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  • Surfer sur Internet est-il mauvais pour la planète ?

    Surfer sur Internet est-il mauvais pour la planète ?

    1 Le numérique : d’abord une montagne de métaux et plastiques

    Aux sources du numérique, il y a les terminaux, de plus en plus nombreux. Dans une famille française moyenne, le CSA estime ainsi qu’on trouve entre cinq et six écrans environ (4). Dans chacun de ces équipements, on retrouve des matériaux rares et des métaux lourds, mais aussi du plastique dont on sait que la consommation est à limiter. Multipliés par le nombre de foyers en Europe et dans le monde, on imagine la quantité affolante de matériaux et d’énergie nécessaires à la fabrication, au transport et à l’utilisation de tout cet arsenal high-tech. Et comme le taux de recyclage est plutôt médiocre, voire carrément faible (plus de 100 millions de smartphones dormiraient dans les tiroirs des Français (5), le volet hardware* du numérique est responsable d’une très lourde empreinte écologique.

    * Matériel

    Comment agir ?

    Faites durer votre matériel ! Prenez-en soin, suivez les recommandations du fabricant concernant les mises à jour et faites réparer quand c’est possible. Si votre ordinateur est vraiment en fin de vie, proposez-le à une association comme Emmaüs ou à une ressourcerie qui pourront le valoriser.

    Le saviez-vous ?

    Près de 40 % de l’énergie consommée par le numérique est due à la fabrication des ordinateurs, smartphones et téléviseurs. (1)

    2 Séries, chats, jeux et émissions (de CO2)

    La généralisation des plateformes de streaming comme Netflix, Apple TV ou Amazon Prime Video a fait exploser la consommation de vidéos (séries, films, sports…) et de jeux en ligne. À elle seule, la vidéo représenterait 300 millions de tonnes de CO2 par an, soit 1 % des émissions globales (3). Regardées sur la TV et aussi sur smartphone via les réseaux sociaux (YouTube, Facebook, Instagram, etc.), toutes ces images sont, en effet, stockées dans d’énormes « fermes numériques », des centres de stockage hébergeant des milliers de serveurs devant être alimentés en énergie et refroidis en permanence. Certains sont mêmes construits sous l’eau pour être rafraîchis plus facilement ! (6) Côté jeux vidéo, même combat : une partie de jeu vidéo sur la plateforme de jeu en ligne Twitch est susceptible d’anéantir plusieurs heures de bonnes pratiques écolos à la maison…

    Comment agir ?

    Faites le ménage dans votre boîte mail et sur vos espaces de stockage en ligne. Réduisez la luminosité de vos écrans et éteignez vos appareils pour consommer moins d’énergie. Enfin, pensez à désactiver la lecture automatique des vidéos sur YouTube (et donc le flux de données, consommateur d’énergie). Idem sur vos réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.

    3 « Search » : quand le moteur s’emballe

    Utiliser un moteur de recherche consomme de l’énergie. Et avec près de quatre milliards de recherches effectuées chaque jour dans le monde (7), l’impact environnemental est non négligeable ! Certains moteurs comme Ecosia ou Lilo soutiennent des causes solidaires ou écologiques. Mais avec 90 % de parts de marché détenus par Google (7), l’effet reste pour le moment limité…

    Comment agir ?

    Choisissez un moteur de recherche solidaire et mettez les sites que vous visitez souvent en favoris, plutôt que d’y accéder via une recherche ou de laisser les onglets ouverts. Et surtout, n’hésitez pas à vous déconnecter !

    L’Essentiel de l’article

    • Smartphones, ordinateurs, tablettes ou TV sont friands en métaux et plastiques.
    • Le streaming vidéo représente 1 % des émissions de CO2 dans le monde. (3)

    (1) Arcep, Réseaux du futur, l’empreinte carbone numérique, 2019.
    (2) IATA, Climate Change & CORSIA, 2019.
    (3) The Shift Project, Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne, 2019.
    (4) CSA, 5 à 6 écrans par foyer pour regarder des vidéos, 2017.
    (5) Sénat, 100 millions de téléphones portables usagés : l’urgence d’une stratégie, 2016.
    (6) Le Monde, Microsoft installe un data center sous la mer, 2018.
    (7) Blog du Modérateur, Chiffres Google 2018, 2018.

  • Comment consommer la mode de façon responsable ?

    Comment consommer la mode de façon responsable ?

    1 Faire le tri dans son dressing

    Saviez-vous que 80% du temps nous ne portons en moyenne que 20% de nos vêtements2 ?Augmenter ce ratio pour porter souvent et longtemps tous ses vêtements est la principale clé pour afin d’adopter une attitude responsable vis-à-vis de la mode. Ainsi, la première étape pour rendre son dressing plus responsable est de faire un grand tri ! L’idée est de garder seulement les vêtements que vous aimez et qui vous vont. Plusieurs solutions s’offrent à vous pour ne pas jeter ceux dont vous ne voulez plus : les revendre, les donner à des associations ou les recycler dans les conteneurs prévus à cet effet.

    Lire aussi : Vivre sans rien acheter de neuf pendant 1 an

    2 Acheter moins mais mieux

    Cibler votre style et les pièces qui vous mettent en valeur vous permettra de bien choisir vos vêtements et d’éviter ainsi les erreurs d’achats qui dormiront dans vos placards.

    Privilégiez des pièces intemporelles de qualité, des vêtements avec lesquels vous pouvez composer plusieurs tenues (demandez-vous si la pièce choisie va avec ce que vous avez déjà dans votre dressing) et que vous aurez plaisir à remettre en diverses occasions. Choisissez des basiques que vous pouvez accessoiriser pour varier les tenues.

    Listez vos besoins en vêtements et gardez toujours cette liste avec vous afin d’éviter les achats inutiles.

    Prenez le temps avant d’acheter : laisser passer quelques jours après voir eu un coup de cœur pour vous demander si vous en avez vraiment envie/besoin et si le vêtement peut facilement s’assortir à votre dressing.

    • Enfin, pour des événements spéciaux tels un mariage et autres cérémonies, la location est une bonne solution pour éviter d’acheter des vêtements et accessoires que l’on ne remettra pas (ou très peu !).

    Lire aussi : 3 tendances pour mieux consommer

    3 Privilégier le seconde main

    Revendre ses vêtements permet de prolonger leur durée de vie, acheter de seconde main est également un mode consommation responsable car cela permet d’éviter la production de nouveaux vêtements.

    Et puis c’est pratique et plus économique pour les enfants qui grandissent vite et dont les vêtements seront finalement très peu portés !

    La seconde main étant de plus en plus populaire, il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de revente entre particuliers. Vous pouvez aussi aller faire un tour dans les boutiques associatives (type Emmaüs), les friperies, les ressourceries ; vous renseigner sur l’organisation de brocantes, vide-greniers et même vide-dressings. Une dernière option encore plus sympathique pour acheter des vêtements de seconde main est de faire du troc avec sa famille, ses amis, ou ses collègues.

    Lire aussi : Réparation, don, recyclage : les ressourceries pour réutiliser vos objets

    4 Choisir des matières écoresponsables

    Adopter la mode responsable c’est aussi choisir des matières écoresponsables. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, matière naturelle n’est pas forcément synonyme de matière écologique…

    Le saviez-vous ? La fabrication d’un tee shirt en coton conventionnel nécessite en moyenne 2500 L d’eau3 et de nombreux engrais et pesticides.

    Pour y voir plus clair, voici la liste des matières à privilégier :

    • Les matières naturelles qui poussent sous nos latitudes et qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau, d’engrais et de pesticides : le lin (la France en est le premier producteur mondial !), le chanvre, l’ortie (promis ça ne pique pas !).

    • Le jute a les mêmes propriétés écologiques (mais la plante pousse en Asie).

