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  • Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

    Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

    Si mieux consommer dans les assiettes est l’un des enjeux de l’économie circulaire et collaborative, cela a aussi un impact sur l’environnement et le développement de l’agriculture. De plus en plus de consommateurs cherchent ainsi à améliorer leurs modes de consommation alimentaire et privilégient l’achat de produits locaux ou d’origine française. Ces circuits d’approvisionnement dits courts réduisent les intermédiaires entre producteurs et particuliers, mais surtout, permettent d’accéder à des produits frais et de saison. Le point sur ce nouveau mode de consommation aux multiples bénéfices.

    1 Qu’est-ce qu’un circuit court ? Définition

    Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA), on parle de circuit court pour toute vente reposant sur un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur final. Il existe donc différents types de circuits courts :

    • du producteur au consommateur en passant par le commerçant ;
    • du producteur au consommateur en passant par le restaurateur ;
    • du producteur au consommateur en passant par l’artisan transformateur (boucher, boulanger, etc.).

    L’Inra (l’Institut national de la recherche agronomique) nuance quelque peu cette définition en y intégrant la notion de géolocalisation et en tolérant la présence de deux intermédiaires entre le producteur et le consommateur final. La seule condition : qu’il existe une proximité géographique entre le producteur et le consommateur. En bref, vous consommez en circuit court lorsque vous achetez ou consommez des ingrédients et produits au plus près de chez vous, à moins de 160 kilomètres maximum (1), directement auprès de producteurs, restaurateurs ou distributeurs locaux, tout en limitant le nombre d’intermédiaires.

     

    Le saviez-vous ?

    Quand la vente se fait directement du producteur au consommateur, on parle de vente directe.

    2 Consommer local : un mode de consommation de plus en plus plébiscité

    Prise de conscience écologique, envie de consommer mieux à la fois pour sa santé, son budget et l’environnement, ou encore de soutenir l’économie et agriculture locale, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à plébisciter le circuit court. Un sondage Ipsos (2), réalisé en février 2014, révélait déjà que 41 % des Français achetaient souvent, voire très souvent, des produits locaux, contre 20 % rarement ou jamais. Des habitudes de consommation qui semblaient donc déjà bien ancrées puisque 69 % annonçaient en avoir consommé davantage au cours de ces deux dernières années et 59 % affirmaient vouloir en consommer toujours plus dans les six prochains mois. De quoi laisser présager que la tendance allait se poursuivre. Et ça n’a pas manqué !

    Toujours selon un sondage Ipsos (3), réalisé en 2019, 82 % des Français privilégient l’achat de produits d’origine française et 77 % l’approvisionnement auprès de producteurs locaux. Des chiffres en nette progression qui montrent l’intérêt toujours grandissant des Français pour les produits locaux. Seulement 4 % d’entre eux ne se considèrent pas du tout préoccupés par l’origine géographique. Ainsi, de nombreux ménages ont revu leur mode de consommation, et privilégient les circuits courts, leur permettant ainsi de connaître l’origine des produits.

    Chiffre-clé

    Entre 2014 et 2019, le nombre de Français privilégiant l’achat de produits locaux a augmenté de 36 %. (1)(2)

    Bon à savoir

    Ne pas confondre manger bio, manger local et manger équitable

    Pour beaucoup, circuit court rime avec « production et conditionnement local », « produits de saison » et « bio ». Attention aux amalgames. L’agriculture biologique dite « bio » consiste en la non-utilisation de produits chimiques de synthèse et d’OGM, quand le « local » renvoie seulement à la notion de proximité du lieu de production. Toutefois, rien ne certifie que les produits locaux n’ont pas été traités avec des substances chimiques. Il faut donc être vigilant sur le mode de production. De son côté, le commerce équitable contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales (juste prix de vente) et en garantissant les droits des producteurs. Aujourd’hui, tout comme pour les produits biologiques, des labels permettent aux consommateurs de rapidement identifier les produits issus du commerce équitable en magasin.

    3 Les avantages et les inconvénients du circuit court

    Lorsque vous optez pour une consommation en circuit court vous :

    • participez à l’économie locale ;
    • favorisez l’aide et le soutien aux producteurs locaux ;
    • respectez davantage l’environnement en limitant les intermédiaires (et donc le transport des marchandises).

    Grâce à l’achat en circuit court, vous permettez aux producteurs de fixer leurs prix. En contrepartie, le consommateur est assuré d’avoir des produits de saison avec une bonne connaissance et traçabilité du produit, pour une alimentation mieux contrôlée. Tout le monde est gagnant !

     

    Le saviez-vous ?

    Les aliments produits localement et de saison polluent dix fois moins que les autres. (4)

    4 Comment adopter ce nouveau mode de consommation solidaire ?

    Circuit court : l’engouement pour la consommation locale et responsable

     

    Pour devenir un adepte du circuit court, vous pouvez tester différentes options et voir celle qui vous correspond le mieux. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que vous avez l’embarras du choix !

    Vous pouvez, selon vos préférences :

    • vous rendre directement à la ferme ou à la cueillette en famille : il paraît qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même ! Alors renseignez-vous auprès de la ferme près de chez vous pour voir si elle propose de la vente en direct ou rendez-vous dans un lieu dédié à la cueillette. Vous pourrez directement choisir vos produits. Et pour cela, même plus besoin d’être à la campagne. Des fermes s’installent en ville grâce à la permaculture, permettant au plus grand nombre de venir cueillir leurs fruits et légumes près de chez eux et devenir un véritable locavore urbain ;
    • acheter dans les magasins de producteurs et comptoirs locaux ;
    • acheter sur les marchés locaux ; – vous rendre dans une des AMAP, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, où sont distribués des paniers remplis de produits de saison. Pour en trouver une près de chez vous, découvrez l’annuaire national des AMAP.

    Si les consommateurs adoptent ce nouveau mode de consommation, les producteurs s’adaptent à leurs nouvelles habitudes d’achats en proposant de la vente en ligne, des services de livraison ou encore du drive à la ferme. Une partie des acteurs de la grande distribution soutient aussi l’économie locale en mettant en avant des produits de producteurs régionaux dans leurs points de vente. Vous n’avez plus qu’à choisir !

     

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient des initiatives qui œuvrent en faveur du manger local !

