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  • Baignade : à la mer ou à la piscine, que faire si mon enfant boit la tasse ?

    Baignade : à la mer ou à la piscine, que faire si mon enfant boit la tasse ?

    À la mer comme à la piscine, les enfants peuvent boire la tasse sans s’en rendre compte. Il faut donc rester vigilant car des symptômes alarmants peuvent apparaître, même plusieurs heures après la baignade et seulement une petite quantité d’eau absorbée. « Il y a deux cas de figure possibles : soit l’enfant a bu de l’eau, soit il en a inhalé par le nez et il y en a dans ses voies respiratoires. L’impact est alors plus ou moins important », explique Guillaume Turpin, inspecteur adjoint à la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM).

    1 Boire la tasse, un peu…

    « Si votre enfant a bu de l’eau de mer ou de piscine, le chlore ou le sel sont à éviter pour ses voies digestives mais il va bien. Dans le langage des sauveteurs, c’est le stade 1 », explique l’inspecteur à la SNSM. Rassurez-le, puis réhydratez-le en lui donnant à boire de l’eau douce et en lui faisant manger des fruits gorgés d’eau comme la pastèque, les fraises ou les pêches.

    À savoir

    L’enfant doit toujours rester sous surveillance lorsqu’il est dans l’eau ou à proximité d’un point d’eau. Un bébé peut se noyer en quelques secondes, sans un bruit, même dans 20 cm d’eau.

    2 Mieux vaut prévenir que guérir

    Si l’enfant a de l’eau dans les voies respiratoires, il a généralement le réflexe de tousser pour l’évacuer. Mais il peut encore en rester. « En cas de doute, l’enfant doit être amené au poste de secours ou chez le médecin. Il vaut mieux y aller inutilement plutôt que de courir un risque. L’eau peut, en effet, se répartir dans les poumons et altérer la fonction respiratoire. On parle alors des stades 2 à 4, qui peuvent être beaucoup plus dangereux », prévient Guillaume Turpin.

    Il faut savoir qu’une insuffisance respiratoire peut survenir jusqu’à 72 heures après avoir inhalé de l’eau. C’est ce qu’on appelle une noyade sèche ou noyade secondaire. Si vous constatez un changement d’attitude, que l’enfant se sent mal (fatigue, difficulté à respirer, toux, teint blême…), consultez au plus vite !

    Bon à savoir

    Si votre enfant boit la tasse et que vous constatez des symptômes inquiétants, contactez les numéros d’urgence suivant : le SAMU au 15, ou les pompiers au 18.

    Vous partez au bord de la mer ?

    Révisez les règles de base de la baignade sécurisée avec la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer), partenaire de la Macif.

    L’Essentiel de l’article

    • Si l’enfant a avalé de l’eau, on le rassure et on l’hydrate.
    • Si l’enfant a inhalé de l’eau par le nez, on l’emmène au poste de secours ou chez le médecin pour faire un bilan.
    • On surveille la venue d’éventuels symptômes, plusieurs heures après la baignade.

    (1) Ministère des Solidarités et de la Santé, Baignades et activités nautiques, 2020

  • Piscine, mer : 5 conseils pour baigner votre bébé en toute sécurité

    Piscine, mer : 5 conseils pour baigner votre bébé en toute sécurité

    L’été est là et vous vous réjouissez à l’idée de vous baigner avec votre bébé. Mais assurez-vous qu’il est apte à le faire. « Dans une piscine privée, il faut attendre les premiers vaccins de votre bébé, vers 2 mois, pour pouvoir le baigner. Mais dès qu’il s’agit de lieux publics, il faut attendre les premiers rappels et donc les 4 mois de l’enfant. Il faut aussi veiller à ce qu’il n’ait pas d’otites fréquentes. À défaut, emmenez votre enfant faire une visite de contrôle chez le pédiatre avant de partir en vacances », explique Arnault Pfersdorff, pédiatre.

    1 Une baignade à la bonne heure !

    S’il est tentant de profiter du grand soleil pour faire trempette, ce n’est pas recommandé, et encore moins avec un enfant. « On ne baigne pas son bébé aux heures les plus chaudes de la journée, ni dans l’heure qui suit son repas pour éviter un choc thermique », rappelle le pédiatre. Évitez donc la baignade ou les jeux en plein air entre 11 heures et 16 heures Par ailleurs, le spécialiste déconseille de faire faire la sieste à son bébé sur la plage. « La chaleur, même sous un parasol, peut l’empêcher de dormir, provoquant une irritabilité les jours suivants », confie le pédiatre.

    2 Équipé de la tête aux pieds pour aller se baigner

    La température de l’eau, à la piscine ou à la mer, est assez fraîche pour votre bébé (et bien inférieure à celle de son bain). Si vous voyez qu’il a froid dans l’eau (chair de poule, peau froide…), sortez-le immédiatement. Côté équipement pour la baignade, des brassards ou un maillot de bain flotteur sont utiles, mais rappelez-vous que vos bras et votre vigilance sont de nécessaires sécurités. Pour le protéger des coups de soleil, « on pense à lui mettre une combinaison anti-UV, une casquette, des lunettes de soleil et de la crème solaire », conseille le pédiatre.

