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  • Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

    1 Le LDDS : comme un livret A, mais solidaire

    Ces livrets « développement durable et solidaire » fonctionnent comme un livret A (il est d’ailleurs possible de posséder les deux), à trois différences près :

    • les fonds sont investis dans le financement de PME, dans l’optimisation énergétique des logements et dans les entreprises de l’ESS (économie sociale et solidaire) ;
    • le plafond est limité à 12 000 € (hors intérêts) contre 22 950 € pour un livret A ;
    • le nombre de LDDS est limité à deux par foyer fiscal.

    Pour le reste : 3 % de taux d’intérêt, exonération d’impôts (sur le revenu et CSG) et disponibilité permanente de votre épargne.

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    +15%

    L’épargne solidaire a progressé de près de de 15 % entre 2022 et 2023. (1)

    2 Les livrets de partage : faire don d’une partie de ses intérêts

    Ces livrets d’épargne, comme le livret Solidaire ou le CSL, vous aident à soutenir les associations et les causes qui vous tiennent à cœur en reversant tout ou partie des intérêts sous forme de dons.

    Le livret Solidaire

    Ce livret bancaire est une alternative intéressante pour ceux qui ont atteint les plafonds sur leur livret A et leur LDDS. Les livrets Solidaires ne sont généralement pas plafonnés. En fonction de l’organisme financier qui le propose, les dons peuvent servir à financer différents types de projets ayant tous pour point commun une dimension solidaire certifiée (associations, crédit municipal, etc.). Si les intérêts sont soumis à la fiscalité en vigueur pour l’impôt sur le revenu et la CSG, il est en revanche possible de défiscaliser une partie des dons : 75 % des sommes versées jusqu’à 536 € et 66 % de la partie des dons supérieure à 536 € (dans la limite de dons représentant 20 % du revenu imposable et uniquement lorsque cela concerne des dons au profit d’organismes d’aide aux personnes en difficulté fournissant gratuitement des repas, des soins ou favorisant le logement).

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    Le saviez-vous ?

    À la Macif, le Livret Solidaire propose un taux particulièrement compétitif de 1,90 % (jusqu’à 2 000 € et 1.30 % au-delà)* et permet d’aider le Samu social de Paris, les Restos du cœur ou le Secours populaire français.

    *Les intérêts sont soumis à la fiscalité en vigueur.

    3 Investir dans les entreprises de l’ESS (et réduire ses impôts)

    Comme pour les entreprises cotées en Bourse, il est possible d’investir dans les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour toucher des dividendes en contrepartie.

    Cet actionnariat solidaire est accessible via des clubs d’investisseurs ou des établissements financiers spécialisés dans la finance solidaire. Vous trouverez une liste des établissements et des clubs sur le site de Fair (voir encadré).

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    Le label Fair

    Fair, anciennement nommée Finansol, est une association loi de 1901 créée en 1995, dont l’objet est la promotion de la solidarité dans l’épargne et la finance. Grâce à un panel de critères intégrant (entre autres) la nature sociale ou environnementale de l’utilisation des fonds et la transparence de l’information, le label Fair garantit que les fonds collectés via un produit d’épargne labellisé sont utilisés de façon solidaire. Le site de Fair propose notamment la liste des produits d’épargne, de placement et d’établissements financiers labellisés.

    4 L’épargne salariale solidaire : pensez-y !

    L’épargne salariale ou PEE (Plan d’épargne entreprise) est un dispositif qui permet à certains salariés de se constituer une épargne via leur employeur, souvent grâce à l’intéressement ou la participation dont ils bénéficient. Or on n’y pense pas toujours, mais l’épargne salariale représente pourtant près des deux tiers des fonds solidaires actuellement collectés en France (1). Les salariés qui en bénéficient ont en effet le choix de placer leur épargne sur différents types de fonds, parmi lesquels des FCPES (Fonds commun de placement d’entreprise solidaire, ou fonds « 90/10 ») qui consacrent 5 à 10 % des investissements au financement d’entreprises agréées de l’ESS. Les 90 % restant sont investis dans des entreprises cotées qui intègrent des critères environnementaux et solidaires à leur gestion financière et leurs activités. Les FCPES sont également disponibles dans les portefeuilles de fonds des PERCO (Plan d’épargne retraite collectifs) proposés dans la plupart des grandes entreprises et certaines PME.

    Concrètement, si vous souhaitez vérifier et modifier le type de fonds sur lesquels votre épargne salariale est placée, il vous suffit de contacter l’organisme de gestion en charge pour connaître les modalités de changement d’attribution.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des produits d’épargne qui garantissent une utilisation solidaire des fonds.
    • Les plus répandus sont les LDDS et les livrets Solidaires.
    • Les produits d’épargne solidaire sont labellisés par l’organisme Finansol.

    (1)  baromètre de la finance solidaire Fair-La Croix  2024

  • La Maison de répit accueille aidants et aidés

    La Maison de répit accueille aidants et aidés

    1 Accompagner les familles aidantes sur le long terme

    Avec 9 à 11 millions d’aidants familiaux en France (1) dont un bon nombre menacé de burn-out, le besoin de solutions de soutien est une véritable responsabilité nationale.

    « Bien qu’il existe déjà des solutions institutionnelles, associatives ou privées, il y a de réelles difficultés d’accès et de lisibilité de l’offre en fonction de la situation de chacun. Les familles ont du mal à trouver la bonne information et à être orientées vers les réponses adaptées à leur cas », explique Henri de Rohan-Chabot, fondateur et délégué général de France Répit.

    En janvier 2018, France Répit a d’abord mis en place une équipe mobile de répit et d’accompagnement des aidants composée de deux médecins, deux psychologues, une infirmière et une assistante sociale. L’équipe intervient gratuitement au domicile des familles qui en font la demande, lorsque le besoin de trouver un relais ou une aide pour les soins se fait sentir. Elle évalue alors la situation et les difficultés à résoudre pour orienter l’aidant vers les solutions adaptées comme la Maison de répit (entre autres), une structure d’accueil gérée par France Répit.

    « Quand les familles sont accueillies à la Maison de répit, nous évaluons avec elles l’impact de la situation d’aide sur leur santé, sur les enfants, sur la vie de couple, la vie sociale ou professionnelle. L’équipe mobile développe une approche systémique, globale et continue de la situation des familles, qu’elle accompagne ensuite dans la durée : des contacts sont organisés régulièrement pour réévaluer la situation et adapter les réponses. Nous accompagnons ainsi une soixantaine de familles qui peuvent à tout moment la solliciter pour demander de l’aide ou anticiper les prochaines vacances, etc. », poursuit Henri de Rohan-Chabot.

    61,4

    milliards d’euros de fonds publics ont été consacrés à la compensation de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées en 2015.*

    2 Une maison de répit pour souffler et faire le point

    Ouverte en octobre 2018 dans la banlieue lyonnaise, la Maison de répit dispose de 21 chambres et studios familiaux pour accueillir les patients malades ou en situation de handicap (âgé de 0 à 60 ans et vivant dans la Métropole de Lyon) et leurs aidants, jusqu’à 30 jours par an.

    « C’est une première en France, pour laquelle on s’est beaucoup inspiré des maisons existant au Québec, ou en Europe du Nord. Nous accueillons à la fois des adultes et des enfants (2), ce qui est assez rare dans le milieu médico-social. Les patients peuvent être atteints de maladies ou en situation de handicap. Cela aussi est original car ces personnes sont généralement orientées dans des structures différentes. Chaque situation est évaluée par l’équipe mobile qui oriente si nécessaire les familles vers des solutions qui pourraient être mieux adaptées. »

    Les médecins, infirmières, infirmiers et soignants présents dans la Maison 24 h/24 et 7 j/7 sont donc polyvalents afin de pouvoir répondre aux besoins de tous ces profils de patients et assurer surveillance médicale et continuité des soins.

    La Macif s’engage auprès de ceux qui aident un de leurs proches au quotidien !

    Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr.

    3 Des solutions sur place et « à emporter »

    L’autre particularité de la Maison de répit, c’est qu’elle accueille des patients et des aidants. Les familles qui le souhaitent ont en effet la possibilité de séjourner avec leur proche dans la Maison. C’est alors l’occasion de faire le point avec chacun sur les difficultés rencontrées au quotidien.

