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  • Aide financière pour travaux en copropriété : sur quoi pouvez-vous compter ?

    Aide financière pour travaux en copropriété : sur quoi pouvez-vous compter ?

    1 Les aides de l’Anah

    Votre copropriété souhaite installer une chaudière collective dans votre immeuble, réaliser des travaux au niveau de la structure du bâtiment, ou encore faire des aménagements pour rendre l’immeuble ou les logements accessibles aux personnes à mobilité réduite ? Sachez que l’Anah, l’Agence nationale de l’habitat, peut, dans certains cas, verser des aides directes au syndicat de copropriétaires pour des travaux sur les parties communes ou sur des équipements, quand il s’agit d’un bâtiment datant de plus de 15 ans.

    Vous pourrez bénéficier d’une aide de l’Anah si :

    • votre copropriété rencontre des difficultés importantes, justifiant la mise en place d’une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) ;
    • votre copropriété relève d’une procédure spécifique liée à un arrêté, comme un plan de sauvegarde ou une décision de justice.
    • Cette aide n’est attribuée que si 75 % des « lots » principaux sont des résidences principales.

    Le programme « Habiter mieux » de l’Anah, dédié à la transition énergétique et la rénovation thermique, finance des travaux permettant une baisse générale de la consommation énergétique de l’ordre de 35 % ou plus. Les travaux de mise en accessibilité ouvrent droit à cette aide sans avoir à prouver une difficulté financière. 50 % du montant total des travaux HT peuvent être pris en charge. Le montant maximum est de 10 000 euros par accès aménagé.

    Un label pour simplifier votre choix !

    À qui allez-vous confier vos travaux ? Afin de vous éclairer dans votre choix, le gouvernement a harmonisé les différents signes de qualité professionnelle et a créé le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Il vous permettra de reconnaître facilement un artisan spécialisé dans les travaux d’économies d’énergie. Sachez que pour bénéficier des aides, il est souvent imposé d’avoir recours à des professionnels labellisés. Pour en trouver un, consultez le site Rénovation Info Service.

    2 Les aides locales pour combattre la précarité énergétique

    Pour encourager les foyers à effectuer leur transition énergétique, les collectivités territoriales peuvent, sous certaines conditions, apporter un coup de pouce financier au syndicat de copropriétaires. Si votre copropriété décide de réaliser des travaux pour résoudre une situation de dégradation, d’insalubrité ou de précarité énergétique, elle peut peut-être bénéficier d’aides de la part de la région, du département ou de la ville de résidence. Pour les obtenir, le bâtiment concerné doit être intégré à une Opération programmée d’amélioration thermique des bâtiments (OPATB), une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) ou encore une opération suite à une décision relevant de la collectivité territoriale. Ces subventions publiques peuvent être octroyées même si les travaux sont déjà éligibles à un accompagnement de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Pour savoir si votre copropriété peut en bénéficier, demandez au syndic de contacter votre conseil régional, votre conseil départemental mais aussi votre commune.

    Quelle est la différence entre syndicat de copropriétaires et syndic ?

    Au sein d’un immeuble, l’ensemble des copropriétaires forme de façon automatique et non formelle le syndicat de copropriétaires. Ce syndicat gère les questions de conservation et d’administration du bâtiment. Le syndic est quant à lui le représentant légal du syndicat de copropriétaires. Ce syndic, qu’il soit professionnel ou non, est tenu de gérer l’administration et les finances de la copropriété.

    3 La prime énergie

    Si vous devez réaliser des travaux de rénovation énergétique dans l’immeuble, vous pouvez être éligible à une prime du Certificat d’économie d’énergie (CEE). Ce coup de pouce financier n’est pas donné par l’État, mais principalement par des fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, combustibles) au syndicat de copropriétaires, en fonction de leur quote-part (liée aux tantièmes). Ils peuvent, sous conditions de ressources, vous proposer des aides et des subventions pour vous aider à réaliser des économies d’énergie. Alors profitez-en ! Isolation (murs, toits…), chauffage et régulation (chaudière, pompe à chaleur…), production d’eau chaude, ventilation… Près de 200 types de travaux différents sont éligibles. La prime est versée au prorata des économies d’énergie réalisées. Deux possibilités : le montant de la prime est directement déduit du prix que vous avez à payer pour vos travaux, ou une partie de la prime vous est reversée en fonction de votre quote-part dans la copropriété. Cette prime énergie est soumise au plafond de ressources pour les foyers. Pour le connaître, consultez le site du service public.

    Bonne nouvelle : cette prime est cumulable avec le Crédit d’impôt transition énergétique (Cite) et la plupart des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique ! Avant la signature du devis, comparez les primes énergie (car son montant peut varier selon qui vous la verse) sur un site comme Quelle prime ?. Seule condition : faire appel à un artisan labellisé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). La prime sera versée au copropriétaire sur présentation de sa facture ou déduite du prix que vous avez à payer pour vos travaux.

    Les tantièmes : quèsaco ?

    Un tantième permet de déterminer ce que chaque copropriétaire doit payer en termes de charges de copropriété. Les tantièmes généraux englobent les tantièmes associés à un lot d’appartements et la quote-part sur les parties communes. La répartition des tantièmes est indiquée sur l’état descriptif de division, en annexe du règlement de la copropriété.

    4 Le Cite (Crédit d’impôt pour la transition énergétique)

    L’environnement est au cœur des préoccupations du gouvernement et il entend bien réduire les émanations polluantes, qui proviennent en grande partie des habitats ! Si les constructions neuves sont soumises à de nombreuses normes et obligations en termes énergétiques, ce n’est pas le cas des constructions anciennes. Ainsi, les travaux engagés sur des équipements communs (isolation de l’immeuble, équipements de chauffage collectifs, etc.) pour améliorer la performance énergétique de la copropriété peuvent ouvrir droit à un Crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite), en fonction de leur tantième. Ainsi, les copropriétaires vont pouvoir déduire 30 % du montant de la facture de l’impôt sur le revenu du foyer, même s’il s’agit de travaux de copropriété. Il faudra cependant prouver que ces travaux ont vocation à lutter contre la précarité énergétique et les faire réaliser par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) qui utilisera des matériaux reconnus pour leurs qualités énergétiques.

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    L’Essentiel de l’article

    • Certains travaux visant à améliorer la performance énergétique d’une copropriété ouvrent droit à un Crédit d’impôt transition énergétique.
    • Certaines aides financières sont versées par des fournisseurs d’énergie.
    • L’Agence nationale de l’habitat propose des subventions aux copropriétaires.
    • Les collectivités territoriales interviennent aussi financièrement auprès des syndics.

    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations bancaire et services de paiement pour le compte exclusif de l’organisme prêteur Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)
  • Vapoter peut-il aider à arrêter de fumer ?

    Vapoter peut-il aider à arrêter de fumer ?

