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  • Fact-checking : tous les carburants se valent-ils ?

    Fact-checking : tous les carburants se valent-ils ?

    Pas toujours facile d’y voir clair au moment de choisir sa future voiture ! Outre le modèle et les équipements, il faut aussi penser au type de carburant. Le diesel (aussi appelé gazole) et l’essence sont les carburants les plus utilisés par les constructeurs automobiles. Bien qu’ils soient tous les deux issus du pétrole brut, ils ont des différences notables sur le plan mécanique, sur la conduite, la consommation et l’environnement. Le rendement d’un moteur diesel (42 %) est meilleur que celui du moteur essence (36 %), par exemple (1). Si vous souhaitez faire des économies de carburant, le diesel est donc généralement plus intéressant. À noter toutefois que le diesel, tout comme l’essence, est polluant (le diesel produit plus d’oxydes d’azote et de particules fines quand l’essence génère plus de CO2).

    Les types de carburant au gaz comme le GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) ou bioGNV ont, quant à eux, des propriétés plus respectueuses de l’environnement car qu’ils sont considérés comme moins nocifs pour la qualité de l’air que les carburants classiques (diesel et essence). Leurs gaz d’échappement ne contiennent pas de soufre et peu de polluants et de particules fines. Ces types de moteurs permettent également une réduction des émissions de CO2 d’environ 5 à 10 % (1) par rapport à un moteur diesel.

    Enfin, le biocarburant (ou agrocarburant) est reconnu comme le plus écologique puisqu’il est produit à partir de matières végétales (2) (betterave, blé, maïs, colza, tournesol, pomme de terre, etc.) Cependant, s’il intervient dans la composition des carburants classiques pour réduire ses émissions polluantes, il ne peut pas encore s’y substituer totalement car son coût est élevé.

    Bon à savoir

    Vous avez mis par erreur le mauvais carburant dans votre voiture ? Dans ce cas : coupez le moteur et prévenez un dépanneur, une vidange sera nécessaire pour ne pas endommager votre voiture.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un moteur diesel consomme moins qu’un moteur essence.
    • Les carburants au gaz émettent moins de CO2 que le diesel.
    • Le biocarburant est le plus écologique mais le plus coûteux.
    • Si vous vous trompez de carburant, coupez le moteur et prévenez un dépanneur.

    (1) IFP, Les véhicules essence et diesel

    (2) IFP, Quel avenir pour les biocarburants ?

  • Le saviez-vous ? Mal nettoyée, votre gourde peut devenir un nid à bactéries !

    Le saviez-vous ? Mal nettoyée, votre gourde peut devenir un nid à bactéries !

    Vous avez dit adieu aux bouteilles en plastique pour les remplacer par une gourde réutilisable ? C’est une bonne décision ! C’est l’un des premiers gestes éco-responsables pour réduire ses déchets. Il ne faut pas néanmoins oublier de bien l’entretenir car les bactéries se développent très vite dans l’eau.

    Les bons gestes ? Privilégiez une gourde en acier inoxydable, plus facile d’entretien (l’inox ne retient pas les bactéries), évitez de boire à même le goulot lorsque c’est possible et laissez-la ouverte lorsqu’elle est vide si vous ne l’utilisez pas. Chaque jour, laissez tremper votre gourde réutilisable dans de l’eau avec du savon ou du bicarbonate de soude avant de bien la rincer. N’oubliez pas non plus de nettoyer le bouchon !

    ● Lire aussi : 5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

  • Comment repérer le stress chez votre enfant et l’aider à le gérer ?

    Comment repérer le stress chez votre enfant et l’aider à le gérer ?

    1 Votre enfant est-il stressé ?

    Déménagement, événement imprévu, interrogation au tableau, naissance d’un petit frère peuvent être autant de sources de stress pour les enfants. Le changement de rythme de vie et des habitudes familiales, mais aussi l’isolement pendant le confinement n’y sont pas étrangers non plus ! L’importance de la réussite scolaire pèse également sur les épaules des enfants : qui n’a jamais eu peur de ramener une mauvaise note à la maison ?

    Mais si le stress infantile est une réaction naturelle et normale qui peut être positive quand elle permet d’évoluer et donne envie de se dépasser, elle peut aussi être nocive. « Un enfant stressé peut manquer d’appétit, dormir moins bien, présenter des maux de ventre, de tête ou une éruption d’eczéma, se replier sur lui ou au contraire se montrer irritable », constate le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre. Ces symptômes doivent donc vous mettre la puce à l’oreille !

     

    Comment repérer le stress chez votre enfant et l’aider à le gérer ?

    2 Stress infantile : mieux vaut prévenir que guérir

    Il est possible de limiter les effets du stress en agissant concrètement. Essayez de mettre en place des routines rassurantes, de respecter un rythme régulier pour les heures de repas, du bain et du coucher… Il s’ennuie ? Réjouissez-vous ! Cela lui donne, en effet, le temps de rêvasser, flâner, jouer et de se reposer. La pédiatre conseille en revanche de limiter les écrans (et leurs impacts négatifs) et notamment les journaux télé qui peuvent être anxiogènes. Chaque semaine, expliquez à votre enfant comment vont se passer les jours à venir, cela lui permettra de s’y préparer et donc de limiter son stress.