    « On sait que c’est compliqué pour les aidants, mais on oublie parfois que ça peut l’être aussi pour la personne aidée, qui se rend compte du souci qu’elle crée, qui peut aussi se sentir parfois étouffée par la bienveillance excessive des proches et avoir besoin d’un peu de liberté », analyse Henri de Rohan-Chabot.

    Cette relation aidant-aidé a donc besoin d’être questionnée régulièrement avec des professionnels pour comprendre ce qui peut être amélioré des deux côtés afin que la vie à domicile, au moment du retour, soit plus soutenable. L’idée de ce travail de fond est là aussi d’apporter un bénéfice sur le long terme, et pas seulement un moment de répit ponctuel.

    La Maison de répit, une alternative pour prendre du recul

     

    Bien sûr, les aidants peuvent aussi confier leur proche comme dans un centre d’accueil temporaire classique. Ils peuvent ainsi profiter de 30 jours de répit par an, répartis à leur convenance sur des séjours d’une journée à plusieurs semaines. Toute famille aidante résidant dans la métropole lyonnaise peut faire librement appel à la Maison de répit, qui évaluera avec elle les besoins et les possibilités d’accueil.

    Grâce au financement de l’ARS (agence régionale de santé), le reste à charge pour les familles est pour le moment de 20 euros par jour (gratuit pour les enfants jusqu’à 18 ans et les personnes relevant de la couverture médicale universelle ou CMU), le même tarif qu’un séjour à l’hôpital, et des discussions sont en cours avec les groupes de protection sociale et les mutuelles pour l’abaisser à zéro. Un coût avantageux susceptible de créer une forte demande de la part des quelques 160 000 aidants de la métropole lyonnaise.

    494 000

    places sont disponibles en établissements et services pour les personnes handicapées, dont 157 000 places pour les enfants et 337 000 places pour les adultes (2016).*

    4 Le répit pour lutter contre les coûts cachés de la dépendance

    À terme, France Répit espère pouvoir ouvrir une maison par région. Ce qui suppose bien sûr de rassembler les fonds nécessaires :

    « Le modèle économique de la première maison repose sur le mécénat d’entreprises et de groupes de protection sociale, qui a permis de mobiliser les 6 millions d’euros nécessaires à la construction de la Maison de répit de Lyon. Le budget de fonctionnement est assuré par l’ARS Auvergne Rhône-Alpes. Notre vision est que les budgets investis dans ces solutions d’aide aux aidants seront toujours moins importants que les coûts cachés liés à l’épuisement, aux arrêts de travail, maladies ou dépressions causées par la charge physique et mentale. Ce qui aboutit souvent à la réhospitalisation de la personne aidée simplement parce que les familles ne peuvent plus suivre. »

    C’est la raison pour laquelle France Répit développe aussi des activités scientifiques comme la création d’un Diplôme Universitaire de répit et l’organisation d’un grand congrès francophone tous les deux ans. Mais surtout, la Fondation est à l’origine d’un programme très ambitieux de recherche clinique et médico-économique sur la question des aidants. Une douzaine de chercheurs du centre Léon Bérard, de l’École des Mines et du CNRS travaillent ainsi pendant quatre ans à produire des données scientifiques sur l’impact des nouvelles solutions de répit sur la qualité de vie des personnes, le parcours de soins et les comptes sociaux.

    « Nous faisons l’hypothèse qu’en investissant 1 euro sur le répit, notre système de santé économisera 5, 7 ou 10 euros correspondant aux « coûts cachés » de l’épuisement (arrêts de travail, consultations, consommation de médicaments, réhospitalisation du patient pour cause d’épuisement de l’aidant). Ce que tout le monde subodore mais sans jamais avoir disposé de données scientifiques pour le prouver ».

    5 Lyon, métropole aidante

    Mais les projets de la fondation France Répit ne s’arrêtent pas là. Le projet « Métropole aidante » à Lyon part du constat qu’il existe une multitude de propositions pour les aidants, et que de nouvelles offres se créent en permanence. C’est le cas notamment des solutions de « baluchonnage » (ou relayage) : une personne vient à domicile pendant un ou plusieurs jours pour remplacer l’aidant dans son rôle de surveillance, d’accueil et de coordination des différents intervenants de santé, sans prodiguer de soins elle-même. Il existe également des formations dédiées, des « cafés des aidants », des groupes de parole, des soutiens psychologiques et sociaux, des accueils temporaires, des séjours de vacances adaptés…

    « En l’absence de politique nationale, chaque association, collectivité locale, centre de soins développe ses solutions, ce qui est positif mais crée des difficultés de compréhension et d’accès aux propositions adaptées à chaque situation. Le projet ”Métropole aidante” est donc de créer courant 2019 un véritable ”guichet unique” regroupant toutes les initiatives des acteurs de la Métropole sous forme d’un site Internet mais aussi d’un lieu physique au centre de Lyon. Notre souhait est que tous les aidants de la métropole, quels que soient l’âge et la situation de la personne dont ils s’occupent, puissent pousser la porte et être écoutés, informés et orientés vers les dispositifs adaptés. Ils bénéficieront ainsi d’une offre territoriale structurée, labellisée et accessible, ce qui est à ce jour unique en France ! »

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

    Le contrat Garantie Autonomie et Dépendance Macif vous apporte des solutions.**

    L’Essentiel de l’article

    • France Répit propose des solutions de répit aux aidants.
    • Elle gère la Maison de répit, une structure de soutien aux familles et d’accueil temporaire pour personnes dépendantes.
    • Elle prend part à des activités de recherche sur l’impact économique et social des solutions de répit.

    (1) Dominique Gillot, « Préserver nos aidants : une responsabilité nationale », ministère de la Solidarité et de la Santé, juin 2018
    (2) La Maison n’a pour le moment pas d’agrément pour les personnes âgées. Elle n’assure pas non plus l’accueil de personnes souffrant de troubles du comportement sévères.

    * CNSA (Centre national pour la solidarité et l’autonomie), 2017
    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • L’ABC du nouveau bail mobilité

    L’ABC du nouveau bail mobilité

    1 Qu’est-ce que le bail mobilité ?

    Le bail mobilité est régi par l’article 107 de la loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) entrée en vigueur le 24 novembre 2018. D’une durée plus courte (de 1 à 10 mois) et moins contraignante pour le bailleur comme pour le locataire (durée flexible, non-reconduction, absence de dépôt de garantie, charges forfaitaires…) c’est une alternative au bail meublé classique.

    743 000

    logements sont loués en bail meublé en France.*

    2 À qui s’adresse le bail mobilité ?

    Il est réservé aux personnes en formation ou en stage, en mobilité professionnelle (mutation, mission temporaire), aux étudiants, aux jeunes en apprentissage, en service civique ou en engagement volontaire. Les personnes ne remplissant aucune de ces conditions ne peuvent donc conclure un bail mobilité et devront se tourner vers une location meublée classique.

    Besoin d’une assurance habitation ?

    Avec la Macif, vous pouvez personnaliser votre contrat grâce à 15 options** modulables pour l’adapter à votre mode de vie.

    3 Peut-on utiliser la garantie Visale pour un bail mobilité ?

    La caution est un accord conclu par le locataire avec un proche ou un organisme pour assurer le paiement des loyers au cas où il n’en serait plus capable. Elle ne doit pas être confondue avec le dépôt de garantie, somme forfaitaire encaissée par le propriétaire en début de bail et qui sert à couvrir d’éventuelles dégradations commises par le locataire. En l’absence de dégâts, elle lui est restituée la sortie des lieux.

    Le bail mobilité ouvre droit au dispositif de cautionnement Visale. La demande peut être entièrement effectuée en ligne par le locataire ou le propriétaire sous réserve de remplir les conditions d’âge et de situation. La garantie locative Visale garantit les loyers impayés dans la limite de 36 mois – donc largement assez pour un bail mobilité. Si le locataire n’est pas éligible au dispositif de la garantie Visale, il peut utiliser une caution classique (caution simple ou solidaire) ou s’accorder avec le bailleur pour que celui-ci souscrive une assurance loyers impayés. Tout dépend du propriétaire.