    1 Un nombre de fumeurs en baisse

    Santé Publique France a mis en évidence une baisse de la consommation de tabac en France. En 2017, 26,9 % des adultes étaient fumeurs contre 29,4 % en 2016 (2). Il est probable que la perspective d’un paquet de cigarettes à 10 euros d’ici 2020 confirme cette diminution.

    La cigarette électronique est quant à elle utilisée par 3,3 % des Français âgés de 15 à 75 ans, dont 2,5 % l’utilisent quotidiennement (3).

    3e édition du #MoisSansTabac

    En novembre 2018, 242 000 personnes se sont inscrites pour l’opération #MoisSansTabac contre 158 000 en 2017. D’après Tabac info service, les appels traités par les tabacologues ont augmenté de presque 20 % et les visites du site Internet de plus de 30 % entre 2017 et 2018 (4).

    2 La cigarette électronique : une alliée pour arrêter de fumer ?

    Selon une étude publiée dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, (5), la cigarette électronique serait plus efficace que le patch à la nicotine pour arrêter de fumer. Un an après le début de l’étude, le taux de sujets ayant arrêté le tabac était de 18 % dans le groupe « vape » (e-cigarette), contre presque moitié moins (9,9 %) dans le groupe des « substituts nicotiniques » (patchs et gommes).

    Mais ces bons résultats peuvent aussi amener à s’interroger sur le vapotage. Délaisser la cigarette pour ce substitut n’est-il pas comme remplacer une addiction par une autre ? Car, en effet, un an après l’étude, parmi les sujets qui avaient arrêté le tabac, « 80 % utilisaient encore l’e-cigarette, contre 9 % qui utilisaient encore les substituts nicotiniques. » (5)

    Anne-Laurence Le Faou, présidente de la société francophone de tabacologie, a conscience de l’effort que peut représenter le sevrage du tabac et admet que certains anciens fumeurs, par crainte de rechuter, « garderont la cigarette électronique ou un substitut nicotinique à vie pour ne plus fumer. »

    Les hôpitaux français étudient l’efficacité de l’e-cigarette dans le sevrage du tabac

    Lancée dans 11 hôpitaux par l’AP-HP, l’étude Ecsmoke (6) s’adresse aux personnes âgées de 18 à 70 ans fumant au moins 10 cigarettes par jour et souhaitant arrêter de fumer. Elle vise à comparer l’efficacité de la cigarette électronique dans le sevrage du tabac par rapport à un traitement de référence. Ce ne sont pas moins de 650 personnes qui participent à cette étude.

    3 Que sait-on des effets du vapotage ?

    Si les études ont démontré qu’une cigarette « classique » contient 4 000 composés chimiques responsables de la toxicité du tabac sur l’organisme (7), le Dr Le Faou émet également des réserves sur les effets de la cigarette électronique, encore trop peu connus.

    « Un médicament mis sur le marché a subi des études cliniques. Mais la cigarette électronique n’est pas un médicament : c’est un produit de consommation courante. Ses effets indésirables ne sont donc pas enregistrés. Si la vapoteuse est moins dangereuse qu’une cigarette, il s’agit toujours d’un choix en termes de bénéfices-risques. Bien que de très nombreux liquides présents dans les cigarettes électroniques soient analysés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ndlr), nous ne pouvons pas affirmer de façon absolue qu’il n’y a pas d’effets indésirables sur l’organisme à moyen et long terme. »

    Un flou d’autant plus grand qu’il existe diverses formes de cigarettes électroniques (avec ou sans nicotine), chacune manifestant des effets différents sur la santé.

    2 614

    C’est le nombre de boutiques spécialisées en vente de cigarettes électroniques fin 2017 en France, soit environ 5 % de plus qu’en 2016 (2).

    4 Faut-il rembourser la cigarette électronique ?

    Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le passage au remboursement à 65 % des traitements obtenus sur prescription, c’est-à-dire les patchs et les gommes à mâcher, continue à avoir un fort impact sur le choix d’arrêter de fumer (8). Au Royaume-Uni, l’e-cigarette est aussi remboursée. Une mesure qui, d’après Anne-Laure Le Faou, n’est pas encore envisageable en France :

    « Les Anglais n’ont pas la même façon de financer leur santé qu’en France, et avec seulement 17 % de fumeurs, ils veulent utiliser tous les moyens pour encore baisser ce chiffre. En France, nous venons juste de rembourser les traitements médicamenteux et nous avons encore beaucoup de formations à diffuser auprès des professionnels de santé, qui connaissent les complications liées au tabac mais pas forcément comment aider les personnes à arrêter de fumer. Rembourser la cigarette électronique, cela suppose que ce soit un médicament et ce n’est pas le cas, ce n’est donc pas le champ de l’assurance maladie. Il faut des études nationales comme celle lancée par l’AP-HP avant d’envisager un éventuel remboursement. »

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    L’Essentiel de l’article

    • En 2018, Santé Publique France note une baisse de la consommation de tabac en France.
    • La cigarette électronique est utilisée par 3,3 % des Français âgés de 15 à 75 ans (3).
    • La cigarette électronique serait plus efficace que le patch nicotinique pour arrêter de fumer.
    • Mais les effets du vapotage sont encore trop peu connus.

    Sources :

    (1) Tabac info service, « Chiffres du tabac »
    (2) Santé publique France, « Tabagisme en France : 1 million de fumeurs quotidiens en moins », 2018
    (3) Santé Publique France, « Tabagisme et arrêt du tabac en 2017 », 2018
    (4) OFDT
    (5) The New England Journal of Medicine, « A Randomized Trial of E-Cigarettes versus Nicotine-Replacement Therapy », 2019
    (6) Assistance Publique Hôpitaux de Paris, « Fumeurs : vous pouvez encore participer à l’étude ECSMOKE », 2019
    (7) Haute Autorité de Santé, « Dépistage du tabagisme et prévention des maladies liées au tabac », 2015
    (8) Observatoire Français des drogues et des toxicomanes, « Tableau de bord Tabac »

  • Grossesse : le dépistage prénatal non-invasif (DPNI) détecte les trisomies 13, 18 et 21

    Grossesse : le dépistage prénatal non-invasif (DPNI) détecte les trisomies 13, 18 et 21

    1 Qu’est-ce que le DPNI ?

    D’après la Haute Autorité de Santé (HAS), 1 grossesse sur 400 est concernée par une anomalie génétique comme la trisomie 21 (1). Les personnes atteintes d’une trisomie 21 ont trois chromosomes 21 au lieu de deux, ce qui à terme entraîne des retards mentaux et malformations cardiaques chez l’enfant à naître.

    Pour détecter si votre fœtus est atteint d’une trisomie 21 (syndrome de Down), d’une trisomie 18 (syndrome d’Edwards) et d’une trisomie 13 (syndrome de Patau), le médecin ou la sage-femme qui vous suit peut vous proposer avec votre consentement de réaliser un test ADN pendant le 1er trimestre.