    L’Essentiel de l’article

    • Le circuit court limite les intermédiaires entre producteurs et consommateurs.
    • Ce nouveau mode de consommation encourage l’économie locale.
    • Consommer local permet de mieux contrôler ce qui se trouve dans son assiette.
    • Ne pas confondre manger bio, manger local et manger équitable.

    (1) Unadere, Circuit court et produit local, quelles possibilités pour la restauration collective ?, 2018

    (2) Ipsos, « Consommer local » : ce que veulent les Français, 2014

    (3) Ipsos, Pour 79 % des Français l’origine géographique d’un produit est primordiale

    (4) Insee, Des marges commerciales variées selon les produits, mais proches entre grandes surfaces, 2015

  • Peut-on apprendre les bonnes habitudes alimentaires à son enfant ?

    Peut-on apprendre les bonnes habitudes alimentaires à son enfant ?

    Votre enfant préfère manger une brioche fourrée au chocolat qu’une banane et des fruits secs pour le goûter ? Il saute sur l’occasion dès que vous lui proposez un soda ? Rien d’étonnant à cela ! “ Les aliments ultra-transformés sont conçus pour être très appétant auprès des plus jeunes”, explique Anthony Fardet, docteur et chercheur en nutrition préventive. Pratiques à emporter, se consommant sur le pouce, agréables à mâcher et dotés de goûts faciles à reconnaître, ils ont tout pour plaire. Mais, bien que séduits par ces produits appétissants, les enfants semblent aussi avoir conscience de la nécessité de les consommer avec modération, comme Anastasia, 6 ans. “ C’est sympa les donuts, mais faut pas en abuser car sinon on aura des caries ou mal au ventre ! ” Écho d’un discours parental ou réelle prise de conscience ?

    Les enfants peuvent-ils comprendre ce qui est bien ou pas pour leur santé en termes d’alimentation ?

    Anthony Fardet : Ils sont capables de répéter les recommandations du PNNS (Programme national nutrition santé), comme « 5 fruits et légumes par jour » et « Mangez moins gras, salé et sucré », preuve qu’ils comprennent sans doute un peu ces notions. Mais en parallèle, ils focalisent à tort sur le « gras qui fait grossir ».

    Les enfants ont-ils tort de penser que le « gras » et le sucre sont les ennemis de la santé ?

    A.F. : En réalité, le vrai souci reste la consommation excessive d’aliments ultra-transformés riches en sucres cachés, sel et gras ajoutés de mauvaise qualité, qui poussent à consommer plus que de raison. Et il est effectivement démontré que cette consommation excessive est associée à un risque très accru d’obésité (au moins +26%)1. Les enfants retiennent donc cette notion car c’est une conséquence physique visible qu’ils associent à l’alimentation. Mais il s’agit d’une semi-vérité – on peut être en surpoids et en bonne santé, comme être mince et en mauvaise santé (diabétique par exemple) – qui stigmatise les personnes en surpoids ou obèses. Il est donc nécessaire d’expliquer aux enfants que le surpoids n’est pas toujours lié à la malbouffe.

    Lire aussi : Aider son enfant accro au sucre à décrocher

    Comment alors expliquer aux enfants les risques d’une mauvaise alimentation ?

    A. F. : Il faut rappeler aux plus jeunes que les aliments ultra-transformés sont le véritable problème, et non le sucre, le gras ou le sel en tant que tels. Mais les effets d’une mauvaise alimentation sur la santé, comme le diabète, soit ne se voient pas, soit ne se dévoilent qu’à long terme. C’est là que réside la principale difficulté de compréhension pour les enfants. Il faut alors essayer de leur expliquer avec du vocabulaire et des exemples à leur portée [mauvais fonctionnement de certains organes, nécessité de prendre des médicaments au quotidien ou d’aller chez le médecin régulièrement, etc.].

     

    En Europe, l’apport en sucres libres (sucres ajoutés + sucres des jus de fruit et du miel) dans l’alimentation des enfants est compris entre 12 et 25 % de la ration énergétique totale nécessaire 2. Un taux trop élevé puisque la recommandation de l’OMS est de moins de 10 %. De leur côté, les adultes européens dépassent eux aussi souvent ce seuil (entre 7 et 17 % de la ration énergétique quotidienne).

    Les parents peuvent-ils apprendre les bonnes habitudes alimentaires à leurs enfants ?

    A.F. : En plus d’expliquer le principe des aliments ultra-transformés, on peut aussi essayer l’apprentissage de la lecture des étiquettes alimentaires, mais seulement en se basant sur la liste d’ingrédients, et non sur la composition [valeurs nutritionnelles pour 100g] qui n’est pas compréhensible pour un enfant. De façon générale, il me semble qu’il vaut mieux éduquer qu’interdire. Par exemple, il ne s’agit pas de bannir les sodas mais de les réserver à des occasions bien particulières, autant pour les plus jeunes que pour les adultes. Les enfants observent beaucoup les comportements des adultes et repèrent vite les contradictions. Aux parents donc d’être cohérents, et mesurés.

     

    1 Askari, M.; Heshmati, J.; Shahinfar, H.; Tripathi, N.; Daneshzad, E., Ultra-processed food and the risk of overweight and obesity: a systematic review and meta-analysis of observational studies. International Journal of Obesity 2020.
    2 OMS 2015
  • Phobie scolaire : comment la prévenir et la gérer ?

    Phobie scolaire : comment la prévenir et la gérer ?

    Maux de tête, vomissements, cris… Certains enfants se rendent littéralement malades au moment d’aller à l’école. Heureusement, certaines thérapies permettent de lutter contre la phobie scolaire pour envisager un retour progressif à l’école.

    1 Phobie scolaire : comment la prévenir ?

    Le seul moyen de prévenir la phobie scolaire consiste à désacraliser l’école pour votre enfant. Discutez avec lui de vos propres résultats scolaires, de vos préparatifs avant la rentrée ou de vos matières préférées lorsque vous aviez son âge. « L’idée est de mettre des mots sur l’école pour créer un climat d’apaisement et de sécurité pour votre enfant » explique Marie Gallé-Tessonneau, psychologue. Lui parler de votre expérience lui permet de se projeter et d’être rassuré.

