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  • L’AREnAM collecte les huiles alimentaires et les recycle en biodiesel

    L’AREnAM collecte les huiles alimentaires et les recycle en biodiesel

    1 Pourquoi collecter les huiles alimentaires usagées ?

    Marie Thomé, fondatrice et présidente de l’association AREnAM. L’association AREnAM (pour le Respect de l’Environnement et l’Aide à la Mobilité) a été créée en 2008 et l’entreprise (1) a démarré son activité de garage solidaire en 2010. C’est une idée qui est venue du constat que j’avais fait, en tant qu’assistante sociale, que l’entretien et la réparation des voitures étaient problématiques pour de nombreux foyers précaires. Cela pose des problèmes de sécurité et de mobilité d’une part, mais aussi des problèmes environnementaux, puisque certains propriétaires de véhicules en sont réduits à faire les réparations, vidanges, etc. dans l’espace public. C’est pourquoi nous nous sommes aussi intéressés dès 2012 à la collecte des huiles alimentaires usagées, car c’est à la fois une façon d’adresser un problème environnemental et de créer du carburant de façon durable. C’était donc tout à fait cohérent avec notre projet !

    1,6 million

    de tonnes de colza ont été produites en France en 2015 à destination de la fabrication de biodiesel. (2)

    2 Où collectez-vous les huiles alimentaires usagées ?

    M. T. : Nous les collectons gratuitement auprès de 150 restaurants des Ardennes et des 14 déchetteries intercommunales du département. Celles-ci sont pour le moment le seul canal par lequel nous touchons les particuliers, à part certains de nos adhérents qui font la démarche volontaire de nous rapporter leurs huiles usagées. Jeter ses huiles directement dans son évier a un coût très important pour la collectivité, en termes de traitement et d’entretien des réseaux d’eaux usées.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient AREnAM pour un carburant bio et propre !

    J’encourage les particuliers à apporter leurs huiles en déchetterie, car les jeter dans les canalisations est très dommageable pour l’environnement.

    3 Avez-vous tout de suite trouvé des « clients » intéressés ?

    M. T. : Avant notre arrivée, le marché était principalement occupé par des entreprises belges, luxembourgeoises et allemandes, qui faisaient payer la collecte. Mais comme nous proposons la collecte gratuite, ils se sont rapidement alignés, en proposant même aux restaurateurs de racheter les huiles… La preuve que c’est une marchandise qui a de la valeur ! Nous avons néanmoins trouvé notre clientèle, grâce notamment au Conseil départemental des Ardennes et à l’ex-Conseil régional de Champagne-Ardenne : nous avons en charge la collecte auprès de l’ensemble des cantines des collèges et lycées publics du département.

    Quand nous avons commencé en avril 2012, nous avons collecté 7 000 litres, et aujourd’hui nous sommes à près de 37 000 litres d’huile ! Et tout ça avec une camionnette et une équipe ultra-motivée et impliquée ! Nous avons actuellement cinq salariés, mais depuis la création de l’entreprise, nous avons formé huit personnes qui ont ensuite trouvé un emploi durable. Car c’est le but aussi d’une entreprise solidaire et sociale : servir de tremplin pour les personnes éloignées de l’emploi.

    – 90 %

    de gaz à effet de serres émis par les biodiesels issus d’huiles alimentaires recyclées par rapport aux carburants fossiles. (3)

    4 Comment se passe ensuite le traitement des huiles pour en faire du biodiesel ?

    M. T. : Nous effectuons un premier travail de filtration en interne, dans un local dédié à cet usage. Jusqu’à l’année dernière, nous revendions des huiles à une grande entreprise spécialisée dans le recyclage, et puis nous avons découvert le projet européen BIOHEC-LIFE via l’entreprise sociale et solidaire Gecco.

    BIOHEC-LIFE est à la fois un programme de collecte des huiles usagées sur les territoires et un procédé biologique de transformation des huiles en biocarburant à l’usage des collectivités. Depuis, c’est à Gecco que nous revendons notre matière première. La transformation prend environ deux semaines en fonction des volumes.

    5 Qui utilise votre biodiesel ?

    M. T. : Le biodiesel est utilisé par des flottes de collectivités, notamment la Ville de Charleville-Mézières (Ardennes) qui a accepté de tenter l’expérience. Avec Gecco, nous avons également établi un partenariat avec La Poste et la ville. Celui-ci va d’ailleurs donner naissance à une station-service de biodiesel implantée directement dans le garage municipal de la ville qui ouvrira fin novembre. Un bel exemple d’économie circulaire en circuit court !

    Malheureusement, les particuliers n’ont pas encore droit à ces biocarburants à base d’huiles alimentaires recyclées, car la loi française l’interdit. C’est un combat que nous allons devoir mener, car pour nous, ce serait une alternative intéressante…

    6 Pensez-vous que ce soit une énergie durable pour l’avenir ?

    M. T. : Bien sûr ! On a tout dans nos poubelles : pas la peine de faire pousser du colza ! L’idée est qu’à terme nous puissions transformer nous-mêmes les huiles en biodiesel. Mais pour cela, nous allons avoir besoin de subventions pour investir dans le matériel nécessaire. Nous nous sommes tournés vers Ardenne Métropole et la Fondation d’entreprise du groupe Macif. La Fondation nous a en l’occurrence déjà soutenu deux fois : au lancement de l’association (7 000 euros), et lorsque nous avons installé une chaudière à huile, avec une subvention de 15 000 euros. Car, il faut le savoir, les huiles usagées peuvent aussi servir à se chauffer, et c’est ce que nous faisons dans le local de 200 m2 consacré à la filtration des huiles. La boucle est bouclée !

    Rouler à l’huile végétale, que dit la loi ?

    Le Code de l’environnement oblige les restaurateurs à recycler leurs huiles alimentaires. Mais dans le même temps, la loi française interdit purement et simplement l’utilisation de l’huile végétale comme carburant pour les particuliers. Concernant le biodiesel issu du traitement des huiles alimentaires recyclées, seules les flottes d’entreprises publiques et collectivités sont, pour le moment, autorisées à les utiliser. En revanche, il est possible, pour les particuliers, de se chauffer aux huiles recyclées. Il suffit pour cela d’acheter une chaudière adaptée ou de remplacer le brûleur de sa chaudière à fuel par un brûleur à huile.

    L’Essentiel de l’article

    • AREnAM gère un garage solidaire et une activité de collecte des huiles alimentaires usagées.
    • Les huiles sont transformées en biodiesel.
    • Le carburant est utilisé par les voitures de La Poste et de la Ville de Charleville-Mézières.
    • Le local de traitement des huiles est chauffé grâce aux huiles collectées.

    (1) Entreprise sociale et solidaire reconnue d’intérêt général depuis 2013.
    (2) Ministère de la Transition écologique et solidaire, Les biocarburants, 2016.
    (3) Ademe, Produire des biocarburants de première génération, 2018
  • Cohabitation bébé / animal de compagnie : ce qu’il faut savoir

    Cohabitation bébé / animal de compagnie : ce qu’il faut savoir

    1 Y a-t-il des risques d’exposition, voire des dangers, par rapport à l’hygiène ?

    Oui et non.

