoir travaillé dix ans comme commercial dans de grandes entreprises comme IBM, j’ai ressenti un besoin de changement. Avec un ancien collègue, on a décidé de créer une marque de vêtements de sport de combat. Huit ans après, la marque se portait bien et j’ai eu envie de vivre une nouvelle aventure. J’ai cédé mes parts à mon associé et j’ai cherché dans quoi je pourrais me lancer. J’ai toujours aimé la gastronomie. Le secteur de la boulangerie évoluait à vitesse grand V en France. Il était possible d’innover, de proposer des produits faits maison de qualité, de transformer sa boutique en espace à vivre. Ça a été mon envie.

    9 Français sur 10

    ont envie de changer de vie et 28 % ont franchi le pas de la reconversion (dont 33 % de cadres). (1)

    2 Quelle formation avez-vous suivie pour cette reconversion ?

    En 2015, j’ai candidaté dans les meilleures écoles de pâtisserie parisiennes. Après avoir été sur liste d’attente, l’école Ferrandi, très cotée, m’a accepté en CAP adulte. C’est une formation qui avoisine les 7 000 euros. Seule condition pour être pris : la motivation ! Les cours théoriques ont commencé en septembre et ont duré cinq mois. Après ça, j’ai effectué deux stages, le premier dans une boulangerie appartenant à une chaîne, le second dans une boulangerie indépendante réputée.

    3 Ça fait quoi de se retrouver en formation à 40 ans ?

    Ça rajeunit ! On se fait de nouveaux copains, on apprend. Mais côté formation, il faut mettre son ego de côté. Quand on a dirigé une entreprise, ce n’est pas toujours évident de recevoir des ordres d’un manager de 20 ans. Parfois, je me levais à 4 h du matin pour chercher de l’eau et pétrir de la farine. Mais j’ai joué le jeu. Mon précédent parcours ne comptait plus. Il fallait accepter de repartir du bas de l’échelle pour atteindre mon nouvel objectif.

    5 Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

    J’ai monté Bo&Mie, ma propre boulangerie située dans le IIe arrondissement de Paris. J’ai embauché pour commencer, une jeune femme, rencontrée à l’école Ferrandi mais aujourd’hui, nous montons une deuxième boulangerie dans le IIIe arrondissement, à laquelle elle sera associée. C’est une belle aventure !

    6 En quoi votre expérience passée vous aide dans votre métier actuel ?

    J’évolue dans un univers très différent de ce que je connaissais. Mais mon expérience en tant que cadre commercial et de dirigeant d’entreprise m’aide à définir la bonne politique de prix, à analyser la concurrence, et à gérer les équipes au quotidien. À l’heure actuelle, nous sommes 20 mais l’effectif va augmenter !

    7 Le métier de boulanger est-il compatible avec une vie de famille ?

    J’y veille ! Au début, ça a été difficile car au moment de l’ouverture en 2016, ma femme donnait naissance à des jumeaux. Il a fallu tenir le choc ! Les horaires ne sont pas simples : je commence souvent à 7 ou 8 h du matin et je finis à 20 h 30. Mais j’essaie de travailler 6 jours sur 7 et de m’accorder du temps libre pour profiter de ma famille.

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    Source :

    (1) Nouvelle vie professionnelle, Étude « Les Français et la reconversion professionnelle », 2017

    L’Essentiel de l’article

    • On peut se reconvertir à tout âge.
    • Il existe de nombreux CAP pour adultes.
    • Pour apprendre un nouveau métier, il faut accepter de repartir de zéro.
    • Près d’un tiers des Français a déjà franchi le cap de reconversion (1).
  • Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    1 Quel séjour pour votre ado ?

    Il existe de nombreux types de séjours linguistiques : à vous de trouver la formule qui conviendra à votre ado en fonction de ses objectifs et de ses préférences. Les séjours sont en effet variables, notamment en durée, en mode d’hébergement (en famille ou en internat) et dans les modalités (avec ou sans échange). Tout est possible ou presque, à tous les prix : quelques centaines d’euros dans le cadre d’un échange entre collèges à plusieurs milliers d’euros pour un séjour « sur mesure » proposé par un organisme privé.