    Piscine, mer : 5 conseils pour baigner votre bébé en toute sécurité

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    À savoir

    Depuis, le 1er janvier 2006, les piscines enterrées non closes privatives doivent avoir un système de sécurité pour prévenir les risques de noyade (1). Dès qu’il est près de l’eau, l’enfant doit être surveillé et porter un maillot flotteur ou des brassards. Pour réduire les tentations, on retire les jouets flottants du point d’eau lorsque personne n’y est.

    3 Et après la baignade, on fait quoi ?

    Après avoir barboté avec votre bébé, faites prendre une douche chaude à votre enfant, en insistant entre les plis de sa peau pour enlever le sable et le sel. « On l’essuie et on lui sèche bien les cheveux car c’est par la tête qu’on attrape froid », ajoute Arnault Pfersdorff. Enfin, pensez à lui donner une collation car après tous ces efforts, il aura sûrement une faim de loup !

    Bon à savoir

    En cas de besoin, les numéros d’urgence sont le 18 pour les pompiers, le 15 pour le Samu et le 112 partout dans l’Union européenne.

    Merci au Dr Pfersdorff, auteur de « Bébé premier mode d’emploi », chez Hachette.

    L’Essentiel de l’article

    • Attendez que votre bébé ait reçu ses premiers vaccins, vers 4 mois, pour le baigner dans un lieu public.
    • Les premières baignades doivent durer 10 minutes maximum.
    • Baignez-vous en dehors des heures les plus chaudes.
    • Restez toujours à ses côtés quand il est près d’un point d’eau.

    (1) Legifrance, loi du 3 janvier 2003 relative à la sécurité des piscines, 2003.

  • 7 activités pour passer un bel été en ville

    7 activités pour passer un bel été en ville

    Même si vous ne partez pas en vacances cette année, il n’empêche que les températures grimpent et les envies d’évasion se font sentir. La ville prend aussi ses quartiers d’été pour offrir à ses habitants des solutions pour s’évader sans se ruiner.

    1 Redécouvrir son quartier et sa région

    Si vous travaillez cet été, c’est l’occasion de délaisser les transports en commun pour prendre un autre itinéraire… à pied, si c’est possible. Marcher 15 minutes matin et soir, c’est suffisant pour vous dégourdir les jambes et découvrir les jolies ruelles de votre quartier et pourquoi pas, les œuvres de street art qu’elles recèlent. En vacances à la maison, faites cette grande promenade que vous n’avez jamais eu le temps de faire, ou partez à la découverte des sites historiques de votre région grâce aux parcours-découverte proposés par votre office de tourisme. Architecture, patrimoine, gastronomie, ou encore lieux insolites, il y en a pour tous les goûts. De quoi ravir toute la famille ! Pour une visite plus ludique, certaines villes proposent même de s’immerger dans l’histoire, à travers des visites en costumes d’époque, par exemple. D’autres proposent de suivre un marquage au sol ou un plan interactif sur son téléphone, pour parcourir les rues sans rien manquer.

    Le saviez-vous ?

    45 sites français (1) figurent sur la liste incontournable du patrimoine de l’Unesco, répartis sur tout le territoire. De quoi bien s’occuper pendant vos vacances !

    Chiffre-clé

    Pour un adulte, 150 minutes (2) d’activité physique par semaine sont recommandées pour être en bonne santé.

    2 Assister à un concert ou une séance de cinéma en plein air

    Redécouvrir les répliques de votre film culte à la belle étoile, esquisser quelques pas de danse sur un air entêtant, il ne suffit pas de grand-chose pour se laisser happer par la douce atmosphère des soirées d’été. De nombreux festivals sont maintenus cet été un peu partout en France. Certaines mairies mettent à disposition des sièges et des transats pour profiter de votre soirée dans des conditions optimales. Profitez-en, tout en respectant bien entendu les gestes barrières !

    3 Faire un tour en vélo, en trottinette, en rosalie…

    Depuis quelques années, l’espace public urbain se transforme pour laisser davantage de place aux mobilités douces. Vous vivez près des vignobles ? Partez à vélo sur la route des vins, à la découverte des châteaux, mais également de la gastronomie locale. Vous êtes plutôt fan de cinéma ? Arpentez la ville à la recherche de lieux où des films, plus ou moins connus, auraient pu être tournés. Pour une simple balade en famille, le tandem, la trottinette ou la rosalie – un carrosse à pédales – sont des alternatives qui peuvent enthousiasmer vos enfants. Tour du lac, flânerie le long des quais… Toutes les facettes de votre ville sont bonnes à explorer !

    Bon à savoir

    Prenez toujours bien soin de baliser votre parcours pour être sûr de rouler en toute sécurité sur des pistes cyclables lors de votre balade.

    4 Faire un tour en bateau

    Nombreuses sont les villes qui proposent désormais des balades en bateau. Lyon, Paris, Toulouse ou encore Bordeaux… prenez le large pendant quelques instants pour découvrir sous un autre angle les monuments emblématiques de votre ville. Une expérience inédite, qui ravira les petits comme les grands ! Et si vous en avez la possibilité, un tour en pédalo ou en barque vous donnera aussi l’occasion de vous évadez quelques heures !

    5 Passer une journée dans un parc d’attractions

    S’il y a un paradis pour les enfants, c’est bien celui des parcs de loisirs. En raison de la crise sanitaire du coronavirus, le respect les règles d’hygiène reste d’actualité : port du masque, désinfection au gel hydroalcoolique à plusieurs carrefours et points clés des parcs, marquages au sol et distanciation sociale dans les files d’attente. Une fois ces gestes barrières appliqués, il ne vous reste plus qu’à profiter des attractions. Les émotions (fortes) sont toujours au rendez-vous !

