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  • Cyberharcèlement de l’enfant : passer du choc à l’action !

    Cyberharcèlement de l’enfant : passer du choc à l’action !

    1 Cyberharcèlement : le reconnaître pour mieux le prévenir

    Le cyberharcèlement est un type de harcèlement qui vit sur les supports digitaux tels que les réseaux sociaux, les messageries instantanées, les chats et les sites de partage, pour ne citer qu’eux. Il prend plusieurs formes : intimidations, insultes, moqueries, rumeurs ou encore menaces.

    Pirater le compte d’une personne tierce ou usurper son identité digitale, créer un groupe, une page ou un sujet de message visant à nuire à une autre personne, mais aussi publier une photo ou une vidéo d’un camarade en mauvaise posture sont aussi des faits considérés comme du cyberharcèlement. En somme, tout ce qui vise à intimider ou humilier une personne de façon répétée. À noter que le cyberharceleur peut être une personne seule ou un groupe.

    2 Renfermement, maux de ventre… Les signes qui doivent vous alerter

    « Si votre enfant se renferme sur lui-même, manifeste des signes de stress (mal au ventre, sommeil perturbé, anxiété, mal de tête, perte d’appétit…) et va à l’école à reculons, il se peut qu’il soit cyberharcelé », explique Charlotte Bugnon, intervenante en prévention en milieu scolaire.

    « Le cyberharcèlement peut provoquer chez l’adolescent une perte d’estime de soi, un décrochage scolaire, voire entraîner un profond mal-être. »

    3 La parole pour éduquer et rassurer

    Vous vous inquiétez pour votre enfant ? Expliquez-lui ce qu’est le cyberharcèlement et dites-lui que ces méchancetés et humiliations répétées sont anormales et répréhensibles (y compris par la loi). Pour rendre le sujet encore plus concret et l’aider à libérer sa parole, n’hésitez pas à lui montrer un film ou un documentaire dans lequel d’autres victimes s’expriment. Le site du ministère de l’Éducation nationale “Non au harcèlement” propose une multitude de films et de campagnes dédiés au sujet, par exemple.

    Enfin, rappelez-lui que les adultes (ses parents comme ses enseignants) sont de son côté et qu’il ne doit pas avoir peur des représailles. L’idée : qu’il se sente à l’aise pour se confier, mais aussi que la honte et la peur changent de camp !

    Un contact utile

    Le ministère de l’Éducation nationale a mis au point Net Écoute, un site et un numéro vert gratuit et anonyme qui permettent à votre enfant de se confier sur d’éventuels problèmes liés à leur usage des outils numériques.

    Tél. : 0800 200 200.

    4 Comment collecter les preuves ?

    Si votre enfant vous a confié être cyberharcelé, vous allez devoir recueillir des preuves pour plaider sa cause auprès de la direction de l’établissement scolaire. Soyez sans pitié ! Faites autant de captures d’écran que possible et enregistrez les messages, les mails ou encore les SMS injurieux ou les photos reçues de ses cyberharceleurs. Stockez-les sur une clé USB ou sur un dossier de votre ordinateur.

    5 Le référent scolaire, votre interlocuteur pour désamorcer la crise

    « Beaucoup de parents d’enfants cyberharcelés sont tentés d’agir seuls en allant voir les cyberharceleurs ou leurs parents », souligne Charlotte Bugnon.

    Avec le risque d’envenimer les choses si votre action est mal perçue. Demandez plutôt un rendez-vous avec l’enseignant ou le directeur de l’établissement de votre enfant pour leur faire part de la situation. Ensemble, vous examinerez les solutions à mettre en place pour agir au plus près de l’intérêt de votre enfant.

    6 Blocage, signalement, plainte : le bon « combo » pour retrouver la paix

    En attendant de régler le problème une bonne fois pour toutes, il faut pallier à l’urgence. Les bons réflexes ? Bloquer les expéditeurs malveillants, mais aussi signaler et demander le retrait des contenus offensants reçus par votre enfant aux fournisseurs d’hébergement concernés. Pour vous aider dans cette démarche, la plateforme Pharos, mise en place par le ministère de l’Intérieur, permet notamment de signaler tout contenu illicite sur Internet.

    Vous pouvez aussi conseiller à votre enfant de se tenir à l’écart des réseaux sociaux quelque temps pour qu’il ne tombe pas sur une photo ou un commentaire blessant. Enfin, votre enfant, même s’il est mineur, peut porter plainte contre ses harceleurs ou contre X s’il ne connaît pas leur identité.

    Bon à savoir

    Votre enfant, victime de cyberharcèlement, a du mal à se reconstruire malgré votre amour et votre soutien ? Proposez-lui d’aller en parler à un psychologue. Le fait d’être hors du cocon familial et face à une personne neutre peut l’aider à se confier.

    L’Essentiel de l’article

    • Certains signes doivent vous alerter.
    • Entamez un dialogue avec votre enfant.
    • Il est important de recueillir des preuves.
  • 9 kg, c’est le poids moyen du cartable d’un élève de 6e en France, soit 3 kilos de trop !

    9 kg, c’est le poids moyen du cartable d’un élève de 6e en France, soit 3 kilos de trop !

    Alors que le poids du sac ne devrait pas dépasser les 15% du poids de l’enfant(1) pour être sans conséquence sur sa santé, comme l’affirme Claire Bouard, ostéopathe à Gargenville (78440), la réalité est tout autre. En France, on dépasse largement cette recommandation pour préserver le dos des enfants. Le poids moyen constaté est en effet entre 7 kg et 11 kg, soit entre 17,5 % et 27,5% du poids de l’enfant, alors qu’il ne devrait pas excéder 6 kg pour un enfant de 6e (15 % du poids du corps). Nous sommes loin d’un cartable poids plume qui soulagerait leur dos…

    Parmi les pistes à étudier par les établissements pour alléger la charge, la mise à disposition de casiers et l’utilisation de livres numériques sont souvent évoquées. Malheureusement, elles impliquent des investissements que la plupart des collèges et des lycées ne peuvent se permettre…

    Plus simplement, l’utilisation de cahiers de petit format pourrait déjà éliminer quelques précieuses centaines de grammes dans les cartables.

    En attendant la solution miracle, proposez à votre enfant un cartable ou un sac à dos souple (ni trop mou ni trop dur), avec des bretelles larges et rembourrées, correctement ajustées : le sac doit être positionné en haut du dos plutôt que sur les reins. À l’intérieur, l’enfant doit ranger ses livres et cahiers bien à plat côté dos, et laisser la trousse et les petits objets dans la partie avant. Ça n’allège pas le poids total, mais c’est plus confortable !

    Source (1) : Communiqué de presse des Ostéopathe de France publié en août 2019.

    Les contrats de garantie Santé Macif vous protègent, vous et votre famille, pour tous les besoins du quotidien.

    Et avec les ateliers Macif, profitez de programmes d’information et de prévention gratuits, près de chez vous. Renseignements sur www.diffuz.com.

    Sénat, 2018.

  • 3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    1 Idée reçue n° 1 : l’air est plus pur à la campagne

    Et non ! Enfin, pas toujours. D’abord parce que certains milieux comme les forêts ou les vallées montagneuses ont la fâcheuse tendance à retenir les polluants. Résultat, en ce qui concerne la pollution à l’ozone, la forêt de Fontainebleau (77186) a connu 25 jours de dépassement des normes en 2018, contre 20 à Paris (1)

    Autre point, la campagne est elle-même source de nombreux polluants liés notamment à l’épandage d’engrais et de pesticides. Sans oublier que l’élevage bovin produit un effet bœuf sur la qualité de l’air ! Ce n’est bien sûr pas une raison pour bouder les week-ends chez votre mamie, mais au moins, vous saurez.