    Renseignez-vous dans un premier temps auprès de l’établissement de votre enfant : des programmes d’échanges linguistiques sont peut-être organisés. Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers le DAREIC (délégué académique aux relations européennes et internationales) de votre académie, en charge de la coordination des programmes linguistiques.

    Quelques recommandations avant de se lancer

    Laisser partir son enfant nécessite d’avoir discuté au préalable pour s’assurer que les choix de programmes sont les bons : la durée est-elle adaptée à l’âge de l’enfant et sa capacité à supporter l’éloignement ? Est-il assez mûr pour être immergé dans une famille inconnue ou l’internat est-il plus adapté ? En cas d’échange, est-il prêt à accueillir à son tour un autre enfant ? Bien se préparer, c’est mettre toutes les chances de réussite de son côté !

    2 Partir en Allemagne

    Le programme Brigitte-Sauzay

    Géré par l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse), le programme Brigitte-Sauzay s’adresse aux élèves de la 4e à la 1re. Le principe ? Un échange franco-allemand de deux fois trois mois : votre enfant passe trois mois en Allemagne dans la famille de l’élève allemand et est scolarisé dans son collège pendant au moins six semaines. C’est ensuite à vous d’accueillir le correspondant allemand chez vous ! Chaque famille accueille le correspondant durant son séjour comme un membre à part entière de la famille, en veillant à sa bonne intégration au sein de la famille.

    L’OFAJ encadre l’échange grâce à un document nommé « dossier d’échange », rempli et signé par les familles et l’établissement scolaire.

    Une subvention forfaitaire pour frais de voyage peut être accordée par l’OFAJ. La demande doit être effectuée en ligne, au plus tard un mois avant le départ.

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    Bon à savoir

    La recherche du correspondant est à la charge de l’élève qui initie l’échange. Il peut pour cela consulter les petites annonces du site de l’OFAJ.
     

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : au moins 1 mois avant le départ.
    • Bourse : l’OFAJ peut dans certains cas accorder un soutien financier pour couvrir les frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Pensez à l’autonomie financière de votre ado !

    Pour que votre enfant puisse être autonome financièrement durant son séjour linguistique, pensez à souscrire une carte bancaire pour mineur ou une carte prépayée.

    Le programme Voltaire

    Destinés aux élèves de 3e et 2nde, le programme Voltaire, également géré par l’OFAJ, permet de passer six mois en Allemagne. L’échange a lieu de mars à août pour les élèves français et de septembre à février pour les élèves allemands.

    Les organisateurs du programme se chargent de trouver une famille partenaire au participant. Les élèves Voltaire sont scolarisés dans les établissements de leurs partenaires. Pendant tout l’échange, Français et Allemands sont encadrés, dans chaque établissement, par un professeur tuteur chargé de veiller au bon déroulement de leur scolarité et de leur séjour. Ils sont également parrainés par un ancien participant.

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : fin octobre, début novembre pour un départ en mars de l’année suivante.
    • Bourse : 10 euros par semaine et un forfait pour frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Et aussi…

    L’OFAJ propose de nombreuses formules d’échanges franco-allemands, mais aussi des cours de langues binationaux ou des échanges dans des tiers lieux (votre ado ne sera pas hébergé dans une famille d’accueil, mais dans une autre structure d’accueil, comme une auberge de jeunesse par exemple). Le tout est à découvrir sur le site.

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    3 Partir au Royaume-Uni

    Pour s’envoler pour le Royaume-Uni, il faut d’abord demander à l’école de votre ado et à votre mairie s’ils ont des programmes d’échanges ou des partenariats avec des écoles anglaises. Si ce n’est pas le cas, des plateformes web de mise en relation des familles pour des échanges linguistiques existent. Vous pouvez également passer par des associations spécialisées ou par des organismes spécialisés privés dans la recherche de familles d’accueil.

    Gardez votre ado au bout du fil !

    Si votre ado part pour l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne ou un autre pays de l’Espace Économique Européen(1), son forfait téléphonique français vous permettra de le joindre, sans que vos appels ou vos SMS ne soient surfacturés(2).