    4 Comment signer un bail mobilité ?

    Le bail mobilité peut être conclu directement entre le propriétaire et le locataire ou via une agence de location. Dans les deux cas, il doit bien sûr être écrit et contenir obligatoirement les éléments prévus par la loi. La loi étant très récente, peu de biens sont pour le moment disponibles sur le marché. Mais cette alternative intéressante pour les propriétaires devrait permettre la « conversion » d’un certain nombre de logements jusque-là loués en meublé simple ou en meublé touristique.

    35 %

    des ménages français sont locataires de leur résidence principale.*

    5 Les spécificités du bail mobilité

    Outre sa durée plus courte, le bail mobilité a des particularités qui le distinguent du bail meublé classique :

    • Quelle que soit sa durée de 1 à 10 mois, il est non renouvelable et non reconductible. Néanmoins, pour les baux inférieurs à 10 mois, la durée peut être révisée une seule fois, dans la limite d’une durée totale de 10 mois.
    • Le propriétaire ne peut pas exiger de dépôt de garantie.
    • Les charges sont forfaitisées et payées avec le loyer. Le bailleur n’a pas à justifier leur montant (qui ne doit cependant pas être disproportionné par rapport au loyer), mais il ne pourra pas demander de régularisation ni pendant ni à la fin du bail.
    • Le locataire peut résilier le bail à tout moment en respectant un délai de préavis d’un mois. Le propriétaire, lui, ne peut pas résilier le bail.
    • Si c’est une colocation, il ne peut pas y avoir de clause de solidarité entre les colocataires et/ou leurs cautions. Cela signifie que le propriétaire ne pourra pas exiger d’un colocataire ou de sa caution qu’il assume la part de l’autre en cas de défaut de paiement.
    • En cas de litige, la commission départementale de conciliation n’est pas compétente en la matière et ne peut donc être saisie. Le plaignant (locataire ou bailleur), pourra se tourner vers le conciliateur de justice pour une solution à l’amiable ou si le désaccord persiste directement vers le tribunal d’instance.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bail mobilité est un bail d’habitation meublée ou bail pour logement meublé de 1 à 10 mois non renouvelable.
    • Il est réservé à certains profils comme des personnes en mobilité professionnelle, les étudiants, en service civique ou volontariat.
    • Il ouvre droit à la garantie locative Visale, un service de cautionnement soumis à conditions.
    • Le propriétaire ne peut exiger de dépôt de garantie.

    * Insee, Tableau de l’économie française, 2018.

    ** Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.

  • Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ?

    Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ?

    1 La biodiversité marine, un enjeu vital pour l’homme

    La biodiversité marine n’est pas qu’un joyau qu’il faut préserver pour le plaisir des yeux et des touristes. D’abord, l’alimentation d’une partie importante de l’humanité dépend de la pêche, rendant vitale la préservation des stocks de poissons. Mais c’est aussi tout un secteur économique qui repose sur la préservation des espèces marines.

    Pourtant, la faune et la flore marines connaissent un déclin largement constaté partout dans le monde. En cause ? L’activité humaine, que ce soit la surpêche, les émissions de gaz à effet de serre qui entraînent le réchauffement climatique, la pollution des océans, la destruction des habitats côtiers, l’introduction d’espèces invasives, etc. Il est donc urgent d’agir !

    « La pression ne diminuant pas, la fin des pêches telles que pratiquées aujourd’hui pourrait avoir lieu d’ici 2048 si l’on ne change pas nos habitudes (1), déplore Jérémie Cogrel, assistant de recherche à Surfrider Foundation Europe. Les récifs coralliens, qui abritent 25 % de la biodiversité marine (2), sont également menacés de disparition, ce qui met en danger tout l’écosystème qui en dépend. » L’ONU estime qu’au niveau actuel de pollution plastique des océans, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les mers du globe à l’horizon 2050, et que la quasi-totalité des oiseaux marins auront ingéré des déchets plastiques (3).

    Si aujourd’hui toute la population mondiale vivait comme un Français moyen, nous aurions besoin de trois planètes pour servir tout le monde !

    Autre enjeu clé que l’on ignore souvent, la biodiversité marine est un agent actif fondamental de la lutte contre le changement climatique. « Certains habitats côtiers comme les mangroves sont de réels pièges à gaz à effet de serre comme le CO2 », explique Jérémie Cogrel. Enfin, la biodiversité marine est aussi utile pour le maintien de la bonne qualité de l’eau et la régénération des écosystèmes après des catastrophes naturelles ou industrielles. L’intérêt de protéger les espèces marines et côtières est donc un enjeu environnemental global qui dépasse la seule sphère maritime.

    8 millions

    de tonnes de plastiques sont rejetées dans les océans du monde entier chaque année.*

    À savoir**

    À l’échelle globale, le réchauffement des océans conduira à des modifications profondes de la distribution des espèces marines :

    • dans les zones tropicales, une perte de diversité due aux eaux devenues trop chaudes ;
    • dans les régions tempérées, une augmentation de la biodiversité liée à la migration de certaines espèces tropicales ;
    • pour les zones polaires, une disparition des espèces et écosystèmes dépendants de la glace, et arrivée des espèces des zones subpolaires.

    2 Agir à son échelle pour protéger les écosystèmes marins et côtiers

    À l’échelle individuelle, quels gestes peut-on mettre en place pour protéger la biodiversité marine ? Pour Jérémie Cogrel, la mobilisation de tous est primordiale, et les gestes à adopter sont légion ! À commencer par ne pas jeter ses déchets sur la plage. Un simple mégot suffit à polluer 500 litres d’eau de mer et met jusqu’à 5 ans à se dégrader dans l’environnement (4) ! Chez soi, tous les écogestes bénéficient aussi aux océans : trier ses déchets, utiliser des produits d’entretien sans danger pour l’environnement, et bien sûr, limiter l’utilisation du plastique. Car une écrasante majorité des déchets plastiques trouvés en mer proviennent des terres : 10 % sont des détritus abandonnés sur les littoraux et 80 % viennent de l’intérieur des terres (déchets jetés le long des routes et des rivières, en décharge sauvage, etc.).(5) Poussés par les vents et la pluie, tous finissent en mer.

    Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives aux plastiques jetables, responsable d’une part importante de la pollution des océans : carafes et gourdes pour remplacer les bouteilles plastiques, pailles en bambou ou en inox, brosse à dents en bambou compostable, sacs en coton (bio de préférence), cosmétiques et produits d’entretien à faire soi-même, aliments en vrac qui évitent les emballages…

    « On peut aussi penser, en vacances, à utiliser des crèmes solaires non impactantes pour l’environnement marin, notamment pour les coraux, ajoute Jérémie Cogrel. Ou tout simplement consommer moins de produits de la mer et de viande, car les élevages sont souvent nourris avec des farines de poissons. Et quand on en consomme, prendre des produits issus de la pêche durable. Nous conseillons aussi de choisir des produits bios aussi souvent que possible, car les pesticides de l’agriculture classique finissent en partie dans les océans et nuisent à la biodiversité. »

    Pour ceux qui pratiquent un sport nautique, le respect scrupuleux des réglementations des espaces protégés et des écogestes de base est évidemment nécessaire. Si vous utilisez en plus un matériel écoresponsable, la nature vous dira merci… Pour Jérémie Cogrel, l’action directe reste bien sûr un levier de choix pour faire bouger les choses : « Devenir bénévole dans une association de protection de l’environnement est une excellente option pour sensibiliser un maximum de personnes aux problématiques actuelles. Il faut agir pour faire changer les mentalités ! »

    L’association Surfrider au cœur de la protection des biodiversités marines

    Créée en 1990 par un groupe de surfeurs et soutenue par la fondation d’entreprise du groupe Macif, Surfrider Foundation Europe a pour mission la protection et la mise en valeur des milieux aquatiques. Elle regroupe 13 000 adhérents dans neuf pays et travaille sur trois grandes thématiques : les déchets aquatiques, la qualité des eaux, la santé des usagers et l’aménagement du littoral en lien avec le changement climatique.