    Bon à savoir

    Airparif et Atmo France pour vérifier la qualité de l’air

    Comment vérifier la pollution près de chez vous ? Parisiens et Franciliens, consultez la carte de la pollution en temps réel sur Airparif. En région, le site Atmo-France.org, agréé par l’État, vous permet de retrouver toutes les informations et cartes de la pollution locale.

    2 Idée reçue n° 2 : il ne faut pas aérer chez soi en cas de pic de pollution

    Encore perdu ! Quand la pollution sévit à l’extérieur, il est tentant de se calfeutrer chez soi le temps que le pic retombe. Pourtant, c’est une mauvaise idée ! Mobilier, revêtements de sol et muraux, chauffage, tabac, produits ménagers, moisissures… l’air intérieur des logements en France serait 5 à 10 fois plus mauvais à inhaler que l’air extérieur (2).

    En cause, 60% des logements ne seraient pas équipés d’un dispositif de ventilation et de traitement de l’air permettant son renouvellement. Il est donc important d’aérer quotidiennement son logement, quitte à faire entrer un peu de particules fines…

    7 millions

    c’est le nombre de personnes qui décèdent chaque année dans le monde des suites de la pollution, autant dire que c’est un enjeu de santé publique qui nous concerne tous ! (3)

    3 Idée reçue n° 3 : les piétons sont plus exposés à la pollution que les automobilistes

    Toujours pas ! C’est même l’inverse : le système de ventilation importe les gaz d’échappement des autres voitures, qui se retrouvent bloqués dans l’habitacle. Résultat, on baigne dans un joyeux cocktail de particules fines, de monoxyde de carbone et d’émanations des plastiques et tissus d’habillage (si en plus vous avez un sapin à la fraise accroché au rétro…).

    À Paris, les taux de dioxyde d’azote peuvent ainsi être 4 à 5 fois supérieurs au niveau extérieur, voire 15 fois plus élevé dans un tunnel autoroutier congestionné (4)… Les piétons, qui marchent à l’écart de la chaussée, sont moins directement exposés. Moralité, n’hésitez pas à ouvrir la fenêtre de temps en temps pour respirer (sauf en trafic dense), ou mieux encore, laissez votre voiture au garage.

     

    L’Essentiel de l’article

    • L’air n’est pas forcément plus pur à la campagne.
    • Il faut quand même aérer chez soi en cas de pic de pollution.
    • Les automobilistes sont plus exposés à la pollution que les piétons.

    (1) AirParif, bilan de la qualité de l’air en Île-de-France, 2018

    (2) Étude de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI)

    (3) Figaro, Pollution de l’air : 7 millions de personnes perdent la vie chaque année, 2 mai 2018

    (4) Ademe, La pollution de l’air en 10 questions, 2018

  • Grand âge et dépendance, à quelles portes frapper ?

    Grand âge et dépendance, à quelles portes frapper ?

    1 Autonomie et dépendance en un coup d’œil

    L’administration française a mis en place un site dédié (1) à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Il regroupe toutes les sources d’information et les adresses des organismes utiles pour gérer une situation de dépendance. C’est un portail incontournable pour toutes celles et ceux qui aident un proche dépendant ou sont eux-mêmes touchés par la perte d’autonomie. Il permet, en outre, d’effectuer de nombreuses démarches grâce à des formulaires à remplir directement en ligne ou à télécharger. Vous y trouverez aussi un annuaire complet des points d’information, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile.

    Par ailleurs, des points d’information de proximité proposent un accompagnement global de la dépendance, notamment :

    • les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) offrent de l’information, mais aussi de l’écoute, du conseil et du soutien aux personnes dépendantes et à leurs proches.
       
    • les Maisons de l’autonomie, qui existent dans certains départements. Elles informent sur les droits et dispositifs existants et permettent, entre autres, de déposer une demande d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou d’une aide sociale à l’hébergement (ASH), en cas d’accueil en établissement.
       
    • les Centres communaux d’action sociale (CCAS) ou les mairies pour les communes de moins de 1 500 habitants.

    Ces points d’information constituent une « porte d’entrée » pour les personnes touchées par la dépendance, seniors ou non, comme pour les aidants. Selon les situations, ils pourront aussi vous orienter vers un gestionnaire de cas, qui coordonnera et planifiera l’intervention des différents professionnels et services nécessaires à la prise en charge de la personne dépendante.

    Besoin d’aide face à la dépendance ?

    Le contrat Garantie Autonomie Macif accompagne les aidants et les aidés dans leurs démarches administratives.

    2 Évaluer la dépendance

    L’un de vos proches est en perte d’autonomie et a besoin d’une aide régulière ? Pour adapter sa prise en charge, la première étape consiste à évaluer son niveau de dépendance. Cet examen peut se faire chez le médecin traitant de la personne concernée ou auprès d’équipes médico-sociales APA du conseil départemental de son lieu de résidence. Elle est basée sur la grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupes Iso-Ressources), qui établit six niveaux de dépendance (les « GIR », groupes interressources), de la dépendance totale à la pleine autonomie. Seuls les quatre premiers niveaux de cette grille ouvrent droit à l’APA.

    2,12 MILLIONS

    C’est le nombre de personnes âgées de 85 ans vivent en France. Elles devraient être 6,3 millions en 2060. (2)

    3 Les aides financières

    Les conseils départementaux

    Les conseils départementaux sont en charge de l’aide à l’autonomie des personnes âgées de leur territoire, et en particulier du versement de l’APA et de l’ASH. Ces deux aides financières sont les plus couramment perçues en cas de dépendance, et permettent de couvrir une part importante des dépenses courantes (aide à domicile, hébergement, etc.). C’est donc vers eux que vous devrez vous tourner pour solliciter ces allocations, en votre nom propre si vous êtes concerné par la dépendance ou au nom de la personne touchée.

    Les caisses de retraite

    Les caisses de retraite proposent elles aussi des aides financières pour aider les seniors à maintenir leur autonomie, par exemple :

    • financement d’aménagements et d’équipements comme des barres d’appui ou des marches antidérapantes, du matériel de téléassistance, des portes et volets automatiques, etc.
    • financement de l’intervention d’une aide à domicile pour la livraison de repas, le ménage, la toilette, etc.

    L’Assurance maladie

    L’Assurance maladie peut être sollicitée par les personnes dépendantes à faibles revenus pour bénéficier, sous conditions de la CMUC (couverture maladie universelle complémentaire) ou de l’aide à la complémentaire santé (ACS).

    Les complémentaires santé

    Les organismes de complémentaire santé peuvent aussi venir en aide aux personnes dépendantes ou à leurs proches aidants au travers de garanties ou grâce à des dispositifs internes de solidarité. Ainsi par exemple, la Macif a mis en place un fonds d’action sociale qui peut, sous conditions et après étude du dossier, allouer une aide exceptionnelle à un adhérent pour financer, par exemple, du matériel médical non pris en charge par ailleurs. Les contrats santé peuvent aussi inclure des garanties d’assistance permettant de bénéficier d’une aide à domicile ponctuelle, souvent en cas de retour au domicile après une hospitalisation.