    4 Partir en Espagne… Ou ailleurs

    Erasmus+ scolaire

    Erasmus+ est un programme européen qui œuvre pour l’éducation, la formation et le sport, notamment via les échanges pour les élèves et les étudiants. Mis en place dans la plupart des universités mais aussi dans de nombreux collèges et lycées, les échanges Erasmus+ scolaires permettent à des classes ou des groupes d’élèves de travailler sur un projet commun et de séjourner dans le pays entre trois jours et deux mois. Toujours dans le cadre d’Erasmus+, les lycéens peuvent aussi partir à titre individuel dans le lycée d’un autre pays, pour une durée de deux à 12 mois.

    Pour accéder aux échanges Erasmus+, il faut que l’établissement de votre enfant ait noué un partenariat avec un collège ou un lycée du pays où il souhaite séjourner.

    Les partenariats Erasmus+ enseignement scolaire favorisent la mobilité des élèves dans le cadre de séjours scolaires. Il s’agit de mobilités courtes sous forme d’échanges de classes d’élèves pour une durée inférieure à deux mois ou de mobilités de longue durée (de 61 jours à 12 mois) pour les élèves de 14 ans et plus. Les coûts liés aux activités de mobilités (frais de voyage et d’hébergement, frais de préparation linguistiques) sont pris en charge par le programme Erasmus+ enseignement scolaire.

    Doit-on souscrire à une assurance particulière ?

    Outre la carte européenne d’assurance maladie, à demander à votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), les familles sont invitées à contacter leur compagnie d’assurance afin de connaître la couverture à l’étranger de leur enfant en cas de maladie ou d’accident, mais aussi pour s’assurer que son assurance responsabilité civile est bien valable à l’étranger.
     

    Carnet d’adresses pour vous y retrouver…

    • OFAJ ;
    • British Council ;
    • Euroguidance : réseau européen pour la mobilité en Europe, soutenu par l’Union européenne ;
    • L’agence Erasmus+ : tout savoir sur ce programme global d’échange européen pour les jeunes collégiens, lycéens et étudiants ;
    • Eduscol : liste des programmes et des bourses de mobilité européenne destinés aux élèves des collèges et lycées.

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous d’abord auprès de l’établissement scolaire de votre enfant : il fait peut-être partie d’un programme d’échange.
    • Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers votre académie de rattachement.
    • Il existe des programmes Erasmus+ pour les collèges et lycées.

    (1) L’Espace Économique Européen (EEE) comprend les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Norvège, Islande et Liechtenstein.

    (2) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Téléphonique mobile : quels frais à l’étranger », 2019.

  • Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    1 Le congé de présence parentale

    Comment concilier vie professionnelle et vie privée lorsque vous êtes parent d’un enfant souffrant d’un handicap ? L’aménagement du temps de travail peut vous permettre de relever ce défi.

    Vous êtes salarié du secteur privé, de la fonction publique (après une année d’ancienneté) ou chômeur rémunéré ? Saviez-vous que vous pouvez demander à votre employeur (qui ne peut pas refuser) de prendre un congé de présence parentale pour s’occuper de votre enfant à charge de moins de 20 ans atteint d’une maladie grave, d’un handicap ou victime d’un accident.

    Vous devez faire votre demande de congé de présence parentale directement auprès de votre employeur, au minimum 15 jours avant la date de début du congé. Cette demande doit s’effectuer par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge (signée à la date de la remise). Vous devez également justifier votre demande de congé par un certificat médical qui atteste de l’état de santé de votre enfant et de la nécessité de votre présence à ses côtés.

    Vous disposez alors d’une réserve de 310 jours ouvrés de congés (par enfant et par maladie, accident ou handicap), que vous utilisez en fonction de vos besoins dans la limite de trois ans maximum. Sachez toutefois que les jours ne peuvent pas être fractionnés en demi-journées.

    Concrètement, pendant la durée de votre congé, vous ne percevez pas votre salaire : votre contrat de travail est suspendu. Afin de compenser cette perte de revenus et de subvenir à vos besoins, vous pouvez bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) à demander auprès de votre CAF.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    La Macif s’engage auprès des aidants. Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr !

    Loi du 8 mars 2019 : ce qui change

    La loi du 8 mars 2019 renforce la prise en charge des cancers pédiatriques par la recherche, le soutien aux aidants familiaux, la formation professionnelle et le droit à l’oubli :

    • la durée du congé de présence parentale est désormais prise en compte en totalité (et non pour moitié) pour le calcul de droit à l’ancienneté dans l’entreprise. C’est-à-dire que si vous prenez 22 jours de congés dans le mois, ils seront comptabilisés dans le calcul de votre ancienneté ;
    • le certificat médical détaillé qui doit préciser la durée prévisible du traitement peut aller jusqu’à 1 an (au lieu de six mois auparavant) ;
    • au-delà de trois ans, le droit à l’AJPP peut être ouvert en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l’enfant nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants ;
    • la Caisse d’allocations familiales (CAF) est tenue d’informer le bénéficiaire de l’AJPP des modalités de demande de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    2 L’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

    Si vous arrêtez ponctuellement votre activité professionnelle (salarié du secteur privé ou agent du secteur public) ou votre recherche d’emploi (chômeur indemnisé) pour vous occuper de votre enfant gravement malade, accidenté ou en situation de handicap, vous pouvez percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

    Elle est versée par la CAF dans la limite de 22 jours par mois. Le montant de l’allocation journalière de présence parentale est de 43,71 euros/jour si vous êtes en couple et 51,92 euros/jour pour une personne seule. Si les deux parents s’arrêtent, ils peuvent chacun percevoir 43,71 euros/jour. Attention, vous devez faire une nouvelle demande accompagnée d’un nouveau certificat médical tous les six mois. (1)

    Cette aide peut être cumulée avec l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Une aide complémentaire pour frais de garde d’un montant de 111,78 euros peut également vous être versée sous conditions de ressources (26 499 euros pour une personne seule, 35 020 euros pour un couple).

    Bon à savoir

    Ces prestations sociales prévues par la loi ne sont pas considérées comme des rémunérations et sont non imposables. (2)

    Don de jours de repos à un parent d’enfant gravement malade

    Vous avez envie d’être solidaire avec un de vos collègues arrêté pour s’occuper de son enfant gravement malade ou en situation de handicap ? Vous pouvez renoncer en accord avec votre employeur à tout ou partie de vos jours de repos (RTT, congés payés ou jour de récupération non pris) au bénéfice d’un autre salarié pour qu’il passe un peu plus de temps avec son enfant. (3)
     

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Pendant la durée du congé de présence parentale, le contrat de travail est suspendu.
    • Sans contrat, le salarié ne perçoit pas de rémunération. En revanche, il peut bénéficier de l’AJPP : l’allocation journalière de présence parentale.

    (1) CAF, « L’allocation journalière de présence parentale (Ajpp) »
    (2) URSSAF, « Les congés »
    (3) Ministère du Travail, « Les congés et absences pour enfant malade », 2018

  • Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    1 Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir fille au pair ?

    J’ai fait un DUT en communication et je ne me sentais pas prête à m’engager tout de suite dans la vie professionnelle. J’ai donc décidé de faire une année de césure. J’avais l’habitude de faire du baby-sitting, donc partir comme jeune fille au pair était une excellente solution, d’abord pour améliorer mon anglais, mais aussi pour acquérir une expérience à l’étranger, gagner en maturité, découvrir une nouvelle culture… Bref, tous les bénéfices d’un séjour long dans un pays inconnu.

    30 ans

    C’est l’âge maximum pour partir au pair dans la plupart des cas. L’âge minimum est de 18 ans, sauf au Danemark, en Espagne, en Italie et en Norvège où l’on peut partir dès 17 ans (1).

    2 Comment trouver un organisme pour organiser son séjour au pair ?

    J’ai tout simplement cherché sur Internet : il y a beaucoup d’informations et d’organismes. J’ai choisi un peu à l’instinct, mais on peut aussi se référer aux commentaires des internautes et aux différents labels pour choisir.

    Bon à savoir

    Vous envisagez de partir au pair à l’étranger ? L’Ufaap (Union française des agences au pair) répertorie les organismes agréés pour vous permettre d’organiser et de mener votre séjour en toute sécurité et dans des conditions optimales.