    • Le coton bio : il est beaucoup moins gourmand en eau que le coton conventionnel et surtout exempt de produits chimiques.

    • Le lyocell est une matière artificielle intéressante, car il est produit à partir de pulpe d’eucalyptus selon un procédé écologique.

    • Enfin, les matières recyclées ou upcyclées*, même synthétiques, sont également des alternatives écoresponsables par la prolongation de la durée de vie des matières.

    * Upcycling : transformer une matière considérée comme un déchet sous la forme d’un produit ayant plus de valeur, par exemple des chutes de tissus réutilisées pour créer des accessoires.

    Lire aussi : Vêtements et boutiques solidaires : vive la puériculture d’occasion !

     

    5 Se tourner vers la mode éthique

    Pour aller encore plus loin vers une consommation responsable de la mode vous pouvez choisir des marques de mode éthique lorsque vous aurez besoin d’acheter des vêtements neufs. Ces marques ont décidé de produire mieux en respectant les hommes, l’environnement et/ou les animaux. La mode éthique est multiple et les engagements sont nombreux. Ils auront plus ou moins de sens selon vos convictions personnelles :

    Le commerce équitable ;

    Le made in France ;

    La fabrication écologique ;

    L’utilisation de matières écoresponsables ;

    L’utilisation de matières vegan ;

    La production en quantité limitée ;

    Le financement de projets solidaires

    Labels pour marques engagées

    Les marques sont de plus en plus nombreuses à s’engager, pour s’y retrouver il est nécessaire d’être attentif à leur communication et de bien regarder les étiquettes pour y repérer les informations sur les lieux de fabrication et les matières. Les labels sont une bonne aide pour identifier les marques de mode éthique, notamment :

    GOTS (Global Organic Textile Standard)

    Ecolabel Européen

    WFTO (World Fair Trade Organization)

    Fairtrade

    Fair Wear Foundation

    Oeko-Tex

    6 Prolonger la durée de vie de ses vêtements

    La fast fashion avec ses pièces de basse qualité nous a donné de mauvaises habitudes et fait croire que le vêtement est un bien jetable.

    Pour une mode plus responsable, prolongez la durée de vie de vos vêtements :

    Prenez soin de vos vêtements en respectant les consignes de lavage et en les lavant le moins possible.

    Faites réparer ou apprenez à le faire vous-même (cela concerne aussi les chaussures et autres accessoires !).

    Customisez pour transformer les vêtements que vous ne souhaitez plus remettre en l’état ou qui sont abîmés (ce jeans effiloché ne pourrait-il pas avoir une seconde vie en short ?). Vous pouvez aussi teindre des vêtements dont la couleur est passée ou qui sont tachés (de préférence avec une teinture végétale).

    Consommer la mode de façon responsable ce n’est donc pas si compliqué. Cela peut même vous faire gagner de la place dans vos placards et vous faire réaliser des économies ! Et surtout redonner du sens à vos achats.

    1 Pouls de l’industrie de la mode, 2017
    2 Loi de Pareto
    3 Géo, 2017
  • 7 jours pour réduire votre empreinte carbone à table !

    7 jours pour réduire votre empreinte carbone à table !

    1 Lundi : on zappe l’électricité !

    Cuisiner rime-t-il forcément avec électricité ? Entre le four, le micro-ondes ou bien encore le robot culinaire, on a vite fait d’épuiser une sacrée dose d’énergie ! Délaissez vos appareils électroménagers préférés (c’est dur, mais c’est pour la bonne cause) et adoptez le bon vieux hachoir manuel, la râpe à légumes, le moulin à purée et l’huile de coude. Aujourd’hui, les crudités, le jambon et les fruits sont au menu !

    2 Mardi : protéines animales et laitages au placard

    En France, 20 % de la viande bovine et 30 à 40 % de celles de porc et de volaille sont importées (1). Quant au lait et aux produits laitiers, on en consomme chaque jour deux fois plus que la viande et les œufs. L’acheminement de ces produits ne se faisant pas à dos d’âne, cela représente des émissions de gaz à effet de serre plus importantes. Alors on apprend à consommer ces produits de manière raisonnée !

    Le saviez-vous ?

    Le transport des aliments pour nourrir les animaux compte pour 19 % des émissions de CO2 générées en France. (1) Une bonne raison de limiter sa consommation animale.

    3 Mercredi : le plastique, c’est pas fantastique !

    Les emballages contribuent aussi à produire du CO2 facilement évitable. On privilégie donc les courses en vrac : riz, café, lentilles corail, pois cassés, lessive ou même pépites de chocolat. Allez hop, ni une ni deux, on prend un tote bag en tissu, des bocaux et des boîtes, et l’affaire est dans le sac !

    4 Jeudi : haro sur les légumes… de saison !

    Les tomates, poivrons, courgettes en plein mois de décembre, ça paraît délicieux… mais la ratatouille en hiver, c’est non ! On invite à sa table, dès que possible, des légumes de saison. Et si vous avez un doute, voici un calendrier mémo bien pratique.

    5 Vendredi : vive les produits locaux !

    On limite les déplacements et on fait ses courses au maximum à proximité de chez soi : au marché ou auprès d’une AMAP… Et dans les magasins, on regarde la provenance des produits pour acheter LO-CAL !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des initiatives d’AMAP partout en France !

    6 Samedi : l’eau… à consommer avec modération

    Pour laver les fruits et légumes, on a parfois tendance à laisser couler l’eau avant de les éplucher. Si cette étape est importante pour réduire les bactéries et pesticides, on peut quand même éviter de vider tout le château d’eau ! Pour ça, on remplit une bassine avec 1 l d’eau froide et 10 cl de vinaigre de pomme pour environ 500 g de légumes, un excellent antiseptique, et on laisse tremper ses fruits et légumes dedans (bien sûr c’est inutile pour les bananes, kiwis…). On les brosse si besoin pour un résultat optimal !

    7 Dimanche : plein feu sur le batch cooking !

    Vive le fait-maison sans gaspillage ! La solution ? Le batch cooking. L’idée est simple : on prépare tous ses plats de la semaine dans la journée. C’est un peu contraignant, mais c’est tellement pratique de rentrer chez soi et de ne pas avoir à passer derrière les fourneaux pendant six jours ! Et en plus, le batch cooking c’est antigaspi : on utilise un même ingrédient sur plusieurs recettes, ce qui évite d’acheter trop de produits. Et en cuisinant tout en une fois, fini les fruits et légumes flétris par le temps !

    L’Essentiel de l’article

    • On choisit la simplicité : des produits frais, de saison et cultivés à proximité.
    • On utilise moins d’appareils électriques et d’emballages.
    • On se limite sur la viande et les laitages.

    (1)Ademe, L’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France, 2019.

  • Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

    1 Un budget en légère hausse pour les fêtes

    La crise de 2008 semble bel et bien derrière les Français. Après plusieurs années de consommation en berne, le budget des Français pour les fêtes de fin d’année se stabilise : 592 euros par foyer en moyenne en 2019, en hausse de 2,8 % par rapport à 2018 (1). Ce budget englobe les cadeaux et le repas de fête. Ce dernier devrait être un vrai festin en 2019 avec un budget en hausse de plus de 13 % (1) ! Côté cadeaux en revanche, on se modère (un peu) avec 134 euros en moyenne par enfant contre 143 en 2018 (2). Le budget global pour les cadeaux atteint tout de même 331 euros, soit plus de 55 % de l’enveloppe totale prévue pour les fêtes (1).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    2 Internet plutôt que les magasins

    En 2019, un peu moins de 9 Français sur 10 ont fait les repérages pour leurs courses de Noël sur Internet (3), pour comparer les produits et les prix, et vérifier les disponibilités. Ils seront finalement 8 sur 10 à acheter une partie de leurs cadeaux en ligne (3), pour une dépense globale de 15,5 milliards d’euros ! En Europe, les Français sont les deuxièmes plus gros cyberacheteurs à Noël, derrière l’Espagne (1).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    31 %

    des ventes en ligne sur la période de Noël sont effectuées sur mobile (3).