    Le Trésor public

    Le Trésor public accorde un crédit d’impôt sur le revenu pour les dépenses supportées et liées à l’emploi direct d’une personne à domicile affectée au service de la personne ou employée via un prestataire agréé (associations, entreprises), quel que soit le mode de paiement (Chèque emploi service (CESU), chèque…). Le crédit couvre 50 % des dépenses engagées dans la limite de 12 000 euros, éventuellement majorée sous certaines conditions.

    Les aides financières pour aménager le logement

    Sous certaines conditions, il est aussi possible de bénéficier de crédits d’impôts pour les dépenses liées aux équipements pour le maintien à domicile des personnes âgées. Les travaux concernent, par exemple, l’installation de volets roulants électriques et de portes coulissantes, l’aménagement de la salle de bains, la pose de revêtements antidérapants, etc.

    L’ANAH (Agence nationale de l’habitat) peut allouer, selon vos conditions de ressources et étude de la demande, une   subvention pour des travaux d’aménagement du logement. Il existe deux types d’aides : une pour les propriétaires occupants anticipant le bien-vieillir à domicile, une pour adapter son logement en cas de handicap. Selon les cas, vous pourrez solliciter l’une ou l’autre.

    1 265 000

    personnes bénéficient de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). (3)

    4 Les aides juridiques et administratives

    L’assistance sociale

    L’assistance sociale accompagne les personnes qui éprouvent des difficultés diverses, qu’elles soient financières, sociales ou psychologiques. Pour les personnes dépendantes ou les aidants, elle peut ainsi aider à la réalisation des démarches administratives, informer sur les droits et les aides disponibles, etc.

    Le juge des tutelles

    Le juge des tutelles peut être saisi si l’état de dépendance de la personne altère ses facultés mentales et/ou ses facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté et rend nécessaire l’ouverture et la mise en place d’une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle…) afin de protéger ses intérêts patrimoniaux et/ou sa personne. Le juge des tutelles peut désigner un membre de la famille ou toute autre personne pour exercer, selon la situation, la mission de tuteur ou de curateur. Celui-ci aura alors la charge de gérer les biens et besoins de la personne placée sous sa tutelle ou curatelle.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs

    Si le juge des tutelles ne peut pas désigner un membre de la famille pour exercer la mission de tuteur ou de curateur, il nomme un mandataire judiciaire à la protection des majeurs ». Ce professionnel est alors en charge de l’accompagnement social, administratif, juridique et financier de la personne, bénéficiaire d’une mesure de protection juridique.

    5 Les soins médicaux et paramédicaux

    De nombreux professionnels de santé peuvent être sollicités pour améliorer le quotidien de la personne dépendante ou perte d’autonomie : le médecin traitant et pour les soins courants, les infirmiers et infirmières libérales. De même, en fonction des besoins, peuvent intervenir : pédicures-podologues, masseurs-kinésithérapeutes, gérontologues, dentistes, ergothérapeutes, psychomotriciens …

    La consultation mémoire est un dispositif spécifiquement conçu pour évaluer les pertes de mémoire chez les personnes âgées et établir un diagnostic. Renseignez-vous si un proche (ou vous-même) présente ces symptômes.

    6 Les hébergements spécialisés

    Quand le maintien à domicile n’est pas possible ou pas souhaitable, il existe de nombreuses options de logement répondant à différents besoins : accueil familial, résidences services pour seniors autonomes, Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), USLD (unités de soins de longue durée), etc.

    Pour choisir un établissement adapté, connaître les conditions d’accès et les tarifs, consultez le site Pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

    7 Le soutien et l’entraide

    Les caisses de retraite proposent un soutien personnalisé aux personnes âgées fragilisées. Après évaluation globale des besoins à domicile de l’assuré, elles peuvent accorder de l’information et des conseils personnalisés ainsi que des aides à la vie quotidienne et au maintien du lien social.

    Là aussi, les organismes complémentaires santé, notamment les mutuelles, peuvent prévoir une aide à domicile ponctuelle pour soulager les aidants et leur permettre, par exemple, de partir en vacances. Renseignez-vous directement auprès de votre interlocuteur habituel.

    De nombreuses associations peuvent aussi vous venir en aide et vous informer, vous aider à trouver des professionnels et des services adaptés, défendre vos droits ou tout simplement recevoir un soutien moral. Citons par exemple :

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe un portail public entièrement dédié à la question de la dépendance des personnes âgées.
    • Les points d’information de proximité comme les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) et les conseils départementaux sont des points d’entrée incontournables.
    • Pensez aussi aux associations.

    (1) Pourlespersonnesâgées.gouv
    (2) Vie-publique.fr, 2018
    (3) Vie-publique.fr, 2017
  • Papeterie recyclée, fournitures vertes, cartable bio… Optez pour une rentrée écologique !

    Papeterie recyclée, fournitures vertes, cartable bio… Optez pour une rentrée écologique !

    1 Fournitures scolaires écologiques : une tendance qui s’installe progressivement

    En 2018, 9 % des parents ont placé le respect de l’environnement en tête des critères de choix des fournitures scolaires (1). La plus grosse part d’entre eux (35 %) privilégie le rapport qualité/prix des marques de distributeurs, 18 % recherchent avant tout les petits prix, et 15 % préfèrent les grandes marques (1). Les fournitures écolos ont donc encore du chemin à parcourir pour conquérir les cartables, même si la demande progresse comme en témoigne une offre de plus en plus diversifiée.

    Pour autant, ce rituel d’achat en famille est un moment de choix pour évoquer la question environnementale : 87 % des parents profitent de la rentrée pour sensibiliser leurs enfants à une consommation plus responsable (1). D’ailleurs, 18 % des familles adoptent sans forcément le savoir une attitude écolo en recyclant les fournitures scolaires d’une année sur l’autre ou pour un autre usage. Au final, seul un foyer sur deux (1) achète la liste complète des fournitures demandées par l’école !

    194 €

    C’est le prix moyen de la rentrée scolaire pour un élève de 6e en France. 75 % de ce budget de rentrée est consacré à l’achat de fournitures et de papeterie. (2)

    2 Une agrafeuse en plastique recyclé ? oui, ça existe !

    Toutes les fournitures scolaires ou presque se déclinent en version écologique. La plupart des marques proposent des gammes ou des produits écologiques. À noter que la plupart des marques de distributeurs disposent elles aussi d’alternatives écoresponsables. La « green attitude » concerne toutes les catégories de fournitures : cahiers et classeurs en papier/carton recyclé, agrafeuse en plastique recyclé, crayons de couleur en bois issu de forêts durables, gommes sans PVC, colle à base d’ingrédients naturels, stylos rechargeables ou biodégradables, ruban adhésif sans solvant…

    Côté cartable, c’est moins évident, même si on trouve quelques modèles en coton bio. Bien qu’encore minoritaires dans l’offre, l’accessibilité des fournitures « vertes » n’est pas vraiment un problème. On les trouve en grandes surfaces généralistes ou spécialisées en ligne ou en magasins et dans la plupart des papeteries.

    3 Le point sur les labels écoresponsables

    À quelles étiquettes se fier ? Voici un bref rappel des principaux labels écoresponsables que vous pourrez trouver au rayon des fournitures scolaires :

    • les labels PEFC et FSC signalent les produits utilisant du bois issu de forêts en gestion durable et transformé selon des normes strictes ;
    • le label NF environnement, qui garantit des produits fabriqués avec moins de produits chimiques et dans un souci d’économie d’énergie ;
    • l’Écolabel européen, qui certifie les produits respectueux de l’environnement sur l’ensemble de leur cycle de vie ;
    • l’anneau de Moebius indique les produits recyclables ou constitués d’au moins 65 % de matières recyclées ;
    • le label Ange Bleu (Blue Angel), certifie les papiers 100 % recyclés et ne contenant pas de matières toxiques ou d’agents blanchissants ;
    • le label APUR est appliqué sur les papiers et cartons fabriqués d’au moins 50 % à base de matières recyclées.
    Papeterie recyclée, fournitures vertes, cartable bio… Optez pour une rentrée écologique !