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    6 Pique-niquer dans un parc ou au bord d’un fleuve

    Pour casser la routine des repas pris à la maison alors que le soleil brille dehors, mettez tomates cerises et chips dans un panier, et partez à la recherche du meilleur spot pour pique-niquer. En famille ou entre amis (dans la limite de 10 personnes), pieds nus dans l’herbe, chapeau vissé sur la tête, les vacances comme si vous y étiez ! En compagnie d’enfants, prévoyez de la crème solaire pour les protéger des coups de soleil, sans oublier ballon, pistolets à eau, jeux de société… Et un bon livre pour profiter du calme si vous en trouvez ! Pensez aussi au pique-nique du soir : en été, les parcs ferment généralement plus tard.

    7 Participer à un tournoi de jeux de société ou organiser des olympiades

    Le combo gagnant d’un été urbain ? Un déjeuner en plein air dans un parc de la ville suivi d’olympiades en famille ! Peu de préparation et un minimum de matériel pour un maximum de plaisir. Course en sac, course dos à dos et autres jeux d’équilibre sont autant d’épreuves à faire seul ou en équipe ! Pour occuper les plus petits, un parcours d’obstacles avec des plots et des cerceaux par exemple, est une excellente alternative pour développer leur motricité. Pensez également à l’option chasse aux trésors pour varier les plaisirs d’une après-midi à l’autre. Il pleut ? Organisez un tournoi de jeux de société en intérieur !

    L’Essentiel de l’article

    • À pied ou à vélo, prenez le temps d’explorer votre ville et votre quartier.
    • Profitez des animations culturelles organisées près de chez vous.
    • Redécouvrez votre région et ses sites historiques.

    (1) OMS, Activité physique pour les adultes
    (2) Unesco, France
  • Eclairage nocturne : et si on éteignait la lumière en ville ?

    Eclairage nocturne : et si on éteignait la lumière en ville ?

    Lumière artificielle et impacts sur l’environnement

    La faune et la flore en sont les victimes les plus évidentes : l’absence de cycles naturels de lumière perturbe la photosynthèse des plantes mais aussi la migration et les cycles de reproduction de certaines espèces animales, menaçant à terme la biodiversité.

    Lire aussi : L’engagement des jeunes en faveur du climat

    D’autant que de manière plus indirecte, l’énergie et les ressources naturelles nécessaires à l’éclairage affectent largement l’environnement : en France, les 11 millions de points lumineux (candélabres, lanternes, projecteurs et autres lampes) du parc public émettent annuellement 670 000 tonnes de CO2, selon l’ADEME.

    Si la quasi-disparition du ciel étoilé est un enjeu écologique pressant, elle a aussi une portée culturelle et symbolique : aujourd’hui, un tiers de la population mondiale ne voit plus la voie lactée, 99 % des populations européennes vivent sous un ciel pollué (2). Et la France n’échappe pas à cette perte d’une connexion millénaire de l’humanité au ciel étoilé…

    Que deviendront nos nuits sans l’espoir d’apercevoir la Grande Ourse ? La question mobilise bien au-delà des amoureux d’astronomie, des protecteurs de chauve-souris ou d’oiseaux migrateurs. Car l’éclairage public pèse lourd : 56 TWh annuels, soit 12 % de la consommation électrique nationale (3), et 37 % de la facture d’électricité des collectivités territoriales (4).

    Lire aussi : Dans le Gard, des Survoltés inventent le watt citoyen

    Eclairage nocturne : 12 000 communes pionnières

    Alors, si on éteignait la lumière ? Aux quatre coins de l’Hexagone, des élus locaux et leurs équipes ont décidé de passer à l’action : depuis quelques années, des initiatives d’extinctions lumineuses de l’éclairage public en ville se développent. Elles ciblent certaines zones, à certains horaires – quand l’activité est réduite. « À quoi servent en effet des éclairages d’illumination et même de déplacements dans une commune déserte ? » interroge avec bon sens Anne-Marie Ducroux, présidente de L’ANPCEN. L’association a recensé 12 000 communes, soit un tiers des communes françaises, pratiquant déjà une extinction de l’éclairage en milieu de nuit.

    Exemple à Rochefort (17) : dès 2017, l’équipe municipale a fait le choix de plonger dans l’obscurité plusieurs de ses quartiers. Fini les lampadaires de minuit trente à cinq heures du matin en semaine ! La mesure a ensuite étendue à la commune toute entière l’année d’après. « La motivation de base était économique : nous avons souhaité remédier à la vétusté de notre éclairage public – de nombreux points lumineux avaient plus de quarante ans – sans générer de surcoûts. Nous avons donc proposé aux habitants une sorte de deal, sur la base du volontariat : procéder à des extinctions temporaires pour réaliser les économies d’énergies permettant l’achat d’un nouveau parc équipé en LED », explique M. Lesauvage, en charge de l’urbanisme et du développement durable de la ville.

    Lire aussi : Et si l’architecture low-tech permettait de bâtir des villes plus durables ?

