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  • Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil b

    Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil b

    Vous avez visité tous les musées de votre ville ou êtes incollable sur le cinéma slave des années cinquante ? Vous êtes un geek de littérature policière ou de BD ? Plutôt que de végéter dans un job alimentaire, mettez à profit votre amour de la culture ! Vos jobs préférés : guide dans un musée, ouvreur-se au théâtre ou au cinéma, animateur-trice de visites guidées en ville, intérimaire à la médiathèque municipale ou dans une librairie spécialisée, modèle à l’école des Beaux-Arts…

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  • Vie pro des jeunes : se former encore et toujours

    Vie pro des jeunes : se former encore et toujours

    Trouver du sens et de l’épanouissement

    Après des études de droit en propriété intellectuelle à l’Université d’Assas et deux années passées en tant que juriste dans des sociétés de productions de cinéma, Louise*, 26 ans, ne s’épanouissait pas dans l’univers professionnel qu’elle avait fantasmé. Si trente ans auparavant, elle aurait probablement pris son mal en patience et effectué toute sa carrière dans la même entreprise, il n’est manifestement plus question pour la jeune génération d’avoir le sentiment de subir son travail. En 2024, elle a alors décidé de tout recommencer par une voie classique, mais très appréciée par la jeune génération de salariés : la formation professionnelle. En parallèle d’un CDD dans une communauté d’entraide au recrutement, elle a repris des études en psychologie du travail au Conservatoire national des arts et métiers. « Que ce soit en raison de l’instabilité politique ou de la crise environnementale, l’avenir peut sembler inquiétant. Néanmoins, on passe 80 % de notre temps au travail, alors on ressent le besoin de s’y accomplir. Se former tout au long de sa carrière, c’est être capable de s’adapter à nos désirs et aux aléas de la société », explique Louise.

    Lutter contre l’ennui et la lassitude

    Selon des données récentes de LinkedIn, aux États-Unis, près de trois quarts (70 %) des professionnels de la génération Z disent avoir vécu une prise de conscience concernant leur carrière depuis la pandémie. « Ils déclarent qu’ils s’ennuient et qu’ils souhaitent occuper un emploi qui corresponde davantage à leur passion ou qu’ils sont à la recherche d’opportunités d’évolution », détaille Laurie Moot, Marketing Manager chez LinkedIn, dans un post dédié. En France aussi, cette lassitude se fait ressentir, et se manifeste par un phénomène positif : l’aspiration grandissante à se former tout au long de sa carrière. Selon le baromètre Jeunes et entreprises, 65 % des 18-24 ans y aspirent. En 2022, selon l’Insee, 43 % des personnes âgées de 18 à 24 ans ont suivi au moins une formation non formelle à but professionnel au cours des douze derniers mois, contre 37 % en 2016.

    S’adapter aux nouveaux enjeux

    Chez les jeunes, la formation continue est aussi vue comme un moyen de se protéger sur un marché du travail plus précaire et instable que celui de leurs aînés. Près d’un tiers des jeunes salariés (31 %) mettent en avant un souhait de progresser dans leur entreprise, porté par le risque de perdre leur emploi qu’ils perçoivent comme fragile. C’est aussi pour échapper à une carrière monotone que les jeunes plébiscitent la formation. À la question « que souhaitez-vous pour les cinq ans à venir ? », plus de la moitié des jeunes souhaite « trouver un autre emploi » ou « changer d’entreprise », et 43 % d’entre eux voudraient « changer de métier ou de profession » selon la thèse en psychologie sociale de Lucile Cassé. « Avant, les carrières étaient linéaires, on passait 40 ans dans la même boîte. Désormais, les jeunes se posent plus de questions. Ils veulent savoir en quoi ils sont utiles, si les interactions humaines au travail seront de qualité, et de quelle manière leur emploi se conjuguera avec leur vie personnelle », ajoute Ludovic de Gromard, cofondateur de Chance, une communauté d’entraide qui propose des programmes d’accompagnement et de recrutement. Enfin, les jeunes veulent également se former pour répondre aux défis actuels des secteurs d’activités dans lesquels ils se trouvent, ainsi les professeurs de l’Éducation nationale sont nombreux à recourir à une formation continue sur le harcèlement ou l’autisme à l’école.

    Différentes options possibles

    Compte personnel de Formation (CPF), stages, alternance, bilan de compétences, reconversion… L’aspiration des jeunes à se former tout au long de leur carrière vient contredire l’idée reçue selon laquelle « les jeunes ne voudraient plus travailler »… La preuve : alors que les générations précédentes préféraient se former en semaine, la génération Z ne voit pas d’inconvénient à se former le week-end. De plus, en dépit du regain d’intérêt pour le développement des compétences interpersonnelles, le rapport Développement des compétences en entreprise de l’année dernière a révélé que la génération Z passe 12 % de plus de son temps sur LinkedIn Learning à développer ses compétences techniques que la moyenne des apprenants.

