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  • Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Combien coûte un mariage ?

    En France, si le nombre de mariages est en chute libre depuis les années soixante-dix avec 240 000 mariages célébrés en 2019(1), contre 297 900 en 2000 et 393 700 en 1970 (2). La note de cet événement peut, quant à elle, vite grimper ! En effet, bien qu’il existe des mariages à tous les prix, allant de quelques milliers d’euros pour les plus modestes à plus d’une centaine de milliers d’euros pour les plus extravagants, le budget mariage moyen en France s’élève à 8 284 euros (3). Une somme qui dépasse bien souvent les estimations des futurs mariés qui prévoient une enveloppe budgétaire de 7 043 euros (3) en moyenne. Soit 1 241 euros (3) à débourser de plus que ce qu’ils avaient prévu !

    Un surcoût le plus souvent dû au banquet qui représente 40 % (3) du budget total alloué au plus beau jour de leur vie et souvent sous-estimé par les amoureux. Dans la liste des postes qui pèsent lourd dans la note globale : le lieu de réception (15 %) (3) et l’organisation incluant les photos, les animations et la décoration (10 %) (3).

    Des projets à financer ?

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    de la Macif !

    Mariés à tout prix (ou pas !)

    Pour financer le plus beau jour de leur vie, 51 % (3) des couples prévoient de casser leur tirelire personnelle. Beaucoup attendent d’avoir économisé suffisamment d’argent pour s’offrir leur mariage, ce qui explique en partie pourquoi, en France, l’âge des jeunes mariés recule. En 2017, les hommes se mariaient à l’âge de 38 ans en moyenne et les femmes 35 ans (contre 33 ans en moyenne pour les hommes et 30 ans pour les femmes en 1997 (3)). Beaucoup comptent aussi sur leur famille pour les aider financièrement (43 %), quand d’autres souscrivent un crédit (6 %) (3).

    Finalement, en France, on n’est pas les plus dépensiers quand il s’agit de se passer la bague au doigt puisqu’à titre comparatif, les Américains consacrent, par exemple, 31 428 dollars (4) en moyenne (environ 26 748 euros) pour leur mariage, soit un budget moyen trois fois supérieur à celui des Français.

    Le saviez-vous ?

    22 % des couples français hésitent à se marier en raison de l’investissement financier important que cela représente. (3)

    Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Sources :

    (1) Mariages et Pacs, données annuelles, Insee, 2025

    (2) Statistiques sur les mariages, le Pacs et les divorces, Insee, 2018

    (3) Tendances, budget, motivations… Comment les Français organisent leur mariage ?, Ipsos, 2017

    (4) The Wedding Report, 2024

    L’Essentiel de l’article

    • En France, on dépense en moyenne 1 241 € de plus que prévu pour son mariage.
    • Le banquet représente le plus gros poste de dépense.
  • Jumeaux, triplés, quadruplés… Comment gérer des naissances multiples ?

    Jumeaux, triplés, quadruplés… Comment gérer des naissances multiples ?

    1 Des médecins aux petits soins

    Toute grossesse s’accompagne de son lot d’examens. En cas de grossesse multiple, la future maman sera bichonnée et suivie de près par son gynécologue ou sa maternité. Choisissez la maternité en fonction de sa proximité et de l’expérience de l’équipe dans le suivi des grossesses multiples. Pour une prise en charge optimale, vous serez parfois orientée d’office vers une maternité de niveau 3 dotée d’un service de réanimation néonatale. Les risques, notamment de prématurité, sont, en effet, plus élevés.(1)

    2 Un congé allongé

    Si vous attendez des jumeaux, vous avez droit à 34 semaines de congé maternité (12 avant et 22 après l’accouchement). En cas de triplés ou plus, vous bénéficiez de 46 semaines (24 avant et 22 après leur naissance).(2)

    Le congé paternité pour une naissance multiple, lui, est de 32 jours consécutifs (contre 25 jours pour une naissance unique) qui s’ajoutent aux 3 jours prévus par le Code du travail. Ils sont à prendre juste après ce congé légal ou plus tard dans un délai de 6 mois.(3)

    Vous pouvez prolonger avec un congé parental, total ou à temps partiel, pour cesser ou réduire votre activité professionnelle. Pour des jumeaux, sa durée initiale est d’un an maximum. Il peut être renouvelé deux fois jusqu’à la date d’entrée à l’école maternelle de vos enfants. Pour des triplés et plus, sa durée initiale est d’un an maximum et il peut être renouvelé cinq fois jusqu’au jour du 6e anniversaire de vos enfants (moins la durée du congé maternité postnatal, de paternité ou d’adoption, selon les cas) (4).

    3 Équipement double, triple… ou plus !

    En attendant l’arrivée de vos bébés, prévoyez les équipements nécessaires : lits, poussette, ou encore sièges auto si vous vous déplacez en voiture. Pour faire des économies, misez sur les articles de puériculture d’occasion. N’oubliez pas tout le nécessaire au quotidien comme les biberons de lait infantile ou les couches. Vous pouvez aussi opter pour des solutions plus économiques (et écologiques) en choisissant des couches réutilisables.

    Naissance multiple : voici le budget prévisionnel quand on est parent de jumeaux ou de triplés (5) :

     

    Jumeaux, triplés, quadruplés… Comment gérer des naissances multiples ?

    4 Des aides sur mesure

    Accueillir des bébés chez soi, ça représente aussi un budget. Rassurez-vous, des aides existent. En plus des allocations familiales, vous pouvez prétendre à la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), sous condition de remplir les divers critères.(6) Elle peut comprendre, selon les cas : la prime à la naissance, soit 1084,43 € par bébé (7), l’allocation de base versée jusqu’à leurs 3 ans (196,60 € par mois à taux plein ou 98,30 € par mois à taux partiel) (8), la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) si vous diminuez ou arrêtez votre activité professionnelle (de 170,07 € à 456,05 € par mois selon les cas) (9), et le complément de libre choix du mode de garde (Cmg) si vous faites garder vos enfants. (10)

    Et parce que vous apprécierez sûrement d’avoir une personne pour vous soulager des tâches ménagères et autres, la Caf peut vous financer des heures d’aide à domicile. (11)

    Par ailleurs, le complément familial (12) peut être versé, sous condition de ressources, en relais de la PreParE, si vous avez 3 enfants ou plus âgés de plus de 3 ans et de moins de 21 ans.