    Posez-lui aussi quelques questions : A-t-il des amis ? Comment se sent-il dans son école, physiquement et moralement ? Est-ce que les cours lui plaisent ? Quelle est sa matière préférée ? Montrez à votre enfant qu’il peut se confier à vous et que vous êtes à son écoute. Vous avez la possibilité de l’accompagner sur le trajet de l’école ou de participer à ses sorties scolaires ? N’hésitez pas ! « Un bon moyen de prévenir la phobie scolaire, c’est de faire une passerelle entre la vie familiale et l’école. Montrez à votre enfant que l’école n’est qu’un prolongement de votre vie à la maison, et que vous serez toujours à ses côtés. L’idée est d’éviter une séparation trop brutale entre ces deux univers » explique la psychologue.

    2 Identifiez les symptômes !

    La phobie scolaire, ou « refus scolaire anxieux », se caractérise par une peur irrationnelle qui saisit certains enfants à l’idée de se rendre à l’école. Crises de colère, larmes, insomnies, maux de ventre ou de tête, désordres intestinaux… Les symptômes sont très divers et disparaissent les jours où il n’y a pas école. « Cette anxiété débute souvent avec des douleurs physiques, qui ne sont pas simulées par les enfants mais générées par le stress, explique Marie Gallé-Tessonneau, psychologue. Souvent, les enfants promettent de retourner à l’école le lendemain : sur le moment, ils y croient vraiment, mais en sont incapables le jour suivant. »

    Il existe trois pics d’apparition du refus scolaire anxieux : l’un vers 6-7 ans, à l’entrée au CP, un autre vers 10-11 ans, au début du collège, puis un dernier vers 14-15 ans, avant le passage au lycée. Pour les plus petits, le refus scolaire est souvent lié à une anxiété de séparation, la peur de quitter ses parents ou sa maison ; pour les ados, il s’agit souvent d’une anxiété sociale, liée à la peur du regard des autres. Certains enfants, quel que soit leur âge, souffrent aussi d’agoraphobie, c’est-à-dire qu’ils ont peur des lieux publics, du bruit, du monde etc. « Beaucoup d’enfants ont un profil mixte, un mélange de ces trois formes d’anxiété » estime la spécialiste.

    Lorsqu’un enfant ne va pas à l’école, c’est qu’il fuit quelque chose, une forme d’insécurité, et il est donc important de consulter pour comprendre les causes de la phobie et la guérir.

    Marie Gallé-Tessonneau, psychologue

    3 Une prise en charge à deux niveaux

    Votre enfant manque l’école au moins une fois par semaine ? Ne banalisez pas l’absentéisme scolaire. Même s’il a par ailleurs un comportement tout à fait normal, avec des copains, une activité sportive, une vie sociale et épanouie. Ces absences doivent vous alerter et vous inciter à réagir rapidement.

    Les cas de phobie scolaire nécessite une prise en charge à deux niveaux : d’abord par les parents, puis par un professionnel, si besoin. Tentez d’abord de rassurer votre enfant face à cette situation. Soyez à son écoute, essayez de comprendre ce qui l’inquiète, vérifiez par exemple qu’il n’est pas victime de harcèlement scolaire, mais ne le bombardez pas non plus de questions car il ne sera pas forcément capable de vous répondre. « Bien souvent, l’enfant ne sait pas d’où vient sa peur, mais votre soutien ainsi qu’un accompagnement thérapeutique pourront lui permettre de mieux la comprendre », rassure la spécialiste.

    Dans un second temps, pensez à consulter un professionnel. « Plus la prise en charge est rapide, meilleure sera la re-scolarisation », assure Marie Gallé-Tessonneau. Parfois, une ou deux consultations peuvent même suffire à régler la situation et préparer l’enfant à retourner à l’école. « Lorsqu’un enfant refuse d’aller à l’école, c’est qu’il fuit quelque chose, une forme d’insécurité, et il est donc important de consulter pour comprendre les causes de la phobie et la guérir », insiste la psychologue.

    Bon à savoir

    Votre enfant souffre de phobie scolaire ?

    Vous pouvez faire appel à un professeur à domicile comme mesure “provisoire” pour l’aider à reprendre pied. Il faut donc bien lui rappeler qu’il va retourner à l’école et qu’il y trouvera sa place, projection dont il a besoin pour aller mieux. Quant aux cours en ligne, c’est une option qui risquerait de renforcer le sentiment d’isolement de votre enfant.

    4 Restez en lien avec l’école

    Veillez à toujours garder un lien avec l’école, cela évitera les crispations avec les professeurs, les quiproquos, les suspicions d’absentéisme, etc. N’hésitez pas à exposer la situation aux professionnels avec qui votre enfant se sent le plus en confiance : l’instituteur, un professeur qu’il aime bien, l’infirmier ou le psychologue scolaire par exemple. Personne n’est responsable de ce refus scolaire, ni l’école, ni votre famille, ni votre enfant.

    « Veillez également à ce que votre enfant maintienne un certain rythme à la maison, avec un réveil le matin, des activités programmées, etc. » explique Marie Gallé-Tessonneau. Votre enfant doit rester actif, avec des horaires fixes pour éviter des difficultés de réadaptation lors de son retour à l’école.

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    L’Essentiel de l’article

    • La phobie scolaire n’est pas un caprice, c’est une vraie angoisse.
    • Ne banalisez pas l’absentéisme scolaire, mieux vaut consulter rapidement.
    • Essayez de comprendre votre enfant mais ne le harcelez pas de questions.
    • Informez l’école de la situation.
  • Comment aider son enfant à reprendre le sport en douceur ?

    Comment aider son enfant à reprendre le sport en douceur ?

    Après une longue période de confinement à la maison, puis les vacances d’été, les enfants ont parfois perdu l’habitude de faire de l’exercice. Heureusement, certaines astuces permettent de lui faire reprendre une activité physique en douceur, et sans risque de blessures.

    1 Une visite chez le médecin et des échauffements réguliers

    Allez-y en douceur : mieux vaut reprendre progressivement, puis accélérer le rythme des séances si votre enfant en exprime le désir. N’hésitez pas également à mettre en place avec lui des routines quotidiennes. « Cela peut être 10 minutes d’échauffement chaque jour (stretching, yoga…) ou bien, une fois par semaine, un petit circuit de 40 minutes avec pompes, abdos, travail des lombaires, corde à sauter… Tout cela est très bon pour renforcer son corps et prévenir les blessures », assure Matthieu Gandolfi. Si, pendant le confinement, vous avez commencé à faire des petits exercices sportifs en famille, gardez cette saine habitude, bénéfique pour les enfants comme pour les parents.