    « En tant qu’adulte on n’imagine pas toujours ce qui est générateur d’angoisse pour un enfant. »

    Emmanuelle Rondeleux, pédiatre

    3 Stress de l’enfant : en parler et agir

    Pour combattre le stress, engagez la discussion avec votre enfant (s’il en ressent le besoin) et écoutez-le. « On lui demande ce qui l’embête et ce qui le tracasse, car en tant qu’adulte, on n’imagine pas toujours ce qui est générateur d’angoisse pour un enfant. Ensuite, on l’aide à trouver par lui-même des moyens d’affronter cette source de stress », explique la pédiatre. Essayez également de limiter la pression, sans surprotéger votre enfant car le stress fait partie de la vie : si c’est la réussite scolaire qui le rend anxieux, rappelez-lui qu’il n’a pas à être le meilleur, l’important c’est de faire de son mieux. Encouragez-le et félicitez-le lorsqu’il fait des progrès dans la gestion de son stress. S’il est stressé face au coronavirus et le retour en classe, aidez-le à se préparer pour reprendre le chemin de l’école sereinement.

    Chez vous (et notamment dans sa chambre), créez une ambiance zen avec des couleurs pastel, une lumière douce ou naturelle, une musique relaxante afin de plonger votre enfant dans un environnement apaisant. Alternez également les activités physiques avec les moments de calme pour lire, dessiner, faire un peu de méditation, des massages, du yoga ou de la sophrologie, etc. « Les exercices de respiration comme la cohérence cardiaque sont intéressants pour retrouver son calme et réduire le stress. L’hypnose aussi : l’enfant pense à un moment positif, à quelque chose qu’il a bien réussi et s’appuie sur cette émotion pour gérer son stress », ajoute le Dr Rondeleux. La phytothérapie, l’homéopathie ou, moins connue, la zoothérapie (thérapie assistée par un animal) peuvent aussi aider. Le traitement varie alors en fonction de ce qui a généré le stress. Autant de remèdes pour armer son enfant pour la vie !

    Chiffre-clé

    11. Soit le nombre de minutes qu’il faut consacrer chaque jour à l’écoute de la musique pour profiter de ses bienfaits thérapeutiques (90% des personnes se sentent plus relaxées, 82 % se sentent plus heureux, 47 % se sentent moins tristes et 28 % maîtrisent leur colère après avoir écouté de la musique). (1)

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    Merci au Docteur Emmanuelle Rondeleux, pédiatre et fondatrice de monpediatre.net, pour ses conseils.

    L’Essentiel de l’article

    • Discutez, montrez-vous à l’écoute et encouragez votre enfant.
    • Aidez votre enfant à trouver par lui-même des manières de gérer son stress.
    • Privilégiez les rituels rassurants et les activités relaxantes.
    • Le harcèlement scolaire et le coronavirus peuvent être des sources de stress.

    (1) Étude scientifique menée par la British Academy of Sound Therapy (BAST) et par Fly Research sur l’impact d’une consommation journalière de musique sur le mental et le physique et réalisée sur 7 518 personnes au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Brésil, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Égypte, 2019.

  • Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    En cas de repos forcé, de confinement exceptionnel ou de modification de style de vie, une personne ayant l’habitude de pratiquer du sport en extérieur ou en salle va voir son quotidien changer. Pour accompagner le corps dans cette modification de rythme et de dépenses énergétiques, la gestion de l’alimentation se révèle particulièrement importante pour s’adapter aux nouveaux besoins, revus à la baisse.

    Quels sont en moyenne les besoins caloriques quand il n’y a pas ou très peu d’activité physique ?

    Anthony Fardet « Les besoins énergétiques varient en fonction du sexe, de l’âge et de l’activité physique. Difficile de donner des conseils pour les enfants car l’apport nécessaire varie beaucoup entre 3 et 18 ans, lorsque le jeune est en pleine croissance. Après 18 ans, en période d’activité physique moindre, il est conseillé de ne pas dépasser en moyenne 2100 kcal par jour pour un homme adulte (contre 2700 pour une activité modérée) et 1800 kcal par jour en moyenne pour une femme adulte (contre 2000 pour une activité modérée). Il faut donc diminuer, en période de confinement ou de repos forcé, l’apport énergétique (de 10 à 20%), cela va de soi. En revanche, pour les personnes âgées, elles doivent au maximum garder les apports caloriques habituels pour maintenir leur forme physique. »

     

    Apports caloriques quotidiens conseillés en cas de sédentarité accrue*

    Homme

    19-30 ans

    2500

    31-50 ans

    2350

    51-70 ans

    2150

    71 ans +

    2000

    Femme

    19-30 ans

    1900

    31-50 ans

    1800

    51-70 ans

    1650

    71 ans +

    1550

     

    Quels sont les aliments conseillés lorsque l’on ne fait quasiment aucune activité physique ? Quid des aliments à calories négatives par exemple ?

    A.F. « On entend souvent parler des aliments à calories dites négatives qui contiendraient si peu de calories que l’énergie de notre corps consacrée à leur digestion serait supérieure à celle que les aliments fournissent. Cependant, il n’y a pas de preuve scientifique que des aliments puissent être à calorie négative. En revanche, on peut conseiller les légumes comme le concombre, céleri-rave, haricots verts, courgette, épinard, chou-fleur, endive ou asperge. Les produits végétaux sont riches en fibres et en eau, à la fois rassasiants et peu caloriques. De façon générale, il s’agit de cuisiner à partir d’ingrédients et/ou aliments plus ou moins bruts, sources de sucres lents et riches en vitamines. »

    Lire aussi : Avis aux gourmands : quelles alternatives saines au sucre blanc ?

