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  • Avec le prélèvement à la source, comment épargner chaque mois ?

    Avec le prélèvement à la source, comment épargner chaque mois ?

    1 Le prélèvement à la source ne change pas la fiscalité de la plupart des produits d’épargne

    Si votre épargne est constituée de produits du type livret bancaire (livret A, livret d’épargne populaire, livret développement durable et solidaire, livret Jeune,) assurance-vie, plan ou compte épargne logement, plan d’épargne en actions, etc., le prélèvement à la source ne change rien !

    Lorsque vous retirez votre argent de ces différents produits d’épargne (appelé « rachat » pour les produits d’assurance-vie), les sommes épargnées suivent la fiscalité en place.

    44 %

    des Français détiennent une assurance-vie et/ou un produit d’épargne retraite (1).

    Le prélèvement à la source et l’épargne retraite sur les versements de 2018

    Avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source des impôts à partir du 1er janvier 2019, vous conservez l’avantage fiscal prévu sur les versements réalisés sur un contrat d’épargne retraite si ceux-ci ont été constants ou en hausse en 2017, 2018 et 2019. Dans le cas contraire, la déductibilité fiscale en 2019 pourra être réduite à la moyenne de vos versements effectués sur les années 2018 et 2019.

    Cette mesure concerne les produits suivants :

    • le plan d’épargne retraite populaire (Perp) ;
    • la Préfon (retraite complémentaire des fonctionnaires) ;
    • le Corem ;
    • le plan d’épargne retraite d’entreprise (PERE) ;
    • le complément retraite des hospitaliers.

    2 Le prélèvement à la source peut réduire votre trésorerie mais pas votre capacité d’épargne

    Avec le prélèvement à la source, le salaire versé chaque mois sur votre compte courant est amputé du montant de votre impôt sur le revenu (si vous êtes imposable). Il est donc possible que vous ayez moins de trésorerie mensuellement, mais pas moins de capacité d’épargne puisque les sommes habituellement versées aux impôts en septembre (pour ceux qui n’étaient pas déjà mensualisés) sont lissées sur l’année.

    Si vous aviez l’habitude de payer vos impôts en septembre, vous devez simplement veiller à ce que vos versements d’épargne soient adaptés à cette nouvelle fréquence d’imposition, surtout si vous avez opté pour un versement automatique mensuel. L’idée est de ne pas vous retrouver « dans le rouge » à cause de versements d’épargne ne tenant pas compte de la baisse de trésorerie liée au prélèvement à la source.

    Si vous aviez choisi le prélèvement mensuel pour le paiement de vos impôts sur le revenu, le prélèvement à la source devrait avoir peu d’impact sur votre trésorerie (sauf modification de vos ressources).

    13,5 %

    C’est le taux d’épargne moyen des ménages français en 2016 (2)

    3 Prélèvement à la source et épargne : 3 conseils pour bien démarrer l’année

    Mettez en place des versements mensuels

    Cette technique vous permettra d’épargner sans y penser : même si ce sont de petits montants, c’est toujours mieux que rien ! Vous gardez, quoi qu’il en soit, toute latitude de faire des versements ponctuels en cours d’année si votre situation financière le permet.

    Vérifiez régulièrement le montant de votre compte courant

    Avec les applis mobiles et les sites Internet, c’est simple et rapide ! Comme ça, vous pouvez adapter rapidement vos versements en cas de besoin (dépense imprévue ou au contraire rentrée d’argent exceptionnelle).

    Prenez rendez-vous avec un conseiller

    Et si ce début d’année était l’occasion de faire le point sur votre épargne et vos projets ? Votre conseiller pourra vous présenter les produits répondants à vos besoins financiers et à votre situation afin d’épargner le plus efficacement possible.

    Bon à savoir

    Qu’est-ce que le PFU ?

    Mis en place le 1er janvier 2018, le PFU (Prélèvement forfaitaire unique ou « flat tax ») est un dispositif fiscal d’imposition de certains produits d’épargne* désormais soumis au même taux de prélèvement, soit 30 %, dont 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Il est cependant toujours possible d’opter pour une imposition au taux de votre impôt sur le revenu si celui-ci est plus intéressant.

    * Sont notamment concernés : les dividendes (actions et parts sociales à rendement variable) et les placements à revenu fixe (obligations, comptes de dépôt, etc.) pour les revenus mobiliers, les plus-values de cession de valeurs mobilières soumises à l’impôt sur le revenu, l’assurance-vie.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le prélèvement à la source n’impacte pas les produits d’épargne, sauf l’épargne retraite versée en 2018.
    • Votre capacité d’épargne est inchangée, mais il faut veiller à ce que les versements programmés soient toujours adaptés à la situation de votre compte courant.
    • Optez pour un virement mensuel vers votre épargne.

    (1) Insee, 2015
    (2) Insee, 2018

  • Don de RTT et congés : quand la solidarité s’invite dans l’entreprise

    Don de RTT et congés : quand la solidarité s’invite dans l’entreprise

    1 Qu’est-ce que la loi Mathys ?

    Zoom sur le don de RTT

    Offrir du temps à un collègue dont l’enfant souffre d’une grave maladie : c’est ce que permet, en France, la loi Mathys du 9 mai 2014, intégrée dans le Code du travail. Cette dernière autorise en effet le don de jours de RTT, de congés payés et/ou d’heures de récupération entre collaborateurs d’une même entreprise. Concrètement, le dispositif donne à tous les salariés la possibilité de renoncer anonymement et sans aucune contrepartie à tout ou partie de leurs jours de repos non pris (à l’exception des quatre premières semaines de congés payés) afin de les offrir à un collaborateur dont l’enfant est gravement malade, par exemple.
     
    Ce dispositif peut bénéficier au salarié assumant la charge d’un enfant de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un grave accident rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants.

    Dons de RTT : un dispositif élargi aux aidants familiaux

    Les conditions de ce dispositif ont été élargies en février 2018. Désormais, les aidants familiaux peuvent eux aussi profiter du dispositif dès lors qu’ils viennent en aide « de manière régulière et fréquente », à titre « non professionnel » à « un proche en situation de handicap ou à un proche âgé et en perte d’autonomie » (1). Dans ce cadre, le degré de parenté de l’aidé peut aller jusqu’au quatrième degré (frère, sœur, tante, oncle, cousin germain, neveu, nièce, etc.). La personne à charge peut en outre n’avoir aucun lien de parenté avec le bénéficiaire, mais une relation étroite et stable doit avoir été tissée entre les intéressés.

    Dans tous les cas, le bénéficiaire doit fournir à son employeur un certificat médical détaillé, celui-ci précisant notamment qu’une présence soutenue et des soins contraignants sont indispensables au rétablissement de la personne malade. En outre, qu’il s’agisse de donner des jours de congé ou d’en recevoir, l’accord de l’employeur est indispensable. La rémunération, elle, reste inchangée d’un côté comme de l’autre.