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  • Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil c

    Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil c

    Vous n’imaginez pas une seconde un job qui vous rive à une chaise de bureau ou un ordinateur. Vous avez besoin d’action, de rythme, et vous aimez vous endormir le soir avec la satisfaction du travail bien fait. Si vous ne redoutez pas le claquage, de nombreux jobs ont besoin de vos bras et mollets musclés : livreur à pied ou à vélo, dog-walker, déménageur, saisonnier-ère en exploitation agricole, palefrenier…

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  • Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil d

    Test : quel job étudiant est fait pour vous ? | Profil d

    Que ce soit votre passion de la guitare ou votre amour des logarithmes, votre truc, c’est le partage. Montrer, transmettre, enseigner… Fin pédagogue, vous aimez vous mettre dans la peau du professeur expert et responsable. À moins que vous n’ayez tout simplement gardé une âme d’enfant qui aime construire des cabanes ? Choisissez un job en rapport avec l’enfance : garde d’enfant, prof de violon, pion-ne, aide aux devoirs, animateur-trice de centre de loisirs ou de camps de vacances, etc.

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  • Les choses à ne pas dire à quelqu’un qui se retrouve au chômage

    Les choses à ne pas dire à quelqu’un qui se retrouve au chômage

    Diplôme n’est pas forcément égal à emploi

    Ambre se rappellera longtemps de son entrée sur le marché du travail en mars 2020. Confiante après l’obtention d’un Master 2 en communication effectué en alternance, son début de carrière professionnelle s’est vu stoppé net par la crise sanitaire et les trois confinements successifs. Déjà à l’époque, lorsqu’elle parle de sa difficulté à trouver un emploi, on la renvoie à son jeune âge et à un stéréotype qui a la peau dure : les jeunes ne voudraient plus travailler, ou, en tout cas, seraient partisans du moindre effort. « Après six années d’études, deux mémoires et des efforts quotidiens pour trouver un job dans un contexte de crise sanitaire, sous-entendre que quand on veut on peut, c’est plus que décourageant », se souvient-elle. Après plus de trois années passées en communication institutionnelle dans une commune des Alpes-Maritimes, la jeune femme s’est de nouveau retrouvée au chômage pour suivi de conjoint dans une autre région. « Là encore, on a mis la difficulté à trouver un emploi sur le dos de mon jeune âge, en m’avertissant bien que je n’allais pas éternellement avoir des aides. Comme si c’était ce à quoi j’aspirais ! », blâme-t-elle. En attendant de trouver un emploi correspondant à ses qualifications dans sa nouvelle région, elle travaille temporairement dans la restauration.

    Stigmatisation des demandeurs d’emploi

    Bien que stigmatisantes, les petites phrases adressées aux demandeurs d’emploi sont cohérentes avec l’image négative qui leur colle à la peau. En 1981 déjà, l’étude réalisée par le sociologue Dominique Schnapper en France montre, par le biais d’une recherche par entretiens libres auprès d’une centaine de chômeurs, que ceux-ci apparaissent aux yeux des autres et à leurs propres yeux comme étant des « parasites », des « fainéants » et des « profiteurs ». Un stéréotype qui perdure aujourd’hui selon David Bourguignon, professeur en psychologie sociale à l’Université de Lorraine, qui s’est intéressé à la manière dont sont perçus les chômeurs en France, en Belgique et dans d’autres pays européens. Là encore, les qualificatifs « fainéants », « incompétents », « apathiques » apparaissent. « Ce que nous avons montré, c’est que les personnes qui y étaient confrontées étaient moins motivées à rechercher du travail », explique-t-il dans une interview réalisée par l’association Unédic, sur la vision déformée des Français quant au profil des chômeurs.

    « La recherche d’emploi, c’est du travail ! »

    Christophe Bort, directeur général de l’association de réinsertion Tous Tes Possibles, est témoin chaque jour d’attitudes inappropriées face aux demandeurs d’emploi. « Souvent, on va dire aux chômeurs qu’ils ont du temps devant eux. Mais être au chômage et être proactif, c’est parfois envoyer des dizaines de candidatures par jour. La recherche d’emploi, c’est du travail ! », rappelle-t-il. C’est ce qu’essaye de faire comprendre Jade, vidéaste parisienne de 26 ans, à ses parents, qui estiment que leur fille est capricieuse dans sa recherche de travail. Diplômée d’une école de journalisme depuis deux ans, elle peine à décrocher un contrat stable, n’ayant pas d’autres choix que d’enchaîner des contrats précaires ou à la mission, dans un secteur de l’audiovisuel structurellement bouché : « Ne pas voir que ce sont les conditions d’entrée sur le marché du travail qui sont plus difficiles qu’à leur époque me met en colère. » Aux yeux de Christophe Bort, la culpabilité peut être contre-productive et provoquer du chômage longue durée. « Beaucoup de demandeurs d’emploi ont intégré qu’ils ne sont pas désirables sur le marché du travail et ont une estime d’eux-mêmes dégradée. L’idéal est de tenir un discours positif et valorisant, sans extrapoler », conseille le directeur associatif.