    Le risque de trisomie augmente avec l’âge de la maman, notamment pour les grossesses dites « tardives » (après 40 ans), mais aussi si vous-même ou l’un de vos enfants déjà né est porteur d’une maladie génétique ou si un problème a été dépisté à l’échographie.

    Le test ADN est un dépistage prénatal non-invasif (DPNI) qui consiste en une simple prise de sang. Elle est sans danger pour la santé de la maman et du bébé. Cette prise de sang évite de faire une amniocentèse où l’on ponctionne du liquide amniotique à l’aide d’une aiguille.

    Le saviez-vous ?

    Contrairement à la Belgique, en France, le laboratoire n’est pas autorisé pas à révéler le sexe du fœtus lors de cet examen.

    2 En quoi consiste ce test ADN ?

    Avant d’effectuer le test, il y a quelques prérequis à connaître sur votre grossesse. Tout d’abord, il faut que l’échographie du premier trimestre ait eu lieu. Cette échographie permet de détecter des signes comme une malformation cardiaque et de mesurer la clarté nucale du fœtus (l’espace qui se situe derrière la nuque du fœtus doit avoir une épaisseur supérieure à 3 mm), autre marqueur de la trisomie. Ensuite, il vous faut savoir si la grossesse est simple ou multiple car le calcul n’est pas le même.
     
    Le DPNI se pratique sur rendez-vous dans un laboratoire de biologie médicale. Précisez-leur bien la nature de votre examen, car celui-ci doit être équipé de tubes spécifiques pour recueillir le sang.

    À partir de cette prise de sang, les fragments d’ADN du fœtus, mêlé au vôtre, sont isolés et analysés pour vérifier s’ils sont porteurs des trisomies 13, 18 ou 21. Les autres anomalies génétiques (anomalies du tube neural, mucoviscidose, cancer…) ne peuvent pas être détectées à partir d’un DPNI.

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    Bon à savoir

    Depuis le mois de janvier 2019, le DPNI est remboursé par la Sécurité sociale pour les patientes qui ont un risque de donner naissance à un enfant trisomique compris entre 1/50 et 1/1000 (2). Si vous ne faites partie des sujets à risque, vous pouvez toujours effectuer ce test, mais son montant de 390 € reste à votre charge.

    450

    C’est le nombre de fausses couches qui ont lieu chaque année en France, dues aux gestes invasifs (amniocentèse et choriocentèse) pratiqués pour la recherche d’un diagnostic prénatal chromosomique (3).

    3 Que faire en cas de résultat de DPNI positif ?

    La Haute Autorité de Santé estime ce test ADN fiable à 99 % (1). Le résultat est simple, soit il signale l’absence du gène, soit il signale sa présence.

    Si le résultat est négatif, vous poursuivez le suivi médical habituel de votre grossesse.

    En cas de résultat positif, votre médecin vous proposera une amniocentèse qui permet d’analyser les chromosomes du fœtus ou une choriocentèse (prélèvement d’un échantillon du placenta). Ces examens présentent un risque de fausse couche : 1 cas sur 1 000 pour l’amniocentèse et 2 cas sur 1 000 pour la choriocentèse selon l’HAS (4).

    Si le diagnostic de trisomie 13, 18 ou 21 est confirmé, vous pouvez être accompagnée par votre gynécologue ou l’équipe médicale de l’hôpital ou la clinique qui vous suit pour la poursuite de votre grossesse ou si vous le souhaitez choisir de demander une interruption médicale de grossesse (IMG).

    Si vous avez besoin de conseils et de soutien, les associations comme le collectif inter-associatif autour de la naissance (CIANE) ou la Fédération Trisomie 21 France peuvent vous répondre.

    20 000

    C’est le nombre d’amniocentèses réalisées en 2016,
    pour 800 000 naissances (5).

    L’Essentiel de l’article

    • Le DPNI est un test ADN (prise de sang) qui permet de détecter les trisomies 13, 18 et 21.
    • Cet examen est remboursé, seulement si votre niveau de risque est important.

    Sources :

    (1) HAS, « Dépistage de la trisomie 21 : la HAS propose une fiche d’information aux femmes enceintes », 2019
    (2) Légifrance
    (3) CHU Grenoble, « Dépistage prénatal non-invasif (DPNI) de la trisomie 21 », 2018
    (4) HAS, « Le dépistage de la trisomie 21 », 2018
    (5) Société française de médecine prédictive et personnalisée

  • Les jours et horaires à respecter pour faire des travaux à domicile

    Les jours et horaires à respecter pour faire des travaux à domicile

    1 À partir de quelle heure pouvez-vous faire des travaux chez vous ?

    Vous devez effectuer des travaux chez vous ou votre voisin entreprend un gros chantier ? Sachez que les départements, voire les communes mettent en place des arrêtés (préfectoraux ou municipaux) qui réglementent les travaux bruyants. En règle générale, ceux-ci sont autorisés du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 19 h 30, le samedi de 9 h à 12 h et de 15 h à 19 h, le dimanche et jours fériés de 10 h à 12 h. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre préfecture, car certaines communes interdisent l’utilisation d’outils comme les perceuses, raboteuses et autres outils motorisés fort bruyants les dimanches et jours fériés.

    Si vous vivez en copropriété, il vous faut également consulter le règlement de votre syndic qui peut fixer ses propres plages horaires.

    Le saviez-vous ?

    Pour 65 % des Français, les nuisances sonores les plus gênantes à domicile proviennent des voisins (vie quotidienne, travaux, animaux). Et 66 % d’entre eux, pensent résoudre l’affaire à l’amiable avec la personne responsable du bruit et des nuisances sonores. (1)

    2 Contre les nuisances sonores : un peu de savoir-vivre !

    Si vous habitez en appartement, il n’y a rien de plus énervant que d’entendre des coups de marteau ou de massue sans savoir d’où proviennent ces bruits. Avant le début des travaux pourquoi ne pas sonner chez vos voisins proches ou déposer une affiche dans le hall ou l’ascenseur : de quoi les prévenir et laisser vos excuses d’avance pour la gêne que cela pourrait occasionner. Vous pourrez leur expliquer quel type de travaux vous allez réaliser et pour quelle durée.

    Si vous êtes en copropriété, profitez d’une assemblée générale où seront présents tous les résidents pour leur annoncer. Peut-être que certains de vos voisins aussi ont déjà réalisé ce type de travaux et pourront vous conseiller voire vous prêter main-forte ? Ces travaux peuvent aussi être l’occasion d’effectuer des travaux d’isolation qui assureront à l’avenir une meilleure isolation phonique de votre appartement. Cela peut donc profiter également à vos voisins : n’hésitez pas à leur faire savoir !

    Quels horaires pour faire des travaux ?