    L’Essentiel de l’article

    • L’état des stocks de poissons montre que la biodiversité marine décline.
    • La surpêche, la pollution et le réchauffement climatique sont principalement en cause.
    • Éliminer les plastiques et limiter sa consommation de produits de la mer aide à préserver la biodiversité marine.

    (1) Gilles Bœuf, conférence au Collège de France « Océan et érosion de la biodiversité marine ».
    (2) WWF, « Coraux – Joyaux des océans ».
    (3) ONU Environnement, citant une étude de la Fondation Ellen MacArthur.
    (4) Futura Planète, « Quelle est la durée de vie des déchets ? ».
    (5) Surfrider Foundation Europe, « Pollution des océans : origine des déchets aquatiques ».

    * ONU Environnement
    ** Surfrider Foundation Europe

  • Alcool au volant : attention danger !

    Alcool au volant : attention danger !

    Envie d’explorer ce sujet en profondeur ? Écoutez ce podcast !

    1 Les effets de l’alcool au volant et ses dangers

    L’alcool a un effet euphorisant et désinhibant, il agit directement sur le cerveau. Le conducteur qui prend son véhicule en état d’ivresse se sent grisé et adopte alors des comportements dangereux pour lui et les autres usagers de la route. Le conducteur en état d’ébriété sous-évalue les risques. Ses réflexes sont diminués : visibilité rétrécie, temps de freinage plus long et sensibilité à l’éblouissement.

    En moyenne, quand on boit un verre, l’alcoolémie atteint son maximum une heure après (30 minutes à jeun). Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2). Les individus ne sont pas tous égaux pour éliminer l’alcool : tout dépend de la morphologie, du poids, de la taille et de l’état de santé de chacun. Plus de 9 conducteurs alcoolisés sur 10 impliqués dans les accidents mortels avec un taux d’alcool dans le sang supérieur au taux légal sont des hommes (3).

    Attention aux idées reçues ! Il n’existe aucune solution miracle pour faire redescendre votre alcoolémie : café salé, cuillère d’huile, etc. Sachez également qu’un demi de bière (25 cl) ou un verre de whisky (3 cl) contiennent en réalité la même quantité d’alcool pur (environ 10 grammes) (4).

    Alcool au volant : attention danger !

     

    17 %

    En 2018, 17 % des Français déclaraient conduire en dépassant la limite d’alcool autorisée.*

    Que dit la loi ?

    La limite autorisée de taux d’alcool pour un conducteur est de 0,5 g d’alcool par litre de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré, c’est-à-dire maximum deux verres d’alcool correctement dosés (voir l’infographie ci-dessus). Entre 0,5 et 0,8 g, vous encourez un retrait de 6 points de permis et une amende allant de 135 à 750 €. Au-delà de 0,8 g, les sanctions maximales encourues sont un retrait de 6 points de permis, 4 500 € d’amende, 2 ans de prison et jusqu’à trois ans de suspension de permis. Le cas échéant, vous devrez passer par deux jours de stage de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Les sanctions sont donc majorées en fonction du taux d’alcool.

    2 Les solutions pour rentrer en toute sécurité

    La prévention

    En soirée, plusieurs solutions existent comme de désigner un conducteur qui ne boit pas (Sam ou Sans Accident Mortel), de rentrer en transport en commun ou de faire appel à un chauffeur professionnel ou encore de rester dormir sur place. Ayez en tête le slogan simple émis par la Sécurité routière : « Quand on tient à quelqu’un on le retient ! » En 2018, 50 animateurs de télévision et de radio ont participé à la campagne de prévention Sécurité routière : tous responsables (5) !

    Les éthylotests

    En soufflant dans l’éthylotest, un liquide jaune vire au vert en présence d’alcool. Cela peut aussi être un bon argument pour empêcher l’un de vos proches de reprendre le volant ! La possession d’un éthylotest est obligatoire depuis 2015 dans tous les véhicules. Il est vendu en pharmacie ou dans les stations-service.

    Quant à l’EAD ou l’éthylotest antidémarrage, il a été expérimenté dans trois départements : la Drôme (26), le Nord (59) et la Marne (51). Depuis le 1er janvier 2019, le préfet peut ainsi délivrer un permis de conduire d’une durée de validité limitée comportant une restriction d’usage prévoyant une obligation de conduire un véhicule équipé d’un EAD. Cela concerne les conducteurs sanctionnés par une suspension ou une annulation de leur permis de conduire pour alcoolémie positive. L’installation de l’EAD est à la charge du conducteur (96 euros/mois la première année en location) et est assortie d’un suivi médico-psychologique.

    Un premier souffle est demandé au conducteur pour faire démarrer le véhicule. Un second souffle intervient de façon aléatoire entre cinq et trente minutes après le démarrage du véhicule, moteur coupé. Si le conducteur est sobre le véhicule redémarre, sinon impossible de reprendre la route.

    Alcool au volant : attention danger !

     

    Roulez couvert !

    Que vous soyez petit ou gros rouleur, pilote confirmé ou jeune conducteur, trouvez la garantie qui vous ressemble sur Macif.fr.

    Alcool et mortalité sur les routes**

    • Conduire sous l’emprise de l’alcool multiplie par 8,5 le risque d’être responsable d’un accident mortel. La consommation d’alcool couplée à celle du cannabis multiplie le risque de décès sur les routes par 15.
    • 28 % des personnes tuées le sont dans un accident dans lequel au moins un conducteur/piéton avait un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,5 g.

    3 Les jeunes et l’alcool au volant

    Les jeunes de 18-25 ans constituent la classe d’âge la plus gravement touchée : ils représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).

    Amateurs de boissons alcoolisées et sucrées ou de cocktails, ils peuvent vite se faire piéger par ces mélanges d’alcool et d’un soft sucré ou fruité qui cache le goût de l’alcool.

    Alors comment faire évoluer ces comportements ? Selon le docteur en psychologie Jean-Pascal Assailly (7), les campagnes de prévention de la sécurité routière face aux 18-24 ans ne sont pas toujours impactantes :

    « Les jeunes nous disent souvent “si je me comporte mal et que ça se termine mal pour moi, à la limite ça me regarde”. Agiter la peur de la mort, c’est extrêmement inefficace. Seule la crainte du handicap pour autrui, serait une des raisons pour laquelle un jeune conducteur serait capable de moduler sa prise de risque, s’il crée un tort grave à autrui, par exemple, si son meilleur ami termine sa vie dans un fauteuil roulant. »

    C’est pourquoi, en matière de prévention, Jean-Pascal Assailly recommande « de les responsabiliser sur la gestion de leur consommation ». C’est alors que les stratégies de communication comme Sam et la campagne “Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas !” fonctionnent auprès de cette population.

    Que risquent les permis probatoires ?

    Le taux d’alcool autorisé est 0,2 g/l pour tous les permis probatoires, autant dire zéro verre d’alcool. Si vous avez un permis probatoire, et que vous dépassez le seuil d’alcool autorisé au volant, vous encourez la perte de 6 points ou la suspension du permis de conduire, une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 750 euros et une immobilisation du véhicule.

    Cette mesure est aussi appliquée dans 21 pays de l’Union européenne. Elle a d’ailleurs fait chuter la mortalité au volant de 17 % chez les 18-21 ans (1).

    Le saviez-vous ?

    La Macif propose à ses sociétaires des ateliers « Améliorez votre sécurité sur la route ». Renseignez-vous pour en trouver un à côté de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Pour les permis probatoires, c’est zéro alcool au volant !
    • Les 18-25 ans représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).
    • Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2).

    (1) Sécurité routière, « Alcool », 2019.
    (2) LegiPermis, « Combien de temps pour éliminer un verre d’alcool », 2016
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’alcool », 2018.
    (4) Alcool Info Service, « Idées reçues ».
    (5) Sécurité routière, « Plus de 50 animateurs de TV radio se mobilisent contre l’alcool au volant pendant les fêtes », 2018
    (6) Étude Attitude prévention, « Sur la route, assurons-nous de transmettre les bons gestes », 2017.
    (7) Jean-Pascal Assailly, docteur en psychologie et auteur de Homo automobilis.