    Souvent subi, le chômage peut aussi se révéler être une période de rééquilibrage et de précision de son projet professionnel. Sur le plateau de C à Vous, sur France 5, Kyan Khojandi, réalisateur de la série à succès Bref, s’est dit reconnaissant envers le système qui lui a permis de ne pas définitivement basculer. « J’étais au RSA le jeudi et le mardi suivant dans les locaux de la direction des programmes de Canal+ avec des gens emballés », a-t-il déclaré dans une allocution remarquée. En effet, 37 % des sondés d’une étude sur le chômage assurent qu’ils n’auraient jamais pu mener à terme ces changements de vie professionnelle sans la possibilité de recevoir des droits au chômage. Une énième raison de changer de ton face aux personnes en recherche d’emploi ?

  • Allergies de printemps : comment en venir à bout ?

    Allergies de printemps : comment en venir à bout ?

    Le retour des beaux jours ne présente pas que des avantages. Ainsi pour les personnes allergiques, elles sont synonymes de floraison et de dispersion dans l’air des premiers pollens. Une mauvaise nouvelle pour les 25 % des Français qui sont allergiques. D’autant que la saison des pollens est longue : « Pour les pollens d’arbres, c’est plutôt effectivement du 15 mars au 15 mai. Pour ce qui est bouleau, chêne ou frêne, c’est vraiment le pic. Après ça se calme et les graminées prennent la suite à partir de fin avril et jusqu’à mi-juillet. C’est ce que l’on appelle le rhume des foins », détaille le médecin allergologue Édouard Sève.

    Un long tunnel allergique

    La mauvaise nouvelle, c’est que les pollens ne sont pas les seules allergies à surveiller au printemps. La période est également propice aux acariens, ces êtres vivants microscopiques qui se développent dans la poussière de maison en se nourrissant des squames de peau humaine. Ces petites bêtes qui aiment bien la chaleur et l’humidité ont tendance à proliférer vers mars ou avril au moment du changement de saison.

    Plus tard viendront les allergies aux moisissures. Bref pour les personnes allergiques, la période qui court de la fin de l’hiver au début de l’été peut parfois ressembler à un long tunnel de tracas : « Les symptômes vont se ressembler pour les différentes allergies : ça peut être donc les yeux rouges, qui grattent, qui gonflent et qui pleurent, le nez qui est bouché ou qui coule, les éternuements, la gorge qui gratte. Et ça peut aller jusqu’à l’asthme », détaille le docteur Sève. Pourtant, malgré leur pénibilité, ces allergies ne sont pas souvent réellement considérées comme une maladie : « C’est pourtant une vraie gêne qu’il ne faut pas minimiser. Les allergies n’engendrent pas forcément un risque vital comme les problèmes neurologiques ou cardiologiques. Mais elles altèrent la qualité de vie. Il y a pas mal d’études qui ont prouvé qu’elles perturbaient la productivité au travail ou les résultats scolaires », poursuit l’allergologue.

    La solution ? La désensibilisation

    Aussi pénibles soient-elles, ces allergies ne sont pas une fatalité. Ainsi, il existe plusieurs gestes qui permettent de les rendre moins désagréables. Dans le cas des acariens, il faudra par exemple diminuer l’humidité, aérer tous les jours, même en hiver, changer les draps régulièrement, éviter les tapis, les moquettes et tout ce qui peut garder la poussière. Pour les différents types de pollen, les solutions préconisées consistent à fermer les fenêtres de la voiture, mettre un masque surtout si on jardine, prendre sa douche le soir et se rincer les cheveux pour éviter de garder du pollen sur soi. Bref, les mesures préventives existent.