    Réduire l’éclairage : un atout écologique et financier

    La cité de Charente-Maritime n’est pas la seule à faire face à une nécessité d’investissement : aujourd’hui, plus de la moitié du parc d’éclairage public français est obsolète, et sur-consommatrice d’énergie, selon l’ADEME. Questionner la nécessité de la permanence de l’éclairage peut donc permettre des économies substantielles, non négligeables dans un contexte de baisse des dotations de l’État…

    À Rochefort, l’expérience a été plus que concluante. « Nous avons réalisé une économie de 60 000 euros par an. Et alors que certains craignaient une augmentation de la délinquance, nous avons observé au contraire une réduction de cette dernière de 30 % environ ! », se félicite l’adjoint au maire en charge de l’urbanisme.

    De quoi tordre le coup à l’évidence du couple lumière-sécurité. Ce vieux duo qui déchaîne les passions depuis des siècles est peut-être moins lié qu’on pourrait le croire : s’il est généralement admis que la lumière rassure, c’est pourtant en plein jour que sont commis la plupart des vols et tentatives de vol (73 %), mais aussi des violences physiques (63 %), selon le dernier rapport d’enquête « cadre de vie et sécurité » (INSEE, 2017).

    « Les communes ont la possibilité d’éviter les gaspillages et d’économiser de 30 à 75 % de leur budget électricité, par la conception et par de meilleurs usages, notamment concernant la durée d’éclairement »

    Anne-Marie Ducroux, présidente de L’ANPCEN

    Partisans de la sécurité versus défenseurs de la biodiversité

    Avec un bilan sécuritaire et financier aussi positif, on pourrait penser que la mairie de Rochefort ait décidé de pérenniser l’extinction nocturne. Il n’en est rien : l’an dernier, les éclairages LED conforme au « deal » initial annoncé aux habitants ont été installés et mis en fonctionnement. Il faut dire que l’expérimentation ne s’était pas faite sans résistance, justifie M. Lesauvage : « Le fait d’éteindre ou pas a partagé la population en deux camps : pour schématiser, les partisans de la sécurité versus les défenseurs biodiversité », explique-t-il, se réjouissant de la solution apportée par l’éclairage LED : « les modèles choisis peuvent être abaissés à une luminosité de 25%, ce qui est apprécié des partisans d’une réduction lumineuse. Quant à ceux qui s’inquiétaient d’une absence de lumière, ils sont rassurés par le retour d’un éclairage, même faible », précise-t-il.

    Concertation ou démagogie ? L’adjoint préfère le terme de « statu quo », et prône un changement progressif. Ce n’est pas Gilles Pierret, directeur des fonctions support de Comatelec Schreder et membre de l’Association Française de l’Éclairage (dont les adhérents, collectivités et professionnels, gèrent plus de 5 millions de points lumineux en éclairage public), qui l’en blâmerait.

    « De nombreuses mesures d’extinctions lumineuses sont hâtives, elles malmènent la sécurité de se déplacer. Je refuse que de mauvais éclairages prennent pour prétexte la préservation de la biodiversité ou la réalisation d’économies d’énergie. Si ici ou là, des exemples n’ont pas généré plus d’accidents, sur combien de temps est-ce valable, et dans quelles zones ? » interroge Gilles Pierret, qui prône la mise en place de solutions technologiques pensées en concertation avec les professionnels de l’éclairage.

    Des équipements « intelligents », avec détecteurs de présence ou abaissement de l’intensité modulable, qui peuvent faire office de compromis aux yeux de responsables locaux tiraillés entre les exigences citoyennes, les impératifs économiques et écologiques. Mais la présidente de l’ANPCEN appelle à la réserve : « la seule vraie question à poser, avant d’installer une source lumineuse est celle de sa véritable utilité », défend-elle. Un vœu pieux ?

     

     

    (1) Sondage 2018 de l’association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement (ANPCEN)  https://www.anpcen.fr/?id_rub=11&id_ss_rub=197&id_actudetail=191
    (2) Falchi et al, 2016 : The new world atlas of artificial nigtsky brigthness, Science Advance
    (3) Selon L’association Française de l’Eclairage (AFE), 2018
    (4) Bilan de l’Ademe https://www.ademe.fr/collectivites-secteur-public/patrimoine-communes-comment-passer-a-laction/eclairage-public-gisement-deconomies-denergie
    (5) Chiffres de l’ANPCEN
  • En cas de morsure de tique ou de taon, faut-il endormir l’insecte pour le retirer ?

    En cas de morsure de tique ou de taon, faut-il endormir l’insecte pour le retirer ?

    Endormir la tique pour la retirer, en voilà une fausse bonne idée ! En effet, prendre un coton imbibé d’éther ou d’alcool à 90 °C pour anesthésier la tique et donc la retirer plus facilement, c’est risqué que cette dernière ne régurgite sa salive, augmentant donc le risque de transmission de virus.

    La bonne méthode : Saisir l’insecte à l’aide d’un tire-tique, en tournant doucement pour ne pas séparer la tête du corps. Une fois débarrassée de l’intrus, désinfectez la plaie et vérifiez qu’aucune rougeur n’apparaît les jours suivants. Si vous observez des signes de surinfection au niveau de la piqûre (gonflement, rougeur, chaleur, douleur), prenez rendez-vous chez un médecin ou consultez en ligne grâce à la téléconsultation.

    À savoir

    La morsure de tique peut être à l’origine de nombreuses maladies, notamment la maladie de Lyme qui touche la peau, les articulations et le système nerveux.