    * Ipsos pour la Fondation Vinci Autoroutes, « Baromètre de conduite responsable 2018 », 2018.
    ** INPES

  • Comment fonctionne un camping-car à l’arrêt ?

    Comment fonctionne un camping-car à l’arrêt ?

    1 Comprendre le panneau de commande

    Le panneau de commande se situe généralement au-dessus de la porte de l’habitacle. C’est l’équivalent du tableau électrique à votre domicile. En pressant les boutons, des témoins lumineux (vert, orange et rouge) indiquent le niveau des données électriques des deux batteries : la batterie cellule (pour l’éclairage intérieur) et la batterie du porteur (qui alimente le camping-car au niveau du moteur). Il affiche également les réserves d’eau propre et d’eaux usées et la mise en route de la pompe. La nouvelle génération de camping-cars propose de piloter tous ces éléments depuis une tablette numérique.

    Pour la lumière, il faut savoir que vous possédez en moyenne trois jours d’autonomie. Faites attention au poste de dépenses très énergivores comme la télévision et le chauffage. Pour alimenter la batterie, vous pouvez également bénéficier d’un apport supplémentaire grâce aux panneaux solaires.

    2 Les différentes énergies

    À l’arrêt, pour économiser de l’électricité, vous devez placer vos appareils (réfrigérateur, plaques de cuisson et chauffage) en mode gaz. Si vous restez sur l’option 12 volts pour alimenter votre réfrigérateur par exemple, cet oubli pourrait entraîner la décharge à plus de 80 % de la batterie. Or une batterie déchargée est synonyme d’une durée de vie diminuée. Cela signifie aussi qu’à moins d’être équipé de panneaux solaires, il n’y aura plus d’électricité dans votre camping-car.

    Depuis la commande de contrôle située sur le tableau de bord, testez la charge de votre batterie cellule. Vous pouvez également mettre tous vos appareils sous tension, notamment la pompe à eau pour ravitailler les différents points d’eau. Pour votre éclairage, vous pouvez aussi choisir de vous brancher sur du 220 volts si vous disposez d’une borne à proximité. En camping, l’emploi d’un générateur, très bruyant, est en revanche fortement déconseillé.

    Si vous hivernez votre camping-car, assurez-vous de bien vidanger tous les tuyaux, y compris ceux du circuit d’eau chaude. Sinon, des dégâts auront potentiellement lieu en cas de gel.

    3 Le carré et les couchages

    Pour la pause déjeuner, sur certains modèles, la petite table se déplie et les sièges du conducteur et passager avant sont pivotables et se retournent. Résultat : vous profitez de 4 assises confortables, le temps du repas. Au moment du coucher, transformez les banquettes appelées dînettes en lit convertible simple ou double. Vous pouvez déplier le lit pavillon ou escamotable qui est situé au fond du camping-car ou au plafond du salon. Il s’active manuellement ou automatiquement et disparaît complètement après son utilisation pour laisser plus de place à la circulation.

    5 430

    C’est le nombre de lieux en France où vous serez accueillis avec votre camping-car (aires communales, aires privées, campings, aires de stationnement).*

    4 La cuisine de votre camping-car

    C’est l’heure de se mettre en cuisine ! Avec une contenance de 130 litres, le réfrigérateur de camping-car est deux fois plus petit qu’à votre domicile. Évitez les mauvaises surprises : pour que les contenus ne se déversent pas lors de l’ouverture du réfrigérateur, prévoyez d’insérer les aliments dans des contenants en plastique hermétiques.

    Pour limiter les chutes d’objets comme la vaisselle ou les boîtes de conserve, lors de l’ouverture des placards, il existe des barres télescopiques qui maintiennent les objets en place.

    En cuisine, oubliez le micro-ondes qui prend de la place et est un consommateur d’énergie. La cuisson se fera généralement sur une plaque 3 feux de gaz. Pour limiter les mauvaises odeurs, vous pouvez utiliser une hotte aspirante, disponible en série dans certains camping-cars, mais surtout ouvrez le lanterneau situé au plafond.

    Bon à savoir

    Il est fortement déconseillé de boire l’eau du robinet. Mieux vaut donc consommer de l’eau en bouteille.

    5 La salle de bains et les WC du camping-car

    Même dans un camping-car de 6 mètres, vous pouvez avoir une douche séparée des WC. Pour un cabinet de toilette avec une douche de bonne dimension, il est conseillé d’avoir un bac au minimum de 90 x 90 cm pour ne pas vous y sentir trop à l’étroit (surtout si les passagers sont grands). L’aération s’effectue depuis un lanterneau situé au plafond. L’eau sale file dans les eaux grises du camping-car alors que l’eau propre vient du réservoir. D’où l’intérêt de l’utiliser même à l’arrêt si vous souhaitez rouler plus léger et vous délester du poids de l’eau.

    Vous devrez utiliser du gaz pour chauffer l’eau. Sachez qu’en moyenne, une bouteille de gaz de 13 kg dure un mois en été, contre deux à six jours en hiver (en raison du chauffage).

    Les WC sont généralement chimiques. Ils sont alimentés en eau propre par une pompe à cellule qui permet d’alimenter en eau les robinets, la douche et la chasse des toilettes. Elle se situe à l’extérieur du camping-car.

    Il faudra vider votre cassette d’eaux noires tous les deux à trois jours environ, dans des bornes de service prévues à cet effet ou directement dans les WC du camping. Pour rincer le réservoir, utilisez le bon robinet d’eau qui est distinct du réservoir d’eau propre. Vous pouvez y ajouter 2 litres d’eau et un mélange qui neutralise les mauvaises odeurs et surtout utilisez des gants jetables.

    Bon à savoir

    Un réservoir d’eau propre contient environ 100 litres, soit deux jours en autonomie pour 4 personnes, si vous stationnez sur une aire de services.

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

    découvrez tous les avantages de l’assurance camping-car Macif.

    L’Essentiel de l’article

    • Stationnez votre camping-car sur un terrain plat et stabilisez-le en posant des cales et vérins.
    • Basculez de l’électricité au mode gaz.
    • Utilisez la partie cellule du camping-car.

    FFCC, « Chiffres-clés ».

  • 5 choses à savoir sur la chiropraxie

    5 choses à savoir sur la chiropraxie

    1 Qu’est-ce que la chiropraxie ?

    Caroline Lambert : Le chiropracteur détecte, traite et soulage tous les problèmes de dos et les problèmes articulaires. Le chiropracteur fait de la prévention sur tous les dysfonctionnements du squelette.

    Aujourd’hui, la chiropraxie est encore méconnue. Seul un Français sur cinq connaît précisément ce qu’elle traite (1). Longtemps, la chiropraxie était définie comme médecine douce ou médecine alternative, mais il s’agit davantage d’une médecine intégrative, c’est-à-dire qu’elle intègre différentes disciplines pour le bien-être du patient. C’est une approche pluridisciplinaire.

    La chiropraxie se fait en trois périodes. La période 1 pour le traitement de l’urgence. La période 2 pour la correction (en quelques séances sur plusieurs semaines ou plusieurs mois). La période 3 pour la stabilisation : le chiropracteur voit son patient une à deux fois par an.

    2 Que soigne un chiropracteur ?

    Caroline Lambert : Le chiropracteur traite tout ce qui va être cervicalgie, sciatique du bras, maux de tête, vertiges, problèmes de mâchoire, de trapèzes et de dos. Une mauvaise posture due à une position assise ou au relâchement des abdominaux qui va avoir des incidences au niveau des lombaires, qui peut provoquer un lumbago, un pincement de disque, une sciatique, un problème de genou ou de hanche… Le chiropracteur soigne toutes les articulations en général et toutes les tensions liées au stress. Le patient peut très bien souffrir d’un dos douloureux qui n’est pas forcément un problème lié à une articulation, mais bien souvent dû à des tensions. Le corps est fatigué et ces tensions génèrent un épuisement de son système nerveux. Elles vont avoir des incidences sur la vue, sur l’agilité, sur l’appareil digestif, le sommeil ou encore le cycle menstruel qui va être perturbé.