    « Pourtant, on sait que souvent, on sera dehors parce qu’il fait beau au printemps, on a envie de sortir », reconnaît le docteur Sève qui préconise un traitement antihistaminique dans les cas les plus aigus tout en précisant : « C’est symptomatique, ça va soulager, mais ça ne va pas guérir. Donc chaque printemps, il faudra en reprendre. L’étape d’après c’est la désensibilisation. » S’il choisit cette solution, quand le patient met les pieds chez un médecin allergologue, il est d’abord soumis à une batterie de questions, un véritable interrogatoire : « On va essayer de cerner quelles sont les allergies ? reviennent-elles tous les ans, à quelle période ? Y a-t-il des signes de gravité, des passages aux urgences ? »

    Le patient est ensuite soumis à des tests cutanés afin de déterminer à quels potentiels allergènes, sa peau réagit. Une fois le diagnostic établi. Le médecin peut mettre en place un traitement et une désensibilisation : « On préconise un traitement sublingual, soit des gouttes, soit des comprimés à prendre quotidiennement pendant six mois, trois années de suite. On met un petit peu d’allergènes sous la langue pour habituer petit à petit l’organisme à ce à quoi il est allergique. Les résultats sont très bons. » Polyallergiques, rassurez-vous, des solutions existent !

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  • Dépendance aux jeux d’argent : que faire ?

    Dépendance aux jeux d’argent : que faire ?

    Une dépendance comportementale

    Si pour la majorité d’entre nous, les jeux d’argent évoquent simplement un divertissement, un moment de détente ou un occasionnel « je tente ma chance », ils peuvent faire basculer et précipiter certains dans l’abîme de l’addiction. On parle alors d’une dépendance comportementale ou d’addiction « sans substance », contrairement à l’alcoolisme ou à la toxicomanie. Ça peut concerner les jeux vidéo, par exemple, le shopping compulsif, les réseaux sociaux, l’exercice physique ou encore les pratiques sexuelles. Mais l’addiction aux jeux d’argent « est probablement la plus fréquente des dépendances comportementales. On n’a pas beaucoup de chiffres, mais ça peut toucher jusqu’à 1 % de la population », explique le Professeur Michel Lejoyeux qui dirige le Service de Psychiatrie et Addictologie à l’hôpital Bichat, à Paris, service qui propose d’ailleurs des consultations spécialisées pour les dépendants aux jeux d’argent.

    Des profils plus enclins que d’autres

    Si on sait désormais que les femmes sont par exemple plus sujettes à la dépression que les hommes, c’est l’inverse pour la dépendance aux jeux d’argent, plus répandue dans la population masculine. Mais aussi chez « les personnes qui ont déjà une addiction à une substance », comme le tabac ou l’alcool, précise le Pr Lejoyeux, et chez celles « qui ont dans leur famille quelqu’un qui a un problème d’addiction avec les jeux d’argent ». Fabrizio, fringant quinquagénaire, buvait ainsi déjà beaucoup trop quand il a plongé, dans sa trentaine, dans la dépendance aux jeux d’argent via des soirées bridge entre potes. Aujourd’hui sobre et délivré de l’emprise des jeux (il fréquente toujours les Alcooliques anonymes et voit un addictologue tous les mois), ce Parisien décrit cette période de sa vie comme une « spirale infernale. Quand j’y repense, je vois un gouffre ». Il faut aussi être plus attentif si un proche ou soi-même traverse des états de dépression. « Ces états peuvent faire le lit à une addiction aux jeux d’argent », explique le médecin qui en parle d’ailleurs dans son ouvrage L’Aventure de la bonne humeur (Robert Laffont), paru en novembre dernier.

    Une épreuve aussi pour l’entourage

    Pas facile de vivre avec un addict, quelle que soit la dépendance, et celle aux jeux d’argent n’y fait pas exception. « Un joueur d’argent va être plus passionné par ses jeux que par sa famille ou son conjoint. Et ça n’est évidemment pas très agréable d’avoir un conjoint plus intéressé par le casino que par vous », résume le psychiatre. Pour Cathleen, réaliser que son père était addict aux jeux d’argent a été brutal. « C’est quand les huissiers sont venus que ma mère et moi avons saisi l’ampleur du problème. On savait tous que papa passait des soirées au casino, mais on ne soupçonnait pas le montant des sommes qu’il perdait. Pour combler les trous, il avait siphonné différents comptes épargne, dont celui pour les études de mon petit frère. » C’est d’ailleurs souvent les conséquences financières qui alertent l’entourage. « Il n’y a pas de manière de jouer régulièrement sans perdre de l’argent », avertit le Pr Lejoyeux.