    À savoir

    Le salarié qui bénéficie du don de jours de repos conserve sa rémunération pendant son absence. Par ailleurs, toutes les périodes d’absence sont assimilées à une période de travail effectif, ce qui permet de les comptabiliser pour déterminer les droits du salarié liés à l’ancienneté. Le salarié conserve également le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début de sa période d’absence. (1)

    2 Quand une entreprise soutient l’un de ses salariés

    En 2015, le dirigeant de l’agence lilloise DPS & Co a justement permis à ses collaborateurs de venir en aide à l’une de leurs collègues dont la fille devait être hospitalisée pendant plusieurs mois. Pierre Delobel, concepteur-rédacteur senior, fait partie des nombreux salariés à s’être mobilisé.

    Dans quelles circonstances le don de RTT a-t-il été mis en place au sein de votre entreprise ?

    Pierre Delobel : L’une des collaboratrices de l’agence a dû faire face à la maladie de sa fille âgée d’un an. Un cancer venait de lui être diagnostiqué. Nous avons été extrêmement touchés par cette annonce. Notre collègue nous a ensuite expliqué qu’elle allait devoir s’absenter pendant une longue période pour s’occuper de son enfant, quitte à poser des congés sans solde.

    Cette éventualité nous a interpellés. L’un des salariés, qui avait entendu parler de la loi Mathys dans les médias, a émis l’idée d’offrir du temps. L’initiative était lancée.

    Comment vous êtes-vous organisés en interne ?

    Pierre Delobel : Nous nous sommes rapprochés de notre service Ressources humaines et de notre direction afin de nous assurer que nous pouvions véritablement donner des jours de congé, que nous étions dans le cadre de la loi. Non seulement notre direction a immédiatement donné son feu vert, mais elle a également voulu participer à cet élan de solidarité. Elle s’est ainsi engagée à doubler le nombre de jours qui seraient collectés.

    Le service RH a donc envoyé un e-mail à chaque employé, stipulant qu’y répondre nous engageait à donner un jour de congés payés ou de RTT. Notre agence compte 80 salariés à Lille et une trentaine à Paris et nous avons reçu 89 réponses positives. C’est énorme ! Les Ressources humaines se sont ensuite chargées de la logistique.

    Comment ce geste de solidarité a-t-il été accueilli par la principale intéressée ?

    Pierre Delobel : Elle a été très touchée. Elle a appris qu’elle allait bénéficier de 178 jours de congé (soit près de 7,5 mois) par le biais de sa responsable. Elle nous a tout de suite fait parvenir un message de remerciement. Sa petite fille est malheureusement décédée quelques semaines plus tard. Il restait alors 1,5 mois de congé à notre collaboratrice. Elle a pu utiliser ce temps pour se remettre de cette épreuve. Elle a ensuite repris ses fonctions à l’agence, pleine de reconnaissance, avant de la quitter définitivement peu de temps après. Son départ était indispensable à sa reconstruction, mais je suis persuadé que notre geste restera gravé dans sa mémoire. De même, elle aura toujours une place toute particulière dans l’histoire de l’entreprise.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le don de jours de repos entre salariés d’une même entreprise est encadré par le Code du travail.
    • Le dispositif de la loi Mathys du 9 mai 2014 a été élargi par une loi du 13 février 2018.
    • Peuvent bénéficier de ce don les parents d’enfants gravement malades, mais aussi les aidants familiaux.

    (1) Service-Public.fr, « Don de jours de repos à un salarié parent d’enfant gravement malade ou proche aidant », 2018.

  • 5 bonnes raisons de choisir la conduite accompagnée

    5 bonnes raisons de choisir la conduite accompagnée

    Pourquoi attendre ses 18 ans pour apprendre à conduire, quand on peut s’y mettre bien plus tôt ? En France, il est en effet possible de se lancer dès 15 ans, grâce à l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), plus couramment appelé « conduite accompagnée ». Un dispositif toutefois soumis à conditions.

    1 Apprentissage anticipé de la conduite : comment ça marche ?

    La réussite à l’examen du Code de la route est le premier impératif pour pouvoir passer derrière le volant. Vingt heures de conduite minimum réalisées avec un moniteur d’auto-école sont également nécessaires pour poursuivre la formation.

    À l’issue de cette première étape, une attestation de fin de formation initiale est délivrée, permettant à l’élève de conduire 3 000 kilomètres (minimum obligatoire pour passer le permis en conduite accompagnée), sous la surveillance étroite d’un accompagnateur titulaire du permis de conduire depuis au moins cinq ans sans interruption.

    Deux entretiens pédagogiques obligatoires avec le moniteur d’auto-école ponctuent cette deuxième étape de la formation. Le premier est organisé quatre à six mois après la date de délivrance de l’attestation de fin de formation initiale, le second lorsque 3 000 kilomètres en conduite accompagnée ont été parcourus.

    À cette occasion, les apprentis conducteurs sont invités à partager leurs premières expériences de la route et à échanger sur des thèmes variés liés à la sécurité routière. Par ailleurs, afin d’évaluer leurs progrès, un test de conduite est également prévu.

    Ce n’est qu’à l’issue de cette deuxième étape que l’élève pourra finalement se présenter à l’examen de conduite, à condition d’avoir atteint l’âge de 17 ans et demi. Chaque année, ce sont près de 200 000 jeunes qui obtiennent leur précieux sésame (1). Rien d’étonnant à ce plébiscite tant il cumule les avantages.

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    2 Augmentation du taux de réussite

    Né à la fin des années 1980, l’apprentissage anticipé de la conduite avait pour objectif, lors de sa création, de faire baisser le taux d’échec au permis de conduire. Pari tenu ! Donner à l’apprenti le temps nécessaire pour se former, aux côtés d’un accompagnateur, expérimenté qui plus est, lui permet d’acquérir plus d’aisance dans l’exercice de la conduite. Résultat, le taux de réussite à l’examen s’élève à 74 % à la suite d’un AAC, contre 55 % en moyenne après une formation classique de vingt ou trente heures (2).

    3 Une assurance à prix avantageux

    À noter qu’outre l’effet sur la formation à la conduite en elle-même, le dispositif peut également avoir un impact sur le tarif des assurances, les jeunes conducteurs passés par la conduite accompagnée pouvant souvent bénéficier d’un tarif préférentiel.

    Preuve de confiance supplémentaire des assureurs envers ces nouveaux usagers de la route, ils sont soumis à une surprime moins importante que les autres jeunes conducteurs. Le plafond de la surprime est ainsi réduit à 50 % la première année de conduite, avant de passer à 25 % la seconde sous réserve de ne pas avoir eu d’accident responsable.

    4 Une période probatoire réduite

    Depuis le 1er mars 2004, l’obtention du permis de conduire s’ouvre sur une période probatoire. En effet, les nouveaux titulaires du sésame ne disposent au départ que de 6 points au lieu de 12. Les 6 points manquants ne leur sont attribués qu’au bout de trois ans, à condition qu’aucune infraction n’ait été commise dans ce laps de temps. Pour les conducteurs ayant obtenu leur permis via le dispositif d’apprentissage anticipé, cette période probatoire est réduite à deux ans.

    À savoir

    Depuis le 1er janvier 2019, il est possible de réduire la période probatoire du permis de conduire de deux ans à un an et demi, dans le cas de jeunes conducteurs passés par l’AAC, et ayant suivi une formation complémentaire réalisée en auto-école. Moyennant une centaine d’euros, les automobilistes devront réaliser cette formation six à douze mois après l’obtention du permis de conduire. Dispensée collectivement par un moniteur d’auto-école, cette formation dure sept heures (3).