    3 Quels cadeaux, pour qui ?

    En toute logique, les enfants sont les plus gâtés, et c’est normal puisqu’ils sont 63 % à prendre la peine d’écrire une lettre au Père Noël (2) ! C’est à l’âge de 3 ans que les petits sont les plus chéris avec plus de 11 cadeaux, contre 8 à 6 ans et 6 à 13 ans (2). Plus inattendu, les Français sont aussi très généreux avec leurs collègues (1 personne sur 5 leur fait un présent) et avec les personnes des services de proximité (éboueurs, facteurs, etc.) auxquelles ils offrent un cadeau de 32 euros en moyenne (4).

    Qu’offre-t-on en priorité ? 6 fois sur 10, de l’argent tout simplement, mais aussi des vêtements, accessoires et bijoux pour un peu plus de la moitié des sondés (52 %), devant les jeux et jouets (41 %) et les cadeaux culturels (musique, cinéma, etc.) pour 41 % des personnes interrogées (5). Les cadeaux high-tech sont loin derrière (19 %), alors qu’ils arrivent en tête des souhaits pour 53 % des Français (5).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    Vous êtes sociétaires Macif ?

    Avec Macif Avantages, vous bénéficiez de réductions très avantageuses pour préparer et réussir les fêtes de fin d’année.

    4 Les Français plutôt bien organisés

    71 % des familles profitent des promotions du Black Friday (dernier vendredi de novembre) et du Cyber Monday (début décembre) pour faire leurs achats de Noël (3). Seuls 8 % s’y prennent au dernier moment (16-24 décembre), 3 % entre Noël et le Jour de l’An, et 1 % attendent même le 2 janvier pour profiter des soldes (6).

    5 Et pour le repas ?

    Côté menu, la moitié des Français donnent leur préférence aux produits nationaux et régionaux, avec une part importante accordée au local (42 %) et au bio (plus d’un quart des produits) (7). Plutôt traditionnels, ils seront majoritaires à déguster du foie gras, du saumon fumé ou des huîtres (6 sur 10), du vin ou du champagne (4 sur 10) et un bon dessert, tel qu’une bûche ou des pâtisseries (1 sur 2). Malgré tout, plus de 13 % d’entre eux décideront, pour des raisons économiques, de ne pas faire d’extra particulier pour le repas de Noël (8).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    6 Un vrai sapin de Noël sinon rien !

    Chaque année, 6,5 millions de sapins de Noël sont vendus en France, dont deux tiers de sapins naturels (9). Une bonne nouvelle puisque 6 millions des sapins vendus en France proviennent de forêts françaises en gestion durable (10).

    7 Du vintage et de l’éthique dans la hotte

    Par souci économique et écologique, plus d’un Français sur deux est prêt à offrir un cadeau d’occasion à Noël (4). Cette conscience environnementale et solidaire est désormais bien ancrée dans les mentalités, puisque 1 acheteur sur 2 à Noël envisage d’offrir un présent bio ou éthique à ses proches (4), et 7 sur 10 apprécient recevoir un cadeau solidaire (11). En 2018, près de 2 personnes sur 10 ont même offert des cadeaux faits maison à leurs proches (12).

    Le saviez-vous ?

    72 % des enfants sont prêts à accepter un cadeau d’occasion si celui-ci répond à leurs attentes. N’hésitez donc pas à vous tourner vers les plateformes collaboratives et les sites de vente d’occasion pour vos achats de Noël ! (13)

    L’Essentiel de l’article

    • Le budget moyen des Français pour les fêtes est de 592 euros (1).
    • Les budget des Français est en hausse pour le repas, en baisse pour les cadeaux.
    • 8 personnes sur 10 font leurs achats de Noël sur Internet, dont un tiers sur mobile (3).

    (1) Enquête RetailMeNot et CRR Research citée par CB News, Noël 2019 : les Français dépenseront plus de 70 milliards d’euros, 2019
    (2) Approuvé par les familles, Observatoire de Noël, 2019
    (3) Médiamétrie, 8 cyberacheteurs sur 10 comptent faire des achats de Noël en ligne, 2019
    (4) CB News, Pour Noël, la tendance est à la seconde main, 2019
    (5) Enquête Umami Bento citée par CB News, Cadeaux de Noël : attentes vs réalités sous le sapin, 2019
    (6) Accenture, Une consommation française stable pour la période de Noël, 2017
    (7) Étude « Approuvé par les familles » relayée par Adrexo, 2017
    (8) Sondage Toluna QuickSurveys pour LSA, 2017
    (9) Ademe, Pour #Noël, faites un cadeau à la planète !, 2017
    (10) Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Le sapin de Noël… toute une histoire !, 2017
    (11) Sondage OpinionWay pour Unicef, Noël 2019, le cadeau solidaire plébiscité, 2019
    (12) BVA, Les Français et les cadeaux de Noël, 2018
    (13) Ademe, 5 idées cadeaux de l’Ademe pour Noël, 2018
  • Déménager à vélo : une solution écolo, solidaire et… un peu sportive !

    Déménager à vélo : une solution écolo, solidaire et… un peu sportive !

    Deux pièces, une trentaine de cartons, quelques meubles, un frigo et un lave-linge : en préparant son déménagement, Céline se dit qu’elle n’a peut-être pas besoin de louer une camionnette pour transporter tout ça vers son nouvel appartement, situé dans le même quartier. Elle en est convaincue : c’est un vélo qu’il lui faut !

    L’association Carton Plein

    Créée en 2012, l’association Carton Plein, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif, accompagne l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Elle propose à Paris deux activités complémentaires : les déménagements opérés à vélos électriques et la collecte de cartons vides auprès des commerçants et des particuliers, pour être revendus ou réutilisés.

    1 Vélos costauds pour déménagement écolo

    « J’ai décidé de faire mon déménagement à vélo par souci écologique. J’avais vu un reportage sur le sujet et j’avais trouvé ça super intéressant. Et comme c’était le déménagement d’un deux-pièces au sein du même quartier de Paris, ça m’a semblé tout à fait envisageable ! »

    Informée quelques semaines auparavant de l’existence des déménageurs écolos de Carton Plein, elle prend contact avec cette association d’insertion professionnelle spécialiste du déménagement à vélo.

    « Ils m’ont rassurée en me disant que l’électroménager et les meubles ne posaient aucun problème car les vélos sont conçus pour transporter d’assez grosses pièces. Ça ne leur fait pas du tout peur ! Dans mon cas, ils viendront à trois vélos, qui feront chacun deux trajets entre les appartements. »

    Le secret de ces déménageurs en deux-roues ? Une assistance électrique bien sûr, mais aussi des remorques XXL capables de transporter jusqu’à 400 kg ! Avec ça et un bon coup de pédale, même le frigo américain quatre portes peut changer d’appart’ !

    27 %

    des Français font appel à des professionnels
    pour déménager. (1)

    2 Solidarité et petit budget

    Et concrètement, comment ça marche ? En fait, c’est ultrasimple et très comparable à un déménagement classique, le CO2 en moins.

    « Le devis est fait en fonction de la distance et du volume à déménager. Ensuite, c’est simple ! Je fais mes cartons moi-même, et ce sont les déménageurs, pour la plupart des personnes en réinsertion, qui les portent et les transportent à vélo. Je trouve que cet aspect social de Carton Plein est aussi important que ma démarche écolo. Et financièrement, c’est moins cher qu’un déménageur traditionnel. »

    Ravie de l’expérience, Céline recommande vivement cette solution.