    3 Quelles sont les démarches à effectuer pour partir au pair ? Combien de temps à l’avance faut-il préparer son dossier ?

    Je conseille de préparer son voyage six mois avant la date du départ. Pour partir en au pair, il faut justifier d’une vraie expérience de baby-sitting ou d’animation avec des enfants, que ce soit au sein de sa propre famille, avec des voisins, en centre de loisir ou autre. Avec mon organisme, j’ai dû justifier de 200 heures d’expérience avec les enfants ! Le dossier prend du temps car il nécessite de se présenter de façon très détaillée et de faire témoigner des proches ou d’anciens employeurs sur notre façon d’être, notre personnalité, nos rapports avec les enfants… L’organisme veut en savoir un maximum pour pouvoir retenir la candidature et présenter le profil aux familles qui recherchent un jeune au pair. En revanche, on peut avoir un niveau de langue très basique comme c’était mon cas, puisque de nombreux jeunes au pair partent justement pour se perfectionner.

    Vous souhaitez étudier à l’étranger ?

    La Macif vous accompagne pour partir sereinement.

    4 Combien coûte un séjour au pair ?

    Je pense que ça dépend des organismes, pour moi ça a été autour de 400 euros pour les frais de dossier et le visa, plus 330 euros pour le billet d’avion Toulouse-New York.

    5 Comment s’organisait votre quotidien de jeune fille au pair ?

    J’étais dans une famille basée à Manhattan, où je m’occupais de deux petites filles de 5 et 8 ans. Je leur consacrais environ six à sept heures par jour. Mes principales missions étaient l’aide aux devoirs, l’accompagnement à l’école et la garde à domicile. Le reste du temps, je pouvais suivre des cours de langue, et bien sûr visiter New York et la côte est des États-Unis. Je touchais 800 dollars/mois d’argent de poche, soit environ 710 euros, ce qui est plutôt correct lorsqu’on est logé et nourri ! J’avais aussi une bourse donnée par la famille pour financer mes cours de langue, donc je m’y retrouvais.

    Quel salaire pour un jeune au pair ?

    Le jeune au pair n’est pas considéré comme un employé dans l’ensemble des pays. Il ne touche donc pas de salaire à proprement parler. Il est avant tout payé en nature, c’est-à-dire qu’il a droit au gîte et au couvert en contrepartie de sa mission de garde d’enfant (2). À cela s’ajoute de l’argent de poche donné par la famille au jeune au pair dont les montants moyens varient d’un pays à l’autre : autour de 700 euros/mois aux États-Unis, 260 euros/mois en Allemagne, 600 euros/mois en Australie, etc. (3)

    6 Qu’avez-vous retiré de votre expérience d’au pair ?

    Plein de choses ! Personnellement d’abord : on fait beaucoup de rencontres que ce soit avec d’autres au pair ou des étudiants. Je ne me suis jamais sentie seule, même à 6 000 km de ma famille ! Et bien sûr, c’est enrichissant au niveau professionnel : je me suis orientée vers le secteur de la communication culturelle où l’ouverture, les capacités relationnelles et d’adaptation sont très importantes. Et bien sûr, mon nouveau niveau d’anglais est un avantage certain… Je pense aussi que pour un employeur, c’est un bon point de voir qu’on a été capable de partir loin de ses repères, de s’intégrer, de mener à terme un projet. Ça montre qu’on est dégourdi !

    7 Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut partir au pair ?

    Mon conseil serait de prendre le temps de bien choisir sa famille d’accueil. On est souvent pressé de partir alors on a tendance à se « jeter » sur la première proposition. Mais comme on va y passer beaucoup de temps, qu’on va vivre avec cette famille, partager son intimité, ça vaut le coup de bien étudier les dossiers et d’échanger avec les familles pour choisir des personnes avec qui on a vraiment envie d’être. Pour ma part j’ai contacté huit familles avant de faire mon choix ! Une fois sur place, il faut bien sûr s’ouvrir au maximum et mettre tous ses préjugés de côté pour profiter au maximum de l’expérience. L’autre conseil, c’est de garder en tête que ce n’est pas une année de totale liberté et de fête : on est dans une famille avec des règles à respecter et surtout une grande responsabilité vis-à-vis des enfants : il faut être prêt à assumer ce rôle !