    Même si la loi vous y autorise, soyez souple et compréhensif ! Pourquoi ne pas commencer les travaux les plus bruyants à 10 h le samedi plutôt qu’à 9 h. En effet, certains de vos voisins travaillent peut-être la nuit et se reposent en journée : ils vous en seront reconnaissants. Pensez aussi à faire des pauses et à ne pas effectuer des travaux sur des plages horaires trop longues.

    En copropriété, les travaux ne doivent pas empiéter sur les parties privatives des autres copropriétaires ou sur les parties communes de l’immeuble. Ne stockez pas vos gravats devant votre porte ou dans les locaux communs. Privilégiez si possible votre box ou votre balcon si vous en avez un. En revanche, pensez à les apporter rapidement à la déchetterie. Enfin, n’oubliez pas de protéger les parties communes si besoin ou de les nettoyer : poussières et débris peuvent vite salir le palier.

    Vous envisagez des travaux ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les jours et horaires autorisés pour des travaux.
    • Vous êtes victime du bruit des travaux de votre voisin ? Avant toute procédure, pensez conciliation !

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    (1) Source : Sondage Ifop pour le ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, « Les Français et les nuisances sonores », 2014
  • Grossesse et alcool : quelles conséquences ?

    Grossesse et alcool : quelles conséquences ?

    1 Les Français, de plus en plus conscients des risques de l’alcool pendant la grossesse

    Depuis 2017, une campagne lancée par le ministère de la Santé rappelle la dangerosité de la consommation d’alcool pour les femmes enceintes et leur bébé et prône le « zéro alcool pendant la grossesse ». Il semblerait que cette opération de communication ait porté ses fruits puisqu’en 2017, 44 % des Français jugeaient que consommer de l’alcool présentait un risque pour l’enfant contre 25 % en 2015 (1). Le message de prévention mérite donc encore d’être divulgué. En effet, la majorité de la population pense encore qu’une consommation faible ou ponctuelle d’alcool pour les femmes enceintes n’a pas d’incidence sur la santé du bébé.

    « Dans notre pays, boire l’apéritif avant le repas ou un verre à table fait presque partie d’un art de vivre. Le message a donc du mal à passer. Or, à ce jour, nous ne savons pas définir un seuil de sécurité en dessous duquel l’alcool n’est pas dangereux pour le fœtus, il vaut donc mieux s’abstenir de boire dès que l’on a fait un test de grossesse qui s’est révélé positif », explique Jean-Claude Colau, ex-professeur des universités et chef de service de gynécologie obstétrique à l’hôpital Foch, à Suresnes.

    44 %

    des Français déclarent spontanément que consommer de l’alcool présente un risque pour l’enfant (1).

    2 Les effets de l’alcool sur le fœtus

    Retard de croissance, atteintes du système nerveux central, malformations des organes… Boire de l’alcool pendant la grossesse est nocif pour la maman et toxique pour le fœtus et peut entraîner de graves complications pour l’enfant.

    « Le placenta n’est pas une “barrière” pour l’alcool : il passe donc directement dans le sang du fœtus. Or, cette substance toxique peut avoir des conséquences plus ou moins graves en fonction de la quantité d’alcool absorbée et du stade de développement fœtal », rappelle le professeur Jean-Claude Colau.

    Dans le cas le plus grave, pour les consommatrices dépendantes notamment, on parle de syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). Un syndrome qui, selon Santé publique France, touche en moyenne une naissance par semaine (1), soit environ 1 enfant sur 15 000 (2). Ce syndrome d’alcoolisation fœtale donne lieu à des troubles du comportement, un retard psychomoteur, une déficience intellectuelle ou encore une malformation du visage.

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    Peut-on consommer de l’alcool pendant l’allaitement ?

    À ce jour, aucune étude n’a prouvé que la consommation d’alcool pendant l’allaitement exposait les enfants à des troubles du développement. Mais l’alcool passe dans le lait maternel et les enfants, dont l’organisme est encore immature, en pâtissent forcément. C’est pourquoi, si vous choisissez d’allaiter, prohibez ou limitez au maximum la consommation d’alcool. Dans l’idéal, il faut attendre entre deux et trois heures après une consommation modérée d’alcool avant de redonner le sein. (3)

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    3 Vin, bière, alcool fort : tous nocifs

    On a tendance à penser qu’un petit verre de vin ou une bière pression ne peut pas faire de mal. Mais toutes les boissons alcoolisées (vin, bière, pastis, alcool fort…) contiennent la même molécule, appelée éthanol.

    « Si la future maman consomme de l’alcool, la concentration d’éthanol mesurée dans son sang sera la même que celle du liquide amniotique, avertit Jean-Claude Coleau. Par ailleurs, une étude (4) a montré que si l’élimination de l’alcool se situait aux alentours de trois heures et demie chez la maman, il fallait le double de temps au fœtus pour s’en débarrasser, alors que son foie est immature », conclut-il.

    Pour minimiser les risques, il recommande à toutes les femmes ayant le projet d’une grossesse de cesser de boire de l’alcool. En cas d’accoutumance, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin au cours d’une consultation pré-conceptionnelle. S’il ne peut pas prescrire de traitements médicamenteux, contre-indiqués quand on est enceinte, le spécialiste pourra proposer un accompagnement psychologique.

    « Les femmes sont encore trop nombreuses à ne pas oser en parler de peur d’être jugées. »

    Bon à savoir

    Si vous avez des questions sur la consommation d’alcool au cours de votre grossesse, vous pouvez contacter le 0 980 980 930 ou consulter la rubrique « Alcool et grossesse » du site Internet alcool-info-service.fr. Articles, vidéos pédagogiques, réponses pratiques… Le site répond à toutes vos questions. Si ce n’est pas suffisant, un annuaire recense toutes les structures d’aide spécialisée en France.

    L’Essentiel de l’article

    • Consommer de l’alcool pendant sa grossesse pourrait exposer son enfant à un retard de croissance, une malformation des organes et des problèmes neurologiques.
    • Vin, bière, alcool fort…, tout type d’alcool est prohibé.
    • Le placenta ne constitue pas une barrière pour l’alcool.
    • En cas d’accoutumance à l’alcool, il est préférable d’en parler à son médecin avant la grossesse.

    (1) Santé publique France, « Journée mondiale du SAF », 2018
    Identification dans les bases de données médico-administratives des troubles causés par l’alcoolisation fœtale durant la période néonatale. Étude de faisabilité à partir des données du Programme de médicalisation des systèmes d’information en France entre 2006 et 2013.
    (2) Insee, 2018
    (3) Alcool Info Service, « Puis-je boire alors que j’allaite mon enfant ? »
    (4) US National Library of Medicine.