     

    4 L’achat groupé et l’occasion, pour des fournitures écolos à petits prix

    Bonne nouvelle, ces fournitures écolos ne sont pas significativement plus chères que les fournitures classiques (2). Si vous souhaitez malgré tout économiser, optez pour les achats groupés, très en vogue en période de rentrée. Ce process d’achat est souvent proposé par les établissements scolaires eux-mêmes ou les associations de parents d’élève (PEEP, FCPE).

    Dans ce cas, vous n’aurez pas le choix des modèles proposés, mais rien ne vous empêche de suggérer des alternatives écologiques pour les rentrées suivantes… Enfin, pour trouver des fournitures à petits prix, pensez aussi aux achats d’occasion, notamment pour les grosses pièces comme les cartables ou les calculatrices.

    L’Essentiel de l’article

    • Les fournitures scolaires écoresponsables sont disponibles en grandes surfaces et sur Internet.
    • Pour faire votre choix, tournez-vous vers les labels écoresponsables.
    • Les fournitures scolaires écolos ne sont pas forcément plus chères que les fournitures classiques.

    (1) Enquête Ipsos pour L’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations, 2018.

    (2) Enquête Rentrée scolaire en 6e, Familles de France, 2018.

  • 9 réflexes à adopter pour une maison plus sûre avec des tout-petits

    9 réflexes à adopter pour une maison plus sûre avec des tout-petits

    1 Cacher les prises de courant

    C’est la précaution numéro 1 quand on a des petits chez soi : équiper toutes les prises de courant basses de cache-prises pour éviter les accidents. Vous les trouverez en grandes surfaces, dans les magasins de bricolages et dans les magasins spécialisés et, bien sûr, sur Internet. Ils sont vendus par lot, de façon à pouvoir en mettre partout : il n’y a rien de plus simple ! Le plus compliqué, finalement, c’est d’être discipliné et sans faille : après chaque utilisation de la prise, on remet le cache.

    2 Amortir la fermeture des portes et les coins

    Les petits doigts ont vite fait de se coincer dans les portes qui peuvent se refermer brutalement à cause d’un simple courant d’air. Pour prévenir ce danger, il existe des amortisseurs de porte en mousse à fixer aux poignées qui permettent d’empêcher la fermeture inopinée des portes et donc les blessures. Ils sont généralement disponibles dans les magasins de puériculture et les grandes surfaces spécialisées. Les tout-petits ne sont pas non plus à l’abri de se blesser à la tête contre un coin un peu trop pointu. D’où la nécessité de poser des protections d’angles, sorte de coussins de bordures, à installer sur les arêtes les plus saillantes des meubles afin d’absorber les chocs.

    3 Prévenir l’ouverture des fenêtres

    À l’inverse, il est également conseillé, si vous habitez en étage, d’empêcher votre petit de s’approcher d’une fenêtre ouverte sans la présence d’un adulte à ses côté et encore moins d’ouvrir les fenêtres au risque de basculer. Pour cela, il existe des kits de sécurité (disponibles en magasins de bricolage et magasins de puériculture) à visser sur les rebords ou à « ventouser » directement sur les carreaux pour bloquer l’ouverture. Et, bien sûr, ne placez aucun meuble ou chaise devant les fenêtres, sur lesquels les petits pourraient grimper. Vous avez un balcon ? Là encore, la pédagogie est de mise. Prévenez votre enfant qu’il est strictement interdit d’aller sur le balcon sans un adulte ni de se pencher à la balustrade. Et comme on n’est jamais trop prudent, installez un filet de protection pour balcon.

    5

    millions de consultations aux urgences sont dues chaque année aux accidents de la vie courante.*

    4 Ranger en hauteur ou dans des placards fermés

    Tout ce qui est lourd, toxique, tranchant, cassant, pointu, etc. doit si possible être placé en hauteur, hors de portée des enfants, même s’ils montent sur une chaise. À défaut, les produits (d’entretien, notamment) et ustensiles potentiellement dangereux (couteaux, allumettes, ciseaux, etc.) doivent être rangés dans des placards fermés à clé ou à l’aide de bloque-portes (à acheter en magasin de bricolage, sur Internet ou en puériculture) qui empêchent leur ouverture par un enfant. Attention aussi aux sacs plastique qui ne doivent en aucun cas traîner dans la maison. Même placés en hauteur, ne prenez pas la « mauvaise » habitude de placer vos produits ménagers dans des contenants alimentaires. Ces derniers ayant parfois une couleur et une odeur alléchante, votre enfant pourrait être tenté de les absorber, pensant qu’il s’agit de petites douceurs.

    5 Barrer les escaliers

    Personne n’a envie de voir son bambin s’engouffrer dans les escaliers au risque d’une chute douloureuse. Il est donc absolument indispensable d’installer un portillon d’accès en haut, mais aussi en bas de l’escalier, que seul un adulte pourra ouvrir. Ces barrières en kit sont très faciles à installer et peuvent aussi permettre de restreindre l’accès à une pièce jugée dangereuse (la cuisine ou la buanderie, par exemple).

    6 Fixer les meubles au mur

    C’est un risque réel et pourtant sous-estimé : les meubles (armoires, commodes, étagères sur pied, etc.) peuvent tomber sur un enfant s’ils ne sont pas soigneusement fixés au mur. Seule solution : ajouter des pattes de fixation soigneusement vissées dans des chevilles adaptées aux matériaux du mur (plaque de plâtre, bois, béton, etc.).

    7 Sécuriser la salle de bain et les escaliers

    C’est valable autant pour les adultes que pour les petits : gare aux glissades dans la baignoire, la douche ou les escaliers ! Mais quelques patches autocollants bien placés (disponibles en magasins de bricolage et en grandes surfaces) ou un tapis d’escalier règlent facilement le problème. Attention tout de même à bien fixer le tapis sur les marches pour que le remède ne soit pas pire que le mal.

    8 Déminer la cuisine

    Une fois les objets dangereux soigneusement mis hors de portée des petits, il reste quelques précautions à prendre : si votre porte de four n’est pas réfractaire, il vous faudra installer une plaque de protection pour éviter les brûlures. Et surtout, lorsque vous cuisinez, tournez les manches des casseroles et des poêles vers l’intérieur de la plaque de cuisson, pour que personne ne soit tenté de les attraper ! Dans tous les cas, lorsque vous cuisinez, ne laissez pas un enfant seul sans surveillance, même si le téléphone sonne ou si quelqu’un frappe à la porte.

    9 Stabiliser la télé

    Les écrans plats prennent peu de place, mais sont moins stables sur leur pied que les anciennes télés. Pour éviter le basculement accidentel, il existe des pattes vous permettant de fixer l’appareil au mobilier ou au mur. Enfin, si vous avez une table basse ou des meubles à coins pointus, il est conseillé de mettre des protège-coins qui protègeront la tête ou les côtes des enfants en cas de chute.

    Quelques aménagements à faire avant l’arrivée de bébé ?