    Bon à savoir

    Avant de reprendre le sport, une visite chez le médecin généraliste s’impose : rassurant pour les parents comme pour les enfants, elle permet aussi de récupérer le certificat médical (1) nécessaire pour toute inscription à une activité sportive.

    C’est bien qu’il puisse tester plusieurs sports différents avant de se spécialiser, qu’il ne se sente pas contraint dans son choix.

    Matthieu Gandolfi, coach sportif et professeur d’EPS.

    2 À chacun son sport

    « L’erreur que font souvent les parents, c’est de choisir un sport pour leur enfant en fonction de leur propre passé sportif, mais mieux vaut lui demander de choisir lui-même, il sera d’autant plus motivé », conseille le coach sportif.

    Basket, hand, foot… Si votre enfant est timide, un sport collectif pourrait lui permettre d’intégrer un groupe, de se sociabiliser et ainsi de gagner en confiance. Votre enfant est très actif ? Proposez-lui d’essayer un sport de combat : karaté, judo, taekwondo… Ces disciplines l’aideront à canaliser son énergie dans le respect des règles. Pour les enfants plus indépendants, les sports individuels comme la natation, l’athlétisme ou la gymnastique sont idéals. N’hésitez pas à faire tester à votre enfant plusieurs de ces disciplines. Il trouvera ainsi progressivement son sport de prédilection, celui qui conviendra le mieux à son tempérament et à son potentiel. « C’est bien qu’il puisse tester plusieurs sports différents avant de se spécialiser, qu’il ne se sente pas contraint dans son choix », préconise Matthieu Gandolfi.

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    3 Le sport, c’est ludique !

    « Dans la pratique d’une activité sportive, les deux principales motivations pour l’enfant sont le plaisir et l’amusement », confie le coach sportif. Pour aider votre enfant à reprendre progressivement une activité physique, misez sur des moments ludiques qui lui permettront de faire du sport et de prendre l’air sans même s’en apercevoir. « Pour un enfant de 6 ans, proposez-lui par exemple des passes de ballon dans le jardin ou bien organisez des parcours sportifs avec des plots et des cerceaux. » Des activités qui permettront de renforcer sa concentration et sa motricité générale, tout en s’amusant.

    « Si votre enfant est un peu plus âgé, vers 10-12 ans, vous pouvez imaginer des petits exercices de renforcement musculaire à la maison : planche ou abdominaux, par exemple, en duel entre frère et sœur, suggère Matthieu Gandolfi. Vous pouvez aussi faire un peu de randonnée, et pourquoi pas en famille. Optez par exemple pour le « geocaching », ces chasses au trésor interactives dans la nature : les enfants adorent car ils préfèrent marcher avec un but. »

    Chiffres-clés

    Recommandations d’activité physique pour les enfants

    • Pour les moins de 5 ans, 3 heures d’activité physique par jour. (2)
    • De 6 à 17 ans, au moins 1 heure d’activité physique d’intensité modérée à élevée par jour (aller à l’école à pied, à vélo, sport en club, etc.).

    4 La motivation : la clé de la réussite

    Ça y est, votre enfant a choisi son sport ! Maintenant, encore faut-il qu’il veuille passer à la pratique. Pour booster sa motivation, commencez par choisir avec lui l’équipement adapté à sa discipline. Il se sentira plus en confiance et sera ravi de montrer ses affaires de sport à ses camarades. Par exemple, faites votre shopping sportif ensemble et consultez-le pour le choix de son sac de sport ou de ses baskets parmi les modèles que vous aurez sélectionnés. Vous pouvez aussi l’accompagner à ses entraînements, car des visages familiers le motiveront davantage à s’y rendre. Enfin, encouragez toujours ses progrès sportifs : assistez à ses compétitions, félicitez-le… Cela renforcera son estime de lui-même et lui donnera envie de se surpasser !

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit

    L’Essentiel de l’article

    • Imaginez des activités ludiques pour renforcer la motricité de votre enfant.
    • Encouragez-le à essayer des sports différents.
    • Faites un check-up chez le médecin.
    • Prenez l’habitude de faire des échauffements réguliers, pourquoi pas en famille.

    (1) Ministère des Sports, « Certificat médical »

    (2) Ameli, Enfants, adolescents, adultes, seniors : à chaque âge son activité physique, 2020

  • Étudiant(e) : une rentrée petit budget, max de style

    Étudiant(e) : une rentrée petit budget, max de style

    1 Ordinateur et smartphones : misez sur le reconditionné

    Acheter un produit électronique d’occasion peut comporter certains risques : origine douteuse, mauvais fonctionnement, problème de licence des logiciels… Avec le matériel reconditionné, vous êtes tranquille : celui-ci est vérifié et vous pouvez souvent bénéficier d’une garantie (6 mois à 1 an). Vous pourrez trouver en ligne ou en magasin des portables bien équipés pour la bureautique et des smartphones récents à partir de 200 €. Si vous avez besoin de logiciels pour votre nouvel ordinateur, traquez les offres spéciales destinées aux étudiants, souvent avantageuses.

    2 Livres : achetez et vendez dans les bourses étudiantes

    Pour les livres et le matériel pédagogique spécifique à votre formation, le plus simple est généralement de vous renseigner auprès de votre établissement : bourses aux livres, trocs et associations organisent généralement des achats/ventes au moment de la rentrée. Pensez aussi aux libraires d’occasion spécialisés, où vous pourrez également revendre vos anciens livres ce qui aide à gérer votre budget.

    Autre bon plan si vous cherchez des classiques de la littérature : pensez aux éditions numériques ! La plupart des œuvres écrites jusqu’au début du XXe siècle sont proposées en téléchargement gratuit.

    3 Électroménager : vive les bonnes occasions

    Besoin d’un lave-linge à petit prix : direction les sites de vente d’occasion entre particuliers. Du quasi neuf au très ancien, on peut y faire de vraies bonnes affaires, parfait pour un budget étudiant. Certains objets sont même donnés plutôt que vendus, car leur propriétaire ne souhaite tout simplement pas jeter. Profitez-en ! Il est même parfois possible de se faire livrer à domicile, moyennant un prix là encore très compétitif par rapport aux circuits classiques. N’hésitez pas à demander des photos supplémentaires de l’article pour vous faire une idée précise de son état, et si vous achetez un produit récent, réclamez si possible la facture.