    5 Une prise de conscience anticipée

    En plus de permettre au conducteur de se former sur des trajets et dans des situations variées, l’apprentissage anticipé de la conduite permet un échange privilégié entre l’élève et son accompagnateur (généralement un parent), mais aussi entre le conducteur en herbe et son moniteur (notamment pendant les entretiens pédagogiques). Autant de discussions qui peuvent avoir des effets bénéfiques positifs et permettre une prise de prise de conscience anticipée quant aux responsabilités qu’implique le fait d’être un usager de la route.

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    * Hors assurance facultative. La prise en charge des intérêts correspond au montant de votre emprunt et est intégralement assurée par l’État

    L’Essentiel de l’article

    • L’apprentissage anticipé de la conduite augmente le taux de réussite à l’examen du permis de conduire. (1)
    • Il réduit la durée de la période probatoire de trois à deux ans.
    • Il peut permettre de bénéficier de tarifs préférentiels sur les assurances jeunes conducteurs.

    (1) Le Parisien en partenariat avec la Macif, « Cinq conseils pour la conduite accompagnée », 2018.
    (2) Ministère de l’Intérieur, « Avec la conduite accompagnée, mon permis démarre bien »
    (3) Ministère de l’Intérieur, « Jeunes permis : une formation pour réduire le délai probatoire », 2018.

  • Comment préparer son voyage en camping-car ?

    Comment préparer son voyage en camping-car ?

    1 Vérifiez votre camping-car

    Après l’hivernage, effectuez un état des lieux de votre camping-car. Vérifiez l’état de vos pneumatiques (les pneus réservés aux camping-cars doivent porter la mention CP). Contrôlez la pression des pneus (y compris la roue de secours) et corrigez-la si besoin. Il est conseillé de les gonfler à 5,5 bars (pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes). (1)

    Faites un point sur l’étanchéité aux niveaux des lanterneaux et des baies. Surveillez les niveaux (huile, liquide de frein et de refroidissement), ainsi que le bon fonctionnement des indicateurs (feux de route, clignotants). Pour un camping-car âgé de quatre ans, le contrôle technique est à faire tous les deux ans.

    Contrôlez votre visibilité. Chaque conducteur doit régler les rétroviseurs en fonction de sa taille et de son assise. Pour rappel, vous ne devez pas apercevoir l’intérieur de votre habitacle dans le rétroviseur, mais bien la poignée de la portière dans l’angle du rétro. Vérifiez le bon fonctionnement de la caméra de recul si votre camping-car en est équipé. C’est un élément fort utile pour réussir vos marches arrière.

    Attachez tous les objets et déposez-les dans les placards fermés. Ne laissez rien traîner et fixez des barres de sécurité si besoin. Fermez toutes les portes : placards, réfrigérateur, soute arrière et porte cabine.

    Vérifiez également que la bouteille de gaz (qui sera sanglée pour un meilleur maintien) et la pompe à eau sont en position fermée !

    2 Voyagez léger

    Essayez de voyager le plus léger possible ! D’une part, vous ne surconsommerez pas d’essence. D’autre part, vous ne dépasserez pas le poids total autorisé en charge (PTAC). En cas de dépassement, le contrevenant s’expose à une amende de 135 euros.

    Au PTAC, s’ajoute le poids des passagers et des éléments additionnels à votre camping-car comme un porte-vélo (10 kg) ou une antenne satellitaire (10 kg). (2)

    Répartissez les charges : les poids lourds doivent être situés sur le plancher au niveau de l’essieu arrière, en les attachant solidement. Rangez tous les autres éléments (vêtements, nourriture, jeux…) dans les placards ou filets.

    Si vous posez une galerie sur la toiture, faites attention car en relevant le centre de gravité, l’adhésion des pneumatiques est moindre !

    Faites une check-list pour pas oublier les indispensables : lampe-torche, cale, corde à linge et pinces à linge, une bouteille de gaz de rechange (seulement si vous prévoyez de parcourir de longues distances en autonomie), des rallonges électriques, une trousse de secours, un ou deux jeux de société. Emportez également un adaptateur de prise pour l’Europe, une boîte à fusibles, un bac à roulettes pour vidanger les eaux usées, un tuyau de rallonge pour la vidange des eaux usées, un seau et si vous voyagez à l’étranger un panneau sur le porte-vélo.

    3 Vérifiez les papiers du camping-car

    Assurez-vous que l’assurance du véhicule comprend bien tous les éléments dont vous avez besoin : comme l’assistance 0 km, par exemple. Assurez-vous aussi que le nombre d’occupants correspond bien au nombre de places assises qui sont inscrites sur la carte grise du véhicule. Si vous partez à l’étranger, pour éviter les mauvaises surprises, vérifiez que vous serez remboursé de la taxe douanière. Ainsi en cas de sinistre total, l’assurance prendra en charge la taxe qui vous permet de sortir du pays sans votre camping-car.

    4 Testez votre camping-car avant de l’adopter

    Avant la grande expédition, pourquoi ne pas vous exercer le temps d’un week-end ? Cela vous permettra de vous entraîner au niveau de la maniabilité du véhicule, la conduite dans les virages… Mais aussi de maîtriser le porte-à-faux, c’est-à-dire la longueur arrière du camping-car (entre 6 et 7 mètres) et les angles morts lors du stationnement. En camping-car, l’assise n’est pas la même, le siège est plus haut et forcément la conduite s’en ressent. Raison de plus pour s’entraîner !

    Faites un état des lieux pour vérifier le fonctionnement de tous les appareils : le réchaud, la batterie ou la cassette des eaux noires, vérifier le circuit d’eau…

    Vérifiez que la taille et le nombre de couchages sont adéquats si vous partez en famille ou entre amis. Pensez en effet que la pluie peut-être de la partie et qu’un peu d’espace ne pourra pas nuire au confort de tous.

    Bon à savoir

    Si vous avez peur de vous lancer seul, des agences de voyages proposent des circuits accompagnés avec d’autres camping-caristes.

    5 Réservez vos emplacements

    Tous les deux ou trois jours, faites une halte sur une aire de camping-car pour refaire le plein et vidanger ! Donc si votre road trip est prévu pour un mois, il faudra bien préparer votre itinéraire surtout si vous partez en famille. Il est conseillé par exemple de réserver quelques nuits (comptez un budget de 15 à 20 euros/nuit) (3) sur les destinations très prisées l’été. Abstenez-vous de dormir sur les aires d’autoroute la nuit pour éviter les vols ou les mauvaises rencontres. Dans le cas où vous optez pour cette option, installez une barre de sécurité à l’avant et des serrures antivol sur les portes et les coffres. Les offices de tourisme vous proposent également guides, cartes et plans pour planifier vos séjours.

    Le saviez-vous ?

    24 heures : c’est la durée autorisée pour un stationnement en ville sur un même emplacement !