  • La transmission-reprise : une solution idéale pour les futurs artisans

    La transmission-reprise : une solution idéale pour les futurs artisans

    1 Trouver un cédant d’entreprise

    Vous avez envie d’entreprendre et vous envisagez la voie de l’artisanat ? La reprise d’une entreprise existante représente une belle opportunité pour démarrer. Pour trouver un cédant, plusieurs solutions s’offrent à vous. Commencez par contacter votre entourage et votre réseau. Interrogez vos proches, évoquez votre intérêt pour une éventuelle reprise dans votre quartier. Le bouche-à-oreille est souvent précieux dans ce type de recherches. Si vous savez dans quelle branche d’artisanat vous souhaitez exercer, consultez les revues spécialisées qui publient régulièrement des annonces de cédants, comme la bourse de la transmission de la BPI (Banque publique d’investissement) qui recense près de 58 000 annonces de cession dans toute la France, le site de Pôle Emploi dédié aux reprises d’activités ou encore le portail des Chambres de métiers et de l’artisanat.

    31 %

    des entreprises artisanales sont issues d’une transmission-reprise (1).

    2 Se faire accompagner

    Se lancer dans l’entrepreneuriat est une décision importante qui nécessite une bonne préparation. Cela passe par la construction d’un business model solide. Les Chambres de métiers et de l’artisanat assistent gratuitement les candidats à la reprise dans ces différentes étapes. Chaque année, elles accompagnent la cession des entreprises artisanales et se mettent au service des candidats repreneurs pour les aider à formaliser leur projet. Grâce à leur réseau de partenaires (notaires, experts-comptables, avocats, banques), elles sont un vrai soutien pour les repreneurs. Ne négligez pas cette aide précieuse. Certains organismes et syndicats professionnels ou sectoriels (Confédération de l’artisanat du et des petites entreprises du bâtiment, Fédération Nationale de l’Habillement, etc.) peuvent aussi vous proposer des services d’accompagnement gratuits.

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    L’ACRE, une aide précieuse à la reprise d’entreprise

    L’aide au créateur ou au repreneur d’entreprise présente de vrais avantages ! Elle permet une exonération totale des cotisations sociales lorsque les revenus sont inférieurs à 30 393 € par an et dégressive lorsque les revenus sont compris entre 30 393 € et 40 524 € par an. Mais cette aide donne aussi droit au NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise). Ce dispositif permet d’être accompagné pendant 3 ans dans le montage et le financement du projet. Pour l’obtenir, il faut contacter un organisme d’accompagnement conventionné par l’État en passant par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) de votre région.

    3 Un savoir-faire précieux transmis par le cédant

    Si le cédant est d’accord, il est possible qu’il vous accompagne dans vos nouvelles fonctions pendant une période déterminée. Cela vous laissera le temps de bien comprendre le fonctionnement de l’entreprise et les relations avec les clients. Dans ce cas de figure, le mode d’accompagnement choisi (statut du cédant, durée d’accompagnement, mode de rémunération…) devra être indiqué dans l’acte de cession. Plusieurs formules sont possibles : le cédant peut devenir salarié de son ex-entreprise. Il peut agir en tant que conseiller du nouveau dirigeant et facturer ainsi ses prestations à l’heure ou au forfait ou encore devenir micro-entrepreneur, associé unique d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou gérant de société à responsabilité limitée et proposer ses services via une convention de tutorat. Cet accompagnement peut s’étaler entre 2 et 12 mois et être gratuit ou rémunéré. Il est possible de prolonger cette période par un avenant, pour une durée d’un an maximum.

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    L’Essentiel de l’article

    • L’État a mis en place l’ACRE, une aide au créateur ou au repreneur d’entreprise.
    • 31 % des entreprises artisanales sont issues d’une transmission-reprise (1).
    • De nombreux sites Internet (BPI, Pôle Emploi, Chambres des métiers) publient des offres de reprise.
    • Dans le cadre d’une transmission-reprise, il est possible d’être accompagné par le cédant pendant une période déterminée.

    (1) Source : Sénat, Rapport d’information, 2017

  • Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

    Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

    1 Si vous êtes très isolée : l’allocation de soutien familial (ASF)

    Cette allocation vous est réservée si vous vous apprêtez à vivre seule avec votre enfant, sans aide (ou très peu) de la part de l’autre parent. Cette aide est versée dans trois cas :

    • si l’autre parent ne verse aucune aide financière parce qu’il n’est pas solvable ou parce qu’aucune pension n’a été fixée par le juge des affaires familiales (JAF) ;
    • si l’autre parent ne verse pas entièrement ou pas régulièrement la pension prévue par le JAF ;
    • si l’autre parent verse une pension inférieure à 115,64 euros par mois.

    L’ASF est versé dès le premier mois de vie en solo et jusqu’aux 20 ans de l’enfant. Son montant est de 115,64 euros par mois. Si l’autre parent verse une pension inférieure à ce montant, l’ASF vient alors la compléter pour atteindre 115,64 eurps.

    Dès la naissance de votre enfant, la demande d’ASF est à adresser à la Caisse d’allocations familiale (CAF) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) selon votre caisse d’affiliation.

    Bon à savoir

    En cas de défaut de paiement de la pension alimentaire prévue par le JAF, l’ASF est versée à titre d’avance. La CAF ou la MSA entament alors une procédure en votre nom pour récupérer les pensions impayées auprès de l’autre parent. En cas de veuvage, l’enfant héritera de son parent en lieu et place de la pension alimentaire.

    2 Pour les petits : la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)

    La PAJE est en fait un groupement de plusieurs aides financières à destination des parents d’enfants de moins de 3 ans. Elles permettent de couvrir les dépenses liées à la naissance, comme l’achat de mobilier et d’équipement de puériculture, de participer au salaire des nounous, mais aussi, si vous choisissez de réduire votre activité professionnelle, de compenser les pertes de revenus. La plupart de ces prestations prennent en compte la situation de mère (ou père) isolé(e). Toutes ces aides sont à demander auprès de la CAF ou de la MSA.

    Pour s’équiper : la prime à la naissance ou à l’adoption

    L’arrivée de bébé, ce n’est pas rien ! L’achat des divers équipements comme le lit bébé, la poussette, les vêtements, ou le siège auto mettent votre budget à rude épreuve. Soumise à conditions de ressources, cette prime d’un montant de 944,51 euros vous est versée juste après la naissance de votre enfant. Une vraie bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat !

    Pour l’entretien et l’éducation : l’allocation de naissance ou d’adoption

    Pour faire face plus sereinement aux premières années de votre bébé, cette allocation vient compléter les autres aides dès la naissance (ou l’arrivée de l’enfant adopté) et jusqu’à ses 3 ans. Également soumise à conditions de ressources, son montant varie de 92,31 euros à 184,62 euros en fonction de vos revenus.

