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  • Apprendre à nager à son enfant : à quel âge commencer et comment s’y prendre ?

    Apprendre à nager à son enfant : à quel âge commencer et comment s’y prendre ?

    Maîtriser la natation pour un enfant, c’est non seulement s’amuser, mais aussi acquérir des réflexes de sécurité pour réduire le risque de noyade, qui a causé 361 décès à l’été 2023. Voici comment accompagner votre enfant dans cette aventure aquatique, avec les témoignages de parents et les conseils de professionnels.

    À quel âge un enfant peut-il apprendre à nager ?

    Les experts recommandent de mettre les enfants à l’eau dès le plus jeune âge. Les bébés peuvent d’ailleurs débuter des cours d’éveil aquatique ou bébé gym dès 4 mois, ce qui les aide à se familiariser avec l’eau dans un environnement sécurisé et ludique. Cependant, pour des cours de natation plus structurés, l’âge de 6 ans est idéal : c’est là que les enfants développent une meilleure coordination motrice et une maturité émotionnelle qui leur permettent d’apprendre les techniques de base.

    Peut-on enseigner soi-même à son enfant ?

    De nombreux parents choisissent d’enseigner eux-mêmes la natation à leurs enfants. Cette approche présente plusieurs avantages, comme la possibilité de renforcer la relation de confiance et aussi de bénéficier d’une grande flexibilité dans les horaires. Mais pour un apprentissage optimal, le mieux est de combiner enseignement parental et cours de natation avec des professionnels. Les conseils de maîtres-nageurs restent très importants, les parents pouvant parfois manquer de bagage technique pour apprendre les bons gestes et de connaissances en matière de sécurité. Ainsi, Claire, maman de Léa : « J’ai commencé à familiariser ma fille avec l’eau dès l’âge de 6 mois en jouant avec elle à la piscine municipale. Aujourd’hui, à 4 ans, elle adore nager et se sent très à l’aise dans l’eau. Mais elle ne maîtrise pas parfaitement les gestes de la brasse, et je pense quand même lui prendre quelques cours cet été. » Pour Sophie, maître-nageur, chaque enfant est différent : « Certains peuvent être prêts à apprendre les techniques de base dès 3 ans, tandis que d’autres peuvent prendre un peu plus de temps. Si vous voulez familiariser votre enfant à la nage, vous pouvez faire des exercices avec lui dans l’eau, à condition de ne pas le mettre tout le temps dans la même situation. Il faut multiplier les situations pédagogiques pour enrichir son expérience dans l’eau. L’important est de ne pas les forcer et de rendre l’apprentissage amusant. » Marc, papa de Tom, 5 ans, témoigne : « Nous avons pris des cours de natation ensemble avec mon fils, ce qui nous a permis de passer du temps de qualité tout en apprenant. Le maître-nageur a vraiment su le rassurer et lui donner confiance. Et de mon côté, j’ai aussi appris 2/3 trucs utiles ! »

    Dans certains établissements scolaires, notamment en Seine-Saint-Denis, département dans lequel un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée au collège, il existe aussi une réelle politique d’apprentissage de la nage : à Romainville par exemple, des séances de natation – environ une dizaine – sont organisées à la piscine municipale dès la grande section de maternelle. L’apprentissage de la natation est enrichissant pour les enfants comme pour les parents. C’est une véritable étape dans leur développement. Commencez dès que possible, respectez leur rythme et combinez l’enseignement parental avec des cours professionnels pour garantir une expérience autant sécurisée qu’agréable. Et rappelez-vous, la patience et la persévérance sont les clés du succès.

    Quelques conseils pratiques pour les parents

    • Mettez des brassards adaptés à la taille de l’enfant et conformes à la norme NF
    • Baignez-vous dans des zones surveillées
    • Tout d’abord, familiarisez votre enfant avec l’eau à travers des jeux simples et amusants.
    • Progressez en douceur, sans jamais le forcer.
    • Enseignez-lui les techniques de base, comme flotter sur le dos, une compétence essentielle pour la sécurité, mais aussi les coups de pied simples et les mouvements de bras basiques.
    • Surveillez constamment votre enfant lorsqu’il est dans l’eau, même s’il porte des brassards.
    • Apprenez-lui les règles de sécurité aquatique, comme ne jamais nager seul.

    Quelques exercices à faire avec son enfant pour lui apprendre à nager

    • Mettre la tête sous l’eau
    • Passer sous l’eau entre vos jambes
    • Faire la planche
    • Se propulser dans l’eau sur le bord de la piscine, en prenant appui sur ses pieds
    • Utiliser une planche pour qu’il s’exerce à battre des pieds
    • Utiliser des palmes
  • Mon ado boit de l’alcool : comment réagir en tant que parent ?

    Mon ado boit de l’alcool : comment réagir en tant que parent ?

    Ados et alcool

    Nombre de parents ont connu ça. Après quelques mois dans une nouvelle classe ou un séjour lors des grandes vacances, leurs enfants sages qui longtemps leur avaient demandé en grimaçant comment ils pouvaient apprécier le goût des boissons alcoolisées, se sont soudain mis à boire des bières en terrasse, à imaginer des cocktails improbables, voire, à expérimenter le binge drinking (la recherche de l’ivresse par une importante consommation d’alcool ponctuelle). Selon la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), 85,7 % des jeunes de 17 ans ont déjà expérimenté l’alcool. Or, bien que ces conduites festives soient parfaitement acceptées par la société, elles comportent des risques.

    La Mildeca met ainsi en garde sur les dangers de l’abus d’alcool à court terme : « Coma éthylique, implication dans des violences comme victime et / ou auteur, rapports sexuels non consentis ou accidents de la route. » Ainsi que sur les conséquences possibles à long terme, notamment la dépendance. Rappelons qu’en France, la consommation d’alcool cause 49 000 décès chaque année. Le docteur Hervé Martini, addictologue et secrétaire national de l’association Addictions France, insiste, avant tout, sur le rôle de la prévention à l’échelle du pays et dans l’entourage proche des jeunes, surtout au sein de la famille.