    Quels sont les aliments caloriques et les faux amis à éviter en cas de sédentarité accrue ?

    A.F. « En période de diminution d’activité sportive, il est recommandé de réduire l’apport d’aliments ultra-transformés, hyper palatables (réconfortants à mâcher), souvent très denses en énergie et qui nous poussent à manger « sans faim », type snacks sucrés, salés, et/ou gras, confiseries, plats préparés comme les pizzas industrielles, glaces… Cela peut s’avérer difficile car durant une période de sédentarité accrue, le besoin de réconfort passe parfois par ce type de nourriture « doudou ». »

    « Aucun aliment n’est réellement à interdire, mais tout est une question de dose. »

    Anthony Fardet, nutritionniste

    A.F. « Il faut bien avoir conscience que sans activité sportive, le corps ne pourra pas gérer correctement un apport calorique trop important et le sucre se transforme vite en gras sous-cutané ou hépatique. »

    Lire aussi : Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    Le gras et le sucre pour les personnes âgées

    Si un apport important en gras et en sucre est à limiter pour les enfants et les adultes en cas de sédentarité accrue, il faut noter que cette règle s’applique moins aux personnes âgées. Comme le souligne le nutritionniste Anthony Fardet, l’âge conduit souvent à une perte d’appétit, parfois à cause de l’isolement, souvent parce que la mobilité se dégrade, et elles ne bougent plus assez pour provoquer une sensation de faim. Dans ce cas, les aliments gras ou sucrés sont davantage permis car ils permettent généralement de stimuler leur appétit.

    Quelles sont les bonnes règles à adopter (nombre de repas, heure des repas, etc) ?

    A.F. « Il est toujours mieux de manger à heure fixe. En période de sédentarité forcée, il n’est pas conseillé de prendre des collations à 10h00 et 16h00 comme on a souvent coutume de le faire pour « caler une petite faim ». Trois repas équilibrés riches en vrais aliments, en produits végétaux, et diversifiés devraient apporter ce qu’il faut en cas d’inactivité physique. Cependant, si cela n’est vraiment pas suffisant, alors privilégiez des snacks à base de vrais fruits riches en eau (pomme, banane, etc.). Les fruits à coque (amande, noix, noisettes…) ou fruits séchés seront trop énergétiques. Si vous êtes confinés chez vous, c’est aussi l’occasion d’apprendre de nouvelles recettes et de prendre davantage le temps de cuisiner. »

    Lire aussi : Bien manger pour bien dormir

    *Source : https://www.sante-sur-le-net.com/nutrition-bien-etre/nutrition/besoins-energetiques/

    L’Essentiel de l’article

    – Éviter les aliments trop caloriques et trop sucrés – Adapter les portions et limiter à 3 repas par jour – Tester de nouvelles recettes avec des produits bruts
  • Effets du confinement sur la santé : quels sont-ils ?

    Effets du confinement sur la santé : quels sont-ils ?

    Cette période de confinement est loin d’être synonyme de vacances : plus de stress et de tensions familiales, un sommeil parfois perturbé et une prise de poids plus ou moins notable. Patrick-Ange Raoult, psychologue clinicien et le Dr Alice Perrain, médecin généraliste, relèvent cinq signes qui montrent que le confinement a un impact sur la santé psychologique et physique, sans que l’on s’en rende forcément compte.

    1 Un moral qui joue au yo-yo

    Vous souriez moins qu’avant ou ne ressentez pas la même énergie que d’habitude ? L’isolement social lié au confinement pèse sur le moral, même si ce n’est pas toujours quantifiable. « C’est une impression diffuse », analyse Patrick-Ange Raoult. « On a moins d’esprit d’initiative, moins d’envie en général, avec une plus grande fatigabilité » ajoute-t-il. Les personnes les plus exposées à cette baisse de moral sont celles qui vivent seules ainsi que « celles dont l’équilibre psychologique était seulement satisfaisant jusqu’alors, maintenu grâce aux relations sociales et amicales », souligne le psychologue.

    « On a moins d’esprit d’initiative, moins d’envie en général, avec une plus grande fatigabilité ».

    Patrick-Ange Raoult, psychologue clinicien.

    2 Une inquiétude permanente

    Le confinement crée aussi « un sentiment d’impuissance face à un virus et une situation qui nous échappent », expose Patrick-Ange Raoult. « C’est pour cela que certains, pendant le confinement, déploient beaucoup d’énergie à ranger ou à bricoler car ils ont ainsi l’impression de maîtriser leur environnement proche ». Le confinement peut être vécu comme un étau, notamment pour ceux d’un naturel déjà anxieux. Une anxiété grandissante qui perturbe la qualité du sommeil avec des troubles de l’endormissement ou des insomnies par exemple.

    Chiffre-clé

    74 % des adultes rapportent des problèmes de sommeil, la moitié d’entre eux estimant qu’ils sont apparus avec le premier confinement de mars 2020 (1).