    Si vous réduisez votre activité professionnelle : la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)

    Vous souhaitez passer à mi-temps pour l’arrivée de bébé ? La PrePare est là pour compenser en partie la perte de revenus liée à une réduction ou un arrêt de l’activité professionnelle pour une durée déterminée (2). La PreParE n’est pas soumise à conditions de revenus, mais vous devez avoir travaillé pour y avoir droit : il faut en effet avoir validé au moins huit trimestres de cotisations vieillesse au cours d’une période de deux à cinq ans selon le nombre de vos enfants. Son montant va de 148,21 à 397,20 euros par mois en fonction de la réduction du temps de travail choisi. Une majoration est prévue jusqu’à 649,26 euros par mois si vous avez trois enfants à charge ou plus et que vous avez totalement arrêté de travailler.

    Pour faire garder bébé : le Complément de libre choix du mode de garde (CMG)

    Vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas mettre votre futur enfant à la crèche municipale ? Vous pouvez demander la CMG pour couvrir jusqu’à 85 % des frais de garde. Cette aide s’applique si vous avez recours à une assistante maternelle, une garde à domicile ou à une microcrèche. Le montant de l’aide varie en fonction de vos revenus et de l’âge de l’enfant, de 88,68 à 468,82 euros par mois (pour une assistante maternelle ou une garde à domicile) et de 310,39 euros à 857,27 euros par mois en microcrèche.

    3 Si vous êtes sans emploi : le revenu de solidarité active (RSA) parent isolé

    En tant que maman solo, vous avez droit au RSA si vous remplissez les conditions prévues, et son montant est même majoré par rapport au RSA « socle » (le RSA de base des personnes sans activité). Cette majoration au titre de parent isolé est valable pendant 12 mois suivant la naissance de l’enfant (ou de la séparation du conjoint), mais peut être prolongée jusqu’aux 3 ans de votre plus jeune enfant. Vous pouvez faire une simulation directement en ligne pour tester votre éligibilité et estimer son montant. À titre indicatif, les montants forfaitaires pour un parent solo (qui servent de base au calcul de votre RSA) s’échelonnent de 958,37 euros pour un enfant, 1 197,97 euros pour deux enfants, puis 239,59 euros par enfant supplémentaire.

    23 %

    En 2024, près d’une famille monoparentale avec un enfant sur quatre est touchée par la pauvreté (contre 8% pour les couples avec un enfant). (3)

    Et aussi… Trouver soutien et réconfort au quotidien

    L’argent ne fait pas tout… En tant que jeune maman solo, vous aurez parfois besoin de conseils, de soutien ou simplement d’écoute. Famille, amis, voisins et parents sont là, mais aussi de nombreuses associations de proximité et réseaux d’entraide. Renseignez-vous auprès de la mairie de votre domicile et n’hésitez pas à les contacter pour rencontrer d’autres mères dans votre situation, échanger vos questionnements et partager des bons plans ! Écoutez le témoignage de Margot, qui a vécu sa grossesse en solo :

     

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient l’association Parents Solos.

    Parents solos et compagnie, le bon réseau !

    Soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, l’association Parents solos et compagnie est un réseau national d’aide et de soutien aux mères et aux pères isolés. Ses missions : rompre l’isolement et apporter une aide quotidienne aux familles, mais aussi participer au financement de projets d’entraide organisés par et pour les parents solos. En proposant des études sur la monoparentalité, l’association contribue aussi à faire changer le regard de la société sur ces familles.

    L’Essentiel de l’article

    • L’allocation de soutien familial (ASF) est versée aux parents solos ne percevant pas ou très peu d’aide financière de l’autre parent.
    • Les aides de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) sont spécialement dédiées aux jeunes parents.
    • Le revenu de solidarité active (RSA) est majoré pour les mères (et les pères) solos.

    (1) Insee, 2024.
    (2) Jusqu’au 1er anniversaire de votre enfant (si vous n’en avez qu’un) ou jusqu’au 3e anniversaire du plus jeune de vos enfants.
    (3) Insee Références, édition 2018 – Fiches – Revenus.

  • Nouvelles technologies et handicap : de nouveaux espoirs

    Nouvelles technologies et handicap : de nouveaux espoirs

    1 La domotique pour être autonome chez soi

    La domotique est un formidable outil d’autonomie : pouvoir commander l’ouverture/fermeture des stores et des portes, réguler le chauffage ou activer une alarme d’un simple clic ou par commande vocale est une aide précieuse au quotidien. Les bracelets ou médaillons de téléassistance, grâce auxquels une personne dépendante peut appeler ses proches ou les secours en appuyant sur un bouton, sont aussi très utiles pour garantir la sécurité au quotidien.

    Bon à savoir

    Certains équipements domotiques, s’ils répondent à un besoin précis, peuvent être financés par la PCH (prestation de compensation handicap). Renseignez-vous auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre département.

    2 Restez connecté avec les commandes vocales ou oculaires

    Clé d’autonomie : le progrès des interfaces entre le patient et son ordinateur. Grâce aux technologies de commande vocale et oculaire, il est aujourd’hui possible pour une personne tétraplégique d’utiliser un ordinateur avec la voix ou simplement avec le mouvement des yeux. Des équipements encore coûteux (autour de 1 500 euros pour une commande oculaire chez CIMIS par exemple), mais dont l’utilisation devient de plus en plus courante.

    85 à 95 %

    des personnes dans le monde ayant besoin d’une aide technique n’y ont pas accès pour des raisons économiques ou faute de disponibilité dans leur pays. (1)

    3 Des prothèses et orthèses personnalisées et plus performantes

    Prothèses et orthèses sur mesure en un clin d’œil

    Apparue il y a quelques années, la technologie du scan 3D consiste à scanner le corps des patients pour obtenir une prothèse parfaitement adaptée. « À partir de l’image du scan 3D, un stylet relié à des capteurs permet de faire des ajustements de mesures sur l’ordinateur, explique Matthieu Robinet, directeur de Prorobs, une entreprise spécialisée. Selon la force exercée sur le stylet par l’utilisateur, cette technologie de “retour d’effort” applique les corrections à la forme de la prothèse. C’est comme modeler du plâtre, sauf que ça se passe à l’écran ! »

    Quelle différence entre une prothèse et une orthèse ?

    Une prothèse vient remplacer un membre absent : il peut s’agir d’un dispositif externe comme une jambe ou une main artificielle, mais aussi interne comme le remplacement d’un col du fémur. L’orthèse, elle, est un dispositif externe, qui corrige ou soutient un membre déficient ou une mauvaise posture : corset de maintien, genouillère, etc.

    Minimoteurs pour prothèses à haute performance

    La miniaturisation de l’électronique a également ouvert de nouvelles perspectives.

    « On peut fabriquer des mains articulées très performantes et des prothèses de genou capables d’amortir automatiquement le poids du corps. On a donc des patients qui peuvent faire plus de choses de façon autonome », affirme Matthieu Robinet.