    Le fait de relâcher, de réinitialiser la posture permet automatiquement au patient de vivre mieux. Quand vous êtes plié sur vous-même, vous ne pouvez pas respirer, vous êtes obligé d’ouvrir les épaules et les omoplates de manière à pouvoir laisser passer l’air. Les corps physique et émotionnel sont reliés et quelquefois en traitant la posture, l’état émotionnel va changer.

    1 000

    C’est le nombre de chiropracteurs en France. Pour trouver un professionnel proche de chez vous, renseignez-vous auprès de l’AFC.

    3 Pourquoi consulter un chiropracteur ?

    Caroline Lambert : Il y a des patients qui viennent voir un chiropracteur pour deux ou trois séances, et puis il y a ceux qui ont des problématiques qui durent depuis plus longtemps. Il faut alors essayer de comprendre ce qui se passe pour corriger et prévenir pour que sa douleur ne revienne pas. La même sciatique sur deux personnes va provenir d’une histoire différente. L’une peut durer depuis cinq à six ans alors que l’autre peut être due à une chute tout simplement. Il faut bien comprendre la problématique et adapter en fonction du cas de la personne. C’est pourquoi pour poser un diagnostic avec certitude, nous allons toujours consulter un patient avec une radio, un scanner ou un IRM.

    Les centres antidouleur des hôpitaux envoient de nombreux patients. Certains ont été opérés trois fois, ont des implants discaux avec des lourdes pathologies et sont en arrêt de travail depuis deux ans. Commence alors un travail de collaboration entre la pharmacopée provenant du centre antidouleur, un kinésithérapeute et le chiropracteur. Chacun va apporter un complément pour arriver à reprogrammer les postures et faire en sorte que les patients retrouvent leur capacité.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif prend en charge* vos séances de chiropraxie.

    4 Quelle est la différence entre un chiropracteur et un ostéopathe ?

    Caroline Lambert : La chiropraxie requiert cinq années d’études dispensées par une seule école, l’Institut franco-européen de chiropraxie et inclut quinze mois de stage clinique. C’est une formation standardisée au niveau mondial. C’est-à-dire que les chiropracteurs, qu’ils soient français, américains, australiens, suisses ou belges auront reçu exactement la même formation.

    À travers le monde, c’est la première profession manuelle en nombre de thérapeutes de niveau doctorat. La chiropraxie est reconnue par l’OMS comme expert de la colonne vertébrale.

    Le législateur, c’est-à-dire le gouvernement français, a également décrété que le chiropracteur est le seul thérapeute non médecin à avoir le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non-contradiction de la part d’un médecin.

    Le chiropracteur est le seul habilité à traiter le pathologique et le fonctionnel. C’est-à-dire que si un patient vient voir un chiropracteur en disant : « j’ai mal au dos, j’ai du mal à bouger », c’est fonctionnel. S’il dit : « C’est parce que j’ai une hernie discale », c’est pathologique. Et quand le diagnostic pathologique a été validé, l’ostéopathe n’a plus le droit de traiter.

    5 Comment se sent-on après une séance de chiropraxie ?

    Caroline Lambert : Très souvent, les patients appréhendent de souffrir pendant la séance, et la petite phrase à la fin est : « C’est tout ? » Ensuite, ils reviennent en confiance. La première consultation de chiropraxie est toujours plus longue en raison de l’entrevue préliminaire. Pour les séances suivantes, il faut compter entre quinze et trente minutes selon les soins préconisés. Après la première séance, la personne éprouve une grosse fatigue due à un phénomène de décompression. Après avoir ressenti tellement de tensions, de douleurs qui pompent toute son énergie, d’un seul coup, il a la sensation d’être délié, d’être réaligné, plus libre dans le mouvement.

    Avec sa technique, le chiropracteur n’a pas besoin de force, mais de rapidité et de dextérité.

    Bon à savoir

    5 ou 6 séances sont nécessaires en moyenne, mais cela varie bien évidemment selon les cas et la réaction au traitement proposé par votre praticien.

    L’Essentiel de l’article

    • La chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette, comme les troubles musculo-squelettiques (TMS).
    • Manipulations vertébrales, mobilisation des articulations, conseils posturaux et d’hygiène de vie font partie des techniques de la chiropraxie.

    (1) Association française de chiropraxie.

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Quand les médecines douces soulagent les malades du cancer

    Quand les médecines douces soulagent les malades du cancer

    Acupuncture, phytothérapie, chiropraxie, massage, yoga, sophrologie… Si elles ne remplacent pas les traitements conventionnels, ces disciplines, dites douces, peuvent intervenir en complémentarité afin d’atténuer certains symptômes d’une maladie, calmer des douleurs ou apaiser des angoisses. À l’Institut universitaire du cancer de Toulouse, les patients du service hématologie (1) peuvent y avoir recours, selon leur pathologie. Carole Venturi, cadre de santé dans cet hôpital, explique comment ces soins parallèles sont utilisés dans le cadre d’un traitement contre le cancer.

    1 Qu’entend-on par médecines douces ?

    Carole Venturi : Les médecines douces peuvent être définies comme des pratiques complémentaires ne nécessitant pas l’utilisation de médicaments actifs. Sont considérés comme tels le massage, la relaxation, la chiropraxie, l’ostéopathie, la sophrologie, la naturopathie, l’aromathérapie mais aussi le yoga. Ces disciplines ont pour point commun de ne pas s’inscrire dans un traitement classique et de ne recourir à aucun soin ni aucun médicament chimique.

    L’ostéopathie, qu’est-ce que c’est ?

    L’ostéopathie est une pratique thérapeutique exclusivement manuelle basée sur des techniques de manipulation vertébrale et/ou musculaire. Par des mouvements de torsion, d’élongation et par des pressions effectuées en divers endroits du corps, elle permet de lever les blocages articulaires. Pour redonner leur mobilité aux zones affectées, cette médecine douce aborde le corps dans son ensemble. L’ostéopathie est ainsi particulièrement recommandée pour traiter les maux dont la cause est inconnue. Parmi ces derniers : les douleurs articulaires, vertébrales ou costales, les tendinites mais aussi les maux de tête, les migraines et les vertiges, entre autres. Elle est pratiquée dans certains hôpitaux pour soulager les patients et peut être parfois intégrée au forfait hospitalier.

    2 Que pensez-vous de la méfiance de certains patients et professionnels de santé à l’égard de ces pratiques non conventionnelles ?

    Carole Venturi : Je pense qu’il faudra encore quelques années et de nombreuses études pour que les effets des médecines douces soient incontestables mais aussi pour que les doutes et les idées reçues qui leur sont associées se dissipent. Mais de plus en plus d’études et de recherches vont dans ce sens, ce qui est plutôt positif. Par exemple, les bénéfices de l’aromathérapie sont aujourd’hui unanimement reconnus. Son action sur le relâchement des muscles et la réduction des inflammations n’est plus à prouver.

    3 Dans quelles situations avez-vous recours aux médecines douces ?

    Carole Venturi : Dans le domaine qui est le mien, l’hématologie (1), les médecines douces sont utilisées pour soulager les malades, alléger certains de leurs symptômes, atténuer la douleur ou encore détendre les muscles. Généralement, ce sont les patients eux-mêmes qui font le souhait d’en bénéficier soit parce qu’ils ont entendu parler de leurs bienfaits, soit parce qu’ils en sont adeptes depuis plusieurs années. Il faut cependant être prudent car certaines disciplines peuvent ne pas être compatibles avec certains traitements. Je pense notamment à l’aromathérapie qui peut donner lieu à des effets secondaires indésirables si elle est associée à certaines substances médicamenteuses. Communiquer et demander l’avis de son médecin traitant ou de l’équipe médicale est donc indispensable avant de se tourner vers ces médecines. Mais pas d’inquiétude : les professionnels de santé posent généralement suffisamment de questions pour détecter un éventuel recours à ces soins et adapter les traitements, le cas échéant.

