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  • Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    1 Établir un projet d’accueil individualisé (PAI)

    Qu’est-ce que le PAI ?

    Le Projet d’accueil individualisé (PAI) est un document établi conjointement par les parents de l’élève et le médecin scolaire de la Protection maternelle et infantile (PMI) ou le médecin et l’infirmière de collectivité d’accueil. Il permet d’accueillir dans les meilleures conditions possible les enfants souffrant d’allergies sévères ou de maladies chroniques comme l’asthme, le diabète, les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin), etc.

    Le PAI fixe les aménagements spécifiques nécessaires à votre enfant, en particulier(1) :

    • le régime alimentaire ;
    • les conditions des prises de repas ;
    • les aménagements d’horaires ;
    • les dispenses de certaines activités physiques ou pédagogiques incompatibles avec la santé de l’enfant ;
    • toute autre information utile au bien-être de l’enfant en lien avec sa maladie.

    Comment rédiger un PAI ?

    D’abord, munissez-vous de l’ordonnance du médecin traitant de votre enfant, détaillant les traitements en cours. Appelez ensuite l’établissement scolaire, qui fixera le rendez-vous avec l’équipe médicale. Une fois fixé, le PAI est signé par le directeur et les différents responsables (parents, médecins, nutritionniste) avant d’être diffusé auprès de l’ensemble de l’équipe pédagogique. En fonction du département, les démarches peuvent varier, n’hésitez pas à vous tourner vers l’école de votre enfant pour avoir toutes les informations spécifiques.

    Bon à savoir

    S’il est étendu aux activités périscolaires, le document de PAI est alors appelé PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire).

    2 Désigner qui garde et qui donne les médicaments en cas de crise d’asthme

    En cas de survenue d’une crise d’asthme à l’école, il est important de pouvoir donner le traitement le plus rapidement possible. À la maternelle et en primaire, les médicaments doivent être confiés à l’infirmerie de l’établissement qui se chargera de les administrer en cas de besoin, ou directement aux enseignants (avec une copie de l’ordonnance dans les deux cas). Même s’il est assez grand pour les prendre tout seul, il est important que l’enfant puisse être accueilli à l’infirmerie en cas de crise, le temps d’un retour complet à la normale.

    10 à 16 %

    des enfants sont touchés par l’asthme. (2)

    3 Fixer les modalités de pratique des activités physiques

    Les recommandations du médecin traitant de votre enfant seront appliquées par l’équipe pédagogique. Vous pourrez donc demander dans le PAI à limiter ou proscrire la pratique de certains sports si l’état de santé de votre enfant le nécessite.

    4 Animaux, cantine, pollens, acariens… faire la chasse aux allergènes

    L’asthme de votre enfant est d’origine allergique ? Il est important d’en informer l’équipe pédagogique et d’en faire état dans le PAI. S’il s’agit d’une allergie alimentaire, les repas servis à la cantine mais aussi les aliments distribués en classe (par exemple à l’occasion de goûter de fêtes) feront ainsi l’objet d’une attention particulière. Si c’est une allergie aux poils d’animaux, vous ne pourrez pas faire bannir le hamster mascotte de la salle de classe, mais vous pourrez exiger que votre enfant soit assis loin de la cage. L’enseignant veillera aussi à éviter tout contact avec l’animal. Parlez-en avec lui pour convenir de la meilleure marche à suivre en classe.

    Si votre enfant est allergique aux pollens, n’hésitez pas à le rappeler à l’enseignant en cas de sortie scolaire. Enfin, en cas d’allergie à la poussière, ou aux acariens, l’attention devra être portée sur l’entretien des tapis de sol et des literies (pour les petits qui font encore la sieste).

    Bon à savoir

    L’asthme sévère reconnu comme ALD

    Dans certains cas, l’asthme peut être reconnu comme une ALD (affection longue durée) ouvrant droit à une couverture à 100 % des soins en relation avec la maladie. Parlez-en avec votre médecin traitant qui pourra effectuer la demande de reconnaissance en ALD directement auprès de votre Caisse d’assurance maladie.

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    L’Essentiel de l’article

    • Établissez un Projet d’accueil individualisé (PAI) avec l’école pour décrire les besoins de votre enfant.
    • Précisez qui garde et qui administre les médicaments en cas de crise.
    • En cas d’allergie alimentaire ou aux animaux, n’hésitez pas à en discuter directement avec les enseignants.

    (1) Service public, « Qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé ? », 2019.
    (2) Inserm.

  • Les bons trucs pour un voyage à moto sans accroc

    Les bons trucs pour un voyage à moto sans accroc

    1 Quelles vérifications techniques faites-vous avant de partir en road trip moto ?

    Éric Petaut : « L’idéal est de faire la révision annuelle de la moto peu de temps avant de partir. Quoi qu’il en soit, quelques jours avant et au moment du départ, on fait les vérifications de base : pression et état des pneus, niveau d’huile, fonctionnement des phares et clignotants. Comme ça, pas de mauvaise surprise en cours de route. »

    2 Qu’emmenez-vous dans votre trousse à outils ?

    Éric Petaut : « Pas besoin d’emmener des tonnes de clés, il faut plutôt miser sur les outils “malins” : un couteau suisse avec pinces, tournevis et scie intégrés, un rouleau de gros scotch, un peu de ficelle, des serre-câbles en nylon, une clé à molette… Cette année, j’ai par exemple eu un problème avec un garde-boue qui s’est dessoudé et que j’ai dû réparer en plein maquis corse. Un peu de scotch, une pince coupante, et j’ai pu repartir en attendant de me rendre chez un garagiste ! En cas de gros pépin comme une crevaison, là, bien sûr, il faut appeler l’assistance dépannage, surtout si on est dans une zone isolée. Mais si la moto est adaptée au terrain et bien entretenue, normalement il n’y a pas de problème. »

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    3 Quels conseils côté bagages ?