    Oui, parce qu’il existe un risque important de contamination par vos animaux qui peuvent transmettre de nombreuses maladies. Tout d’abord, la maladie de Lyme via les tiques dont peuvent être porteurs les chiens. D’autres maladies parasitaires sont également transmissibles via les déjections (des chiens, des chats, des hamsters…). Veillez donc à ce que le bébé ou l’enfant ne soit pas en contact avec les excréments de l’animal, ni avec sa gamelle. Et, bien sûr, celui-ci doit être très propre, examiné régulièrement et être traité contre les puces, les tiques et autres parasites dont il peut être porteur, c’est la base ! Donc, prudence en cas de séances de câlins.

    Non, parce que si l’on suit bien les règles ci-dessus, les risques d’attraper une maladie sont extrêmement faibles. Quoi qu’il en soit, pour les nourrissons, il est préférable de ne pas laisser l’animal lécher l’enfant. Si vous vous donnez la peine de stériliser ses biberons, ce n’est pas pour laisser votre chien lui barbouiller la figure !

    Enfin, si à l’inverse votre enfant est malade (rhume, conjonctivite, gastro, etc.), évitez les contacts avec l’animal pour limiter tout risque de contagion.

    1 foyer français sur 2 possède au moins un animal de compagnie,

    dont 42 % ont un chien ou un chat. (1)

    2 Est-ce que l’animal peut déclencher des allergies chez mon bébé ?

    Oui, s’il existe un terrain atopique à la base : dans ce cas, mieux vaut éviter les contacts entre l’enfant et l’animal. Au contraire, chez les enfants ne présentant pas particulièrement de risque allergique préalable, des études récentes (2) ont montré que la présence d’un animal avait tendance à faire baisser les risques d’allergies (3) de toutes natures comme les rhinites, l’asthme, l’eczéma et certains troubles digestifs. En effet, il s’avère que le fait de vivre avec des animaux domestiques renforce le système immunitaire des enfants allergiques. En cas de doute, mieux vaut consulter votre médecin.

    3 Puis-je laisser mon chat dormir avec mon bébé ?

    D’une manière générale, ne laissez jamais un bébé ou un petit enfant seul avec un animal, surtout un chien ou un chat, à cause du risque de morsure ou de griffure, même involontaire. Il ne doit pas dormir dans le berceau de l’enfant à cause du risque d’étouffement. Il faut donc éviter à tout prix qu’il ait accès à la chambre de bébé lorsque celui-ci dort.

    Un tiers

    des personnes ayant un chien ont aussi au moins un enfant. (1)

    4 Comment faire pour que mon chien ou mon chat cohabite harmonieusement avec mon bébé ?

    Quitte à vivre sous le même toit, c’est mieux de bien s’entendre ! C’est pourquoi il est conseillé, à l’arrivée d’un bébé (ou d’un animal), de les « présenter » l’un à l’autre, et de provoquer des occasions de contact et de jeu entre eux. Ça aide à créer des liens… Bien sûr, il faut aussi composer avec la personnalité de l’animal (et celle de l’enfant !) : si les relations sont tendues, mieux vaut limiter les interactions et laisser le temps à chacun de s’habituer à l’autre. Il est également important que chacun ait son espace réservé où se retirer pour être tranquille : la chambre pour le bébé, le panier pour le chien ou le chat. Enfin, apprenez le plus tôt possible à votre enfant à bien se comporter avec l’animal, notamment les chiens : apprenez-lui à ne pas être brusque, pour éviter des réactions inattendues. Autant de règles de respect mutuel qui devraient assurer des relations harmonieuses.

    5 Y a-t-il des animaux à éviter lorsqu’on a un bébé ?

    D’une manière générale, les NAC (nouveaux animaux de compagnie) de types furet, serpent, petit rongeur, amphibien, etc., ne sont pas adaptés aux très jeunes enfants car ils doivent être manipulés avec précaution. Ça n’empêche pas d’en posséder, mais ils devront rester en cage ou éloignés du bébé.

    Merci au Docteur Marc Lederer, médecin généraliste, et au Docteur Catherine Laurençon, pédiatre, pour leurs conseils.

    Prenez soin de votre fidèle compagnon !

    Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne laissez jamais votre bébé seul avec un animal.
    • Dépucez et vermifugez vos animaux.
    • Ne laissez pas votre enfant entrer en contact avec les déjections.
    • Les nouveaux animaux de compagnie (NAC) ne sont pas adaptés aux enfants.
    • Des études récentes montrent que la présence d’animaux réduit les risques d’allergie chez l’enfant.

    (1) Étude TNS-Kantar pour FACCO, 2017.
    (2) Revue d’épidémiologie et de santé publique, 2014.
    (3) Inserm, « Allergies : un dérèglement du système immunitaire de plus en plus fréquent ».

     

  • L’auto-école sociale et solidaire La Batoude à Chinon

    L’auto-école sociale et solidaire La Batoude à Chinon

    1 Quel est le lien entre mobilité et insertion ?

    Gaëtan Thareau. En tant qu’élu à la commission Formation Emploi-insertion de la communauté de commune de Chinon, Vienne et Loire (Indre-et-Loire), je m’étais rendu compte que le taux de chômage sur les petits villages excentrés était plus élevé qu’en cœur d’agglomération, à plus forte raison chez les personnes ayant des difficultés de mobilité et d’apprentissage. Ces personnes se retrouvent isolées et ne font plus de démarches vers l’emploi car elles sont exclues de fait. J’ai donc eu le sentiment qu’il fallait agir sur le levier de la mobilité et de l’aide à l’apprentissage de la conduite pour les accompagner sur le chemin de la réinsertion.

    2 Comment avez-vous créé La Batoude, et qui sont vos utilisateurs ?

    G. T. Retraité d’EDF, je n’avais pas de lien particulier avec l’univers de l’auto-école. Par hasard, j’ai rencontré une ex-monitrice qui, elle-même, était en train de monter un projet d’auto-école solidaire. Nous avons donc joint nos forces et nos idées, et c’est ainsi que La Batoude est née.

    Une batoude, c’est un tremplin utilisé par les acrobates pour prendre de l’élan. C’est un clin d’œil vers les personnes en difficulté d’apprentissage à qui s’adresse l’auto-école. Nos utilisateurs nous sont envoyés uniquement par les services d’aide sociale, les missions locales et Pôle emploi. Les profils sont donc très variés : des jeunes qui entrent dans la vie active, des mères isolées, des personnes qui ont eu un retrait de permis, des personnes en recherche d’emploi depuis longtemps, des saisonniers agricoles qui ont besoin de passer le permis pour trouver ou conserver leur emploi, etc.