    Pas une goutte d’alcool avant 18 ans

    Selon la Mildeca, 30 % des consommations d’alcool chez les jeunes ont lieu… en présence de leurs parents. Hervé Martini note que si l’âge moyen des premiers verres est officiellement 14 ans, dans les faits « beaucoup de jeunes ont expérimenté l’alcool à partir de 10 ou 11 ans », sur proposition de leurs parents de goûter un peu de champagne à l’occasion d’une fête, par exemple. Mais pour lui, ces petits rituels ancrés dans nos traditions ne sont pas anodins. « Plus tard on consomme de l’alcool, mieux ce sera, explique-t-il. Car le cerveau de l’enfant est en plein développement et l’alcool peut en modifier le fonctionnement. » Il rappelle qu’entre 12 à 18 ans, les adolescents sont très vulnérables face à ces substances. Pour lui, il ne doit y avoir strictement aucune consommation avant 18 ans. En France, la vente d’alcool est d’ailleurs interdite aux mineurs.

    « C’est juste pour s’amuser. » invoquent 40% des consommateurs réguliers d’alcool.

    Il est préférable d’attendre un peu avant de partager ses connaissances en matière d’œnologie ou de biérologie avec les jeunes de son entourage. L’addictologue explique aussi qu’il est nécessaire d’armer les enfants en « renforçant leurs compétences psychosociales, pour qu’ils soient capables de dire “non” face à un groupe ». Car la pression sociale des copains et le matraquage publicitaire sont une véritable épreuve pour les jeunes que l’on n’a pas éduqués à dire « non ». C’est pourquoi l’association Addictions France développe des actions dans ce sens au sein des établissements scolaires.

    46 % des 16-30 ans

    consomment régulièrement de l’alcool, et 5% quotidiennement. 

    Source : Baromètre Addictions Ipsos – Macif 2025

    Des solutions pour se faire accompagner

    Hervé Martini insiste aussi sur le fait qu’il n’est jamais trop tard. Et qu’un adolescent, consommateur occasionnel ou dépendant, doit être accompagné. « Il faut dire aux jeunes qu’on est à l’écoute, martèle-t-il. S’ils ont un problème ou perdent le contrôle, on est là pour les aider. » Il recommande aussi de les pousser à se poser les bonnes questions : avec qui je consomme ? Comment je consomme ? Comment me mettre en sécurité ? Où trouver des repères ? Et pour les familles, les enseignants et les proches en général, certains signes peuvent permettre de détecter une addiction. Le spécialiste liste ainsi quelques changements de comportement qui doivent alerter : le décrochage scolaire, la déprime, le renoncement à des activités, l’arrêt du sport ou le fait de ne plus voir les copains. Ces évolutions peuvent être les marqueurs d’une consommation d’alcool, mais pas seulement, ils peuvent aussi être les conséquences de violences telles que le harcèlement.

    « L’addiction ne se développe pas en un verre, prévient Hervé Martini. C’est un comportement qui va se répéter, s’insinuer dans des fragilités. C’est la rencontre entre un environnement, un produit et un individu. » Il déconseille vivement de culpabiliser les parents, qui peuvent ne pas s’être rendu compte de la descente aux enfers de leur enfant, malgré leur attention. Et il préconise un accompagnement dans des structures de soins. « Il y a des consultations pour jeunes consommateurs dans les Maisons des adolescents ou dans certains établissements scolaires, développe-t-il. Il faut en parler, ça ne doit pas être un tabou. On peut aussi prendre rendez-vous avec son médecin traitant, un psychologue ou un infirmier, mais surtout, il ne faut pas rester seul. »

    « LES ADDICTIONS ET LEURS CONSÉQUENCES CHEZ LES JEUNES »

    La Macif a lancé avec Ipsos le 1er baromètre sur les consommations de substances addictives chez les 16-30 ans afin de proposer des solutions de prévention adaptées.

  • La turista : comment l’éviter et en guérir le plus rapidement possible ?

    La turista : comment l’éviter et en guérir le plus rapidement possible ?

    Comment prévenir les risques de turista avant le départ en vacances ?

    Docteur William Berrebi : Le plus efficace est de suivre un simple protocole consistant à prendre en prévention de l’ultra levure, c’est-à-dire de la Saccharomyces boulardii, en 200 mg. Le traitement débute cinq jours avant le départ et continue pendant toute la durée du voyage.

    Une fois sur place, quels sont les bons gestes à adopter ?

    Dr W. B. : Cette fois encore, ils sont relativement simples. Bien se laver les mains avant et après les repas. Il faut aussi être extrêmement prudent avec l’eau dans la mesure où elle est à l’origine de la plupart des contaminations. On évite donc l’eau du robinet. Le mieux étant de ne boire que de l’eau en bouteille ouverte sous nos yeux. Si on n’a pas d’autre choix, on fait bouillir l’eau ou on opte pour des sodas. Concernant l’alimentation, il y a les grands classiques à éviter, comme les crudités et les fruits rincés à l’eau du robinet. Mieux vaut consommer des fruits qui doivent être pelés ou épluchés, types bananes, oranges, etc.

     

    Le petit + #MacifAcadémie avec @drmaxouuu

    @macifassurances Mieux vaut voyager seul que mal accompagné ! 💩 @drmaxouuu ♬ son original – Macif

    Qu’en est-il des plats chauds ?

    Dr W. B. : Il faut éviter les plats réchauffés ou ceux qui restent plusieurs heures à température ambiante, car ils peuvent développer des bactéries. L’idéal étant de consommer des aliments cuits si possible devant vous, tels que des steaks ou du poisson. Mieux vaut également faire l’impasse sur les aliments vendus dans la rue ou sur la plage. Tout ce qui est manipulé à la main présente des risques élevés de contamination. Alors, autant les éviter, même si les habitants en consomment devant vous. Les locaux ont l’habitude et l’estomac mieux préparé que les touristes.

    Et si on tombe quand même malade, malgré toutes ces précautions ?

    Dr W. B. : Quand on a une tourista, on doit arrêter de manger des aliments solides, mais continuer à s’hydrater. Le plus simple, c’est de prendre de l’eau avec du sel ou du sucre. Ça peut être des bouillons de légumes salés. On évite le coca qui, malgré la légende, n’est pas un bon remède, même en ayant enlevant les bulles. Il contient de la caféine, c’est donc un accélérateur du transit, comme le café.

    Comment se soigner si malgré la diète, les symptômes persistent ?