    La famille s’agrandit ?

    Retrouvez les solutions Macif pour vous aider à préparer l’arrivée de bébé.

    Bon à savoir

    Les associations Jumeaux et Plus (1) permettent de rencontrer d’autres familles de multiples pour échanger et s’informer. C’est aussi une manière de bénéficier de tarifs avantageux, notamment sur les couches ou les vacances.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une maternité adaptée à votre situation.
    • Pensez aux articles de puériculture d’occasion.
    • Faites vos comptes si vous envisagez un congé parental.
    • Sollicitez les organismes pour des aides financières et humaines.

    (1) Jumeaux-et-plus.fr, suivi de la grossesse gémellaire et allaitement
    (2) Ameli.fr, La durée du congé maternité, 2025
    (3) Ameli.fr, Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, 2025
    (4) Service Public, Congé parental d’éducation à temps plein dans le secteur privé, 2023
    (5) Jumeaux-et-plus.fr, la simultanéité des charges
    (6) Caf.fr, La prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)
    (7) Caf.fr, La prime à la naissance et la prime à d’adoption
    (8) Caf.fr,L’allocation de base
    (9) Caf.fr, La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)
    (10) Caf.fr, Le complément de libre choix du mode de garde
    (11) Caf.fr, Une aide au domicile des familles
    (12) Service Public, Famille de 3 enfants et plus : complément familial, 2025
  • Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Crédits d’impôts, primes, chèques, TVA réduite, exonérations… Saviez-vous qu’il existe 11 aides à la rénovation énergétique aujourd’hui en France ? (1) L’objectif de ces aides ? Encourager les propriétaires à faire les travaux nécessaires pour optimiser la consommation énergétique des logements : isolation, changements du système de chauffage, changement d’énergie, etc. Si ces dispositifs financiers mis en place par l’État sont nombreux, ils sont malheureusement peu connus des Français. En effet, près des deux-tiers d’entre vous ne connaissent pas un seul de ces dispositifs d’aide, alors même que plus de 7 millions de logements sont considérés comme des « passoires thermiques » en France. (2)

    Chiffre-clé

    20 000 € : c’est montant maximal de MaPrimeRénov’ en 2020, la toute nouvelle aide à la rénovation énergétique de l’État. (3)

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

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    Bon à savoir

    Attention au démarchage par mail et par téléphone !

    Des entreprises peu scrupuleuses font miroiter des travaux à 1 euro alors qu’elles n’ont pas les certifications nécessaires et aucune assurance que le propriétaire y a effectivement droit. Une loi est en préparation pour interdire le démarchage téléphonique effectué par des professionnels d’équipements ou de travaux des logements visant à économiser l’énergie ou à produire de l’énergies renouvelable. En attendant, ne signez rien sans vous être soigneusement renseigné sur la nature des travaux, leur montant, les surcoûts éventuels (frais de dossier, compléments de travaux, etc.), ou encore les aides auxquelles vous pouvez prétendre, et l’entreprise mandatée.

     

    Envie d’optimiser la consommation énergétique de votre logement ?

    Pour financer ces travaux, pensez au crédit Développement Durable Macif !*

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    * Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    (1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Rénovation énergétique : les aides auxquelles vous pouvez prétendre, 2020
    (2) Opinion Way, Baromètre annuel Monexpert : Les Français et la rénovation énergétique, 2019
    (3) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, MaPrimeRénov : La nouvelle prime pour la rénovation énergétique, 2020
  • “L’autisme de mon fils, une difficulté, pas un frein”

    “L’autisme de mon fils, une difficulté, pas un frein”

    « Matthieu est né le 2 janvier 2002. C’était notre premier enfant. Nous n’avions pas de repères mais je sentais que quelque chose ne tournait pas rond. Tout petit, il ne répondait pas à nos marques d’affection. Nous voyait sans nous voir. C’était une grande souffrance parce que je n’arrivais pas à établir un lien avec mon bébé. À partir de ses 2 ans, je me suis vraiment posé des questions : est-il sourd, aveugle ? »

    1 Autisme de l’enfant : quand le diagnostic tarde, l’inquiétude des parents grandit

    « À 4 ans, il ne parlait toujours pas. Les médecins nous disaient de ne pas nous inquiéter, qu’il se mettrait à parler d’un coup. Ce n’est pas arrivé. Nous avons donc consulté des psychologues. Sans plus d’éclairage. Pour certains médecins, il est encore difficile de détecter les signes de l’autisme et d’établir un diagnostic sur cette pathologie complexe et méconnue. J’ai finalement compris toute seule que Matthieu était autiste, grâce à mes lectures et à ma psychologue. Quelques mois plus tard, juste avant ses 5 ans, un médecin spécialiste de l’autisme a confirmé le diagnostic. »

    Le saviez-vous ?

    La Macif s’engage et soutient les aidants au quotidien.

    Le saviez vous ?

    L’autisme touche 4 fois plus les garçons que les filles. (2)

    2 Matthieu, un enfant avant d’être un autiste

    « Son orthophoniste nous avait dit que Matthieu ne pourrait pas être scolarisé. Son psychologue, lui, nous encourageait à le mettre dans un établissement scolaire ordinaire. Avec l’appui d’une AVS (auxiliaire de vie scolaire) et grâce à des enseignants ouverts, nous n’avons jamais eu à nous battre pour qu’il soit maintenu à l’école. Même quand il était petit, qu’il ne parlait pas, et qu’il criait au moindre bruit…

    Toutes les familles d’un enfant autiste n’ont pas cette chance, même si le sujet est moins tabou aujourd’hui. Il y a des témoignages, des films, des documentaires sur l’autisme qui sont diffusés. C’est important de faire la pédagogie de cette maladie car lorsqu’on la comprend, c’est moins effrayant. J’ai d’ailleurs constaté que chaque fois que l’on a expliqué que Matthieu était autiste aux enseignants ou autres élèves, ça se passait très bien. Chaque année scolaire, Matthieu la commençait donc en faisant un exposé sur son cerveau autiste à ses camarades de classe. La seule année où il ne l’a pas fait, il a été harcelé par des camarades. »

    « C’est important de faire la pédagogie de l’autisme car lorsqu’on comprend, c’est moins effrayant. »

    Anne Idoux-Thivet

    3 Enfant autiste : entre préjugés et vérités

    « Il y a beaucoup d’images véhiculées sur les autistes comme celle, très répandue, qu’ils sont des génies. En réalité, il ne s’agit que d’une petite frange très rare. On pense aussi que les autistes passent leur temps à se rouler par terre en hurlant. C’est faux. Ils ont généralement ces réactions seulement lorsqu’ils éprouvent une intolérance très forte à des stimuli sensoriels. C’est un aspect méconnu du grand public et pourtant fondamental.