    3 Qu’est-ce qui différencie La Batoude d’une auto-école ordinaire ?

    G. T. L’idée repose sur deux piliers : d’une part, avoir des cours de code et de conduite adaptés aux difficultés de chaque élève. D’autre part, pratiquer des tarifs sociaux et mobiliser des aides financières permettant un reste à charge le plus faible possible pour eux.

    Les apprenants passent un test écrit qui a pour but de cerner les difficultés de chacun et de permettre l’adaptation des programmes. Notre monitrice a une certification de lutte contre l’illettrisme des adultes, ce qui est évidemment un atout capital. Par exemple, certaines personnes peuvent suivre les cours de code sur ordinateur, mais d’autres auront besoin d’une projection vidéo sonorisée. Quand c’est pertinent, nous privilégions aussi la pédagogie participative, basée sur l’échange en groupe, pour entamer un processus de resocialisation.

    Avec ce système, nous avons un taux de réussite de 70 % ce qui est un bon score ! En à peine plus d’un an d’existence, nous avons 13 codes et 13 permis passés et obtenus à notre actif, dont un sans-faute au code. Nous sommes très fiers !

    57 % de réussite

    C’est le taux médian de réussite au permis de conduire en France en 2017. (2)

    4 Et comment arrivez-vous à pratiquer des tarifs aussi bas ?

    G. T. Chaque élève s’acquitte d’une cotisation de 50 euros/mois comprenant 10 heures de code par semaine, à laquelle s’ajoute le prix des cours de conduite : 45 euros/heure minorés de 10 euros/heure grâce aux dons des fondations dont la Fondation Macif.

    Mais le fait de passer par des prescripteurs sociaux permet de solliciter des aides de l’État, qui sont directement activées par ces prescripteurs pour le bénéficiaire. Comme nous sommes reconnus en tant qu’organisme de formation, ça permet aussi à nos élèves de financer tout ou partie de leur permis sur leur compte personnel de formation. Cumulé à d’autres aides, comme celles venant de la Fondation Macif, ce surplus permet de couvrir le coût des leçons pour qu’au final le reste à charge pour l’élève soit le plus faible possible. Par exemple, une personne qui a des revenus très faibles, qui touche le maximum d’aides et décroche son permis avec seulement 20 heures de conduite, ne paiera au final que 5 euros.

    5 Vous avez donc besoin de ces aides et subventions pour mener à bien votre mission ?

    G. T. En effet, les aides des fondations sont vitales dans notre modèle économique, car elles sont un complément indispensable au subventionnement du coût global du permis de conduire. Nous sommes depuis peu reconnus d’utilité publique, ce qui veut dire que nous sommes aussi éligibles aux dons.

    Au lancement de La Batoude, la Fondation Macif nous avait déjà aidés avec une subvention de 3 000 euros afin d’acheter du matériel et de financer la location longue durée de la voiture utilisée pour les cours de conduite. En bonus, nous proposons aussi à nos bénéficiaires des ateliers formation aux premiers secours ou à la petite mécanique. Grâce à la Macif, nous leur proposons également des ateliers pour apprendre à remplir un constat à l’amiable. Un vrai avantage pour eux !

    L’Essentiel de l’article

    • L’auto-école La Batoude propose des formations adaptées aux publics en difficulté et ayant des difficultés d’apprentissage.
    • Les formations sont financées par des aides publiques, des donations de fondations et le compte personnel de formation.
    • Le reste à charge pour les élèves est très inférieur au coût d’une auto-école classique.

    (1) Insee, Comparateur de territoire, Intercommunalité-Métropole de CC Chinon, Vienne et Loire, 2018
    (2) Sécurité routière, « Examens du permis de conduire : bilan 2017 »
  • Des conseils pour circuler à moto avec son enfant

    Des conseils pour circuler à moto avec son enfant

    1 Les règles de sécurité à respecter

    Vous souhaitez emmener votre enfant sur votre moto ? Pour le conduire à l’école ou au sport, voire pour de plus grands trajets. La loi en matière de transport d’enfant à moto est assez souple.

    Jusqu’à 5 ans, le siège enfant est obligatoire

    L’une des rares précisions de la loi est l’obligation d’installer les enfants de moins de 5 ans dans un siège adapté. Au-delà de 5 ans, la loi est la même pour tous les passagers, quel que soit leur âge : la moto doit disposer de deux sièges ou d’une selle double, et le siège du passager doit posséder une courroie d’attache ou des repose-pieds.
     

    Moto et enfants : les recommandations de la Sécurité routière

    Si le cadre législatif est peu contraignant, la question se pose de savoir à partir de quel âge un enfant peut raisonnablement être transporté. Il est toutefois déconseillé de transporter un enfant de moins de 8 ans à moto ou en scooter (1). Avant leurs 8 ans, les enfants ont moins le sens de l’équilibre et du danger et leur corps est beaucoup plus fragile et sensible aux accélérations et aux freinages. Avant cet âge, le manque de concentration, la perception du danger et le sens de l’équilibre posent problème. De plus, les casques ne sont pas adaptés aux jeunes enfants : le poids peut constituer un danger pour les cervicales d’un enfant.

    La responsabilité vous incombe, et le bon sens doit primer.

    2 L’équipement moto de votre enfant

    Le corps de l’enfant doit être protégé de la tête aux pieds.

    Comme tout motard, votre enfant devra obligatoirement porter des gants et un casque. Ils doivent être adaptés à sa taille et homologués. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un spécialiste qui vous orientera vers les bons modèles. En plus, il est primordial d’avoir un équipement complet : combinaison ou pantalon doté de coques de protection, blouson et bottes montantes. Cela génère forcément des coûts, d’autant plus élevés que votre enfant va grandir très vite, mais il est indispensable de le protéger au mieux.

    Assurance moto

    En cas d’accident ou de vol de votre deux-roues assuré à la Macif, votre casque, vos gants et votre gilet airbag endommagés ou dérobés sont garantis.*

    3 Adaptez votre conduite

    Être accompagné d’un enfant exige d’adapter sa conduite : n’accélérez pas et ne freinez pas brutalement, prenez les virages à vitesse réduite, etc. Dans la mesure du possible, optez pour des itinéraires « confortables », en évitant les routes en mauvais état, et abstenez-vous de circuler par temps de pluie.

    Pendant le trajet, n’oubliez pas de communiquer avec votre enfant régulièrement afin de le maintenir éveillé et vigilant (notamment sur les longs trajets), et de le rassurer. Des pauses doivent être faites plus souvent. Il faut également avoir fait, au préalable, tout un travail de pédagogie sur la moto, la vitesse, les bons réflexes à adopter, etc. Dans tous les cas, ces trajets à moto ne doivent pas être imposés à un enfant : ils doivent être en accord avec son désir de vous accompagner à moto.

    * Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de dix ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top-case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La loi ne fixe pas d’âge minimum pour être passager d’une moto.
    • Les enfants de moins de 5 ans doivent être dans un siège spécial.
    • La Sécurité routière déconseille les déplacements à moto avant 8 ans. (1)
    • L’enfant doit être équipé de la tête aux pieds. Le conducteur doit adapter sa conduite à la présence de l’enfant sur la moto.

    (1) Sécurité routière, « Transporter un passager »
    Légifrance, Code de la route, Article R421-11
  • Objectif zéro déchet, zéro plastique

    Objectif zéro déchet, zéro plastique

    1 À la cuisine : passez-vous de plastique et optez pour le vrac et le lombricompostage

    Avec 5 à 13 millions de tonnes de plastique qui finissent chaque année dans les océans (1), l’urgence de réduire nos déchets est plus que jamais d’actualité. Pour Adeline, bénévole à la Maison du Zéro Déchet, la prise de conscience a eu lieu il y a 5 ans :

    « C’est une décision qui est venue par l’alimentation. Je fais régulièrement mes courses au marché et j’étais choquée par le gâchis de nourriture jetée en fin de marché. J’ai donc commencé à composter mes déchets alimentaires et à faire attention à ce que j’achetais, pour avoir toujours les justes quantités. »

    Achetez vos aliments en vrac

    Pour elle, l’achat en vrac est donc la base, ce qui implique de revoir certaines habitudes de shopping :

    « Acheter en vrac, ça veut dire aussi que je ne fréquente plus les mêmes magasins qu’avant. Même si la grande distribution commence à se mettre à la vente en vrac, ça reste limité. Je fais donc principalement mes courses dans les petites épiceries et les magasins bio ou spécialisés, qui, certes sont parfois un peu plus chers, mais proposent plus de choix. »

    Acheter en vrac nécessite donc d’investir dans des récipients qui remplaceront les emballages des produits alimentaires. Optez pour des bocaux en conserve, avec un joint en silicone, pour préserver vos denrées alimentaires à l’abri de l’humidité, de la poussière ou même des petites bêtes. Le verre est le meilleur contenant car il est durable, facile à nettoyer et non toxique. Pensez à stériliser les bocaux entre chaque utilisation : il suffit de les faire bouillir dans de l’eau. En choisissant des bocaux de verre, vous pourrez voir d’un simple coup d’œil vos aliments et ils apporteront une touche déco à votre cuisine ! Sinon, vous pouvez aussi recycler les pots de confiture…

    Pensez également qu’acheter en vrac, demande un peu d’organisation : vous aurez peut-être besoin d’apporter vos récipients vides (bocaux, sachets…) pour les remplir. La plupart des magasins supermarchés et épiceries bio proposent néanmoins des sachets en papier sur place. Le tout est ensuite payé au kilogramme en caisse.

    J’achète en vrac tout ce qui peut l’être, comme le café, les pâtes, le riz, les céréales, les légumes et fruits secs, les épices…

    Faire un compost facilement !

    La deuxième étape menée par Adeline pour réduire ses déchets a été de mettre en place un compost. Vivant en ville, elle s’est tournée vers une solution de lombricompostage. Le principe est simple : des lombrics (vers de terre) enfermés dans une boîte décomposent les déchets alimentaires tels que les épluchures de fruits et légumes, les coquilles d’œuf, le pain ou encore le marc de café. Ils circulent dans plusieurs tamis empilés les uns sur les autres, pour arriver à un compost directement utilisable. Ces lombricomposteurs peuvent s’acheter tout prêts, mais vous pouvez aussi les fabriquer vous-même !

    « Ça n’a rien de compliqué, mais si on ne sait pas par où commencer, on peut se faire aider », explique Adeline. « Je suis bénévole à La Maison du Zéro Déchet, à Paris, et nous conseillons justement les personnes qui souhaitent se lancer. Beaucoup de gens sont intéressés mais ne savent pas comment faire ou sont un peu rebutés à l’idée d’avoir chez eux une boîte pleine de petits vers. Mais dès qu’on leur montre comment ça marche, ils sont rassurés ! Il y a aussi de plus en plus de blogs consacrés au lombricompostage. »

    458 kg/personne/an

    C’est la quantité de déchets ménagers produits par les Français. (2)

    2 À la salle de bains : exit le jetable

    Côté salle de bains, on peut faire beaucoup avec peu. À commencer par remplacer les produits jetables par leur équivalent durable : mouchoirs en tissu, rasoirs non jetables, oriculi (coton-tige en bois réutilisable), disques démaquillants en coton, couches bébé lavables, « coupe » menstruelle en silicone, brosse à dents à manche réutilisable et/ou en bambou… Il y a aussi les cosmétiques solides (shampoing, dentifrice) qui n’ont pas besoin d’emballage. En fonction de ses besoins, on peut presque toujours trouver des alternatives.

    Autre astuce : fabriquer soi-même savon, lessive et produits d’entretien. La plupart des magasins bio ou spécialisés dans la vente en vrac proposent des kits très simples à utiliser. Avec du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, du citron et de l’huile de coude, vous aurez le nécessaire pour tout nettoyer chez vous. À la clé : moins d’emballages évidemment, mais aussi des produits plus sains et souvent moins chers.

    Vous souhaitez agir pour l’environnement ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    Les vieux conseils – DIY : Faire ses produits ménagers

    Francine et René vous partagent leurs vieux conseils pour vous apprendre à fabriquer soi-même ses produits ménagers pour garder son appartement propre tout en faisant des économies !

    Réduire ses déchets, c’est une démarche globale qui s’installe petit à petit.

    3 Dans la chambre et le salon : troquer, donner, recycler

    Pour tout le reste, il y a deux moyens efficaces de jeter moins : acheter moins, et donner ou recycler plus.

    « J’achète moins de vêtements qu’avant, et je vais plus souvent dans les friperies : ne pas acheter neuf, c’est éviter déjà des déchets », recommande Adeline. « J’ai aussi créé un système de troc qui marche très bien avec mes collègues car on s’est toutes rendu compte qu’on avait beaucoup de choses qu’on ne portait pas. Et tout ce dont je ne me sers plus, je le donne à Emmaüs : vêtements, livres, téléphones… Il y a beaucoup de points de collecte, qui garantissent la réutilisation des produits ou un recyclage optimal. »

    Pour Adeline, tout le monde peut s’y mettre, de façon progressive.

    « L’idée n’est pas de revenir à l’âge de pierre mais d’entamer une démarche globale et progressive : on fait plus attention à ce qu’on achète, où on l’achète, en quelle quantité, etc. Au final, on fait pas mal d’économies parce qu’on achète moins sans avoir l’impression de se priver. À chacun de trouver ses solutions en fonction de ses besoins et de ses contraintes ! »

    La Maison du Zéro Déchet

    La Maison du Zéro Déchet est une association gérée par des bénévoles. Implantée rue Charles-Nodier à Paris, elle propose une partie boutique (kits de fabrication de lessive, bentos, sacs de vrac réutilisables, couches lavables, etc.) et une partie atelier pour apprendre les bons gestes pour réduire ses déchets.