    Des critères précis pour évaluer cette addiction

    Avant d’en arriver aux huissiers, comment savoir que soi ou un proche n’est pas qu’un simple joueur occasionnel, mais est dépendant ? « C’est la seule addiction définie par des critères comportementaux précis », explique le médecin avant de les détailler. « Le premier c’est évidemment une pratique de jeu qui provoque des dommages financiers et relationnels. Le deuxième critère c’est la perte de contrôle : un joueur pathologique pense, par exemple dans un casino, jouer seulement quelques euros, mais il va perdre le contrôle de ce qu’il joue. Le troisième qui est peut-être le plus important, c’est l’impression de pouvoir maîtriser le sort. Au fond, tous les joueurs d’argent que je vois me racontent la même chose : ils pensent qu’ils ont un talent particulier pour maîtriser ce qui est en fait de l’ordre de l’aléa. Et le quatrième critère c’est qu’il n’y a pas de régulation. C’est-à-dire qu’ils retournent jouer après avoir perdu. »

    Le premier pas vers la guérison

    On dit souvent que réaliser qu’on a un problème d’addiction est le premier pas vers la guérison. Mais comment effectivement se sortir de cette spirale ou aider un proche à le faire ? Après l’épisode des huissiers et une grande discussion familiale, le père de Cathleen a ainsi fait la démarche de se faire interdire de casino. « Ça a permis de limiter le problème, explique la jeune femme. Mais, ça n’a pas tout réglé. Il n’y a pas que les casinos pour jouer de l’argent. » Il est aussi primordial de rappeler qu’on parle d’une maladie et non d’un manque de volonté. « Cette addiction donc être prise en charge comme n’importe quelle maladie, explique le Pr Lejoyeux, pourquoi pas en en parlant d’abord à son médecin généraliste. »

    Des traitements efficaces

    La solution pour s’en sortir ? Rien de magique ou de coûteux. Le Professeur Lejoyeux insiste : « Il faut aller en consultation », comme celles spécialisées que propose son service à l’hôpital Bichat, ou chez un psychiatre. On peut aussi choisir des réunions de groupe, comme SOS Jeux… « Ces traitements sont efficaces, affirme le médecin. En commençant un suivi, le joueur pathologique va petit à petit prendre conscience de son problème et corriger les troubles intellectuels à l’origine du jeu d’argent. »

    Une vigilance accrue pour les ados

    Concernant les jeunes, et particulièrement les ados, le Pr Lejoyeux, n’hésite pas à mettre les parents en garde : « Il faut être particulièrement vigilant. Il est extrêmement déstabilisant pour un adolescent de gagner une grande somme d’argent et toutes les addictions au jeu commencent par des moments où on a beaucoup gagné. L’argent qu’on gagne met plus en danger que l’argent qu’on perd. » Car, comme le résume le médecin : « Si on perd tout le temps, on sera moins tenté de jouer. »

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  • Deuil périnatal : comment le vivre et le surmonter ?

    Deuil périnatal : comment le vivre et le surmonter ?

    En 2023, Maryline Serrano vit un événement déchirant. Alors qu’elle est enceinte de son troisième enfant, elle apprend lors d’une échographie a priori anodine que son bébé présente un épanchement pleural (du liquide autour des poumons). Au bout de plusieurs semaines d’examens complémentaires, vécus comme autant de montagnes russes entre espoirs et craintes pour elle et son mari, le diagnostic tombe : leur bébé est atteint du syndrome de Noonan, une maladie génétique qui implique des pathologies extrêmement lourdes et affecte le pronostic vital de l’enfant. Après une discussion avec le corps médical, Maryline et son époux prennent la décision déchirante de recourir à une Intervention médicale de grossesse (IMG) lors de son septième mois de grossesse : « Le bébé bouge dans le ventre, en apparence, il donne signe de bonne vitalité, de bonne santé. Demander au médecin, alors que je porte la vie, de programmer sa mort, ça a été une décision extrêmement difficile. »

    Un délicat accompagnement du deuil

    À l’image de Maryline Serrano et de son mari, chaque année, près de 7 000 femmes et couples perdent un enfant en cours de grossesse ou lors de ses premiers jours de vie. Commence alors le deuil périnatal qui survient selon l’OMS après le décès d’un bébé in utero, à la naissance, dans les jours ou les semaines après sa naissance. Certains, comme Marilyne Serrano considèrent même que cette définition doit être étendue aux IVG ou aux fausses couches. Souvent, le deuil périnatal est un tabou face auquel les proches sont désemparés. D’autant que, comme le bébé n’a pas eu le temps de partager, la vie de ses parents, son existence n’est pas toujours “réelle” ou palpable pour eux. Les personnes endeuillées sont encore davantage isolées que lors d’un deuil classique : « Les relations avec notre entourage sont devenues difficiles. Les gens ne savaient plus comment nous aborder. Et quand on est coincé dans notre souffrance, on en veut beaucoup à l’entourage de ne pas être comme on voudrait qu’il soit », abonde Maryline qui doit à l’époque affronter des réflexions bienveillantes, mais maladroites. « Certains proches me disaient : allez, relève-toi, tu as deux enfants quand même… »