    Dr W. B. : On peut traiter avec un anti diarrhéique type Smecta (Diosmectite pour l’équivalent générique) et on va aussi prendre un probiotique. Si on n’a pas pris l’ultra levure avant son départ, on en prend, sinon on prend du Lactobacillus rhamnosus GG. Si, malgré tout, ça ne va pas mieux au bout de 24 à 48 h, il faut prendre des antibiotiques en plus du probiotique. Enfin, il faut essayer d’éviter le lopéramide, type Imodium, sauf si on doit faire un voyage, parce qu’il empêche l’évacuation des toxines.

    [Attention : ne vous automédicamentez pas, faites appel à un médecin pour une prescription de médicaments adaptés]

    Une fois un peu rétabli, que faut-il éviter de consommer avant guérison complète ?

    Dr W. B. : Quand on recommence à avoir faim, on continue les bouillons en ajoutant des pommes de terre, des pâtes, des carottes ou du riz bien cuit. On peut même récupérer l’eau de cuisson du riz pour la boire. Et si on veut des protéines animales, il faut aller vers des poissons maigres, type merlus ou cabillaud cuit au gril sans matière grasse. En revanche, il faut exclure les aliments ultras transformés et remplis d’additifs. Les additifs abîment le microbiote intestinal et ce n’est pas bon pour le tube digestif. On va aussi éviter les légumes et fruits crus, les jus de fruits et les laitages. On se prive de tout ce qui est gras, en sauce, en fritures et du cacao sauf s’il s’agit d’un chocolat noir à 100 % ou à 90 %. Enfin on évite aussi les œufs, la viande et tout ce qui accélère le transit, comme les boissons glacées.

    Que doit-on faire et manger quand tout semble rentré dans l’ordre ?

    Dr W. B. : Lorsque la maladie a disparu et qu’on se sent mieux, il faut penser à augmenter son apport de fibres. Le microbiote intestinal a été impacté par l’infection, il faut le rééquilibrer en réintégrant des légumes, des fruits, des légumineuses, ou des céréales complètes, etc. 

  • Retaper une maison soi-même : les choses à savoir avant de se lancer

    Retaper une maison soi-même : les choses à savoir avant de se lancer

    « Beaucoup de gens autour de nous se sont lancés dans des projets de rénovation ; ça nous a donné envie. » Après trois ans en location dans la région, Ophélie et Thibault, 28 ans, ont acheté en mars dernier une grange vers Figeac (Lot). Lui est menuisier de formation, elle détentrice d’un CAP en taille de pierre. S’ils ont mis entre parenthèses leurs activités professionnelles respectives pour se consacrer pleinement à ce projet, ils se donnent 6 mois pour transformer leur bien en cocon habitable : « On espère avoir l’isolation, la salle d’eau et le poêle qui fonctionnent d’ici là. » Le jeune couple guettait les annonces depuis plus d’un an lorsqu’il est tombé sur cette aubaine de 240 mètres carrés, répartis sur deux étages. « La charpente, la toiture et les murs étaient en bon état, ce qui nous a évité de nombreux frais. Les propriétaires avaient aussi fait l’assainissement, installé le raccordement à l’eau, à l’électricité, et retapé la cuisine dans laquelle on campe pendant le chantier. » Des économies de plusieurs dizaines de milliers d’euros qui ont achevé de les convaincre.

    Se renseigner sur les aides

    Ophélie et Thibault ne sont pas les seuls à s’être lancés dans l’aventure de la rénovation. En 2023, ce sont 624 000 logements qui ont été rénovés, selon le dernier bilan publié par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). 570 000 chantiers ont, à ce titre, bénéficié de MaPrimeRénov’, une aide de l’État dédiée aux travaux de rénovation énergétique. Cela n’a malheureusement pas été le cas pour Ophélie et Thibault : « Notre logement est une ancienne grange, pas une maison, donc il n’est pas éligible aux aides de l’état. C’est à prendre en compte avant d’acheter. Mieux vaut se renseigner en amont sur les aides que l’on pourra réellement obtenir pour éviter les mauvaises surprises. » Le couple a dû réajuster ses plans en conséquence : en plus des 100 000 euros déboursés pour l’achat, ils se sont fixé un budget de 30 000 pour les travaux. Cela ne leur permettra pas les finitions, qu’ils réaliseront dans un second temps.

    S’entourer d’experts

    Comment se préparer au mieux et limiter les imprévus ? Pour Marie, couturière de 31 ans, la clé est d’être bien conseillée avant l’achat. « Nous sommes allés sur place avec un ingénieur expert, pour qu’il nous dise si notre projet était réalisable, qu’il regarde en détail l’état des fondations et des murs restants, qu’il nous aiguille… » Cette trentenaire vient d’acheter avec son conjoint une ruine à rénover, pour la modique somme de 21 000 euros. Les travaux devaient commencer au printemps, mais ont été reportés le temps d’obtenir les permis nécessaires. « Il ne faut pas sous-estimer le temps de l’administration, et prendre son mal en patience ! »

    Ophélie et Thibault ont aussi sollicité l’aide de connaisseurs. « On a fait venir des amis qui avaient déjà mené à bien ce type de projet pour qu’ils nous donnent leur avis et nous conseille. On a aussi fait venir un chauffagiste et notre voisin nous a aidés à casser la dalle avec sa mini-pelle qu’il manie bien mieux que nous. C’est important de s’entourer de gens qui s’y connaissent », explique le couple, qui a lui-même passé pas mal de temps à s’informer sur le sujet. « Entre le moment où on a vu la maison pour la première fois, et le jour où on a commencé les travaux, plusieurs mois se sont écoulés. Ça nous a donné le temps d’acheter plein de bouquins sur le sujet, de regarder des tutoriels sur YouTube, de nous mettre dans des groupes Facebook dédiés pour obtenir des conseils de professionnels. On y pose encore nos questions dès qu’on a un doute, les gens répondent rapidement ! »

    Se projeter avec réalisme

    Avant de débuter son chantier, le couple est revenu plusieurs fois prendre des mesures et des photos, afin d’élaborer un plan d’action précis et budgétisé. « On s’est posé sur les isolants, on a estimé le coût des matériaux qu’on souhaitait utiliser. » Un excellent réflexe, selon Florence, communicante, qui vient de terminer trois ans de travaux dans sa maison du Pays basque. « Il faut compter entre 1500 et 3000 euros par mètre carré, estime cette quinquagénaire, qui conseille de prévoir environ 30% de dépassement dans son budget. Et mieux vaut garder un matelas financier confortable pour l’aménagement ensuite, car les meubles ont un coût ! Quand on conçoit son projet, je conseille d’ailleurs d’imaginer où on mettra son mobilier, pour installer les prises, fenêtre et interrupteurs en fonction. Et ne pas négliger le jardin qui peut être un gros poste de dépense. » Comme Ophélie, Thibault et Marie, Florence préconise aussi de louer dans la région avant de se lancer, et d’être parfaitement honnête avec soi-même : « Est-ce qu’on est vraiment à l’aise au bout de ce sentier isolé où il faut faire vingt minutes de voiture pour acheter une baguette ? » Si oui, banco !