    L’Essentiel de l’article

    • Achetez au maximum vos denrées en vrac et en petite quantité pour limiter le gaspillage.
    • Remplacez les produits d’hygiène jetables par des équivalents réutilisables.
    • Donnez au lieu de jeter, et achetez plus souvent d’occasion.
    • Fabriquez votre propre lessive et passez au lombricompostage.

    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, 2018
    (2) Ademe, Les déchets, édition 2016
  • La location de voiture longue durée, c’est tendance !

    La location de voiture longue durée, c’est tendance !

    1 La LLD en hausse continue depuis 1998

    En vingt ans, la part de marché de la location longue durée pour les voitures a explosé en France : de 27,5 % du total des immatriculations en 2020, elle est aujourd’hui de 30,5 % en 2021(1) ! Le parc de véhicules en LLD s’élève à 1 952 404 pour fin 2020, en hausse de 2,2 % par rapport à 2019 (2) . 

    Si ce succès est majoritairement porté par les entreprises petites et grandes, les particuliers eux aussi choisissent de plus en plus souvent la LLD : au premier trimestre 2021, on comptait 108 787 immatriculations de véhicules particuliers, soit une hausse de 18,7% par rapport à 2020 (3) .

    La location voiture longue durée en chiffres

    La location de voiture longue durée, c’est tendance !

     

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    2 Portrait-robot du client et des services LLD

    51 % des loueurs en LLD sont des femmes, et 49 % des hommes (1). Souple et ne nécessitant pas d’apport financier, la LLD (comme la LOA) est particulièrement populaire chez les jeunes de moins de 35 ans. 31% d’entre eux se révèlent être des jeunes cadres et ont au moins un enfant (4). 

    Côté services, véritables points forts de la formule, l’assistance arrive en tête, présente dans 81 % des contrats, suivie de la maintenance (76 %), des pneumatiques (38%), du véhicule de remplacement (32 %), de l’assurance hors perte financière (25 %) et enfin les perte financière (16 %). La gestion des amendes a également le vent en poupe avec 454 940 de procès-verbaux traités en 2020(1). 

    En parallèle, les moins de 35 ans pensent pour 44% d’entre eux qu’il est préférable de louer plutôt que d’acheter un véhicule pour des raisons environnementales. C’est pourquoi 23% déclarent qu’ils seraient prêts à passer le pas de la location longue durée pour préserver l’environnement.(4)

    3 Le diesel en perte de vitesse

    La tendance montre également une perte de vitesse des immatriculations au diesel. En 2021, 41,09 % des véhicules immatriculés en LLD étaient des diesels, contre 61,84% en 2016, soit une baisse considérable. Quant à l’essence, on voit une légère augmentation de ses parts de marché  : 23,19 % à 27,79 % d’octobre 2020 à octobre 202. La part des véhicules électriques et hybrides augmente également considérablement, passant de 3% en 2018 à 11,45% en 2021.(1)

    * Offre réservée aux sociétaires Macif éligibles et sous réserve d’acceptation par Leaseplan.

    L’Essentiel de l’article

    • En 2021, la part de marché de la LLD est de 30,5 %.
    • 17,8% des véhicules particulier fonctionnaient aux énergies alternatives en 2020
    • Les services les plus prisés sont l’entretien et l’assistance.
    • Les véhicules électriques représentent 11,45 % du parc total de la LLD.

    (1) Le marché de la Location Longue Durée 1er trimestre 2021, Sesamlld, 2021
    (2)Le marché de la Location Longue Durée 2020, Sesamlld, 2020
    (3) La LLD a déjà séduit 1 client sur 4 depuis le début de l’année, Autoinfo, 2021
    (4) La location longue durée, Flotte Automobile, 2021

     

  • Liberty Rider, une appli pour sauver les motards

    Liberty Rider, une appli pour sauver les motards

    1 Motards : des accidents plus graves, dans des lieux plus isolés

    Les deux-roues représentent seulement 2 % du trafic, et pèsent pourtant lourd dans le bilan de la sécurité routière : 21 % des accidents mortels et 42 % des accidents graves. Les deux tiers (66 %) de ces accidents ont lieu en dehors des agglomérations et n’impliquent dans plus d’un tiers des cas aucun autre véhicule. Une part importante des accidents graves de moto survient donc dans des lieux isolés, sans personne pour prévenir les secours (1).

    Ados et deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    J’utilise Liberty Rider car j’emprunte beaucoup de petites routes et en cas d’accident, je peux être seul coincé quelque part. Rassuré de voir que cela fonctionne très bien et qu’en plus, il y a un réel suivi.

    Fabien, motard, 32 ans

    2 La rapidité d’intervention des secours est décisive

    Lorsque l’accident survient, chaque minute compte. Une prise en charge médicalisée dans les 60 minutes qui suivent l’accident réduit la mortalité de 80 % (2) ! Pour les automobiles, les pouvoirs publics ont bien compris la nécessité d’intervention rapide. Depuis le 31 mars 2018, les voitures neuves vendues au sein de l’Union européenne sont obligatoirement équipées d’un dispositif eCall capable de détecter les accidents et de prévenir automatiquement les secours. Malheureusement, aucune disposition similaire n’est prévue pour les motos ou scooters, bien qu’ils soient plus exposés que les automobilistes ! Il existe une solution : l’application pour mobile Liberty Rider.

    3 Une appli qui détecte les accidents en deux-roues et appelle les secours

    Le cœur de l’application Liberty Rider est un algorithme capable de détecter les accidents. Il prend en compte plusieurs paramètres et analyse les événements suivants :  

    • une perte de vitesse ;
    • un choc ;
    • une période d’inactivité.

    La succession de ces trois événements indique un accident, et enclenche une procédure qui permet de prévenir les secours en moins de 5 minutes.

    Une fois l’accident détecté, l’application Liberty Rider lance une procédure qui peut être interrompue à tout moment. Pendant les 2 minutes qui suivent l’accident, l’application émet une alarme, et un écran sur le mobile permet soit de confirmer le besoin de secours, soit d’annuler la procédure si tout va bien. L’algorithme continue d’analyser la situation. Aussi, si la moto reprend son trajet normalement, la procédure s’interrompt également.

    Sans action au bout de 2 minutes, un opérateur Liberty Rider essaie de joindre le motard accidenté. Sans réponse de sa part, les secours sont immédiatement prévenus et reçoivent une localisation précise de l’accident. Ils peuvent ainsi intervenir au plus vite.