    Les autistes souffrent, en effet, d’un problème sensoriel : ils ressentent les stimuli trop forts ou pas assez. Par exemple, Matthieu, étant enfant, se tapait la tête contre les murs quand il percevait certaines fréquences très graves. J’ai mis du temps à le comprendre car ce son était banal pour tout le monde. Pour lui, c’était insupportable au point de ne plus pouvoir verbaliser son mal et parfois faire ce que l’on appelle vulgairement des crises. Chez les autistes, tous les sens peuvent être déréglés, ce qui entraîne une forme d’intolérance à l’environnement finalement. »

    4 Le défi avec l’autisme, c’est d’entrer en communication avec son enfant

    « Il fallait réussir à communiquer avec Matthieu. Car l’enjeu est là avec un enfant autiste, puisque le repli sur soi, l’absence de contact social et la non-communication caractérisent ce trouble. Avec mon mari, nous sommes partis du principe qu’il n’y avait aucune raison que l’on communique différemment avec lui qu’avec nos autres enfants, car sa pathologie ne signifie pas forcément qu’il ait une déficience intellectuelle associée. Quand il a commencé à parler, il faisait de l’écholalie, c’est-à-dire qu’il répétait en écho et en différé ce qu’il entendait. Quand il est rentré au CP, nous avons adopté un langage fonctionnel, soit un langage simple et utile de la vie quotidienne, nous permettant ainsi d’échanger avec lui. On s’est alors aperçu qu’il savait aussi lire, sans savoir comment il avait appris. »

    5 L’importance de stimuler les enfants autistes pour les faire progresser

    « Souvent, les personnes autistes répètent les mêmes gestes et ont des centres d’intérêts très forts, mais elles ont du mal à acquérir une certaine souplesse. L’aider à être flexible, c’est un point que l’on a beaucoup travaillé avec Matthieu. C’est un équilibre à trouver parce qu’il faut aussi accepter qu’il garde certaines manies qui le rassurent. Par exemple, à 18 ans, il lui arrive encore de jouer avec des peluches dans sa chambre. Ce n’est plus de son âge, mais ça lui fait du bien. Depuis qu’il est tout petit, quand il est très content, il saute en envoyant ses épaules en arrière. Ça non plus, je n’y changerai rien. Il y a quand même une marge de progression. C’est pour ça que nous stimulons beaucoup Matthieu en faisant des jeux de société en famille, entre autres. On en a plus de 200 à la maison ! »

    6 Être entouré et garder l’espoir d’une vie normale

    « Aujourd’hui, Matthieu a 18 ans et est en Terminale S. C’est un élève moyen, mais il n’a pas de difficulté à suivre une scolarité traditionnelle. Il est à une étape importante de sa vie : l’après-bac. Il arrive aussi à un âge où l’on se dit qu’il doit côtoyer d’autres autistes. Un ami autiste Asperger, membre d’une association fréquentée par des adultes autistes sans déficiences intellectuelles, a proposé à Matthieu de participer à des ateliers, un samedi par mois. Sentir qu’il n’est pas seul dans les difficultés qu’il rencontre, être avec des personnes plus âgées que lui et susceptibles de lui donner des conseils, ça lui fait beaucoup de bien. De savoir qu’ils ont tous un métier aussi, c’est un espoir pour lui. »

    Chiffre-clé

    Environ 700 000 personnes souffrent d’autisme en France, dont 100 000 ont moins de 20 ans. (1)

    L’Essentiel de l’article

    • Environ 700 000 personnes souffrent d’autisme en France. (1)
    • Les premiers signes apparaissent le plus souvent entre 18 et 36 mois. (1)
    • L’enjeu avec l’autisme est de réussir à entrer en communication avec son enfant.
    • Les autistes présentent une intolérance très forte à certains stimuli sensoriels.

    (1) INSERM, Autisme : un trouble du neurodéveloppement affectant les relations interpersonnelles, 2018
    (2) Pasteur, Autisme (troubles du spectre de l’autisme), 2019
  • Les conseils de François Gabart, skipper du trimaran MACIF pour mieux vivre le confinement

    Les conseils de François Gabart, skipper du trimaran MACIF pour mieux vivre le confinement

    Contrairement à l’isolement choisi en mer, nous sommes actuellement en confinement forcé et non préparé. Comment « s’habituer » à cette situation ?

    François Gabart : Il faut s’adapter à cette nouvelle organisation pour trouver un bon équilibre. En confinement, le temps est modifié. Il ne passe ni plus vite, ni moins vite mais savoir comment le gérer reste important. Il faut garder un rythme et ne pas tenter de maîtriser ce qui ne peut l’être. C’est comme pour la météo en bateau. On ne choisit pas il faut faire avec. Par contre ce sur quoi l’on peut agir, c’est notre attitude face à cette contrainte. Cette période très particulière est l’occasion de réfléchir, de faire le point sur nos vies, nos projets. Il faut essayer de trouver du positif et de ressortir plus fort de cette crise.

    Pour les personnes actuellement seules chez elles, comment garder le moral ? Comment garder le lien avec les autres ?

    F.G. : Il est vrai que cette situation inédite peut nous rendre mélancolique. Dans un bateau comme sur le trimaran MACIF, on peut se projeter à terre avec ses proches, ses amis, donc pour les personnes qui sont seules aujourd’hui, il faut vraiment aller puiser dans cet imaginaire pour créer du positif et passer cette période difficile. On a toujours le choix : soit se morfondre et subir, soit garder la tête froide et essayer de positiver. Essayons donc plutôt de profiter d’être en bonne santé quand on l’est, et agissons sur notre capacité à faire face à la situation. Si une part de notre liberté physique est clairement atteinte, notre liberté de penser, de rêver, d’imaginer reste énorme et nous permet de nous évader. Quant au lien à garder avec nos proches, les outils de communication sont si développés aujourd’hui que l’on peut rester facilement en contact avec eux et c’est une bonne chose pour pallier le fait de ne pas pouvoir les voir.