    Se faire aider

    C’est dans ce contexte qu’intervient régulièrement Yveline Exbrayat. « Le problème, c’est que tout le monde va proposer des solutions et des consolations, chercher à donner des réponses plutôt qu’une oreille attentive. Or une personne qui souffre, est en recherche d’écoute active pas de consolation », explique cette psychologue spécialisée dans le périnatal. Bien souvent, elle constate chez les proches, mais aussi souvent chez les conjoints ce qu’elle appelle « la posture du guerrier », c’est-à-dire vouloir aider à se relever la personne qui souffre, espérer qu’elle soit dans l’action plutôt que dans l’écoute de son deuil. « On voudrait que le deuil se passe vite, mais l’accompagnement du deuil consiste avant tout à faire présence, à partager l’émotion. Cela permet à la personne qui souffre de se sentir comprise. » Le rôle de cette praticienne, qui exerce à Orléans, est d’apporter ce soutien émotionnel quand les familles et les conjoints – parfois encore plus effondrées que la femme qui a perdu un enfant – ne sont pas en mesure de la faire.

    Lever le tabou du deuil périnatal

    Une chose est certaine, malgré la souffrance immense, malgré l’aspect tabou de la disparition et la difficulté à mettre des mots sur l’indicible, il faut rompre l’isolement pour faire ce cheminement qu’est le deuil : « Il existe beaucoup d’options maintenant pour se faire accompagner dans ce moment de vie », explique Maryline Serrano. Parmi celles-ci, les associations. Agapa par exemple, propose un soutien aux personnes confrontées au deuil périnatal. Depuis 2011, cette association forme les professionnels de santé et de la périnatalité afin de leur donner des clés qui leur permettront un meilleur accompagnement des personnes touchées. D’autres initiatives, telles que l’opération « une fleur, une vie », agissent pour lever le voile sur le tabou du deuil périnatal. Il faut parler est ne pas mettre les choses sous le tapis pour emprunter le chemin du deuil. Pour Maryline Serrano, ce cheminement a véritablement débuté lors qu’elle a accouché d’Ugo, son « bébé lumière » le 13 septembre 2023. Paradoxalement sa mise au monde est un vrai soulagement pour sa maman : « Sa découverte a balayé toutes des heures de souffrance. Sa présence était magique. » Entre la naissance et les funérailles d’Ugo, Marilyne partage des moments avec lui : « On a vécu avec lui des choses qui, d’un point de vue externe, peuvent paraître un peu glauques. Mais qui, dans la reconstruction, sont extrêmement importantes. Il faut créer des souvenirs. D’ailleurs les sages-femmes et l’équipe médicale prennent des photos. Quand les parents ne veulent pas voir, elles les gardent dans un dossier médical au cas où ils réclameraient un jour. »

    Se reconstruire après la perte

    Le 21 septembre, Marilyne entame son processus de reconstruction. Après les funérailles, elle décide d’écrire un livre et de raconter son expérience aussi bien pour elle que pour accompagner toutes les personnes qui doivent affronter la perte d’un enfant : « J’ai fini l’écriture au mois de juin 2024 et j’ai voulu qu’il soit publié le 13 septembre 2024, pour son premier anniversaire. » Depuis, cette ancienne coiffeuse consacre sa vie à accompagner les personnes qui, comme elles, ont été confrontées au drame. Elle a effectué une reconversion vers le métier de thanadoula (une personne qui accompagne les personnes en fin de vie et les personnes en deuil) spécialisée en périnatalité et pédiatrie, et se déplace dans toute la France en conférence, pour sensibiliser au deuil périnatal et sur l’importance de redonner une place à la mort dans nos vies.

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  • Schizophrénie : le vrai-faux des idées reçues

    Schizophrénie : le vrai-faux des idées reçues

    Les schizophrènes ont une double personnalité

    FAUX Contrairement à ce que certains films laissent croire et malgré l’idée reçue largement répandue dans la population générale, « la double personnalité n’intervient absolument pas dans la définition de la schizophrénie », indique Estelle Willemet. Même s’il en existe de multiples formes, cette maladie peut en effet associer « des symptômes positifs (idées délirantes, en dehors de la réalité), des symptômes négatifs (un certain repli social, une baisse de la motivation) et des symptômes de désorganisation (discours décousu, dissociation entre affects et contenu du discours ».