    L’acupuncture : une médecine douce aux multiples bienfaits

    Issue du latin acus et punctura (signifiant respectivement aiguille et piqûre), l’acupuncture est l’une des branches de la médecine chinoise traditionnelle. Elle vise à rééquilibrer les énergies du corps en implantant de petites aiguilles en des points très précis (les méridiens). L’acupuncture se révèle particulièrement efficace pour :

    • soulager les maux de tête et les douleurs (menstruelles, dentaires, articulaires, etc.) ;
    • traiter les troubles du sommeil et/ou alimentaires, l’hypertension et les états dépressifs ;
    • soulager les nausées et les vomissements liés à la grossesse, par exemple ;
    • mais aussi dans le cadre d’un sevrage tabagique.

    Elle est utilisée dans certains hôpitaux en France, notamment dans des Centres de la douleur.

    4 Comment les patients accueillent-ils l’utilisation de médecines douces en milieu hospitalier ?

    Carole Venturi : À l’Institut universitaire du cancer de Toulouse, nous nous appuyons régulièrement sur certaines médecines douces depuis bientôt cinq ans. Pour nous, elles constituent des « soins support » et c’est ainsi que nous les présentons aux patients dès leur arrivée et selon leur problématique. Nous leur laissons ensuite le choix d’y avoir recours. Certains testent et y adhèrent, d’autres non. Dans tous les cas, notre démarche a toujours été très bien accueillie. Et pour cause, les pathologies que nous traitons nécessitent des traitements chimiques lourds pour être soignées. Dans ce cadre, l’aromathérapie et la médecine chinoise par exemple vont être très bénéfiques pour apaiser les symptômes ou les effets secondaires des traitements médicamenteux.

    Dans le service dans lequel j’officie, qui traite les leucémies aiguës et les lymphomes, nous avons surtout recours aux massages, à la relaxation et à la sophrologie pour atténuer les symptômes de la maladie. Mais cela passe aussi par des conseils et des exercices visant à faire baisser le taux d’anxiété ou de stress, et à réduire les nausées et les vomissements. Ces soins font désormais partie intégrante du quotidien du service et devraient, selon moi, être reconnus comme une médecine complémentaire à part entière.

    Zoom sur la chiropraxie

    Technique thérapeutique manuelle visant à soigner différentes affections par manipulations des vertèbres : telle est la définition de la chiropraxie. Concrètement, cette discipline repose sur la prévention, le diagnostic et le traitement des subluxations* de l’appareil neuro-musculo-squelettique, et ce, grâce à des manipulations effectuées au niveau des muscles, des articulations et des vertèbres. La chiropraxie permet de traiter les douleurs liées aux vertèbres et à la colonne vertébrale telle que les scolioses, celles liées aux cervicales (migraines, troubles articulaires et mandibulaires, etc.) mais aussi l’arthrose. Certains hôpitaux proposent à leurs patients un traitement chiropratique pour contribuer à corriger des dysfonctionnements mécaniques.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif rembourse certaines médecines douces : vos séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de diététique, de pédicurie et podologie, de chiropraxie, d’homéopathie et d’étiopathie sont prises en charge.**

    L’Essentiel de l’article

    • Les médecines dites douces ne nécessitent ni soin ni médicament chimique.
    • Dans le cadre d’un traitement, le recours aux médecines douces est soumis à l’accord de l’équipe médicale.
    • Les soins alternatifs comme la sophrologie peuvent intervenir à toutes les étapes de la maladie.

    (1) Spécialité médicale qui étudie le sang, les organes hématopoïétiques (moelle osseuse, ganglions lymphatiques, rate) et leurs affections.

    * Luxation incomplète, par déplacement partiel des deux extrémités osseuses d’une articulation.

    ** À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • 5 choses à connaître sur l’homéopathie

    5 choses à connaître sur l’homéopathie

    1 Comment a été inventée l’homéopathie ?

    On doit l’invention de l’homéopathie à un médecin allemand : Samuel Hahnemann. En 1790, alors qu’il traduit les recherches d’un confrère sur l’écorce de quinquina, médicament prescrit contre la fièvre, Hahnemann a l’idée d’expérimenter sur lui-même les effets de cette substance. Il constate qu’elle entraîne des troubles identiques à ceux pour lesquels elle était habituellement prescrite. Le médecin est certain qu’il existe un principe de similitude : « Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue. »

    L’homéopathie, nom formé à partir de deux mots grecs, homoios, semblable, et pathos, maladie, s’appuie sur la loi de la similitude : une substance qui provoque des symptômes chez une personne saine peut guérir ces mêmes symptômes s’ils se présentent chez une personne malade. Un principe qui s’oppose à l’allopathie qui utilise des substances dont les effets sont contraires à ceux que la maladie provoque (2).

    Bon à savoir

    En France, l’homéopathie ne peut être pratiquée que par des médecins, docteurs en médecine, docteurs en chirurgie dentaire, sages-femmes, selon les articles L4111-1 du Code du travail et conformément aux directives du rapport Lebatard-Sartre (1998).

    2 Quels sont les grands principes de l’homéopathie ?

    Cette « loi de similitude » est indissociable de deux autres grands principes de l’homéopathie : l’infinitésimalité et la globalité. Préparés à partir de substances végétales, minérales ou animales, les remèdes homéopathiques ont été dilués à plusieurs reprises selon une technique spécifique appelée « dynamisation » jusqu’au niveau dit « infinitésimal ».

    La dilution, c’est le fameux CH que l’on peut lire sur l’étiquette. Au regard de ses expérimentations, Hahnemann conclut que plus un remède est dilué, plus il agit et que, de surcroît, il peut, selon le degré de dilution, répondre à des usages différents. Les basses dilutions (4, 5 CH) agiraient sur les signes physiques et localisés comme une éruption de boutons par exemple. Les hautes dilutions (15 à 30 CH) sur les signes psychiques. Les moyennes dilutions (7 à 9 CH) sont réservées aux troubles dits fonctionnels (douleurs, spasmes, fièvres, etc.) (3).

    Autre principe propre à l’homéopathie : la globalité. Il est impossible de soigner un patient sans prendre en compte la totalité de ses symptômes. Pour déterminer un remède efficace, le médecin homéopathe va donc considérer l’individu dans son ensemble, avec tous les symptômes physiques et psychiques qu’il présente, en tenant compte de la description bien personnelle qu’il en donne. De même qu’un symptôme ne peut être pris en compte que s’il est précis. Par exemple, avoir le nez qui coule est insuffisant pour prescrire un remède contre le rhume. Y a-t-il écoulement clair ou jaune ou quand cela survient-il ? Cette recherche au plus près des symptômes propres à chaque patient est nommée individualisation par les homéopathes (2).

    Besoin d’une couverture santé ?

    Le contrat Santé de la Macif prend en charge* vos séances d’homéopathie jusqu’au 31 décembre 2020.

    3 Quels maux peut-on soigner avec l’homéopathie ?

    L’homéopathie ne permet pas de soigner les maladies graves, qui relèvent toutes de la médecine allopathique, mais elle peut être utilisée en complément d’un traitement médical, pour soulager des douleurs postopératoires, minorer les effets secondaires d’un traitement allopathique sévère, aider à la consolidation des os après réduction d’une fracture, ou encore prévenir les récidives (2). Votre médecin traitant peut vous conseiller.

    Elle est particulièrement indiquée comme médecine de prévention et permettrait de soulager un certain nombre de maux du quotidien : stress, diarrhée, allergies, mal des transports, piqûres d’insecte, angoisses, règles douloureuses, hypertension artérielle, problèmes de sommeil, etc.

    Pour les enfants et bébés, cette médecine douce est tout particulièrement appréciée. Des médicaments homéopathiques pourraient aider à soigner les angines, otites, coliques du nourrisson, rhume, gastro, poussées dentaires, bosses… (4)

    77 %

    des Français ont déjà pris de l’homéopathie au cours de leur vie et 74 % d’entre eux jugent qu’ils sont efficaces. (5)

    4 Quels sont les différents modes d’administration de l’homéopathie ?

    Il existe différentes formes de présentation des médicaments homéopathiques. Les plus courantes sont les granules et les globules. Les premiers sont des petites boules de lactose et de saccharose enduites du remède plus ou moins dilué. Ces granules se prennent chaque jour par trois, quatre ou cinq. Les globules de même composition que les granules sont de minuscules billes de 3 à 5 mg chacune. Conditionnées dans des tubes unidoses, elles s’administrent en une seule fois.