    Comment maintenir un semblant de vie normale (rythme, horaires, activités) ?

    F.G. : Je pense qu’il est primordial de bien s’organiser, tant pour le travail que pour la vie de famille, en gardant des heures fixes, pour les repas par exemple. Le sommeil est tout aussi important. Pratiquer une activité physique en intérieur est possible et c’est aussi l’occasion de mettre ce temps à profit pour lire ou écouter de la musique. Pour ceux qui ont des enfants et sont en télétravail, c’est évidemment compliqué mais là encore il faut essayer de s’organiser au mieux pour que tout le monde trouve ses repères. Et surtout il faut accepter de ne pas pouvoir tout faire.

    Lire aussi : Quelles activités pour occuper les enfants en appartement ?

    Quels exercices physiques simples à réaliser dans un espace restreint conseillez-vous ?

    F.G. : J‘aime beaucoup le yoga, surtout pour attaquer la journée. Il me permet de bien m’étirer, de me reconnecter avec mon corps, et c’est assez simple de le pratiquer dans un salon ou dans une chambre. Je ne suis pas un adepte de la musculation mais il est assez facile aussi de faire un peu de gainage, quelques abdos, ou quelques pompes pour garder la forme… Ce n’est pas évident pour ceux qui comme moi ont l’habitude de pratiquer du sport dehors ; En temps normal, je fais beaucoup de vélo, de la course à pied, du sup à foil et bien évidemment du bateau. C’est frustrant, mais j’essaye de m’habituer, et de trouver d’autres moyens de garder une activité physique ! Et je pense au plaisir que j‘aurai à retrouver la mer et ma liberté !

    Lire aussi : 4 exercices physiques à faire en appartement

    Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    F.G. : Je suis assez gourmand, j’ai du mal à me restreindre, même pendant ce confinement. Ce qui est important c’est de garder une alimentation équilibrée, éviter de grignoter, privilégier les bons produits, locaux et bio de préférence. Et puis ce confinement est l’occasion de tester de nouvelles recettes, de cuisiner avec les enfants, alors profitons-en !

    Lire aussi : Adapter son alimentation à une baisse d’activité physique

    Y a-t-il des techniques pour calmer ses anxiétés liées au confinement (respiration, méditation, relaxation…) ?

    F.G. : Le yoga, peut être très utile pour ça ! L’imaginaire aussi : fermer les yeux, respirer, s’évader par la pensée et visualiser des choses ou des gens que l’on aime sont de bons moyens d’évacuer le stress et les pensées négatives qui nous font perdre de l’énergie. Je ne suis pas de nature anxieuse mais je pense que ceux qui le sont peuvent s’appuyer sur la musique et la lecture pour s’évader.

    Des conseils pour « s’évader » depuis son salon (lecture, créativité, film, etc) ?

    F.G. : C’est l’occasion de se cultiver, de lire des livres et regarder des films, faire toutes les choses qu’on repousse depuis longtemps. Personnellement je n’ai pas beaucoup de temps, mais ce confinement favorise la créativité et beaucoup d’artistes ont eu la générosité de partager leur talent artistique gratuitement via les réseaux sociaux. C’est top ! Je pense notamment au concert que M a donné en live sur Facebook au début du confinement. J’y ai découvert « Billy », une superbe chanson qu’il interprète avec sa fille. On peut aussi réfléchir à ses prochaines vacances, se fixer des objectifs pour le retour à la normale, qu’ils soient sportifs, personnels ou professionnels. La vie ne s’arrête pas en confinement !

  • Yuka, Good on You, BuyOrNot… Ces applis nous aident-elle vraiment à consommer mieux ?

    Yuka, Good on You, BuyOrNot… Ces applis nous aident-elle vraiment à consommer mieux ?

    Vendredi soir, dans un supermarché d’Ivry-sur-Seine (94). Un trentenaire, smartphone au poing, scanne le code-barres d’un paquet de céréales avant de le reposer d’un geste décidé sur les rayonnages, après un coup d’œil à son écran. « Produit médiocre », affiche l’interface, sortant le carton rouge. Évaluer un produit via une application, pendant ses courses : la pratique est récente, mais elle se développe. Selon la dernière enquête menée par l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco), une société d’études et de conseil en stratégie, 36 % des consommateurs français ont déjà eu recours à ce type de conseil numérique, et 14 % l’utilisent au moins une fois par semaine.

    Lire aussi : Savez-vous décrypter les étiquettes alimentaires sans votre téléphone ?

    Des applis simples et gratuites

    Open Food Facts, Yuka, Good on You, BuyOrNot… Ces dernières années, les applications à usage des consommateurs se sont multipliées. Elles ont en commun la gratuité (du moins pour les fonctionnalités de base) l’instantanéité de l’évaluation et la facilité d’usage, mais aussi de larges bases de données qui laissent rarement le consommateur sans réponse face à un produit non référencé. Mais si leur principe de base est le même – guider les acheteurs dans leurs choix face à une jungle de produits, de labels, d’ingrédients et d’additifs –, leurs critères de choix varient.

    À chacune ses priorités et engagements : pour l’équipe de Lyonnais à l’origine de Yuka, l’une des applis les plus populaires en France, l’objectif premier est la santé des consommateurs. Il s’agit d’aider ces derniers « à décrypter les étiquettes des produits afin de faire les meilleurs choix pour leur santé (…) et en même temps de devenir un levier d’action pour conduire les industriels de l’agroalimentaire et de la cosmétique à améliorer leur offre ».

    Intéressant, mais pas suffisant pour Levent Acar, co-fondateur de l’association I-Boycott à l’origine de l’application BuyOrNot, qui évalue l’impact social et environnemental des denrées : « Pour nous un produit n’est pas sain s’il ne prend en compte que la santé du consommateur, et pas la santé de la planète » plaide-t-il. Un positionnement similaire, mais portant le secteur de l’habillement uniquement, est adopté par Good on You, qui défend une mode plus écoresponsable.