    1 236.8 EUROS

    C’est le montant des frais mensuels et récurrents de la vie courante d’un étudiant pour l’année 2021 (logement, téléphone et Internet, repas au RU, transports, loisirs, alimentation et habillement), soit une hausse de 2,33% par rapport à 2019*. Le montant moyen est de 1 131,53 euros en Région et de 1 342,07 euros en Île-de-France.

    4 Mobilier : le vintage à le vent en poupe !

    Pour les meubles, les vide-greniers et les boutiques associatives comme Emmaüs regorgent de trésors d’époque à prix cassés. Dans les points de vente locaux et maintenant en ligne, Emmaüs agit depuis 1949 pour l’insertion des personnes précaires via la récupération, la remise en état et la revente de mobilier, d’équipements divers, de livres, d’électroménager, de multimédia… Il faut prendre le temps de chercher, mais ça vaut le coup ! Un buffet en formica fifties à 100 € ou une batterie de casseroles neuves à 15 € ? C’est par ici !

    5 Vêtements : vide-dressing, solderies et dÉstockages

    Pour garder le plaisir du shopping en profitant des prix de l’occasion, direction les vide-dressing et les dépôts-vente en ligne où vous pourrez dénicher des pièces de qualité. Pour les vêtements de tous les jours à prix vraiment mini, optez pour les friperies ou les solderies. Enfin, si vous aimez les marques, pensez aux magasins d’usine ou de déstockage, et aux centres de marques qui regroupent plusieurs enseignes.

    6 Voiture : covoiturez ou partagez !

    Vous habitez loin des transports en commun et vous n’avez pas de voiture ? Essayez le covoiturage : les offres sont de plus en plus nombreuses en France, et avec Internet et les applis mobiles, c’est simplissime ! Sur GoMore, vous pourrez trouver tous les trajets réguliers ou occasionnels dont vous avez besoin, idéal pour optimiser son budget mensuel. Pour un besoin ponctuel, vous pourrez également y louer une voiture de particulier à particulier, toujours à petit prix !

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    L’Essentiel de l’article

    • Pour l’électronique et la téléphonie, préférez le matériel reconditionné.
    • Pour l’électroménager, testez la vente d’occasion entre particuliers.
    • Pour les meubles et la déco, direction Emmaüs.
    • Pour les vêtements : solderie, vide-dressing et magasins d’usine.

    Rapport FAGE, août 2020.

  • Moustique-tigre : 5 erreurs à éviter (sauf si vous voulez vous faire piquer)

    Moustique-tigre : 5 erreurs à éviter (sauf si vous voulez vous faire piquer)

    Chiffre-clé

    En 2020, sept nouveaux départements infestés par le moustique-tigre ont été placés en alerte rouge en France (1) : la Charente, le Cher, la Loire-Atlantique, les Yvelines, la Haute-Savoie, les Deux sèvres et la Vienne.

    Actif du 1er mai jusqu’à fin novembre, le moustique-tigre est présent dans 58 départements en France. (1) Ses piqûres ne sont pas à prendre à la légère car elles peuvent véhiculer des maladies comme la dengue, le Zika ou encore le chikungunya. Le point sur les erreurs à éviter pour ne pas vous faire piquer.

    1 Erreur n° 1 : abandonner l’entretien de votre jardin

    Le moustique-tigre apprécie particulièrement vos haies d’arbustes ou de bambous non taillées. Pour éviter qu’il n’y loge le reste de l’automne, taillez-les régulièrement et éclaircissez vos plantations. Soyez vigilant aux gîtes naturels comme les « creux d’arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et caverneuse est un emplacement idéal pour les œufs du moustique-tigre », rappelle l’Agence Régionale de la Santé (ARS). Pensez également à ramasser régulièrement les déchets verts pour éviter l’apparition d’œufs. Profitez-en pour en faire du compost ou déposez-les à la déchetterie.

    2 Erreur n° 2 : laisser des eaux stagnantes

    Videz régulièrement les soucoupes de vos plantes, car elles sont des couveuses idéales pour les œufs de la femelle moustique-tigre, y compris celles des jardinières accrochées aux fenêtres. Vous avez installé une piscine pour vos enfants ? Recouvrez-la avec une bâche lorsqu’ils ne l’utilisent pas. Idem pour le jacuzzi, le puits, le bassin à poissons et autres points d’eau. Si possible, vérifiez qu’il n’y a pas d’eau stagnante sous les dalles de votre terrasse et nettoyez vos gouttières dès que de l’eau s’y est logée.

    3 Erreur n° 3 : porter des vêtements colorés

    Les couleurs vives et la transpiration séduisent le moustique-tigre qui vous préférera alors à votre voisin. Pour prévenir la piqûre, optez pour des vêtements légers, clairs et à manches longues pour protéger votre peau.

    4 Erreur n° 4 : oublier les répulsifs actifs

    À l’extérieur, installez des antimoustiques (les mêmes que ceux utilisés pour les moustiques classiques) comme les spirales ou les pièges en veillant à les placer hors de portée des jeunes enfants et des animaux de compagnie. Les sprays et les produits cutanés sont également très efficaces. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien car ils peuvent être contre-indiqués chez les plus jeunes et les femmes enceintes.

    Bon à savoir

    Que faire en cas de piqûre de moustique-tigre ?

    La piqûre de moustique-tigre n’est souvent pas plus méchante qu’une piqûre de moustique classique. Surveillez néanmoins l’apparition de rougeurs, démangeaisons importantes ou de fièvre (+ de 38,5 C°), et le cas échéant, consultez un médecin. (2)

    5 Erreur n° 5 : croire que le moustique ne se développe qu’à l’extérieur

    Le moustique-tigre peut entrer chez vous et pondre ses œufs dans une coupelle de plante verte : vous hébergerez alors malgré vous une petite colonie de ses congénères. Dans les chambres ou les pièces à vivre, branchez des prises électriques à base d’huile essentielle de citronnelle ou de géranium. Pour bébé, installez une moustiquaire autour de son berceau. Dans la mesure du possible, pensez également à fermer vos fenêtres, car les moustiques sont attirés par la chaleur et les odeurs corporelles. 

     

    Moustique-tigre : 5 erreurs à éviter (sauf si vous voulez vous faire piquer)

     

    Vous avez été piqué par un moustique-tigre ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un médecin*.

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Taillez régulièrement vos plantations et entretenez votre jardin.
    • Videz les eaux stagnantes (soucoupes, gouttière, seau).
    • Optez pour des vêtements légers et clairs.
    • Installez des répulsifs antimoustiques, aussi bien à l’extérieur que dans votre habitation.