    6 Planifiez votre budget

    Les vacances en camping-car sont encore un mode de vacances économiques. Si vous ne possédez pas votre propre camping-car, comptez entre 80 et 100 euros de budget par jour pour une location (4). Prévoyez les péages si vous prenez l’autoroute, l’essence avec une consommation de 12,4 l/100 km. Même en roulant plus doucement, un camping-car consomme davantage qu’un véhicule de loisir. Renseignez-vous sur les tarifs pour une traversée maritime, car les prix peuvent vite grimper.

    7 Enregistrez votre itinéraire

    Les GPS spécialisés camping-car permettent de rentrer les données (taille, hauteur, largeur) de votre véhicule et vous détourneront des ruelles impraticables ou des ponts infranchissables. Si vous partez en montagne ou visitez les villages escarpés, cela vous évitera de choisir les mauvais itinéraires. Si vous ne possédez pas un tel GPS, avant de prendre la route, vous pouvez acheter une carte routière sur laquelle sont indiquées toutes les aires de services.

    8 Respectez la charte

    Par ailleurs, vous devrez adopter la charte « Respect » : un code de conduite créé par des professionnels et des camping-caristes. Respect est un acronyme pour les règles suivantes :

    Assistance incluse dès 0 km, remboursement de la taxe douanière et bien d’autres :

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    L’Essentiel de l’article

    • Faites un état des lieux.
    • Anticipez votre itinéraire.
    • Voyagez léger.

    (1) Travaux de normalisation des pneumatiques pour la France, « Pneumatiques pour camping-cars ».
    (2) FFACC, « La charge utile des camping-cars ».
    (3) FFCC, « Chiffres-clés ».
    (4) Wikicampers, « Quel est le budget pour des vacances en camping-car ? ».

  • Les démarches obligatoires lors de l’achat d’un deux-roues d’occasion

    Les démarches obligatoires lors de l’achat d’un deux-roues d’occasion

    1 Les documents obligatoires à recevoir du vendeur

    Lorsque vous achetez une moto ou un scooter d’occasion, le vendeur est tenu de vous remettre un certain nombre de pièces administratives. Ces documents sont nécessaires pour s’assurer que la vente est en règle et procéder à l’immatriculation de votre deux-roues :

    • Le certificat de situation administrative aussi appelé certificat de non-gage. Disponible gratuitement en ligne (https://ants.gouv.fr/), ce document permet de s’assurer que le véhicule vendu n’est pas gagé, ni volé et qu’aucune contravention n’est impayée.
       
    • Le certificat de cession. Ce formulaire Cerfa n° 15776*01 doit être rempli par l’ancien propriétaire et l’acheteur, puis signé par les deux parties, même s’il s’agit d’un don. Il indique le kilométrage inscrit au compteur, la date de la première immatriculation et l’adresse de l’ancien et du nouveau propriétaire. Les démarches peuvent être totalement dématérialisées grâce au site officiel ANTS.
       
    • Le carnet d’entretien (cahier recensant les révisions mécaniques effectuées sur le véhicule) représente une garantie supplémentaire et permet de juger de l’état général du deux-roues : il doit inclure le kilométrage et les dernières révisions en date.

    2 Immatriculez votre deux-roues

    Afin de pouvoir circuler avec votre deux-roues d’occasion, vous devez en tant qu’acheteur soumettre une demande de certification d’immatriculation, couramment appelée carte grise. Cette démarche est un impératif légal depuis le 1er janvier 2011 pour tous les deux-roues d’occasion (moto, scooters, cyclomoteurs) et quelle que soit la cylindrée.

    Vous disposez d’un délai d’un mois pour faire cette démarche. Au-delà et en cas de contrôle, le risque est de payer entre 135 et 750 euros d’amende.

    Sachez que vous ne pouvez plus vous rendre en préfecture ou en sous-préfecture pour effectuer votre immatriculation. Pour accomplir ces formalités, vous avez deux options : soit gratuitement en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), soit auprès d’un professionnel habilité (liste à consulter ici, veillez à vérifier les formalités auprès du professionnel en question). Si vous effectuez la démarche en ligne, commencez par créer votre compte usager ANTS. Si vous faites appel à un professionnel habilité, il faudra remplir le formulaire Cerfa 13757*03 afin de lui donner mandat.

    Pour être certain d’avoir une carte grise en règle dans les temps, vérifiez la liste des pièces à fournir. Ensuite munissez-vous d’une copie numérique (photo ou scan) des documents suivants :

    • un justificatif d’identité en cours de validité ;
    • un justificatif de domicile de moins de six mois ;
    • le formulaire Cerfa n°13749*04. Ce document « trois-en-un » fait office de demande de certificat d’immatriculation, de certificat de conformité et de vente d’un véhicule neuf ;
    • la carte grise du véhicule signé de l’ancien propriétaire ou des cotitulaires s’il y en avait (si le véhicule était détenu par plusieurs propriétaires) et revêtu de la mention « vendu » ou « cédé » avec la date de vente ;
    • le formulaire Cerfa n° 15776*01. C’est un certificat de cession de véhicule rempli et signé par l’ancien propriétaire et vous-même ;
    • le formulaire Cerfa n° 13750*05 de demande de certificat d’immatriculation d’un véhicule ;
    • le certificat de situation administrative également appelé certificat de non-gage, qui vous a été remis par l’ancien propriétaire. Disponible en ligne, ce document atteste que le deux-roues n’est ni volé ni mis en gage auprès d’un organisme tiers.

    Votre dossier complet, il ne vous reste plus qu’à régler le prix de votre nouvelle carte grise, par carte bancaire uniquement. Le montant du certificat est variable selon le genre du véhicule, le type de carburant utilisé et aussi le lieu de domicile. Vous pouvez connaître le prix précis en utilisant un simulateur en ligne. À la fin de la procédure d’enregistrement, vous obtenez un numéro de dossier pour suivre son avancée, un accusé d’enregistrement de votre demande et un certificat provisoire d’immatriculation (CPI). Grâce au CPI, vous avez le droit de circuler pendant un mois en attendant la carte grise définitive envoyée sous pli sécurisé dans un délai de 7 jours ouvrés à un mois.

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    Bon à savoir

    Contrairement aux voitures, les deux-roues d’occasion ne sont pas soumis à un contrôle technique obligatoire à la revente.

    3 Assurez votre moto ou votre scooter

    La loi vous oblige à assurer votre moto ou votre scooter dès le premier jour de son utilisation. Plusieurs niveaux de protection s’offrent à vous.

    L’assurance tiers (ou responsabilité civile) est le minimum légal imposé par la loi. Elle couvre uniquement les dommages corporels ou matériels causés à une autre personne lors d’un accident. Les réparations de votre véhicule ne seront donc pas indemnisées si vous êtes responsable.

    À cette assurance tiers, vous pouvez ajouter une garantie dommages (couvrant les dommages matériels en cas d’accident responsable), une garantie vol, incendie ou intempérie (tempête, grêle ou catastrophes naturelles…). Toutes ces garanties permettront une meilleure protection à votre deux-roues.

    Enfin, pour rouler en toute sérénité, optez pour une assurance tous risques garantissant généralement une prise en charge de nombreuses situations.