    Des équipements haut de gamme qui ne sont cependant pas adaptés à tous les cas car ils nécessitent un long apprentissage, qui peut s’avérer épuisant, voire insurmontable pour certains patients. De plus, comme elles sont très coûteuses (2), le bénéfice pour le patient doit être confirmé par s pour qu’il y ait une prise en charge.

    Vaincre la surdité profonde avec les implants cochléaires

    Les implants cochléaires corrigent certaines formes de surdité totale ou profonde qui ne peut être corrigée par les appareillages classiques. Ils se composent :

    • d’une partie externe placée sur le côté du crâne et derrière l’oreille, qui contient un microphone pour capter les sons et un processeur vocal qui les « encode » ;
    • d’une partie interne (l’implant lui-même) : il est composé d’un récepteur et d’électrodes placées sur la cochlée qui transmettent les sons au nerf auditif, puis au cerveau.
       
    • Lire aussi : Perte d’audition, mode d’emploi

    Bon à savoir

    La pose d’un implant cochléaire doit faire l’objet d’un agrément préalable de l’Assurance Maladie. Elle est alors prise en charge à 100 % (soit environ 22 000 euros). (3)

    30 000

    implants cochléaires sont posés chaque année dans le monde, dont 1 500 en France. (4)

    4 IOT (Internet des objets), impression 3D, exosquelettes : des pistes pour demain ?

    Des orthèses connectées pour un meilleur suivi médical

    Parmi les technologies émergentes dans le champ du handicap, l’Internet des objets (IOT) appliqué aux orthèses connectées devrait faire son arrivée prochainement. Elles permettront un suivi poussé du patient (fréquence de port d’un corset par exemple) et aideront ainsi à adapter le traitement aux contraintes quotidiennes du patient, y compris chez les plus jeunes, pour en augmenter l’efficacité.

    Les exosquelettes, une piste contre les paralysies

    Les exosquelettes sont des appareillages motorisés qui soutiennent le corps et aident à recréer du mouvement, particulièrement étudiés pour les cas de paraplégie (paralysie d’une ou plusieurs zones sur un côté du corps) et d’hémiplégie (paralysie des jambes). Encore expérimentaux, certains modèles sont cependant à l’essai dans des centres de rééducation comme à Kerpape (56) et Cosne-sur-Loire (58).

    L’impression 3D

    Enfin, l’impression 3D, dont on parle beaucoup, est encore au stade expérimental en France pour des raisons à la fois techniques et réglementaires.

    « Pour l’heure, les matériaux ne sont pas conformes à la réglementation française sur les prothèses pour des raisons de solidité et donc de sécurité pour les patients », conclut Mathieu Robinet.

    Envie d’en savoir plus sur les technologies qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • De nouvelles technologies améliorent l’autonomie des personnes handicapées.
    • L’accessibilité, la domotique, le scan 3D et les technologies de retour d’effort sont aujourd’hui très utilisés.
    • L’impression 3D, les appareils connectés et les exosquelettes sont en cours d’expérimentation.

    (1) OMS, 2018.
    (2) Le prix moyen d’une prothèse en France varie de 500 à 40 000 euros pour une prothèse, mais peut monter jusqu’à 100 000 euros pour les plus sophistiquées. Pour les orthèses, il faut compter de 400 à 4 000 euros environ. Les appareils agréés par l’Assurance Maladie sont remboursés à 100 %.
    (3) Réseau CHU, « L’implant cochléaire : une révolution pour les personnes atteintes de surdité profonde », 2013
    (4) Sciences et Avenir, 2016.

  • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    1 Les parents exemplaires

    Les parents sont les plus à même de sensibiliser les enfants aux dangers de la route pour leur apprendre à bien anticiper lorsqu’ils seront prêts à aller à l’école sans eux.

    Ce rôle d’éducateur commence en montrant les bonnes attitudes et en respectant les règles :

    • traversez toujours sur les passages piétons et/ou lorsque le feu piéton est vert ;
    • si vous devez traverser une route sans passage piéton, n’oubliez pas de prendre le temps de regarder à droite, puis à gauche ;
    • et mieux vaut éviter d’utiliser votre téléphone portable, votre casque audio ou vos écouteurs, en marchant sur le trottoir, et encore moins sur la chaussée !

    À savoir

    Dans le cadre de la mission d’éducation civique et à la citoyenneté de l’école de la République, l’apprentissage de la Sécurité routière est présent dans le programme scolaire dès la primaire et jusqu’au lycée depuis 2006.

    2 Apprendre l’ABC de la sécurité routière tout en s’amusant

    Pour rendre le trajet ludique, prenez le temps d’expliquer à votre enfant ce que vous faites avec des mots simples (prendre le passage piéton, regarder le feu, surveiller les voitures, etc.) et pourquoi vous le faites. Vous pouvez aussi en profiter pour lui apprendre les principaux panneaux routiers et les attitudes pour être en sécurité. À pied ou en voiture, faites des quiz sur les panneaux que vous croisez : une bonne façon de les enseigner petit à petit en s’amusant. Et surtout, démontrez que ce n’est pas sorcier ! Les enfants apprennent très vite les principes élémentaires, reste ensuite à les appliquer. Et là, rien ne remplace l’expérience.

    Les règles de sécurité à pied

    • Bien marcher sur le trottoir et pas sur la route ou la rue.
    • S’il n’y a pas de trottoir, marcher sur le bas-côté à gauche de la route.
    • Éviter de descendre du trottoir ou traverser (même sur un passage piéton) sans avoir bien regardé des deux côtés pour vérifier qu’aucune voiture n’arrive.
    • Sur le trottoir, rester vigilant quand on passe devant des sorties de garage ou de parking.
    • Ne pas jouer au ballon sur le trottoir ni courir après les copains : on risque de se retrouver sur la route sans faire attention.
    • Ne jamais traverser devant ou derrière un bus (par exemple le bus scolaire) ou entre deux voitures, ni à la sortie d’un virage.
    • Le soir, porter des vêtements ou accessoires réfléchissants.

    Les règles de sécurité à vélo

    • Penser à mettre son casque (c’est obligatoire jusqu’à 12 ans).
    • Jusqu’à 8 ans, il est possible de rouler sur le trottoir, à condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons ; ensuite, emprunter les pistes cyclables lorsqu’il y en a. À défaut, rouler bien à droite de la chaussée (mais pas trop près du trottoir quand même).
    • Tendre le bras à l’avance pour indiquer que l’on va tourner et bien regarder avant de tourner à gauche si aucun véhicule n’arrive.
    • Respecter le Code de la route : feux, panneaux, marquage au sol…
    • S’il fait sombre, porter des vêtements réfléchissants et allumer les éclairages du vélo qui sont obligatoires.

    Pour les autres engins à roulettes comme les trottinettes, skateboards, hoverboards, rollers, etc., la nouvelle réglementation à venir (loi LOM) devrait obliger les utilisateurs aux mêmes obligations que pour le vélo, à savoir le port du casque jusqu’à 12 ans.