    Éric Petaut : « En prendre le moins possible évidemment ! Pour une semaine, on peut ne prévoir qu’un pantalon de rechange par exemple. En fonction du type de moto et de ses préférences, on peut avoir des sacoches latérales, un sac sur porte-bagages et/ou un top-case. Les bagages doivent être solides, bien arrimés et étanches parce que ça arrive qu’il pleuve… Par contre, j’évite les sacs à dos, qui fatiguent le dos (et sont dangereux en cas de chute, NDLR). »

    4 Comment gère-t-on les aléas météo à moto ?

    Éric Petaut : « Bien sûr, il faut prévoir les équipements en cas de pluie. J’utilise un surpantalon et des surbottes, et un vêtement imperméable. C’est pas cher et très efficace ! À l’inverse, s’il fait grand beau, il faut penser à avoir une visière solaire, très pratique. D’une manière générale, je préfère une double visière (normale et solaire) plutôt que des lunettes, ça protège mieux contre le vent, la pluie et les insectes. »

    5 Y a-t-il une longueur idéale pour les étapes ?

    Éric Petaut : « Tout dépend si on est en mode sportif ou découverte. Je suis plutôt adepte des road-trips “à la cool” : sur le dernier que j’ai fait en Corse avec trois amis, on était à 50 km/h en moyenne, et on était très contents ! Avec des étapes quotidiennes d’environ 200 km, ça laisse le temps de regarder le paysage, et surtout de ne pas être sur la moto toute la journée. Je préfère des étapes moins longues, qui laissent plus de temps pour faire des pauses ou explorer un endroit. Après, tout dépend aussi des routes : plus elles sont sinueuses et difficiles, plus les étapes doivent être courtes. Et une fois dans la semaine, je fais une journée “blanche” (sans moto), histoire de récupérer et d’être en forme jusqu’à la fin du voyage. »

    Deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    6 Est-ce que vous choisissez des hébergements spécifiques adaptés à la moto ?

    Éric Petaut : « Pas vraiment. L’intérêt de la moto est qu’on peut s’arrêter partout. Mais certains recherchent en effet des hôtels ou des gîtes “motards friendly” qui proposent notamment des parkings sécurisés. Si on a une moto avec un petit réservoir, il faut s’arrêter dans des lieux où l’on est sûr d’avoir une station-service à proximité. Il existe même des sites dédiés à l’accueil des motards ! »

    Bon plan

    Les étapes « motard friendly »

    Vous recherchez des étapes adaptées aux motards pour votre prochain road-trip ? Sur gites-de-france-motos.com ou chambres-hotes.fr, vous trouverez de bonnes adresses de gîtes équipés pour vos besoins (notamment un parking couvert), tenus par des hôtes passionnés. À l’approche de l’été, rendez-vous en kiosque : de nombreux magazines de moto consacrent des dossiers aux road-trips, avec les bons plans d’hébergement et des idées de circuit.

    7 Finalement, le road-trip à moto est une formule plutôt souple ?

    Éric Petaut : « Je dirais qu’il y a autant de road-trips que d’organisateurs. À part les vérifications techniques, chacun fait en fonction de ses préférences. Beaucoup de bagages ou en mode “roots”, étapes sportives ou cool, hôtel spécial motards ou pas : tout est permis ! Le plus compliqué est en fait de trouver des dates de voyage qui conviennent à tout le monde si vous avez décidé de faire le road-trip à plusieurs, et de choisir une destination. Pour le reste, ça se prépare, mais il ne faut pas trop s’en faire. Évidemment si on part six mois en Inde, c’est un autre niveau. Mais pour un premier essai, il faut choisir une durée courte et une destination facile : par exemple, un week-end dans une région voisine ou même une semaine dans le Sud, c’est à la portée de la plupart des motards débutants. »

    Bon à savoir

    Partir à deux sur une moto

    Envie de voyager avec votre conjoint ou un ami sur la même moto ? Pas de problème, à condition d’adopter la bonne attitude.

    • Pour le pilote : conduisez en souplesse car le passager ressent plus les à-coups que vous. Adaptez vos réflexes dans les virages, en manœuvre et à l’arrêt : la moto est plus lourde et l’arrière est abaissé.
    • Pour le passager : suivez les mouvements de la moto et évitez les gestes brusques. Ne vous crispez pas et n’hésitez pas à communiquer avec votre pilote si vous ressentez un inconfort ou une fatigue.
    • Le conducteur doit disposer d’un gilet de haute visibilité sur lui ou dans un rangement de la moto, et le porter lorsqu’il descend de sa moto à la suite d’un arrêt d’urgence.
    • Pour tous les deux : le passager comme le pilote doivent porter un équipement adapté, a minima un casque homologué (ECE ou NF), des gants adaptés à la pratique de la moto certifiés CE ou NF. Un blouson en cuir à manches longues et de bonnes bottes sont également fortement recommandés !

    Et si c’est une première pour l’un ou l’autre (ou les deux), entraînez-vous quelques semaines avant de partir !

    L’Essentiel de l’article

    • Programmez la révision annuelle de la moto à une date proche du départ.
    • Avant le départ, vérifiez la pression des pneus, les éclairages et le niveau d’huile.
    • Préparez une trousse avec des outils polyvalents et du gros scotch.
    • Voyagez léger et prévoyez un équipement en cas de pluie.
  • Réglementation paddle : une activité bien encadrée !

    Réglementation paddle : une activité bien encadrée !

    1 Règlement paddle en mer et océan : prudence est mère d’amusement

    Le stand-up paddle est le mariage parfait entre la pirogue et le surf. Il consiste à tenir debout sur une longue planche et à naviguer tranquillement à l’aide d’une pagaie. Il permet alors de s’éloigner de la plage en toute tranquillité. Au-delà de la promenade, il est également possible de surfer et de réaliser des figures à l’aide de sa pagaie. D’apparence paisible, cette pratique nécessite toutefois quelques précautions.

    Pour les personnes possédant déjà un certain niveau et souhaitant s’aventurer en eaux profondes, en plus des indications classiques, comme vérifier la météo et porter un leash (le cordon de sécurité reliant la cheville à la planche), il ne faut jamais partir sans prévenir un proche et il est déconseillé de naviguer seul.