    Et que faire en cas de piqûre de taon ?

    Bien souvent bénigne, la piqûre de taon peut être douloureuse et provoquer des démangeaisons. Le premier réflexe à avoir est de la désinfecter avec une solution antiseptique ou de l’eau et du savon. Ne vous grattez pas, vous risqueriez d’infecter la lésion. Pour calmer les démangeaisons, appliquez une crème apaisante ou un gel antihistaminique en cas de réaction allergique. Il serait dommage de laisser une allergie gâcher votre été !

    Bon à savoir

    Les tiques sont répandues partout en France, surtout en dessous de 1 500 m d’altitude. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Le taon, quant à lui, est visible durant la journée, dans les régions chaudes, à la campagne et près de points d’eau tels que les rivières ou les piscines, mais aussi des élevages de bétail.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne surtout pas endormir la tique/le taon avec de l’alcool.
    • Utiliser un tire-tique pour retirer la tique entièrement.
    • Toujours bien désinfecter la peau après une piqûre d’insecte.
  • La tomate et la pomme de terre soignent les coups de soleil, info ou intox ?

    La tomate et la pomme de terre soignent les coups de soleil, info ou intox ?

    Appliquer une rondelle de pomme de terre, de tomate ou de concombre ne sert non seulement à rien, mais peut provoquer des problèmes d’allergies si vous êtes sensible à ces aliments sans le savoir. Pire, les huiles essentielles, yaourt nature, beurre et autres produits laitiers risquent d’aggraver votre brûlure car le gras fait un effet « loupe » face aux rayons UV du soleil, qui pénètrent donc beaucoup plus facilement dans votre peau.

    Le saviez-vous ?

    On distingue 3 types de coups de soleil :

    – la brûlure au premier degré : elle provoque rougeurs et démangeaisons de la peau ;

    – la brûlure du deuxième degré superficiel : elle provoque une rougeur intense de la peau qui blanchit sous une pression du doigt. Elle déclenche aussi l’apparition de cloques ;

    – la brûlure du deuxième degré profond : elle génère fièvre, nausées et un possible gonflement de la peau. Elle nécessite de consulter médecin.

    Les bons gestes à adopter en cas de coups de soleil

    Si vos brûlures sont superficielles, c’est-à-dire que la peau est un peu rouge mais intacte (il n’y a ni cloques ni arrachement.), il faut refroidir votre peau avec de l’eau fraîche (entre 15 °C et 25 °C), puis la sécher en tamponnant doucement. Appliquez ensuite trois fois par jour une pommade apaisante et ne vous exposez plus au soleil jusqu’à cicatrisation complète. Votre brûlure est plus sérieuse ? Appliquez la règle des « trois 15 » : appelez le 15 (SAMU) et en attendant son arrivée, passez la zone brûlée 15 minutes sous une eau à 15 °C… et rien d’autre !

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    Bon à savoir

    Le problème majeur d’une brûlure est son étendue : la peau étant un organe à part entière, plus la surface atteinte est grande, plus la blessure est sérieuse.

    L’Essentiel de l’article

    • Les remèdes naturels et les huiles essentielles sont inutiles et peuvent vous causer des allergies.
    • Le meilleur remède reste l’eau froide et l’application d’une crème apaisante.
    • Il ne faut plus s’exposer au soleil le temps de la cicatrisation.
  • Fact-checking : plus une piscine sent le chlore, plus elle est propre

    Fact-checking : plus une piscine sent le chlore, plus elle est propre

    Ce sont les chloramines qui sont responsables de la forte odeur de chlore d’une piscine. Ces substances toxiques (et très odorantes) se forment par réaction entre le chlore et les matières organiques présentes dans l’eau (sueur, salive, urine, etc.). Présentes en excès dans l’eau de la piscine, elles favorisent les irritations des yeux, de la gorge et du nez. Si la dose de chlore est suffisante, les déchets organiques produits par les baigneurs sont éliminés et la piscine ne doit dégager qu’une légère odeur. En revanche, si la piscine sent fort l’eau de javel, fuyez car elle est probablement infestée de déchets organiques !

    Pour éliminer toutes les bactéries, il faut maintenir un taux de chlore suffisant, qui doit se situer entre 1 et 2 mg/l. Veillez à ne pas dépasser le taux recommandé car le chlore peut être très agressif pour la peau des baigneurs. En bref : il en faut ni trop, ni trop peu !

    Comment maintenir une eau de piscine propre ?

    Le meilleur moyen de maintenir une eau propre est de contrôler régulièrement le taux de chlore, et de le réajuster dès que la concentration est excessive ou insuffisante. Il est possible de vérifier le taux de chloramines d’une piscine, qui ne doit pas dépasser 0,3 mg/m3, avec un testeur à bandelettes qui change de couleur en fonction de la concentration de chloramines dans l’eau. Assurez-vous également que l’eau soit bien filtrée et que les baigneurs prennent une douche avant d’entrer dans l’eau, afin d’éliminer un maximum de bactéries avant la baignade.

    À savoir

    Pour un traitement plus naturel de l’eau et moins agressif pour la peau des baigneurs, une piscine peut être traitée avec du sel électrolyseur pour piscine en remplacement du chlore.