    Pour les financer, pensez au crédit travaux Macif !

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

     

    L’Essentiel de l’article

    • Prévoir des rangements hors de portée des enfants (en hauteur ou qui ferment).
    • Cacher les prises de courant.
    • Sécuriser les portes, les meubles et les escaliers.
    • Prévenir les chutes avec des patchs antidérapants.

    * Source : DGCCRF, Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (EPAC), 2010.
  • Famille recomposée : comment préparer la succession ?

    Famille recomposée : comment préparer la succession ?

    1 Le mariage : la meilleure des protections pour le conjoint

    Vous aviez dit « plus jamais » ? Réfléchissez-y à deux fois, car le mariage reste la meilleure des stratégies pour protéger son compagnon en cas de décès.

    « La loi accorde à l’époux un statut d’héritier privilégié, contrairement au partenaire de PACS ou au concubin qui n’ont aucune vocation héréditaire, mentionne Géraldine Lanoë. Il n’a droit à rien, et ce, même si c’est le père ou la mère de votre enfant. »

    À moins de faire un testament en sa faveur. Mais attention si le partenaire pacsé comme le conjoint est exonéré de droits de succession, ce n’est pas le cas du concubin, qui reverse au fisc 60 % de la part qui lui revient.

    Le régime matrimonial de la séparation de biens est théoriquement plus protecteur des droits de chacun.

    « Il permet d’identifier au mieux les biens de chacun, contrairement au régime de la communauté qui a tendance à tout absorber dans un gros pot commun. Quand il y a des enfants communs, ce n’est pas un problème, car ce qui n’a pas été hérité au décès du premier parent le sera au second. La complexité réside lorsqu’il y a des héritiers issus d’un premier mariage avec un risque de dissolution du patrimoine propre. »

    En l’absence de dispositions prévues en cas de décès, voilà le fonctionnement qui s’applique : dans le cas d’une famille recomposée, dès lors qu’il y a des enfants d’une précédente union, la part d’héritage revenant au conjoint survivant reste toutefois réduite : il n’a droit qu’à un quart de la succession en pleine propriété, le reste allant aux héritiers en ligne directe, les enfants. Rien à voir avec le sort du conjoint dans une famille dite « traditionnelle ».

    2007

    Depuis cette date, le conjoint survivant est entièrement exonéré de droits de succession, que l’héritage porte sur l’usufruit de toute la succession, ou sur la pleine propriété d’une partie seulement. Quant aux enfants, lors de l’extinction de l’usufruit, au décès du second parent, ils n’auront rien à régler au fisc.

    2 Augmenter la part successorale du conjoint avec un testament

    Afin d’augmenter les droits de votre conjoint sur votre succession, il est possible de lui léguer par testament ou donation (au dernier vivant) :

    • soit la totalité de vos biens immobiliers en usufruit (il aura ainsi la possibilité d’habiter ou de louer ces biens) et la nue-propriété (la propriété sans l’usage) reviendra aux enfants ;
    • soit un quart en pleine propriété et le reste en usufruit ;
    • soit encore la quotité, c’est-à-dire le montant disponible de vos biens en pleine propriété.

    « La loi autorise de transmettre jusqu’à 50 % de son patrimoine en pleine propriété si l’on a un enfant, un tiers si l’on a en a deux, un quart s’il y en a trois et plus. Autrement dit, la quotité disponible ordinaire. Le reste étant la part réservée aux héritiers directs, c’est-à-dire aux enfants », mentionne Géraldine Lanoë. 

    Léguer l’usufruit de vos biens à votre conjoint garantira à vos enfants nés d’une première union de recouvrer la pleine propriété au décès de leur beau-parent. Et ce, sans droits de succession à régler sur cet usufruit. Seule limite pratique pour cela : qu’il n’y ait pas une trop grande différence d’âge entre les conjoints.

    « A titre d’exemple, si l’aîné a peu ou prou le même âge que la nouvelle femme de leur père, il y a de fortes chances qu’il n’ait jamais la pleine propriété, met en garde Géraldine Lanoë. Il ne s’agit pas d’une condition au sens légal, mais d’une limite de fait. »

    Vous souhaitez protéger votre famille en cas de coup dur ?

    Pensez au contrat Garantie Décès de la Macif. 

    3 La donation-partage : pour rétablir l’équilibre entre les enfants

    Vous avez constitué avec votre nouveau conjoint un patrimoine commun
    important ? Vos enfants nés d’une précédente union risquent d’être moins bien lotis que ceux que vous avez eus ensemble. Seuls les enfants communs hériteront de vous deux. Pour rétablir l’équité dans la succession et atténuer ces disparités entre les enfants communs et ceux d’une précédente union, vous pouvez recourir à une donation-partage dite « conjonctive » réunissant tous vos enfants. Il est possible dans ce cadre de transmettre à vos aînés des biens communs ou une part plus importante de votre patrimoine sans pour autant priver vos cadets du minimum exigé par la loi.

    Bon à savoir

    Le rôle du notaire

    Pour organiser sa succession le plus sereinement possible, il est recommandé de faire appel à un notaire. Celui-ci pourra vous conseiller et vous orienter quant aux différentes options qui s’offrent à vous. Une donation-partage, par exemple, est obligatoirement rédigée par un notaire. Le testament, lui, peut être rédigé seul (testament olographe) ou établi par acte notarié (testament authentique) si, par exemple, le testateur ne sait pas écrire, ou s’il n’est plus en état physique de le faire (personnes âgées, malades ou handicapées). Dans les deux cas, le notaire procède à la conservation du document et l’enregistre au fichier central des dispositions des dernières volontés.

    4 Les beaux-enfants dans la succession

    Vos beaux-enfants n’ont pas vocation à hériter de votre patrimoine en cas de décès. La seule solution est de rédiger un testament ou de procéder à une donation de votre vivant dans le respect des parts réservataires de vos enfants biologiques.

    « Par exemple, une mère qui aurait un enfant commun et un beau-fils ne pourra pas donner 30 % au premier et 70 % au second. Sachant que l’enfant commun doit hériter de la moitié de son patrimoine, le legs au profit du beau-fils sera forcément réduit. »

    Autre problème, alerte Géraldine Lanoë, procéder à une donation au moment du décès lorsque l’on n’a aucun lien de parenté est lourdement taxé par l’administration fiscale. Le donataire ou l’héritier désigné devra régler 60 % de frais de succession. D’où un intérêt limité en présence d’héritier réservataire (les enfants ou à défaut le conjoint). Si vous voulez donner à vos beaux-enfants, vous pouvez aussi opter pour l’assurance-vie.

    Bon à savoir

    La clause bénéficiaire est un élément clé d’un contrat d’assurance-vie. Elle permet de transmettre l’épargne aux personnes bénéficiaires du contrat, dans le cadre fiscal avantageux de l’assurance-vie. Soignez par conséquent sa rédaction en demandant conseil à votre notaire ou à votre assureur-vie.

    5 L’assurance-vie : un outil de choix

    La répartition d’un capital investi en assurance-vie étant très souple, il est possible d’attribuer des sommes d’argent différentes à chaque enfant. Mais soyez vigilant : selon la loi, les enfants doivent recevoir une partie du patrimoine de chacun de leurs parents. Une personne qui souhaiterait privilégier un seul de ses enfants en le désignant unique bénéficiaire de son contrat d’assurance-vie prend le risque d’être attaquée par ses autres ayants droit en disant que les primes versées étaient manifestement excessives. Si cette action aboutissait, celles-ci pourraient être rapportées à la succession et réduites pour atteinte à la réserve.