    Afin d’assurer sa sécurité, voici l’équipement qu’il est conseillé de posséder :

    • un gilet de sauvetage et, éventuellement, une combinaison pour des raisons thermiques ;
    • un repérage lumineux étanche, comme un flash attaché au gilet de sauvetage ou un bracelet à LED ;
    • une trousse de secours et un moyen de communication (emportez votre smartphone dans un étui imperméable).

    Si l’épopée ne dépasse pas les 300 mètres de distance avec la côte, les règles sont moins drastiques. Elles concernent principalement les vagues et sont les mêmes que pour le surf : respect des zones de bain et des priorités, ne prendre que des vagues adaptées à son niveau, privilégier les spots peu fréquentés et port du leash obligatoire.

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    La planche : un choix primordial !

    S’il ne s’agit que de naviguer dans un rayon de 300 mètres, un engin de plage fera l’affaire. En revanche, pour s’éloigner jusqu’à 2 milles (3,7 km) de la côte, la planche doit mesurer au minimum 3,5 m de long.

    2 Le SUP en eaux douces : règles moins strictes, règles quand même

    Plus adapté aux niveaux débutants et intermédiaires, le stand-up paddle en eaux intérieures (lacs, canaux, fleuves et rivières) est lui aussi réglementé. À l’instar de la pratique en mers et océans, il est recommandé de toujours naviguer au moins à deux. Le port du gilet de sauvetage ainsi que l’information de son départ sont aussi fortement indiqués.

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    Le saviez-vous ?

    Obligatoire pour le SUP en lacs et canaux (sans courant), le leash est toutefois interdit pour la pratique en rivière et sur les fleuves, où le courant est parfois fort. En effet, puisqu’il traîne dans l’eau, il pourrait par exemple se coincer sous un rocher et vous empêcher de remonter à la surface. Il est en revanche indiqué de naviguer avec une paire de chaussures étanches.

    L’Essentiel de l’article

    • Port d’un leash : c’est obligatoire en mer, océan, lac et sur les canaux, mais interdit en rivière et sur les fleuves.
    • Ne naviguez jamais seul.
    • Portez un gilet de sauvetage et/ou une combinaison thermique.
    • Informez toujours vos proches avant d’embarquer.
  • Devenir famille de vacances Secours Populaire

    Devenir famille de vacances Secours Populaire

    1 Qu’est-ce que le programme de vacances du Secours Populaire ?

    Chaque année, le Secours populaire envoie en vacances des dizaines de milliers de personnes. Parmi elles, quelque 1 300 enfants sont accueillis dans des familles bénévoles partout en France, mais aussi en Suisse et aux Pays-Bas. Les familles reçoivent les enfants chez elles ou peuvent choisir de partir avec eux vers la destination de leur choix.

    « Les enfants comme les familles qui les accueillent ont des profils très divers ! Ils viennent de tous les départements, de banlieue, de la campagne. Nous connaissons les familles des enfants accueillis à travers nos permanences locales où elles viennent nous consulter pour une aide alimentaire ou vestimentaire, un départ en vacances ou simplement partager un moment », explique Ingrid Joigneaux, coordinatrice vacances de la fédération du Secours populaire de la Nièvre.

    1 enfant sur 3

    en France ne part pas en vacances (1).

    2 Comment se déroulent les séjours ?

    Les séjours sont organisés tout au long de l’année, en période de vacances scolaires. La durée du séjour est généralement d’une semaine, mais ça peut être deux ou trois. Chaque fédération départementale du Secours populaire a ses pratiques. Tout dépend aussi de l’envie et de la disponibilité de la famille et de l’enfant accueilli.

    Le programme est libre et fixé par la famille : visites culturelles, balades, activités diverses… Aucune obligation, mais l’idée est évidemment de passer de bons moments ensemble, et donc de ne pas rester à s’ennuyer devant la télé !

    Les enfants ont besoin de partir dans des familles qui peuvent leur apporter de l’attention et leur faire découvrir des choses, échanger sur le plan culturel, etc.

    Bon à savoir

    Les familles prennent en charge l’ensemble des frais liés au séjour de l’enfant (alimentation, loisirs, etc.), sauf les frais de transport liés à son arrivée et à son départ qui sont à la charge de l’association. Elles ne perçoivent aucune indemnité du Secours populaire ; c’est donc un geste généreux et totalement désintéressé.

    158 000

    personnes sont parties en vacances en 2015 grâce au Secours populaire (1).

    Comment devenir « famille de vacances » ?

    « C’est très simple : il suffit d’appeler la fédération ou l’antenne du Secours populaire proche de votre domicile. Un rendez-vous est convenu avec des bénévoles pour étudier le projet de la famille et, bien sûr, vérifier les conditions d’accueil de l’enfant. Mais il n’y a pas de critères à proprement parler, tout le monde peut potentiellement participer, que l’on ait soi-même des enfants ou pas. »

    Autrement dit, pas besoin d’habiter au bord de la mer ou d’avoir une grande maison avec piscine : toutes les propositions sont étudiées ! L’accueil familial est ensuite soumis à un agrément administratif délivré par la Direction départementale de la cohésion sociale (ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse) sur demande du Secours populaire (voir encadré). Une fois l’agrément reçu, le séjour de l’enfant pourra être organisé selon les modalités convenues avec la « famille de vacances ». Sachez que les familles ne rencontrent pas les enfants avant le séjour, mais des « présentations » réciproques sont faites à distance (dossier, courrier, téléphone…). C’est le Secours populaire qui compose en amont les familles de vacances et qui choisit donc quel enfant part dans quelle famille.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient l’initiative « famille de vacances » du Secours Populaire !

    Comment faire une déclaration d’accueil avec hébergement ?

    Les démarches se font à distance auprès de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations). Le Secours populaire remplit un formulaire et fournit les pièces justificatives nécessaires, comme une copie de la pièce d’identité de la personne qui sera responsable de l’enfant, un certificat d’assurance de responsabilité civile adaptée aux activités effectuées pendant les vacances, un extrait de casier judiciaire et un certificat de conformité des locaux, notamment au regard des normes anti-incendie. Le formulaire doit être accompagné d’un document détaillant le projet de vacances : lieu, dates, activités proposées, nombre d’enfants présents, etc.