    (1) Vigilance moustiques, Carte du moustique tigre 2020

    (2) Moustique-tigre.info, Que faire en cas de piqure par un moustique tigre ?

  • Jeunes : tout savoir pour bien gérer son budget logement

    Jeunes : tout savoir pour bien gérer son budget logement

    1 Les frais à prévoir

    Le dépôt de garantie

    Aussi improprement appelée caution, cette somme correspond au plus à un mois de loyer hors charges dans les locations vides. Elle est encaissée lors de la signature du contrat de location par le propriétaire et a pour but d’indemniser ce dernier en cas de dégradations éventuelles ou de dettes restées impayées. Ce n’est qu’au moment de son départ que le locataire pourra en récupérer tout ou partie selon l’état du logement et de l’existence ou non d’arriérés.

    Les frais d’agence

    Si vous avez fait appel à un professionnel de l’immobilier, vous devrez vous acquitter des frais d’agence. Ils couvrent les frais divers (visites, constitution du dossier, etc.). Les frais d’agence sont encadrés depuis 2014, et plafonnés en fonction de la surface et de la zone géographique du logement (de 8 à 12 euros par m2 selon les communes). Leur montant doit être clairement annoncé au candidat à la location.

    L’état des lieux d’entrée peut également faire l’objet de frais spécifiques, qui sont là aussi plafonnés à 3 euros par m2. L’état des lieux est à frais partagés entre le bailleur et le locataire. La part payée par le locataire ne peut excéder le montant payé par le bailleur. Par exemple, si l’état des lieux est facturé 100 euros, les frais à la charge du locataire sont de 50 euros maximum.

    Le premier mois de loyer à payer dès l’entrée dans le logement

    Qu’il s’agisse d’un logement loué directement à un particulier ou via une agence, vous devrez verser le premier mois de loyer immédiatement. L’entrée dans le logement se faisant généralement dans la foulée de la signature du bail, il vous faut donc anticiper qu’entre le dépôt de garantie et le premier loyer, vous devrez verser l’équivalent de deux mois de loyer d’un coup, voire trois mois dans le cas d’un meublé !

    Les provisions pour charges

    En plus du premier loyer vous aurez également à verser une provision sur charges. Ces dernières représentent les frais attenants au logement, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, entretien des parties communes, service de gardiennage, ascenseur et dans certains cas chauffage, consommation d’eau, etc.). Elles représentent en moyenne 7 % du loyer dans le secteur privé (1) mais peuvent être beaucoup plus élevées en fonction de ce qu’elles comprennent. La provision sur charge correspond à la mensualité versée au bailleur, au titre des charges locatives en plus du loyer. Elle peut faire l’objet d’une régularisation annuelle si les frais réels s’avèrent inférieurs à la provision. Le contraire peut également avoir lieu dans le cas d’une consommation d’eau supérieure aux prévisions, par exemple.

    Le contrat d’assurance

    Assurer votre logement est obligatoire afin de vous couvrir en cas de dommages (incendie, dégâts des eaux, etc.). Vous devez donc souscrire a minima une assurance pour les risques locatifs, et idéalement une assurance multirisque habitation, sous peine de voir votre bail résilié par le propriétaire.

    La (re)mise en service des compteurs

    Au moment de votre entrée dans votre nouveau logement, l’ancien locataire doit avoir résilié son contrat chez son fournisseur d’électricité et de gaz. À vous de contacter votre propre fournisseur pour souscrire un nouveau contrat, si possible au moins quinze jours avant votre date d’emménagement. Cela vous garantira d’avoir de l’électricité en arrivant dans votre logement, et réduira vos frais de mise en service, qui sont plus élevés pour une installation sous 24 h ou 48 h par exemple.

    Vous avez moins de 25 ans ? 

    Profitez du contrat habitation Prem’s à moins 6 euros par mois*.

    *Voir conditions 

    2 Les aides possibles

    Le dispositif Loca-Pass

    L’avance LOCA-PASS® est un prêt à taux zéro pour financer tout ou partie de votre dépôt de garantie (1 200 euros maximum). Cette aide est ouverte aux salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole, aux moins de 30 ans en formation professionnelle ou en recherche d’emploi, et aux étudiants salariés, sous conditions. Vous pouvez également prétendre à la garantie Visale proposée aussi par Action logement, sous conditions.
    Plus d’infos sur https://locapass.actionlogement.fr/

    L’aide personnalisée au logement conventionné (APL)

    Cette aide financière allouée par la CAF est ouverte à tous, sans limite d’âge. Son obtention dépend du niveau de ressources, du montant du loyer, ainsi que du lieu de résidence. Vous pouvez faire une simulation pour connaître son montant. Elle est versée pour les locations et colocations. Le versement s’effectue en général directement auprès du bailleur (qui ne doit avoir aucun lien de parenté avec le locataire).

    Plus d’infos sur www.caf.fr

    Bon à savoir

    Depuis la loi Elan de 2018, l’encadrement des loyers fixe des plafonds à ne pas dépasser pour la location d’un logement, meublé ou non. Seules les villes situées en zone tendue sont concernées, où la demande locative est plus forte que l’offre, et où les loyers sont très élevés, comme à Paris, Lyon, Nantes, Lille ou encore Marseille. Le but de cette loi est de favoriser l’accès au logement et de limiter les hausses de prix abusives dans certaines grandes villes.

    L’Essentiel de l’article

    • Au moment de la signature, des frais qui s’additionnent.
    • Un dépôt de garantie à provisionner ou à se faire avancer.
    • Assurer son logement : une obligation !
    • Faire une demande d’aide au logement (ALS ou APL).

    (1) Insee, enquête logement 2013

    (2) Fage.org, Logement étudiant : des chiffres alarmants qui nécessitent des actes !, 2017

    * location-etudiant.fr, Le baromètre des loyers en temps réel, consulté le 05/08/2020

  • Chauffants ou parfumés… les préservatifs pimentent votre sexualité !

    Chauffants ou parfumés… les préservatifs pimentent votre sexualité !

    Indispensable pour vous protéger des maladies et infections sexuellement transmissibles, le préservatif est aussi un fantastique moyen de contraception. Si le critère essentiel pour bien le choisir, c’est la taille, rien ne vous empêche de vous amuser sur le reste : goût, couleur, texture… N’hésitez pas à tester différentes versions de préservatifs jusqu’à trouver celui qui convient le mieux à vos besoins, et surtout à vos envies !