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  • Mon enfant n’est pas encore propre pour la maternelle, pourra-t-il faire sa rentrée ?

    Mon enfant n’est pas encore propre pour la maternelle, pourra-t-il faire sa rentrée ?

    Grégory et Kenza, les parents de Barnabé, qui s’apprête à entrer en petite section de maternelle, se sont posé beaucoup de questions sur l’acquisition de la propreté de leur petit garçon. « Notre fils est plutôt mature sur beaucoup de plans, assure la maman. Il a commencé à parler et à marcher tôt, par exemple. Et il se comporte très bien lorsqu’on l’emmène au restaurant, ce qui est difficile pour les enfants de son âge. Alors, on pensait qu’il demanderait à ne plus porter de couches assez tôt, comme le reste. Mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé, poursuit Grégory. Depuis ses dix-huit mois, on lui propose d’aller sur le pot ou sur les toilettes avec un réhausseur, mais il refuse catégoriquement. Et quand on insiste un peu, il dit qu’il est trop petit. On en a parlé à notre pédiatre qui nous a dit de laisser les choses se faire, donc on lui fiche la paix avec ça ! »

    Apprendre sans stress

    Dans la famille de Teresa, les enfants reçoivent un pot avec leurs cadeaux pour leur deuxième anniversaire, c’est une tradition depuis trois générations. « Quand j’étais enfant, je pensais que c’était comme ça dans toutes les familles, raconte-t-elle en riant. Mais, derrière ce rituel en apparence rigolo, il y a quelque chose de l’ordre de l’injonction, on dit à l’enfant : “Allez hop ! Tu as deux ans, tu te débrouilles comme tu veux, mais les couches, c’est terminé !” Quel stress, quand même ! » Le sujet est, effectivement, trop souvent une source d’angoisse pour toute la famille. À commencer par les enfants. Or, la rentrée à la maternelle est déjà, en elle-même, une étape qui peut les inquiéter. Raison de plus pour ne pas ajouter du stress à ce grand changement.

    À chaque enfant son rythme

    « Autrefois, relate le docteur Sellam, pédiatre à Limoges et vice-président du syndicat des pédiatres français, il pouvait arriver qu’on exige que l’enfant soit propre dès l’âge de 9 mois. Or, on sait aujourd’hui qu’il faut, au contraire, ne pas lui mettre de pression et attendre qu’il soit prêt. Il ne faut pas le forcer, au risque de le bloquer. » Il recommande d’attendre 18 ou 24 mois pour commencer à proposer le pot aux petits, car il est important que les enfants aient une motricité adéquate. Et de respecter le fait que chaque enfant avance à son rythme, sans le brusquer. « S’il refuse d’y aller, c’est que ce n’est pas le bon moment », souligne le pédiatre. Il indique que l’acte d’uriner ou de déféquer n’est pas anodin et que cela peut être très impressionnant pour les jeunes enfants : « Les petits peuvent être angoissés par le fait qu’une matière quitte leur corps. Il faut dédramatiser, bien leur expliquer qu’ils ne perdent pas une partie d’eux, mais qu’il s’agit de déchets. »

    Féliciter et encourager les petits

    Le professionnel conseille aussi de faire preuve de nuance, de féliciter et d’encourager les enfants lorsqu’ils parviennent à aller à la selle, sans être excessif. « Quand j’étais petite, on me donnait un chocolat pour me féliciter après la grosse commission aux toilettes, raconte Teresa. Mais quand j’ai voulu faire ça pour ma fille, le médecin de famille me l’a déconseillé en me rappelant qu’il s’agit bien d’un acte naturel et banal. » Et si votre enfant a besoin d’encore un peu de temps pour bien gérer sa propreté, profitez de l’été et des promenades dans la nature pour le laisser sans couches : ce sera beaucoup moins stressant que dans un appartement !

    Des personnels scolaires et périscolaires pour accompagner

    Le docteur Eric Sellam,, tient à rassurer les parents : « L’école étant devenue obligatoire à partir de l’âge de 3 ans, elle ne peut plus refuser un enfant qui n’est pas propre. Cela permet de diminuer la pression chez les parents qui avaient peur que leur enfant soit récusé s’il ne l’était pas. » Les personnels scolaires et périscolaires sont, en effet, formés à soutenir et accompagner les enfants dans l’acquisition de la propreté, sans les gronder, en les changeant si cela est nécessaire, et en les rassurant. Chaque enfant de maternelle dispose de quelques tenues de change dans un casier ou dans un sac, justement prévus pour les petits accidents.