    L’Essentiel de l’article

    • Le jeune au pair est intégré au sein d’une famille où il apprend la langue. En échange, il s’occupe des enfants (expérience requise).
    • Il bénéficie d’argent de poche selon un barème moyen établi pour chaque pays.
    • Pour partir au pair, mieux vaut choisir un organisme agréé.

    (1) Service-public.fr
    (2) Service public, « Salarié au pair », 2019.
    (3) Aupairworld.com

  • 3 conseils pour bien anticiper votre retraite

    3 conseils pour bien anticiper votre retraite

    À savoir

    Une demande de retraite se fait directement en ligne désormais, depuis le site de sa caisse de retraite. Pour établir vos droits retraite et en calculer le montant, votre caisse a besoin de plusieurs justificatifs, lesquels varient selon votre situation personnelle (par exemple, vos contrats et certificats de travail, vos éventuels avis de versements d’allocations chômage). Il est donc primordial de conserver ces documents et vos fiches de paie tout au long de votre carrière !

    1 Achetez un bien immobilier

    Devenir propriétaire de sa résidence principale

    Aujourd’hui, le logement compte pour près de 20 % du budget des Français (1). C’est donc un pôle de dépense qui demande beaucoup d’efforts et qui poussent les jeunes actifs à devenir propriétaires. Une judicieuse anticipation qui permet d’arriver à la retraite dans de bonnes conditions, si votre emprunt est remboursé à ce moment-là.

    Bien sûr, vous devrez toujours prévoir des frais d’entretien, ainsi que des impôts locaux à payer.

    31

    C’est l’âge moyen des Français au moment de leur premier achat immobilier.(2)

    L’immobilier locatif, une source de revenus

    Autre solution pour bénéficier de revenus complémentaires une fois à la retraite, ou même pendant votre activité : acheter un bien immobilier et le louer à une tierce personne. Ainsi, en investissant dans la pierre, vous effectuez un achat vraisemblablement durable qui, avec le temps, devrait prendre de la valeur.

    Veillez néanmoins à ce qu’il y ait de la demande de location avant d’acheter un bien « tête baissée ». Il faut donc passer au crible le marché locatif du lieu où vous souhaitez investir.

    Par ailleurs, pensez à choisir un bien dont le loyer permettra de couvrir le remboursement du crédit pris pour l’achat de ce bien, ainsi que les impôts fonciers et autres charges.

    2 Structurez votre épargne grâce à différents produits de retraite

    Le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) (3)

    Ouvrir un Perp quand vous êtes encore en activité vous permet d’épargner spécifiquement pour le jour où vous serez à la retraite. Vous décidez du montant à épargner, et vous pouvez modifier ce montant à tout moment. Veillez à vérifier dans le contrat les montants minima de versements. Vous investissez à long terme : le capital se constitue toute la vie et la rente commence à être versée au moment de votre départ à la retraite, comme un montant régulier qui complétera vos revenus.

    Les fonds peuvent toutefois être débloqués avant votre départ à la retraite pour des cas particuliers tels que le décès de votre conjoint ou en cas de surendettement.

    Le contrat Madelin

    Le contrat Madelin est également une épargne qui constituera une retraite complémentaire. Il est réservé aux indépendants, aux professions libérales et aux commerçants (aux travailleurs non salariés plus précisément). Ce contrat, qui requiert des versements réguliers, permet de se constituer une rente à récupérer une fois la retraite acquise.

    Le Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) (3)

    Le Perco est une épargne retraite mise en place par une entreprise pour ses salariés. Vous avez le choix d’alimenter ou non votre Perco : il n’y a pas d’obligation de versements. Les versements peuvent provenir du salarié, notamment avec les sommes provenant de l’intéressement ou de la participation de l’entreprise, mais aussi de l’employeur. On parle dans ce cas-là d’abondements. Cette épargne s’ajoute donc à vos droits retraite.

    Tout comme le Perp et le contrat Madelin, les sommes épargnées sur votre Perco sont bloquées jusqu’à votre départ à la retraite. Vous pouvez néanmoins débloquer les sommes épargnées en cas de situations exceptionnelles, qui peuvent varier en fonction des contrats.