    « Ceci est exact si les biens de la succession ne permettent pas de servir les autres ayants droit de leur part dans la succession de la personne
    décédée »
    , précise la notaire.

    Autre intérêt de l’assurance-vie : le capital n’est pas intégré dans la succession. Elle est, par conséquent, soumise à une fiscalité différente en cas de décès et surtout plus attractive. L’assurance-vie bénéficie d’un abattement qui dépend de l’âge du souscripteur au jour du versement des primes et de la date à laquelle le contrat d’épargne a été souscrit, Par exemple, les contrats souscrits après le 20 novembre 1991 par une personne de plus de 70 ans bénéficient d’un abattement de 30 500 euros tous contrats d’assurance-vie confondus.

    Pour en savoir plus…

    Petit lexique pour mieux comprendre le jargon du notariat

    Vocation successorale
    Pour pouvoir hériter, il faut avoir vocation à recueillir la succession. Or tout le monde n’est pas désigné par la loi comme ayant vocation successorale. Il n’y a pas de vocation successorale entre pacsés ou concubins.

    Droits de succession
    Tous les héritiers doivent payer au fisc des droits de succession sur la part nette de l’héritage qui leur revient. Ils sont calculés sur la valeur des biens transmis, selon un barème progressif et après déduction d’un abattement.

    Séparation de biens
    Avec ce type de régime matrimonial, chacun est responsable et propriétaire des biens, meubles comme immeubles, qu’il a acquis, que ce soit avant ou après le mariage. Le conjoint a ainsi tous les droits sur ses propres biens, par exemple, celui de les vendre sans demander l’avis de l’autre.

    Communauté universelle
    Avec ce régime matrimonial, contrairement à la séparation de biens, la totalité des biens du couple est commune aux deux époux et partagée par moitié lors de la dissolution de l’union.

    Patrimoine propre
    Dans le cas d’adoption par les époux d’un régime de communauté, le patrimoine propre désigne l’ensemble des biens appartenant exclusivement à l’un des époux, soit que ce bien ait déjà fait partie de son patrimoine avant le mariage, soit qu’il l’ait reçu pendant le mariage (succession, donation, legs).

    Pleine propriété
    En droit, ce terme désigne la propriété complète, par opposition à la nue-propriété ou à l’usufruit. « La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements » mentionne l’article 544 du Code civil.

    Usufruit
    L’usufruit est le droit d’utiliser un bien (par exemple, habiter un appartement) ou d’en percevoir les fruits (par exemple, encaisser des loyers). L’usufruitier ne peut aliéner le bien (le vendre ou le donner).

    Nue-propriété
    La nue-propriété est le droit de disposer d’un bien à sa guise (par exemple, vendre son appartement en ayant l’accord de l’usufruitier), et éventuellement le modifier ou le détruire, sans toutefois permettre d’en jouir ou d’en user, ces deux prérogatives appartenant à l’usufruitier. 

    Quotité disponible
    Fraction du patrimoine qu’une personne peut transmettre librement (par donation ou testament) sans mettre en cause les droits des héritiers réservataires (descendants, conjoint survivant, voire ascendants si ni conjoint ni enfants ou ascendants). Elle dépend de la composition de la famille du donateur ou du testateur. Elle est de la moitié si le défunt laisse un enfant, d’un tiers s’il y a deux enfants, d’un quart s’il y a trois enfants ou plus. Sans enfants, si le défunt laisse des ascendants, la quotité disponible est de trois quarts.

    Donation partage
    La donation-partage permet, de son vivant, de partager entre ses héritiers présomptifs, tout ou partie de ses biens. Il est possible d’effectuer une donation-partage au profit de ses enfants, et/ou de ses petits-enfants (appelée donation-partage transgénérationnelle). L’héritier présomptif est, quant à lui, la personne désignée d’avance par la parenté ou par l’ordre de naissance pour succéder à quelqu’un pour en hériter.

    Part réservataire
    En France, il est interdit de déshériter ses enfants. La loi (article 912 du Code Civil) leur assure a minima une part des biens successoraux. Cette part est dite « réserve héréditaire ».

    Legs
    Disposition testamentaire selon laquelle la personne défunte lègue certains biens à un légataire. Le legs se distingue de la donation qui prend effet du vivant du donateur. 

    Extinction de l’usufruit
    On entend par extinction, la fin de l’usufruit. Cette extinction de l’usufruit peut intervenir suite à différents événements. Parmi les principales causes figure le décès de la personne.

    Clause bénéficiaire
    Dans un contrat d’assurance-vie, la clause bénéficiaire désigne les personnes qui ont été choisies par le souscripteur assuré pour recevoir des capitaux à son décès.

    Vous voulez épargner l’esprit tranquille ?

    Le contrat d’assurance-vie Multi Vie de la Macif vous permet de préparer un transfert de patrimoine en toute simplicité.

    L’Essentiel de l’article

    • Le mariage reste la protection la plus efficace en France pour protéger son conjoint après son décès.
    • Il existe une « réserve héréditaire » prévue par la loi au profit des enfants.
    • Pour augmenter les droits du conjoint, il est possible de rédiger un testament ou de faire une donation.
  • 6 gestes pour protéger le littoral

    6 gestes pour protéger le littoral

    1 Ramassez et triez vos déchets

    Ça va de soi ! Que vous soyez promeneur ou plaisancier, les règles élémentaires de propreté s’appliquent en bord de mer, pour la protection du littoral, comme partout ailleurs. S’il n’y a pas de poubelle à proximité de votre lieu de balade ou de pique-nique, remballez vos déchets et jetez-les (après les avoir triés) une fois rentré chez vous.

    2 Ne laissez pas voler les petits papiers

    En bord de mer ou en bateau, le vent souffle ! Même si vous êtes de ceux qui ramassent scrupuleusement leurs déchets, vous pouvez éviter les pollutions accidentelles en bannissant les sacs en plastique légers, serviettes en papier et autre vaisselle jetable qui s’envolent trop facilement. Soyez chic : si vous voyez un sac en plastique qui traîne dans l’eau, même si ce n’est pas le vôtre, ramassez-le. Ces sacs génèrent une importante pollution de l’eau et sont dangereux pour les animaux qui les avalent.

    8 MILLIONS DE TONNES DE PLASTIQUE

    sont déversées dans les océans chaque année, soit l’équivalent d’une benne entière à chaque minute. (1)

    3 Utilisez un cendrier de poche

    Ce n’est pas un détail ! Outre qu’il ne faut pas jeter ses mégots dans la nature (ils mettent 1 à 5 ans à se dégrader (2)), ils peuvent aussi causer des incendies si on les jette négligemment à la poubelle. Si vous fumez, l’utilisation d’un cendrier de poche métallique est donc vivement conseillée.

    4 Respectez plantes et animaux

    Certaines zones du littoral sont protégées : respectez les règles indiquées sur les panneaux à l’entrée des sites et le long du parcours. Certaines sont interdites d’accès, dans d’autres, il est interdit de cueillir des fleurs ou de ramasser des plantes… Dans tous les cas, ne dérangez pas les animaux si vous en voyez, et n’approchez pas les oiseaux qui nichent au sol. En mer, restez à distance des dauphins, des phoques et des autres mammifères marins, même s’il est tentant de s’en approcher. Avant de partir, pensez à vous munir d’une paire de jumelles pour les observer à distance sans les déranger !