    « Au final, tout s’est très bien passé ! C’est probablement un peu plus long qu’un déménagement traditionnel parce qu’il a fallu faire deux trajets, mais tout s’est bien déroulé. Je le recommande complètement, à condition que ce soit un déménagement pas trop volumineux, et pas trop loin. Dans mon cas, c’était parfait ! »

    La prochaine fois que vous déménagerez à proximité, pensez vélo !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient l’association Carton Plein.

    150

    C’est le nombre de déménagements à vélo réalisés chaque année par Carton Plein. (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des déménageurs à vélo dans plusieurs villes comme Paris, Rouen, Grenoble, Rennes…
    • Déménager à vélo est possible sur une dizaine de kilomètres.
    • Les vélos électriques peuvent transporter du gros électroménager et des meubles volumineux.

    (1) Sondage Ifop, Les Français et le déménagement, 2017.
    (2) Le Parisien/Macif, Et maintenant, le déménagement à vélo, 2018

  • ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    L’objectif de l’ISR est de faire de la finance un des leviers de transformation des entreprises. Conscients des nouveaux enjeux liés au changement climatique ou à l’accès à l’emploi des personnes en difficulté, de plus en plus d’épargnants souhaitent en effet que leurs placements aient un impact positif sur l’environnement et la situation sociale des travailleurs. Idéalement, sans rogner sur le rendement !

    Avant de vous lancer, voilà toutes les réponses à vos questions concernant l’investissement socialement responsable.

    1 Qu’est-ce que l’investissement socialement responsable

    L’ISR désigne une méthode de sélection des entreprises cotées sur les marchés financiers en fonction de leur performance financière et d’une appréciation de leur comportement éthique, social et environnemental. Nous restons dans la sphère de l’économie classique.

    Les fonds ISR sont donc, au même titre que les fonds d’investissement plus classiques, un portefeuille d’actifs (actions, obligations, actifs monétaires) piloté par une société de gestion auquel vous accédez grâce à des produits d’épargne et financiers comme l’assurance-vie, un plan d’épargne, un compte titre (compte via lequel les particuliers peuvent investir sur des valeurs mobilières de placement) ou encore par des produits d’épargne retraite et salariale.

    Ces entreprises respectent un ou plusieurs de ces critères :

    • des critères environnementaux : la réduction des émissions de CO2, la consommation d’énergie, le recyclage des déchets, la prévention des risques environnementaux, etc.
    • des critères sociaux : le taux de renouvellement et la formation des salariés, l’emploi des personnes en difficulté (handicapés, jeunes de moins de 26 ans sans qualification, chômeurs de longue durée), lutte contre la discrimination, la contribution à l’abolition du travail des enfants ou du travail forcé, etc.
    • des critères de bonne gouvernance : la transparence de la rémunération des dirigeants, la lutte contre la corruption, l’indépendance et la féminisation des conseils d’administration, la présence d’un comité de vérification des comptes, etc.

    Épargner en aidant les autres, c’est possible !

    Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

    Bon à savoir

    63 % des Français déclarent que leurs décisions de placement prennent en compte les impacts environnementaux et sociaux. Pourtant, ils ne sont que 5 % à s’être vu proposer de l’ISR, tandis que 46 % se disent prêts à demander ce produit à leur conseiller bancaire ou financier. (2)

    2 Investir de manière vertueuse : qu’est-ce que ça change ?

    Faire un investissement socialement responsable, c’est investir dans des entreprises engagées dans des démarches concrètes de réduction de leur empreinte climatique et écologique par exemple.  En tant qu’épargnant particulier, choisir l’ISR, c’est donc soutenir financièrement des entreprises vertueuses ou en transition pour s’améliorer. Autant de « petits ruisseaux » qui, un jour, feront de grandes rivières !  L’ISR donne ainsi du sens à l’investissement et veille à l’intérêt des générations futures.

    3 Comment vérifier que les fonds ISR sont « vraiment » vertueux ?

    En France, 80 sociétés de gestion étaient identifiées comme actives sur le sujet de l’ISR fin 2018 et 530 fonds dédiés à la finance durable étaient accessibles au grand public (4). Mais comment distinguer des investissements réellement responsables de ceux qui relèvent plutôt du greenwashing (stratégie de communication et de marketing utilisée par les entreprises qui consiste à diffuser des messages vantant l’engagement écologique de la marque sans en avoir les preuves réelles). Pas si simple… L’investissement durable est en pleine croissance. Pour aider les particuliers à s’y retrouver, des labels se développent tel le label ISR d’Etat français créé par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ce label est attribué aux fonds prenant en compte les critères ESG en amont des investissements et durant la vie du fonds. Il garantit également la transparence du fonds en matière de reporting.

    Le saviez-vous ?

    Axé sur l’environnement, le label Greenfin (anciennement TEEC), a pour ambition de soutenir la transition énergétique et écologique, et garantit que le fonds labellisé contribue au financement de la transition écologique et énergétique. 

    4 Quelles différences entre l’ISR et l’épargne solidaire ?

    La finance solidaire existe en complément de l’ISR et représente 0,25 % de l’épargne totale des ménages (3) qui consacre entre 5 et 10 % de son portefeuille à l’économie sociale et solidaire. Outre le financement d’entreprises vertueuses en termes d’ESG, l’argent placé permet de financer des entreprises non cotées, donc qui ne peuvent bénéficier des financements classiques, et qui ont une « utilité effective en matière de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement. » (Baromètre 2018 de la finance solidaire Finansol/La Croix)

    5 L’ISR est-il performant financièrement ?

    Comme tout investissement, l’ISR vise la rentabilité. Ainsi, « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité ont une influence positive sur la rentabilité des investissements » (5). La prise en compte de critères extra-financiers dans l’analyse d’une entreprise permet d’avoir une vision transversale de celle-ci et d’identifier des risques (de gouvernance, environnementaux et/ou sociétaux) auxquels la société pourrait être exposée à plus ou moins long terme. Cette analyse complémentaire à l’analyse financière classique (analyse sous l’angle rendement / risque) permet donc de réduire la prise de risque du fonds. En somme, l’ISR permet d’avoir une meilleure connaissance des entreprises dans lesquelles le fonds est investi. Longtemps sujet à caution, les fonds ISR offrent aujourd’hui des performances semblables aux fonds classiques sur le long terme, voire même supérieures. De quoi vous rassurer ! 

    Mauvaise presse

    56 % des acteurs estiment que la crainte d’une sous-performance de l’ISR est un frein à son développement. (6)

    6 Investissements responsables : quels impacts sur les entreprises ?

    De fait, avec l’intérêt grandissant des épargnants pour les fonds qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable, les entreprises sont incitées à changer leurs pratiques pour offrir un modèle plus respectueux de l’environnement et des hommes, mais aussi à mieux gérer les risques financiers sur le long terme.

    Vous voulez épargner de manière éthique et responsable ?

    La Macif vous permet d’épargner notamment sur une assurance-vie solidaire ainsi que sur des fonds labellisés responsables et solidaires.

    * Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur. L’abandon des intérêts donne droit à une réduction d’impôt et à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux réduit, selon la fiscalité en vigueur.

    ** Contrat d’épargne assurance vie multisupport comprenant des supports en unités de compte susceptibles de perte en capital, assuré par Mutavie.

    L’Essentiel de l’article

    • Un fond ISR respecte au moins un des trois critères extra-financiers : environnemental, sociétal et de gouvernance.
    • L’ISR est aussi performant financièrement que les placements traditionnels.