    L’Essentiel de l’article

    • Le Secours populaire organise des vacances pour des enfants de 6 à 12 ans.
    • Les séjours durent généralement une à deux semaines.
    • L’enfant est accueilli au domicile de la famille ou part en vacances avec elle.
    • Les familles intéressées doivent prendre rendez-vous avec le Secours populaire.

    (1) Source : Secours populaire.
  • Cours en ligne : la nouvelle école pour tous

    Cours en ligne : la nouvelle école pour tous

    Se perfectionner et obtenir une certification de qualification professionnelle : tels étaient les objectifs de Sandrine en 2017. À 37 ans, cette chef de projet en formation professionnelle fait partie des nombreux Français ayant récemment suivi une formation en ligne. Entre les difficultés du marché de l’emploi et les mutations de chaque secteur d’activité, se former tout au long de sa vie est important pour maintenir son niveau d’employabilité. La transition numérique n’ayant pas échappé au secteur de la formation, une simple connexion Internet permet aujourd’hui d’acquérir de nouvelles compétences.

    1 Formation en ligne : un marché en pleine effervescence

    L’essor des smartphones, tablettes, mais aussi de la vidéo en ligne a largement profité au développement des formations sur Internet. Résultat, le secteur qui représentait 32 milliards d’euros en France en 2017 (et 87,2 milliards d’euros dans le monde) (1) est aujourd’hui en pleine effervescence. Une aubaine pour les salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs non salariés et étudiants, entre autres, qui ont ainsi la possibilité d’acquérir facilement de nouvelles connaissances, sans pour autant avoir à bouleverser leur emploi du temps.

    Un critère qui a été décisif pour Sandrine, la trentenaire, qui a pris ses fonctions sans avoir jamais eu de formation dans son domaine, souhaitait se perfectionner et obtenir une certification correspondant à son métier qu’elle a appris sur le tas.

    « Le choix d’une formation en ligne a été évident pour moi. Non seulement parce qu’il s’agissait d’un perfectionnement de connaissances, mais aussi et surtout parce que je ne pouvais pas me permettre de m’absenter des jours entiers de mon poste », explique-t-elle. Et d’ajouter : « La flexibilité des horaires m’a permis de m’aménager des plages de travail selon mes disponibilités. »

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    À savoir

    Depuis le 1er janvier 2019, le Compte personnel de formation (CPF) de transition professionnelle remplace l’ancien congé individuel de formation (CIF). Il permet aux salariés souhaitant changer de métier ou de secteur d’activité de financer des formations certifiantes en lien avec leur projet. Il leur permet donc d’acquérir des compétences et des connaissances dans un domaine différent que leur emploi.**

    2 6 méthodes d’e-learning à la loupe

    Et si Sandrine s’est orientée vers un SPOC (Small Private Online Course), les formations en ligne se déclinent sous différentes formes.

    SPOC (Small Private Online Course ou petit cours privé en ligne, en français)

    Il s’agit d’une formation interactive en ligne privée et payante dont le nombre de participants est limité, et dont les critères d’accès varient selon chaque SPOC. Principalement destiné aux étudiants et/ou formation en reconversion, le SPOC a l’avantage d’être immédiatement certifiant.

    Le MOOC (Massive Online Open Course ou cours en ligne ouvert et massif, en français)

    C’est le format le plus populaire actuellement, avec plus de 10 000 cours disponibles (2). Environ 350 MOOC, soit près d’un par jour, sont diffusés en France chaque année(2). Ouvert à tous les âges et profils, le MOOC désigne une formation en ligne pour laquelle le nombre de participants n’est pas limité. À noter que, pour l’heure, un MOOC ne permet pas d’obtenir un diplôme.

    Le blended learning (apprentissage mixte, en français)

    C’est une formation mixte qui combine à la fois les méthodes d’apprentissage classique (c’est-à-dire en présentiel) et les cours en ligne. Payant, le blended learning est par ailleurs une formation certifiante.

    Le social learning (apprentissage social, en français)

    C’est une technique transversale qui met les interactions et la collaboration au centre de la formation. Dans le cadre du social learning, chaque participant partage ses connaissances et son expérience sur le sujet, devenant à la fois apprenant et formateur. Ce format, qui n’est pas diplômant, est généralement mis en place par l’entreprise elle-même et concerne les collaborateurs d’une même structure.

    Le mobile learning (apprentissage mobile)

    C’est, comme son nom l’indique, une méthode d’apprentissage basée sur le mobile. Ce système permet d’avoir très facilement accès à sa formation et ce, de n’importe où et à n’importe quel moment de la journée. Texte, message, image, vidéo ou jeux : le mobile learning combine tous les formats que permettent les smartphones. Il permet, contre une poignée d’euros, d’acquérir des connaissances sur des thématiques variées (langues, comptabilité, création d’entreprise, etc.), sans être diplômant pour autant.

    L’adaptive learning (apprentissage adaptatif)

    C’est l’une des plus récentes techniques d’e-learning. Le concept : redéfinir le profil du participant grâce à l’intelligence artificielle et adapter la formation en temps réel afin de maintenir son intérêt et prévenir le décrochage. Destiné à l’origine aux étudiants afin d’enrichir et compléter les connaissances en cours d’acquisition, ce format d’apprentissage commence à se propager aux MOOCs.

    À savoir

    Avant de vous lancer, veillez bien à vérifier la fiabilité de la formation proposée. N’hésitez pas à appeler pour avoir toutes les informations nécessaires : Quelles sont les conditions pour y accéder ? Est-ce un diplôme reconnu par l’État ? Quel financement possible ? Les retours d’expérience d’autres utilisateurs pourront également vous aiguiller avant de vous inscrire.

    3 Motivation et organisation : les clés de la réussite

    Mais bien qu’elles multiplient les bons points, les formations en ligne ont aussi leurs limites. Le taux d’abandon en est la principale. Ainsi, près d’un apprenant sur deux (3) n’irait pas au bout de sa formation, surtout s’il n’est pas accompagné.