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    Avec son crédit auto/moto, la Macif vous accompagne dans votre projet.*

    * Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

     

    L’Essentiel de l’article

    • Obligatoire, le certificat d’immatriculation doit être demandé par l’acheteur auprès de l’Agence nationale des titres sécurisés dans un délai d’un mois après l’achat.
    • Lors de l’achat d’un deux-roues d’occasion, le vendeur doit vous remettre la carte grise et remplir une déclaration de cession.
    • Différentes formules d’assurance moto existent. Votre conseiller vous aidera à estimer les principaux risques à couvrir.

    Agence nationale des titres sécurisés (ANTS)
    Service Public
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  • Achat d’un deux-roues neuf : quelles sont les démarches obligatoires ?

    Achat d’un deux-roues neuf : quelles sont les démarches obligatoires ?

    1 Faire immatriculer votre scooter ou votre moto

    Lorsque vous achetez un véhicule à deux-roues neuf, le concessionnaire s’occupe systématiquement de soumettre la demande de certification d’immatriculation, aussi appelée carte grise, nécessaire pour pouvoir circuler. Depuis le 1er janvier 2011, c’est un impératif légal pour tous les deux-roues neufs (cyclomoteurs, scooters, moto), et ce quelle que soit la cylindrée.

    Il n’est plus possible d’effectuer votre immatriculation en préfecture ou en sous-préfecture. Deux options s’offrent à vous pour accomplir ces formalités : soit gratuitement en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), soit auprès d’un professionnel habilité (liste à consulter ici, veillez à vérifier les formalités auprès du professionnel en question). Si vous effectuez la démarche en ligne, commencez par créer votre compte usager ANTS. Si vous faites appel à un professionnel habilité, il faudra remplir le formulaire Cerfa 13757*03 afin de lui donner mandat.

    Pour être certain d’avoir une carte grise en règle dans les temps, vérifiez la liste des pièces à fournir. Ensuite munissez-vous d’une copie numérique (photo ou scan) des documents suivants :

    Une fois le dossier complet, vous n’avez plus qu’à payer votre nouvelle carte grise, ce par carte bancaire uniquement. Le montant du certificat est variable selon le genre du véhicule, le type de carburant utilisé et aussi le lieu de domicile. Vous pouvez connaître le prix précis en utilisant un simulateur en ligne. À la fin de la procédure d’enregistrement, vous obtenez un numéro de dossier pour suivre son avancée, un accusé d’enregistrement de votre demande et un certificat provisoire d’immatriculation (CPI). Grâce au CPI, vous avez le droit de circuler pendant un mois en attendant la carte grise définitive envoyée sous pli sécurisé dans un délai de sept jours ouvrés à un mois.

    Vous possédez une moto ?

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    Bon à savoir

    Contrairement aux voitures, les deux-roues d’occasion ne sont pas soumis à un contrôle technique obligatoire à la revente.

    2 Choisir un contrat d’assurance moto-scooter

    Assurer son deux-roues dès le premier jour de son utilisation est également une obligation légale. Vous aurez le choix entre différents niveaux de protection.

    L’assurance tiers (ou responsabilité civile) est le minimum légal imposé par la loi. Elle couvre uniquement les dommages corporels ou matériels causés à une autre personne lors d’un accident. Les réparations de votre véhicule ne seront donc pas indemnisées si vous êtes responsable.

    Pour offrir une meilleure protection à votre deux-roues, il est possible d’ajouter une garantie dommages (pour couvrir les dommages matériels en cas d’accident responsable), une garantie vol, incendie ou intempérie (tempête, grêle ou catastrophes naturelles…).

    Enfin pour rouler en toute sérénité, optez pour une assurance tous risques garantissant généralement une prise en charge de nombreuses situations.

    Vous possédez un scooter ?

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    Vous souhaitez vendre votre ancien deux-roues ?

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    Bon à savoir

    Comment acheter un deux-roues dans l’Union européenne ?

    Si vous achetez une moto ou un scooter dans un pays de l’Union européenne autre que la France, vous aurez besoin d’un quitus fiscal pour obtenir la carte grise. Ce document prouve que la situation du véhicule est conforme au règlement de la TVA. Pour l’obtenir, il faut vous adresser au service des impôts dont dépend votre lieu de résidence et présenter la facture d’achat ou le certificat de vente ou de cession, la carte grise du pays duquel provient le véhicule, la pièce d’identité du propriétaire et un justificatif de domicile de moins de trois mois.

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    L’Essentiel de l’article

    • Les documents indispensables pour l’immatriculation de votre deux-roues.
    • Assurez votre moto en fonction de vos besoins.

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  • Le MuMo fait voyager l’art au cœur des régions

    Le MuMo fait voyager l’art au cœur des régions

    1 Le MuMo a déjà une longue histoire, pouvez-vous nous raconter comment est née l’idée ?

    Ingrid Brochard : L’aventure du MuMo a commencé en 2008 avec un premier camion créé à partir d’un container par Adam Kalkin, architecte et artiste américain. Nous exposions alors des œuvres créées spécialement par les artistes pour le MuMo. Le camion a circulé pendant six ans : c’était un projet un peu fou, utopique, qui nous a emmenés sur les routes de France, de Belgique, en Afrique… Très vite, nous avons été amenés à travailler avec l’Éducation nationale et le ministère de la Culture. Quand le président de la République François Hollande a lancé le dispositif La France s’engage, nous avons présenté un nouveau projet de musée mobile itinérant qui aurait pour vocation de faire circuler les œuvres des collections des musées nationaux. Je suis alors entrée en contact avec Matali Crasset, une designer qui travaille beaucoup sur l’accès à l’art et l’ouverture, et qui a une vraie écoute et compréhension des besoins des publics et des commanditaires de projet. Notamment, elle a su créer des espaces de vie et d’interaction pas seulement dans le camion, mais aussi autour, ce qui était capital dans l’approche que nous voulions proposer.

    20 000

    visiteurs profitent des expositions du MuMo chaque année.*

    2 À quels publics s’adresse ce nouveau MuMo ?

    Ingrid Brochard : J’avais remarqué avec le premier MuMo que de nombreux publics étaient coupés du monde de l’art, que ce soit pour des raisons économiques, géographiques ou culturelles. Or l’art est un formidable outil d’éveil au monde, et je souhaitais offrir cette chance de premier contact avec des œuvres contemporaines, un peu sur le modèle des bibliobus qui se déplacent pour apporter des livres dans les quartiers. Nous tournons dans les secteurs éloignés des musées, donc principalement dans les banlieues et en campagne. Et où que nous allions, nous sommes toujours très bien reçus ! Les jeunes comme les parents sont ravis qu’on vienne au-devant d’eux pour leur présenter ces œuvres. Les visites se font en famille ou entre amis, c’est vraiment très varié. Parce qu’au-delà de l’expérience artistique et esthétique du camion qui se déplie pour présenter les œuvres, il y a une vraie dimension sociale : tout le monde est invité à la visite, tous âges confondus.