    (1) Étude menée par l’Association française de la gestion financière (AFG), 2017.
    (2) Sondage Ifop pour Vigeo Eiris et le FIR, « Les Français et la finance responsable », 2018.
    (3) Les Echos, Comment la finance solidaire tente de résister face aux labels, 2019
    (4) Association française de la gestion financière.
    (5) Méta-analyse menée par l’université d’Oxford et Arabesque Partners, portée sur la base de 200 sources incluant des études académiques, des rapports de sociétés de gestion ou encore des articles de presse.
    (6) Étude KPMG réalisée auprès d’un panel constitué de 7 émetteurs cotés sur Euronext Paris, de 10 investisseurs et gestionnaires d’actifs français et de 6 acteurs tels que ONG, initiatives de place, régulateurs et universitaires, 2017.

  • Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    Que se passe-t-il lorsque les voyageurs deviennent majoritaires ? Et quels sont les leviers pour réduire les effets négatifs du tourisme de masse à notre échelle ? Décryptage avec la blogueuse @Hors du Temps et le Youtubeur @Alex Vizeo.

    Le tourisme de masse, générateur de nuisances sociales et environnementales

    Quand le voyage devient un bien de consommation

    Voyager, c’est principalement découvrir une nouvelle culture, de nouveaux paysages. Avec le tourisme de masse, le voyageur peut devenir majoritaire sur le lieu de villégiature. La culture recherchée s’efface au profil d’une uniformisation des styles de vie. Le touriste doit se contenter de consommer, toujours plus vite, toujours plus, perdant le sentiment d’évasion qui est l’essence du voyage.

    Une accélération de la pollution sur les lieux du surtourisme 

    L’environnement est fortement impacté par le tourisme de masse. Les exemples sont nombreux : autocar de tourisme et paquebots de croisière rejetant des particules fines, eaux usées non traitées, déchets non recyclés laissés dans la nature mais également pollution visuelle et sonore …

    Les infrastructures (routes, gestion des déchets, eau) adaptées pour la population locale se retrouvent surpassées par l’afflux de touristes. Cette problématique est particulièrement criante pour les destinations qui subissent de fortes différences de fréquentation selon les saisons comme autour de la Méditerranée où la population double en juillet et août.

    L’île de Santorin, dans les Cyclades, suffoque chaque été de la déferlante de touristes déversées par les paquebots de croisières (plus de 10 000 personnes par jour !).

     

    Dans les zones du monde en développement et/ou enclavées, ce problème devient catastrophique lorsqu’il n’existe pas d’aménagements pour préserver l’environnement tels que le recyclages des déchets, le traitement des eaux usées, etc. Et ce même dans les lieux qui ne semblent pas attirer le tourisme de masse au premier abord. C’est le triste exemple des 11 tonnes de déchets laissés sur l’Everest en 20191.

    Un sentiment d’abandon des populations locales 

    Le tourisme de masse génère une tension sur les logements. Cela se traduit principalement par une hausse des prix de l’immobilier. Devant la rentabilité des logements touristiques, certains propriétaires préfèrent transformer leurs locations longues durées en meublés de tourisme. Par exemple, la population d’un des quartiers les plus touristiques de Barcelone, le barrio Gotico, a perdu près de 40% de ses habitants entre 2006 et 20152. Les locaux se voient relégués en périphéries des quartiers historiques.

    Triste cercle vicieux : les quartiers historiques, en perdant leurs habitants, perdent leur âme. Celle qui donnait justement leur attrait touristique…

    Voyager en agissant contre le surtourisme, c’est possible 

    La régulation du nombre de visiteurs est l’une des réponses adoptées par certains sites touristiques abîmés par le tourisme de masse. La plage de Maya Bay en Thaïlande, rendue célèbre par le film « La Plage » a été interdite d’accès pour que les fonds marins se régénèrent. D’autres sites touristiques, comme le Machu Picchu, ont fait le choix de limiter le nombre de visiteurs par jour afin de préserver les lieux2.

    214

    C’est le nombre limite d’alpinistes autorisés chaque jour à faire l’ascension du Mont Blanc depuis l’été 2020.

    Voyager aura toujours un impact sur la destination. Néanmoins, des actions peuvent être engagées par tous les voyageurs pour continuer à découvrir le monde tout en préservant les hauts lieux touristiques mondiaux !  

    Voyager hors saison

    Le voyage hors saison est une option idéale pour découvrir des lieux prisés par le tourisme de masse. En plus de découvrir les lieux dans un cadre plus serein, le tourisme hors-saison permet aux zones touristiques de vivre tout au long de l’année, sans pic de charge. Cela a un effet bénéfiques sur les ressources naturelles, comme l’eau et également sur la gestion des eaux usées ou les déchets ! Mais également pour la population locale, dont l’économie n’est pas au ralenti 10 mois sur 12.

    En Thaïlande, par exemple, le mois de Novembre séduit par ses températures agréables et son calme. Un vrai régal par rapport à la période des fêtes de fin d’années où le tourisme mondial est au plus haut ! Quant à Venise, oublions l’été et ses hordes de touristes, ainsi que les fêtes et différents festivals. Il n’y a rien de mieux que de se perdre hors saison dans le labyrinthe des canaux pour apprécier la Sérénissime.

     

    Tourisme de masse : quelles solutions pour un voyage plus responsable ?

    N’oublions pas : toutes les saisons sont magnifiques !

    Consommer local, éthique et bio

    Pour s’évader, rien de mieux qu’un voyage culinaire ! En voyage, on peut prendre le temps de goûter à la gastronomie locale. Non seulement, c’est plus écologique car la nourriture n’est pas importée du bout du monde, mais c’est une façon de préserver la culture locale. Les chaînes de restauration rapide internationales ont tendance à uniformiser les lieux touristiques, en plus de générer de nombreux déchets non recyclables.

    Astuce en plus

    Grâce aux guides de voyage et à Internet, trouver un restaurant local et savoureux est très simple. Il s’agit de s’éloigner de quelques centaines de mètre des sites sur-touristiques, pour découvrir un bon restaurant local. Une soupape de décompression appréciée face au tourisme de masse !

    Par extension, on peut appliquer ce même principe aux souvenirs de voyage en privilégiant l’artisanat local aux souvenirs made in China. Sauf si on est en Chine, cela va de soi !

    Surveiller sa consommation d’eau

    Conseil valable en particulier dans les pays en « stress hydrique » et dans les pays en développement. En vacances, il est nécessaire de conserver ses bonnes habitudes en termes de consommation d’eau. Les douches rapides sont à privilégier aux grands bains, et couper l’eau pendant qu’on se brosse les dents est nécessaire. L’usage de cosmétiques biologiques est un bon moyen de réduire la pollution des eaux, en particulier dans les zones où les eaux usées sont rejetées dans le milieu naturel (rivières, océans) sans traitement3. Lors des baignades en mer, lac ou rivière, une lotion solaire respectueuse des fonds marins est une excellente option pour préserver l’environnement !

    Lire aussi : Se protéger du soleil sans ruiner les océans

    En ce sens, le gouvernement philippin avait pris des mesures radicales pour préserver l’île de Bocabay en fermant l’île aux touristes pour une durée de six mois et en détruisant certains hôtels proches de la côte dont les eaux usées étaient directement déversées dans la mer4.

    Respecter le lieu visité 

    Respecter le lieu visité semble être une évidence. Pourtant, il n’est pas rare d’observer dans des zones touristiques, des voyageurs s’égarant du droit chemin …

    En voyage et en vacances, on continue de respecter son environnement. Dans les parcs naturels, on marche sur les sentiers balisés, on ne cueille pas de fleurs et on ne nourrit pas les animaux sauvages.

    Pour réduire ses déchets, très importants en zone touristique, l’utilisation de cosmétiques solides (savons, shampoings, dentifrice) est une excellente idée. Sans oublier le nécessaire de pique-nique zéro-déchet : couverts réutilisables et gourde.