    3 Quand le ton monte

    Une connexion internet plus lente que d’habitude déclenche la colère de votre ado ou de votre conjoint ? Vous êtes vous-même plus facilement irritable ? La faute aux troubles de l’humeur, décuplés par le confinement, d’autant plus si le logement est exigu ou si des tensions existaient déjà. Pour éviter que le ton monte, le psychologue conseille de préserver, lorsque cela est possible, un espace pour chacun dans le logement, des temps pour soi, sans oublier des activités ludiques partagées pour consolider l’unité familiale et/ou celle du couple.

    4 Mauvaise posture et espace de travail inadapté

    Face au télétravail, beaucoup de Français ont improvisé un coin de bureau chez eux sans toujours pouvoir se soucier des conditions matérielles : une table à la hauteur inadaptée ou un écran d’ordinateur portable trop bas. Pourtant, une mauvaise posture, répétée quotidiennement, peut entraîner des douleurs : ce sont les troubles musculo-squelettiques. Ils conduisent « à des douleurs au niveau des cervicales ou du dos, à des tendinites du coude ou du poignet,», indique le Dr Perrain. Il faut alors veiller au maximum à adopter les bonnes postures et les bons gestes pour éviter ces douleurs.

    5 Prise de poids anodine

    Qui dit confinement implique moins d’activité physique. « Même si une personne ne marchait que 15 ou 20 minutes par jour ou suivait une activité physique de loisir une seule fois par semaine, la masse musculaire va diminuer », souligne le médecin généraliste. Un effet souvent non visible : « On s’en rendra compte seulement à la reprise ! » ajoute-t-elle. Quant à la prise de poids, elle est la conséquence de cette sédentarité et d’une cuisine parfois plus riche en guise de réconfort. Mais le Dr Perrain tempère : « 3 ou 4 kg supplémentaires, ce n’est pas très grave si, dès le 11 mai, on se remet à une activité physique régulière. C’est souvent ce qu’un adulte prend pendant les fêtes de fin d’année ».

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    *soumis aux conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Une baisse de moral et de motivation.
    • Un sentiment d’impuissance et d’angoisse.
    • Des sautes d’humeur liées à l’enfermement.
    • La sédentarité provoque douleurs et changements physiques.

    (1) Résultats de l’étude COCONEL : Coronavirus et confinement – Enquête longitudinale. Menée par l’IFOP pour l’institut Méditerranée Infection. Sondage réalisé entre le 31 mars et le 2 avril 2020.

  • Chômage d’un parent : comment en parler à votre enfant ?

    Chômage d’un parent : comment en parler à votre enfant ?

    Vous avez perdu votre travail… Pas facile de trouver les mots justes, lorsque vous êtes vous-mêmes inquiets, pour rassurer vos enfants tout en restant honnête sur la situation. Stephan Valentin, docteur en psychologie, vous livre trois précieux conseils pour gérer au mieux cet épisode qui change le quotidien de toute la famille.

    1 Chômage : présentez clairement la situation

    Passer l’information sous silence n’est pas la solution. Les enfants sentent bien que quelque chose a changé, que leurs parents sont préoccupés. Ils risquent, comme souvent et à tort, de penser que c’est « de leur faute » si vous semblez un peu contrariés ces temps-ci. Mieux vaut donc expliquer clairement les choses. « On peut faire une réunion familiale pour annoncer la nouvelle avec des mots simples : “Papa ou maman a perdu son travail mais il (elle) est en train d’en chercher un autre” » suggère Stephan Valentin, docteur en psychologie.

    Il convient également de préciser à vos enfants la raison de la perte de l’emploi pour ne pas qu’ils s’imaginent que le parent a commis une faute ou qu’il a mal travaillé, mais tout simplement parce que c’est le choix de son entreprise pour des raisons économiques. Cela permet de rassurer l’enfant sur les compétences et l’image de son parent. Demandez-leur ensuite ce qu’ils ressentent et adaptez-vous à leurs questions qui, pour les plus jeunes, sont souvent assez simples : “Comment on va manger ?”, “Qui va s’occuper de moi ?”, “Qu’est-ce que c’est le chômage ?”

    Selon l’âge de votre enfant, il réalise plus ou moins la situation. Pour autant, il ne faut pas faire du chômage un sujet tabou. « Avant 3 ans, l’enfant n’est pas en mesure de comprendre mais il ressent tout de même l’ambiance de la maison. Il est donc important, s’il a des frères et sœurs plus âgés, de l’intégrer à la réunion familiale » souligne le psychologue. Organisez celle-ci lors d’un moment de détente : dans la journée (plutôt que le soir avant de se coucher), le week-end (plutôt le samedi que le dimanche, jour où les enfants se sentent parfois un peu anxieux à l’idée de reprendre l’école), par exemple.

    « Adaptez le discours en fonction de leur âge, mais aussi du tempérament de chaque enfant, plus ou moins anxieux. »

    Stephan Valentin, docteur en psychologie

    2 Laissez-les à leur place d’enfant

    Soyez honnête mais ne les alarmez pas pour autant. « Expliquez-leur franchement et concrètement les conséquences que cette nouvelle situation a dans leur vie », indique Stephan Valentin. Le parent au chômage est plus souvent à la maison, il a parfois plus de temps à leur consacrer, vous devez réduire certaines dépenses superflues pour privilégier celles qui sont nécessaires, manger à la maison plutôt que d’aller au restaurant, changer les plans des vacances ou attendre les promotions pour changer de garde-robe…

    Vous avez le moral en berne suite à la perte de votre emploi ? Vos enfants doivent certainement le ressentir. Là encore, allez au-devant de leurs questions et répondez-y. Faites-leur toutefois comprendre que c’est à vous de travailler sur votre tristesse et qu’ils n’y sont absolument pour rien.