    « La réputation des formations en ligne est qu’il y a un fort taux de décrochage des stagiaires, confirme Sandrine. J’ai réussi à aller jusqu’au bout parce que j’étais extrêmement motivée par l’obtention de ma certification. Mais me dégager du temps et ne pas laisser le quotidien prendre le dessus a malgré tout été très compliqué. L’avantage du SPOC, c’est que l’on est bien encadré : des réunions en ligne hebdomadaires sont programmées pour les stagiaires qui le souhaitent, un forum de questions est disponible. Même si je n’ai jamais rencontré physiquement ni les autres stagiaires ni le responsable de la formation, je ne me suis jamais sentie seule face à mon écran », se souvient-elle.

    Finalement, sa motivation et son organisation ont permis à la jeune femme d’achever sa formation en gestion de projet en trois mois.

    « Chaque semaine, des quiz et des exercices devaient être réalisés et transmis au responsable de la formation. J’y ai consacré quatre à six heures hebdomadaires, auxquelles il faut ajouter le contrôle de connaissances de deux heures permettant d’obtenir la certification. »

    Deux ans après avoir pris cette initiative, elle ne regrette aucunement son choix. Mieux, elle le recommande et n’exclut pas l’idée de renouveler l’expérience quand le besoin s’en fera sentir.

    L’Essentiel de l’article

    • La formation en ligne est idéale pour se former dans de très nombreux domaines, tout en organisant son emploi du temps selon ses disponibilités.
    • Il existe différents formats de formation en ligne : MOOC, SPOC, blended learning, social learning, etc.
    • L’important taux de décrochage est le principal point faible des formations en ligne.

    (1) Blogemploi, « Le boom des formations en ligne : un plus pour l’emploi », 2017.
    (2) Xerfi, « Le marché des MOOCs et du e-learning », 2017
    (3) Enquête ISFT, « Les chiffres 2017 du digital learning ».

    * Offre soumise à conditions.
    ** Source : ministère du Travail, « Projet de transition professionnelle », 2019.

  • 5 conseils pour se protéger du soleil sans ruiner les océans

    5 conseils pour se protéger du soleil sans ruiner les océans

    1 Préparez votre peau au soleil

    Bien préparer votre peau au soleil va vous permettre de bronzer plus vite, et donc d’avoir besoin de moins de crème (mais il faudra en mettre quand même !). Quatre à cinq semaines avant de vous exposer, faites une cure de vitamines A (dérivée du bêta-carotène) et E, qui jouent un rôle important dans la résistance de la peau aux UV. Vous pouvez utiliser des compléments alimentaires vendus en pharmacie ou en supermarché, ou tout simplement choisir des aliments naturellement riches : carottes, mangue, tomates, abricots pour le bêta-carotène, huile de tournesol ou de colza, amandes et germes de blé pour la vitamine E.

    2 Choisissez une crème solaire non polluante

    La crème solaire est responsable d’une part importante de la pollution des eaux marines et serait notamment impliquée dans la disparition des coraux (1). Pourtant, difficile de s’en passer… Le mieux est donc de choisir des formules respectueuses de l’environnement, idéalement bios, même si la réglementation européenne n’a pas encore créé de label spécifique concernant la protection des mers : la crème parfaite n’existe pas encore… Il faut donc s’en remettre aux étiquettes et choisir celles qui font état d’un certain degré de biodégradabilité ou d’absence de nocivité pour les coraux et l’environnement en général. Évitez par exemple les produits contenant du benzophénone-2 (BP-2) qui va tuer les coraux ou du dioxyde de titane (TiO2) qui empêche le phytoplancton de se développer ; or le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire marine.

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    25 000 tonnes

    de crème solaire sont diluées chaque année dans les océans par les baigneurs (2).

    Le bio c’est bien, à condition…

    Choisir une crème solaire bio peut être un bon geste, car les formules sont allégées en produits chimiques et donc potentiellement moins nocives pour l’environnement. Elles peuvent pourtant contenir des nanoparticules et de l’oxyde de zinc nocifs pour les coraux (3). Avant d’acheter une crème bio, lisez bien la liste des composants pour vous assurer qu’elle n’en contient pas.

    3 Laissez pénétrer la crème solaire

    Puisqu’on ne peut pas vraiment l’éviter, autant appliquer sa crème solaire de façon à impacter le moins possible l’environnement. Pour ça, laissez-lui le temps de bien pénétrer la peau avant de vous baigner, en l’appliquant une dizaine de minutes avant d’aller dans l’eau.

    4 Misez sur les vêtements anti-UV

    Conseillés pour les enfants à qui il est parfois difficile de mettre de la crème, les vêtements anti-UV offrent une protection efficace et sans impact sur l’environnement. Mais attention, comme ils ne couvrent pas l’ensemble du corps, vous devrez quand même courir après votre progéniture pour lui crémer le bout du nez, les mains et les jambes. Avec une crème écolo et bio bien sûr !

    5 Restez à l’ombre

    Rester à l’ombre reste le meilleur moyen de se protéger des méfaits du soleil sans nuire à l’environnement. Un arbre, un coin de mur, un parasol, tout est bon pour barrer les UV. Et si vous n’avez pas de refuge, n’hésitez pas à porter un chapeau à large bord ou une casquette, un tee-shirt ou une robe de plage entre les baignades.

    L’Essentiel de l’article

    • Préparez votre peau au soleil avant de partir avec une cure de vitamines A et E.
    • Choisissez une crème solaire qui s’engage pour le respect de l’environnement.
    • Laissez pénétrer la crème avant de vous baigner.
    • Préférez l’ombre et choisissez des vêtements de plage anti-UV pour les enfants.

    (1) Effets toxicopathologiques des filtres anti-UV, 2015.
    (2) Surfrider Foundation, 2016.
    (3) Réponse photochimique du corail Stylophora pistillata aux composants des écrans solaires, étude de 2019.

  • 5 solutions antimoustiques sans danger pour la santé et l’environnement

    5 solutions antimoustiques sans danger pour la santé et l’environnement

    1 Les lotions antimoustiques naturelles

    Vendues en supermarchés bio et en parapharmacie, ces lotions sont formulées à partir de produits naturels, idéalement bios, sans danger pour la santé et l’environnement. Elles mobilisent généralement les classiques de la lutte antimoustiques comme la citronnelle, l’eucalyptus et le géranium, et ont la praticité des insecticides classiques. Un pschitt, et vous voilà protégé sans arrière-pensée. Vous trouverez même sur Internet des recettes pour fabriquer votre propre lotion, le plus souvent à base d’huiles essentielles. Dans ce cas, attention aux allergènes et au procédé de fabrication.