    Lire aussi : Comment consommer la mode de façon responsable ?

    Enfin, d’autres applications, telles que Qualito, font le choix de mettre l’accent sur la présence d’allergènes, ou aident à cuisiner plus durable, comme Etiquettable. « Les pionnières se sont lancées en 2016-2017. Leur progression est très rapide » observe Simon Borel, sociologue à l’Obsoco.

    Ainsi, Yuka, créée il y a trois ans seulement, revendique 17 millions de téléchargements et 2 millions d’utilisateurs réguliers. Ces derniers sont plutôt jeunes (48 % ont entre 18 et 24 ans), et ils ont en moyenne de plus hauts revenus et un plus haut capital culturel que la moyenne des Français, pointe le sociologue Simon Borel.

    Intelligence collective et engagement citoyen

    « Le succès rapide de ces applications s’explique par les nombreux scandales alimentaires récents, très médiatisés, qui diffusent un sentiment de risque sanitaire. Les produits industriels suscitent une suspicion généralisée et un imaginaire négatif. En parallèle se développe chez le consommateur une quête de qualité et de contrôle », analyse Simon Borel.

    Une chose est sûre : les consommateurs exigent davantage de transparence, et ces applications apportent une réponse – à portée de clic – à ce besoin qui s’affirme.

    Mais comment ça marche ? Quand les adeptes de Yuka scannent l’étiquette d’un produit, une note sur une échelle de 0 à 100 apparaît, accompagnée d’une brève appréciation : « mauvais », « bon », « excellent »…

    Une méthode simple et rapide, qui repose sur trois critères :

    • la qualité nutritionnelle (60 % de la note), qui reprend en grande partie la méthode du Nutri-Score, ce barème conçu dans le cadre du Programme national nutrition santé, qui analyse la présence de sucre, sel, graisses saturées, protéines, fibres, fruits, légumes et calories,
    • la présence d’additifs (30 % de la note) qui, en fonction de études existantes, se voit affecter un niveau de risque,
    • la dimension biologique (label bio français ou label bio européen) représente 10 % de la note.

    Lire aussi : Alimentation des enfants, où se cache le sucre ?

    Yuka, comme la plupart de ces applis, utilise la base de données collaborative développée par l’association Open Food Facts ; une sorte de Wikipédia des aliments commercialisés dans le monde. À cette première liste de quelque 600 000 références s’ajoutent les contributions directes des utilisateurs de chaque application, ainsi que celles de producteurs qui acceptent de partager leurs données.

    Pour BuyOrNot, la plus-value est un renvoi, en fonction des marques ciblées, sur les campagnes de boycott menées par l’association. À titre d’exemple, un utilisateur scannant un jus de fruit d’une marque qui peut lui sembler indépendante va être informé si celle-ci appartient à une multinationale, contre laquelle l’association aurait lancé un boycott à cause de son utilisation du plastique et de l’assèchement des nappes phréatiques par exemple.

    Si pour Levent Acar, le système collaboratif n’est pas parfait, il a l’avantage d’éviter les prises d’intérêt. « Le lobby de l’agro-alimentaire avait dépensé 1 milliard d’euros lors de la réalisation du Nutri-Score [ pour empêcher la mise en place d’un étiquetage nutritionnel obligatoire au niveau européen ] », glisse en contrepoint le cofondateur de BuyOrNot.

    L’intelligence collective et l’engagement citoyen

    L’intelligence collective et l’engagement citoyen ne sont pas dénués de pouvoir : Yuka pointe vingt-et-une entreprises de l’agroalimentaire et cosmétique, dont Nestlé France, Monoprix, Caudalie, Leclerc ou encore Fleury Michon qui ont changé la formulation de leurs produits pour améliorer leur notation sur l’application. Le patron du Groupe Intermarché a même annoncé à l’automne 2019 vouloir retirer 142 additifs de 900 produits pour obtenir une meilleure évaluation.

    Un rôle d’aiguillon

    De quoi donner au consommateur le sentiment d’être en capacité de mieux choisir les produits, mais aussi d’agir sur les risques sanitaires et alimentaires et de peser sur les acteurs de l’offre. « C’est un mouvement positif, mais qui doit être relativisé », tempère le sociologue Simon Borel. « Il n’y a toujours pas de collectif de consommateurs intégrés dans la prise de décision de grande surface par exemple. L’action ou l’inaction reste à la discrétion des producteurs et de la distribution », relève-t-il.

    D’autres limites sont également pointées quant à l’objectivité et la qualité de diagnostic de ces applications. D’abord, le caractère collaboratif des bases de données questionne la fiabilité des notations, « d’autant que les analyses ne sont pas vérifiées par des nutritionnistes, des experts et scientifiques du domaine », relève Simon Borel.

    De plus, l’absence de prise en compte des portions réellement consommées pénalise certains produits – fromages, beurre, huile d’olive – qui ont pourtant toute leur place dans une alimentation saine, en petites quantités. Enfin, le scientifique craint qu’en voulant réduire la défiance, ces applications ne contribuent à l’entretenir : « elles peuvent être rassurantes dans un premier temps, par le diagnostic tranché qu’elles proposent, mais accroître le doute par la suite, quand l’utilisateur constate la contradiction d’évaluation entre différentes applications, sur un même produit.Au final, ces applications peuvent contribuer à nourrir un peu plus la défiance quant à l’offre alimentaire et à son évaluation » alerte Simon Borel.

    Lire aussi : Et si manger mieux ne signifie pas forcément manger plus cher ?

    Reste que face à la défaillance des pouvoirs publics pour apporter une information précise et de qualité (le Nutri-Score n’a en effet pas été rendu obligatoire), ces applications endossent le rôle d’aiguillon. Imparfaites, « elles comblent un vide face à la lenteur de réaction des acteurs de l’offre et de l’État » reconnaît Simon Borel. « Aujourd’hui, on ne peut pas attendre que le politique agisse. Il faut outiller le consommateur, d’autant que les pouvoirs publics ont besoin d’un élan citoyen pour agir » abonde Levent Acar. À vos applis !

    Envie de vous engager pour une consommation plus responsable ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et lancez ou rejoignez un défi solidaire près de chez vous, ou même a distance, de chez vous !