    « Assurez-leur que, quoi qu’il arrive, vous êtes toujours là pour eux (les câlins et les bisous ne manqueront pas), et rappelez-leur que c’est aux adultes de gérer cette situation », poursuit le docteur en psychologie.

    Attention à l’écueil qui guette souvent les parents : même si vous souhaitez être le plus honnête possible avec votre enfant, celui-ci n’est pas votre confident. Évitez de partager avec lui les détails de votre situation ou l’état de votre compte en banque, insistez pour qu’il aille se détendre et jouer avec ses amis. « Les enfants doivent sentir que vous pouvez gérer seul ou avec l’aide de vos proches  de la famille, des amis  la situation », souligne Stephan Valentin.

    « Faites confiance à votre enfant, il est capable de s’adapter. »

    Stephan Valentin, docteur en psychologie

    3 Aidez-les à se projeter dans l’avenir

    Le chômage ne dure généralement qu’un temps, vous cherchez du travail et vous espérez en retrouver le plus rapidement possible. Pour Stephan Valentin, il est « important de se projeter dans l’avenir, de rappeler à son enfant que c’est une étape difficile mais souvent temporaire. C’est important pour votre enfant de voir que vous avez confiance en l’avenir et que vous faites votre possible pour surmonter l’épreuve du chômage ».

    Davantage que la console hors de prix, ce qui lui importe le plus, c’est que vous soyez là pour vous occuper de lui.

    L’Essentiel de l’article

    • Organisez une réunion de famille pour annoncer la nouvelle.
    • Expliquez avec des mots simples et répondez aux questions de chacun.
    • Projetez-vous dans l’avenir et dites-leur que vous recherchez déjà un nouvel emploi.
  • Personnes isolées et confinement : les identifier pour mieux les soutenir

    Personnes isolées et confinement : les identifier pour mieux les soutenir

    À Poitiers, le réseau « Entraides 86 » permet – entre autres – de distribuer des paniers repas aux personnes seules qui ne peuvent pas se déplacer. Sur la toile, des applications proposent d’envoyer des cartes postales personnalisées à ses proches depuis son canapé, ou encore la plateforme Diffuz et ses « défis » pour soutenir en chanson, par téléphone, par écrit ou par un dessin, des patients en maison de retraite ou à l’hôpital. La crise sanitaire liée au coronavirus a plus que jamais entraîné une vague de solidarité et fait émerger des idées pour venir en aide aux personnes les plus isolées. Pour redonner le sourire à un membre de sa famille vivant à plusieurs centaines de kilomètres, à un voisin de quartier qui ne maîtrise pas les réseaux sociaux ou ne possède pas de matériel informatique, les initiatives les plus simples font également leur petit effet.

    Habituée à rendre visite à Béatrix, sa grand-mère de 80 ans, plusieurs fois par semaine après sa journée de travail, Océane a troqué son passage rituel par des coups de fil récurrents : « Je l’appelle très souvent et m’autorise à aller la voir une fois par semaine, en respectant les gestes barrières, bien entendu. Pour ses courses ? Comme je préfère qu’elle n’aille pas au supermarché, elle me donne sa liste et je m’en occupe… en y ajoutant quelques chocolats pour lui faire plaisir ». Les petites attentions sont également au menu des échanges entre Anne résidant à Courbevoie (92) et sa maman Édith, qui vit seule dans son appartement à Caen (14) : « Je lui envoie des fleurs et des plantes et elle m’envoie des gommages et des masques pour le visage. On s’appelle très régulièrement et pour se voir, on utilise WhatsApp. Cela lui a notamment permis de souffler les bougies et d’embrasser virtuellement sa petite-fille qui a fêté ses 5 ans avec ses deux mamies », raconte Anne.

    Vous souhaitez participer à des initiatives solidaires ?

    Rendez-vous sur Diffuz pour découvrir les différents défis.

    Le saviez-vous ?

    13,3% des plus de 75 ans vivent dans une commune française dépourvue de commerce alimentaire généraliste (1).

    « Détecter » les personnes isolées, premier pas vers la solidarité

    Des appels plus réguliers pour donner des nouvelles et en prendre, quelques photos de famille envoyées par MMS, des courses commandées pour qu’ils évitent de se déplacer et se fassent livrer (…) : voilà quelques gestes et coups de pouce qui peuvent remonter le moral et aider des proches. Et quand la famille n’est pas là, la solidarité entre voisins peut prendre le relais. Comment ? Avec, par exemple, un petit mot laissé dans l’ascenseur de son immeuble précisant ses coordonnées et sa disponibilité pour faire des courses, aller chercher des médicaments à la pharmacie, proposer du soutien scolaire pour les enfants ou les étudiants en difficulté ou simplement passer quelques minutes par jour à échanger sur le pas de la porte.