    Les schizophrènes entendent des voix

    VRAI Certains seulement. Il s’agit notamment de ces symptômes positifs et idées délirantes mentionnés précédemment, qui s’illustrent par plusieurs mécanismes. « La présence d’hallucinations acoustico-verbales, par exemple, ou voix dans le langage courant : le patient peut entendre une voix qui commente ses actions, qui lui dit que le monde va s’écrouler ou bien d’autres choses, complète la psychiatre. Un autre mécanisme aux idées délirantes est l’interprétation : un patient schizophrène se promène dans la rue, un passant le regarde et le patient interprète ce regard comme un regard mauvais qui prouve que le passant va le tuer. »

    Les schizophrènes ont des hallucinations

    VRAI Hallucinations auditives, donc, mais pas uniquement. « Si les voix sont une forme d’hallucinations, il en existe d’autres : les hallucinations cénesthésiques (des sensations physiques, comme le sentiment d’être touché), olfactives ou gustatives… Et les hallucinations visuelles, en effet », répond le médecin. Reste que ces dernières sont très peu fréquentes chez les patients atteints de schizophrénie.

    La consommation de drogue rend schizophrène

    VRAI, mais… Difficile d’être catégorique à ce sujet, les facteurs de risque de développement d’une schizophrénie étant encore peu connus et devant faire l’objet d’études scientifiques approfondies. Mais « la consommation de cannabis favoriserait l’entrée dans la schizophrénie chez des patients qui y seraient déjà prédisposés », avance le Docteur. Qui cite également l’urbanisation, la génétique et les traumatismes de l’enfance parmi les autres facteurs de risque (outre la prise de drogue).

    La schizophrénie ne se soigne pas

    FAUX, mais…« Les traitements neuroleptiques peuvent permettre de stabiliser la schizophrénie chez de nombreux patients, c’est-à-dire que la maladie ne s’exprime pas lorsque les patients prennent leur traitement, explique la spécialiste, qui pointe la différence entre guérir et stabiliser. Dans la plupart des cas, les patients atteints de schizophrénie devront malheureusement prendre ce traitement psychiatrique toute leur vie (au risque de rechuter, ou décompenser à l’arrêt des traitements). Mais, dans certains cas et sous couvert de l’avis du psychiatre traitant, les traitements neuroleptiques peuvent être arrêtés sans que le patient redécompense par la suite. »

    Les schizophrènes vivent majoritairement en marge de la société

    FAUX Travail, logement, entourage, liens sociaux… Grâce à leur traitement neuroleptique, bon nombre de patients atteints de schizophrénie vivent une existence normale. Même si, il est vrai, certains patients qui ne prennent pas normalement leur traitement ou résistent aux traitements « auront parfois plus de difficultés à être insérés dans la société. C’est tout le travail de réhabilitation qu’entreprennent les soignants, en collaboration avec le patient, pour permettre une meilleure insertion socioprofessionnelle », précise l’experte.

    Les schizophrènes sont dangereux pour autrui

    FAUX, mais… Souvent, la peur s’invite dans les esprits dès lors qu’un individu est qualifié de schizophrène. Pourtant, « 6 % seulement des meurtriers seraient atteints de schizophrénie, et environ 5 % des crimes violents seraient commis par des patients, chiffre Estelle Willemet, pour un taux de 1 % de schizophrène dans la population générale. En revanche, ils sont globalement plus violents envers eux-mêmes, puisque 10 à 15 % décéderaient par suicide ».

    La schizophrénie est une maladie génétique

    VRAI, mais… « Oui, il existe une vulnérabilité génétique dans la schizophrénie, note la psychiatre. Mais il est très difficile de mettre clairement en évidence les gènes impliqués, certains chercheurs retrouvant néanmoins des variations appelées épigénétiques sur plusieurs gènes (notamment le gène COMT, qui aurait un rôle sur le cortex préfrontal lui-même impliqué dans la maladie). » Plus globalement, c’est l’association d’une vulnérabilité génétique aux facteurs environnementaux qui augmente le risque de déclenchement de la schizophrénie.

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  • Mars Bleu : cancer colorectal, dépister pour mieux soigner

    Mars Bleu : cancer colorectal, dépister pour mieux soigner

    « Le cancer du côlon est un fléau », s’attriste le Dr Jean-Christophe Letard, hépato-gastro-entérologue basé à Poitiers. « Il provoque 18 000 décès par an, autant d’hommes que de femmes. Cela fait un mort toutes les 30 secondes. Alors que plus le dépistage de ce cancer est fait précocement, meilleur sera le pronostic pour le patient. » Depuis 2009, un test de dépistage du cancer colorectal est proposé gratuitement tous les deux ans, aux plus de 50 ans : le test Hemoccult II. Il permet de dépister la présence de sang dans les selles et donc la présence éventuelle d’une tumeur cancéreuse. Pourtant, selon une enquête de Santé publique France réalisée en 2019, le test n’est réalisé que par 35 % des personnes concernées.