    Les insecticides, nocifs pour la santé et l’environnement

    Une étude de l’Inserm (1) a mis en évidence la toxicité de certains insecticides domestiques et agricoles pour la santé humaine, en particulier chez les enfants. Un taux élevé dans les urines serait en effet lié à des pertes cognitives significatives comme les capacités de compréhension verbale et la mémoire de travail. De nombreuses autres études ont également mis en évidence la nocivité des insecticides chimiques industriels pour l’environnement et la biodiversité.

    3 Les vêtements et bracelets antimoustiques

    De plus en plus en vogue, notamment pour les enfants, les bracelets imprégnés d’actifs antimoustiques offrent une protection facile qui vous suit partout sans y penser. Vendus en pharmacie ou en grande surface, leur prix varie selon les modèles : jetables ou rechargeables, en silicone, en plastique ou en fibres naturelles, waterproof ou pas… Ils sont efficaces plusieurs jours, parfaits donc pour les vacances ou un usage quotidien. Pour une approche écolo, préférez les modèles certifiés naturels et écologiques.

    Particulièrement plébiscités par les randonneurs et les pêcheurs, les vêtements antimoustiques sont vendus en magasins spécialisés sports et loisirs. Pour être efficaces, ils sont parfois traités aux huiles essentielles naturellement répulsives ou sont tout simplement fabriqués en mesh, un tissu qui combine légèreté et protection.

    4 La citronnelle sous toutes ses formes !

    En bougie, en lotion, en huile essentielle, en spray, en roll-on… La citronnelle est l’un des actifs antimoustiques les plus utilisés. Son odeur forte dérange les moustiques qui la fuient sans se retourner, vous assurant une bonne nuit de sommeil. Et si vous choisissez des produits issus de l’agriculture biologique, c’est encore mieux !

    5 La moustiquaire

    Écolo, non toxique et durable, la moustiquaire est un accessoire indispensable sous les tropiques… et qui peut se révéler fort utile aussi sous nos latitudes. Il en existe plusieurs types :

    • les moustiquaires à installer sur les portes et sur les fenêtres, qui empêchent les importuns d’envahir votre maison : rigide ou souple, en rideau, en store enroulable ou en cadre fixe, permanente ou amovible, demandez conseil pour choisir celle qui convient le mieux à vos besoins.
    • les moustiquaires mobiles, idéales pour protéger les lits : à suspendre, veillez à les choisir assez grandes pour qu’elles couvrent bien l’ensemble de la literie tout en tombant à terre. Mais il existe aussi des modèles de type « pop-up » – semblables à une tente igloo – qui se déploient autour du lit en un geste.

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    Astuce : Que faire en cas de piqûre ?

    Votre stratégie antimoustiques a échoué et vous voilà piqué ? Le premier réflexe est surtout de ne pas gratter pour éviter d’aggraver la sensation de démangeaison et l’inflammation. Si vous n’avez pas de crème apaisante (vendues en pharmacie), appliquez une compresse imbibée d’un mélange de vinaigre et d’eau ou de vinaigre pur si vous supportez l’odeur. Vous pouvez aussi utiliser une petite goute d’huile essentielle de lavande appliquée en massage sur la piqûre, sauf pour les jeunes enfants (moins de 3 ans).

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez les antimoustiques naturels aux insecticides chimiques.
    • La citronnelle, le géranium et la plupart des plantes aromatiques sont des répulsifs naturels.
    • Les bracelets antimoustiques sont pratiques pour les enfants.
    • La moustiquaire est un moyen simple de se protéger des moustiques.

    (1) Source : INSERM 2015.
  • Fact-checking : faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    Fact-checking : faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    1 Faut-il uriner sur une piqûre de méduse ?

    Non. « C’est une mauvaise information, véhiculée par un épisode de la série américaine Friends ! », rappelle Guillaume Turpin, inspecteur adjoint des nageurs sauveteurs, en sein de la Société nationale du sauvetage en mer (SNSM).

    Inutile donc de vous humilier en demandant à un proche d’uriner sur votre plaie… Pire, vous risqueriez de stimuler les cnidocystes, de petites vésicules qui couvrent les tentacules des méduses, et qui réagissent en projetant du venin urticant. C’est ce qui brûle la peau. Il faut donc éviter d’activer les cnidocystes qui ne sont pas encore ouverts.

    Le saviez-vous ?

    Sur une plage surveillée, la première chose à faire après une piqûre de méduse est de se rendre au poste de secours. Les nageurs sauveteurs vous prodigueront les soins nécessaires. Dans chaque poste de secours, un tableau d’informations réunit des conseils de prévention et signale notamment la présence massive de méduses.

    2 Faut-il rincer la plaie avec de l’eau douce ?

    Non. Comme pour l’urine, « il ne faut jamais rincer à l’eau douce car cela stimule la libération du venin. En rinçant la plaie avec une solution qui a une acidité différente des tentacules de la méduse, vous risqueriez de faire exploser les poches de venin, et donc d’aggraver les choses », prévient Guillaume Turpin. La meilleure méthode est donc de rincer à l’eau salée pour garder la même acidité que celle du milieu dans lequel vivent les méduses !

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    Généralement, plus les méduses sont petites, plus elles ont une coloration bleu violet et plus leurs piqûres sont douloureuses.

    3 Faut-il mettre de l’eau chaude ?

    Non. « Il ne faut pas mettre d’eau chaude après une piqûre de méduse », prévient Guillaume Turpin. Cependant, cette méthode sera efficace à la suite d’une piqûre de vive, un petit poisson qui aime les eaux chaudes, notamment en bord de plage. Pour les piqûres de méduse, on utilise l’eau de la mer, qui est à disposition.