  • Consommation d’eau à la maison : les chiffres

    Consommation d’eau à la maison : les chiffres

    L’eau douce et potable est une ressource précieuse, en voie de raréfaction (1). En France comme ailleurs, la modération est donc de mise… Pourtant, avec 143 litres par personne et par jour (2), dans l’Hexagone, on reste de relativement gros consommateurs d’eau (3). En cause ? Majoritairement les bains, douches et WC, principaux postes de consommation des familles. Mais avec quelques gestes simples et des équipements peu coûteux (un mousseur, un minuteur dans la salle de bains, une chasse d’eau 3/6 litres, etc.), il est possible de réduire l’addition. Envie d’essayer ?

     

    5 minutes

    C’est la durée optimale d’une douche pour limiter sa consommation d’eau. (2)

    Le saviez-vous ?

    Si vous avez un jardin, sachez qu’il vous faudra entre 15 et 20 litres d’eau pour arroser 1 m2 (4). Pensez donc à récupérer l’eau de pluie.

    Consommation d’eau à la maison : les chiffres

    Chiffre-clé

    160 €/an sur votre facture d’eau.

    C’est ce que vous économisez en installant un mousseur sur votre douche (il réduit le débit de 50 %). (2)

    *Pour un prix moyen de l’eau à 3,70 € le m3.

    Le saviez-vous ?

    Un robinet qui fuit dans votre maison et c’est 120 litres d’eau perdus par jour. Une chasse d’eau défaillante ? Cela représente 600 litres perdus par jour, soit la consommation en eau d’une famille de 4 personnes sur une journée (6). Si votre consommation vous paraît anormalement excessive, pensez à faire vérifier vos installations.

    (1) OCDE, De l’eau pour tous, 2019
    (2) Ademe, 40 trucs et astuces pour économiser l’eau et l’énergie, 2019
    (3) Le centre d’information sur l’eau
    (4) ConsoGlobe, Qu’est-ce qui consomme le plus d’eau dans la maison ?, 2019
    (5) ConsoGlobe, Comment économiser l’eau de sa douche ?, 2009
    (6) Quechoisir, Comment remédier au gaspillage d’eau dans son logement ?
  • FALC, le dispositif pour rendre la lecture accessible à tous

    FALC, le dispositif pour rendre la lecture accessible à tous

    1 C’est quoi le FALC ?

    Le FALC comprend un ensemble de règles d’écriture pour rendre les informations écrites compréhensibles notamment par les personnes qui ont un handicap intellectuel.

    « Le FALC, ou Facile à lire et à comprendre, est une méthode de transcription d’un langage classique en langage compréhensible par tous, explique Barbara Lehmbecker, directrice d’un ESAT dans le Bas-Rhin. Ce langage est basé sur des principes visant à simplifier le vocabulaire utilisé, à rédiger des phrases courtes et simples, et surtout à illustrer chaque propos par des images, des pictogrammes. »

    Ainsi, avec une mise en page lisible, un vocabulaire concret et des phrases courtes et simples, cette technique d’écriture facilite la lecture et la compréhension à ceux qui ont le plus de difficultés à appréhender des supports d’information et de communication.

     

    Exemple d’un texte avant/après méthode FALC (1) :

     

    Avant :  

    FALC, le dispositif pour rendre la lecture accessible à tous

     

    Après :  

    FALC, le dispositif pour rendre la lecture accessible à tous

     

    2 Le FALC, une démarche innovante en matière d’inclusion

    Grâce à des informations devenues claires et faciles à comprendre, la méthode permet ainsi à ces personnes de prendre leurs propres décisions, de réaliser leurs démarches seules ou de participer à des évènements. À l’ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) du Bas-Rhin, depuis l’utilisation du FALC dans les documents internes, on note ainsi une hausse du nombre de retours des coupons-réponses pour la participation à des événements, par exemple. Une belle preuve de l’efficacité du dispositif !

    Autre exemple avec les bibliothèques. Initié en Bretagne depuis 2013, le dispositif « Facile à lire » vise à amener à la lecture des populations qui en sont éloignées. Désormais, il est élargi au plan national sous l’égide du ministère de la Culture par l’Association des bibliothécaires de France (ABF), l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (Anlci) et la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL). Côté culture, des musées, à l’image de celui du Louvre Lens, proposent des livrets où tous les renseignements pour préparer sa visite sont rédigés en FALC. Le FALC favorise ainsi l’inclusion et l’autonomie.

    « Rendre l’information écrite plus simple et plus claire est d’ailleurs une des obligations de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », rappelle Barbara Lehmbecker, directrice d’un Établissement et service d’aide par le travail.

    Il convient néanmoins de rappeler qu’une population beaucoup plus large est concernée : les personnes dyslexiques, malvoyantes, âgées ou encore celles ne parlant pas ou peu la langue du pays.

    Bon à savoir

    Le Comité Interministériel du Handicap du 20 septembre 2017 s’est donné pour objectif d’ici 2022 de développer l’emploi du FALC dans les administrations publiques. (2)

    3 Le FALC est coécrit avec les personnes handicapées

    Les documents rédigés en FALC sont écrits et validés au sein d’ateliers spécifiques encadrés par des moniteurs, avec la participation de personnes handicapées intellectuelles. C’est le cas d’Antonio Lazzari, qui travaille depuis 2019 à la rédaction de documents en FALC.

    « Ça me plaît. J’ai appris beaucoup de choses en un an. J’ai travaillé en FALC sur des documents variés, par exemple sur la réforme 100 % santé. C’était intéressant pour comprendre mes droits de remboursement et les expliquer aux collègues. Quand c’est en FALC, c’est plus facile à intégrer » indique-t-il. Sinon quand je reçois des documents chez moi, parfois je ne les comprends pas. À la mairie, par exemple, j’avais du mal à remplir les documents pour faire le dossier de ma carte d’identité. » poursuit-il.

    Avant de participer à l’atelier de rédaction de l’ESAT du Bas-Rhin, Antonio a suivi une formation pour utiliser le FALC.

    « Au début, c’était difficile, mais après quelques semaines, j’ai réussi à changer les phrases, à trouver les bons mots pour que les autres comprennent. Par exemple, nous devions expliquer le mot fusion dans un texte. On a expliqué que la fusion, c’est se rassembler, s’associer. »

    « Parfois, il y a des mots qui ne peuvent pas changer dans un texte, alors on les laisse, mais on les explique. Le FALC, ce n’est pas que simplifier les mots, c’est aussi les illustrer par des exemples. Cela permet aussi d’enrichir son vocabulaire. »

    Barbara Lehmbecker, directrice d’un Établissement et service d’aide par le travail.