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    L’Essentiel de l’article

    • Une piscine qui a l’odeur de chlore est une piscine polluée par des bactéries.
    • Pour maintenir une eau propre, contrôlez régulièrement le taux de chlore.
    • Veillez au bon fonctionnement de votre système de filtration.
  • Crowdtiming ou comment donner de son temps pour aider les autres ?

    Crowdtiming ou comment donner de son temps pour aider les autres ?

    1 C’est quoi le crowdtiming ?

    Si vous avez une heure ou deux de libre (ou plus !) dans la semaine, alors vous pouvez jouer un rôle majeur grâce au crowdtiming. Derrière ce drôle de mot se trouve un néologisme qui vient de l’anglais « crowd » (foule) et « time » (temps). Vous connaissez peut-être déjà le crowdfunding, qui permet de soutenir financièrement des projets participatifs. À l’inverse, le crowdtiming est un don de temps pour soutenir une action, comme participer au nettoyage d’une plage, à la collecte de denrées pour les plus démunis, tenir compagnie à des personnes âgées ou encore participer à l’organisation d’un événement caritatif.

    2 Comment se lancer dans l’aventure crowdtiming ?

    Tout commence sur Internet, sur des plateformes qui mettent en relation des associations ou des porteurs de projets avec des bénévoles potentiels. Il suffit de créer son profil en indiquant ses compétences et ses disponibilités. La plateforme vous propose alors des missions correspondantes à votre savoir-faire. Mais vous pouvez également participer à d’autres missions qui ne nécessitent pas de compétences particulières et qui sont donc accessibles à tous. Seule l’envie compte !

    C’est ainsi que David, 44 ans, intérimaire sensible à l’écologie, a découvert que des personnes organisaient à côté de chez lui des ramassages de déchets.

    « Je le faisais déjà tout seul. J’ai été ravi de rejoindre ce groupe de volontaires car on partage la même vision des choses. C’est plus sympa de le faire à plusieurs et on est très soudés », précise-t-il.

    Pour lui qui vit seul, c’est aussi l’occasion de rencontrer du monde et de pratiquer une activité à l’extérieur de son domicile quand il a du temps libre.

    « Chacun vient quand il le peut. Ce matin, on était onze et on a ramassé en 1 h 30 près de 200 litres de déchets près du ruisseau », raconte-t-il.

    Envie de donner de votre temps ?

    Découvrez Diffuz, la plateforme de crowdtiming de la Macif !

    Le saviez-vous ?

    En 2024, plus de 4 millions de personnes ont fait du bénévolat direct de proximité, hors famille ou structure associative, ce qui représente 7 % des bénévoles en France. (1)

    3 Un fonctionnement ultra-souple

    Alpha, étudiant de 26 ans, a souhaité lui aussi mettre à profit son temps libre : « J’ai le sens du service et ça me tenait à cœur d’aider ceux qui ont peu de moyens », confie-t-il.

    Le jeune homme a donc créé un profil sur une plateforme web et y a indiqué ses compétences en rédaction. Il propose ainsi son aide en tant qu’écrivain public pour rédiger les courriers et expliquer les démarches administratives aux personnes qui en ont besoin.

    « Je ne connaissais pas trop d’associations qui faisaient ça. Et je n’avais pas envie de faire des démarches compliquées. Là je peux être en contact avec les bénéficiaires de n’importe quelle association qui ont besoin d’être accompagnés dans leurs démarches administratives, même les plus courantes. C’est très souple. On donne ses disponibilités et on y va quand on veut. Et puis, quand on donne de l’argent, on ne sait pas toujours s’il sera utilisé à bon escient. Là, j’ai un contact direct avec les personnes qui ont besoin de mon aide. Je suis sûr de rendre un vrai service », explique Alpha.

    Le crowdtiming permet ainsi à chacun d’œuvrer à son échelle, en donnant la possibilité de s’engager à différents niveaux, pouvant aller d’un simple clic sur internet à une heure de son temps ou un week-end, selon le temps dont on dispose et ses envies.

    L’Essentiel de l’article

    • Ici, pas d’argent en jeu. On donne de son temps quand on le veut et quand on le peut.

    (1) associations.gouv.fr, La France bénévole en 2024, 2024

  • Accident de barbecue : comment l’éviter ?

    Accident de barbecue : comment l’éviter ?

    En France, selon le ministère de la Santé, 200 accidents sont provoqués chaque année par l’utilisation d’un barbecue (1). Les principaux risques encourus par cet appareil de cuisson sont l’incendie, les brûlures et les intoxications causées par des fumées toxiques ou du gaz. Les conséquences peuvent être fatales si certaines mesures préventives ne sont pas appliquées ! Voici des conseils pour les éviter.

    1 Attention aux enfants et aux animaux de compagnie

    En effet, sur les 200 accidents de barbecue qui surviennent annuellement, 15 % touchent les enfants (1). Il est donc important de s’assurer que les enfants sont hors de portée avant même de préparer le barbecue et d’allumer le feu. Et éloignez aussi les animaux de compagnie : un chien trop gourmand peut provoquer bien des dégâts ! Veillez donc à ne pas laisser l’appareil, seul, sans surveillance. Pour cela, prévoyez tout le matériel et les aliments prévus au menu avant de vous lancer ou demandez de l’aide à quelqu’un de votre entourage.