    Une écoute qui permet à ceux qui en ont besoin, de pouvoir se manifester, et cela est très important. Là encore, certains n’ont pas manqué d’idées durant le confinement, comme cet habitant du Lot (46) qui incite les personnes isolées à accrocher un chiffon rouge à leur fenêtre afin d’être facilement repérables. Pour Gisèle, le chiffon rouge n’a pas été nécessaire. Passionnée de musique classique et de jazz qu’elle écoute « avec le son plutôt fort » dans sa véranda, cette habitante à Saint-Malo (35) a été repérée pour ses goûts musicaux par un jeune voisin en plein apprentissage du violon. Depuis le début du confinement, « Il profite du calme pour jouer dehors et je l’écoute avec grand plaisir. Lorsqu’il me voit dans la véranda, il me demande si je veux bien qu’il joue, ce que j’accepte avec joie ! Il n’est pas encore au point sur tout, mais il progresse », sourit l’octogénaire.

    Plus concernées que le reste de la population par l’isolement qu’impose le confinement, les personnes âgées comme Gisèle sont forcément friandes de ces bulles de respiration. Hugues et Lina vivant à Fontenay-sous-Bois (94), respectivement 8 et 6 ans, ne s’y sont pas trompés, et offrent à leur façon un peu de joie à leurs aînés. « Mamie nous a expliqué qu’elle avait des amies en maison de retraite qui ne pouvaient plus recevoir de visites à cause du virus », explique Hugues. « Ma sœur et moi, on a fait de beaux dessins. Elle, une maison avec un jardin qui a plein de fleurs, et moi, un sous-marin entouré de poissons, de pieuvres et de petits crabes. Papa les a pris en photo pour les envoyer par mail à la maison de retraite pour que tout le monde puisse les voir ! Quand Mamie pourra retourner voir ses amies, elle leur apportera les vrais dessins ! ».

    Chiffre-clé

    10 millions. Le nombre de personnes vivant seules dont 2,4 millions sont âgées de plus de 75 ans (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Identifiez les personnes isolées autour de vous, famille ou voisinage.
    • N’hésitez pas à multiplier les appels téléphoniques. Les petites initiatives donnent parfois de grands sourires.
    • Si vous visitez ou livrez des courses à une personne isolée, veillez à respecter les gestes barrières.

    (1) Étude sur les conditions des ménages en période de confinement, Insee, 2020

  • Contre le rhume : misez sur les recettes de grand-mère !

    Contre le rhume : misez sur les recettes de grand-mère !

    Comment soigner son rhume ?

    Nez bouché, nez qui coule, éternuements à répétition, maux de gorge et vitalité proche de zéro : pas de doute, c’est le rhume ! Inutile de courir chez le médecin : cette infection virale, bénigne en soi, ne peut être soignée par des antibiotiques. Il faut donc se contenter d’en traiter les symptômes pour mieux « faire avec » et, surtout, éviter de l’attraper pour pouvoir « faire sans » !

    1 Comment éviter le rhume

    Gardez la forme

    Parce qu’un organisme fatigué et stressé sera plus vulnérable au virus, il est important de respecter une bonne hygiène de vie : bien dormir (au moins sept heures), pratiquer une activité physique régulière, bien s’hydrater (même en hiver !).

     

    Passez à l’orange

    Rien de tel que la vitamine C pour booster le système immunitaire. Faites donc le plein d’agrumes, de kiwis, de goyaves, pour la version sucrée, et de brocolis, de choux-raves ou frisés (crus), pour la version salée.

     

    N’ayez pas peur des courants d’air

    Un logement surchauffé et peu aéré peut vite se transformer en ferme d’élevage viral ! Pensez donc à baisser les radiateurs et à aérer au moins dix minutes par jour chaque pièce.

     

    Lavez-vous les mains

    Ayez le bon réflexe (si ce n’est pas déjà le cas) : se frotter les mains avec du savon et de l’eau tiède (ou à défaut avec une solution hydroalcoolique) pendant au moins trente secondes permet de diminuer fortement tout risque de contamination. À raison de cinq ou six fois par jour.

     

    Gardez vos distances

    Contrairement aux idées reçues, le rhume ne s’attrape pas par la salive, mais plutôt par les mains, qui colportent le germe aux yeux et au nez. Évitez donc de serrer les mains des personnes enrhumées et écartez-vous en cas de toux !

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    1 Français sur 3

    (et même un peu moins : 32 %) se lave les mains après s’être mouché, selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES).

    2 Comment combattre le rhume

    Ail, ail, ail !

    En plus de ses vertus supposées pour chasser les vampires, l’ail est reconnu pour traiter les infections des voies respiratoires et en diminuerait les symptômes. À consommer frais, séché ou en capsule dès les premiers jours.

     

    Misez sur les tisanes

    Les infusions bienfaisantes à base de plantes sont légion. Privilégiez la menthe poivrée, le thym, la cannelle ou le sureau noir. Ajoutez à votre préparation du miel et du citron et buvez bien chaud.

     

    Prenez un bon bouillon

    Rien de tel pour dégager les sinus et lutter contre l’infection que de prendre du bouillon de poulet chaud ou de vermicelles. Pensez à l’assaisonner d’un oignon, d’ail, de poivre de Cayenne ou de piments forts.

     

    Tous au bain !