    Ne pas attendre pour se faire dépister

    Comme les autres Français de plus de 50 ans, Carlos Cardoso, habitant à Marseille, a reçu un courrier pour faire le test. « Comme beaucoup de personnes, je n’ai rien fait. Le protocole était trop compliqué, car il fallait voir son médecin généraliste pour disposer d’un test. » Il a laissé passer un deuxième courrier, puis un troisième. « En 2023, le protocole est devenu plus pratique, car on pouvait récupérer directement le test en pharmacie. » À son quatrième courrier, M. Cardoso, aujourd’hui âgé de 54 ans, se décide enfin, récupère le test et le fait. Celui-ci se révèle positif et le patient prend rendez-vous avec un gastro-entérologue pour faire une coloscopie. « J’avais plusieurs polypes, des tumeurs précancéreuses, qui ont été enlevés. Je n’avais pas pris conscience auparavant que le cancer colorectal était un cancer aussi développé. Heureusement, maintenant, c’est derrière moi et j’ai pris conscience du danger. Aujourd’hui, j’essaie de sensibiliser tout le monde : le test est très simple à faire et il faut le faire ! »

    Un test très facile à faire

    Robert Perrin, 73 ans, vivant à Toulouse, a été plus sérieux avec le test Hemoccult II : « J’ai une vie saine. Je ne bois pas d’alcool et je ne fume pas. Je n’avais aucune douleur au ventre. Je pensais avoir zéro risque de développer ce type de cancer. » Sur l’incitation de son médecin généraliste, M. Perrin fait quand même le test tous les deux ans, à partir de 50 ans. « Le test Hemoccult II est très facile à faire. On le fait chez soi, en toute intimité. Tout est bien expliqué dans la brochure qui accompagne le test. Il suffit de prélever un peu de ses selles, de les mettre dans un tube avec un liquide, de rajouter son nom, son prénom sur une étiquette et de l’envoyer gratuitement à un laboratoire d’analyse. En résumé, c’est simple, bien expliqué, à faire chez soi et gratuit ! »

    Ce dépistage régulier va sauver M. Perrin. Les tests qu’il fait, entre ses 50 ans et ses 70 ans, se révèlent négatifs. Mais à 71 ans, il découvre qu’il est atteint d’un cancer colorectal : le test positif a été confirmé par une coloscopie et une biopsie. Il doit subir une colectomie (ablation d’une partie du côlon) et suivre un protocole de chimiothérapie. Son cancer est aujourd’hui en phase de rémission. « J’ai eu de la chance, car il a été pris à temps. Je n’attendais pas à développer ce cancer. » Cette « rencontre inopinée », Robert Perrin a décidé d’en faire un livre, « pour décrire mes émotions, faire partager mon expérience et inciter à la prévention et au dépistage »1.

    Quels sont les freins qui bloquent certaines personnes ?

    « Il y a encore beaucoup de tabous concernant cette partie du corps, le rectum et l’anus. Cela peut être un frein pour le dépistage », explique Carlos Cardoso. Ce que confirme Robert Perrin : « Le fait de manipuler ses selles peut poser problème à certains. Pourtant le prélèvement prend juste quelques dizaines de secondes. » D’autres freins peuvent apparaître selon M. Perrin : « Certains ont peur de savoir, sont dans le déni, alors ils ne font pas le test. Comme si ne rien savoir, cela les protégerait… D’autres personnes n’ont pas de symptômes, de douleurs, alors ils pensent qu’ils n’ont rien. Enfin, bien sûr, il y a l’indifférence, la négligence. »

    Le Dr Letard indique qu’il est possible de faire un test Hemoccult II avant 50 ans : « Pour ceux qui ont des antécédents familiaux avec le cancer du côlon ou ceux qui ont des signes, douleurs abdominales ou troubles du transit. Le plus important est de parler librement du sujet du cancer du côlon avec son médecin généraliste. La campagne de Mars Bleu2 est une très bonne opération pour cela, ouvrir le dialogue, la discussion autour de ce cancer. »

    S’il reconnaît que le test Hemoccult II, mis en place depuis quinze ans, a été une étape importante, le Dr Letard va plus loin en matière de prévention : « Il faudrait proposer une coloscopie à toute la population. Ce serait plus efficace. Évidemment, cela aurait un coût important au départ, mais ce serait économiquement rentable à terme, car il y aurait moins de cas de cancers à traiter. Aujourd’hui, il y a environ 40 000 nouveaux cas de cancer du côlon par an en France. Une coloscopie préventive permettrait de faire baisser ce chiffre. Selon des chiffres de la Société française d’endoscopie digestive (SFED), si l’on augmente les coloscopies de 30 %, on fait baisser la mortalité par cancer du côlon de 50 %. »

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    Robert Perrin, Rencontre inopinée avec un cancer colorectal (Éditions Complicités, 15 €, 2024 – les droits d’auteur du livre sont reversés à une association d’aide aux patients atteints d’un cancer)

    2 www.ligue-cancer.net/mars-bleu