    Cette présentation est le plus souvent prescrite dans les traitements de fond, en moyenne et haute dilution, en prises espacées ou quotidiennes sur une courte période.

    Enfin, l’homéopathie en gouttes est particulièrement adaptée pour les enfants jeunes ou pour traiter certains troubles comme les difficultés d’endormissement. Les préparations homéopathiques en gouttes sont utilisées généralement à la dose de 15 à 100 gouttes de deux à trois fois par jour (2).

    5 L’homéopathie : quelle efficacité ?

    La controverse sur l’homéopathie est vieille de plus de 200 ans et n’est pas près de prendre fin. Il y a d’un côté les convaincus de son efficacité et de l’autre les sceptiques qui pensent que l’homéopathie, parce qu’elle ne contient pas de substances actives, n’a qu’un effet placebo.

    L’Essentiel de l’article

    • Aucune maladie grave ne peut être soignée par l’homéopathie.
    • L’homéopathie utilise des doses infiniment petites si bien qu’elle ne présente aucun danger de toxicité.
    • Pour prescrire le bon traitement, le médecin homéopathe tient compte de l’état de santé général du patient.

    (1) Sondage Odoxa, « Baromètre santé 360 », janvier 2019.
    (2) Dr Jean-Claude Houdret, Bien se soigner par l’homéopathie, éd. Solar.
    (3) Dr Joliot Nguyen Tan Hon, Dr Jean-Paul Nowak, Homéopratique familiale, éd. Jouvence
    (4) Passeport Santé, « 7 maux de l’enfant à soulager avec l’homéopathie ».
    (5) IPSOS-Boiron, « Les Français et l’homéopathie », 2018.

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • 3 conseils pour bien anticiper votre retraite

    3 conseils pour bien anticiper votre retraite

    À savoir

    Une demande de retraite se fait directement en ligne désormais, depuis le site de sa caisse de retraite. Pour établir vos droits retraite et en calculer le montant, votre caisse a besoin de plusieurs justificatifs, lesquels varient selon votre situation personnelle (par exemple, vos contrats et certificats de travail, vos éventuels avis de versements d’allocations chômage). Il est donc primordial de conserver ces documents et vos fiches de paie tout au long de votre carrière !

    1 Achetez un bien immobilier

    Devenir propriétaire de sa résidence principale

    Aujourd’hui, le logement compte pour près de 20 % du budget des Français (1). C’est donc un pôle de dépense qui demande beaucoup d’efforts et qui poussent les jeunes actifs à devenir propriétaires. Une judicieuse anticipation qui permet d’arriver à la retraite dans de bonnes conditions, si votre emprunt est remboursé à ce moment-là.

    Bien sûr, vous devrez toujours prévoir des frais d’entretien, ainsi que des impôts locaux à payer.

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    C’est l’âge moyen des Français au moment de leur premier achat immobilier.(2)

    L’immobilier locatif, une source de revenus

    Autre solution pour bénéficier de revenus complémentaires une fois à la retraite, ou même pendant votre activité : acheter un bien immobilier et le louer à une tierce personne. Ainsi, en investissant dans la pierre, vous effectuez un achat vraisemblablement durable qui, avec le temps, devrait prendre de la valeur.

    Veillez néanmoins à ce qu’il y ait de la demande de location avant d’acheter un bien « tête baissée ». Il faut donc passer au crible le marché locatif du lieu où vous souhaitez investir.

    Par ailleurs, pensez à choisir un bien dont le loyer permettra de couvrir le remboursement du crédit pris pour l’achat de ce bien, ainsi que les impôts fonciers et autres charges.

    2 Structurez votre épargne grâce à différents produits de retraite

    Le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) (3)

    Ouvrir un Perp quand vous êtes encore en activité vous permet d’épargner spécifiquement pour le jour où vous serez à la retraite. Vous décidez du montant à épargner, et vous pouvez modifier ce montant à tout moment. Veillez à vérifier dans le contrat les montants minima de versements. Vous investissez à long terme : le capital se constitue toute la vie et la rente commence à être versée au moment de votre départ à la retraite, comme un montant régulier qui complétera vos revenus.

    Les fonds peuvent toutefois être débloqués avant votre départ à la retraite pour des cas particuliers tels que le décès de votre conjoint ou en cas de surendettement.

    Le contrat Madelin

    Le contrat Madelin est également une épargne qui constituera une retraite complémentaire. Il est réservé aux indépendants, aux professions libérales et aux commerçants (aux travailleurs non salariés plus précisément). Ce contrat, qui requiert des versements réguliers, permet de se constituer une rente à récupérer une fois la retraite acquise.

    Le Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) (3)

    Le Perco est une épargne retraite mise en place par une entreprise pour ses salariés. Vous avez le choix d’alimenter ou non votre Perco : il n’y a pas d’obligation de versements. Les versements peuvent provenir du salarié, notamment avec les sommes provenant de l’intéressement ou de la participation de l’entreprise, mais aussi de l’employeur. On parle dans ce cas-là d’abondements. Cette épargne s’ajoute donc à vos droits retraite.

    Tout comme le Perp et le contrat Madelin, les sommes épargnées sur votre Perco sont bloquées jusqu’à votre départ à la retraite. Vous pouvez néanmoins débloquer les sommes épargnées en cas de situations exceptionnelles, qui peuvent varier en fonction des contrats.

    Au moment de votre départ à la retraite, vous pouvez retirer les sommes sous forme de capital ou de rente (selon l’accord collectif signé).

    L’assurance-vie (4)

    Autre solution d’épargne pour toucher un capital supplémentaire une fois arrivé à la retraite : l’assurance-vie. Avec ce type de contrat, vous avez la possibilité d’opter pour une sortie en capital ou en rente dès que vous le souhaitez. Contrairement aux idées reçues, votre épargne est disponible en permanence (5). Néanmoins, un contrat d’assurance-vie doit s’apprécier sur le long terme, car votre épargne est fiscalement optimisée au-delà de huit ans.

    62 ans et 5 mois

    C’est l’âge moyen du départ à la retraite des femmes et hommes en France en 2017.*

    3 Investissez dans des produits financiers

    Investir dans des produits financiers, par exemple dans des titres (actions ou obligations) cotés en Bourse, peut représenter une nouvelle source de revenus, qui peut être la bienvenue le jour où vous serez à la retraite.
    Mais attention, sur ces supports, il existe un risque de perte en capital.

    Pour exemple, si vous investissez dans des actions, vous pouvez être doublement rémunéré : à la fois par les plus-values dans les cas où l’action investie est en hausse, mais aussi par les dividendes distribués aux actionnaires par les entreprises, en fonction de leurs bénéfices. Si, au contraire, vous privilégiez l’investissement dans des obligations, un intérêt vous sera versé annuellement.

    Attention toutefois : investir dans des produits financiers demande à bien suivre la Bourse, les marchés, les informations liées aux sociétés dans lesquelles vous investissez et, de manière générale, l’actualité économique. En effet, il existe des risques de pertes financières, si le cours d’une action cotée en Bourse chute, par exemple.

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    Vous souhaitez souscrire à une assurance-vie ? Faites le bon choix d’épargne en découvrant les contrats d’épargne retraite et assurance-vie de la Macif : Multi Vie et Multi PERP.

    L’Essentiel de l’article

    • Soyez propriétaire d’un bien immobilier.
    • Épargnez votre argent dans un produit de retraite.
    • Investissez dans des produits financiers.

    (1) Insee, « Tableaux de l’économie française », 2018.
    (2) Service Public, « Plan d’épargne retraite populaire (Perp) », 2018.
    (3) Service Public, « Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) », 2018.
    (4) Service Public, « Contrat d’assurance-vie : souscription », 2018.
    (5) Dans les conditions et limites fixées au contrat souscrit.
    BVA, « Les jeunes et le départ du foyer parental », 2017.
    * CNAV, « Âge de départ à la retraite », 2018.