    « Lorsque j’ai repris conscience juste après le choc, j’ai attrapé mon portable dans ma poche pour prévenir mes proches de mon accident. À ce moment-là j’ai vu que l’application était en alarme. Dans mon souvenir, j’ai appuyé sur la touche rouge d’appel au 112. Je ne peux pas dire comment ça a été géré ensuite, mais quoi qu’il en soit, les pompiers sont arrivés très rapidement et j’ai été pris en charge. »
    Loïc, motard

    7/10

    C’est la part de motards qui a chuté au moins une fois et près de la moitié a été blessée. (3)

    4 Un bilan très positif

    Deux ans après son lancement en février 2016, l’appli Liberty Rider est utilisée par 200 000 motards en France. Son service d’appel d’urgence fonctionne dans toute la France, outre-mer inclue, et vient d’être étendu à 8 pays européens : le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

    Elle a enregistré 400 accidents à ce jour, permettant 100 interventions des secours. Ce sont 21 vies qui ont déjà été sauvées grâce à elle !

    Vous êtes motard ?

    Pensez à l’assurance moto Macif et bénéficiez de 12 mois offerts à l’application Liberty Rider Premium* !

    Offre soumise à conditions, réservée aux sociétaires titulaires d’un contratdeux-roues à la Macif (hors moins de 50 cm3 et voiturettes).

    L’Essentiel de l’article

    • Les motards représentent près d’un quart des accidents mortels sur la route.
    • Plus les secours interviennent rapidement, plus l’accidenté a de chances de survie.
    • Liberty Rider détecte et géolocalise les accidents et appelle les secours automatiquement.
    • Depuis le lancement en février 2016, 21 vies ont été sauvées grâce à l’application.

    (1) Sécurité routière
    (2) Plus d’information sur le concept de golden hour dans l’intervention des secours : http://enasis.univ-lyon1.fr/clarolinepdfplayerbundle/pdf/57373
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés »
  • Que faire en cas de dégât des eaux ?

    Que faire en cas de dégât des eaux ?

    1 En cas d’urgence, coupez l’arrivée d’eau

    S’il s’agit d’une fuite brusque et abondante, il ne devrait pas être trop difficile d’en trouver l’origine. Quoi qu’il en soit, coupez l’électricité pour éviter tout risque d’électrocution ou de court-circuit pouvant mener à un début d’incendie, ainsi que l’arrivée d’eau générale de votre logement pour limiter les dégâts. Une fois ces premières mesures effectuées, appelez votre assureur.

    Trouvez l’origine de la fuite rapidement, puis épongez au maximum pour éviter que l’eau ne stagne. Si la fuite provient de votre appartement, prévenez immédiatement vos voisins, le syndic ou le gardien. Si l’inondation provient de l’appartement du dessus et que l’occupant est absent, appelez les pompiers qui peuvent forcer une fenêtre ou la porte d’entrée pour intervenir.

    QUI PAYE LA RECHERCHE DE FUITE ?

    Cela dépend de l’endroit d’où provient la fuite d’eau. Si celle-ci se trouve dans les parties communes, c’est la copropriété qui devra supporter le coût de la recherche. Si la fuite se trouve dans les parties privatives, c’est au propriétaire d’en assumer la charge. Enfin, la responsabilité peut incomber au locataire, si ce dernier a mal entretenu ses canalisations, par exemple. Dans tous les cas, prenez contact avec votre assureur qui saura vous indiquer la marche à suivre.

    2 Appelez votre assureur

    Vous avez cinq jours à partir de la constatation du sinistre pour en informer votre assureur par téléphone ou par Internet. En fonction de l’urgence de la situation, il pourra vous envoyer un plombier dans un premier temps, puis, s’il l’estime nécessaire, un expert qui viendra évaluer les dommages. Certains assureurs exigent également une déclaration par voie postale. Si vous êtes locataire et que les dommages sont importants, prévenez également votre propriétaire qui pourra faire jouer son assurance de son côté si nécessaire.

    Une fuite d’eau ?

    Avec l’assurance Habitation Macif, bénéficiez d’une assistance à domicile 24 heures/24 et 7 jours/7.*

    3 Faites intervenir un plombier

    Une infiltration ou une fuite peut parfois mettre des jours, voire des mois à se manifester de façon visible. Une tache sur un mur, un papier peint qui se décolle, des moisissures qui apparaissent dans un placard ou derrière un meuble doivent vous alerter. Si vous constatez en effet une humidité anormale, votre assureur peut, si votre contrat vous le permet, envoyer un plombier pour effectuer une recherche de fuite. Une fois la fuite repérée, il pourra faire les réparations nécessaires dans la foulée ou programmer une seconde intervention si la situation l’exige, néanmoins les frais de réparation de l’origine de la fuite restent toujours à la charge de l’assuré.

    4 Si la fuite implique un voisin, faites un constat à l’amiable

    Votre lave-linge a provoqué une inondation chez le voisin du dessous ou, au contraire, vous êtes victime d’un dégât des eaux venu de l’étage supérieur ? Vous pouvez alors établir un constat à l’amiable de dégât des eaux afin de décrire précisément les faits, de connaître l’identité des personnes impliquées et la nature des dommages, et de faciliter le travail des assureurs – et donc votre indemnisation ! Il se présente presque exactement comme un constat amiable d’accident de la route : chacun remplit sa partie, et le document est signé par les parties qui enverront une copie à leur assureur. S’il est utile, sachez toutefois que ce type de constat n’est pas obligatoire.

    Comment remplir un constat amiable de dégât des eaux ?

    Le constat amiable est découpé en différentes parties.

    Tout d’abord, indiquez la date à laquelle a eu lieu le dégât des eaux, l’adresse du lieu du sinistre, cochez s’il s’agit d’une maison particulière, d’un immeuble en copropriété ou d’un immeuble locatif et notez le nom et l’adresse du syndic ou du gérant.

    Vient ensuite un encadré à remplir par les différentes parties concernées. Chaque partie remplit la colonne le concernant en cochant les cases à hauteur des questions. De cette manière, l’assureur aura toutes les informations nécessaires sur les personnes touchées par le dégât des eaux : noms, adresses, assureurs, dommages, etc.

    Puis, remplissez en commun la partie « Cause du dégât des eaux ». Si vous ignorez quelle est l’origine du dégât des eaux, pensez bien à le mentionner. Sachez que vous pouvez émettre des désaccords dans la case « Observations » en bas de contrat.

    Enfin, n’oubliez pas de signer le constat.

    Trois exemplaires du constat sont à remplir :

    • l’un pour la victime A destinée à son assureur ;
    • l’un pour la victime B destinée à son assureur ;
    • l’un pour le gérant de l’habitation ou le syndic.