    Parce qu’une abondante sudation stimule le système immunitaire, prenez un bain bien chaud. Quand vous avez bien infusé, sortez, emmitouflez-vous et glissez-vous au lit. Mettez-vous au repos, et laissez le corps travailler.

     

    Un cocktail d’enfer

    Prêt à tout pour guérir ? Le cocktail total des Antilles est fait pour vous. Sa recette traditionnelle a fait ses preuves depuis des générations : mélangez 125 ml de jus de citron, 2 cuillères à soupe de vinaigre, 1 gousse d’ail écrasée, 1 cuillère à thé de gingembre frais râpé et un peu de poivre de Cayenne. Avalez cul sec !

    L’Essentiel de l’article

    • Le bon geste prévention : lavez-vous les mains.
    • Aérez les pièces et évitez de surchauffer.
    • Buvez bien chaud, bouillons et tisanes.
    • Transpirez ! C’est bon pour la santé.
  • Grain de beauté : quand faut-il s’inquiéter ?

    Grain de beauté : quand faut-il s’inquiéter ?

    La plupart des grains de beauté ne sont pas dangereux, mais certains peuvent changer d’aspect et évoluer en cancer de la peau. C’est pourquoi, il est important de faire inspecter sa peau régulièrement par un dermatologue pour prévenir d’éventuelles complications.

    1 Comment apparaissent les grains de beauté ?

    Les grains de beauté se développent pendant l’enfance, surtout sur les zones les plus exposées au soleil comme le visage, les bras et le dos. Ils sont composés de cellules pigmentées, leur donnant cette couleur marron clair à marron foncé. Quant à leur nombre, cela dépend de facteurs héréditaires. Si l’un de vos parents a beaucoup de grains de beauté, il est fort probable que vous en soyez couvert aussi. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’un parent et son enfant aient un grain de beauté situé au même endroit sur le corps, par exemple. Généralement sans danger, ils peuvent parfois changer de forme et évoluer en cancer de la peau. À surveiller donc !

    2 Grain de beauté : l’importance du dépistage

    Selon le Dr Marc Perrussel, dermatologue à Nantes, « il ne faut pas hésiter à profiter chaque année de la consultation gratuite de dépistage lors de la Semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau (1). » Cet examen de prévention aide à détecter le cancer de la peau (appelé mélanome) et d’éventuelles anomalies. Il est particulièrement conseillé chez les personnes jugées à risque comme le détaille le dermatologue :

    • Les « peaux claires, avec antécédents de coups de soleil »
    • Les « personnes ayant des cas de mélanomes dans la famille »
    • Les « personnes pratiquant quotidiennement une activité en plein air, sous le soleil » comme jardiner, bricoler, faire du sport ou travailler sur des chantiers par exemple.
    • Les « personnes ayant un nombre de grains de beauté supérieur à 50 »

    Lors de la consultation de dépistage, des conseils vous sont prodigués afin d’apprendre à observer vous-même votre peau à l’aide d’un miroir.

    3 La méthode ABCDE pour surveiller vos grains de beauté

    Outre un rendez-vous chez un spécialiste de la peau, la meilleure technique pour prévenir des risques potentiels avec vos grains de beauté est encore de « s’auto-examiner », environ tous les trois mois. Pour que cet « auto-examen » soit le plus fiable possible, le Dr Perrussel recommande d’appliquer la règle « ABCDE » qui prend en compte la taille, la couleur, l’aspect, entre autres.

     

    Grain de beauté : quand faut-il s’inquiéter ?

     

    « Si un de vos grains de beauté évolue en quelques semaines ou quelques mois, qu’il devient asymétrique, change de couleur, que ses bords deviennent irréguliers et que son diamètre est supérieur à 6 mm, il faut consulter rapidement », explique-t-il. Si votre grain de beauté répond à au moins 3 de ces critères, il peut vous être retiré par précaution.

    Au-delà de cette règle, le dermatologue conseille également de consulter si un grain de beauté « est vraiment différent des autres » afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un cancer de la peau.

    Bon à savoir

    Contrairement aux idées reçues, « un grain de beauté en relief est un grain de beauté sans risque » selon le dermatologue. De même si l’on se coupe et que le grain de beauté se met à saigner. En revanche, le spécialiste conseille de consulter si un saignement spontané apparaît.

    4 Comment prévenir l’apparition du mélanome ?

    Selon le Dr Perrussel, « l’exposition solaire est le grand responsable de l’apparition des mélanomes ». Le dermatologue conseille ainsi de se protéger du soleil en portant vêtements et chapeau, et d’éviter l’exposition entre 12 h et 16 h. Il recommande également d’appliquer de la crème solaire « en quantité suffisante le matin, puis d’en remettre toutes les 2 heures », en insistant sur les zones sensibles comme le visage et le décolleté.

    Enfin, le dermatologue conseille aussi aux parents « d’éviter toute exposition solaire chez les enfants de moins de 3 ans », en raison de la peau qui est encore immature et ultrasensible aux rayons du soleil. Pensez également à leur faire porter des lunettes de soleil pour protéger leurs yeux et leur visage.

     

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    *voir conditions

    L’Essentiel de l’article

    • L’exposition solaire est la principale responsable dans l’apparition du cancer de la peau.
    • Il est conseillé de surveiller ses grains de beauté tous les trois mois en utilisant la méthode ABCDE.
    • L’Assurance Maladie permet un dépistage gratuit de la peau chaque année.