    3 Comment sont organisées les tournées ?

    Ingrid Brochard : Les quartiers et villages sont choisis en concertation avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) dont nous exposons les œuvres, les DRAC (Directions régionales des affaires culturelles), l’éducation nationale et les collectivités locales, lors d’un comité de pilotage où l’on étudie les besoins des territoires pour fixer l’itinéraire de chaque tournée. Chaque tournée dure environ deux mois ou deux mois et demi, avec 10 à 12 étapes où nous restons environ une semaine. Ce temps nous permet de nouer de vrais contacts au sein du quartier, d’instaurer une forme pérenne de vivre ensemble et d’attirer des publics différents au fil des jours : d’abord, les enfants et les ados via les visites organisées avec l’école et les ateliers pédagogiques. Le soir et les week-ends, nous faisons des portes ouvertes pour tout public, et le vendredi, c’est le jour où nous exposons les œuvres produites par les enfants pendant les ateliers. Cette création de lien social sur la durée est vraiment au cœur du projet, c’est pour cela que nous restons plusieurs jours sur chaque étape.

    4 Quels types d’œuvres présentez-vous ?

    Ingrid Brochard : Aujourd’hui, nous travaillons uniquement avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain), avec l’idée, aussi, de faire la promotion des musées régionaux et du patrimoine artistique local. Ce sont donc des expositions qui changent en fonction du territoire… Cela ne veut pas dire que ce sont des artistes issus du terroir, mais que nous présentons des œuvres « domiciliées » dans la région. Par exemple, du 9 février au 12 avril 2019, nous sommes en Auvergne où nous présenterons des œuvres ayant déjà fait l’objet d’expositions au FRAC à Clermont-Ferrand (63), comme celles d’Abdelkader Benchamma, un artiste français exposé dans le monde entier, ou du dessinateur suisse Marc Bauer.

    5 Comment est financé le projet ? Son avenir est-il assuré ?

    Ingrid Brochard : Grâce à notre approche basée sur la promotion de l’art comme vecteur de lien social, nous avons obtenu une subvention de l’État (notamment dans le cadre du dispositif La France s’engage) et d’autres partenaires dont la Fondation d’entreprise du groupe Macif pour construire ce nouveau camion et avoir les fonds nécessaires au fonctionnement quotidien. Comme nos tournées ont beaucoup de succès, nous sommes déjà « bookés » jusqu’en 2021, avec un rythme de passage triennal dans les différents quartiers. Évidemment, notre souhait serait d’avoir plus de camions pour pouvoir démultiplier notre action. C’est quelque chose sur quoi nous allons travailler dans les mois à venir…

    La culture pour tous !

    En soutenant le MuMo, la Fondation d’entreprise du groupe Macif permet aux habitants des zones péri-urbaines et rurales d’accéder facilement à l’art. Une action qui lutte contre la fracture territoriale !

    L’Essentiel de l’article

    • Le MuMo (musée mobile) est un camion qui présente une exposition itinérante d’art contemporain.
    • Il présente des œuvres des FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) auprès des publics ayant peu accès aux musées.
    • Il a été développé en collaboration avec l’artiste et designer Matali Crasset.

    MuMo

  • L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

    L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

    1 Qu’est-ce que l’ESS ?

    Définition de l’économie sociale et solidaire

    L’ESS, ou économie sociale et solidaire, est un secteur économique émergent en France qui réunit les organisations poursuivant une mission d’utilité sociale comme les associations, les mutuelles, les fondations, les coopératives, mais aussi de nouvelles formes d’entreprenariat. Basées sur l’idée de progrès partagé et de solidarité, elles permettent d’apporter des réponses concrètes et innovantes sur l’exclusion sociale, le réchauffement climatique, la préservation de l’environnement, le maintien de l’emploi, etc.

    L’ESS reconnaît 5 formes juridiques

    • Les associations.
    • Les mutuelles.
    • Les fondations.
    • Les entreprises commerciales d’utilité sociale.
    • Les coopératives : les SCOP (Sociétés coopératives et participatives) et les SCIC (Sociétés coopératives d’intérêt collectif).

    2 Le poids de l’ESS en France

    Preuve de son intérêt et de sa pertinence, l’économie sociale et solidaire est un secteur florissant en France, ce qui est loin d’être le cas pour les secteurs plus traditionnels. Parce qu’elles redonnent du sens à leur mission et du pouvoir de décision aux parties prenantes, et qu’elles s’inscrivent dans une logique de développement durable, les entreprises et organisations de l’ESS séduisent en effet un nombre croissant d’investisseurs, de clients et de jeunes talents. C’est un secteur qui connaît une croissance régulière, ce qui est loin d’être la norme dans l’économie française (2) !

    L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

     

    25 %

    d’augmentation pour le budget de l’économie sociale et solidaire prévue par la loi de financement 2019 (3).

    3 L’ESS, créatrice d’emplois inclusifs et variés

    Les métiers et les profils de l’ESS

    Cette croissance globale du secteur tire tout naturellement l’emploi vers le haut. L’ESS regroupe toutes sortes de métiers. Par exemple, l’ESS représente (4) :

    • 60 % des emplois du secteur de l’action sociale* ;
    • 11 % des emplois de la santé ;
    • 57 % des emplois appartenant au domaine des sports et loisirs ;
    • 30 % des emplois provenant d’activités mutualistes ou financières ;
    • 26 % des emplois liés aux arts et spectacles.

    Tous les profils sont concernés, avec un accent mis sur l’accueil des personnes éloignées de l’emploi (chômeurs en fin de droits, personnes sans qualification ou en situation de handicap, etc.) qui représentent 65 000 salariés au sein de 1 200 entreprises d’insertion liées à l’ESS (5). 64 % des emplois sont des CDI à temps complet (4) et 7 % sont des contrats aidés (4). Au total, plus de 2,4 millions de personnes travaillent aujourd’hui dans le secteur, soit 10 % de l’emploi en France (4) !

    * L’aide sociale concerne l’aide à l’insertion, aide aux personnes âgées et handicapées, aide sociale à l’enfance, etc.

    L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

    L’emploi au cœur de la loi ESS

    Les effets bénéfiques de l’ESS sur l’emploi sont également liés aux dispositions de la loi du 31 juillet 2014. Parmi ses objectifs, la « loi ESS » vise en particulier à redonner du pouvoir d’agir aux salariés et à créer « un choc coopératif » en développant les SCOP, qui permettent la reprise et la pérennisation d’une entreprise suite à sa cession par les dirigeants aux salariés. La loi prévoit ainsi que pour tout projet de cession d’une PME, les salariés en soient informés en priorité pour leur laisser la possibilité de faire une offre de rachat et de se structurer en SCOP pour préserver l’activité et l’emploi. C’est donc une économie inclusive, qui redonne du sens au travail en mettant la mission et le bien-être des collaborateurs – plutôt que le profit – au cœur de toute prise de décision.

    Une loi pour encadrer l’ESS

    La loi du 31 juillet 2014 encadre désormais l’ESS : elle donne une définition claire de ses principes et institutionnalise le soutien de son développement. Pour être agréées entreprises de l’ESS et bénéficier des avantages du statut, notamment en termes de financements publics et privés, les organisations doivent donc répondre à certains critères précis :

    • poursuivre un but social autre que le seul partage des bénéfices, par exemple, participer au maintien de l’emploi dans une zone frappée par le chômage ou inclure les populations éloignées de l’emploi ;
    • encadrer la lucrativité et l’utilisation des bénéfices : ils doivent être principalement réinvestis dans le développement de la structure ;
    • mettre en place une gouvernance démocratique et participative qui implique les salariés, sociétaires, bénévoles ou adhérents, mais aussi les autres parties prenantes des entreprises comme les clients et les fournisseurs.