    5 Pêchez avec discernement

    Vous aimez pêcher en mer ? Pas de problème ! La pêche maritime, qu’elle soit à pied, en bateau ou sous-marine, est autorisée sous certaines conditions, et ne nécessite pas de permis.

    Respectez les tailles minimales de capture des différentes espèces

    Si vous pêchez des poissons, des coquillages ou des crustacés trop petits, vous mettez en danger le renouvellement naturel des espèces et vous épuisez les réserves. Ne pêchez que ce qui est nécessaire à votre consommation du jour et respectez les quantités autorisées par jour et par personne. Ces réglementations dépendent des départements, avec des spécificités sur certaines zones.

    Consultez les sites des préfectures pour avoir en tête :

    • les espèces autorisées/interdites ;
    • les zones autorisées ;
    • les périodes annuelles et les heures de pêche autorisée/interdite ;
    • la taille minimale autorisée pour chaque espèce ;
    • les quantités autorisées par jour et par personne.

    Les équipements autorisés pour la pêche

    N’utilisez que des équipements autorisés, notamment :

    • pas d’arme à projectiles propulsés par un gaz comprimé autrement qu’à la main ;
    • pas de bouteilles de plongée. Seule la pêche sous-marine en apnée est autorisée.

    Pêcher pour le plaisir

    Attention, certaines espèces (par exemple le bar) peuvent être pêchées mais doivent être relâchées : pas question d’en faire un festin au dîner ! Là encore, renseignez-vous auprès de la préfecture du département pour connaître la réglementation locale.

    Vendre sa pêche : interdit !

    Il est strictement interdit de vendre ce que vous pêchez. Afin d’éviter la vente illégale, le pêcheur amateur doit marquer certaines espèces en coupant la partie inférieure de la nageoire caudale dès leur capture, sous peine d’amende. Pensez donc à emporter une paire de ciseaux avec vous.

    6 Naviguez écolo

    Homme libre, toujours tu chériras la mer… Lorsqu’on largue les amarres, il est important d’avoir en tête les règles élémentaires de respect des fragiles écosystèmes marins qu’on aime tant parcourir !

    • Équipez si possible votre bateau de cuves à eaux noires et évitez d’utiliser vos toilettes marines près du rivage. Vidangez les cuves uniquement dans les emplacements portuaires prévus à cet effet.
       
    • Quand vous faites le plein, allez-y doucement pour ne pas renverser de carburant dans l’eau. En cas de « loupé » sur le pont, nettoyez avec des produits non polluants.
       
    • D’une manière générale, préférez le nettoyage de votre bateau à l’eau claire. En cas de besoin, optez pour des produits biodégradables et sans chlore.
       
    • Le nettoyage des carénages doit obligatoirement s’effectuer sur des aires prévues pour la récupération des eaux de lavage. Pour éviter l’application de peintures antisalissures polluantes, préférez les nettoyages mécaniques comme le décapage manuel ou le sablage.
       
    • Enfin, choisissez des moteurs dont les normes garantissent le respect de l’environnement en termes de bruit et de rejets.

    Le continent de plastique existe-t-il ?

    Oui et non… 10 % du plastique produit dans le monde finit dans les océans. Portés par les courants et dégradés par la mer, ces déchets se transforment en fragments de petite taille qui flottent entre la surface et jusqu’à 30 mètres de profondeur. Il ne s’agit donc pas de masses solides mais plutôt de « soupes » de plastique dérivant au gré des courants maritimes.

    Les déchets sauvages vous font hurler ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Évitez les pollutions accidentelles liées aux plastiques et aux papiers qui s’envolent.
    • Utilisez un cendrier de poche.
    • Respectez les règlements quand vous pêchez.
    • Évitez les produits d’entretien polluants sur les bateaux.
    • Ne vidangez que dans les endroits prévus à cet effet.

    Ministère de la Transition écologique et solidaire

    (1) ONU, On estime que 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans du monde chaque année, 2017
    (2) ConsoGlobe, « La durée de vie des déchets dans la nature »

     

  • Placements et investissements : comprendre l’essentiel

    Placements et investissements : comprendre l’essentiel

    1 Pourquoi placer et investir sur les marchés financiers ?

    Investir sur les marchés financiers, c’est participer de fait au financement de l’économie. Pour les entreprises, c’est une façon de réunir les capitaux nécessaires à leur développement. Pour l’investisseur, c’est une façon d’épargner en espérant faire fructifier l’épargne placée.

    Vous souhaitez donner du sens à vos placements ? Vous pouvez choisir d’investir dans des placements à vocations solidaire ou responsable qui intègrent les enjeux du développement durable.

    2 Qu’y a-t-il dans les produits financiers ?

    Il existe quatre grands types de placements où investir votre épargne pour la faire fructifier. Ces placements sont accessibles via les produits financiers proposés par les organismes financiers comme les banques, les assurances, les mutuelles… Parmi les plus courants, on trouve l’assurance-vie, les livrets bancaires (livret A, LDD, etc.), le PEA (Plan d’épargne en action) ou le PERP (Plan d’épargne retraite populaire).

    Pour faire fructifier votre épargne, l’argent peut être déposé/investi sur différents types d’actifs.

    Les actifs monétaires

    On en retrouve par exemple sur le livret A. Ce sont des placements détenus généralement à court terme. Peu risqués, voire sans risque, les actifs monétaires génèrent des rendements faibles. C’est un actif disponible, c’est-à-dire que l’argent de l’épargnant n’est pas bloqué.

    Les placements obligataires (ou « obligations »)

    L’épargne placée sur le support en euros d’une assurance-vie est majoritairement investie par l’assureur en obligations. Ce sont des créances (emprunts) d’entreprises à un taux d’intérêt connu et sur une durée fixée d’avance. À l’échéance, le prêteur récupère les sommes investies augmentées des intérêts. Sauf en cas extrême comme la faillite de l’entreprise, l’obligation assure un rendement régulier modéré avec une prise de risque relativement faible.

    Les placements en actions

    Lorsque vous détenez un PEA ou une assurance-vie multisupport, vous pouvez investir sur ces types de placement. Il s’agit de « parts » d’une ou plusieurs entreprises, c’est-à-dire une participation au capital de ces entreprises. Si les perspectives de résultats sont bonnes, les actions rapportent. Mais si la rentabilité des entreprises chute, le cours de l’action baisse, entraînant une moins-value sur votre épargne. Inutile cependant de s’affoler car tant que votre épargne n’est pas désinvestie, vous ne réalisez aucune perte. Il n’y a pas d’échéance ni de rendement connu d’avance : les actions sont des placements soumis aux aléas des marchés boursiers (CAC 40, Euronext, etc.), comportant donc une part de risque plus élevée que les actifs monétaires et les obligations. En contrepartie, elles offrent des rendements potentiellement plus forts sur le long terme.

    Les actifs immobiliers

    Il s’agit d’investissements dans l’immobilier d’habitation ou d’entreprise, en vue de percevoir des loyers et/ou une plus-value à la revente. Ces investissements peuvent être faits sous forme réelle (investir directement dans un bien), mais ils existent aussi sous forme immatérielle (la « pierre-papier ») où l’on investit dans le portefeuille d’une SCPI (Société civile de placement immobilier) ou d’un OPCI (Organisme de placement collectif en immobilier). Ce placement immobilier a l’avantage de générer des revenus qui peuvent être réguliers, correspondant aux loyers, avec l’inconvénient de bloquer le capital : pour le récupérer, il faut revendre le bien ou les parts de SCPI/OPCI. La pierre-papier présente l’avantage d’offrir une diversification en termes de localisation géographique et en termes de risque locatif.