    Au moment de votre départ à la retraite, vous pouvez retirer les sommes sous forme de capital ou de rente (selon l’accord collectif signé).

    L’assurance-vie (4)

    Autre solution d’épargne pour toucher un capital supplémentaire une fois arrivé à la retraite : l’assurance-vie. Avec ce type de contrat, vous avez la possibilité d’opter pour une sortie en capital ou en rente dès que vous le souhaitez. Contrairement aux idées reçues, votre épargne est disponible en permanence (5). Néanmoins, un contrat d’assurance-vie doit s’apprécier sur le long terme, car votre épargne est fiscalement optimisée au-delà de huit ans.

    62 ans et 5 mois

    C’est l’âge moyen du départ à la retraite des femmes et hommes en France en 2017.*

    3 Investissez dans des produits financiers

    Investir dans des produits financiers, par exemple dans des titres (actions ou obligations) cotés en Bourse, peut représenter une nouvelle source de revenus, qui peut être la bienvenue le jour où vous serez à la retraite.
    Mais attention, sur ces supports, il existe un risque de perte en capital.

    Pour exemple, si vous investissez dans des actions, vous pouvez être doublement rémunéré : à la fois par les plus-values dans les cas où l’action investie est en hausse, mais aussi par les dividendes distribués aux actionnaires par les entreprises, en fonction de leurs bénéfices. Si, au contraire, vous privilégiez l’investissement dans des obligations, un intérêt vous sera versé annuellement.

    Attention toutefois : investir dans des produits financiers demande à bien suivre la Bourse, les marchés, les informations liées aux sociétés dans lesquelles vous investissez et, de manière générale, l’actualité économique. En effet, il existe des risques de pertes financières, si le cours d’une action cotée en Bourse chute, par exemple.

    Vous souhaitez préparer votre retraite ?

    Vous souhaitez souscrire à une assurance-vie ? Faites le bon choix d’épargne en découvrant les contrats d’épargne retraite et assurance-vie de la Macif : Multi Vie et Multi PERP.

    L’Essentiel de l’article

    • Soyez propriétaire d’un bien immobilier.
    • Épargnez votre argent dans un produit de retraite.
    • Investissez dans des produits financiers.

    (1) Insee, « Tableaux de l’économie française », 2018.
    (2) Service Public, « Plan d’épargne retraite populaire (Perp) », 2018.
    (3) Service Public, « Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) », 2018.
    (4) Service Public, « Contrat d’assurance-vie : souscription », 2018.
    (5) Dans les conditions et limites fixées au contrat souscrit.
    BVA, « Les jeunes et le départ du foyer parental », 2017.
    * CNAV, « Âge de départ à la retraite », 2018.

  • Don de RTT et congés : quand la solidarité s’invite dans l’entreprise

    Don de RTT et congés : quand la solidarité s’invite dans l’entreprise

    1 Qu’est-ce que la loi Mathys ?

    Zoom sur le don de RTT

    Offrir du temps à un collègue dont l’enfant souffre d’une grave maladie : c’est ce que permet, en France, la loi Mathys du 9 mai 2014, intégrée dans le Code du travail. Cette dernière autorise en effet le don de jours de RTT, de congés payés et/ou d’heures de récupération entre collaborateurs d’une même entreprise. Concrètement, le dispositif donne à tous les salariés la possibilité de renoncer anonymement et sans aucune contrepartie à tout ou partie de leurs jours de repos non pris (à l’exception des quatre premières semaines de congés payés) afin de les offrir à un collaborateur dont l’enfant est gravement malade, par exemple.
     
    Ce dispositif peut bénéficier au salarié assumant la charge d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un grave accident rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants.

    Dons de RTT : un dispositif élargi aux aidants familiaux

    Les conditions de ce dispositif ont été élargies en février 2018. Désormais, les aidants familiaux peuvent eux aussi profiter du dispositif dès lors qu’ils viennent en aide « de manière régulière et fréquente », à titre « non professionnel » à « un proche en situation de handicap ou à un proche âgé et en perte d’autonomie » (1). Dans ce cadre, le degré de parenté de l’aidé peut aller jusqu’au quatrième degré (frère, sœur, tante, oncle, cousin germain, neveu, nièce, etc.). La personne à charge peut en outre n’avoir aucun lien de parenté avec le bénéficiaire, mais une relation étroite et stable doit avoir été tissée entre les intéressés.