    Lire aussi : 5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

    Privilégier les hébergements éthiques

    Pour ne pas contribuer à la crise du logement dans les zones tendues, il est indispensable de penser à son hébergement, et ses conséquences. Plusieurs façons de se loger de façon éthiques sont possibles, suivant les budgets, les lieux et le type de voyages. Les petits hôtels indépendants et historiques créent de l’emploi, tout en reversant une taxe de séjour à la collectivité, valorisant ainsi le lieu visité. Les logements chez et avec l’habitant (guesthouse/chambres d’hôtes, couchsurfing) sont un excellent moyen de s’immerger dans la culture, en partageant avec son hôte, qui est souvent ravi de nous communiquer ses meilleures adresses et anecdotes !

    1 Le Figaro, 2019
    2 vie-publique.fr, Le surtourisme : quel impact sur les villes et sur l’environnement ?,2024
    planetoscope.com, Litres d’eaux usées rejetées dans la nature dans le monde.
    4 franceinfo.fr, Philipines : l’île de Bocaray fermée aux touristes pour six mois, 2018
  • Le tabac chez les jeunes : la fin d’une tendance ?

    Le tabac chez les jeunes : la fin d’une tendance ?

    Des chiffres qui donnent envie de crier victoire : en 2022, seuls 6,2 % des lycéens déclaraient fumer quotidiennement contre 17,5 % en 2018, d’après une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) parue en janvier. Un taux de consommation presque divisé par trois, résultat d’un ensemble de mesures prises depuis plusieurs années : interdiction de la publicité pour le tabac, mise en place du paquet neutre depuis 2017, mais aussi, hausse régulière des taxes sur les produits tabagiques, « l’une des mesures les plus efficaces pour réduire le tabagisme, notamment chez les jeunes », selon Amélie Eschenbrenner du Comité national contre le tabagisme (CNCT). « Tout cela a contribué à dénormaliser le tabagisme dans la société », ajoute la responsable communication de cette association fondée en 1868. Cette tendance à la baisse se retrouve également dans le reste du monde, notamment en Nouvelle-Zélande, un pays « avant-gardiste dans la lutte contre le tabac » où moins de 5 % des adolescents seraient fumeurs, d’après Amélie Eschenbrenner. « En plus d’avoir mis en place des mesures rapidement, on y trouve un meilleur respect des législations en place. En France, on constate que les buralistes sont encore très nombreux à vendre du tabac aux mineurs, alors que c’est interdit depuis plus de quinze ans », déplore-t-elle.

    Limiter la première expérience de la cigarette

    Reste qu’il faut également limiter l’initiation au tabac ou à la nicotine. Autrement dit, empêcher les jeunes de se laisser tenter par une première cigarette, qui pourrait les plonger ensuite dans l’addiction. En 2018, une équipe de chercheurs britanniques avait estimé que 69 % des personnes essayant de fumer une fois deviendraient ensuite des fumeurs réguliers. Là encore, la bataille se gagne progressivement : d’après l’étude de l’OFDT, le niveau d’expérimentation du tabac chez les collégiens a été divisé par deux, chutant de 21,2 % à 11,4 % entre 2018 et 2022, et selon Amélie Eschenbrenner, l’âge moyen de la première cigarette est passé de 12-13 ans (classe de cinquième) à 14 ans. Maxence, 18 ans, a déjà fumé en soirée, pour « accompagner des copains ». « Jamais une clope complète, juste quelques “taffes”. Mais je n’ai jamais ressenti de pression sociale, rien ne m’a poussé à le faire. C’était pour tester la sensation, pas pour m’y mettre », assure le jeune homme, qui a vu deux de ses grands-parents succomber à des années de consommation et estime qu’il n’a de toute façon « pas d’argent à investir là-dedans ». D’après lui, « ceux qui restent fumeurs avaient déjà une grosse consommation dès le début du lycée ».

    18,5 %

    des jeunes de 18 à 24 ans pensent que la vapoteuse est plus nocive que la cigarette. 33 % pensent l’inverse. (4)

    Une épidémie de vapotage

    Face à cette ringardisation de la cigarette, l’industrie du tabac a dû parier sur de nouveaux produits pour attirer les jeunes consommateurs : cigarettes électroniques ou puffs ont le vent en poupe. D’après une étude d’Alliance contre le tabac, publiée en novembre, 15 % des 13-16 ans consommeraient ces cigarettes électroniques jetables. Maxence a justement été témoin du succès des outils de vapotage parmi ses pairs et s’y est essayé aussi. « Tu peux tester plein de goûts différents, ça fait de la grosse fumée, tu peux faire des formes, c’est rigolo », justifie-t-il. De son côté, Amélie Eschenbrenner estime que l’on fait face à une véritable « épidémie de vapotage ». À tel point que le CNCT a demandé l’interdiction de ces produits, une doléance actuellement à l’étude auprès de la Commission européenne. En attendant, les diverses vapes se trouvent aisément dans les kiosques à journaux, certains magasins de décoration ou des restaurants, à des prix beaucoup moins élevés que des cigarettes classiques. Idem pour les Snus ou les sachets de nicotine pure, qui contiennent « des taux alarmants de nicotine et induisent une dépendance très rapide » selon la Responsable communication du CNCT, et dont les échantillons peuvent se procurer gratuitement sur internet, sans aucun contrôle sur l’âge des souscripteurs. « Le développement de tous ces produits est tellement anarchique qu’il a fallu agir avant qu’ils ne deviennent omniprésents, explique Amélie Eschenbrenner. On assiste à une baisse du tabagisme, mais à une hausse du vapotage chez les adolescents, alors que pour eux, ce n’est pas un outil de sevrage. » Toujours d’après Alliance contre le tabac, 47 % des 13-16 ans ont commencé leur initiation à la nicotine avec les puffs et 23 % d’entre eux se sont ensuite mis à consommer d’autres produits tabacologiques.

    8,1 %

    des 18-34 ans sont gênés de sortir leur paquet de cigarettes à cause de la couleur du paquet neutre et de la photo de prévention. (4)

    Un combat marketing

    Le CNCT œuvre depuis plus de 150 ans pour informer sur les risques du tabac et plaider auprès des instances de législation afin de « faire avancer certaines lois, les renforcer et les faire appliquer », détaille sa responsable communication. Un combat similaire à celui de David contre Goliath, tant l’industrie du tabac déploie tout un arsenal marketing pour séduire les ados, allant même jusqu’à investir les réseaux sociaux et faire appel à des influenceurs pour promouvoir leurs produits. En réponse, le CNCT a dû également se mettre à la page et a noué un partenariat avec Ketty Deléris (@kettydls.addicto, ndr), une influenceuse tabacologue sur TikTok. Surtout, l’association a trouvé un nouvel angle de communication, autre que les dangers sur la santé. « On a compris que la jeunesse d’aujourd’hui est beaucoup plus sensible aux droits humains et à l’environnement, alors on explique que l’industrie du tabac est l’une des plus polluantes ou que ce sont souvent des enfants qui travaillent dans les champs de production. Et ça fonctionne, se réjouit Amélie Eschenbrenner. Les données montrent qu’on peut parvenir dans les prochaines années à une génération sans tabac, ce qui était impensable il y a cinq ans. Donc on est plutôt optimistes pour l’avenir. »

    L’Essentiel de l’article

    • Le nombre de fumeurs quotidiens diminue chez les jeunes, surtout les garçons. (1)
    • Les 18-24 ans restent plus nombreux à fumer que le reste des Français. (1)
    • La cigarette électronique et la chicha peuvent être une porte d’entrée vers le tabagisme.