    4 Faut-il enlever les tentacules ?

    Oui. Muni d’un gant de pharmacie en vinyle ou en latex, vous pouvez retirer les tentacules délicatement à la main. « Pour les microfilaments, qui ne sont pas visibles à l’œil nu, on peut gratter la peau avec une carte de crédit ou un morceau de carton », suggère le professionnel de la SNSM.

    Attention !

    Informez vos enfants qu’une méduse échouée sur la plage reste dangereuse. Même morts, ses tentacules continuent d’être urticants. La bonne idée : les chaussures de mer ! Elles protégeront les pieds de vos enfants contre les méduses, mais aussi les coquillages coupants.

    5 Faut-il mettre du sable sur la plaie ?

    Oui. L’astuce fait ses preuves ! « En frottant la peau avec une poignée de sable mouillé, les grains mélangés à l’eau salée permettront de retirer les microfilaments, sans risquer de libérer le venin. »

    Au moindre doute, n’hésitez pas à vous rendre dans une pharmacie ou à demander un avis médical.

    6 Faut-il mettre de la glace sur une piqûre de méduse ?

    Oui. « Après avoir rincé avec de l’eau de mer la zone du corps piquée, et après avoir retiré les microfilaments urticants, si une sensation de brûlure persiste, pour soulager la douleur, on peut appliquer une poche de glace enveloppée dans un linge », préconise Guillaume Turpin.

    Bon à savoir

    La SNSM est l’acteur numéro 1 de la surveillance des plages en France avec la gestion de 32 centres de formation et d’intervention répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain, et la gestion du dispositif estival de surveillance des plages. Chaque été, environ 1 400 nageurs sauveteurs sont affectés pour surveiller entre 260 et 270 postes de secours. D’ailleurs, chaque année, les piqûres de méduses font partie des cas les plus courants en termes de soins sur les plages.

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de s’installer sur la plage, prenez connaissance des conseils prévention affichés au poste de secours.
    • Pour soulager une piqûre de méduse, rincez la plaie avec de l’eau de mer, puis frottez avec une poignée de sable mouillé.
  • L’apprentissage : la bonne voie pour décrocher un job dans l’artisanat

    L’apprentissage : la bonne voie pour décrocher un job dans l’artisanat

    1 L’apprentissage : la porte d’entrée pour trouver un emploi

    Seuls 400 000 jeunes choisissent la voie de l’apprentissage chaque année, soit seulement 7 % des 16-25 ans. Pourtant, cette filière permet à 70 % des apprentis de trouver un emploi dans les sept mois suivant la fin de la formation, selon le ministère de l’Éducation nationale (1). C’est une porte d’entrée vers 250 métiers et certains secteurs de l’artisanat (boulangerie, pâtisserie, BTP, automobile ou encore les activités de l’alimentation) sont particulièrement accessibles à l’apprentissage. D’ailleurs, l’artisanat s’impose comme le premier employeur d’apprentis en France. Contrairement aux préjugés, cette formation prépare à tout type de diplôme, en passant du CAP au Master 2.

    Les différents types de formation en apprentissage

    • Les diplômes de l’enseignement secondaire : certificat d’aptitude professionnelle (CAP), baccalauréat professionnel, brevet professionnel, mention complémentaire, brevet des métiers d’art.
    • Les diplômes de l’enseignement supérieur : brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme universitaire de technologie (DUT), licences et masters professionnels, diplômes d’ingénieur, école de commerce.

    Le saviez-vous ?

    Les jeunes engagés dans un contrat d’apprentissage et âgés d’au moins de 18 ans peuvent bénéficier d’une aide de 500 euros pour passer leur permis de conduire. Pour en savoir plus sur les modalités, consultez le site du ministère du Travail.

    2 Une nouvelle loi pour encourager les futurs apprentis

    Rendre plus attractif l’apprentissage auprès des jeunes, c’est l’une des vocations de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », promulguée le 5 septembre 2018.

    Notre objectif est de changer l’image de l’apprentissage et de le transformer en profondeur, de changer d’échelle et d’en faire une voie d’excellence et de réussite pour tous les jeunes.

    Muriel Pénicaud, ministre du Travail

    Parmi les nouveautés, l’âge maximum pour entrer en apprentissage est de 30 ans (29 ans révolus). Et une nouvelle grille de rémunération pour les apprentis de 16 à 20 ans a été votée : ils gagnent dorénavant environ 30 euros brut de plus par mois et leurs aînés ne pourront plus être rémunérés en dessous du Smic. Autre changement : il est possible de débuter un cycle de formation en apprentissage sans contrat, dans un CFA, dans la limite de trois mois. L’intéressé obtient le statut de stagiaire de la formation professionnelle. Un bon moyen de tester le métier avant de s’engager sur la durée.

    Bon à savoir

    Le temps de travail des jeunes apprentis ne peut excéder 8 heures par jour et 35 heures par semaine. Avec la nouvelle réglementation, cette durée peut être portée à 10 heures par jour et dans la limite de 40 heures par semaine dans certaines circonstances. Mais ces heures devront donner lieu à des périodes de repos compensateur équivalent (2).

    3 L’apprentissage, tout sauf une voie de garage

    C’est le message d’une campagne destinée à donner un coup de peps à l’apprentissage, en déconstruisant les clichés. Lancée par le ministère du Travail, #Démarretastory est une campagne « faite par les apprentis, pour les apprentis ». Des jeunes en apprentissage sont invités à raconter leur parcours et à démontrer que l’apprentissage peut être un atout dans de nombreux métiers. Parrain de la campagne, le chef étoilé Thierry Marx y raconte sa success story. Parmi les témoignages liés à la campagne, celui du chef cuisinier de l’Élysée, Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France (MOF) et ancien apprenti ou encore celui de Vincent Thiébaut, ex-apprenti, aujourd’hui député.

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    Deux contrats d’alternance sont possibles :

    • Le contrat de professionnalisation (effectué en formation continue). Il est ouvert aux 16-25 ans révolus, ainsi qu’aux demandeurs d’emploi ayant plus de 26 ans, mais également aux bénéficiaires de la prime d’activité, de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou d’un contrat unique d’insertion (CUI). La formation doit durer au minimum 150 heures sur 12 mois.
    • Le contrat d’apprentissage (qui relève de la formation initiale), quant à lui, s’adresse aux 16-29 ans. La formation doit représenter au moins 400 heures au cours de l’année.