    Dans tous les cas, le bénéficiaire doit fournir à son employeur un certificat médical détaillé, celui-ci précisant notamment qu’une présence soutenue et des soins contraignants sont indispensables au rétablissement de la personne malade. En outre, qu’il s’agisse de donner des jours de congé ou d’en recevoir, l’accord de l’employeur est indispensable. La rémunération, elle, reste inchangée d’un côté comme de l’autre.

    À savoir

    Le salarié qui bénéficie du don de jours de repos conserve sa rémunération pendant son absence. Par ailleurs, toutes les périodes d’absence sont assimilées à une période de travail effectif, ce qui permet de les comptabiliser pour déterminer les droits du salarié liés à l’ancienneté. Le salarié conserve également le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début de sa période d’absence. (1)

    2 Quand une entreprise soutient l’un de ses salariés

    En 2015, le dirigeant de l’agence lilloise DPS & Co a justement permis à ses collaborateurs de venir en aide à l’une de leurs collègues dont la fille devait être hospitalisée pendant plusieurs mois. Pierre Delobel, concepteur-rédacteur senior, fait partie des nombreux salariés à s’être mobilisé.

    Dans quelles circonstances le don de RTT a-t-il été mis en place au sein de votre entreprise ?

    Pierre Delobel : L’une des collaboratrices de l’agence a dû faire face à la maladie de sa fille âgée d’un an. Un cancer venait de lui être diagnostiqué. Nous avons été extrêmement touchés par cette annonce. Notre collègue nous a ensuite expliqué qu’elle allait devoir s’absenter pendant une longue période pour s’occuper de son enfant, quitte à poser des congés sans solde.

    Cette éventualité nous a interpellés. L’un des salariés, qui avait entendu parler de la loi Mathys dans les médias, a émis l’idée d’offrir du temps. L’initiative était lancée.

    Comment vous êtes-vous organisés en interne ?

    Pierre Delobel : Nous nous sommes rapprochés de notre service Ressources humaines et de notre direction afin de nous assurer que nous pouvions véritablement donner des jours de congé, que nous étions dans le cadre de la loi. Non seulement notre direction a immédiatement donné son feu vert, mais elle a également voulu participer à cet élan de solidarité. Elle s’est ainsi engagée à doubler le nombre de jours qui seraient collectés.

    Le service RH a donc envoyé un e-mail à chaque employé, stipulant qu’y répondre nous engageait à donner un jour de congés payés ou de RTT. Notre agence compte 80 salariés à Lille et une trentaine à Paris et nous avons reçu 89 réponses positives. C’est énorme ! Les Ressources humaines se sont ensuite chargées de la logistique.

    Comment ce geste de solidarité a-t-il été accueilli par la principale intéressée ?

    Pierre Delobel : Elle a été très touchée. Elle a appris qu’elle allait bénéficier de 178 jours de congé (soit près de 7,5 mois) par le biais de sa responsable. Elle nous a tout de suite fait parvenir un message de remerciement. Sa petite fille est malheureusement décédée quelques semaines plus tard. Il restait alors 1,5 mois de congé à notre collaboratrice. Elle a pu utiliser ce temps pour se remettre de cette épreuve. Elle a ensuite repris ses fonctions à l’agence, pleine de reconnaissance, avant de la quitter définitivement peu de temps après. Son départ était indispensable à sa reconstruction, mais je suis persuadé que notre geste restera gravé dans sa mémoire. De même, elle aura toujours une place toute particulière dans l’histoire de l’entreprise.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le don de jours de repos entre salariés d’une même entreprise est encadré par le Code du travail.
    • Le dispositif de la loi Mathys du 9 mai 2014 a été élargi par une loi du 13 février 2018.
    • Peuvent bénéficier de ce don les parents d’enfants gravement malades, mais aussi les aidants familiaux.

    (1) Service-Public.fr, « Don de jours de repos à un salarié parent d’enfant gravement malade ou proche aidant », 2018.