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  • Barbecue végétarien : recettes d’adeptes

    Barbecue végétarien : recettes d’adeptes

    Les végétariens, gourmands délaissés

    Laurent, 32 ans, installé près de Toulouse ne mange plus de produit animal depuis maintenant quatre ans. « Au début c’était un peu compliqué. Parfois on se moquait même de moi pendant le barbecue entre amis. C’est le moment où tout le monde mange de la viande, alors j’étais un peu l’intrus », s’amuse aujourd’hui ce trentenaire. Pas encore très au fait des solutions qui existaient pour se faire plaisir, Laurent se contente d’abord de quelques légumes grillés : « Je n’avais pas encore de recettes dignes de ce nom. Ce n’était pas très fun. Mais j’ai vite fini par trouver des idées pour apprécier de nouveau ces repas. » Aujourd’hui, ses barbecues ne se résument plus à un morceau de poivron ou d’aubergine cuit sur un coin de la grille. « Ce que j’aime préparer, ce sont des brochettes avec des légumes de toutes sortes et de la feta ou du halloumi, le tout, badigeonné avec un peu d’huile d’olive. C’est un délice », détaille le Toulousain. Selon lui, la clé d’un barbecue végétarien réussi réside dans la sélection des épices pour assaisonner les légumes : « Ma préférence va au mélange tandoori qui est d’ordinaire utilisé pour le poulet. Quand on en recouvre une courgette coupée en deux, ça lui donne un goût délicieux. »

    Place aux fruits marinés

    De son côté, Louise, 26 ans, de Valence, s’est lancé le défi d’apporter encore plus d’originalité à ses barbecues. « Je commençais à avoir fait le tour des légumes. Alors depuis trois ans, je teste tous les étés des recettes que je pioche sur Internet. À base de fruits, plutôt que de légumes », raconte-t-elle. Abricots, pêches, figues et autre pamplemousse s’imposent dorénavant lors de ses repars estivaux entre amis. « La pastèque grillée est ma recette préférée. Je la coupe en tranche et la recouvre d’un mélange d’ail, de citron et d’épices. Puis, je laisse cuire sur chaque face quelques minutes », explique Louise, qui accompagne généralement cette préparation d’une sauce au yaourt à la grecque et au citron vert. Pour la jeune femme, c’est la marinade dans laquelle elle fait baigner ses légumes ou ses fruits qui fait changer de dimension son barbecue végétarien. « Sinon on retrouve dans tous les cas un goût un peu similaire, un goût fumé. Pour une vraie plus-value, il faut préparer des marinades originales », raconte cette passionnée de cuisine. Et pour ça, Louise mise le plus souvent sur les saveurs asiatiques : « J’utilise tout le temps de la sauce tamarin et de l’huile de sésame. »

    Et substituts de viande

    Catalina teint le compte Instagram et le site Internet VeggiesFrance. Cette trentenaire originaire du Chili organise régulièrement des sorties à la découverte des restaurants véganes du sud de la France. Depuis 2016, elle a choisi de ne plus consommer de viande et a même supprimé les produits d’origine animale il y a quatre ans, mais elle a appris à s’adapter pour que ses barbecues restent gourmands. Sa solution : les substituts de viandes. Des aliments à base de protéines végétales qui ont l’aspect et la texture de la viande, et parfois un goût qui s’en rapproche : « Grâce à eux, on peut trouver de tout, merguez, steaks, brochettes… »

    Installée en France depuis plusieurs années, elle a fait découvrir à ses amis une des spécialités chiliennes, le completo, une déclinaison du hot-dog américain auquel on ajoute une purée d’avocat, de la mayonnaise et des tomates. Mais elle s’est permis de revisiter la recette. « Au lieu de la saucisse, je fais cuire au barbecue une saucisse seitan à base de gluten de blé que je prépare moi-même. Ça a bon goût, c’est bon pour la planète et très économique », assure Catalina. Pour préparer des saucisses seitan, il faut mélanger dans un saladier 350g de gluten de blé, une cuillère à café de piment rouge, de l’ail, un peu d’oignon et une pincée de levure, arrosés d’un peu de sauce soja. Puis, laisser reposer le tout 20 minutes avant de donner à sa préparation des formes de saucisses à l’aide d’un film alimentaire et faire mijoter le tout dans une casserole frémissante pendant une cinquantaine de minutes. Une fois précuites, les saucisses iront doucement griller sur le barbecue avant de rejoindre leur pain. Une recette qui fait un tabac chez les amis français de Catalina. « Et même chez ceux qui ne sont pas végétariens ou véganes ! »

  • Pratiquer du sport en été : astuces pour se dépenser en sécurité

    Pratiquer du sport en été : astuces pour se dépenser en sécurité

    L’été, lorsque le thermomètre est au plus haut, la pratique d’une activité sportive peut fatiguer l’organisme. « Le risque de l’exposition aux fortes températures pendant l’effort est la déshydratation et un coup de chaleur. Des signes comme des crampes montrent que vous sollicitez trop votre organisme », prévient Agnès Verrier, chargée de prévention en santé environnement à Santé Publique France.

    Bien manger, bien dormir, bien se vêtir

    Depuis le mois de mai, l’agence a lancé le dispositif « Vivre avec la chaleur » avec un site internet qui donne tout une série de conseils destiné notamment aux sportifs qui voudraient continuer à se dépenser malgré les fortes chaleurs. Le principe est « de proposer notamment aux sportifs qui ont une pratique individuelle et non encadrée des solutions pour adapter l’activité sportive quand les fortes chaleurs arrivent », explique Agnès Verrier qui a participé à la mise en place de ce dispositif. Mais celle-ci insiste sur le fait que les hautes températures ne doivent pas dissuader les sportifs, tout est une question de bons réflexes. « Le sport est bon pour la santé : il ne s’agit pas d’y renoncer. Quand les températures augmentent, on préfère pratiquer son sport tôt le matin. Il est aussi important d’écouter son corps, de continuer à manger équilibré et revoir peut son activité en cas de manque de sommeil. Un conseil important et facile à mettre en œuvre : boire de l’eau avant, pendant et après son activité sportive. Une autre solution est de porter des vêtements adaptés : une tenue respirante qui permet d’évacuer la transpiration. »

    Et attention aux idées reçues. Santé publique France conseille bien sûr d’éviter le sport en milieu de journée, mais aussi en fin d’après-midi. « Il ne faut pas confondre risque solaire et risque chaleur. Attention les températures augmentent au-delà des heures où le soleil est le plus dangereux pour sa peau, entre midi et 16 heures. Dans la journée, il fait de plus en plus chaud jusqu’à 17-19 heures, voire plus tard dans les zones très urbanisées, appelés îlots de chaleur urbains », alerte Agnès Verrier.