    (1) Santé publique France, La consommation de tabac en France : premiers résultats du baromètre santé 2017, 2018.
    (2) New England Journal of Medecin, Trends in Adolescent Vaping 2017–2019, 2019.
    (3) National Academies of Sciences, Engineering, Medecine, Public Health Consequences of E-Cigarettes, 2018.
    (4) Santé publique France, Baromètre de santé publique 2017, 2019.

  • Et si on partait en voyage solidaire en famille ?

    Et si on partait en voyage solidaire en famille ?

    À l’approche de l’été, Cécile, la quarantaine, a souhaité partager une expérience de voyage différente avec ses trois enfants, Thibault, 14 ans, Amaury, 12 ans et Maxime, 11 ans. Toute la famille est partie au Sri Lanka pendant deux semaines pour restaurer le mobilier d’une école et arpenter le pays avec un guide. Elle explique son choix et raconte ce séjour peu ordinaire.

    1 Que recherchiez-vous avec ce voyage solidaire ?

    « L’an dernier, j’ai eu envie de proposer un autre style de vacances à mes enfants. Je voulais les emmener en voyage, mais étant seule avec eux, je ne voulais pas partir, sac à dos, à l’aventure. Je tenais à ce que l’on soit encadrés, mais je souhaitais qu’ils puissent être en contact avec les habitants du pays en question. Quand on part en voyage touristique, on passe d’hôtel en hôtel et on est finalement peu confrontés à la réalité quotidienne des gens. Ce voyage, c’était une façon de leur ouvrir les yeux sur le monde et de leur montrer à quel point ils vivaient dans un milieu privilégié. »

    2 Comment avez-vous choisi votre organisme ?

    « Quand je me suis mise en quête d’une destination et d’un voyage solidaire, je n’ai pas trouvé grand-chose sur Internet. Le déroulé du voyage et les missions proposées aux familles n’étaient pas toujours très clairs. Car il faut savoir que dans le cadre de ces séjours, un pourcentage du prix du voyage, variable selon chaque association, sert à soutenir des projets de développement prioritaires dans le pays visité. Nous sommes partis avec une agence en ligne qui m’a séduite par la clarté de son discours. On sait précisément comment notre argent est utilisé et à quoi il contribue. J’aimais aussi l’idée que nos kilomètres en avion soient compensés en empreinte carbone (l’agence retient 25 euros sur chaque voyage pour financer des cuiseurs à bois économes en contrepartie des émissions de gaz à effet de serre produites). »

    Bon à savoir

    Alerte arnaque : comment s’assurer que l’on passe par une ONG bien répertoriée ?

    L’ATR, l’association Agir pour un tourisme responsable recense et contrôle les organisateurs de voyages reconnus chaque année. Ces agences ont pris des engagements en faveur du tourisme solidaire et ont été sélectionnées pour leurs implications auprès des régions d’accueil. N’hésitez pas à poser des questions à l’agence en question si vous avez besoin d’explications supplémentaires ou à questionner d’anciens voyageurs sur les forums consacrés aux séjours alternatifs.

    3 Aviez-vous des craintes avant de partir en vacances solidaires ?

    « Pas moi, mais certains de mes enfants, oui ! Il a fallu que je leur explique le projet. Je leur ai montré la vidéo d’un voyage solidaire au Cambodge. Mon fils de 11 ans était emballé à l’idée de partir aider une population locale, celui de 12 ans semblait un peu plus sur la réserve et mon aîné n’avait pas du tout envie de partir. Il craignait l’absence d’électricité et… de téléphone ! Se couper du monde et de ses copains, via les réseaux sociaux, ce n’était pas évident pour lui. »

    3 conseils aux familles voyageuses

    • 1

      Avant de sauter dans l’avion, même si vous passez par une agence, procurez-vous un ou des guides de voyage. Cela vous donnera des informations supplémentaires sur le pays, ses habitants, les coutumes locales.

    • 2

      On a toujours tendance à partir avec des valises trop chargées. Renseignez-vous avant le départ sur le nécessaire à emporter et forcez-vous à vous limiter. En voyageant léger, on gagne en confort et les déplacements entre chaque étape sont plus faciles.

    • 3

      Rendez-vous sur le portail France Diplomatie, mis en place par le gouvernement pour connaître la situation diplomatique du pays avant de vous engager sur une destination.

    4 Quelle mission solidaire avez-vous réalisée ?

    « Notre mission a duré cinq jours. Nous sommes partis au nord du Sri Lanka. Notre objectif était de restaurer le mobilier très vétuste d’une école dans un village. Avec une autre famille, nous y avons séjourné et nous passions entre quatre et cinq heures par jour dans l’établissement pour effectuer les travaux. Des menuisiers locaux coupaient des planches de bois et s’occupaient de redresser la structure en métal des chaises et tables à rénover, de remplacer les planches en bois si nécessaire. Nous étions ensuite chargés de les peindre. Pendant notre temps libre, le guide nous emmenait visiter les environs et vivre des expériences avec les locaux. »

    5 Quelle expérience vous a le plus marquée ?

    « Nous avons été accueillis comme des rois dans cette école. Je garde un souvenir ému de l’accueil que nous ont réservé le directeur et les enfants. À notre arrivée, ils avaient organisé une cérémonie. Les élèves étaient tous habillés en blanc. Ils avaient préparé des colliers de fleurs fraîches et ont constitué une haie d’honneur pour nous souhaiter la bienvenue. C’était magnifique. Le directeur était très heureux que nous venions les aider, plutôt que d’aller séjourner sur une plage de rêve. Il l’avait expliqué aux enfants qui semblaient aussi reconnaissants que lui… »

    6 Comment vos enfants ont-ils vécu la mission ?

    « Au départ, mon aîné s’est montré assez fermé. Il refusait de jouer ou de parler aux enfants du village qui avaient le même âge que lui. Mais au fil du temps, il s’est détendu. On garde tous un très bon souvenir de ce voyage. Cette expérience les a beaucoup touchés et on évoque souvent des souvenirs de ce voyage. »

    7 Quelle a été la suite de ce voyage solidaire ?

    « Nous avons parcouru le nord du pays avec notre guide. Une autre famille faisait partie du voyage. Leurs enfants, en revanche, avaient plutôt une vingtaine d’années. Le programme était varié et riche : visite de mangroves, de temples, safari d’une journée, plage… C’était magique. »

    8 Quels ont été les bénéfices de ce voyage solidaire ?

    « Ce voyage a profondément marqué les enfants. Ils ont pu se rendre compte de leur confort. Je me souviens notamment d’un de mes fils qui avait relevé que le salaire mensuel d’un habitant de la capitale représentait le prix des baskets qu’il avait aux pieds… Mes enfants sont ressortis de cette expérience grandis, plus débrouillards et plus humbles. »

    9 Êtes-vous prêts à repartir ?

    « Pas cet été ! Mais l’année prochaine très certainement ! Je ne veux pas imposer à mes enfants un voyage utile chaque année. Ça reste des vacances enrichissantes mais assez fatigantes. Dès notre arrivée, malgré le décalage horaire, la mission démarrait… Et c’est aussi un séjour qui remue émotionnellement. On va attendre d’intégrer tout ça avant de repartir… »

    L’Essentiel de l’article

    • Un pourcentage du prix du voyage sert à soutenir des projets de développement prioritaires dans le pays visité.
    • L’association Agir pour un tourisme responsable recense et contrôle les organisateurs de voyages reconnus.
    • Avant de partir, il est important de s’assurer de la situation diplomatique du pays en se rendant sur le site de France Diplomatie.
  • Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    En baisse constante depuis les années 1980, le nombre d’exploitations agricoles en France reflète la crise profonde qui traverse le secteur. (3) Travail difficile, peu rémunérateur, isolement des agriculteurs… Les candidats au titre de chef(fe) d’exploitation ne se bousculent pas à la porte. À contre-courant de ce tableau morose, il existe pourtant une filière dont la croissance à deux chiffres (1) attire les vocations : l’agriculture biologique, soit une agriculture ne faisant pas usage de pesticides ni d’engrais chimiques. Il faut dire que le bio ne manque pas d’arguments, avec des surfaces plus petites et une rentabilité supérieure aux fermes conventionnelles, en particulier dans les domaines du maraîchage, de la viticulture et de la production de lait de vache. (2)

    1 Se lancer dans l’agriculture bio, comment faire ?

    Vous aimez la nature et le grand air, et gérer votre propre entreprise ne vous fait pas peur ? Vous avez toutes les qualités requises pour devenir agriculteur bio ! Seul(e), avec des associés, avec ou sans salariés, vous devrez d’abord définir votre projet, choisir un statut juridique (SCEA, GAEC, EARL, etc.) pour votre exploitation et, bien sûr, vous former.