    Le saviez-vous ?

    Les hommes n’ont pas le « monopole du préservatif ». Les femmes peuvent, elles aussi, se protéger des risques de transmission de maladies et infections avec un préservatif adapté à leur morphologie, sans dépendre de leur partenaire.

    On trouve des préservatifs avec ou sans réservoir, des plus lubrifiés, des renforcés (adaptés aux rapports anaux par exemple). Vous souhaitez pimenter vos relations ? Piochez parmi les préservatifs nervurés ou à texture perlée, ou faites monter la température avec les modèles chauffants. Plus originaux, les préservatifs phosphorescents ou parfumés permettent d’allier plaisir et fantaisie. Pour des sensations naturelles, préférez les modèles en latex, texture la plus fine. Allergique ? Il en existe aussi sans latex. Vous n’avez plus qu’à vous faire plaisir !

    Bon à savoir

    Un préservatif possède une date de péremption, indiquée sur chaque boîte et sur chaque sachet. Généralement, les préservatifs se conservent cinq ans (1). Si la date de péremption est dépassée ou que l’emballage est abîmé (coupure, micro-trou, etc.), jetez-le car il est trop fragile et/ou présente des risques. Veillez également à acheter des préservatifs qui comportent les marquages CE (obligatoire pour la commercialisation dans l’Union Européenne) ou NF (normes françaises). Cela garantit que des tests de solidité et de porosité ont été effectués.

    L’Essentiel de l’article

    • Le préservatif est indispensable pour prévenir les risques de grossesse et de maladies.
    • Il en existe des féminins et masculins, mais aussi des parfumés ou stimulants.
    • Avant de l’utiliser, on vérifie la date de péremption, l’état et la taille du préservatif.

    (1) Sida Info Service, Tout sur le préservatif, 2020.

  • Hygiène des dents de bébé et du petit enfant : comment éviter les caries ?

    Hygiène des dents de bébé et du petit enfant : comment éviter les caries ?

    Pour une dentition saine et prévenir les caries, il est important de prendre soin des premières dents de votre bébé, dès leur apparition. « Une bonne santé bucco-dentaire passe par une bonne hygiène bucco-dentaire et alimentaire », explique le Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’Union française pour la santé bucco-dentaire.

    1 Gare aux bactéries

    Quand votre enfant naît, les bactéries responsables des caries ne sont pas présentes dans sa bouche. C’est généralement vous qui les lui transmettez par les gestes du quotidien. C’est pourquoi, il est important de bien rincer la cuillère de votre bébé après avoir goûté sa purée ou sa compote. « La carie est une maladie infectieuse d’origine bactérienne. Si le parent a une dent cariée, en partageant la cuillère, il va transmettre ses bactéries », rappelle le chirurgien-dentiste. La tétine tombée par terre « nettoyée » dans votre bouche véhiculera, de la même manière, ces bactéries.

    Bon à savoir

    À partir de 2 ans, il convient d’emmener votre enfant chez le dentiste au moins une fois par an. Cela permet de repérer très tôt les enfants ayant une fragilité des dents de lait, et ainsi de mettre en place des mesures de prévention adaptées.

    Hygiène des dents de bébé et du petit enfant : comment éviter les caries ?

    2 La carie du biberon

    Prévenir la carie chez votre bébé passe aussi par une alimentation saine et équilibrée. Christophe Lequart met en garde contre les effets néfastes d’un biberon de lait chocolaté ou d’eau sucrée. « C’est ce que nous appelons le syndrome du biberon. Un biberon sucré mis à disposition de l’enfant pour la sieste ou la nuit est en contact permanent avec les dents antérieures de l’enfant. Celles-ci peuvent se carier à un tel point que nous devons les extraire ! Il faut ensuite attendre les premières dents définitives vers l’âge de 6 ans pour que l’enfant retrouve ses dents de devant, engendrant en conséquence des problèmes d’apprentissage du langage et de l’alimentation », explique-t-il. Le grignotage, par l’apport régulier de produits sucrés ou acides comme les sodas, favorise lui aussi la carie en attaquant l’émail dentaire. Grignoter ne laisse pas non plus le temps à la salive de reminéraliser naturellement les dents en attendant le prochain brossage.

    3 Le brossage des dents, c’est tous les jours !

    Dès la première incisive, qui apparaît vers l’âge de 6 mois, vous pouvez brosser tous les jours les dents de votre bébé avec une compresse humide ou une brosse à dents souple à petite tête. Quant au dentifrice, choisissez-le fluoré, inférieur à 1 000 ppm (c’est-à-dire moins de 100 mg pour 100 g de pâte). « Le fluor va se fixer sur la dent et renforcer la structure de l’émail, en le rendant moins sensible aux attaques acides qui se forment après les repas », précise le chirurgien-dentiste.

    Lors du brossage, placez-vous derrière votre enfant dont la tête sera légèrement inclinée afin de bien visualiser toutes les faces de ses dents. À partir de 2 ans, vous pouvez lui brosser les dents deux fois par jour avec une brosse à dents manuelle ou électrique adaptée à son âge. Votre enfant gagnera ensuite en autonomie pour se brosser progressivement les dents tout seul. Prenez l’habitude, si possible, de vous brosser les dents en même temps que lui, le matin ou le soir. Il vous copiera alors naturellement.

    À la perte d’une dent de lait, il convient d’appliquer une compresse contre la gencive de votre enfant, jusqu’à ce que le saignement s’arrête. Les jours qui suivent, veillez à ce qu’il ne concentre pas trop son brossage sur la zone de la dent perdue, pour éviter toute irritation.

    Bon à savoir

    Un programme de prévention gratuit pour les 3-24 ans

    Grâce au programme M’T Dents, l’assurance maladie permet aux enfants et adolescents entre 3 et 24 ans, de bénéficier tous les 3 ans d’un rendez-vous gratuit chez le dentiste, et de soins si nécessaire.

    Votre enfant a besoin de soins dentaires ?

    Le contrat Santé de la Macif vous accompagne en cas de consultation chez le dentiste*.

    Renseignez-vous !

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Il est important de bien rincer les couverts de votre enfant avant de le nourrir.
    • Les produits sucrés et acides sont les ennemis des dents.
    • Vous pouvez nettoyer les dents de lait de votre enfant dès 6 mois.
    • Le brossage des dents c’est 2 fois par jour pendant 2 minutes.
  • Les poux : comment en venir à bout ?