    Les deux contrats mêlent cours théoriques et formation pratique
    en entreprise (3).

    L’Essentiel de l’article

    • 70 % des apprentis trouvent un emploi sept mois après leur formation (1).
    • L’artisanat permet d’accéder à 250 métiers dans 4 secteurs : alimentation, bâtiment, production, services.
    • La loi du 5 septembre 2018 facilite l’accès à l’apprentissage.

    (1) Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, « L’insertion des apprentis est marquée par la formation et par la conjoncture économique », 2018.
    (2) Légifrance, Article L. 6221.
    (3) Service Public Pro, « Contrat de professionnalisation et apprentissage : quelles différences ? », 2019.

  • Familles recomposées : quel statut pour les beaux-parents ?

    Familles recomposées : quel statut pour les beaux-parents ?

    1 Une absence de statut pour le beau-parent

    Si la question de la place des beaux-parents revient régulièrement dans le débat public, le législateur est clair. Quelle que soit sa participation à la vie quotidienne de l’enfant, le beau-parent n’a pas le moindre droit ni aucun devoir envers l’enfant de son conjoint, et ce qu’il s’agisse des couples de sexes opposés ou des couples de même sexe (2). Pas davantage en tout cas qu’en aurait un ami ou un proche. « Faute d’existence juridique, il ne peut donc compter que sur une reconnaissance de fait », précise Géraldine Lanoë.

    « Il existe néanmoins une proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale en 2014. Toujours en discussion au Sénat, celle-ci prévoit la création d’un mandat d’éducation quotidienne, relève la notaire. Ce mandat, mis en place avec l’accord des deux parents, permettrait au beau-parent vivant de manière stable avec l’un des parents, d’accomplir des actes usuels de la vie quotidienne de l’enfant comme signer officiellement un livret scolaire, participer à des réunions avec les professeurs ou emmener l’enfant chez le médecin, explique la notaire. Ce document certifierait les droits d’un tiers à s’occuper de l’enfant dans la vie courante. Le mandat pourrait être révoqué à tout moment par le parent et prendrait fin en cas de rupture de la vie commune ou de décès du parent. »

    Le saviez-vous ?

    11 % des enfants vivent dans une famille recomposée. Cette proportion a doublé en l’espace de 20 ans. Sur ces 1,5 million d’enfants, 940 000 d’entre eux habitent avec un parent et un beau-parent, le plus souvent avec leur mère et un beau-père (1).

    2 La délégation volontaire d’autorité parentale

    En attendant qu’un véritable statut du beau-parent voie le jour, des procédures judiciaires permettent de participer au même titre que les parents biologiques, aux démarches de la vie quotidienne de l’enfant.

    Parmi elles, la délégation d’autorité parentale introduite par la loi du 4 mars 2002. Comme le prévoit l’article 377 du Code civil, les pères et mères, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge aux affaires familiales en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers appelé « délégataire ». Celui-ci peut être un membre de la famille, un proche digne de confiance, un établissement agréé pour le recueil des enfants ou un service départemental de l’aide sociale à l’enfance.

    « Contrairement à une adoption, il ne s’agit en aucun cas d’établir un lien de filiation, précise Géraldine Lanoë. C’est davantage une mesure de gestion des droits et intérêts de l’enfant et de préservation de ses bonnes qualités de vie. La délégation permet de suppléer un parent qui serait dans l’incapacité d’élever son enfant ou tout simplement absent. »

    3 L’adoption simple ou plénière

    Une autre possibilité est l’adoption. Celle-ci peut être simple ou plénière.

    Dans le premier cas, l’adoption simple ne remplace par le lien de filiation originel. Elle permet à l’enfant de maintenir des liens avec sa famille tout en créant un nouveau lien juridique avec le beau-parent. « Autrement dit, il aura deux familles », précise Géraldine Lanoë.

    L’adoption plénière, elle, est une procédure moins demandée, car beaucoup plus lourde et contraignante.

    « À la différence de l’adoption simple, elle est irrévocable et rompt définitivement les liens légaux de l’enfant avec le parent biologique qui n’élève pas l’enfant. Sauf exception, l’adoption plénière ne peut concerner que des enfants de moins de 15 ans. »

    Qu’elle soit plénière ou simple, dans les deux cas, le beau-parent doit déposer une requête auprès du greffe du tribunal de grande instance. Avec pour condition, sauf circonstance particulière et autorisation du tribunal, d’avoir une différence d’âge d’au moins 10 ans avec son beau-fils ou sa belle-fille.

    « Si l’enfant est mineur, il faut obtenir l’accord des deux parents. Et s’il a plus de 13 ans, il devra consentir à l’adoption », souligne Géraldine Lanoë.

    4 Le beau-parent a-t-il le droit d’entretenir des relations avec l’enfant en cas de séparation ?

    Le beau-parent a pu partager le quotidien du fils ou de la fille de son conjoint dès son plus jeune âge, pour autant aucun texte ne prévoit spécifiquement la possibilité pour lui de continuer à entretenir des relations s’il se sépare. L’article 371-4 du Code civil ouvre néanmoins une perspective. Il prévoit que l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec un tiers, parent ou non.

    En attendant, le beau-parent peut faire valoir ses droits, et le juge aux affaires familiales peut l’autoriser à exercer un droit de correspondance et de visite, et plus exceptionnellement, un droit d’hébergement. La condition est qu’il ait résidé de manière stable avec l’enfant et l’un de ses parents, ait pourvu à son éducation, à son entretien ou à son installation, et ait noué avec lui des liens affectifs durables, stipule le Code Civil.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le beau-parent n’a aucun droit légal ni devoirs envers les enfants de son conjoint.
    • Le juge des affaires familiales peut prévoir un partage de l’autorité parentale entre le parent biologique et le beau-parent.
    • Il est possible d’adopter l’enfant de son conjoint. L’adoption peut être simple ou plénière.

    (1) Insee, « Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée », 2013.
    (2) Sénat, « Le statut du beau-parent », 2009.