    62 % des Français

    possèdent un barbecue (au charbon, au gaz ou en plancha) (2)

    2 Respectez les règles d’utilisation du barbecue

    L’appareil doit être placé à l’extérieur, dans un espace dégagé, à l’abri du vent et surtout loin d’objets combustibles. Il doit être situé dans un périmètre de sécurité à deux mètres des végétations et être disposé sur une surface plane et stable. Enfin, soyez toujours prévoyant en cas d’incendie : ayez toujours à votre portée un moyen d’extinction (sable, extincteur, source d’eau, arrosoir…).

    3 L’allumage doit être effectué avec précaution

    Restez à distance du feu au moment de l’allumage. Il est conseillé d’utiliser des allumettes de grande taille : ainsi vous n’aurez pas à approcher vos mains trop près du grilloir. Par ailleurs, n’utilisez jamais de liquides inflammables (essence, alcool à brûler, pétrole…) pouvant provoquer un jet de flammes. À la place, utilisez des blocs d’allumage. Ne soufflez pas sur le feu : des flammèches risqueraient de vous atteindre. Et privilégiez du charbon de bois ou du bois naturel pour l’allumage plutôt que du bois de récupération de type « cagette ». Celui-ci est souvent traité et peut dégager des fumées toxiques lors de la combustion.

    Bon à savoir

    Quand on lance un barbecue, il vaut mieux éviter les vêtements amples ou en fibres synthétiques. Il est important de ne pas conserver de boissons alcoolisées à proximité du barbecue, l’alcool pouvant s’enflammer. Enfin, l’usage de gants et d’un tablier est vivement recommandé.

    4 La cuisson doit être surveillée

    Elle se fait toujours à la braise, pas à la flamme ! Car la cuisson au barbecue peut produire des substances cancérigènes quand les aliments sont en contact avec les flammes. C’est ce qu’on appelle les HAP (hydrocarbures aromatiques polycliques). Quelques conseils doivent être appliqués pour les éviter. La grille de cuisson doit être située au minimum à 10 cm de la source de chaleur. Il est aussi préférable de favoriser les viandes maigres. En effet, les viandes grasses produisent des gouttes de graisse qui, sur les braises, peuvent raviver des flammes, favorisant ainsi la formation des HAP.

    En cas d’accident

    Si une personne est en feu, plaquez-la au sol pour étouffer les flammes et roulez-la dans une couverture si vous en avez une à proximité en matière non synthétique. Puis, appelez immédiatement le Samu (15) ou les pompiers. Avant leur arrivée, ne déshabillez jamais la personne, vous pourriez aggraver les lésions.

    5 Tenez vos enfants éloignés de la zone de cuisson

    Après la cuisson, le charbon du bois continue à brûler durant des heures. Éteignez le barbecue avec du sable sec plutôt qu’avec de l’eau. Et gardez en tête que le sable n’élimine pas la chaleur, les braises restent donc brûlantes. Ne manipulez pas un barbecue encore chaud et ne quittez pas les lieux avant d’être sûr que les braises soient totalement éteintes.

    Envie de faire un barbecue ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Éloignez les enfants du barbecue, même quand celui-ci vient d’être éteint car les braises restent brûlantes pendant des heures !
    • Laissez toujours l’appareil de cuisson à l’extérieur, sur une surface stable, loin de la végétation et des objets combustibles.
    • N’utilisez jamais de produits inflammables au moment de l’allumage.
    • Disposez la grille de cuisson à 10 cm des braises, jamais en contact direct.

    (1) Assurance Prévention, Vigilance dans les jardins : gare aux accidents ! 

    (2) BVA 2022
  • Comme Les Autres : une aventure sportive pour dépasser le handicap

    Comme Les Autres : une aventure sportive pour dépasser le handicap

    Ils n’ont aucun souvenir du moment où leur vie a basculé. Seulement celui de s’être réveillé seul dans un lit d’hôpital, paraplégique. Céline, 46 ans, et Vincent, 43 ans, ont tous les deux été victimes d’un accident qui leur a fait perdre l’usage de leurs jambes. Elle était alors étudiante en troisième année de psychologie dans le sud de la France : « J’ai perdu connaissance au volant il y a quatorze ans. J’avais alors 33 ans ». Vincent travaillait au centre spatial guyanais. Féru de sport, il était en train de s’adonner à sa dernière passion, le kitesurf, sur une plage de Kourou : « Il y a deux ans, une rafale de vent m’a fait perdre le contrôle de mon aile et j’ai été projeté à plus de 15 mètres ». S’en sont suivis pour chacun de longs et éprouvants séjours à l’hôpital et en centre de rééducation.

    1 Rebondir après un accident grâce au sport

    Céline trouve d’abord un exutoire dans le sport. « J’ai commencé à me reconstruire à travers la pratique de la plongée et de la randonnée adaptée. » Vincent retrouve un ancien collègue, lui aussi paraplégique, qui l’encourage à pratiquer le fauteuil d’athlétisme.

    Jusqu’au jour où Comme Les Autres vient leur apporter une nouvelle bouffée d’oxygène. Soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif, l’association accompagne des personnes en situation de handicap à la suite d’un accident de la vie dans leur parcours de reconstruction. Tous deux acceptent de participer au séjour à sensations fortes qui leur est proposé. « Des membres de l’association sont venus à ma rencontre au centre de rééducation pour me proposer de participer à un séjour-aventure à sensations fortes », se souvient Vincent. Céline regrette, elle, de ne pas avoir connu l’association plus tôt. « C’est un autre « handi » qui m’en a parlé. Elle n’existait malheureusement pas lorsque j’ai eu mon accident et j’ai perdu beaucoup de temps dans l’acceptation de mon handicap. »

    Grâce au sport, j’oublie mon handicap : j’ai retrouvé des sensations que jamais je ne pensais pouvoir ressentir.