    Attention au risque chaleur

    Maxime, 34 ans et habitant à Lyon, est justement tombé dans ce piège l’été dernier. « J’habite en centre-ville et j’avais pris l’habitude depuis quelques mois de courir après mon travail aux alentours de 18 h. Sauf qu’en été, le bitume emmagasine la chaleur toute la journée et quand je commençais à courir, il faisait encore extrêmement chaud. J’ai senti que je fatiguais très vite, jusqu’au jour où j’ai carrément eu des vertiges. J’ai dû arrêter de courir après 15 minutes, je pense avoir fait un coup de chaleur », raconte ce fan de course à pied. Une mauvaise expérience qui l’a poussé à changer totalement ses habitudes. Dès que les températures quotidiennes commencent à avoisiner 30 °C, ce sportif se lance dans des footings matinaux. « Je me lève une heure et demie plus tôt pour commencer à courir vers 6h30, c’est tôt, mais c’est bien plus agréable », assure le trentenaire. Une pratique que préconise la chargée de prévention de Santé publique France, qui donne même des astuces pour trouver des oasis de fraîcheur près de chez soi : « Pendant les pics de chaleurs, il faut se renseigner auprès de sa mairie. Parfois les parcs sont ouverts toute la nuit, ça permet de courir très tôt le matin. C’est peut-être aussi une belle occasion pour aller à la piscine. De plus en plus de mairies adaptent leurs horaires quand il fait très chaud. La nage est un moment agréable, mais c’est aussi un sport complet qui permet d’entretenir entièrement son corps. »

    En été, Thibault Mevel, coach sportif à Eguilles, près d’Aix-en-Provence, privilégie lui aussi les cours en matinée. « De toute manière, les sportifs que j’accompagne me demandent eux-mêmes des rendez-vous le matin ou en toute fin de journée. Et dans la journée, j’essaie de garder ma salle ventilée et rafraîchie au maximum », explique-t-il. Il prévient ses élèves de bien boire et de bien s’alimenter au quotidien pendant ses pics de chaleurs pour pouvoir continuer à se dépenser en sécurité : « Sinon ça vient s’ajouter au stress que provoque la chaleur sur le corps. » Pour éviter les coups de chaud, le coach réduit aussi un peu l’intensité des exercices : « On fait plus de pauses. Mais je leur dis aussi que la chaleur n’est pas une excuse pour ne pas faire de sport. Il faut garder la motivation, s’adapter et écouter son corps ! »

  • Les cahiers de vacances sont-ils vraiment utiles pour les enfants ?

    Les cahiers de vacances sont-ils vraiment utiles pour les enfants ?

    Pour les enfants, les grandes vacances tant attendues sont synonymes de bouffée d’oxygène. Un moment loin de l’école pour s’aérer l’esprit avant de reprendre le chemin des classes en septembre. Oui mais voilà, dans le programme de l’été vient parfois s’ajouter un cahier de vacances, après les balades ou la piscine. Pas toujours du goût des enfants – ni, d’ailleurs, des parents –, ce programme d’exercices plus ou moins ludiques est censé aider les écoliers à ne pas oublier ce qu’ils ont appris au cours de l’année. Pourtant, le sujet divise jusque dans le corps enseignant.

    Objectif : se rafraîchir la mémoire

    Sylvie, professeure de français dans un collège de l’académie Aix-Marseille n’est pas franchement convaincue de leur intérêt. « Les vacances sont un moment formateur et important pour le développement des enfants. Mais elles doivent rester un moment de pause. Plutôt que ces cahiers, je préconise des livres ou des sorties au musée en famille. C’est une très bonne façon d’ouvrir l’esprit sans ressasser des choses vues et revues toute l’année. » Mais l’enseignante concède néanmoins qu’il peut y avoir des bénéfices à ces exercices. « En général, ces cahiers sont écrits par des enseignants et suivent les programmes, ils sont assez bien faits. Ils peuvent être utiles à des élèves qui ont des lacunes ou voudraient se rafraîchir la mémoire à quelques jours de la rentrée. Même si pour cela, il suffit que les enfants relisent leurs cours de l’année », estime Sylvie.

    Réassurance et remise à niveau

    Lucas, 12 ans et collégien à Poitiers, a lui-même demandé à ses parents un cahier de vacances au moment de son passage du primaire au secondaire l’été dernier. « Il appréhendait de se retrouver au collège. Alors, il a voulu travailler deux heures par jour pendant une semaine au mois d’août », raconte son père, Lionel. Pourtant, le quadragénaire n’a jamais poussé son fils à se lancer dans des révisions durant ses vacances, au contraire : « Il est bon élève donc il n’en avait pas vraiment besoin. D’ailleurs, je pense que ça ne lui a pas trop plu, son cahier de l’été dernier est resté à moitié vide. Il a fait l’impasse sur plusieurs matières, dont l’histoire-géo, où il a de bons résultats. Mais ça a quand même eu le mérite de le rassurer et de lui faire revoir les matières avec lesquelles il est moins à l’aise. » Cet été, Lucas n’aura pas de cahier de vacances, son père lui prévoit un autre programme : quelques heures de cours particuliers de mathématiques avec un étudiant à la fin de l’été. « Il n’aime vraiment pas cette matière et il est en train de se bloquer. Je me dis que ça peut être bien qu’il revoie le programme à tête reposée. Je l’aurai bien aidé, mais j’ai toujours été un peu nul en maths », sourit Lionel.

    Se remettre dans le bain en famille

    Si certains épargnent à leurs enfants de noircir les pages d’un cahier de vacances sous le parasol, pour d’autres, l’objet est devenu un incontournable des congés. « J’en achète toujours un à chacune de mes petites. Au début, elles n’étaient pas trop partantes, mais maintenant elles s’y collent sans rechigner parce qu’elles ont compris que ça leur permet de rester à jour tout en s’amusant. Les exercices sont souvent sur le thème des vacances, il y a des illustrations marrantes, c’est plutôt sympa », assure Mylène, parisienne de 43 ans, qui a remarqué que grâce à ce travail estival, ses deux collégiennes avaient beaucoup moins de mal à se remettre dans le bain en septembre. Néanmoins, elle fait très attention au choix du cahier : « Je n’aime pas quand ils sont trop marketés avec des personnages de dessins animés ou de mangas. Je me dis que s’ils ont besoin d’attirer les clients avec ce genre d’arguments, c’est que le contenu ne doit pas être au niveau. » Mylène choisit donc toujours les versions les plus classiques, proposées « par des maisons d’édition sérieuses » et s’assure que des professeurs sont à l’origine des exercices proposés.