    (1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Les chiffres-clés de l’ESS », 2016.
    (2) Insee, 2018.
    (3) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Projet de loi finances 2019 : 25 % d’augmentation pour le budget de l’économie sociale et solidaire », 2018.
    (4) Chambre française de l’Économie Sociale et Solidaire, 2017.
    (5) Fédération des entreprises d’insertion, 2017.

    Envie d’agir à votre échelle ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et lancez ou rejoignez un défi solidaire près de chez vous, ou même a distance, de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’ESS ou économie sociale et solidaire regroupe des organisations poursuivant une mission d’utilité sociale.
    • L’ESS est un secteur très dynamique en France, qui crée de nombreux emplois.
    • L’ESS est encadrée par la loi du 31 juillet 2014 dont l’un des objectifs est la sauvegarde de l’emploi.
  • Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    1 Des enfants hyperconnectés

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 34 % des élèves de CM2 possèdent leur propre smartphone, passant à 65 % après l’entrée en 6e (1). Un engouement qui questionne de nombreux parents, inquiets des risques potentiels liés à l’utilisation des nouvelles technologies : cyberharcèlement, pornographie, mais aussi retards de développement du langage et des apprentissages socioaffectifs (2), fatigue et irritabilité (2), surpoids et obésité (3), troubles psychiques comme la dépression ou les difficultés de concentration (4), etc.

    Résultat : les applications de contrôle parental foisonnent. Non seulement elles permettent de restreindre l’accès à des sites ou applications et de réduire les temps d’utilisation, mais elles permettent également de consulter ses messages, l’historique de son navigateur… De quoi rassurer les familles, mais cela peut susciter des comportements excessifs de la part des parents et des frustrations chez les enfants. Après tout, eux aussi ont leur droit à leur part d’intimité… C’est même une recommandation de la CNIL (5) !

    2 Expliquer les dangers pour mieux les éviter

    Pour les parents, il reste néanmoins primordial de sensibiliser les enfants et les ados à un usage raisonné des écrans, autant en quantité que dans la nature des contenus et des services consommés. Pour Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur spécialiste des questions d’addiction aux écrans, il ne faut pas devenir technophobe, au contraire, mais apprendre aux adultes, aux enfants et aux ados à maîtriser cet outil :

    « Il est aujourd’hui tout à fait possible de paramétrer les appareils pour limiter les risques, notamment via les outils de contrôle parental ou tout simplement l’extinction du Wi-Fi la nuit. Bien sûr, ça ne remplace pas un accompagnement et une pédagogie adaptés à l’âge de l’enfant : un petit de moins de 5 ans ne devrait pas regarder un écran seul, mais toujours accompagné d’un adulte ! L’idée est d’avoir une discussion sur ce qui a été vu afin d’éviter une consommation passive “hypnotique”. Le temps passé devant l’écran est lui aussi important, et il doit être limité, mais la manière de consommer l’écran est clé, notamment chez les plus jeunes. »

    3 Des règles claires pour cultiver leur autonomie

    Pour autant, les appareils connectés ne sont pas des ennemis, bien au contraire… Bien utilisés, ce sont de précieux outils pédagogiques tout autant que des jouets aux multiples possibilités. Tout est question d’équilibre ! La bonne idée : un savant dosage de surveillance et d’autonomisation basée sur des règles claires et justes. Alexis de Maud’huy conseille d’agir dès le plus jeune âge pour mettre en place des routines qui responsabilisent les enfants sur l’utilisation des écrans et d’Internet. Elles pourront évidemment évoluer avec le temps, les besoins et les sensibilités de chacun : applications autorisées/interdites, plages horaires d’extinction du Wi-Fi, temps passé sur les écrans. Objectif : arriver à ce que l’enfant s’autorégule en posant un cadre clair et juste, au sein duquel il sera autonome.

    Pour maximiser les chances de succès, le choix des mots et la façon de présenter ces restrictions sont fondamentaux :

    « Il est essentiel d’introduire ces règles non pas comme des sanctions, mais comme une protection. C’est quelque chose qui doit être positif et présenté comme tel : ça permet d’éviter les mauvaises rencontres en ligne, de poster des choses qu’on regretterait ensuite, mais c’est aussi avoir plus de temps pour sortir et voir les copains, dessiner, faire de la musique… »

    Parmi les bonnes pratiques incontournables : le bannissement des appareils électroniques de la chambre à coucher pendant la nuit. En effet, la simple présence d’appareils, même éteints, suffit à perturber le sommeil des enfants et des ados. Ici, la volonté n’est pas en cause : s’ils se réveillent pendant la nuit, ils sont tentés de les utiliser et même s’ils ne le font pas, l’idée parasite l’esprit et empêche de se rendormir sereinement. Et parfois, la tentation est tout simplement trop forte…

    Les écrans, ça s’apprend !

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel propose un dépliant sur les bonnes pratiques d’usage des écrans pour les enfants : Les écrans, ça s’apprend. Consultable et téléchargeable sur le site du CSA, le livret propose des conseils pratiques pour l’éducation des enfants aux écrans (télévision, Internet) en fonction de leur âge : contrôle parental, types de contenus conseillés/déconseillés, etc.

    4 Quelques conseils pour une surveillance efficace et raisonnable

    Sécurisez l’utilisation

    • Expliquez les risques à vos enfants (par exemple, la pornographie ou le cyberharcèlement), et apprenez-leur à reconnaître et éviter les situations à risque. Ne les victimisez pas : expliquez-leur qu’ils doivent avoir un comportement responsable pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres.
    • Utilisez le contrôle parental de façon raisonnée, pour limiter l’accès à certains sites et applis, mais pas pour lire les messages de vos enfants. Le respect de leur intimité est important ! Si vous suspectez une utilisation problématique ou du harcèlement, parlez-en avec lui et demandez-lui s’il serait d’accord pour vous montrer ses messages. S’il refuse, n’hésitez pas à en parler à un pédopsychiatre.

    Aidez-les à s’autoréguler dans leur utilisation

    • Bannissez les appareils électroniques des chambres pendant la nuit.
    • En dehors des périodes d’utilisation autorisées, rangez les appareils dans un tiroir.

    Pour les plus petits

    • Pour les 3-5 ans : ne les laissez pas utiliser un écran seul, et discutez ensemble de ce qu’il se passe sur l’écran.
    • Avant 3 ans, il est déconseillé de laisser les enfants utiliser des écrans quels qu’ils soient (6).

    Merci à Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur du livre Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti !, paru aux éditions Jouvence.

    L’Essentiel de l’article

    • L’utilisation des appareils connectés doit faire l’objet de règles claires respectées par les enfants.
    • Une surveillance trop rapprochée peut déresponsabiliser l’enfant.
    • Le dialogue est essentiel pour sensibiliser les enfants aux risques liés aux nouvelles technologies.