    5 Préparez la remise en état du logement

    Une fuite doit être réparée dans les plus brefs délais pour éviter une aggravation des dégâts. Une fois réparée, des travaux seront peut-être nécessaires pour remettre en état votre logement (changement du parquet, peinture d’un mur, etc.). Là encore, votre assureur vous accompagne : il a la possibilité de mandater un expert qui viendra chez vous pour évaluer la nature et le montant des travaux, en vue d’ajuster la prise en charge. Si des objets ont été endommagés par le dégât des eaux, ils seront compris dans le remboursement. Pour être sûr d’être correctement indemnisé, il est donc recommandé de ne rien jeter avant le passage de l’expert, de conserver les factures des biens de valeur (électroménager, électronique, etc.), et de prendre des photos avant/après. Donc avant de procéder à la remise en état de son logement, il est préférable d’attendre le passage de l’expert ou d’obtenir l’accord préalable de l’assureur.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Si la fuite est abondante, trouvez l’arrivée d’eau et coupez-la.
    • Si vous êtes locataire, prévenez votre assureur, votre propriétaire, vos voisins et éventuellement le syndic de votre immeuble.
    • Faites intervenir un plombier.
    • En cas de dommages matériels, attendez la visite de l’expert pour jeter les objets endommagés ou commencer à réparer les dégâts.
  • Qu’est-ce que la location de voiture longue durée ?

    Qu’est-ce que la location de voiture longue durée ?

    1 Un contrat de location services compris

    La LLD, ou location longue durée, est un contrat de location de voiture d’une durée généralement comprise entre 12 et 60 mois. Les loyers (mensualités) incluent l’usage du véhicule, un kilométrage maximum (souvent 15 000 km pour un véhicule essence et 25 000 pour un diesel) ainsi qu’une gamme de services, couvrant généralement l’entretien et l’assurance. À échéance, vous restituez la voiture et vous pouvez choisir d’en louer une nouvelle, tout simplement.

    2 La LLD vous simplifie l’automobile

    Les propriétaires de voiture le savent bien : une fois le véhicule acheté et l’assurance payée, on est loin d’en avoir fini avec les dépenses… Outre le coût incompressible du carburant, l’entretien est un poste de dépenses important, en plus de créer du stress. Mais l’achat a aussi l’inconvénient de voir la valeur de votre bien chuter dès la première année : c’est le phénomène de décote, bien connu des acheteurs de voitures d’occasion.

    Avec la LLD, ces inconvénients disparaissent : vous disposez en permanence d’un véhicule neuf ou récent, et vous profitez de services qui vous libèrent des soucis d’entretien.

    Vous êtes automobiliste ?

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    3 Un budget transparent et maîtrisé

    Les loyers d’une LLD sont fixes sur toute la durée du contrat. Ils couvrent l’assurance, l’entretien et la maintenance (panne, révision, accident…), vous avez donc une visibilité totale sur votre budget au jour le jour et à terme. Un vrai confort par rapport aux imprévus liés à la possession d’une voiture !

    4 LLD : les points de vigilance

    Si la LLD a de nombreux avantages, elle contraint à rester vigilant sur quelques points.

    L’un d’eux est qu’il faut conserver le véhicule pendant toute la durée du contrat. Ce qui peut être gênant en cas de changement de vie impromptu. Mais certaines LLD proposent une fin de contrat anticipée sans frais de restitution anticipée dans certains cas.

    D’abord, le kilométrage inclus dans le contrat : en cas de dépassement, le surcoût peut peser très lourd si l’on utilise le véhicule quotidiennement. Certaines offres de LLD permettent de modifier le forfait kilométrique en cours de contrat pour éviter les dépassements.

    Attention aussi à ce que couvre le contrat : s’il ne comprend pas l’entretien, vous devrez faire remettre la voiture en état avant la restitution en fin de location sous peine de payer les réparations au prix fort.

    Enfin, contrairement à la LOA (location avec option d’achat), la LDD ne permet pas d’acheter le véhicule en fin de contrat.

    5 La LLD est-elle faite pour les particuliers ?

    Oui si vous souhaitez vous décharger le plus possible des questions d’entretien et de revente, et si vous n’êtes pas un gros rouleur. En revanche, si votre voiture « souffre » parce que vous en faites un usage intensif ou atypique (transport d’objets ou de matériaux salissants, roulage régulier sur des chemins chaotiques, etc.), la LLD n’est peut-être pas adaptée car vous risquez d’avoir des frais au moment de la restitution du véhicule. Enfin, si vous êtes un gros rouleur (plus de 20 000 km/an), la LLD reste possible mais les loyers seront élevés.

    LLD et bonus-malus écologique

    La LLD est compatible avec le bonus écologique(1) (6 000 € maximum) à condition de choisir un véhicule 100 % électrique et être loué pour une durée de 2 ans minimum. Inversement, si vous choisissez un véhicule polluant, le malus allant d’un montant de 50 à 30 000€ pourra s’appliquer**. Par ailleurs, en cas de remplacement d’un véhicule ancien par un véhicule électrique loué dans le cadre d’une LLD, il est possible de bénéficier de la prime à la conversion(2) pour un montant maximum de 5000 €.

    * Offre réservée aux sociétaires Macif éligibles et sous réserve d’acceptation par Leaseplan.

    ** Loué avec option d’achat ou pour une durée d’au moins 2 ans.

    L’Essentiel de l’article

    • La LLD est un contrat de location de voiture longue durée.
    • La durée de la location est généralement comprise entre 1 et 5 ans.
    • Les contrats de LLD incluent le plus souvent l’entretien, l’assistance, l’assurance et les réparations liées à un usage normal du véhicule.

    (1) Service public, 2021
    (2) economie.gouv.fr, prime à la conversion,2021
  • « Devenir aidant, c’est une vie qui bascule »

    « Devenir aidant, c’est une vie qui bascule »

    1 Jongler entre le travail et le rôle d’aidant

    La France compte 8,3 millions d’aidants familiaux (1), qui, comme Marie, s’occupent d’un proche dépendant. Parmi eux, 47 % sont actifs (1): la première question à se poser pour organiser une aide à domicile pour une personne dépendante est donc celle de l’articulation entre les contraintes professionnelles et les activités d’aidant. Tout dépend bien sûr des besoins de la personne aidée et de la souplesse de l’employeur.

    Pour Marie, les choses se sont mises en place progressivement, au rythme de l’augmentation des besoins de sa mère.

    La dépendance s’est installée lentement donc j’ai pu anticiper un certain nombre de problèmes, notamment sur l’aspect professionnel. Mais comme tout le monde, le moment venu, j’ai dû faire des choix pour m’adapter.

    « J’ai jonglé avec deux emplois à temps partiel d’infirmière spécialisée et de secrétaire médicale, le matin et les week-ends, ce qui me permettait de me dégager du temps la journée pour m’occuper de ma mère. Mais au bout d’un moment c’est devenu ingérable, et j’ai dû arrêter l’un des deux emplois. Avec mon deuxième employeur, j’ai pu avoir une mise en disponibilité de 3 mois, qui a été renouvelée plusieurs fois. J’avais donc du temps, mais plus de revenus… ».

    Un basculement souvent difficile à gérer, sur le plan financier comme sur le plan psychologique, organisationnel, administratif…

    « C’est vraiment LA question que les aidants doivent anticiper au maximum, insiste Marie. Qu’est-ce qui est possible professionnellement, en cas d’aide à temps partiel ou à temps complet ? Comment ça va se passer sur le moment, mais aussi et surtout, après ? Quel est mon projet de vie ? Dans mon cas, j’ai profité de mes deux dernières années d’aidante où je ne pouvais plus travailler à l’extérieur pour reprendre des études universitaires à distance, ce qui m’a permis de rebondir ensuite. »

    Besoin d’aide ?