    Bon à savoir

    Il est tout à fait possible pour un investisseur français d’investir à l’étranger. C’est un moyen de diversification intéressant, à condition de garder en tête que les intérêts seront versés dans la monnaie locale. Si vous êtes hors zone euro (Suisse, États-Unis, Japon, etc.), vos gains seront donc également soumis à la fluctuation des taux de change, ce qui peut jouer à votre avantage ou au contraire vous desservir.

    3 Les 3 piliers d’un placement réfléchi

    La disponibilité et la sécurité des fonds placés sont une question fondamentale dans le choix d’un placement. Il est également important de diversifier ses actifs pour atténuer les risques.

    Le rapport temps/risque

    En général, plus un capital peut être bloqué sur un temps long, plus la prise de risque de perte en capital pour l’épargnant peut être élevée.

    Ainsi, le temps peut aussi jouer en la faveur de l’investisseur : en laissant son épargne placée, l’investisseur peut laisser passer une crise et récupérer son capital au moment où les marchés sont redevenus favorables. Les rendements sur des actifs dits « risqués » sont généralement plus rentables. Ce facteur est évidemment à mettre en regard de votre projet (court, long, ou moyen terme) et de votre besoin de liquidités.

    La diversification

    Le secret d’une épargne bien gérée, c’est une épargne diversifiée. Investir dans des produits différents permet de tirer parti des avantages de chacun d’entre eux, tout en répartissant les risques. Une façon de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » !

    La connaissance des marchés et le conseil

    Connaître le fonctionnement des marchés financiers et des différents produits d’investissement est un point clé pour un investisseur averti. Pour s’acculturer à la finance, l’Institut pour l’éducation financière du public (IEFP) propose un site pédagogique : La finance pour tous. Cette association d’intérêt général indépendante, soutenue notamment par la Banque de France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Fédération bancaire française, vous explique clairement tout ce qu’il y a à savoir lorsqu’on souhaite investir, s’assurer, préparer sa retraite, etc. Le site propose aussi des calculateurs en ligne pour vous aider à prévoir et gérer votre budget. Et bien sûr, n’oubliez pas de solliciter votre conseiller : tous les organismes proposant des produits financiers (banques, assureurs, mutuelles, etc.) ont un devoir de conseil. Vous pourrez alors exposer votre projet et vos contraintes pour trouver le ou les placements qui vous conviennent.

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    Petit lexique de la finance

    AMF (Autorité des marchés financiers) : institution financière et autorité administrative indépendante française qui veille à la protection de l’épargne investie, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.

    CAC 40 : principal indice boursier français. Il est défini à partir des cours de 40 actions cotées parmi les 100 sociétés françaises dont les échanges sont les plus importants. Les autres indices boursiers les plus connus sont le Dow Jones (États-Unis), le Nikkei (Japon), Eurostoxx 50 (zone euro), le FTSE (Royaume-Uni) ou encore le NASDAQ (États-Unis, principalement pour la nouvelle économie).

    OPC (Organismes de placement collectif) : fonds d’investissement gérés par des professionnels dans lesquels les investisseurs placent leur épargne pour investir. Ils peuvent proposer des placements diversifiés ou spécialisés sur un type d’actif : actions, obligations, monétaire…

    DICI (Document d’information clé des investisseurs) : c’est un document réglementaire standardisé remis à tout investisseur qui souhaite placer son épargne dans un OPC. Le document regroupe les informations clés concernant l’OPC lui-même (objectifs, fonctionnement, etc.) et le placement envisagé, notamment son niveau de risque et la durée minimum recommandée de placement.

    EURIBOR (Euro interbank offered rate/taux interbancaire offert en euro) : taux d’intérêt de la monnaie Euro qui fait référence sur les marchés monétaires de la zone euro.

    L’Essentiel de l’article

    • Placer son argent, c’est investir dans l’économie.
    • Il existe quatre principaux types d’actifs : les actifs monétaires, les obligations, les actions et les actifs immobiliers.
    • Le rendement d’un placement est en lien avec sa durée et son importance d’exposition aux marchés.
  • Fact-checking : pour éviter l’hydrocution, faut-il digérer avant de se baigner ?

    Fact-checking : pour éviter l’hydrocution, faut-il digérer avant de se baigner ?

    1 Une entrée progressive dans l’eau est-elle importante ?

    Oui. « Le maître-mot, c’est de ne pas s’exposer en plein soleil, puis d’aller plonger tête la première dans l’eau froide », prévient le Dr Christine Lepourcelet-Talvard, médecin fédéral national de la Fédération Française de Natation. Ce plongeon risque de provoquer une hydrocution, qui est le résultat d’un choc thermique, soit la différence excessive entre la température extérieure et celle de l’eau. L’exposition prolongée au soleil avant de se baigner est donc dangereuse. « Pour éviter l’hydrocution, l’important c’est de ne rien faire en excès », souligne le médecin fédéral. Comme faire le lézard sur la plage pendant des heures ou laisser les enfants jouer en plein soleil. « Une entrée progressive pour s’habituer à la température de l’eau est primordiale. On commence par se mouiller la nuque et le ventre, les parties les plus difficiles à faire rentrer dans l’eau », préconise le médecin. On évite donc le plongeon brusque !

    26

    cas d’hydrocution ont donné lieu à une noyade en 2015. 20 ont été mortelles. (1)

    2 Faut-il attendre de digérer avant d’aller se baigner ?

    Oui et non. « Tout dépend de la teneur du repas. Si le repas est copieux et bien arrosé, cela impose un temps de digestion plus long qui va augmenter le travail cardiaque, la température du corps et accroître les risques de choc thermique en entrant dans l’eau. Mieux vaut donc manger léger, sans alcool et surtout ne pas rester exposé au soleil, ni faire un exercice physique intense avant de se jeter dans l’eau pour se rafraîchir », indique le Dr Christine Lepourcelet-Talvard. Le temps de digestion dépendant de ce que vous avez consommé pendant le repas, il est conseillé par sécurité de respecter la règle des trois heures de digestion avant de se baigner.

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    3 Sauter dans l’eau brusquement après avoir bu de l’alcool est-il dangereux ?

    Oui. Attention, l’alcool modifie la perception de la réalité et entraîne le sujet, dans un sentiment de toute-puissance, à prendre plus de risques. « L’ingestion de l’alcool, comme le repas copieux, provoque une augmentation de température corporelle, une dilatation des vaisseaux et par voie de conséquence, une augmentation du travail cardiaque : d’où les risques de choc thermique à l’entrée dans l’eau », conclut le Dr Lepourcelet-Talvard.

    Bon à savoir

    Quels sont les symptômes de l’hydrocution ?

    Sachez que l’hydrocution n’est pas forcément brutale. Elle peut être annoncée par certains signes avant-coureurs. Soyez donc attentif à l’arrivée soudaine de maux de tête, de crampes musculaires, d’une sensation d’angoisse ou de fatigue, de frissons ou encore de démangeaisons en entrant dans l’eau : il s’agit peut-être d’une hydrocution…

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    L’Essentiel de l’article

    • On évite de s’exposer entre 12 h et 14 h.
    • On entre progressivement dans l’eau.
    • On se protège contre le soleil : crème solaire, lunettes, chapeau, parasol, etc.

    (1) Santé publique France, Enquête Noyades 2015, 2016