    3 parents sur 4

    admettent avoir été déjà imprudents en marchant avec leur enfant, dont 30 % qui reconnaissent avoir déjà traversé alors que le feu piéton était rouge…*

    3 Elliott le pilote, l’ami des petits piétons !

    Pour aider les enfants à utiliser la route et les trottoirs en toute sécurité, la Sécurité routière a créé Eliott le pilote, une mascotte toute ronde qui propose des contenus spécialement adaptés aux enfants. Dans ses vidéos, jeux, posters et dépliants, Elliott explique comment se comporter à vélo, pourquoi il faut retirer ses écouteurs lorsqu’on marche dans la rue, comment bien attacher sa ceinture de sécurité en voiture, fait découvrir les panneaux routiers… Il est également en vedette d’un numéro spécial du Petit Quotidien entièrement consacré à la sécurité des jeunes piétons et cyclistes.

    Le site de la Sécurité routière propose de nombreuses autres ressources (jeux, posters, dépliants) à destination des enfants, à télécharger et imprimer sur securite-routiere.gouv.fr.

    L’appli Sécurité routière Junior

    Destinée aux 6-12 ans, l’application mobile Sécurité routière Junior est un jeu éducatif interactif qui permet de découvrir les panneaux routiers en famille, accompagné de la mascotte Eliott et de ses amis Zach, Léa, Toma et Zoé. Si vous n’avez pas de smartphone, le jeu est également disponible en ligne.

    Vos enfants sont déjà des champions ? Challengez-les au Grand quiz de la Sécurité routière !

    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à pied
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      Les règles de sécurité à pied
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      Les règles de sécurité à vélo
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à vélo

    L’Essentiel de l’article

    • Il est toujours bon de montrer l’exemple : soyez un modèle de prudence et de pédagogie pour vos enfants.
    • Des explications sur les règles de sécurité et les panneaux de circulation sont les bienvenues quand vous marchez avec eux.
    • Vous pouvez utiliser des jeux et applis ludo-éducatives pour leur apprendre les bons comportements sur la route et les trottoirs.

    * Etude Attitude Prévention, 2016.

  • 3 tendances pour mieux consommer

    3 tendances pour mieux consommer

    1 Le locavorisme : mangez local !

    Les circuits courts : rassurants et solidaires

    Un locavore, c’est quelqu’un qui mange essentiellement des produits cultivés dans un rayon de 50 à 100 km autour de chez lui. Et c’est une tendance de fond, puisque 80 % des Français achètent des produits locaux, et 4 sur 10 déclarent même en acheter souvent (1). Les raisons de ce choix ? D’abord, la traçabilité : pour près d’un quart des consommateurs (23 %), le fait qu’un produit soit vendu en direct par son producteur est ce qu’il y a de plus rassurant quant à sa qualité. Mais c’est aussi, pour la quasi-totalité d’entre eux (97 %), un excellent moyen de soutenir l’économie locale !

    Le locavorisme a d’autres avantages : les exploitations tendent à être plus petites, donc plus facilement cultivées en bio ou en agriculture raisonnée. Et bien sûr, le transport des marchandises – donc les émissions polluantes – est réduit.

    Comment devenir locavore ?

    Pour devenir locavore, rendez-vous sur les marchés de votre commune : vous y trouverez des producteurs locaux. De plus en plus de grandes surfaces proposent également des produits régionaux, regardez bien les étiquettes ! Enfin, pensez aux « paniers » hebdomadaires des structures de types AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture de proximité) ou « ruches », qui proposent aussi des produits locaux.

    6 à 7 %

    des achats alimentaires en France sont faits localement via des marchés et magasins de producteurs, des AMAP et des ruches(2).

    L’occasion : stop au gaspillage et à la surproduction

    Acheter d’occasion, c’est moins cher ! Mais ça sert aussi à ne pas gaspiller en ne jetant pas ce qui peut encore servir. Ça limite aussi les déchets à traiter et le besoin en produits neufs, donc les émissions de CO2 liés à la fabrication, au transport et au recyclage. Un constat partagé par les consommateurs français, qui sont 9 sur 10 à penser que l’occasion est un bon moyen de prolonger la vie des objets et donc de contribuer à protéger l’environnement (3). Deux bonnes motivations qui expliquent que 65 % des Français ont déjà acheté ou vendu un objet d’occasion (3).

    Comment acheter d’occasion facilement ?

    L’achat d’occasion n’a jamais été aussi simple grâce aux sites et applications web dédiés comme Le Bon Coin (4e site le plus visité en France (4)), le site d’enchères eBay, ou encore Vinted (qui a doublé son trafic entre 2017 et 2018 (4)) pour la mode. On peut bien sûr aussi se tourner vers les vide-greniers et brocantes autour de chez soi, et visiter les boutiques solidaires d’Emmaüs ou les recycleries et ressourceries (magasins de réparation et revente d’objets d’occasion).

    Le saviez vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des initiatives qui œuvrent en faveur du manger local !

    30%

    des Français ont acheté au moins un vêtement d’occasion en 2018, soit deux fois plus qu’en 2010 (5).

    3 La consommation collaborative : économies et partage

    Louer la voiture de son voisin, troquer, vendre et acheter d’occasion, prêter ou donner… Tout ça, c’est « l’économie de partage », une tendance qui prend, elle aussi, de l’ampleur.

    Deux tiers de Français la considère avant tout comme un moyen de faire des économies (6). Mais c’est aussi, pour la moitié des sondés, une façon de rencontrer des gens et donc de renforcer le lien social. L’aspect environnemental est également un moteur du développement de l’économie de partage : 30 % des consommateurs y sont sensibles, et ils sont 1 sur 4 à considérer que ce modèle peut contribuer à rendre le monde meilleur (6).

    Et ils ont raison ! Partager, réutiliser ou revendre des objets permet de limiter les productions inutiles et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec. L’idée générale est d’adapter son niveau de vie pour préserver les ressources naturelles limitées : éviter leur épuisement et mieux répartir leur disponibilité entre les sept milliards d’êtres humains. C’est gagnant-gagnant, puisqu’au passage, on peut faire pas mal d’économies…

    L’Essentiel de l’article

    • La consommation responsable est plébiscitée par les Français.
    • 40 % des Français achètent souvent des produits locaux (1).
    • 65 % des consommateurs pratiquent l’achat d’occasion.
    • 2 Français sur 3 considèrent que l’économie collaborative permet de dépenser moins.

    (1) Ipsos, « Consommer local : ce que veulent les Français », 2014.
    (2) Ademe, 2017.
    (3) Enquête OpinionWay pour Troc.com, 2017.
    (4) LSA, « L’occasion, opportunité de business additionnel pour les marques », 2018.
    (5) Institut français de la mode, 2019.
    (6) CRÉDOC, « Société collaborative : l’argent d’abord, le partage aussi », 2015.