    En plus des bénéfices purement scolaires de ces devoirs de vacances, la mère de famille y voit le moyen de créer des petits moments privilégiés en famille. Prise par son travail, l’été, elle laisse souvent ses filles chez ses parents. « C’est surtout eux qui font les profs et chapeautent les devoirs. C’est presque devenu une tradition », explique-t-elle. En complément, cette mère de famille a même fait découvrir à ses filles des épisodes dénichés sur YouTube de l’émission C’est pas sorcier, qu’elle regardait elle-même enfant : « Et maintenant pendant les vacances, quand elles veulent s’intéresser à quelque chose qu’elles revoient dans leur cahier de vacances, souvent en SVT, elles cherchent toutes les deux s’il existe un épisode qui traite du sujet. Je les regarde avec elles. Ça me rappelle des souvenirs ! »

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  • « La non-consommation d’alcool devient un choix conscientisé et militant chez certains étudiants »

    « La non-consommation d’alcool devient un choix conscientisé et militant chez certains étudiants »

    Comment l’alcool rentre-t-il dans la vie des adolescents et des jeunes adultes ?

    L’entrée dans l’alcoolisation se fait souvent vers 13/14 ans avec un premier verre dans le cadre familial ou avec des amis. Puis, dans les années lycée, la consommation des adolescents se régularise lors de moments festifs. Enfin, pendant la vie étudiante, la majorité des jeunes consomme de l’alcool. Il y a une pression sociale forte, un phénomène de groupe. L’alcool est très lié à la fête durant les années étudiantes : c’est difficile de les dissocier. On peut entendre d’ailleurs souvent des phrases comme « si tu ne bois pas (d’alcool), tu ne fais pas la fête » ou « si tu ne bois pas (d’alcool), tu n’es pas drôle ».

    Quels sont les risques ?

    L’alcoolisation des étudiants est considérée comme problématique. Elle focalise les inquiétudes, car la recherche d’ivresse a des conséquences néfastes. Que ce soit des comas éthyliques, des traumatologies avec des accidents de la route ou des accidents domestiques. L’alcoolisation est aussi souvent présente dans les violences physiques, les violences sexuelles, etc. De plus, l’alcoolisation chez les étudiants crée la population dépendante de demain.

    La consommation d’alcool peut-elle amener à d’autres consommations ?

    On observe un lien étroit entre le niveau de consommation d’alcool et la probabilité de dériver vers d’autres produits psychoactifs comme le cannabis. Comme cela est mentionné dans l’étude Modération et sobriété chez les étudiants : entre éthos de vie et résistance aux normes que j’ai coécrite avec Ludovic Gaussot et Loïc Le Minor.

    Peut-on dire que la France est un pays où la consommation d’alcool a longtemps été banalisée ?

    Absolument. Il y avait une tradition française de l’alcool. C’était un phénomène culturel et générationnel. Longtemps, boire du vin à tous les repas a été quelque chose de normal. C’est en déclin, en particulier chez les jeunes. Aujourd’hui, dans la population française, il ne reste qu’une minorité de personnes qui ont une consommation quotidienne d’alcool. À l’inverse pourtant, le rapport à l’ivresse est plus fort, notamment chez les jeunes adultes, avec une consommation d’alcool ponctuelle qui est importante, avec 5 ou 6 verres dans une soirée ou une nuit(1). Les étudiants ont cette pratique occasionnelle centrée sur les week-ends et les vacances, pendant des moments festifs. Cette culture, à l’anglo-saxonne, s’est développée en France dans les années 1990 et 2000. Pourtant plus récemment, il y a eu un mouvement chez les étudiants et les jeunes adultes vers une moindre consommation d’alcool, voire une non-consommation.

    Est-ce à dire que la situation de l’alcoolisation va en s’améliorant ?

    Globalement, il y a un déclin très fort de l’alcoolisation dans la société française. La vente d’alcool a été divisée par deux et demi des années 1960 à aujourd’hui, selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Pour les Français de plus de 15 ans, la consommation est ainsi passée en cinquante ans de 26 litres d’alcool par an à 11 litres par an.

    Revenons sur l’abstinence alcoolique de certains étudiants. Comment expliquez-vous ce phénomène récent ?

    Depuis la médiatisation du Dry January(2), il y a environ cinq ans, les jeunes se questionnent davantage sur leur consommation d’alcool et on constate que le nombre d’étudiants qui ne consomment plus d’alcool s’accélère. Cette progression est clairement marquée et ce phénomène d’abstinence alcoolique a gagné en visibilité. D’autant qu’il y a des vidéos sur YouTube ou des blogs avec d’anciens consommateurs d’alcool qui incitent les autres jeunes à ne plus boire et à parler des bénéfices d’une vie sans alcool.

    1 jeune sur 2

    déclare consommer régulièrement de l’alcool et 27% en consomment de façon quotidienne ou hebdomadaire. (3)

    Quels sont les effets bénéfiques d’une non-consommation d’alcool ?

    Évidemment, il y a ce choix de préserver sa santé, d’être en meilleure forme physique et aussi de ne pas ressentir des lendemains difficiles, avec l’effet « gueule de bois ». Il y a également, pour les jeunes générations, cette envie de contrôle, de choix de vie. Avec une réflexion sur l’image qu’on renvoie ainsi que les photos compromettantes qui pourraient surgir sur les réseaux sociaux et ternir sa réputation.

    Quelles sont les raisons qui poussent certains étudiants à ne pas boire d’alcool ?

    Cela peut être des raisons médicales, religieuses, sportives. Cela peut être aussi par peur de la perte de contrôle, en particulier pour les jeunes femmes au regard des agressions ou des violences sexuelles qu’elles pourraient subir si elles étaient alcoolisées. Il y a aussi des raisons liées au dégoût de l’alcool ou à l’interdit moral de sa consommation. Certains jeunes peuvent également avoir des raisons familiales s’ils ont eu un parent dépendant à l’alcool. Enfin, la non-consommation d’alcool devient également un choix conscientisé et militant, voire politique, comme celui par exemple de la non-consommation de viande. Il y a d’ailleurs un discours plus militant des abstinents alcooliques. Un discours plus audible et plus impactant. C’est assez récent.

    Cette catégorie des étudiants abstinents alcooliques semble être en progression.