    Les poux : comment en venir à bout ?

    Chaque année c’est la même chose… Après la crainte estivale des punaises de lit, l’année scolaire s’accompagne de la hantise des poux. Le pou de tête est un insecte hématophage, c’est-à-dire qui se nourrit de sang. Il se loge particulièrement dans les cheveux d’enfants âgés notamment entre 3 et 8 ans (1), qui fréquentent des lieux de vie en collectivité (crèches, écoles, centres de loisirs). Si le pou ne transmet pas de maladie à l’humain, il reste néanmoins fortement invasif et résistant. Il peut survivre deux mois sur le cuir chevelu de votre enfant et entre 4 et 36 heures (1) sur ses vêtements et les surfaces. Quant aux femelles, elles sont capables de pondre 10 à 20 lentes (œufs) par jour (1). La prolifération est sans danger, mais particulièrement dense ! Mais avant d’aller plus loin, savez-vous démêler le vrai du faux sur les poux ?

    Idées reçues sur les poux : Vrai / Faux

    1/ Les poux se plaisent dans les chevelures sales

    FAUX. Les poux sont attirés par la chaleur et le sang du cuir chevelu, peu importe la nature du cheveu. Une hygiène quotidienne n’y change rien.

    2/ Les poux résistent à l’eau !

    VRAI. Un bain ne servira donc pas à les éradiquer puisqu’ils ferment leurs orifices respiratoires pour éviter la noyade.

    3/ Seuls les enfants peuvent attraper des poux

    FAUX. Certes les enfants sont plus sujets aux poux parce qu’ils fréquentent les milieux scolaires et les lieux de collectivité, mais toute la famille est concernée par les poux lorsque l’un des membres en ramène à la maison.

    4/ Les animaux domestiques peuvent transmettre des poux aux humains

    FAUX. La contamination se fait uniquement entre humains car le pou est un parasite spécifique à l’homme.

    5/ Les poux n’apparaissent qu’à une certaine période de l’année

    FAUX. Il faut être vigilant toute l’année car les poux ne sont pas présents qu’à la rentrée scolaire.

    1 Une transmission cheveu à cheveu

    Contrairement aux puces, les poux ne sautent pas d’une tête à l’autre. En revanche, le contact direct entre chevelures facilite grandement leur passage. Embrassades, contacts proches et même selfies suffisent à contaminer une tête ! Autre mode de transmission fréquent : les échanges de bonnets, de manteaux ou d’écharpes entre les enfants. Les draps, taies d’oreiller, peignes et brosses à cheveux sont des vecteurs plus rares mais ne doivent pas échapper à votre vigilance pour éviter la propagation dans votre foyer.

    2 Comment détecter la présence des poux ?

    Les poux se cachent très rapidement de la lumière. Il faut plutôt partir à la recherche des lentes, plus faciles à voir parce qu’elles sont accrochées – voire collées – à la racine du cheveu. Les lentes sont beaucoup plus visibles à l’aide d’un peigne anti-poux, spécialement conçu en métal avec des dents resserrées pour attraper les parasites. Un pou mesure entre 2 et 4 millimètres (2). Muni de trois paires de courtes pattes qui agissent comme des pinces, il se déplace très vite mais il ne vole pas et ne saute pas. Sa couleur varie entre transparence et rouge, voire noire, une fois qu’il est gorgé de sang. Quand votre enfant se gratte la tête, il est déjà trop tard ! Les démangeaisons sont provoquées par les piqûres des insectes sur le cuir chevelu.

    3 Comment s’en débarrasser efficacement ?

    Votre enfant a des poux ? Prévenez le responsable du lieu (école, crèche, centre de loisirs) dans lequel votre enfant est pris en charge pour éviter toute contamination. La présence de poux ne l’empêchera pas d’être accueilli.

    Deuxième étape : entamez le plus rapidement possible un traitement anti-poux. Il est préférable de privilégier un mode d’action physique en achetant des produits asphyxiants en parapharmacie. À base de diméticone (2), qui est une huile de silicone, ce traitement n’est pas toxique, contrairement aux insecticides, et permet l’éradication des poux et des lentes par son effet étouffant.

    Tous les produits s’appliquent sur cheveux secs. Une fois rincés, il est vivement conseillé de passer un peigne anti-poux pendant 30 minutes tous les 2 ou 3 jours (3) sur les cheveux mouillés pour enlever les lentes. Entre 7 à 10 jours (3) plus tard, une seconde application du produit doit être effectuée, pour venir à bout des poux issus des dernières lentes présentes dans la chevelure de votre enfant. Dans les 2 jours suivant la seconde application, vous devriez constater une nette amélioration, sinon il vous faudra recommencer le protocole méticuleusement.

    À savoir

    Après le traitement anti-poux, il est fréquent que les démangeaisons continuent, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas fonctionné. En revanche, une surinfection cutanée (impétigo) liée aux démangeaisons est possible et nécessite un avis médical.

    4 Prévenir la réinfestation

    Vous étiez cernés, vous voilà débarrassés… Mais gare à une nouvelle invasion ! Pour prévenir au maximum le retour des poux, n’oubliez pas de laver draps, serviettes de bain et vêtements (notamment bonnets, écharpes, manteaux) de votre enfant en machine à 60°.

    Pour prévenir une nouvelle contamination, plusieurs gestes sont recommandés. Examinez régulièrement le cuir chevelu de votre enfant. Relevez et attachez ses cheveux s’ils sont longs pour éviter qu’ils soient en contact avec d’autres têtes. Veillez à utiliser un peigne et une brosse à cheveux différente pour chaque membre de la famille. Enfin, évitez les échanges et les prêts de bonnets, écharpes et autres vêtements dans lesquels les poux pourraient se nicher.

    Votre enfant souffre de lésions cutanées suite à des poux ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un pédiatre ou un dermatologue*.

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Les poux de tête sont particulièrement fréquents en milieu scolaire ou en collectivité.
    • Il faut les traiter avec des produits spécifiques vendus en parapharmacie.
    • Pour éviter la réinfestation : cheveux attachés, pas d’échanges de bonnets ni de brosses à cheveux.

    (1) Dermato.info, Les poux – Pédiculose humaine, 2020
    (2) AMELI, Poux : comment s’en débarrasser ?, 2020
    (3) INRS – Pédiculose du cuir chevelu, 2015