    (1) LSA Commerce & Consommation, « À quel âge les enfants sont-ils équipés d’un smartphone », 2018.
    (2) Institut national de santé publique du Québec, « Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé », 2016.
    (3) University of Alberta, 2012.
    (4) Université Toulouse III Paul Sabatier, « Impact des écrans sur le sommeil des enfants de 6 à 12 ans », 2018.
    (5) CNIL, « Montres connectées pour enfants : quels enjeux pour leur vie privée ? », 2018.
    (6) Conseil supérieur de l’audiovisuel, « Les enfants et les écrans : les conseils du CSA », 2018.

  • Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides… Les résidus de pesticides de synthèse présents dans les aliments constituent une véritable préoccupation pour 93 % des Français (1) qui s’inquiètent de leurs effets sur la santé. Et pour cause, aussi infimes soient-elles, ces traces ne seraient pas inoffensives. Alors que de nombreux pesticides sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens (2), l’Inra a récemment rappelé leur responsabilité, à fortes doses, dans la survenue d’irritation cutanée, de dérèglement du système nerveux central mais aussi de la maladie de Parkinson ou de cancers (3).

    Problème, ces substances sont omniprésentes dans l’alimentation. Plus de 3 fruits sur 4 (72,6 %) et 4 légumes sur 10 (41,1 %) issus de l’agriculture non-biologique présentent ainsi des doses de pesticides supérieures à 0,01 milligramme par kilogramme (4). Les chasser de son assiette nécessite donc d’adapter ses habitudes de consommation.

    62 %

    des Français consomment des aliments bio.
    C’est deux fois plus qu’il y a 20 ans. (1)

    1 L’agriculture biologique, est-elle le meilleur rempart contre les pesticides ?

    Se tourner vers le bio* apparaît comme le moyen le plus simple et le plus efficace d’éliminer les pesticides de son alimentation. D’autant que, contrairement aux idées reçues, ces produits ne sont pas exclusivement réservés à une clientèle aisée, comme le confirme Angélique Piteau, chargée de communication et de plaidoyer du réseau Cocagne.

    « Nos 105 jardins produisent des légumes biologiques qui sont ensuite distribués sous forme de paniers hebdomadaires à nos adhérents-consommateurs. Notre objectif est de rendre l’alimentation durable accessible à tous et de prouver que, même avec un petit budget, il est possible de consommer des fruits et légumes bio », indique-t-elle. Et de préciser que les Jardins de Cocagne sont tous certifiés « Agriculture Biologique », un label qui atteste du non-recours à des pesticides de synthèse au cours de la production.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient le Réseau Cocagne.

    Le Réseau Cocagne, qu’est-ce que c’est ?

    Le Réseau Cocagne est une structure d’insertion sociale et professionnelle composée de 105 jardins disséminés dans toute la France. Chaque semaine, des assortiments de fruits et légumes bio, frais et de saison sont vendus à des adhérents-consommateurs et/ou à des commerçants en circuit court.

    2 « Les pesticides se concentrent dans la peau des fruits et légumes »

    Dans le cas d’aliments non bio, l’élimination totale des pesticides s’avère plus compliquée, si ce n’est impossible. Un simple rinçage à l’eau ne suffit pas puisque ces substances pénètrent plus ou moins profondément dans les fruits et légumes. Mieux vaut donc les faire tremper plusieurs minutes dans une eau additionnée de bicarbonate de soude.

    Une autre solution consiste à les éplucher avant de les consommer, « car les pesticides se concentrent surtout dans la peau des fruits et légumes. En ne l’ingérant pas, les risques sont certes réduits mais on perd en apport nutritionnel, une grande partie des fibres et vitamines de ces aliments se trouvant dans leur peau », prévient Angélique Piteau. « De même, s’agissant des céréales, les pesticides se retrouvent surtout dans les graines et enveloppes. Il est donc préférable de les consommer raffinées. »

    Le saviez-vous ?

    Près de 9 Français sur 10 (89 %) souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires. (1)

    3 Une sensibilité aux pesticides très disparate

    Acheter des produits de saison et/ou privilégier les circuits courts permet également de limiter la charge toxique de son assiette. En effet, la réglementation française sur l’utilisation des pesticides étant plus stricte que de nombreux pays exportateurs, les produits de saison cultivés en France devraient en présenter une quantité moindre.

    Enfin, sachez que les fruits et légumes ne sont pas tous égaux face à cette exposition.

    « Les raisins par exemple, sont très sensibles aux parasites et donc très traités. Les résidus y sont donc nombreux. L’arboriculture est également connue pour avoir énormément recours aux pesticides car les parasites y sont très résistants. Mais paradoxalement, ces parasites ont développé leur résistance à la suite de l’utilisation massive de ces substances. Aujourd’hui, nous voyons donc les limites des solutions chimiques. La meilleure alternative désormais semble être de revenir au bio », estime Angélique Piteau.

    En attendant le tout bio, il est recommandé d’opter pour les fruits et légumes les moins exposés (maïs, asperges, betteraves, patates douces, oignons, potirons, avocat, kiwi, banane ou ananas) et d’éviter les raisins, cerises, framboises et groseilles non issus de l’agriculture biologique (4).

    Viandes, poissons, laitages

    La consommation de produits d’origine animale peut exposer aux pesticides de synthèse si les espèces concernées (bétail, volaille, poissons, etc.) consomment elles-mêmes des plantes ou céréales saturées en pesticides. En effet, des traces résiduelles de ces substances seront alors présentes dans les graisses animales, le foie, les reins ou le lait. Toutefois, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments, la majorité des aliments d’origine animale (84,4 %) (5) sont exempts de résidus de pesticides de synthèse quantifiables.

    Quoi qu’il en soit, pour limiter les risques, mieux vaut opter pour de la viande, du poisson et des laitages certifiés AB ou Bio. Ces labels de la Communauté européenne certifient que les animaux ont reçu une alimentation issue de l’agriculture biologique, saine et variée. En cas de maladie, ils doivent être soignés au moyen de thérapies naturelles et, par ailleurs, pouvoir bénéficier d’espace suffisamment vaste pour évoluer en liberté.

    L’Essentiel de l’article

    • 72,6 % des fruits et 41,1 % des légumes non-bio présentent des doses de pesticides quantifiables (4).
    • Les raisins, cerises, framboises et groseilles font partie des fruits les plus sensibles aux pesticides.
    • Privilégier des aliments biologiques est le meilleur moyen de chasser les pesticides de son alimentation.

    (1) Ifop/WWF, Les Français pour un changement de modèle agricole, 2017
    (2) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Liste des produits biocides susceptibles de contenir des substances perturbatrices endocriniennes », 2017
    (3) INRA, « Pesticides, une trop grande dépendance », 2014
    (4) Générations Futures, « Rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments », 2018
    (5) European Food Safety Authority, « Résidus de pesticides dans les aliments : le risque pour les consommateurs reste faible », 2017

    * Le ministère de l’Agriculture définit l’agriculture biologique (ou le bio) comme un mode de production trouvant son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels ; et excluant l’usage des produits chimiques de synthèse et des OGM, entre autres.