    Aujourd’hui, les jeunes, et les étudiants en particulier, s’affirment davantage et n’ont pas peur d’aller contre cette norme sociale de la consommation d’alcool. C’est un choix fort de contrôle qu’ils font sur leur vie. Les chiffres sont encourageants. En 2002, seulement 5 % des jeunes de 17 ans n’avaient jamais consommé d’alcool. En 2017, ce chiffre est monté à 15 %. Sous l’angle de la santé publique, c’est quelque chose de très positif !

    « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes »

    La Macif a lancé avec Ipsos le 1er baromètre sur les consommations de substances addictives chez les 16-30 ans afin de proposer des solutions de prévention adaptées.

    (1) Une consommation différente du binge drinking (alcoolisation ponctuelle importante), qui est la recherche d’une ivresse immédiate avec la consommation de 5 à 6 verres d’alcool dans un temps très court (deux heures).

    (2) Dry January (janvier sec) ou janvier sobre, mois sans alcool, est une campagne de santé publique incitant à l’abstinence de consommation d’alcool après la soirée du Jour de l’An et durant tout le mois de janvier.

    (3) Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025

  • Quelles solutions de garde pour ses animaux de compagnie ?

    Quelles solutions de garde pour ses animaux de compagnie ?

    Daniel, 71 ans, vit avec sa compagne Françoise dans le Calvados. Le couple profite de sa retraite pour partir régulièrement en vadrouille. Et à chaque voyage, se pose la même question. Qui va s’occuper de Gershwin, leur adorable border collier, et de Nougat, son acolyte félin, en leur absence ? Avec les années, les septuagénaires ont pris le réflexe de laisser le premier dans un chenil de confiance, situé à quelques kilomètres de chez eux. Mais avant de dégoter cette adresse, à 20 euros la journée, il leur a fallu passer par toutes les solutions de garde possibles et imaginables : pet-sitting à domicile, pension animalière chez un éleveur, site internet entre particuliers passionnés d’animaux…

    Regarder du côté des plateformes dédiées

    Comment faire le tri entre tout ce qui existe et trouver l’option la plus adaptée, aussi bien pour son animal que pour son porte-monnaie ? En France, selon un sondage Ifop de juillet 2020, plus d’une personne sur deux affirme avoir au moins un animal de compagnie dans son foyer. Une boule de poils qu’il n’est pas toujours possible d’emmener partout avec soi. C’est pour cette raison qu’Ariane, 25 ans, s’est inscrite sur le site Animaute. La jeune active, qui travaille en parallèle dans une agence de communications, y propose occasionnellement ses services de dog-sitting. « C’est pratique, car les chiens sont autorisés dans les locaux de mon agence, donc je les emmène partout avec moi. » Comme elle, 250 000 pet-sitters certifiés sont enregistrés sur la plateforme. « Au moment de l’inscription, tu dois répondre à un ensemble de questions : quel type de logement tu occupes, le nombre d’espaces verts près de chez toi… Ce sont les propriétaires qui fixent le tarif journalier, ils te font une offre que tu choisis d’accepter ou non via la plateforme. Généralement, je suis payée autour de 5 euros par jour. À la fin, les maîtres ont aussi l’option de laisser un commentaire sur ton profil, pour aiguiller les prochains. »

    Avant tout pet-sitting, la jeune femme conseille aux maîtres de faire un premier rendez-vous pour voir si le courant passe avec l’animal. Et de communiquer le maximum d’informations possibles sur son alimentation, ses habitudes de promenade, sa peur potentielle des transports en commun… « J’adore les chiens, mais je n’en veux pas ; c’est trop de contraintes. Les garder est le compromis parfait : ça m’oblige à sortir et à prendre soin de quelqu’un d’autre que moi. En revanche, je ne m’en occupe rarement plus d’une semaine. Cela reste assez stressant puisque vous ne vous connaissez pas très bien et que le chien n’est pas dans son cadre habituel. »

    Se sentir en confiance

    Justement, Daniel et Françoise ont trouvé une parade à ce changement d’environnement qui peut parfois être déroutant pour l’animal : la garde à domicile. L’année dernière, le couple a fait appel à une jeune femme qu’ils avaient déjà hébergée lors d’un séjour de couchsurfing (un hébergement temporaire), pour veiller sur leurs animaux pendant trois semaines. « Elle est venue s’installer à la maison, c’était idéal pour Gershwin et Nougat qui restaient dans leur élément… Mais, pour ça, il faut avoir confiance en la personne. Un inconnu, on n’aurait pas tenté ! » De manière générale, les retraités normands conseillent de toujours rencontrer les personnes en amont, qu’il s’agisse d’un pet-sitter ou des propriétaires d’un chenil, pour voir si la confiance s’instaure et si l’animal est à l’aise. « Et si l’on envisage de laisser son animal quelque part, il vaut mieux visiter les lieux avant. » Et lui donner certains points de repère : « Sa couverture, le panier où il dort, un jouet dont il a l’habitude et un vêtement qui sent l’un de ses maîtres pour qu’il ne soit pas déboussolé, surtout la première fois. »

    Si Daniel insiste sur l’importance de visiter les lieux avant de confier son animal, c’est parce qu’il existe de tout sur le marché des chenils et autres pensions animalières. « Il faut s’y prendre de bonne heure pour réserver quelque chose de confortable. Les endroits sympas sont pris d’assaut », confirme Annouchka, peintre sur porcelaine. Avec son mari François-Xavier, pharmacien, ils ont régulièrement laissé leur beagle Léo dans un hôtel canin situé en région parisienne, avant que celui-ci ne mette la clé sous la porte à la suite du Covid. Le couple avait été séduit par le haut standing du lieu, qui demandait uniquement que l’animal soit vacciné : « Léo dormait dans une chambre pour deux, où il pouvait avoir son panier ou aller dans les lits proposés. Il y avait aussi une salle de gym et des télés pour chien. On ne voulait surtout pas qu’il soit bloqué dans un dortoir grillagé, mais qu’il puisse au contraire se balader d’une pièce à l’autre. Il était emmené en promenade deux fois par jour. » Le couple était tenu au courant tout au long du séjour, via moult photos et SMS quasi quotidiens. Des prestations rares, qui ont cependant un prix. « Plus de 500 euros pour deux semaines. » Sans regret : « Ça valait le coup, ils lui lavaient les oreilles tous les soirs ! »

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