    À la Macif, avec le contrat Garantie Autonomie, un ergothérapeute évalue les aménagements nécessaires de votre logement*.

    Bon à savoir

    Les pouvoirs publics ont mis en place un site dédié à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Il regroupe toutes les sources d’information et un annuaire complet des organismes, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile. Aidants et aidés peuvent y effectuer de nombreuses démarches grâce à des formulaires en ligne ou à télécharger.

    2 APA, CESU : les aides au maintien à domicile d’une personne âgée

    Pour compenser en partie la perte de revenus liée à l’arrêt de la carrière, les aidants peuvent être rémunérés en CESU (chèque emploi service universel) émis pour le compte de la personne aidée.

    « Pour obtenir les CESU, il faut d’abord faire une demande d’APA (Allocation pour personne handicapée) pour la personne aidée. Ensuite, se tourner vers une assistante sociale exerçant en CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) qui relève du Conseil Départemental. C’est le médecin traitant qui m’a donné l’information et j’ai pu enclencher les démarches. L’assistante se déplace à domicile pour faire le constat que la personne aidée est dépendante, et évaluer le nombre d’heures d’aide quotidienne nécessaires, ainsi que le montant accordé. »

    Problème, ces CESU couvrent rarement les besoins réels.

    « J’étais rémunérée à hauteur de 4 heures par jour au tarif SMIC pour mon rôle d’aidante, se souvient Marie. Mais évidemment c’est extrêmement insuffisant au regard de ce que je gagnais avant, et au regard de la lourdeur de la tâche d’aidant. Ça pose donc un vrai problème sur le moment, mais aussi pour le futur car ça ampute considérablement les cotisations retraite de l’aidant. »

    L’allocation journalière d’accompagnement

    Elle est accordée aux aidants d’un proche en fin de vie ou en perte d’autonomie grave qui suspendent ou réduisent leur activité professionnelle dans le cadre d’un congé de solidarité familiale. Son montant (au 19/09/2018) est de 55,21 € versés de manière journalière, dans la limite de 21 jours pour un congé complet, et de 27,61 € sur 42 jours maximum en cas de travail à temps partiel.

    3 Quand les aidants ont besoin d’aide

    « Peu avant le début de la dépendance de ma mère, nous avions emménagé ensemble à la campagne dans la maison familiale. Le fait de cohabiter dans une maison suffisamment grande pour que nous ayons chacune notre zone d’habitation a facilité l’organisation du maintien à domicile. Je n’ai eu finalement qu’à aménager l’entrée de son appartement pour mieux circuler. La salle de bains était fonctionnelle en l’état, donc rien à faire de ce côté-là, mais ce sont des choses à avoir en tête », pondère Marie. « Et bien sûr, il y a eu l’achat ou la location de matériel médical au fur et à mesure de l’évolution des besoins : d’abord un coussin anti-escarres pour le fauteuil, puis un lit médicalisé et un fauteuil coquille. Tous ces équipements sont pris en charge sur prescription médicale par la CPAM, et généralement les mutuelles. »

    Libérée de ses obligations professionnelles, elle peut donc se consacrer entièrement à sa mère. Malheureusement, un banal aléa se transforme immédiatement en véritable casse-tête lorsqu’on est aidant.

    « J’ai eu un accident dans lequel je me suis blessé l’épaule, j’ai dû alors faire appel à un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) proche de chez moi, lequel a fait intervenir des aides-soignantes pour le lever et le coucher de ma mère, et pour sa toilette. Un dépannage indispensable, mais faire intervenir une personne inconnue est difficile pour l’aidant comme pour l’aidé car la confiance se travaille ensemble dans la durée. Et parfois, il n’y a personne de disponible pour prendre le relais, tout simplement. Je vis en milieu rural et j’ai peu d’alternatives. S’il n’y a personne de disponible au SSIAD, je dois me débrouiller par mes propres moyens, avec des amis ou des proches, mais là aussi c’est compliqué de quémander ne serait-ce qu’une heure. »

    Pour Marie, le répit proposé aux aidants ne peut pas se réfléchir en termes de remplacement pur et simple, car tout dépend de la place occupée auprès de la personne aidée.

    « Si on doit faire appel à une aide extérieure, il est très important de définir sur quelle(s) tâche(s) ou rôle(s) précis on souhaite se faire remplacer : le ménage ? La toilette ? Les repas ? La veille ou le fait de tenir compagnie ? Il faut aussi savoir que ce type d’aide a un coût non négligeable qui doit être anticipé… ».

    Autant de freins qui peuvent conduire à des situations de détresse pour l’aidant.

    C’est vrai que j’ai souvent hésité à faire appel aux aides extérieures, et petit à petit, de façon très insidieuse, l’isolement vient parce qu’on rompt ses activités professionnelles et sociales, on n’a plus le temps de rien.

    4 Garder du temps pour soi et se faire accompagner

    C’est l’autre conseil que martèle Marie : aidants, ménagez-vous !

    « Avec le temps, j’ai appris à garder des jours où je faisais “le minimum”, c’est-à-dire que j’assurais les repas, le lever le coucher et la toilette mais pas de courses, le médecin (sauf urgence), ni le ménage. J’en profitais pour sortir de chez moi et voir du monde, tout simplement. Je m’accordais ces pauses le samedi et le dimanche ; ça m’a permis de tenir sur la durée. »

    Mais pour de nombreux aidants, c’est souvent impossible. C’est pourquoi Marie reste vigilante sur l’évolution de la situation des aidants et des lois censées les protéger.

    « Pour moi, le discours actuel sur les aidants et leurs difficultés est une bonne chose car ça atteste de la réalité de leur situation. C’est une reconnaissance de leurs efforts et de leurs besoins, se félicite-t-elle. Pour autant, il ne faudrait pas qu’on s’en tienne à quelques aides financières, parce qu’elles seront forcément insuffisantes pour combler le manque à gagner de l’arrêt de la carrière. Et ça ne règle pas la question dans son ensemble, la question de l’isolement, la rupture sociale, le retour à l’emploi, etc. La réflexion doit être beaucoup plus large, au niveau de la société dans son ensemble. Un accompagnement médico-social, d’éducation à la santé et psychologique serait un bon départ, afin de construire son projet de vie et de le faire évoluer en fonction de la situation de la personne aidée. Devenir aidant, c’est une vie qui bascule tout à coup ou progressivement. La société doit prendre soin des aidants », conclut Marie.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Il y a 8,3 millions d’aidants familiaux en France.
    • Plus de la moitié d’entre eux sont actifs.
    • Il est possible de demander un congé à son employeur pour s’occuper d’un proche dépendant.
    • Les aidants familiaux peuvent se rémunérer en CESU.

    (1) Association Française des aidants