    Une fois affilié(e) au régime MSA (Mutualité sociale agricole, la sécurité sociale des agriculteurs), et les certifications bios obtenues, vous intégrerez alors la grande famille des agriculteurs biologiques français qui compte près de 156 000 personnes salariées et chefs d’exploitation (4). Maraîchage, viticulture, élevage, horticulture… Vos productions répondront au cahier des charges exigeant de la filière bio qui interdit les pesticides et engrais chimiques de synthèse, bannit les OGM et veille au respect de la santé et du bien-être animal.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient des initiatives en faveur de l’agriculture biologique.

    2 Les formations continues en agriculture biologique

    Vous avez 30 ou 40 ans et envisagez une reconversion dans l’agriculture bio ? Plusieurs parcours de formation s’offrent à vous, à commencer par la plupart de celles disponibles en formation initiale comme le BEPA (Brevet d’études professionnelles agricoles), le bac technologique STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), le BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole) ou encore les diplômes d’ingénieur agricole ou d’agronome (ENSAIA Nancy, AgroParisTech, ENSAT Toulouse, etc.). Mais pour devenir votre propre patron, vous devrez passer le BPREA (Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) qui, lui, n’est accessible qu’en formation continue et permet de se former spécifiquement à la mise en place et à la gestion d’une exploitation. Il est nécessaire pour s’installer en tant qu’agriculteur.

    Si vous êtes déjà agriculteur et que vous souhaitez passer au bio, un parcours spécifique d’environ deux à trois ans est nécessaire, à la fois pour vous former et pour transformer votre exploitation. Les Chambres d’agriculture proposent un accompagnement spécifique sur toute la durée du processus, depuis les débuts du projet jusqu’à la demande d’aides spécifiques à l’agriculture bio.

    1 agricultrice bio sur 3

    l’est devenue suite à une reconversion professionnelle. (5)

    3 Le CPF pour financer sa formation agricole

    Quel que soit votre niveau de formation, vous pouvez dans certains cas bénéficier d’aides pour financer votre cursus, en particulier si vous êtes en reconversion. Le Compte personnel de formation (CPF) et le Droit individuel à la formation (DIF) sont des comptes qui permettent de financer la formation continue des adultes.

    Bon à savoir

    D’autres financements peuvent exister en fonction des situations. Renseignez-vous auprès du CIO, de la Chambre d’agriculture et des établissements visés.

    4 Obtenir les labels bios

    Condition sine qua non pour prétendre à l’appellation bio : obtenir les certifications en bonne et due forme. Délivrées par des organismes indépendants agréés et spécialisés, elles attestent que les modes de production répondent au cahier des charges de l’agriculture biologique, en particulier :

    • l’absence d’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques de synthèse (issus de la chimie industrielle) ;
    • l’exclusion des semences et organismes OGM ;
    • le respect du bien-être et de la santé animale.

    Quelles sont les principales certifications bios ?

    Le label AB (agriculture biologique) : c’est un label français qui atteste qu’un produit est 100 % bio ou transformé à base d’au minimum 95 % d’ingrédients produits en bio.

    Le label bio européen ou « Eurofeuille » : il certifie que les produits étiquetés sont composée au moins à 95 % de produits agricoles biologiques.

    Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    Comment obtenir les certifications bios ?

    Étape 1 : signaler l’activité de l’exploitation auprès de l’Agence bio, organisme public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique en France.

    Étape 2 : choisir un organisme certificateur agréé. Le choix peut notamment être basé sur le prix, car la certification est payante. Il peut donc être intéressant de demander un devis auprès de plusieurs organismes pour comparer. Une fois le choix arrêté, vous pouvez signer le contrat. Les prix varient en fonction du type de production et sont généralement compris entre 300 et 800 euros.

    Étape 3 : l’exploitation est visitée par le contrôleur qui procède à toutes les vérifications nécessaires. Si tout est bon, la certification est délivrée et l’agriculteur peut utiliser le label AB et/ou Eurofeuille sur ses produits.

    Étape 4 : des contrôles réguliers sont effectués par la suite pour attester que le cahier des charges bio est respecté sur la durée.

    Bon à savoir

    Combien de temps faut-il pour décrocher ces labels ?

    Tout dépend si on se lance directement en bio ou s’il s’agit d’une conversion. Dans le premier cas, la certification n’est pratiquement qu’une formalité. Mais en cas de conversion, le délai minimal réglementaire est de deux à trois ans, le temps que les sols se purgent des anciens pesticides chimiques.

    41 600

    exploitations bios sont recensées en France en 2019. (4)

    5 Les aides financières pour l’agriculture bio

    Les chefs d’exploitation peuvent bénéficier de plusieurs types d’aides pour leur installation en bio ou leur reconversion. Les deux plus courantes sont la SAB M (Soutien à l’agriculture biologique en maintien) et la SAB C (Soutien à l’agriculture biologique en conversion). Ces aides sont soumises entre autres à l’obtention des certifications biologiques. Vous pouvez consulter les critères d’attribution et les montants sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Pour faire une demande, il suffit de remplir le formulaire correspondant sur le site de l’Agence bio.

    Bon à savoir

    Il existe de nombreuses autres aides à la conversion ou au maintien en agriculture bio. Renseignez-vous auprès des Chambres d’agriculture et en ligne pour faire vos demandes.

    6 L’agriculture raisonnée : un métier plus accessible que le bio ?

    L’agriculture raisonnée est un mode de production qui met l’accent sur la protection de l’environnement et le bien-être animal. Moins contraignante que le bio, l’agriculture raisonnée recherche le bon équilibre entre productivité et durabilité. Promue par le FARRE (Forum des agriculteurs responsables et respectueux de l’environnement) jusqu’en septembre 2018, elle ne fait l’objet d’aucun label officiel en tant que telle. Il existe en revanche une Certification environnementale d’État, spécifique aux exploitations agricoles. Elle est répartie en plusieurs niveaux, dont le plus élevé (Haute Valeur Environnementale) valide des bonnes pratiques relatives à la biodiversité, à l’utilisation des engrais et pesticides et à l’irrigation. La certification HVE est souvent considérée comme une première étape vers la certification bio.

    L’Essentiel de l’article

    • Le nombre d’exploitations bios en France était en augmentation de 13 % en 2018. (1)
    • Il existe deux façons de devenir agriculteur biologique : soit en suivant une formation initiale ou continue pour s’installer directement, soit en convertissant son exploitation d’agriculture conventionnelle au bio.
    • Les certifications biologiques sont délivrées par des organismes agréés par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité).

    (1) L’Agence bio, Un ancrage dans les territoires et une croissance soutenue, 2018.
    (2) Insee, Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ?, 2017.
    (3) Agreste, Enquête sur la structure des exploitations agricoles, 2018.
    (4) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, L’agriculture biologique en France, 2019.
    (5) FNAB, Quelle est la place des femmes dans l’agriculture bio ?, 2018.