    En cette période particulière, il est essentiel que les documents importants soient disponibles en FALC, comme l’attestation obligatoire pour sortir de chez soi que vous trouverez ci-dessous.

    FALC, le dispositif pour rendre la lecture accessible à tous

    L’Essentiel de l’article

    • Le FALC, c’est une version simplifiée d’un texte qui permet d’être comprise par les personnes déficientes intellectuelles.
    • Les textes en FALC sont élaborés avec la participation de personnes handicapées

    (1) Unapei, Livre blanc : Pour une santé accessible aux personnes handicapées, 2013
    (2) Gouvernement, Comité interministériel du handicap (CIH), 2017
  • Comment et pourquoi donner de son sang ?

    Comment et pourquoi donner de son sang ?

    Interventions chirurgicales, cancers, maladies du sang, secours d’urgence suite à une hémorragie… Chaque jour en France, 10 000 dons de sang sont nécessaires1. Il est donc essentiel que les réserves de sang ne s’épuisent pas, quel que soit le groupe sanguin.

    1 623 494 personnes

    ont donné de leur sang en 2018, dont 18 % de nouveaux donneurs. Pourquoi pas vous ?

    Qui peut donner son sang ?

    Vous avez entre 18 et 70 ans ? C’est le premier critère pour être donneur. Vous devez également être en bonne forme physique et peser plus de 50 kg. Pourquoi un poids minimum ? Lors du prélèvement, l’infirmier(e) va extraire environ 400 ml de sang, dans la limite de 8ml/kg. Après un rapide calcul, on comprend : 400/8 = 50.

    Lire aussi : « Les dons de sang et d’organes sauvent des vies » – Témoignages

    Y a-t-il des contre indications pour le don du sang ?

    Donner est un acte généreux mais celui-ci ne doit pas se faire aux dépens de la santé du donneur. Ni aux dépens du receveur qui mérite un sang 100% “sécurisé”. Vérifiez donc que votre état physique vous permettra de prétendre au don.

    Pour cela, vous ne devez pas (entre autres) :

    • être enceinte ou avoir accouché depuis moins de 6 mois avoir eu des soins dentaires dans les 3 derniers jours
    • avoir eu d’intervention chirurgicale dans les 4 derniers mois
    • avoir pris des antibiotiques dans les 2 dernières semaines
    • avoir eu un piercing ou un tatouage dans les 6 mois précédents
    • avoir consommé de la drogue par injection intraveineuse
    • être sous traitement médical administré par voie intraveineuse (diabétique sous insuline par exemple)
    • avoir une infection active transmissible par le sang (VIH, hépatite virale, syphilis…)

    D’autres contre indications existent et sont à examiner au cas par cas : certaines allergies, certaines pratiques personnelles (acupuncture), certaines pratiques sexuelles, un historique de voyage dans des pays où sévissent certaines maladies…

    L’établissement français du sang vous propose de vérifier par vous-mêmes votre éligibilité à donner via un questionnaire rapide. Vous cochez toutes les bonnes cases ? Sachez tout de même que seul l’entretien en personne le jour J déterminera votre capacité à donner.

    Important : si ce n’est pas une contre indication en soi, il est vivement conseillé d’éviter de donner du sang en période de menstruation, en particulier si les règles sont abondantes.

    Le sang donné est-il testé ?

    Le questionnaire est un premier filtre pour limiter les risques de prélever du sang non exploitable. Cependant, afin de garantir au receveur un don “sécurisé”, chaque prélèvement est contrôlé. Les analyses incluent notamment des tests de dépistage du VIH. En cas de détection d’anomalie, vous serez contacté par l’établissement dans lequel vous avez effectué votre don. Seul l’établissement préleveur conservera vos données. Les dons sont anonymes, ainsi la personne qui recevra votre sang n’aura aucune information vous concernant.

    Quand et à quelle fréquence donner son sang ?

    Il n’y a pas vraiment de meilleur moment pour donner son sang, il faut surtout que les réserves soient toujours au vert. La générosité des donneurs s’exprime souvent au moment des fêtes, période propice à la solidarité, ou lors d’événements tragiques majeurs, comme les attentats de 2015. D’autres périodes voient le nombre de donneurs diminuer comme l’été, lorsque l’heure des départs en vacances a sonné. Pourtant, les dons sont bel et bien nécessaires tout au long de l’année !

    Vous avez l’âme généreuse et souhaitez donner régulièrement ? C’est tout à votre honneur. Veillez cependant à attendre au moins 8 semaines entre deux dons de sang, dans la limite de 4 fois par an pour les femmes et 6 fois par an pour les hommes. Il faudra attendre 4 semaines pour entre deux dons de plaquettes (dans la limite de 12 fois par an) et 2 semaines entre deux prélèvements de plasma (maximum 24 fois par an).

    Don du sang et coronavirus

    Les dons de sang pour actuellement particulièrement importants car depuis le début du confinement, le nombre de dons a chuté de 30 %1. Contactez au préalable l’établissement où vous souhaitez vous rendre pour connaître toutes les modalités en amont de votre venue.

    À quoi sert le sang donné ?

    Chaque année, 1 million de personnes reçoivent du sang1. Près de la moitié des personnes transfusées sont soignées pour des maladies du sang et des cancers. Les opérations chirurgicales représentent environ un tiers des besoins en sang. Certains ont besoin d’hémoglobine (globule rouge) pour pallier à une forte anémie par exemple. D’autres de plaquettes, qui permettent entre autres d’arrêter les hémorragies, ou encore de plasma et de globules blancs, en cas de déficit immunitaire grave.

    Où peut-on donner son sang ?

    En France, on compte plus de 130 sites de prélèvement et environ 40 000 collectes mobiles1. Vous pouvez trouver ici le plus proche de chez vous ou de votre lieu de travail.

    Faut-il être à jeun pour faire un don de sang ?