    Vincent, 43 ans

    2 Un séjour-aventure pour apprendre à s’adapter

    La surprise est totale. Loin de tout repère, Céline et Vincent doivent, au début, prendre sur eux. « Avec mon groupe, composé de 5 « handis » et 7 valides, nous sommes partis de Bordeaux en minibus jusqu’à Argelès-sur-Mer. C’était la première fois que je faisais un trajet aussi long depuis mon accident », raconte Vincent. À leur arrivée, un camping les attendait : « Nous étions hébergés dans des bungalows, mais c’était déjà l’aventure pour nous de sortir de notre quotidien ! »

    À Tignes, Céline et son groupe sont logés dans des appartements-hôtel. « La salle de bains n’était pas forcément adaptée et je me suis débrouillée à la force de mes bras. Mais c’est aussi le but : c’est à nous de nous adapter pour gagner en autonomie et nous réapproprier ce corps abîmé », reconnaît-elle.

    3 De l’adrénaline qui fait du bien

    Céline et Vincent pratiquent également de multiples activités à sensations : parapente, rafting, quad, jet ski, hélicoptère… « Nous sommes obligés de nous dépasser, de repousser nos limites. On ne peut compter que sur soi-même, cela redonne confiance car notre corps est capable de ressentir de fortes sensations malgré l’accident », explique Vincent. « On a besoin de se prouver des choses. C’est d’autant plus jouissif lorsqu’on atteint nos objectifs. Le sport procure une sensation de liberté incroyable, le sentiment que rien n’est impossible ! », se réjouit Céline.

    Chiffre-clé

    25, c’est le nombre de disciplines sportives proposées par la Fédération Française Handisport (1) aux personnes en situation de handicap, de quoi bien se dépenser !

    4 La force du collectif, un regain d’énergie

    Les deux quadragénaires n’oublient pas non plus la force du groupe qui les a portés : ils ont retrouvé la joie de vivre au contact d’autres « handis », mais également auprès de personnes valides. « Il n’y a plus de barrières, nous sommes tous pareils. Il y avait une vraie symbiose dans notre groupe, nourrie de partage et de découvertes incroyables », souligne Vincent. « Être en immersion tous ensemble pendant cinq jours nous ouvre un peu plus aux autres, Cela fait un bien fou, quel bonheur de se sentir intégrés et de revivre ! » confirme Céline.

    5 Un nouvel élan pour aller de l’avant

    Même s’il ne se sent pas encore prêt à accepter son handicap et à reprendre le travail, Vincent mesure tout le chemin parcouru depuis son accident. « J’ai rencontré des personnes que je n’aurais jamais croisées sans cet accident, et qui donnent une nouvelle orientation à ma vie : elles me tirent vers le haut. » Galvanisé par son expérience, il se donne aujourd’hui à corps perdu dans le sport : karting, fauteuil d’athlétisme et ski fauteuil en compétition… Jusqu’à se fixer de nouveaux objectifs : « J’ai été sélectionné pour représenter la France aux Jeux paralympiques 2024 dans l’équipe de canoë-kayak, alors que je n’en avais jamais fait ! ». Parallèlement, il se prépare à devenir le premier handisportif à participer au 30e marathon de l’Espace en Guyane, en 2021.

    De son côté, Céline confie, non sans une certaine émotion : « Ce séjour m’a donné envie de sortir de ma zone de confort pour redonner du sens à ma vie. Ce qui me motive aujourd’hui, c’est de me rendre utile et de donner une vision positive du handicap. » Très investie dans le monde associatif, elle anime régulièrement des actions de sensibilisation avec Comme Les Autres, en milieu scolaire ou carcéral. Elle vient également d’engager sa reconversion professionnelle pour apprendre le métier d’assistant-comptable. « Être rémunérée pour ce je fais serait une vraie reconnaissance et m’aiderait à m’intégrer davantage dans la société », insiste-t-elle.

    Il ne faut pas voir ce que l’on a en moins, mais ce que l’on a en plus : notre persévérance, et notre ténacité apportent une dynamique supplémentaire.

    Céline, 46 ans

    Le saviez-vous ?

    En plus de l’association Comme les Autres, la Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires. Renseignez-vous !

    Du 8 juin au 29 août 2020, la Macif propose de verser à l’association Comme les Autres :

    5 € pour toute souscription d’un contrat santé (Garantie Santé, Garantie santé territoriaux et Garantie Hospitalisation)

    10 € pour toute souscription d’un contrat santé et d’un contrat de prévoyance (Garantie Emprunteur Macif, Garantie Autonomie et Dépendance, Garantie Obsèques, Garantie Décès ou Prévoyance des Indépendants).

    L’Essentiel de l’article

    • Le sport : un exutoire essentiel.
    • L’aventure pour gagner en autonomie.
    • Des sensations fortes qui donnent des ailes.
    • De nouvelles rencontres pour se reconstruire.

    (1) Fédération Française Handisport, Le guide handisport 2019, p. 92