    (1) Syndicat National des Dermatologues-vénérologues, Semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau

  • Lecture numérique : comment protéger les yeux des enfants ?

    Lecture numérique : comment protéger les yeux des enfants ?

    Votre enfant passe des heures à lire des histoires sur son écran ? Même si c’est pour la lecture, il est important de prendre quelques précautions afin de préserver la bonne santé de ses yeux et de prévenir l’apparition de troubles visuels.

    1 Écrans et lumière bleue : ennemis pour les yeux ?

    La lumière bleue se décompose en deux parties : la lumière bleu-turquoise qui est bénéfique pour le corps, et la lumière bleu-violet émise par les écrans, qui est nocive.

    Fortement décriée, la lumière bleu-violet est d’abord considérée comme un frein à l’endormissement parce qu’elle perturbe la sécrétion de mélatonine – hormone du sommeil – que le cerveau génère naturellement à la tombée du jour. C’est pourquoi, « on recommande de ne plus consulter les écrans le soir afin de favoriser l’apparition de cette hormone », explique le Dr Barbara Ameline, ophtalmologue.

    Concernant l’impact sur la rétine, « c’est surtout le fait de ne pas être exposé à la lumière du jour qui augmente considérablement le risque de déclinaison de la vue, plus que l’activité sur écran en tant que telle, l’exposition à la lumière bleue ou le facteur héréditaire », explique l’ophtalmologue.

    En revanche, l’écran devient mauvais pour le mouvement des yeux s’il est utilisé de trop près. Il peut être à l’origine de problèmes de convergence, voire de strabisme, sans compter qu’une activité trop longue sur écran engendre une mauvaise posture allant jusqu’à provoquer des douleurs musculaires ou un mal de dos.

    On recommande de ne plus consulter les écrans le soir afin de favoriser l’apparition de cette hormone. – Barbara Ameline, ophtalmologue

    Bon à savoir

    L’OMS recommande de ne pas exposer les enfants de moins de 2 ans aux écrans et de limiter leur usage à une heure par jour entre 2 et 5 ans pour privilégier une activité physique. (1)

    2 Lecture sur écran : les bons gestes

    Quand votre enfant est amené à lire sur écran, la distance et la posture comptent d’autant plus. « L’enfant doit conserver la posture qu’il aurait prise pour lire un livre papier avec le regard légèrement vers le bas pour favoriser le clignement des yeux. La bonne distance avec l’écran doit être de 50 à 70 cm, c’est-à-dire qu’il doit pouvoir étirer son bras en effleurant l’écran du bout des doigts », explique le Dr Ameline.

    De manière générale, il est déconseillé de lire sur un écran d’ordinateur, de smartphone ou de tablette, car il envoie directement la lumière dans les yeux. Si votre enfant utilise l’un de ces appareils, n’hésitez pas à utiliser le « mode nuit » disponible sur la plupart des tablettes pour limiter l’impact de l’écran sur la santé de votre enfant. « Il permet d’adapter le niveau d’éclairage de l’écran à l’ambiance lumineuse de la pièce », explique l’ophtalmologue.

    Votre enfant lit beaucoup ? N’hésitez pas à vous tourner plutôt vers les liseuses, dotées de la technologie papier numérique (aussi appelée encre électronique). Elle apporte un meilleur confort visuel en imitant les propriétés du papier imprimé et permet également une excellente lisibilité y compris en plein soleil.

    Papier ou numérique, chaque plateforme comporte ses avantages et ses inconvénients mais le risque de fatigue pour les yeux est le même. « Finalement, c’est surtout une question de préférence pour le lecteur. L’essentiel est de maintenir une bonne posture et de veiller à faire des pauses régulières, toutes les 20 minutes, dans sa lecture », souligne Barbara Ameline.

    Bon à savoir

    Le Dr Ameline préconise de faire un premier bilan chez l’ophtalmologue à l’âge de 3 ans ou dès un an lorsqu’il existe des antécédents familiaux de troubles de la vision (strabisme ou forte myopie).

    3 Pauses régulières pour les yeux : la règle des 20-20-2

    Afin d’éviter l’accommodation de l’œil, c’est-à-dire le réflexe de mise au point pour voir de près, les ophtalmologues encouragent les parents à faire appliquer aux enfants la règle des 20-20-2. Elle consiste à faire une pause de 20 secondes toutes les 20 minutes, en regardant au loin vers l’extérieur pour reposer ses yeux très sollicités par la lecture numérique, et passer 2 heures par jour dehors.

    Bon à savoir

    Si votre enfant porte une paire de lunettes, la correction est à faire vérifier tous les six mois afin qu’elle soit la plus ajustée possible.

    Votre enfant souffre de problèmes de vue ?

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    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’exposition à la lumière du jour est indispensable au bon fonctionnement des yeux.
    • Privilégiez le mode « nuit » et une liseuse sans rétroéclairage.
    • Appliquez la règle des 20-20-2 pour votre enfant : toutes les 20 minutes, 20 secondes de pause d’écran et 2 heures par jour en extérieur.

    (1) OMS, Le message de l’OMS au jeune enfant : pour grandir en bonne santé, ne pas trop rester assis et jouer davantage, 2019