    Non, bien au contraire ! Contrairement à de nombreuses prises de sang pour analyse médicale, vous ne devez pas venir le ventre vide lors de votre don de sang. En effet, vous allez être prélevé d’une plus grande quantité de sang et être à jeun risquerait de provoquer un malaise. Pensez donc à vous hydrater et à vous sustenter avant, en évitant évidemment les matières grasses et les boissons alcoolisées. Une collation vous sera également servie après le don pour s’assurer de votre bonne forme.

     

    1 EFS 2020

    L’Essentiel de l’article

    • Les dons sont nécessaires toute l’année
    • Il faut avoir entre 18 et 70 ans et peser plus de 50 kg
    • Seul l’entretien le jour J déterminera votre capacité à donner
  • Alimentation des enfants : comment les aider à faire le plein de calcium ?

    Alimentation des enfants : comment les aider à faire le plein de calcium ?

    1 Le calcium, bon pour les os et les dents

    « Le calcium a un rôle fondamental dans la formation et la solidité des os et des dents. L’enfance et l’adolescence sont des périodes décisives au cours desquelles les apports en calcium doivent être suffisants pour permettre l’acquisition de la masse osseuse, explique Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste à la tête de l’agence Atlantic Santé. Celle-ci s’acquiert au cours de la croissance pour atteindre un maximum qui est le pic de masse osseuse. Au-delà̀ de vingt ans, la masse osseuse se stabilise puis décroît au long du vieillissement. »

    2 Les aliments riches en calcium

    Pour assurer à l’enfant un apport suffisant en calcium, il est important de varier les sources.

    « Le calcium est apporté en grande partie par le lait et les produits laitiers, mais également par certains légumes verts (choux et légumes à feuilles), les fruits secs, les céréales et les eaux, rappelle Nathalie Hutter-Lardeau. Noisettes, amandes, noix, roquette, par exemple, sont également des aliments non laitiers à privilégier car ils sont aussi sources de calcium ! » 

    Alimentation des enfants : comment les aider à faire le plein de calcium ?

    3 Des enfants en manque de calcium

    Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, menée grâce à son système d’enquête sur les Comportements et consommations alimentaires en France (CCAF), près d’un enfant sur deux entre 6 et 10 ans ne comblerait pas ses besoins en calcium… (1)

    Ainsi, entre 2010 et 2016, la part des enfants âgés de 3 à 5 ans qui ne couvrent pas leurs besoins en calcium est passée de 4 % à 20 %. Chez les enfants de 6 à 10 ans, elle est passée de 33 % à 45 %. En cause ? Une moindre consommation de produits laitiers des enfants, notamment du lait au petit-déjeuner, mais également de yaourts et de fromage en fin de repas.

    4 Mais pourquoi les enfants n’ont-ils pas leur dose ?

    Cette diminution s’explique notamment par le changement des habitudes alimentaires des enfants : consommation plus élevée des produits transformés et plus faible de produits bruts comme les fruits et légumes. L’étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie révèle aussi que dès l’âge de 3 ans, les petits sont de plus en plus nombreux à manger à la table des grands. Ils acquièrent ainsi les bonnes (ou mauvaises) habitudes alimentaires de leurs parents, tout en affirmant leurs préférences.

    ● Entre 3 et 5 ans et entre 6 et 10 ans, la qualité du régime alimentaire se détériore en partie à cause d’une consommation accrue de certains produits : sandwichs, œufs, pizzas, pommes de terre (dont les frites), viennoiseries, sauces (dont le ketchup), pain, céréales pour le petit-déjeuner, etc., ainsi qu’une baisse de la consommation de compotes, ultra-frais laitiers (yaourts, fromages blancs, petits-suisses, desserts lactés), de riz ou de fruits.

    ● Entre 6 et 10 ans, les enfants se tournent davantage vers des produits transformés et plus riches en graisses saturées. À l’inverse, ils se détournent des produits fruitiers (compotes et fruits frais) et des produits laitiers (ultra-frais laitiers et lait chocolaté). En dix ans, le régime alimentaire des enfants a ainsi nettement évolué vers une moindre diversification et une consommation accrue de plats élaborés. Il faut donc veiller à (ré)introduire des aliments bruts et/ou peu transformés dans leur alimentation quotidienne. C’est l’occasion pour eux de tester de nouvelles choses et de découvrir des goûts qu’ils apprécieront sûrement !

    5 Et si l’enfant est allergique au lactose ?

    « L’intolérance au lactose, à ne pas confondre avec l’allergie au lait de vache, est un problème de digestion du lactose qui est le sucre du lait, précise Nathalie Hutter-Lardeau. Selon la tolérance des individus, et sous réserve de suivi avec le médecin ou une diététicienne-nutritionniste, il est possible de continuer à consommer du fromage et des yaourts. En cas d’allergie avérée aux protéines de lait de vache, il est nécessaire de consulter un pédiatre, un allergologue ou une diététicienne-nutritionniste, avant de faire des choix d’exclusion ou de substitution pour votre enfant », conclut Nathalie Hutter-Lardeau.

    Calcium et jus végétaux

    « Les pédiatres alertent sur la substitution du lait par des jus végétaux. Or, ils ne représentent pas une alternative au lait de vache, du fait de leurs faibles apports en calcium et de la moindre absorption de ce dernier lorsqu’il est ajouté à ces boissons », souligne la nutritionniste.

    Une information confirmée par le CERIN. « Si les principales boissons végétales ressemblent visuellement à du lait de vache, elles sont loin d’avoir les mêmes qualités nutritionnelles car leurs principaux composants sont mélangés à de l’eau et à d’autres ingrédients et additifs(2)  Ainsi, « une boisson végétale contient souvent moins de 10 % du fruit qui est dilué dans l’eau d’où la teneur en calcium plus faible dans la boisson végétale finale », explique Nathalie Hutter-Lardeau.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le calcium est important pour la croissance des enfants.
    • Le calcium est présent dans de nombreux aliments.
    • Pourtant, beaucoup d’enfants n’ont pas les apports nécessaires en calcium.

    ANSES, Ciqual, Table de composition nutritionnelle des aliments.
    ANSES, Le calcium, 2020.
    (1) CREDOC, Calcium : entre 6 et 10 ans, près d’un enfant sur deux est en dessous des recommandations, 2019 
    (2) CERIN, Lait de vache versus boissons végétales : des différences nutritionnelles, 2021